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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°21560269
poilagratt​er
Posté le 15-02-2010 à 16:16:11  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

mlon a écrit :


 
1) Peut-être parce qu'il y a un certain nombre (j'avais déjà posté ici pour avoir des chiffres, mais apparemment, personne n'en a ) de personnes qui détiennent la dette. Si tu spolies ces créanciers, les autres créanciers ne te feront plus confiance ( Quel petit porteur souscrirait à des emprunts Russes? ), et tu auras du mal à te financer. Si Tu empruntes à taux zéro, sans jamais rembourser ,à ta banque centrale, celà revient à créer de la monaie (et ça a été testé sous Napoléon, avec les assignats, il me semble, mais mes cours de primaire/collège sont loins), ce qui in fine dévalue la monnaie. Ca spolie les petits porteurs, plus que les gros porteurs (ce sont amha, plutot des petits porteurs qui détiennent de la monnaie, ceux qui ont beaucoup de capital, détiennent en général des biens - actions, immobilier, etc - ).
 
Après que le capital accumulé retourne à l'État à ta mort, je ne vois pas de problème : tes enfants n'auront qu'à faire comme toi, se faire par eux-même.
 
2) Idem que 1) : ça revient à créer de la monnaie à richesse constante .Sauf si cet argent emprunté sert exclusivement à de l'investissement. Et il me semble que ça commence à être évoqué de ci de là par des autorités (ministres des états membres, députés) au niveau de l'Europe. Le fond du problème étant qu'il faut que cet investissement soit au moins une opération blanche (qu'il crée autant de valeur qu'il n'en a couté), sinon, tu dévalues ta monnaie . Dans les 30's ya eu des gens embauchés pour enlever les corps de ceux qui se suicidaient à cause de l'inflation, en Allemagne. Donc l'hyper-inflation, oui, c'est le mal.
 
Le fond du fond du problème étant comment on évalue le retour sur investissement d'un hopital, d'une route, de recherche fondamentale dont on ne sait pas si elle va aboutir un jour? (bah oui, c'est pas comme dans les jeux vidéos, pour développer une technologie, il ne suffit pas d'y mettre les moyens, on est jamais sur de trouver) .
 
 
Donc en attendant, on fait confiance au marché pour évaluer ce que vaut le projet de société de tel ou tel pays, on dilue le risque en englobant le tout. Merde, les dettes d'états sont en fait des produits dérivés  [:biiij:1]  
 


1) non, mais ok, mais vu que beaucoup de français ont les moyens de prêter plein de thunes à l'état ou ailleurs, on pourrait penser qu'ils auraient les moyens de payer des impôts.
 
2) non, mais ok, mais si l'état avait emprunté 1500 milliards à 0% à la BCE, y'aurait la même quantité de monnaie que actuellement (donc pas de raison qu'il y ait plus d'hyperinflation qu'aujourd'hui), et pas 50milliars d'intérêts à payer en plus...
 
Et avec 50milliards on peut faire deja pas mal de choses.

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 15-02-2010 à 16:19:32

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
mood
Publicité
Posté le 15-02-2010 à 16:16:11  profilanswer
 

n°21560313
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 15-02-2010 à 16:20:07  profilanswer
 

n0name a écrit :


 

Citation :

La mention « service compris » sur les notes de restaurant
mercredi 27 mai 2009
 
Que signifie la mention « service compris sur la note d’un restaurant ? (M.B. par courriel)
 
Les restaurateurs ont l’obligation de préciser sur leurs cartes ainsi que sur les notes remise à la clientèle, la mention « Service compris » quand ils payent leur personnel au pourcentage service.  
 
Cette obligation résulte d’un arrêté du 27 mars 1987, relatif à l’information du consommateur sur les prix ,qui prévoit que « dans les établissements où il est perçu un service, le prix affiché s'entend, au sens du présent arrêté, taxes et service compris. Les documents affichés ou mis à la disposition de la clientèle doivent comporter la mention « Prix service compris », suivie de l'indication, entre parenthèses, du taux pratiqué pour la rémunération de ce service ».
 
Donc, c’est uniquement dans l’hypothèse où le professionnel rémunère son personnel au pourcentage service, c’est-à-dire quand ce dernier perçoit un pourcentage du chiffre d’affaires de l’établissement, que la mention « Prix service compris » avec le taux pratiqué, est obligatoire.  
 
Exemple : « Prix service compris : 15 % ».  
Cette mention doit obligatoirement figurer sur tous les documents affichés à la vue du public ou mis à la disposition de la clientèle, c’est-à-dire sur les cartes, menus, affichage extérieur des prix mais aussi sur les notes remises à la clientèle. Le non respect de cette obligation est passible d’une amende de 1 500 € (art. R113-1 du Code de la consommation).



Ok. Donc s'il y a mention, pas tellement besoin de laisser de pourboire, sauf si le serveur m'est extrêmement sympathique.

n°21560786
freeza01
Posté le 15-02-2010 à 16:49:57  profilanswer
 

Préparez les mouchoirs, le nouveau LEAP est disponible  
 

Citation :


GEAB N°42 est disponible! Second trimestre 2010 : Aggravation brutale de la crise systémique globale - Renforcement de cinq tendances négatives fondamentales
 
- Communiqué public GEAB N°42 (15 février 2010) -
 
 
GEAB N°42 est disponible! Second trimestre 2010 : Aggravation brutale de la crise systémique globale - Renforcement de cinq tendances négatives fondamentales
Pour LEAP/E2020, l'effet des milliers de milliards dépensés par les Etats pour « traverser la crise » aura fait long feu. Ces sommes immenses auront permis de ralentir pendant quelques mois l'évolution de la crise systémique globale ; mais, comme anticipé dans les GEAB précédents, cette stratégie n'aura servi in fine qu'à entraîner définitivement les Etats dans la crise générée par les institutions financières.
 
Notre équipe anticipe donc dans ce GEAB N°42 une aggravation brutale de la crise pour le second trimestre 2010, générée par un double effet de rattrapage des phénomènes qui ont été provisoirement « gelés » au deuxième semestre 2009 et d'impossibilité de maintenir les mesures palliatives de l'année passée.
 
D'ailleurs, en ce mois de Février 2010, un an après notre annonce que la fin de l'année 2009 allait marquer le début de la phase de dislocation géopolitique mondiale, chacun peut constater qu’un tel processus est bien en cours : Etats au bord de la cessation de paiement, montée inexorable du chômage, chute de millions de personnes hors des filets de protection sociale, baisses de salaires, suppressions de services publics, désagrégation du système de gouvernance globale (échec du sommet de Copenhague, confrontation croissante Chine/USA, retour du risque de conflit Iran/Israël/USA, guerre monétaire globale, etc…) (1). Pourtant, nous ne sommes qu'au tout début de cette phase dont LEAP/E2020 fournira un calendrier anticipatif dans le prochain numéro du GEAB.
 
L'aggravation brutale de la crise systémique globale va ainsi être caractérisée par une accélération et/ou un renforcement de cinq tendances négatives fondamentales :
 
. l'explosion de la bulle des déficits publics et la montée corollaire des cessations de paiement d'Etats
. la collision fatale du système bancaire occidental avec la montée des défauts de paiement et le mur des dettes arrivant à maturité
. l'inéluctable remontée des taux d'intérêts
. la multiplication des sujets de tension internationale
. l'insécurité sociale croissante.
 
Dans ce GEAB N°42, notre équipe développe les trois premières tendances de cette évolution et présente une anticipation sur l'évolution de la Russie face à la crise ; avec bien entendu nos recommandations mensuelles.
 
Et dans ce communiqué public, nous avons choisi d'analyser le « cas grec », d'une part, parce qu'il nous paraît emblématique de ce que nous réserve l'année 2010 ; et, d'autre part, car il illustre parfaitement l'évolution de l'information sur la crise mondiale dans le sens d’une « communication de guerre » entre blocs et intérêts de plus en plus conflictuels. En clair, c'est un « must » pour parvenir à déchiffrer l'information mondiale des mois et années à venir qui va être un vecteur croissant d'opérations de manipulation.  
 
 
Venons-en maintenant au « cas grec » qui agite les médias et les experts depuis quelques semaines. Mais avant d'entrer dans le détail des évolutions à l’oeuvre, précisons tout de suite cinq points essentiels de notre anticipation en la matière :
 
1. comme indiqué dans nos anticipations pour l'année 2010, parues dans le GEAB N°41, le problème grec aura disparu des radars médiatiques internationaux d'ici quelques semaines. C'est l'arbre utilisé pour cacher à la fois une forêt bien plus dangereuse de dettes souveraines (celles de Washington et Londres), et le début de rechute de l'économie mondiale, Etats-Unis en-tête (2).
 
2. le problème grec est une question interne à la zone Euro et à l'UE et la situation actuelle offre une occasion unique aux dirigeants de la zone Euro d'obliger enfin la Grèce (pays qu'on qualifie d' « élargissement raté » depuis 1982) à sortir de sa féodalité politique et économique. Les autres pays de la zone Euro, Allemagne en tête, vont tout faire pour obliger les élites grecques à adapter leur pays au XXI° siècle en échange de leur aide. Ce faisant, jouant du fait que la Grèce ne représente que 2,5% du PNB de la zone Euro (3), ils explorent les mécanismes de stabilisation en temps de crise dont la zone Euro a besoin (4).
 
3. Les dirigeants et les médias anglo-saxons utilisent la situation (comme l'année dernière avec le soi-disant tsunami bancaire venu d'Europe de l'Est qui allait emporter la zone Euro (5)) pour masquer l'évolution catastrophique de leurs économies et de leurs dettes publiques, et pour tenter d'affaiblir l'attractivité de la zone Euro à un moment où USA et Royaume-Uni ont un mal croissant à attirer les capitaux dont ils ont un besoin urgent. Parallèlement, Washington et Londres (qui, depuis l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, est totalement exclu de la gouvernance de l'Euro) seraient ravis de voir le FMI, qu'ils contrôlent parfaitement (6), s'introduire dans la gouvernance de la zone Euro.
 
4. Les dirigeants de la zone Euro sont actuellement ravis de voir l'Euro baisser à 1,35 par rapport au Dollar. Ils savent très bien que ce n'est pas durable puisque le problème tendanciel est l'effondrement de la valeur du Dollar (et de la Livre sterling), mais ils apprécient ce « ballon d'oxygène » pour les exportateurs.
 
