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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°20683846
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 09:19:49  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

le_noob a écrit :


C'est surtout que la science économique repose énormément sur ce genre de sophismes  :pfff:


 
Que connais-tu à la science économique ? l'as-tu étudiée sérieusement pendant plusieurs années, pour pouvoir ensuite adopter cette attitude péremptoire ?
 
 

mood
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Posté le 26-11-2009 à 09:19:49  profilanswer
 

n°20683889
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 09:30:00  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

comme souvent le texte est un bon retour :
 
 
 
 
Toute la consolation que M. Bowring prodigue aux ouvriers qui périssent, et, en général, toute la doctrine de compensation que les free-traders établissent, revient à ceci :
 
Vous autres, milliers d'ouvriers qui périssez, ne vous désolez pas. Vous pouvez mourir en toute tranquillité. Votre classe ne périra pas. Elle sera toujours assez nombreuse pour que le capital puisse la décimer, sans avoir à craindre de l'anéantir. D'ailleurs, comment voulez-vous que le capital trouve un emploi utile, s'il n'avait pas soin de se ménager toujours la matière exploitable, les ouvriers, pour les exploiter de nouveau ?
 
Mais aussi, pourquoi poser encore comme problème à résoudre, l'influence que la réalisation du libre-échange exercera sur la situation de la classe ouvrière ? Toutes les lois que les économistes ont exposées, depuis Quesnay jusqu'à Ricardo, sont établies dans la supposition que les entraves qui enchaînent encore la liberté commerciale n'existent plus. Ces lois se confirment au fur et à mesure que le libre-échange se réalise.
 
La première de ces lois, c'est que la concurrence réduit le prix de toute marchandise au minimum de ses frais de production. Ainsi le minimum de salaire est le prix naturel du travail. Et qu'est-ce que le minimum du salaire ? C'est tout juste ce qu'il faut pour faire produire les objets indispensables à la sustentation de l'ouvrier, pour le mettre en état de se nourrir tant bien que mal et de propager tant soit peu sa race.
 
Ne croyons pas pour cela que l'ouvrier n'aura que ce minimum de salaire, ne croyons pas, non plus, qu'il aura ce minimum de salaire toujours.
 
Non, d'après cette loi, la classe ouvrière sera quelquefois plus heureuse. Elle aura parfois plus que le minimum; mais ce surplus ne sera que le supplément de ce qu'elle aura eu, moins que le minimum, dans le temps de stagnation industrielle. Cela veut dire que, dans un certain laps de temps qui est toujours périodique, dans ce cercle que fait l'industrie, en passant par les vicissitudes de prospérité, de surproduction, de stagnation, de crise, en comptant tout ce que la classe ouvrière aura eu de plus et de moins que le nécessaire, on verra qu'en somme elle n'aura eu ni plus ni moins que le minimum; c'est-à-dire la classe ouvrière se sera conservée comme classe après bien de malheurs, de misères et de cadavres laissés sur le champ de bataille industriel. Mais qu'importe ? La classe subsiste toujours et, mieux que cela, elle se sera accrue.
 
Ce n'est pas tout. Le progrès de l'industrie produit des moyens d'existence moins coûteux. C'est ainsi que l'eau-de-vie a remplacé la bière, que le coton a remplacé la laine et le lin, et que la pomme de terre a remplacé le pain.
 
Ainsi, comme on trouve toujours moyen d'alimenter le travail avec des choses moins chères et plus misérables, le minimum du salaire va toujours en diminuant. Si ce salaire a commencé à faire travailler l'homme pour vivre, il finit par faire vivre l'homme d'une vie de machine. Son existence n'a d'autre valeur que celle d'une simple force productive, et le capitaliste le traite en conséquence.
 
Cette loi du travail marchandise, du minimum du salaire, se vérifiera à mesure que la supposition des économistes, le libre-échange, sera devenue une vérité, une actualité. Ainsi, de deux choses l'une : ou il faut renier toute l'économie politique basée sur la supposition du libre-échange, ou bien il faut convenir que les ouvriers seront frappés de toute la rigueur des lois économiques sous ce libre-échange.
 
Pour nous résumer : dans l'état actuel de la société, qu'est-ce donc que le libre-échange ? C'est la liberté du capital. Quand vous aurez fait tomber les quelques entraves nationales qui enchaînent encore la marche du capital, vous n'aurez fait qu'en affranchir entièrement l'action. Tant que vous laissez subsister le rapport du travail salarié au capital, l'échange des marchandises entre elles aura beau se faire dans les conditions les plus favorables, il y aura toujours une classe qui exploitera, et une classe qui sera exploitée. On a véritablement de la peine à comprendre la prétention des libre-échangistes, qui s'imaginent que l'emploi plus avantageux du capital fera disparaître l'antagonisme entre les capitalistes industriels et les travailleurs salariés. Tout au contraire, tout ce qui en résultera, c'est que l'opposition de ces deux classes se dessinera plus nettement encore.
 
