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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°21237205
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-01-2010 à 11:10:23  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Betcour a écrit :


Tu fais quoi, tu créés un barême de compensations financière ?
- né moche  => 20k€
- né très moche => 40k€ et un sac en papier recyclable, renouvelé gratuitement à vie
- moins d'1m60 => à le droit de tenter un panier tout seul aux matchs de basket
- né blanc => crème solaire subventionnée à vie
- chauve => taxe "coiffeur" destiné à compenser ceux qui sont obligés de se faire couper les cheveux
etc. :D

 

Tu mets le doigt sur le vrai problème : les inégalités ne sont pas que monétaires. Or, les interventions de l'Etrat ne compensent que les inégalités de revenus : or, il en est de nombreuses autres. En corrigeant des injustices, l'Etat en crée d'autres.

 

Même si on reste sur le plan monétaire, deux individus gagnant la même somme seront traités de la même façon par l'Etat alors que leur situation est différente :
- l'un est peut-être locataire, vit seul parce qu'il est moche, n'a pas d'amis, pas de famille
- l'autre est propriétaire, a un conjoint, des amis garagiste et médecin qui lui font économiser certaines dépenses, des amis en Bretagne et dans les Alpes d'où des vacances gratuites, etc.

 

Le premier mérite d'être plus aidé que l'autre et pourtant ce ne sera pas le cas.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 17-01-2010 à 11:10:59
mood
Publicité
Posté le 17-01-2010 à 11:10:23  profilanswer
 

n°21237641
uluhkay
Posté le 17-01-2010 à 12:41:44  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
non il détestait la révolution française, mais il est plutot admiratif de la démocratie américaine


Il détestait d'ailleurs presqu'autant l'ancien régime.
 
D'ailleurs il détestait aussi la restauration et la monarchie de juillet.
Ses bouquins sont absolument passionnants d'ailleurs.

n°21237818
Gueux76
Posté le 17-01-2010 à 13:20:53  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Le trader fait ce que lui demande sa hierarchie. C'est un salarié au même titre que toi, il chie, mange et fais même ses courses chez tesco. (dingue non?)
 


 
Kiervel toussa  :o  
 
Non mais à un moment faut arrêter quoi, nier l'évidence à ce point c'est vraiment fort, y'a une littérature plus qu'abondante sur le sujet .

Message cité 2 fois
Message édité par Gueux76 le 17-01-2010 à 13:21:14
n°21237891
power600
Toujours grognon
Posté le 17-01-2010 à 13:39:02  profilanswer
 

Gueux76 a écrit :


 
Kiervel toussa  :o  
 
Non mais à un moment faut arrêter quoi, nier l'évidence à ce point c'est vraiment fort, y'a une littérature plus qu'abondante sur le sujet .


Il n'a pas tort sur le fait que le trader n'est "que" un employé qui fait ce que lui demande son employer, lequel en remet une couche avec entre autres ces bonus injustifiés, dans le seul but de pousser le trader à faire n'importe quoi.  
D'où l'inutilité d'une "vengeance" envers les traders, en dehors de quelques abrutis comme Kerviel (lequel ne mérite en aucun cas cette estime qu'il a dans l'opinion). Il faut seulement mettre fin à leurs agissements, sans plus. Et c'est aux banques, leurs employeurs, qu'il faut demander réparation.

Message cité 1 fois
Message édité par power600 le 17-01-2010 à 13:39:47

---------------
Tiens? Y a une signature, là.
n°21238009
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 17-01-2010 à 14:05:03  profilanswer
 

Gueux76 a écrit :


 
Kiervel toussa  :o  
 
Non mais à un moment faut arrêter quoi, nier l'évidence à ce point c'est vraiment fort, y'a une littérature plus qu'abondante sur le sujet .


 
 
Faut arrêter rien du tout, faut vraiment être un débile profond pour considérer que les traders sont responsables de la crise.
 
Quand à Kerviel, il a outrepassé ses fonctions grâce à ses connaisances du sytème de contrôle, je vois pas vraiment ce que ça vient faire dans la discussion?


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21238031
Gueux76
Posté le 17-01-2010 à 14:08:03  profilanswer
 

power600 a écrit :


Il n'a pas tort sur le fait que le trader n'est "que" un employé qui fait ce que lui demande son employer, lequel en remet une couche avec entre autres ces bonus injustifiés, dans le seul but de pousser le trader à faire n'importe quoi.  
D'où l'inutilité d'une "vengeance" envers les traders, en dehors de quelques abrutis comme Kerviel (lequel ne mérite en aucun cas cette estime qu'il a dans l'opinion). Il faut seulement mettre fin à leurs agissements, sans plus. Et c'est aux banques, leurs employeurs, qu'il faut demander réparation.