5. Les spéculateurs (hedge-funds et autres) et les banques largement engagés en Grèce (7) ont un intérêt conjoint à essayer de provoquer un soutien financier rapide de l'Eurozone à la Grèce car, si jamais les Européens refusent de se ruer sur le chéquier (à la manière scandaleuse d'un tandem Paulson-Geithner avec AIG et l'ensemble de Wall Street en 2008/2009), les agences de notation leur auront involontairement joué un sale tour. En effet, la dégradation des notes de la Grèce plonge ce petit monde dans les affres de pertes financières importantes si, pour les banques, la valeur de leurs prêts à la Grèce se trouve diminuée d'autant ou si leurs paris contre l'Euro ne fonctionnent pas à terme (8).
 
 
Goldman Sachs comme acteur de tragédie grecque … et des prochaines faillites souveraines
 
Dans le « cas grec », comme dans toute aventure à suspens, il faut un « méchant » (ou pour reprendre la logique de la tragédie antique, un « deus ex machina »). Or, dans cette phase de la crise systémique globale, le rôle du « méchant » est en général tenu par les grands banques d'investissement de Wall Street, et plus particulièrement par leur chef de file, Goldman Sachs. Et le « cas grec » n'échappe pas à la norme puisqu’il apparaît que la banque d'affaire new-yorkaise a été directement impliquée dans le tour de passe-passe budgétaire qui a permis à la Grèce de se qualifier pour entrer dans l'Euro alors que ses déficits budgétaires réels auraient dû la disqualifier. Et oui ! C'est Goldman Sachs qui, en 2002, a mis sur pieds un de ces montages financiers astucieux dont elle a le secret (9) et qui, de manière presque systématique désormais, se retournent quelques années plus tard contre le client lui-même. Mais, qu'importe du moment que GS (Goldman Sachs) a pu accroître son profit !
 
Dans le cas grec, ce que la banque d'affaire a proposé était très simple : monter un prêt invisible du point de vue budgétaire (accord Swap qui permettait de réduire fictivement l'ampleur du déficit public grec) (10). La responsabilité des dirigeants grecs de l'époque est bien entendu totalement engagée et ils devraient, selon LEAP/E2020, être soumis à des enquêtes politiques et judiciaires grecques comme européennes pour avoir trompé l'UE et leurs propres citoyens dans le cadre d'un processus historique majeur, la création de la monnaie unique européenne.
 
Mais, soyons très explicite, la responsabilité de la banque d'affaire new-yorkaise (pour complicité) l'est tout autant, surtout quand on sait que le vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs à l'époque était un certain Mario Draghi (11), actuel président de la Banque Centrale d'Italie et actuel candidat (12) à la succession de Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque Centrale Européenne (13).
 
Sans préjuger du rôle de M. Draghi dans l'affaire du prêt manipulateur de statistiques à la Grèce (14), on peut se demander s'il ne serait pas utile de le questionner sur ce sujet (15). En démocratie, la presse (16) comme les parlements (en l'occurrence, grec et européen) sont censés se charger de cette tâche. Etant donnée l'importance prise par GS dans les affaires financières mondiales ces dernières années, rien de ce que cette banque fait ne devrait laisser indifférents les gouvernements et les législateurs. C'est d'ailleurs Paul Volcker, l'actuel patron des conseillers économiques de Barack Obama, qui est devenu l'un des censeurs les plus stricts des activités de Goldman Sachs (17). Or, comme nous avions déjà eu l'occasion de l'écrire au moment de l'élection de l'actuel président américain, c'est la seule personne dans son entourage qui possède une expérience et une aptitude à prendre les mesures difficiles (18) et qui, en l'occurrence, sait de quoi, ou plutôt de qui, il parle.
 
Dans cette même logique, et avec l'illustration du rôle néfaste de Goldman Sachs et des grandes banques d'affaires en général, en matière de transparence des activités financières et budgétaires publiques, LEAP/E2020 estime qu'il serait très utile à l'Union Européenne et à ses cinq cents millions de citoyens, d'interdire l'accès de toutes les fonctions dirigeantes financières, budgétaires et économiques (BCE, commission, banques centrales nationales) aux anciens responsables de ces mêmes banques d'affaires (19). La confusion des genres ne peut mener qu'à une plus grande confusion des intérêts publics et privés, qui ne peut se faire qu'au détriment de l'intérêt public européen.
 
Pour commencer, la zone Euro pourrait d'ailleurs demander dès aujourd'hui au gouvernement grec d'arrêter de recourir aux services de Goldman Sachs puisque d'après le Financial Times du 28/01/2010, Athènes continue toujours à recourir à leurs services.
 
Si le patron de Goldman Sachs se prend pour « Dieu » comme il l'a dit dans une récente interview (20), il est sage de supposer que sa banque et ses homologues peuvent se comporter comme des diables, et donc de se prémunir en conséquence. Ce conseil, selon notre équipe, est valable pour l'Europe mais aussi pour tous les autres continents. Il y a des « services privés » qui vont contre l' « intérêt collectif » : demandez aux citoyens grecs et aux propriétaires américains de maisons saisies par les banques !
 
En conclusion, notre équipe propose un jeu édifiant à ceux qui veulent savoir où se trouve la prochaine crise de dette souveraine : cherchez quel état a eu recours à Goldman Sachs ces dernières années, et vous aurez une piste sérieuse (21) !
 
---------
Notes:
 
(1) Les récentes déclarations de l'ancien secrétaire d'Etat au trésor de G. W. Bush, Hank Paulson, selon lesquelles la Russie et la Chine auraient comploté pour faire chuter Wall Street à l'automne 2008 illustrent le degré de méfiance qui habite désormais les grands acteurs globaux. Source : DailyMail, 29/01/2010
 
(2) Depuis quatre ans, notre équipe expose régulièrement les aberrations du système de mesure du PNB US ; nous ne reviendrons donc pas ici sur cet aspect très « grec » des statistiques américaines. Pour ce qui est de l'évolution de l'économie américaine dans les prochains mois, il suffit de constater que l'indice sectoriel du tonnage des transporteurs routiers est en chute libre en Janvier 2010, comme il l'avait été en fin de premier semestre 2008. Source : USAToday, 11/02/2010
 
(3) Voir le graphique ci-dessous pour ramener le « cas grec » à de justes proportions en matière de PIB de la zone Euro.
 
(4) Et dont le GEAB souligne la nécessité depuis quatre ans, ainsi que le large soutien public (à plus de 90% en moyenne d'après les GlobalEuromètres mensuels) dont bénéficierait une gouvernance économique de la zone Euro.
 
(5) Nous rappelons à ce sujet que le GEAB n°33, au Printemps 2008, avait été l'un des rares médias a dénoncer le caractère mensonger et manipulateur de la grande peur d'un « tsunami bancaire » venu d'Europe de l'Est et qui était supposé emporter le système bancaire de la zone Euro. A l'époque, l'Euro avait plongé à des niveaux bien plus bas que ceux d'aujourd'hui … pour se relever quelques semaines plus tard. Nous invitons d'ailleurs ceux qui souhaitent bien comprendre la situation médiatique actuelle à relire le communiqué public du GEAB N°33.
 
(6) Et le fait qu'un Français soit à sa tête ne change rien à cette situation.
 
(7) Sources : Le Figaro, 12/02/2010
 
(8) Cela dit, en la matière, la manipulation médiatique est remarquable. Ces derniers jours, on a vu/lu/entendu un peu partout que des sommes énormes étaient engagées contre l'Euro (pariant l'Euro à la baisse) … soit huit milliards de Dollars US. En fait de « sommes énormes », c'est une goutte d'eau dans l'océan du marché mondial des changes qui chaque jour se monte à plusieurs centaines de milliards USD. Source : Financial Times, 08/02/2010
 
(9) Dans le même esprit hautement constructif pour les pays où elle exerce que celui qui l'a conduit aux Etats-Unis en 2006/2007 à jouer à la baisse pour son propre compte les produits financiers basés sur l'immobilier qu'elle vendait à ses clients.
 
(10) Sources : Spiegel, 08/02/2010 ; Le Temps|1, 13/02/2010 ; Reuters, 09/02/2010
 
(11) Pendant la préparation de l'entrée de l'Italie dans l'Euro, il était directeur général du Trésor italien. Sources : Banque d'Italie ; Wikipedia ; Goldman Sachs.
 
(12) Très activement soutenu par les milieux financiers londoniens et américains comme nous nous en étions déjà fait l'écho, il y a quelques mois, dans notre bulletin… et bien entendu par Silvio Berlusconi. Source : Sharenet/Reuters, 10/02/2010
 
(13) Son concurrent le plus sérieux est Axel Weber, actuel patron de la Bundesbank.
 
(14) Quoiqu'il serait étonnant que le patron pour l'Europe de la banque en charge d'un prêt destiné à masquer une partie du déficit public d'un pays, et lui-même ancien patron du Trésor d'un pays voisin, ne soit pas au courant de l'opération.
 
(15) Et, au vu de ses responsabilités passées, on ne peut qu'apprécier son sens de l'humour lorsqu'il appelle à un renforcement de la gestion économique de la zone Euro. Source : Les Echos, 13/02/2010
 
(16) Qui se contente pour l'instant de recopier les articles anglo-saxons faisant jouer au cas grec le rôle du « tombeur des marchés mondiaux », et qui répète à longueur d'article que l'Euro tombe … alors qu'il est à un niveau que cette même presse estimait impossible à atteindre il y a seulement quatre ans.
 
(17) Source : Reuters, 12/02/2010
 
(18) Il appartient à ces générations d'Américains qui ont construit l' « empire US » d'après-guerre, qui savent sa fragilité et qui connaissent parfaitement son mode d'emploi, à la différence des Summers, Geithner et autres Rubin. Notre équipe fait rarement de compliments à Barack Obama, mais s'il continue à écouter des gens comme Paul Volker, il est indéniablement dans la bonne direction.
 
(19) Notre équipe sait, pour en avoir connu, qu'il y eut une époque, il y a une trentaine d'années, où les banquiers d'affaires savaient intervenir en ayant à l'esprit l'intérêt à long terme de leurs clients. Cette époque est bien révolue et ils n'ont désormais en vue que leur propre intérêt à court terme. Il faut donc en tirer toutes les conséquences et leur interdire l'accès aux fonctions publiques-clés, plutôt que de prétendre réformer leur comportement. S'il y avait des enfants-banquiers d'affaires (comme il y a des enfants-soldats), on pourrait espérer en sauver certains de leur addiction aux profits à court terme ; mais pour les banquiers d'affaires adultes, c'est bien trop tard.
 
(20) Source : Times, 08/11/2009
 
(21) Du côté du secteur privé, demandez à Lehman Brothers, AIG, … ils pourront confirmer que c'est un bon indice.
 
Lundi 15 Février 2010


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°21560985
Profil sup​primé
Posté le 15-02-2010 à 17:02:10  answer
 

freeza01 a écrit :

Préparez les mouchoirs, le nouveau LEAP est disponible  
 

Citation :


GEAB N°42 est disponible! Second trimestre 2010 : Aggravation brutale de la crise systémique globale - Renforcement de cinq tendances négatives fondamentales
 
- Communiqué public GEAB N°42 (15 février 2010) -
 
 
GEAB N°42 est disponible! Second trimestre 2010 : Aggravation brutale de la crise systémique globale - Renforcement de cinq tendances négatives fondamentales
Pour LEAP/E2020, l'effet des milliers de milliards dépensés par les Etats pour « traverser la crise » aura fait long feu. Ces sommes immenses auront permis de ralentir pendant quelques mois l'évolution de la crise systémique globale ; mais, comme anticipé dans les GEAB précédents, cette stratégie n'aura servi in fine qu'à entraîner définitivement les Etats dans la crise générée par les institutions financières.
 
Notre équipe anticipe donc dans ce GEAB N°42 une aggravation brutale de la crise pour le second trimestre 2010, générée par un double effet de rattrapage des phénomènes qui ont été provisoirement « gelés » au deuxième semestre 2009 et d'impossibilité de maintenir les mesures palliatives de l'année passée.
 
D'ailleurs, en ce mois de Février 2010, un an après notre annonce que la fin de l'année 2009 allait marquer le début de la phase de dislocation géopolitique mondiale, chacun peut constater qu’un tel processus est bien en cours : Etats au bord de la cessation de paiement, montée inexorable du chômage, chute de millions de personnes hors des filets de protection sociale, baisses de salaires, suppressions de services publics, désagrégation du système de gouvernance globale (échec du sommet de Copenhague, confrontation croissante Chine/USA, retour du risque de conflit Iran/Israël/USA, guerre monétaire globale, etc…) (1). Pourtant, nous ne sommes qu'au tout début de cette phase dont LEAP/E2020 fournira un calendrier anticipatif dans le prochain numéro du GEAB.
 
L'aggravation brutale de la crise systémique globale va ainsi être caractérisée par une accélération et/ou un renforcement de cinq tendances négatives fondamentales :
 
. l'explosion de la bulle des déficits publics et la montée corollaire des cessations de paiement d'Etats
. la collision fatale du système bancaire occidental avec la montée des défauts de paiement et le mur des dettes arrivant à maturité
. l'inéluctable remontée des taux d'intérêts
. la multiplication des sujets de tension internationale
. l'insécurité sociale croissante.
 
Dans ce GEAB N°42, notre équipe développe les trois premières tendances de cette évolution et présente une anticipation sur l'évolution de la Russie face à la crise ; avec bien entendu nos recommandations mensuelles.
 
Et dans ce communiqué public, nous avons choisi d'analyser le « cas grec », d'une part, parce qu'il nous paraît emblématique de ce que nous réserve l'année 2010 ; et, d'autre part, car il illustre parfaitement l'évolution de l'information sur la crise mondiale dans le sens d’une « communication de guerre » entre blocs et intérêts de plus en plus conflictuels. En clair, c'est un « must » pour parvenir à déchiffrer l'information mondiale des mois et années à venir qui va être un vecteur croissant d'opérations de manipulation.  
 
 
Venons-en maintenant au « cas grec » qui agite les médias et les experts depuis quelques semaines. Mais avant d'entrer dans le détail des évolutions à l’oeuvre, précisons tout de suite cinq points essentiels de notre anticipation en la matière :
 
1. comme indiqué dans nos anticipations pour l'année 2010, parues dans le GEAB N°41, le problème grec aura disparu des radars médiatiques internationaux d'ici quelques semaines. C'est l'arbre utilisé pour cacher à la fois une forêt bien plus dangereuse de dettes souveraines (celles de Washington et Londres), et le début de rechute de l'économie mondiale, Etats-Unis en-tête (2).
 
2. le problème grec est une question interne à la zone Euro et à l'UE et la situation actuelle offre une occasion unique aux dirigeants de la zone Euro d'obliger enfin la Grèce (pays qu'on qualifie d' « élargissement raté » depuis 1982) à sortir de sa féodalité politique et économique. Les autres pays de la zone Euro, Allemagne en tête, vont tout faire pour obliger les élites grecques à adapter leur pays au XXI° siècle en échange de leur aide. Ce faisant, jouant du fait que la Grèce ne représente que 2,5% du PNB de la zone Euro (3), ils explorent les mécanismes de stabilisation en temps de crise dont la zone Euro a besoin (4).
 
3. Les dirigeants et les médias anglo-saxons utilisent la situation (comme l'année dernière avec le soi-disant tsunami bancaire venu d'Europe de l'Est qui allait emporter la zone Euro (5)) pour masquer l'évolution catastrophique de leurs économies et de leurs dettes publiques, et pour tenter d'affaiblir l'attractivité de la zone Euro à un moment où USA et Royaume-Uni ont un mal croissant à attirer les capitaux dont ils ont un besoin urgent. Parallèlement, Washington et Londres (qui, depuis l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, est totalement exclu de la gouvernance de l'Euro) seraient ravis de voir le FMI, qu'ils contrôlent parfaitement (6), s'introduire dans la gouvernance de la zone Euro.
 
4. Les dirigeants de la zone Euro sont actuellement ravis de voir l'Euro baisser à 1,35 par rapport au Dollar. Ils savent très bien que ce n'est pas durable puisque le problème tendanciel est l'effondrement de la valeur du Dollar (et de la Livre sterling), mais ils apprécient ce « ballon d'oxygène » pour les exportateurs.
 
5. Les spéculateurs (hedge-funds et autres) et les banques largement engagés en Grèce (7) ont un intérêt conjoint à essayer de provoquer un soutien financier rapide de l'Eurozone à la Grèce car, si jamais les Européens refusent de se ruer sur le chéquier (à la manière scandaleuse d'un tandem Paulson-Geithner avec AIG et l'ensemble de Wall Street en 2008/2009), les agences de notation leur auront involontairement joué un sale tour. En effet, la dégradation des notes de la Grèce plonge ce petit monde dans les affres de pertes financières importantes si, pour les banques, la valeur de leurs prêts à la Grèce se trouve diminuée d'autant ou si leurs paris contre l'Euro ne fonctionnent pas à terme (8).
 
 
Goldman Sachs comme acteur de tragédie grecque … et des prochaines faillites souveraines
 
Dans le « cas grec », comme dans toute aventure à suspens, il faut un « méchant » (ou pour reprendre la logique de la tragédie antique, un « deus ex machina »). Or, dans cette phase de la crise systémique globale, le rôle du « méchant » est en général tenu par les grands banques d'investissement de Wall Street, et plus particulièrement par leur chef de file, Goldman Sachs. Et le « cas grec » n'échappe pas à la norme puisqu’il apparaît que la banque d'affaire new-yorkaise a été directement impliquée dans le tour de passe-passe budgétaire qui a permis à la Grèce de se qualifier pour entrer dans l'Euro alors que ses déficits budgétaires réels auraient dû la disqualifier. Et oui ! C'est Goldman Sachs qui, en 2002, a mis sur pieds un de ces montages financiers astucieux dont elle a le secret (9) et qui, de manière presque systématique désormais, se retournent quelques années plus tard contre le client lui-même. Mais, qu'importe du moment que GS (Goldman Sachs) a pu accroître son profit !
 
Dans le cas grec, ce que la banque d'affaire a proposé était très simple : monter un prêt invisible du point de vue budgétaire (accord Swap qui permettait de réduire fictivement l'ampleur du déficit public grec) (10). La responsabilité des dirigeants grecs de l'époque est bien entendu totalement engagée et ils devraient, selon LEAP/E2020, être soumis à des enquêtes politiques et judiciaires grecques comme européennes pour avoir trompé l'UE et leurs propres citoyens dans le cadre d'un processus historique majeur, la création de la monnaie unique européenne.
 
Mais, soyons très explicite, la responsabilité de la banque d'affaire new-yorkaise (pour complicité) l'est tout autant, surtout quand on sait que le vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs à l'époque était un certain Mario Draghi (11), actuel président de la Banque Centrale d'Italie et actuel candidat (12) à la succession de Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque Centrale Européenne (13).
 
Sans préjuger du rôle de M. Draghi dans l'affaire du prêt manipulateur de statistiques à la Grèce (14), on peut se demander s'il ne serait pas utile de le questionner sur ce sujet (15). En démocratie, la presse (16) comme les parlements (en l'occurrence, grec et européen) sont censés se charger de cette tâche. Etant donnée l'importance prise par GS dans les affaires financières mondiales ces dernières années, rien de ce que cette banque fait ne devrait laisser indifférents les gouvernements et les législateurs. C'est d'ailleurs Paul Volcker, l'actuel patron des conseillers économiques de Barack Obama, qui est devenu l'un des censeurs les plus stricts des activités de Goldman Sachs (17). Or, comme nous avions déjà eu l'occasion de l'écrire au moment de l'élection de l'actuel président américain, c'est la seule personne dans son entourage qui possède une expérience et une aptitude à prendre les mesures difficiles (18) et qui, en l'occurrence, sait de quoi, ou plutôt de qui, il parle.
 
Dans cette même logique, et avec l'illustration du rôle néfaste de Goldman Sachs et des grandes banques d'affaires en général, en matière de transparence des activités financières et budgétaires publiques, LEAP/E2020 estime qu'il serait très utile à l'Union Européenne et à ses cinq cents millions de citoyens, d'interdire l'accès de toutes les fonctions dirigeantes financières, budgétaires et économiques (BCE, commission, banques centrales nationales) aux anciens responsables de ces mêmes banques d'affaires (19). La confusion des genres ne peut mener qu'à une plus grande confusion des intérêts publics et privés, qui ne peut se faire qu'au détriment de l'intérêt public européen.
 
Pour commencer, la zone Euro pourrait d'ailleurs demander dès aujourd'hui au gouvernement grec d'arrêter de recourir aux services de Goldman Sachs puisque d'après le Financial Times du 28/01/2010, Athènes continue toujours à recourir à leurs services.
 
Si le patron de Goldman Sachs se prend pour « Dieu » comme il l'a dit dans une récente interview (20), il est sage de supposer que sa banque et ses homologues peuvent se comporter comme des diables, et donc de se prémunir en conséquence. Ce conseil, selon notre équipe, est valable pour l'Europe mais aussi pour tous les autres continents. Il y a des « services privés » qui vont contre l' « intérêt collectif » : demandez aux citoyens grecs et aux propriétaires américains de maisons saisies par les banques !
 
En conclusion, notre équipe propose un jeu édifiant à ceux qui veulent savoir où se trouve la prochaine crise de dette souveraine : cherchez quel état a eu recours à Goldman Sachs ces dernières années, et vous aurez une piste sérieuse (21) !
 