 
Oui mais non, c'est plus complexe que ça :
 
1) Être employé ne te donne pas le droit d'être un con et de faire n'importe quoi, on est capable de réfléchir merde ^^
2) Les marchés sont si techniques et les évolutions si rapides que pour le management il est très dur voir impossible de tout comprendre (je parle d'avant la crise, ça a pas mal changé depuis), en gros tant que l'argent rentrait, la direction faisait confiance aux traders, qui en étaient très contents parce qu'ils pouvaient prendre des risques importants vu que c'étaient de toute façon les seuls à avoir l'expertise technique pour le déterminer et l'évaluer.  
3) La direction n'a jamais voulu s'exposer autant et prendre autant de risques, je peux reprendre par exemple dans un de mes premiers stages où le management venait de se rendre compte de quelques moyens détourner qu'avaient les traders pour prendre plus ou moins des positions fictives afin de pouvoir prendre une position risquée tout en restant flat dans le système.  
 
Après je n'ai jamais dis qu'il fallait se venger sur les traders ou qu'ils avaient l'entière responsabilité de la crise (d'ailleurs "trader" ne veut pas dire grand chose), mais force est de reconnaitre que ça faisait de nombreuses années qu'ils faisaient ni'mporte quoi, que les rénumérations étaient hallucinantes, que ça n'a rien de sain pour notre système économique et qu'ils ont quand même une grosse part de responsabilité dans la crise.
 
Et pour en revenir aux bonus, que ces bonus ne font qu'alimenter la prise de risque excessive au détriment de la stabilité financière.


Message édité par Gueux76 le 17-01-2010 à 14:12:56
n°21238104
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 17-01-2010 à 14:21:35  profilanswer
 

Illustration par l'exemple:

Citation :

Citation :

1/En France, les traders recevront 1 milliard d'euros de bonus

 

2/Modérées, les banques françaises, en matière de bonus ? Selon nos calculs, les traders employés à Paris par des banques françaises, ainsi que par les filiales françaises de banques étrangères, s'apprêtent à toucher, en mars, entre 900 millions et 1 milliard d'euros de primes. 3/C'est l'équivalent de ce que touchent 62 000 personnes payées au smic pendant un an. Profitant du rebond des marchés financiers en 2009, ces opérateurs ont, en effet, rapporté beaucoup d'argent à leur employeur.

 

Si 4/l'on tient compte des 3 500 "opérateurs de marchés" recensés par la Fédération bancaire française (FBF) en France, ce milliard représente un bonus annuel moyen d'environ 285 700 euros par trader, soit 17 fois le smic annuel. Une moyenne cachant d'importantes disparités. Selon Thierry Carlier-Lacour du cabinet de chasseurs de tête Humblot-Grant Alexander, les bonus moyens des "150 à 200 traders stars de Paris" en 2010 devraient même plutôt se situer entre 550 000 et 650 000 euros. Le million d'euros devrait être atteint et dépassé pour quelques-uns.

 

Les estimations se fondent sur les déclarations de la ministre de l'économie, Christine Lagarde, au Figaro, mardi 12 janvier, qui a évalué à environ 360 millions le produit de la surtaxe sur les bonus distribués en 2010 au titre de 2009. Cette taxe de 50 % s'appliquant aux bonus de plus de 27 500 euros, et ces bonus représentant près de 80 % de l'ensemble des primes versées en France - une estimation admise à Bercy, et confirmée par certaines grandes banques -, le montant des primes à Paris devrait ainsi avoisiner le milliard d'euros.

 

Il est à noter que ce chiffre ne vaut que pour l'argent versé en France. Les Etats étant souverains en matière d'impôt, la recette fiscale escomptée par Mme Lagarde est limitée aux bonus distribués sur le territoire français.


 

1/ Non, le milliard constitue la remunération variable de l'ensemble des personnels des BFI puisque la taxe s'applique à l'ensemble de la banque, déjà le titre un mensonge !

 

2/Il accuse les banques françaises de ne pas "être sage" alors qu'il n'a que le pool global de toutes les banques de la place parisienne, dont les 3/4 sont étrangères.... il le dit lui même dans la fin de la phrase, quel âne...

 

3/ la comparaison de merde. JE me demande pourquoi on utilise encore l'euro, remplaçons le par le SMIC. bonjour je voudrais une baguette: "ça fait 0.001 smic s'il vous plait"

 

4/oui et si l'on tient compte de 3 traders ça fait 300 patates chacun. dommage que le chiffre de ceux qui bossent en BFI ne soit pas 3500, mais pour les principales banques françaises uniquement (soit 1/10 du total) il y'a plus de 40 000 personnes dans la partie banque d'investissement...

 

[:ycar]

 

Bref, sachez que ceux qui accusent les traders, vous pouvez déjà les placer dans la case de ceux qui ne comprennent rien.

 

Ptet que si les journaux payaient des bonus, on aurait des journalistes moins médiocres (la c'est le monde) :o

 

bref :o

Message cité 1 fois
Message édité par peaceful le 17-01-2010 à 14:22:52

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21238229
Profil sup​primé
Posté le 17-01-2010 à 14:48:01  answer
 

peaceful a écrit :

Illustration par l'exemple:

Citation :

Citation :

1/En France, les traders recevront 1 milliard d'euros de bonus

 

2/Modérées, les banques françaises, en matière de bonus ? Selon nos calculs, les traders employés à Paris par des banques françaises, ainsi que par les filiales françaises de banques étrangères, s'apprêtent à toucher, en mars, entre 900 millions et 1 milliard d'euros de primes. 3/C'est l'équivalent de ce que touchent 62 000 personnes payées au smic pendant un an. Profitant du rebond des marchés financiers en 2009, ces opérateurs ont, en effet, rapporté beaucoup d'argent à leur employeur.

 

Si 4/l'on tient compte des 3 500 "opérateurs de marchés" recensés par la Fédération bancaire française (FBF) en France, ce milliard représente un bonus annuel moyen d'environ 285 700 euros par trader, soit 17 fois le smic annuel. Une moyenne cachant d'importantes disparités. Selon Thierry Carlier-Lacour du cabinet de chasseurs de tête Humblot-Grant Alexander, les bonus moyens des "150 à 200 traders stars de Paris" en 2010 devraient même plutôt se situer entre 550 000 et 650 000 euros. Le million d'euros devrait être atteint et dépassé pour quelques-uns.

 

Les estimations se fondent sur les déclarations de la ministre de l'économie, Christine Lagarde, au Figaro, mardi 12 janvier, qui a évalué à environ 360 millions le produit de la surtaxe sur les bonus distribués en 2010 au titre de 2009. Cette taxe de 50 % s'appliquant aux bonus de plus de 27 500 euros, et ces bonus représentant près de 80 % de l'ensemble des primes versées en France - une estimation admise à Bercy, et confirmée par certaines grandes banques -, le montant des primes à Paris devrait ainsi avoisiner le milliard d'euros.

 

Il est à noter que ce chiffre ne vaut que pour l'argent versé en France. Les Etats étant souverains en matière d'impôt, la recette fiscale escomptée par Mme Lagarde est limitée aux bonus distribués sur le territoire français.


 

1/ Non, le milliard constitue la remunération variable de l'ensemble des personnels des BFI puisque la taxe s'applique à l'ensemble de la banque, déjà le titre un mensonge !

 

2/Il accuse les banques françaises de ne pas "être sage" alors qu'il n'a que le pool global de toutes les banques de la place parisienne, dont les 3/4 sont étrangères.... il le dit lui même dans la fin de la phrase, quel âne...

 

3/ la comparaison de merde. JE me demande pourquoi on utilise encore l'euro, remplaçons le par le SMIC. bonjour je voudrais une baguette: "ça fait 0.001 smic s'il vous plait"

 

4/oui et si l'on tient compte de 3 traders ça fait 300 patates chacun. dommage que le chiffre de ceux qui bossent en BFI ne soit pas 3500, mais pour les principales banques françaises uniquement (soit 1/10 du total) il y'a plus de 40 000 personnes dans la partie banque d'investissement...

 

[:ycar]

 

Bref, sachez que ceux qui accusent les traders, vous pouvez déjà les placer dans la case de ceux qui ne comprennent rien.

 

Ptet que si les journaux payaient des bonus, on aurait des journalistes moins médiocres (la c'est le monde) :o

 

bref :o

 

Remarque les entreprises pourrais embaucher des voleurs comme les banques, cela boosterait les bonus

 

Qui sont les fautifs ? ceux qui les embauches, ou ceux qui volent ?

 

On m'enlevera pas de l'idée que trader est un métier de merde, mais que les responsables sont ceux qui les embauchent et les forment a voler, On est d'accord.  :o


Message édité par Profil supprimé le 17-01-2010 à 14:58:10
n°21238237
Camelot2
Posté le 17-01-2010 à 14:49:17  profilanswer
 

Peaceful, il faudra que tu comprennes que sur ce topic, à part quelques enragés du bocal, personne ne considère que les traders sont responsables de la crise.
 
Maintenant, entre cette affirmation et la tienne: les traders ne sont pas responsables, de près ou de loin, de la crise.
 
Il y a plein de nuances.
 
C'est fatiguant de devoir répéter ça encore et encore...

n°21238271
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 17-01-2010 à 14:54:50  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Peaceful, il faudra que tu comprennes que sur ce topic, à part quelques enragés du bocal, personne ne considère que les traders sont responsables de la crise.
 
Maintenant, entre cette affirmation et la tienne: les traders ne sont pas responsables, de près ou de loin, de la crise.
 
Il y a plein de nuances.
 
C'est fatiguant de devoir répéter ça encore et encore...


 
Va dire ça aux médias, à sarkozy, aux politiques, à 99% de la population, etc...
 
Tu considères Gueux76 comme un enragé du bocal? :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
mood
Publicité
Posté le 17-01-2010 à 14:54:50  profilanswer
 

n°21238282
Camelot2
Posté le 17-01-2010 à 14:57:29  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Va dire ça aux médias, à sarkozy, aux politiques, à 99% de la population, etc...
 
Tu considères Gueux76 comme un enragé du bocal? :o


 
Lis ce que les autres écrivent:
 

Citation :

Après je n'ai jamais dis qu'il fallait se venger sur les traders ou qu'ils avaient l'entière responsabilité de la crise


 
Trois niveaux:
1.Ils sont responsables de la crise.
2.Ils sont partiellement responsables de la crise.
3.Ils ne sont pas responsables de la crise.
 
 
 

n°21238296
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 17-01-2010 à 15:02:40  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


Lis ce que les autres écrivent:
 

Citation :

Après je n'ai jamais dis qu'il fallait se venger sur les traders ou qu'ils avaient l'entière responsabilité de la crise


 
Trois niveaux:
1.Ils sont responsables de la crise.
2.Ils sont partiellement responsables de la crise.
3.Ils ne sont pas responsables de la crise.