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Notes:
 
(1) Les récentes déclarations de l'ancien secrétaire d'Etat au trésor de G. W. Bush, Hank Paulson, selon lesquelles la Russie et la Chine auraient comploté pour faire chuter Wall Street à l'automne 2008 illustrent le degré de méfiance qui habite désormais les grands acteurs globaux. Source : DailyMail, 29/01/2010
 
(2) Depuis quatre ans, notre équipe expose régulièrement les aberrations du système de mesure du PNB US ; nous ne reviendrons donc pas ici sur cet aspect très « grec » des statistiques américaines. Pour ce qui est de l'évolution de l'économie américaine dans les prochains mois, il suffit de constater que l'indice sectoriel du tonnage des transporteurs routiers est en chute libre en Janvier 2010, comme il l'avait été en fin de premier semestre 2008. Source : USAToday, 11/02/2010
 
(3) Voir le graphique ci-dessous pour ramener le « cas grec » à de justes proportions en matière de PIB de la zone Euro.
 
(4) Et dont le GEAB souligne la nécessité depuis quatre ans, ainsi que le large soutien public (à plus de 90% en moyenne d'après les GlobalEuromètres mensuels) dont bénéficierait une gouvernance économique de la zone Euro.
 
(5) Nous rappelons à ce sujet que le GEAB n°33, au Printemps 2008, avait été l'un des rares médias a dénoncer le caractère mensonger et manipulateur de la grande peur d'un « tsunami bancaire » venu d'Europe de l'Est et qui était supposé emporter le système bancaire de la zone Euro. A l'époque, l'Euro avait plongé à des niveaux bien plus bas que ceux d'aujourd'hui … pour se relever quelques semaines plus tard. Nous invitons d'ailleurs ceux qui souhaitent bien comprendre la situation médiatique actuelle à relire le communiqué public du GEAB N°33.
 
(6) Et le fait qu'un Français soit à sa tête ne change rien à cette situation.
 
(7) Sources : Le Figaro, 12/02/2010
 
(8) Cela dit, en la matière, la manipulation médiatique est remarquable. Ces derniers jours, on a vu/lu/entendu un peu partout que des sommes énormes étaient engagées contre l'Euro (pariant l'Euro à la baisse) … soit huit milliards de Dollars US. En fait de « sommes énormes », c'est une goutte d'eau dans l'océan du marché mondial des changes qui chaque jour se monte à plusieurs centaines de milliards USD. Source : Financial Times, 08/02/2010
 
(9) Dans le même esprit hautement constructif pour les pays où elle exerce que celui qui l'a conduit aux Etats-Unis en 2006/2007 à jouer à la baisse pour son propre compte les produits financiers basés sur l'immobilier qu'elle vendait à ses clients.
 
(10) Sources : Spiegel, 08/02/2010 ; Le Temps|1, 13/02/2010 ; Reuters, 09/02/2010
 
(11) Pendant la préparation de l'entrée de l'Italie dans l'Euro, il était directeur général du Trésor italien. Sources : Banque d'Italie ; Wikipedia ; Goldman Sachs.
 
(12) Très activement soutenu par les milieux financiers londoniens et américains comme nous nous en étions déjà fait l'écho, il y a quelques mois, dans notre bulletin… et bien entendu par Silvio Berlusconi. Source : Sharenet/Reuters, 10/02/2010
 
(13) Son concurrent le plus sérieux est Axel Weber, actuel patron de la Bundesbank.
 
(14) Quoiqu'il serait étonnant que le patron pour l'Europe de la banque en charge d'un prêt destiné à masquer une partie du déficit public d'un pays, et lui-même ancien patron du Trésor d'un pays voisin, ne soit pas au courant de l'opération.
 
(15) Et, au vu de ses responsabilités passées, on ne peut qu'apprécier son sens de l'humour lorsqu'il appelle à un renforcement de la gestion économique de la zone Euro. Source : Les Echos, 13/02/2010
 
(16) Qui se contente pour l'instant de recopier les articles anglo-saxons faisant jouer au cas grec le rôle du « tombeur des marchés mondiaux », et qui répète à longueur d'article que l'Euro tombe … alors qu'il est à un niveau que cette même presse estimait impossible à atteindre il y a seulement quatre ans.
 
(17) Source : Reuters, 12/02/2010
 
(18) Il appartient à ces générations d'Américains qui ont construit l' « empire US » d'après-guerre, qui savent sa fragilité et qui connaissent parfaitement son mode d'emploi, à la différence des Summers, Geithner et autres Rubin. Notre équipe fait rarement de compliments à Barack Obama, mais s'il continue à écouter des gens comme Paul Volker, il est indéniablement dans la bonne direction.
 
(19) Notre équipe sait, pour en avoir connu, qu'il y eut une époque, il y a une trentaine d'années, où les banquiers d'affaires savaient intervenir en ayant à l'esprit l'intérêt à long terme de leurs clients. Cette époque est bien révolue et ils n'ont désormais en vue que leur propre intérêt à court terme. Il faut donc en tirer toutes les conséquences et leur interdire l'accès aux fonctions publiques-clés, plutôt que de prétendre réformer leur comportement. S'il y avait des enfants-banquiers d'affaires (comme il y a des enfants-soldats), on pourrait espérer en sauver certains de leur addiction aux profits à court terme ; mais pour les banquiers d'affaires adultes, c'est bien trop tard.
 
(20) Source : Times, 08/11/2009
 
(21) Du côté du secteur privé, demandez à Lehman Brothers, AIG, … ils pourront confirmer que c'est un bon indice.
 
Lundi 15 Février 2010



 
 [:shimay:1]  
 
Le messie
 
C'est beau en tout cas  [:bakk21]

n°21561027
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-02-2010 à 17:04:57  profilanswer
 

Tiens, faudrait leur écrire pour leur demander des nouvelles de la faillite des US pronostiquée pour l'été dernier  [:littlebill]


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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21561115
LooSHA
D'abord !
Posté le 15-02-2010 à 17:10:11  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Bah c'est pas tellement un pourcentage vu que quelque soit le niveau du resto les salaires décollent rarement très au dela du SMIC, que ça soit pour servir une saucisse frite ou un chevreuil sauce grand veneur et sa compote de champignons des bois, que ça soit servit avec le sourire ou avec mépris.


 [:langamer2]


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Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°21561939
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 15-02-2010 à 18:14:35  profilanswer
 

Qu'en pensez-vous ?
 
Au bonheur des actionnaires
La religion des quinze pour cent
 
Les suppressions d’emplois se multiplient et les actionnaires des quarante plus grandes entreprises françaises cotées en Bourse (CAC 40) ont reçu 54,2 milliards d’euros de dividendes en 2008. Devant un tel étalage de richesses distribuées en pleine crise, le président de la République française fait miroiter un éventuel partage des bénéfices. Ces derniers seront d’autant plus abondants que les salaires seront comprimés et les emplois rayés de la carte.
 
Par Isabelle Pivert
 
C’est vers la fin des années 1980 qu’a commencé à s’imposer le diktat de la création de valeur pour l’actionnaire, ou shareholder value (initialement shareholder value creation). Ce concept a non seulement bouleversé l’organisation et le fonctionnement traditionnels des entreprises, mais aussi la cohésion sociale de la quasi-totalité des pays industrialisés. Issue des départements « fusions et acquisitions » des banques d’affaires anglo-saxonnes, la shareholder value visait initialement à déterminer le gain pour l’actionnaire d’une opération de fusion ou de rachat entre deux entreprises. Elle est peu à peu devenue l’étalon des performances financières de l’entreprise, au détriment de toute logique économique et industrielle.
 
Les entreprises, jusqu’alors sommées de grossir, fusionner, s’avaler ou disparaître au nom des économies d’échelle et de la course à la taille critique, ne le furent plus désormais qu’en vue de servir une rémunération maximale à leurs actionnaires. Laquelle d’ailleurs ne dépendait plus uniquement d’une distribution de dividendes (généralement calculés à partir du bénéfice) mais de plus en plus de la hausse du cours de l’action de la société.
 
Avec l’essor de la mondialisation, grâce au développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, à une mobilité toujours plus grande des capitaux et à une standardisation généralisée des systèmes d’information, les cabinets internationaux de conseil en stratégie ont sorti la shareholder value de son berceau originel — la banque d’affaires — pour la propager, via les directions générales, à tous les niveaux de décision des sociétés cotées en Bourse (1).
 
« Désormais, vous travaillez uniquement pour l’actionnaire ! » Cette cadre commerciale d’une multinationale de l’industrie pharmaceutique se souvient ainsi de la présentation par ses dirigeants du concept de création de valeur à l’ensemble des salariés réunis pour l’occasion : « Ça m’a fait un choc ! Puis on nous a expliqué que nous aussi on allait en profiter puisque, si on enrichissait l’actionnaire, on aurait des primes, des augmentations... » De son côté, Charles C., vice-président d’un des cabinets de conseil qui ont contribué à diffuser l’idée, se souvient : « J’avais envie de continuer à travailler sur le lien entre stratégie et nouvelle théorie financière, ce qu’on appelait à l’époque la valeur actionnariale de l’entreprise. Il s’agissait d’une approche très micro-économique et financière de la stratégie d’une entreprise ; il convenait de choisir des stratégies en fonction de leur potentiel de création de valeur pour l’actionnaire. »
 
A partir du milieu des années 1990, la shareholder value va donc servir de principe unificateur, voire « rationalisateur », puisqu’elle s’applique désormais à tous les secteurs ou presque. Une entreprise cotée se doit de servir au mieux ses actionnaires avec des rendements, c’est-à-dire des retours sur investissement, qui peuvent atteindre — et parfois dépasser — les 15 % par an. En l’espace d’une décennie, le concept est devenu opérationnel et même central pour les sociétés inscrites en Bourse. « L’entrée de [l’équipementier automobile français] Valeo dans l’indice CAC 40 en 1997-1998 a créé un nouveau rythme : avertissements sur résultats (profit warning), reporting, on sentait une plus grande tension sur les résultats trimestriels », se rappelle Didier C., directeur général d’une société de sous-traitance automobile rachetée en 2005 par un groupe japonais.
Une passoire avec de l’eau dedans
 
L’obligation de servir l’intérêt de l’actionnaire se trouve alors codifiée par l’expression corporate governance, la (bonne) gouvernance d’entreprise, dont le principe naturel et implicite est de répondre à une seule et même question, avant chaque décision : est-ce que cela va créer de la richesse pour l’actionnaire ? Pour Didier C., l’entreprise cotée « se doit de réaliser des performances boursières, mais l’innovation, dont le retour sur investissement n’intervient qu’à moyen ou long terme, est desservie par cette approche. On n’est plus du tout dans la stratégie industrielle : l’entreprise est là pour “cracher” des résultats au service des institutions financières ». Car, parallèlement, « en vingt ans, l’intermédiation financière a explosé ».
 