 
Tout ceux qui ont contracté un subprime en sachant qu'il ne pourraient pas rembourser sont responsables de la crises aussi dans ce cas là ? :o
 
Les politiques aussi ? :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21238336
python
Posté le 17-01-2010 à 15:10:06  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Tout ceux qui ont contracté un subprime en sachant qu'il ne pourraient pas rembourser sont responsables de la crises aussi dans ce cas là ? :o
 
Les politiques aussi ? :o


 
Il faut pointer du doigt l'ensemble du systeme capitaliste américain.  
 
-Faible régulation bancaire
-Management court-termiste des entreprises
-licenciements massifs
-Salaire minimum déficient.  
-Politiques monétaires déficientes.  
 

n°21238349
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 17-01-2010 à 15:12:34  profilanswer
 

python a écrit :

 

Il faut pointer du doigt l'ensemble du systeme capitaliste américain.  

 

-Faible régulation bancaire
-Management court-termiste des entreprises
-licenciements massifs
-Salaire minimum déficient.  
-Politiques monétaires déficientes.

 


 

On peut avoir un developpement de chaque point, ou bien ils n'en disent pas plus sur ton tract staliniste ? :o


Message édité par peaceful le 17-01-2010 à 15:12:40

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21238419
Camelot2
Posté le 17-01-2010 à 15:25:47  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Tout ceux qui ont contracté un subprime en sachant qu'il ne pourraient pas rembourser sont responsables de la crises aussi dans ce cas là ? :o
 
Les politiques aussi ? :o


 
Si tu conduis ta voiture alors que tu n'as pas les moyens de prendre une assurance, es-tu responsable en cas de crash?  
 
Un contrat se fait entre deux partis supposés consentantes.
Ce n'est pas parce que le commercial a une bonne tête et t'affirme la main sur le coeur que ce contrat est parfait pour toi que tu pourras lui foutre un procès si tu te retrouves endetté.
On lit ce qu'on signe.
Si on ne comprend pas, on ne signe pas. Ou alors on accepte le risque de se faire avoir.
 
Maintenant, les commerciaux sont aussi responsables d'avoir vendu sciemment des produits qui ne cadraient pas avec le profil de la clientèle.
 
Et on peut ainsi remonter la chaîne de responsabilité par tous les canaux possibles.
 
L'ensemble du système financier a, de près ou de loin, une part de responsabilité.
Certains plus que d'autres.
Certains ont des circonstances atténuantes (typiquement l'ignorance du système), d'autres non.
 
Heureux?

n°21238479
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 17-01-2010 à 15:34:46  profilanswer
 

Ouais :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21239090
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 17-01-2010 à 17:31:14  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Maintenant, les commerciaux sont aussi responsables d'avoir vendu sciemment des produits qui ne cadraient pas avec le profil de la clientèle.
 


C'est quand même le but des commerciaux modernes, te refourguer de la merde dont tu n'as pas besoin.
Finies, les trente glorieuses.  :o


---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°21239217
le_noob
Posté le 17-01-2010 à 17:55:17  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Tu fais quoi, tu créés un barême de compensations financière ?
- né moche  => 20k€
- né très moche => 40k€ et un sac en papier recyclable, renouvelé gratuitement à vie
- moins d'1m60 => à le droit de tenter un panier tout seul aux matchs de basket
- né blanc => crème solaire subventionnée à vie
- chauve => taxe "coiffeur" destiné à compenser ceux qui sont obligés de se faire couper les cheveux
etc. :D


 
 

limonaire a écrit :


 
Tu mets le doigt sur le vrai problème : les inégalités ne sont pas que monétaires. Or, les interventions de l'Etrat ne compensent que les inégalités de revenus : or, il en est de nombreuses autres. En corrigeant des injustices, l'Etat en crée d'autres.
 
Même si on reste sur le plan monétaire, deux individus gagnant la même somme seront traités de la même façon par l'Etat alors que leur situation est différente :
- l'un est peut-être locataire, vit seul parce qu'il est moche, n'a pas d'amis, pas de famille
- l'autre est propriétaire, a un conjoint, des amis garagiste et médecin qui lui font économiser certaines dépenses, des amis en Bretagne et dans les Alpes d'où des vacances gratuites, etc.  
 
Le premier mérite d'être plus aidé que l'autre et pourtant ce ne sera pas le cas.  


Eh mais les mecs arrêter de délirer. Faut pas confondre mœurs et économie, ça n'a rien à voir.
L'égalité de revenu permet de faire fi des injustices naturelles, si bien que même de même valeur les revenus seront dépensés, utilisés différemment.

n°21239242
Camelot2
Posté le 17-01-2010 à 18:00:40  profilanswer
 

Vaulti a écrit :


C'est quand même le but des commerciaux modernes, te refourguer de la merde dont tu n'as pas besoin.
Finies, les trente glorieuses.  :o


 
Quand ça entraîne, à terme, la faillite de l'entreprise concernée, c'est assez paradoxal.  :o  
 

n°21239269
le_noob
Posté le 17-01-2010 à 18:04:48  profilanswer
 

Le problème c'est quand tout le monde à réussi à revendre de la merde. C'est un peu comme les délocalisations, le problème en devient un lorsque tout le monde à fait pareil.

n°21239277
le_noob
Posté le 17-01-2010 à 18:06:32  profilanswer
 

Tout ça montre bien que le libéralisme c'est du flan et que l'autorégulation n'existe pas sans catastrophe.
Donc limonaire et peaceful arrêté d'accuser les gens de vouloir éviter les catastrophes et de réguler en amont.

n°21241417
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 17-01-2010 à 21:50:55  profilanswer
 

le_noob a écrit :

Tout ça montre bien que le libéralisme c'est du flan et que l'autorégulation n'existe pas sans catastrophe.
Donc limonaire et peaceful arrêté d'accuser les gens de vouloir éviter les catastrophes et de réguler en amont.


 
Mais on n'arrête pas de réguler et on voit le résultat. La finance et la monnaie sont ce qu'il y a de plus régulés, bien plus que le marché automobile ou celui des tomates.  Exemple : la Fed régule le marché monétaire et on ne peut pas dire que ce soit un franc succès. On a séparé l'Eglise de l'Etat. Il faudrait peut-être séparer la monnaie de l'Etat, vu le mésusage qu'il en fait.

n°21241679
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 17-01-2010 à 22:09:27  profilanswer
 

Vous matez Kapital ?
 
ça parle des cartes de crédit disponibles à 10 balles par an chez les enseignes supermarché: la banque à prix discount :o
 
c'est pas triste  [:vince_astuce]


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21242230
le_noob
Posté le 17-01-2010 à 22:51:49  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais on n'arrête pas de réguler et on voit le résultat. La finance et la monnaie sont ce qu'il y a de plus régulés, bien plus que le marché automobile ou celui des tomates.  Exemple : la Fed régule le marché monétaire et on ne peut pas dire que ce soit un franc succès. On a séparé l'Eglise de l'Etat. Il faudrait peut-être séparer la monnaie de l'Etat, vu le mésusage qu'il en fait.


Je dirais que c'est justement l'inverse, on a séparé la monnaie de l'Etat. La FED n'est pas une institution publique sous contrôle de l'Etat. Le congrès n'a rien à dire à la FED. Limite ils ne peuvent même pas auditer. C'est super opaque, arrête tes bêtises. Pour la BCE c'est la même chose, voir pire.

n°21242460
Betcour
Building better worlds
Posté le 17-01-2010 à 23:07:08  profilanswer
 

le_noob a écrit :

La FED n'est pas une institution publique sous contrôle de l'Etat.


La FED est une institution publique. La sécu française non plus n'est pas sous le contrôle de l'état, ça l'empêche pas d'être une institution publique.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21242569
Profil sup​primé
Posté le 17-01-2010 à 23:15:33  answer
 

Betcour a écrit :


La FED est une institution publique. La sécu française non plus n'est pas sous le contrôle de l'état, ça l'empêche pas d'être une institution publique.


 
 
son statut est particulier quand meme
 
 
il me semble que c ambigu :o

n°21242599
Profil sup​primé
Posté le 17-01-2010 à 23:18:09  answer
 


 
il est plus qu'ambiguë puisque la FED est contrôlée par les banques privées  :o

n°21242604
Betcour
Building better worlds
Posté le 17-01-2010 à 23:18:56  profilanswer
 


Oui c'est un statut un peu spécial, mais elle est au service de la collectivité et du public, et son chef est auditionné par le sénat. C'est publique mais pas étatique on va dire.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21242641
Betcour
Building better worlds
Posté le 17-01-2010 à 23:22:17  profilanswer
 


 [:aloy]


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21242914
le_noob
Posté le 17-01-2010 à 23:53:47  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Oui c'est un statut un peu spécial, mais elle est au service de la collectivité et du public, et son chef est auditionné par le sénat. C'est publique mais pas étatique on va dire.


 :ange:

n°21243938
python
Posté le 18-01-2010 à 06:21:10  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Oui c'est un statut un peu spécial, mais elle est au service de la collectivité et du public, et son chef est auditionné par le sénat. C'est publique mais pas étatique on va dire.


 
Tu crois :ange:
 
La FED couche dans le même lit que Goldman, c'est la même banque
 


Message édité par python le 18-01-2010 à 06:21:43
n°21249688
freeza01
Posté le 18-01-2010 à 16:46:28  profilanswer
 

et c'est le contribuable qui change les draps  [:mihirung_]  
 
 
 
 
 
 
 
 
tenez, voici le secret pour devenir la principale économie de l'Europe de l'ouest:
 
 
 
 
L'OCDE critique le marché du travail allemand
Patrick Saint-Paul, correspondant à Berlin
14/01/2010 | Mise à jour : 10:35 | Ajouter à ma sélection
La chaîne allemande Schlecker est soupçonnée d'employer des personnes par le biais d'agences de travail temporaire afin de maintenir leur rémunération à un niveau anormalement bas.
La chaîne allemande Schlecker est soupçonnée d'employer des personnes par le biais d'agences de travail temporaire afin de maintenir leur rémunération à un niveau anormalement bas. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
Son représentant à Berlin dénonce un «marché du travail à deux vitesses», en plein scandale sur les conditions de travail dans les drogueries Schlecker.
 