Les cadres dirigeants, dont la rémunération en stock-options (dépendant donc du cours de l’action) a aligné les intérêts sur ceux des actionnaires, n’ont pas d’autre choix que de sélectionner le scénario dont ils pensent qu’il sera le plus susceptible de faire monter, le plus vite et le plus haut, le cours de Bourse. Telle activité existante supposée ne générer « que » 6 %, 7 % ou 8 % annuels de retours sur capitaux investis — donc a priori rentable — sera abandonnée ou bradée au profit de celle générant un taux supérieur à 10 %, voire à 15 %. Pour prendre l’exemple de l’industrie pharmaceutique — où les cycles de recherche sont très longs —, cette logique financière a pour conséquence l’identification préalable des clients les plus prometteurs dans toute décision d’investissement concernant la recherche appliquée à partir d’une nouvelle molécule. Entre le paludisme, touchant des millions de personnes dans des pays pauvres, et l’obésité, touchant des pays riches, le choix de recherche se fera pour la seconde, jugée la plus favorable à l’évolution du cours de Bourse.
 
Selon Didier C., la nécessité de dégager des profits à court terme, beaucoup plus pressante qu’avant, crée un rythme extrêmement difficile pour les entreprises. La mondialisation et la délocalisation en découlent. Pour les équipementiers automobiles, l’obligation d’être toujours plus profitables à court terme se traduit par une réduction du coût du travail. « Dans notre secteur, si on m’impose d’augmenter mes résultats de 10 % ou 15 %, je licencie encore du personnel et j’en embauche dans mes usines en Chine ou en Inde. Mais en faisant cela, je tue l’entreprise, parce que mon savoir-faire est encore ici [en France]  ; et il faut se battre pour le maintenir. » Pour Gérard S., gestionnaire de fonds de pension après avoir été analyste puis conseiller en stratégie dans une grande banque, « dans neuf cas sur dix, une entreprise qui annonce qu’elle transfère 10 % de ses centres de production de France vers l’Asie verra son cours de Bourse monter sur la journée ».
 
De là naît la contradiction, pour ne pas dire la perversité, de la création de valeur : reposant sur le court terme, elle s’oppose à la notion même d’entreprise, qui est un pari dynamique et mesuré sur l’avenir. Cette contradiction est aggravée par la croyance, savamment entretenue, que la bataille sur le court terme va de pair avec une concurrence effrénée et permanente. « Il faut se sentir en danger, s’adapter, investir », estime Jean-Marc P., capital-risqueur. De son côté, le conseiller Charles C. concède ce surprenant aveu : « Je travaille à la déshumanisation de l’organisation et du management, dans le sens de supprimer tout ce qui est interne à l’homme. » Quant à Jean-Michel L., recruteur, il estime que les managers ont détourné de façon singulière un célèbre propos de l’économiste John Maynard Keynes : « “A long terme, on est tous morts”, donc seul le quotidien compte. »
 
Une autre des aliénations provoquées par la création de valeur est qu’elle profite d’abord à des actionnaires qui ne ressemblent pas à l’actionnaire traditionnel. En effet, la société cotée est avant tout redevable à des investisseurs institutionnels (fonds de pension, banques, assurances) ou à des fonds privés. Comme l’explique Didier C. : « Cette intermédiation, où l’actionnaire est un fonds qui est lui-même le produit de milliers de personnes, crée un écran entre la réalité économique d’une entreprise et l’actionnaire de base. On n’est plus dans un capitalisme de proximité, où les gens savent où ils mettent leur argent ; on est dans une intermédiation qui crée des attentes parce que ces fonds ont eux-mêmes un produit à vendre. On est loin du schéma capitaliste où un individu ayant une idée peut faire appel à des actionnaires pour monter un projet. » Charles C. assure de son côté : « Je ne vois pas comment on peut retenir la valeur en France quand elle se crée ailleurs. C’est comme une passoire avec de l’eau dedans. »
 
Du coup, l’effondrement des emplois durables dans les sociétés « riches » génère pour les classes moyennes et populaires une insécurité sociale et économique permanente. Selon Aline T., analyste financière dans une société de Bourse, « c’est l’organisation globale du système capitaliste via la Bourse qui crée le chômage ». Cela vaut aussi quand l’entreprise n’est pas cotée et qu’une partie de son capital est entre les mains de fonds d’investissement privés (private equity). « Ces fonds rachètent des grandes entreprises dans le but de les revendre au bout de trois ou quatre ans, prévient Gérard S. Leur but est de réaliser les plus-values les plus élevées possible. Il faut faire “cracher” l’entreprise. Dans le pire des cas, ils vont arrêter la recherche, annuler les investissements à long terme, renvoyer le plus de gens possible pour faire en sorte que les profits soient à court terme les plus élevés et pour ensuite revendre. »
 
L’obligation de création de valeur a donc abouti à une prise de pouvoir et de contrôle des actionnaires et des cadres dirigeants de l’entreprise — rémunérés en stock-options — sur les salariés de base, mais le processus est loin d’être achevé. Face à la pression des premiers, les seconds ont développé des stratégies individuelles de « survie » qui incluent des pratiques nouvelles de détournement de matériel ou de marchandises, de rétention d’information, d’ententes officieuses qui vont à l’encontre de la stratégie du premier groupe et de la rémunération maximale de l’actionnaire. De manière symétrique et préalable, la propagande, l’omission, le mensonge sont devenus des modes courants de management opérationnel ; on parle même de « management par la terreur » (lire « Salariés acrobates pour travail sans filet »).
Des métiers porteurs
de germes autoritaires
 
Quand on baigne dans un milieu de concurrence volontairement exacerbée, celui qui n’intègre pas assez vite la norme est exclu. Selon Didier C., « le syndicat jouait, avant, un rôle intermédiaire entre les sorts individuels et la politique de l’entreprise, mais là on sent que, même si ça n’a jamais été un critère de garder ou de ne pas garder les gens, ceux qui restent sont ceux dont les aspirations individuelles rejoignent finalement les besoins de l’entreprise, sans besoin d’intermédiation de qui que ce soit ». Dans le même temps, l’intégration de la norme entraîne des ajustements par anticipation ou par mimétisme, comme le soulignent les analystes de l’agence de notation Fitch : «  Transférer la production vers des pays à bas coûts salariaux ne donne pas forcément un avantage concurrentiel, mais c’est probablement une nouvelle norme. » Historien de formation, consultant pour le cabinet Syndex — qui travaille pour les comités d’entreprise —, M. Rémi Skoutelsky constate une évolution dans les licenciements collectifs : « C’est un chapitre comme un autre, une pratique récurrente des boîtes du CAC 40. Pour soutenir le cours de l’action, il faut montrer qu’on restructure. »
 
Et c’est dans cette dérive que réside le danger pour les démocraties, qui voient se développer deux types d’emplois porteurs de germes autoritaires. Le premier concerne la communication-propagande, qu’elle soit pratiquée à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise. Le second, quant à lui, relève du contrôle et de la sécurité au sein de l’entreprise mais aussi en dehors. Contraire aux libertés publiques, la croissance de ces métiers participe du même déni de réalité, basé sur l’incapacité pour la plupart des responsables politiques actuels de remettre en cause une croyance massive en un capitalisme fondamentalement bon (les néolibéraux) ou finalement bon (les sociaux-démocrates). Même si le capitalisme financier est aujourd’hui concrètement et spectaculairement touché au cœur, combien sont ceux qui en appellent pieusement (et au fond piteusement) à sa « moralisation » ?
 
Isabelle Pivert.
 
 
 
 
 
(1) Des cabinets tels que McKinsey, Boston Consulting Group (BCG), Arthur D. Little ainsi que le défunt Andersen Consulting ont contribué à propager les outils (logiciels, grilles d’analyse stratégique...) au sein des entreprises.


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°21562144
Profil sup​primé
Posté le 15-02-2010 à 18:28:33  answer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Qu'en pensez-vous ?

 

Au bonheur des actionnaires
La religion des quinze pour cent

 

Les suppressions d’emplois se multiplient et les actionnaires des quarante plus grandes entreprises françaises cotées en Bourse (CAC 40) ont reçu 54,2 milliards d’euros de dividendes en 2008. Devant un tel étalage de richesses distribuées en pleine crise, le président de la République française fait miroiter un éventuel partage des bénéfices. Ces derniers seront d’autant plus abondants que les salaires seront comprimés et les emplois rayés de la carte.

 

Par Isabelle Pivert

 

C’est vers la fin des années 1980 qu’a commencé à s’imposer le diktat de la création de valeur pour l’actionnaire, ou shareholder value (initialement shareholder value creation). Ce concept a non seulement bouleversé l’organisation et le fonctionnement traditionnels des entreprises, mais aussi la cohésion sociale de la quasi-totalité des pays industrialisés. Issue des départements « fusions et acquisitions » des banques d’affaires anglo-saxonnes, la shareholder value visait initialement à déterminer le gain pour l’actionnaire d’une opération de fusion ou de rachat entre deux entreprises. Elle est peu à peu devenue l’étalon des performances financières de l’entreprise, au détriment de toute logique économique et industrielle.

 

Les entreprises, jusqu’alors sommées de grossir, fusionner, s’avaler ou disparaître au nom des économies d’échelle et de la course à la taille critique, ne le furent plus désormais qu’en vue de servir une rémunération maximale à leurs actionnaires. Laquelle d’ailleurs ne dépendait plus uniquement d’une distribution de dividendes (généralement calculés à partir du bénéfice) mais de plus en plus de la hausse du cours de l’action de la société.

 

Avec l’essor de la mondialisation, grâce au développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, à une mobilité toujours plus grande des capitaux et à une standardisation généralisée des systèmes d’information, les cabinets internationaux de conseil en stratégie ont sorti la shareholder value de son berceau originel — la banque d’affaires — pour la propager, via les directions générales, à tous les niveaux de décision des sociétés cotées en Bourse (1).