L'Allemagne tout entière, jusqu'à la Chancellerie, est scandalisée par l'affaire des employés ­intérimaires sous-payés de la ­chaîne de drogueries allemandes Schlecker. Mais selon l'OCDE, qui vient de gratifier Berlin d'une volée de critiques, il s'agirait d'une pratique répandue sur un marché du travail allemand, régi par un système à deux vitesses.
 
«Au niveau international, l'Allemagne se distingue comme une société à deux vitesses en ce qui concerne le marché du travail», s'indigne Matthias Rumpf, porte-parole de l'OCDE en Allemagne. Selon un indicateur de l'OCDE, l'Allemagne se classe au plus haut niveau parmi les trente pays membres en ce qui concerne la protection contre le licenciement des employés fixes.
 
En revanche, elle figure en queue de peloton s'agissant de la protection des employés intérimaires, qui souffrent de conditions salariales et d'une protection de l'emploi au rabais. «En Allemagne, encore plus que dans les autres pays membres, les employés sans emploi fixe sont les principales victimes de la crise», estime ­Rumpf.
 
La chaîne allemande de drogueries Schlecker est sous le feu de la critique depuis lundi pour les salaires dérisoires. Le gouvernement allemand lui-même s'étant ému de la situation. Le syndicat des services Ver.di accuse la société, groupe familial qui emploie quelque 52.000 personnes et revendique le premier rang sur le marché allemand des drogueries, d'employer un certain nombre de ses salariés en Allemagne par le biais d'une agence de travail temporaire, et d'en profiter pour maintenir leur rémunération à un niveau anormalement bas.
 
Pas de salaire minimum
 
Celle-ci serait de 6,78 euros de l'heure, au lieu des 12,70 euros en vigueur dans le secteur du commerce de détail. La ministre de l'Emploi conservatrice, Ursula von der Leyen, a promis que le gouvernement allait «examiner de très près» si Schlecker contrevenait aux dispositions en vigueur sur le travail temporaire. Schlecker ­dénonce une «campagne de désinformation et de diffamation», et a rejeté les accusations de dumping salarial.
 
L'Allemagne n'a pas de salaire minimum, seulement des accords salariaux par branche, mais qui sont aisément contournés. Plusieurs employeurs dans le secteur de la distribution ont été sur la sellette ces dernières années pour le traitement de leurs salariés. «Nous avons besoin d'un salaire minimum, obligatoire pour tous les salariés temporaires de la branche», réclame Volker Enkerts, président de la BZA, la fédération des travailleurs temporaires employés dans les services. Enkerts affirme que l'affaire Schlecker est révélatrice des pratiques salariales en cours dans la grande distribution. Pour lui, «il s'agit de tricheries qui devraient être interdites par une loi».
 
------------------------------------------------------------------
 
 
Désolé pour le point Godwin facile, mais bon :D
 
de quoi ils se plaignent d'abord, ces manants ? Ne leur a t on jamais enseigné que le travail rend libre ?  [:ogratte:1]


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°21249942
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-01-2010 à 17:07:11  profilanswer
 

Curieux ça, en France le travail intérimaire est mieux payé que les CDI.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21252539
chrissud
Posté le 18-01-2010 à 21:01:01  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Curieux ça, en France le travail intérimaire est mieux payé que les CDI.


 
 
Si tu crois ça, c'est que tu es à une année lumière de la réalité.
et puis pourquoi une entreprise payerait-elle un salarié plus cher alors que c'est qu'un dépannage, pas logique.
 
L'intérimaire est en générale moins bien payé qu'une personne au poste, c'est d'ailleurs contraire au droit.
 
Bien entendu il ne faut pas àjouter l' indemnité de congés payés et de fin de contrat qui ne correspondent pas à la rémunération du temps de travail effectué.  
 

n°21252573
korrigan73
Membré
Posté le 18-01-2010 à 21:03:18  profilanswer
 

+1 chrissud.
Tu as simplement l'impression d'etre mieux payé a cause des IFM et des congés payes. Mais generalement le taux horaire est moins bon.


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El predicator du topic foot
n°21252745
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-01-2010 à 21:14:12  profilanswer
 

chrissud a écrit :

et puis pourquoi une entreprise payerait-elle un salarié plus cher alors que c'est qu'un dépannage, pas logique.


Au contraire c'est logique : elle paye plus parce qu'elle a un besoin ponctuel, et qu'il vaut mieux payer un peu plus cher quelqu'un juste le temps qu'il faut que de le payer en permanence même quand ta pas besoin de lui.
 
J'ajouterais qu'il faut bien aussi rémunérer l'agence d'intérim, donc surcoût supplémentaire qu'il n'y a pas avec un CDI.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21254038
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 18-01-2010 à 22:59:44  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Curieux ça, en France le travail intérimaire est mieux payé que les CDI


Le vrai, oui. En revanche le pseudo travail intérimaire qui n'est là que pour niquer les salariés, non. Enfin, les Allemands peuvent se réjouir de ne pas subir un code du travail stalinien et oppresseur.

n°21255662
python
Posté le 19-01-2010 à 02:55:52  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Au contraire c'est logique : elle paye plus parce qu'elle a un besoin ponctuel, et qu'il vaut mieux payer un peu plus cher quelqu'un juste le temps qu'il faut que de le payer en permanence même quand ta pas besoin de lui.
 