 

« Désormais, vous travaillez uniquement pour l’actionnaire ! » Cette cadre commerciale d’une multinationale de l’industrie pharmaceutique se souvient ainsi de la présentation par ses dirigeants du concept de création de valeur à l’ensemble des salariés réunis pour l’occasion : « Ça m’a fait un choc ! Puis on nous a expliqué que nous aussi on allait en profiter puisque, si on enrichissait l’actionnaire, on aurait des primes, des augmentations... » De son côté, Charles C., vice-président d’un des cabinets de conseil qui ont contribué à diffuser l’idée, se souvient : « J’avais envie de continuer à travailler sur le lien entre stratégie et nouvelle théorie financière, ce qu’on appelait à l’époque la valeur actionnariale de l’entreprise. Il s’agissait d’une approche très micro-économique et financière de la stratégie d’une entreprise ; il convenait de choisir des stratégies en fonction de leur potentiel de création de valeur pour l’actionnaire. »

 

A partir du milieu des années 1990, la shareholder value va donc servir de principe unificateur, voire « rationalisateur », puisqu’elle s’applique désormais à tous les secteurs ou presque. Une entreprise cotée se doit de servir au mieux ses actionnaires avec des rendements, c’est-à-dire des retours sur investissement, qui peuvent atteindre — et parfois dépasser — les 15 % par an. En l’espace d’une décennie, le concept est devenu opérationnel et même central pour les sociétés inscrites en Bourse. « L’entrée de [l’équipementier automobile français] Valeo dans l’indice CAC 40 en 1997-1998 a créé un nouveau rythme : avertissements sur résultats (profit warning), reporting, on sentait une plus grande tension sur les résultats trimestriels », se rappelle Didier C., directeur général d’une société de sous-traitance automobile rachetée en 2005 par un groupe japonais.
Une passoire avec de l’eau dedans

 

L’obligation de servir l’intérêt de l’actionnaire se trouve alors codifiée par l’expression corporate governance, la (bonne) gouvernance d’entreprise, dont le principe naturel et implicite est de répondre à une seule et même question, avant chaque décision : est-ce que cela va créer de la richesse pour l’actionnaire ? Pour Didier C., l’entreprise cotée « se doit de réaliser des performances boursières, mais l’innovation, dont le retour sur investissement n’intervient qu’à moyen ou long terme, est desservie par cette approche. On n’est plus du tout dans la stratégie industrielle : l’entreprise est là pour “cracher” des résultats au service des institutions financières ». Car, parallèlement, « en vingt ans, l’intermédiation financière a explosé ».

 

Les cadres dirigeants, dont la rémunération en stock-options (dépendant donc du cours de l’action) a aligné les intérêts sur ceux des actionnaires, n’ont pas d’autre choix que de sélectionner le scénario dont ils pensent qu’il sera le plus susceptible de faire monter, le plus vite et le plus haut, le cours de Bourse. Telle activité existante supposée ne générer « que » 6 %, 7 % ou 8 % annuels de retours sur capitaux investis — donc a priori rentable — sera abandonnée ou bradée au profit de celle générant un taux supérieur à 10 %, voire à 15 %. Pour prendre l’exemple de l’industrie pharmaceutique — où les cycles de recherche sont très longs —, cette logique financière a pour conséquence l’identification préalable des clients les plus prometteurs dans toute décision d’investissement concernant la recherche appliquée à partir d’une nouvelle molécule. Entre le paludisme, touchant des millions de personnes dans des pays pauvres, et l’obésité, touchant des pays riches, le choix de recherche se fera pour la seconde, jugée la plus favorable à l’évolution du cours de Bourse.

 

Selon Didier C., la nécessité de dégager des profits à court terme, beaucoup plus pressante qu’avant, crée un rythme extrêmement difficile pour les entreprises. La mondialisation et la délocalisation en découlent. Pour les équipementiers automobiles, l’obligation d’être toujours plus profitables à court terme se traduit par une réduction du coût du travail. « Dans notre secteur, si on m’impose d’augmenter mes résultats de 10 % ou 15 %, je licencie encore du personnel et j’en embauche dans mes usines en Chine ou en Inde. Mais en faisant cela, je tue l’entreprise, parce que mon savoir-faire est encore ici [en France]  ; et il faut se battre pour le maintenir. » Pour Gérard S., gestionnaire de fonds de pension après avoir été analyste puis conseiller en stratégie dans une grande banque, « dans neuf cas sur dix, une entreprise qui annonce qu’elle transfère 10 % de ses centres de production de France vers l’Asie verra son cours de Bourse monter sur la journée ».

 

De là naît la contradiction, pour ne pas dire la perversité, de la création de valeur : reposant sur le court terme, elle s’oppose à la notion même d’entreprise, qui est un pari dynamique et mesuré sur l’avenir. Cette contradiction est aggravée par la croyance, savamment entretenue, que la bataille sur le court terme va de pair avec une concurrence effrénée et permanente. « Il faut se sentir en danger, s’adapter, investir », estime Jean-Marc P., capital-risqueur. De son côté, le conseiller Charles C. concède ce surprenant aveu : « Je travaille à la déshumanisation de l’organisation et du management, dans le sens de supprimer tout ce qui est interne à l’homme. » Quant à Jean-Michel L., recruteur, il estime que les managers ont détourné de façon singulière un célèbre propos de l’économiste John Maynard Keynes : « “A long terme, on est tous morts”, donc seul le quotidien compte. »

 

Une autre des aliénations provoquées par la création de valeur est qu’elle profite d’abord à des actionnaires qui ne ressemblent pas à l’actionnaire traditionnel. En effet, la société cotée est avant tout redevable à des investisseurs institutionnels (fonds de pension, banques, assurances) ou à des fonds privés. Comme l’explique Didier C. : « Cette intermédiation, où l’actionnaire est un fonds qui est lui-même le produit de milliers de personnes, crée un écran entre la réalité économique d’une entreprise et l’actionnaire de base. On n’est plus dans un capitalisme de proximité, où les gens savent où ils mettent leur argent ; on est dans une intermédiation qui crée des attentes parce que ces fonds ont eux-mêmes un produit à vendre. On est loin du schéma capitaliste où un individu ayant une idée peut faire appel à des actionnaires pour monter un projet. » Charles C. assure de son côté : « Je ne vois pas comment on peut retenir la valeur en France quand elle se crée ailleurs. C’est comme une passoire avec de l’eau dedans. »

 

Du coup, l’effondrement des emplois durables dans les sociétés « riches » génère pour les classes moyennes et populaires une insécurité sociale et économique permanente. Selon Aline T., analyste financière dans une société de Bourse, « c’est l’organisation globale du système capitaliste via la Bourse qui crée le chômage ». Cela vaut aussi quand l’entreprise n’est pas cotée et qu’une partie de son capital est entre les mains de fonds d’investissement privés (private equity). « Ces fonds rachètent des grandes entreprises dans le but de les revendre au bout de trois ou quatre ans, prévient Gérard S. Leur but est de réaliser les plus-values les plus élevées possible. Il faut faire “cracher” l’entreprise. Dans le pire des cas, ils vont arrêter la recherche, annuler les investissements à long terme, renvoyer le plus de gens possible pour faire en sorte que les profits soient à court terme les plus élevés et pour ensuite revendre. »

 

L’obligation de création de valeur a donc abouti à une prise de pouvoir et de contrôle des actionnaires et des cadres dirigeants de l’entreprise — rémunérés en stock-options — sur les salariés de base, mais le processus est loin d’être achevé. Face à la pression des premiers, les seconds ont développé des stratégies individuelles de « survie » qui incluent des pratiques nouvelles de détournement de matériel ou de marchandises, de rétention d’information, d’ententes officieuses qui vont à l’encontre de la stratégie du premier groupe et de la rémunération maximale de l’actionnaire. De manière symétrique et préalable, la propagande, l’omission, le mensonge sont devenus des modes courants de management opérationnel ; on parle même de « management par la terreur » (lire « Salariés acrobates pour travail sans filet »).
Des métiers porteurs
de germes autoritaires

 

Quand on baigne dans un milieu de concurrence volontairement exacerbée, celui qui n’intègre pas assez vite la norme est exclu. Selon Didier C., « le syndicat jouait, avant, un rôle intermédiaire entre les sorts individuels et la politique de l’entreprise, mais là on sent que, même si ça n’a jamais été un critère de garder ou de ne pas garder les gens, ceux qui restent sont ceux dont les aspirations individuelles rejoignent finalement les besoins de l’entreprise, sans besoin d’intermédiation de qui que ce soit ». Dans le même temps, l’intégration de la norme entraîne des ajustements par anticipation ou par mimétisme, comme le soulignent les analystes de l’agence de notation Fitch : «  Transférer la production vers des pays à bas coûts salariaux ne donne pas forcément un avantage concurrentiel, mais c’est probablement une nouvelle norme. » Historien de formation, consultant pour le cabinet Syndex — qui travaille pour les comités d’entreprise —, M. Rémi Skoutelsky constate une évolution dans les licenciements collectifs : « C’est un chapitre comme un autre, une pratique récurrente des boîtes du CAC 40. Pour soutenir le cours de l’action, il faut montrer qu’on restructure. »

 

Et c’est dans cette dérive que réside le danger pour les démocraties, qui voient se développer deux types d’emplois porteurs de germes autoritaires. Le premier concerne la communication-propagande, qu’elle soit pratiquée à l’intérieur ou à l’extérieur de l’entreprise. Le second, quant à lui, relève du contrôle et de la sécurité au sein de l’entreprise mais aussi en dehors. Contraire aux libertés publiques, la croissance de ces métiers participe du même déni de réalité, basé sur l’incapacité pour la plupart des responsables politiques actuels de remettre en cause une croyance massive en un capitalisme fondamentalement bon (les néolibéraux) ou finalement bon (les sociaux-démocrates). Même si le capitalisme financier est aujourd’hui concrètement et spectaculairement touché au cœur, combien sont ceux qui en appellent pieusement (et au fond piteusement) à sa « moralisation » ?

 

Isabelle Pivert.

   

(1) Des cabinets tels que McKinsey, Boston Consulting Group (BCG), Arthur D. Little ainsi que le défunt Andersen Consulting ont contribué à propager les outils (logiciels, grilles d’analyse stratégique...) au sein des entreprises.

 


+1

 

C'est pour ça que le plus le temps passe, moins il y à d'innovation, en particulier dans le domaine automobile ou il n'y à rien eu depuis des dizaines d'années ...

 

Suffit de regarder la CX des années 70, la plupart des technologies ont été abandonnées pour rationaliser les coûts, mais les prix n'ont pas baissé  :pfff:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-02-2010 à 18:29:12
n°21562168
poilagratt​er
Posté le 15-02-2010 à 18:30:33  profilanswer
 

Ouais, ben c'est bien le but du capitalisme, non?  
 
L'objectif c'est de réduire les couts, et en particulier celui du travail, et de maximiser les revenus des actionnaires, non?   M'aurait on menti?


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21562679
Badcow
Posté le 15-02-2010 à 19:05:23  profilanswer
 

n0name a écrit :

Que voulez vous que je vous dise : voyagez un peu, ca vous ouvrira les yeux.


 
Puisque tu parle de voyager, va-faire un tour à Bhopal (Inde), c'est sympa à visiter et bon pour la santé ! Et avec un peu de chance, tu comprendra deux ou trois choses au passage... sinon, plus près de nous il y a quelques communes de la plaine Lombarde, à côté de Seveso, et aux USA il y a Henderson, au Nevada (Pepcon)...


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
mood
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Posté le 15-02-2010 à 19:05:23  profilanswer
 

n°21562797
chrissud
Posté le 15-02-2010 à 19:17:11  profilanswer
 

çà prouve que ce que vous dites est bien une manipulation !!
Je ne peux pensez que vous êtes si ignorant que ça.
 
si 54 milliards € sont distribués en dividende cela veut dire que les actionnaires ont donné 2000 milliards € aux entreprises.
 
Si 54 milliards € sont distribués aux actionnaires cela implique que 100 milliards sont restés dans l'entreprise pour invertir et se développé.
 
 
Par exemple pour nos lecteurs
 
Sanofi fait 6,5 € de bénéfice est paye un dividende de 2,50 € à l'actionnaire.
L'actionnaire avait donné  53€ pour acheter l'action en recevant 2,5 € il a un rendement de 4,7 % sur l'année.
Donc pas mieux qu'une assurance Vie.
 
C'est la moyenne des valeurs boursières du CAC40

Message cité 2 fois
Message édité par chrissud le 15-02-2010 à 19:19:26
n°21562807
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 15-02-2010 à 19:18:46  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Puisque tu parle de voyager, va-faire un tour à Bhopal (Inde), c'est sympa à visiter et bon pour la santé ! Et avec un peu de chance, tu comprendra deux ou trois choses au passage... sinon, plus près de nous il y a quelques communes de la plaine Lombarde, à côté de Seveso, et aux USA il y a Henderson, au Nevada (Pepcon)...


 
Décidement tu radotes. C'est marrant une fois mais c'est vite saoulant.
Surtout quand ça n'a strictement rien à voir avec le sujet (a part dans ta tête), et qu'en plus ta grande impartialité a tendance oublier des détails comme Tchernobyl.
 
Quant à Bhopal, tu devrais te renseigner un peu sur l'implication des politiciens locaux.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°21562813
poilagratt​er
Posté le 15-02-2010 à 19:19:14  profilanswer
 

Pas de commentaires de la part de nos amis pro-"capitalisme tendance libérale", sur le super article que nous a transmis W0r1dIndu5tri35 ?   [:poilagratter]


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21562825
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 15-02-2010 à 19:20:31  profilanswer
 

chrissud a écrit :

çà prouve que ce que vous dites est bien une manipulation !!
Je ne peux pensez que vous êtes si ignorant que ça.
 
si 54 milliards € sont distribués en dividende cela veut dire que les actionnaires ont donné 2000 milliards € aux entreprises.
 
Si 54 milliards € sont distribués aux actionnaires cela implique que 100 milliards sont restés dans l'entreprise pour invertir et se développé.
 
 
Par exemple pour nos lecteurs
 
Sanofi fait 6,5 € de bénéfice est paye un dividende de 2,50 € à l'actionnaire.
L'actionnaire avait donné  53€ pour acheter l'action et reçoit 2,5 € soit un rendement de 4,7 % sur l'année.
 
 


 
Sans oublier la chute des marchés en 2008.
 
Tu découvres seulement maintenant le niveau pitoyable du forum ?
:o
 
Ca fait longtemps qu'on a abandonné de leur faire comprendre quoi que ce soit à l'économie.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°21562883
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 15-02-2010 à 19:26:32  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Pas de commentaires de la part de nos amis pro-"capitalisme tendance libérale", sur le super article que nous a transmis W0r1dIndu5tri35 ?   [:poilagratter]


 
Que répondre à une tribune d'opinion (pour ne pas dire torchon idéologique) ?


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°21562887
Profil sup​primé
Posté le 15-02-2010 à 19:26:47  answer
 

chrissud a écrit :

çà prouve que ce que vous dites est bien une manipulation !!
Je ne peux pensez que vous êtes si ignorant que ça.
 
si 54 milliards € sont distribués en dividende cela veut dire que les actionnaires ont donné 2000 milliards € aux entreprises.
 
Si 54 milliards € sont distribués aux actionnaires cela implique que 100 milliards sont restés dans l'entreprise pour invertir et se développé.
 
 
Par exemple pour nos lecteurs
 
Sanofi fait 6,5 € de bénéfice est paye un dividende de 2,50 € à l'actionnaire.
L'actionnaire avait donné  53€ pour acheter l'action en recevant 2,5 € il a un rendement de 4,7 % sur l'année.
Donc pas mieux qu'une assurance Vie.
 
C'est la moyenne des valeurs boursières du CAC40


 
Pas forcément, certains ont payé l'action 2$, d'autre 53$
 
le premier aura un rendement de plus de 100%
 
C'est un peu plus avantageux qu'une assurance vie non ?

n°21563412
Badcow
Posté le 15-02-2010 à 20:08:32  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Décidement tu radotes. C'est marrant une fois mais c'est vite saoulant.
Surtout quand ça n'a strictement rien à voir avec le sujet (a part dans ta tête), et qu'en plus ta grande impartialité a tendance oublier des détails comme Tchernobyl.
 
Quant à Bhopal, tu devrais te renseigner un peu sur l'implication des politiciens locaux.


 
C'est juste pour te rappeler que tu n'a toujours pas commencé le moindre début de démonstration concernant le fait que "le prix de l'immobilier (en France, pour faire court) est lié à la réglementation". Mais il est vrai que je m'adresse à un Maître ès "Radotage & Stéréotypes" et que j'ai encore de grands progrès à faire pour arriver à ta cheville...
 
Ton seul début d'argumentation (ahem, je vais plutôt utiliser le terme "exemple" ) a été de citer Huston, où grâce à l'absence de réglementation on pouvait trouver les logements et des industries intimement mélangées, et je te rappelais juste qu'à Bhopal, aussi, grâce à une absence de réglementation, on avait pu avoir cet habile mélange de logements et d'industrie, avec les résultats qu'on connaît (enfin, apparemment pas de toi, je trouve donc le "renseigne toi sur l'implication des politiciens locaux" d'autant plus ironique dans ce contexte).
 
Sans rancune aucune.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°21563484
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-02-2010 à 20:14:11  profilanswer
 


 
WTF ?


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21563545
Profil sup​primé
Posté le 15-02-2010 à 20:18:14  answer
 

 

J'ai un peu exagérer, mais sur 20 ans de cour, ça va facilement de 1 à 10.

 

L'action France Télecom à varié entre 10 (2002) et 200 (2000) euros  :o

 

je ne t'apprend rien j'espère.

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-02-2010 à 20:19:08
n°21563688
Camelot2
Posté le 15-02-2010 à 20:28:31  profilanswer
 


 
Un indice pour vous, à la maison: volatilité. [:chacal31]
 
L'ignorance sur ce sujet devient de plus en plus palpable...
 

n°21563697
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-02-2010 à 20:29:15  profilanswer
 


 
Et donc?
 
Le dividende moyen versé sur FT en % du prix de l'action tourne autour de 3% ces 10 dernières années. (source google fi)
 
Si tu réfléchis un peu, tu te rends compte que si tu paies l'action 10 fois moins que son max, c'est que l'entreprise est très mal barrée, et donc qu'elle fait des pertes assez colossales => dividendes nulles
 
Evidemment, si l'entreprise fait une remontée spectaculaire, et se remet à verser des dividendes tu peux gagner dans les 10%, mais faut prendre en compte les années où t'as rien touché, le risque que la boite sombre, et surtout tu te retrouves dilué dans le temps. A cela tu ajoutes le fait que c'est 3% bruts, imposé à 30%, donc 2% nets.
 


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21563759
Profil sup​primé
Posté le 15-02-2010 à 20:34:13  answer
 

J'ai pas dis le contraire, mais dans certains cas quand tu l'a vraiment pas payé cher (pendant une bulle) et qu'elle remonte pas mal après, tu te fait beaucoup plus que du 3%.

 

C'est pas aussi simple que de dire, c'est moins bien qu'une assurance vie ...

 

Tout les cas sont envisageable

 

Deux exemples :

 

Cas 1 : Achète une action à 10 euro en 2002
Cas 2 : Achète une action à 20 euro en 2003

 

Le cas 1 aura un rendement par action environs 2 fois supérieurs même s'il à perdu une année de bénéfice.

 

Si quelqu'un à une calculette sous la main :
http://www.orange.com/fr_FR/financ [...] dividende/
http://www.bourse-investir.com/val [...] ement.html

 

Avec la calculette du portable, c'est pas pratique

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-02-2010 à 20:50:05
n°21563966
Badcow
Posté le 15-02-2010 à 20:50:12  profilanswer
 


 
C'est plutôt le contraire, non ?


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°21563995
Profil sup​primé
Posté le 15-02-2010 à 20:52:07  answer
 

Badcow a écrit :


 
C'est plutôt le contraire, non ?


 
J'aurais du préciser à l'explosion  [:cbrs]

n°21564043
poilagratt​er
Posté le 15-02-2010 à 20:55:16  profilanswer
 

Faut voir le rapport entre dividende et investissement réel (le fric qui a effectivement servi à la boutique), passque la valeur boursière c'est nawak.


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21565280
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-02-2010 à 22:13:11  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Qu'en pensez-vous ?


Rien de bon : bien avant la seconde guerre mondiale les actionnaires se préoccupaient déjà largement de rentabilité des capitaux, de dividendes & co. Cette histoire que ça serait apparu dans les années 80 c'est du vent, suffit d'ouvrir un bouquin d'investissement écrit dans les années 50 pour s'en rendre compte.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21565426
philippe06
Posté le 15-02-2010 à 22:23:07  profilanswer
 


On a abandonné la clim, l'airbag, l'aerodynamisme, la carrosserie qui se déforme à l'impact plutôt que de pousser le volant à s'enfoncer dans le thorax du conducteur ... ha j'oubliais les véhicules consomment beaucoup plus et sont moins puissant [:sonken]


---------------
Aimer les femmes intelligentes est un plaisir de pédéraste. (Charles Baudelaire) - Vous vulgarisez :o (Jean-Kevin Dubois)
n°21565945
Profil sup​primé
Posté le 15-02-2010 à 22:55:20  answer
 

philippe06 a écrit :


On a abandonné la clim, l'airbag, l'aerodynamisme, la carrosserie qui se déforme à l'impact plutôt que de pousser le volant à s'enfoncer dans le thorax du conducteur ... ha j'oubliais les véhicules consomment beaucoup plus et sont moins puissant [:sonken]

 

On parle d'une voiture qui à 36 ans  :o

 

L'aérodynamisme, trouve moi une voiture de série plus aérodynamique que la Cx
La Clim, c'est pas comme si ça venait de leurs propre R&D : c'est les sous traitants (hitachi par exemple), il ne font que faire le design et l'installer et en plus ça date du début du siècle  :o
La carrosserie & Airbag : rien à dire faut bien qu'il fasse un peu de R&D de temps en temps
Pour les moteurs, s'ils avait prévu le coup : des moteurs électriques avec un générateur diésel, comme ça on peut passer sur une PAC ou des batterie, et ça facilite la maintenance.