J'ajouterais qu'il faut bien aussi rémunérer l'agence d'intérim, donc surcoût supplémentaire qu'il n'y a pas avec un CDI.


 
Il ne faut pas que ça devienne de l'abus.  L'interim ne doit pas être utilisée en permanance pour remplacer des postes de CDI.  
 
Un CDI est un CDI et un interim n'est qu'une mesure temporaire.  

n°21255679
le_noob
Posté le 19-01-2010 à 03:02:51  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Au contraire c'est logique : elle paye plus parce qu'elle a un besoin ponctuel, et qu'il vaut mieux payer un peu plus cher quelqu'un juste le temps qu'il faut que de le payer en permanence même quand ta pas besoin de lui.
 
J'ajouterais qu'il faut bien aussi rémunérer l'agence d'intérim, donc surcoût supplémentaire qu'il n'y a pas avec un CDI.


oui pour une entrepris l'interim coûte plus cher. Mais un interimaire tu peux l'arrêter quand tu veux. Pour une grosse boîte il est polus rentable d'avoir des intérimares que t'arrêtes 3-4 semaines par an. Ca revient moins cher qu'un CDI. Sinon l'impression que les intérimaires gagnent plus que les autres contrats vient des IFM et congés payés.

n°21256198
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 19-01-2010 à 08:58:04  profilanswer
 

Martin Wolf fini par tomber d'accord avec Krugman et Maris sur le risque d'un scénario à la japonaise.
 
Krugman ajoutait cet été dans sa série de lectures à la LSE que le Japon s'était maintenu à flots grace aux exportations dans un monde en croissance, mais au niveau mondial on ne peut pas exporter vers Vénus.
 
un extrait de l'article de Wolf :
 

Citation :

Au vu de la qualité du système ferroviaire et de la nourriture que l'on trouve dans l'Archipel, le visiteur qui arrive d'Angleterre prend conscience qu'il vient d'un pays profondément arriéré. Car si c'est cela le déclin, alors la plupart des Britanniques l'accueilleraient à bras ouverts.
 
Et pourtant, le déclin est là. Au cours des deux dernières décennies, l'économie locale a connu une croissance annuelle de 1,1 % en moyenne. Selon l'historien de l'économie Angus Maddison, le produit intérieur brut (PIB) nippon par tête - à parité de pouvoir d'achat -, passé de 20 % du niveau américain en 1950 à un pic de 85 % du même niveau en 1991, était, en 2006, revenu à 72 %.
 
En termes réels, la valeur du Nikkei - l'indice phare de la Bourse de Tokyo - n'est plus que le quart de ce qu'elle était il y a vingt ans. Le plus inquiétant, peut-être, est que les parts des dettes publiques, nette et brute, qui représentaient respectivement 13 % et 68 % du PIB en 1991, devraient, selon les prévisions, bondir à 115 % et 227 % en 2010.
 
Que s'est-il passé ? Richard Koo, de Nomura Research Institute, incrimine la "déflation des bilans". D'après M. Koo, une économie dans laquelle les surendettés consacrent leurs efforts à rembourser leurs dettes possède trois caractéristiques : la fourniture de crédit et de monnaie bancaire cesse de croître, non parce que les banques ne souhaitent pas prêter, mais parce que les entreprises et les ménages ne veulent plus emprunter ; la politique monétaire traditionnelle est largement inefficace ; le désir du secteur privé d'améliorer ses bilans finit par faire du gouvernement l'emprunteur de dernier ressort. Résultat : les efforts pour normaliser les politiques monétaire et budgétaire échouent, jusqu'à ce que soit achevé l'ajustement des bilans du secteur privé.
 
Les balances sectorielles entre épargne et investissement (recettes et dépenses) dans l'économie japonaise montrent clairement ce qui est arrivé. En 1990, tous les secteurs étaient proches de l'équilibre. Puis vint la crise. Son impact durable allait générer un excédent massif d'épargne dans le secteur privé. Puisque celle des ménages avait diminué, la principale explication à ce phénomène était la persistance de la part élevée de l'épargne industrielle brute dans le PIB et la baisse du taux d'investissement. L'énorme excédent privé avait été absorbé par les sorties de capitaux et les déficits budgétaires.
 
M. Koo affirme que ceux qui critiquent les déficits budgétaires se trompent. Sans eux, le pays aurait sombré dans une dépression, au lieu d'une longue période de faible demande. L'alternative eût été d'augmenter l'excédent des comptes courants, mais cela aurait nécessité une baisse du taux de change. Le Japon aurait dû imiter la politique chinoise de taux de change. Cela aurait probablement rendu les Etats-Unis furieux.
 
Pourtant, l'argumentation de M. Koo recèle une faiblesse. Elle n'explique ni la raison pour laquelle est apparu l'énorme excédent de dette, ni pourquoi le Japon s'est révélé aussi vulnérable au choc mondial, alors que l'ajustement du bilan du secteur industriel était enfin en grande partie réalisé.
 