 

Ou est la standardisation des pièces entre constructeurs ? (je parle de vrais standard, pas d'économie d'échelle : changer en quelques minutes un moteur, une pièce, pour avoir une voiture modulable, plus écologique, ...)

 

Enfin tout ça c'est pas de la technologie très avancé ...

 

Ou sont les affichages têtes hautes, les suspensions hydrauliques, les caméra-rétros,rail automatique sur certains tronçons ...

 

Bref tu prend un voiture des années 70 et une voiture d'aujourd'hui, il n'y à pas d'évolution technologique majeur comparé à ce qui fait dans d'autre domaine ou on arrose de billlet le R&D (Google, Apple, Intel, ...), les seuls qui sont à la page, c'est les japs (Toyota), d'ailleurs ça fait des années qu'honda dépense sans compter dans la robotique alors que ça ne leur à pas rapporté un sous, ça c'est un investissement de long terme !

 

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-02-2010 à 22:59:03
n°21566022
LooSHA
D'abord !
Posté le 15-02-2010 à 23:01:49  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Qu'en pensez-vous ?


Qu'un lien, c'est bien :o
 
>> http://www.monde-diplomatique.fr/2009/03/PIVERT/16930
 

Betcour a écrit :

Rien de bon : bien avant la seconde guerre mondiale les actionnaires se préoccupaient déjà largement de rentabilité des capitaux, de dividendes & co. Cette histoire que ça serait apparu dans les années 80 c'est du vent, suffit d'ouvrir un bouquin d'investissement écrit dans les années 50 pour s'en rendre compte.


Fais péter [:prodigy]


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°21566124
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-02-2010 à 23:10:06  profilanswer
 

LooSHA a écrit :

Fais péter [:prodigy]


The Intelligent Investor: The Definitive Book on Value Investing (B. Graham)
 
Un grand classique dont la première édition date de 49.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21567292
le_noob
Posté le 16-02-2010 à 00:21:53  profilanswer
 

chrissud a écrit :


 
Ah bon ! t'as quel âge dis moi pour pouvoir être assez affirmatif ?
 
Moi qui me trouve plus prêt de la retraite que de mes études, je peux te dire qu'avant année 50, 60, 70 le niveau de vie était bien plus bas.
En 1949 on venait tout juste de supprimer les tickets de rationnement
En 1964 la moitié des étrangers travaillant dans nos usines vivaient dans des bidonvilles comme au Brésil.
Année 1960 1970, les enfants avaient à noël soit un vélo soit un train jouef.
 


 

chrissud a écrit :


 
Tu le dis toi même, "ça fait 30 ans"  donc ce ne peut être une crise. Et il y a trente ans on venait de fermer les derniers Bidonville en France.
Sans oublier le sans abris d'aujourd'hui.
 
Ce n'est donc pas une crise, mais tout simplement la situation économique.
Ce n'est pas un problème Franco Français c'est partout pareil.

Dire qu'il faut faire le maximum pour permettre aux gens d'être logés décemment, d'avoir chaud et de pouvoir se nourrir je suis pour à 1000 pour cent.

Je voterai sans hésitation pour le premier femme ou homme politique qui aurait la solution.
Pour le moment j'en connais aucun en occident


Y a que des vieux sur ce topic  :sweat:  
 
Pas étonnant que vous ne comprenez rien au fond du problème (mise à part poila l'exception)
 
Tu le vois toi même qu'on est dans une impasse, mais t'arrives pas à voir pourquoi. Pourtant c'est sous tes yeux mais tu te refuses à lâcher certains principes.

n°21567340
le_noob
Posté le 16-02-2010 à 00:25:54  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Je connais un mec qui est payé 500€ par mois pour tenir des portes à Las Vegas.  
Au final, il se fait près de 4000$ par mois :o (ba oui, les pourboires, ça existe)
 
Un système avec un coût du travail très faible et des pourboires est largement plus avantageux que le système français. Aussi bien pour l'entreprise que pour l'employé (les pourboires vont direct dans la poche) que pour les clients. Evidemment, ces pourboires ne sont pas comptabilisés quand vous pointez du doigt le système américain.
Etre serveur, croupier ou autre peut être un très bon boulot aux USA. C'est presque toujours un boulot de merde en France.


Ca change rien à ce que je dis, ce n'est pas une question de salaire. C'est le fait qu'on a pas à laisser un mec tenir une porte, comme on a pas à laisser quelqu'un faire le paillasson ou le portemanteau. Et les pourboires ça se rapproche du travail au noir.
 
Et puis ce n'est pas Las Vegas partout, ailleurs les pourboires doivent être quasi inintéressant.
 
 
Je maintiens que ton idéologie c'est de la merde.

n°21567377
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 16-02-2010 à 00:28:37  profilanswer
 

Keynes gérait 2 Hedge funds, il spéculait sur les matières premières et il spéculait à la baisse   [:fred0059]  
 

Citation :

Mr Keynes himself enjoyed speculation to the fullest, running an early precursor of a hedge fund. As the Bursar of the Cambridge University King's College, he managed two investment funds, one of which, called Chest Fund, invested not only in the then 'emerging' market US stocks, but also periodically included commodity futures and foreign currencies, albeit to a smaller extent (see Chua and Woodward, 1983) . His fund achieved positive returns in almost every year, averaging 13% p.a., even during the Great Depression, thanks to very modern investment strategies, which included inter-market diversification (i.e. invested not only in stocks but also commodities and currencies) as well as shorting, i.e. selling borrowed stocks or futures to make money on falling prices, which Keynes advocated among the principles of successful investment in his 1933 report ("a balanced investment position [..] and if possible, opposed risks." ) [6]
 
According to Ziemba and Ziemba (2007), Keynes risk-taking reached 'cowboy' proportions, i.e. 80% of the maximum rationally justifiable levels (of the so called Kelly criterion), with overall return volatility approximately 3 times higher than the stock market index benchmark. Such levels of volatility, responsible for his spectacular investment performance, would be achievable today only through the most aggressive instruments (such as 3:1 leveraged exchange-traded funds). He chose modern speculation techniques practiced today by hedge funds, which are quite different from the simple buy-and-hold long-term investing. [7]


 
Dans les années 30, du temps du capitalisme "moralisé"  [:vince_astuce]  
 
je suis choqué :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21567403
le_noob
Posté le 16-02-2010 à 00:30:53  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Les pourboires sont déclarés. Donc entrent en compte dans les calculs.
 
Mais c'est vrai que ça donne une impression de responsabilisation, et t'es moins souvent considéré comme de la merde.


Ouais enfin c'est facile de déclarer ce qu'on veut. Surtout que les pourboires c'est souvent en espèce  :sarcastic:

n°21567406
le_noob
Posté le 16-02-2010 à 00:31:16  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Ils doivent être facilement non déclarable alors :D


 :D

n°21567421
le_noob
Posté le 16-02-2010 à 00:32:37  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Evidemment :o. Faut voir, il doit y avoir des stats la-dessus, si ça fait1% du CA en moyenne on peut s'attendre à ce que ce soit généralisé.
 
Sinon oui, j'aime bien ce système, qui permet de sanctionner un con.
 
Mais en France, tu as 15% de service inclus. C'est déjà bien non ?


Pourquoi sanctionner un con, moi je préfère le mettre là où il est à la fois utile et gène personne. Si si c'est possible  :jap:

n°21567595
le_noob
Posté le 16-02-2010 à 00:48:08  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Qu'en pensez-vous ?
 


Que c'est la merde  [:implosion du tibia]


Message édité par le_noob le 16-02-2010 à 01:09:00
n°21567685
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 16-02-2010 à 01:00:57  profilanswer
 

n0name a écrit :


Que répondre à une tribune d'opinion (pour ne pas dire torchon idéologique) ?


 
C'est vrai que c'est plus facile de ne rien répondre.


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°21567732
Nokiwiazer​ty
L'émotion empêche l'action !
Posté le 16-02-2010 à 01:06:45  profilanswer
 


 
C'est vrai que pour les voitures l'évolution est vraiment miserable de chez miserable, et encore on a de l'évolution parceque on va etre obliges de conso moins de petrole, sinon tout le reste est pareil que il y a 30 voir 40ans, 2 ou 3 gadgets en plus !
Et dire que en 2010 on pensait avoir des voitures volantes, c'est sans compter sur le Capitalisme qui a tout figes, et ne permets que des tout petits bond, histoire de bien pomper les pigeons  :sarcastic:


---------------
Xbox 360 sur Paris
n°21567969
poilagratt​er
Posté le 16-02-2010 à 01:54:56  profilanswer
 


Ön peut même comparer une voitue d'aujourd'hui avec une voiture d'il y a 55 ans!  : la DS19.  Suspension hydraulique,  freins assistés à disques, direction assistée, boite hydraulique semi automatique, confort et tenue de route inégalés...; ou la 2CV  (1939!) sans  équivalent dans son esprit encore aujourd'hui (simplicité de l'entretien, tout terrain, faible prix)


Message édité par poilagratter le 16-02-2010 à 10:20:55

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21568026
python
Posté le 16-02-2010 à 02:09:42  profilanswer
 

Betcour a écrit :


The Intelligent Investor: The Definitive Book on Value Investing (B. Graham)
 
Un grand classique dont la première édition date de 49.


 
Rien d'extraordinaire.  Il y a plus vieux que ça :o  
 
C'est du réchauffé des premières ébauches de Karl Marx qui devait lui mener à la rédaction d'un ouvrage portant sur la plus-value lequel a été publié par Karl Kautsky dans son ouvrage Les Théories de la plus-value (1905-1910).
 
Le capitalisme existait bien avant le capitalisme industriel qui lui est apparu avec les guerres du 18e et du 19e siècle.  Il est important de distinguer les 2 car les besoins et les utiisations du capital sont différents entre les 2.  
 
Si Emile Zola dans son ouvrage démontre de façon réaliste les effets de la perversion du système capitaliste par l'accroissement de capital et de plus-value (Chapitre 25 du Capital), John Jakes dans sa trilogie Nord et Sud reprend ce thème dans ses personnages qui tente de se servir de la guerre comme instrument de croissance des plus-value.

Message cité 1 fois
Message édité par python le 16-02-2010 à 04:06:34
mood
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Posté le   profilanswer
 

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