Selon moi, le problème structurel sous-jacent était la combinaison d'une épargne excessive de la part des entreprises (bénéfices non distribués) et de la baisse des opportunités d'investissement une fois le retard de croissance rattrapé. Comme le remarque Andrew Smithers, du cabinet londonien Smithers & Co, l'investissement privé fixe non résidentiel japonais représentait 20 % du PIB en 1990, soit près du double de ce qu'il était aux Etats-Unis. Il est retombé à 13 % après une modeste hausse dans la décennie 2000.
 
Mais aucune baisse comparable n'est intervenue dans les bénéfices industriels non distribués. Dans les années 1980, cette épargne avait pu être absorbée grâce à la politique monétaire qui avait fait baisser le coût de l'emprunt à un taux proche de zéro et soutenu des investissements extravagants. Au cours des années 2000, c'est le boom des exportations et de l'investissement, dû en grande partie au commerce avec la Chine, qui a permis cette absorption.
 
C'est alors qu'a éclaté la crise économique mondiale actuelle, qui a eu un impact dévastateur sur les exportations et généré une énorme récession. Avec une contraction de 8,6 % entre le plus haut et le plus bas niveau de son PIB, le Japon a subi la plus forte récession des pays du G 7. En 2009, d'après l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la baisse des exportations nettes aurait à elle seule contracté l'économie de 1,8 %.
 
L'objectif du Japon devrait être à présent de parvenir à une croissance fondée sur la demande intérieure. La principale condition pour y parvenir est de réduire fortement l'épargne des sociétés. M. Smithers juge que cela se produira de manière naturelle, puisque l'épargne est en grande partie une consommation de capitaux, laquelle résulte d'une période d'investissement excessif.
 
J'ajouterais que si une économie a grand besoin d'ouverture à la concurrence en matière de contrôle des entreprises afin de faire lâcher leurs liquidités à des gestionnaires assoupis, c'est bien celle du Japon. N'étant pas redevable envers l'"establishment" des sociétés nipponnes, le nouveau gouvernement devrait adopter une politique susceptible de modifier enfin le comportement des entreprises.
 
Le moment est aussi venu d'enrayer la déflation. Pour cela, la Banque du Japon doit coopérer avec le gouvernement pour éviter une appréciation excessive du taux de change. La force récente du yen aurait dû conduire à une politique monétaire plus agressive. Lorsque le Japon connaîtra une inflation significative (2 % est le strict minimum), il aura les taux d'intérêt réels négatifs dont il a besoin.
 
Le reste du monde doit tirer les leçons de l'infortune économique du Japon. Elle enseigne que même des déficits budgétaires prolongés, des taux d'intérêt nuls et un assouplissement quantitatif ne conduiront pas à une flambée inflationniste dans les économies "post-bulle" qui, comme celle des Etats-Unis, pâtissent de capacités excédentaires et de bilans déséquilibrés. Elle nous apprend également que la sortie de tels excès est un processus de longue durée.
 
Mais l'expérience japonaise enseigne une leçon valable pour un autre pays. Elle indique que lorsqu'une croissance rapide commence à s'enliser dans une forte épargne des entreprises et un investissement fixe comparativement élevé, il peut s'avérer très malaisé de gérer la demande. Cela est particulièrement vrai si la promotion délibérée de bulles de crédit et de prix des actifs fait partie du mécanisme utilisé pour soutenir la demande. Qui doit particulièrement retenir aujourd'hui cette leçon ? La Chine.


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°21257430
freeza01
Posté le 19-01-2010 à 10:56:22  profilanswer
 

[:aka44]  
 
 Dette: la GB "extrêmement vulnérable"
 
18/01/2010 | Mise à jour : 16:34 | Commentaires 1 | Ajouter à ma sélection
La note de crédit AAA du Royaume-Uni, la meilleure possible, semble actuellement "extrêmement vulnérable", selon une note d'un responsable de la firme de gestion financière Standard Life.
 
Dans une note aux investisseurs, Philip Laing, directeur de l'investissement pour les obligations d'Etat, indique "qu'au vu des développements récents, la note de crédit AAA du Royaume-Uni est extrêmement vulnérable". "Nous ne voudrions pas surévaluer le niveau de la crise au Royaume-Uni mais l'actuel cocktail économico-politique y est hautement toxique", a-t-il ajouté.
 
Le déficit public du Royaume-Uni a atteint 12,6% du Produit intérieur brut (PIB) en 2009, et la dette, tout en étant contenue en dessous de celle de la France, par exemple, a crû de manière exponentielle avec la crise et le sauvetage des banques.
 
De plus, à l'approche d'élections législatives dans quelques semaines (la date n'est pas encore fixée) le gouvernement n'a pas encore pris de mesures drastiques pour réduire les dépenses publiques, ce qui inquiète les analystes de crédit.
 
Déjà ce mois-ci, le puissant fonds d'investissement Pimco avait estimé à 80% le risque de voir la note AAA dégradée si le gouvernement n'améliorait pas son plan de réduction du déficit public.
 
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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
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