Admettez un instant qu'il n'y ait plus de lois céréales, plus de douane, plus d'octroi, enfin que toutes les circonstances accidentelles, auxquelles l'ouvrier peut encore s'en prendre, comme étant les causes de sa situation misérable, aient entièrement disparu, et vous aurez déchiré autant de voiles qui dérobaient à ses yeux son véritable ennemi.
 
Il verra que le capital devenu libre ne le rend pas moins esclave que le capital vexé par les douanes.
 
Messieurs, ne vous en laissez pas imposer [2] par le mot abstrait de liberté. Liberté de qui ? Ce n'est pas la liberté d'un simple individu, en présence d'un autre individu. C'est la liberté qu'a le capital d'écraser le travailleur.
 
Comment voulez-vous encore sanctionner la libre concurrence par cette idée de liberté quand cette liberté n'est que le produit d'un état de choses basé sur la libre concurrence ?
 
Nous avons fait voir ce que c'est que la fraternité que le libre-échange fait naître entre les différentes classes d'une seule et même nation. La fraternité que le libre-échange établirait entre les différentes nations de la terre ne serait guère plus fraternelle. Désigner par le nom de fraternité universelle l'exploitation à son état cosmopolite, c'est une idée qui ne pouvait prendre origine que dans le sein de la bourgeoisie. Tous les phénomènes destructeurs que la libre concurrence fait naître dans l'intérieur d'un pays se reproduisent dans des proportions plus gigantesques sur le marché de l'univers. Nous n'avons pas besoin de nous arrêter plus longuement aux sophismes que débitent à ce sujet les libre-échangistes, et qui valent bien les arguments de nos trois lauréats, MM. Hope, Morse et Greg.
 
On nous dit, par exemple, que le libre-échange ferait naître une division du travail internationale qui assignerait à chaque pays une production en harmonie avec ses avantages naturels.
 
Vous pensez peut-être, Messieurs, que la production du café et du sucre, c'est la destinée naturelle des Indes occidentales.
 
Deux siècles auparavant, la nature, qui ne se mêle guère du commerce, n'y avait mis ni café, ni canne à sucre.
 
Et il ne se passera peut-être pas un demi-siècle que vous n'y trouverez plus ni café ni sucre, car les Indes orientales, par la production à meilleur marché, ont déjà victorieusement combattu cette prétendue destinée naturelle des Indes occidentales. Et ces Indes occidentales avec leurs dons naturels sont déjà pour les Anglais un fardeau aussi lourd que les tisserands de Dacca, qui, eux aussi, étaient destinés depuis l'origine des temps à tisser à la main.
 
Une chose encore qu'il ne faut jamais perdre de vue, c'est que, de même que tout est devenu monopole, il y a aussi de nos jours quelques branches industrielles qui dominent toutes les autres et qui assurent aux peuples qui les exploitent le plus, l'empire sur le marché de l'univers. C'est ainsi que dans le commerce international le coton à lui seul a une plus grande valeur commerciale que toutes les autres matières premières employées pour la fabrication des vêtements, prises ensemble. Et il est véritablement risible de voir les libre-échangistes faire ressortir les quelques spécialités dans chaque branche industrielle pour les mettre en balance avec les produits de commun usage, qui se produisent à meilleur marché dans les pays où l'industrie est le plus développée.
 
Si les libre-échangistes ne peuvent pas comprendre comment un pays peut s’enrichir aux dépens de l'autre, nous ne devons pas en être étonnés, puisque ces mêmes messieurs ne veulent pas non plus comprendre comment, dans l'intérieur d'un pays, une classe peut s'enrichir aux dépens d'une autre classe.
 
Ne croyez pas, messieurs, qu'en faisant la critique de la liberté commerciale nous ayons l'intention de défendre le système protectionniste.
 
On se dit ennemi du régime constitutionnel, on ne se dit pas pour cela ami de l'ancien régime.
 
D'ailleurs, le système protectionniste n'est qu'un moyen d'établir chez un peuple la grande industrie, c'est-à-dire de le faire dépendre du marché de l'univers, et du moment qu'on dépend du marché de l'univers on dépend déjà plus ou moins du libre-échange. Outre cela, le système protecteur contribue à développer la libre concurrence dans l'intérieur d'un pays. C'est pourquoi nous voyons que dans les pays où la bourgeoisie commence à se faire valoir comme classe, en Allemagne, par exemple, elle fait de grands efforts pour avoir des droite protecteurs. Ce sont pour elle des armes contre la féodalité et contre le gouvernement absolu, c'est pour elle un moyen de concentrer ses forces, de réaliser le libre-échange dans l'intérieur du même pays.
 
Mais en général, de nos jours, le système protecteur est conservateur, tandis que le système du libre-échange est destructeur. Il dissout les anciennes nationalités et pousse à l'extrême l'antagonisme entre la bourgeoisie et le prolétariat. En un mot, le système de la liberté commerciale hâte la révolution sociale. C'est seulement dans ce sens révolutionnaire, Messieurs, que je vote en faveur du libre-échange.
 
 
Karl Marx, fin du "discours sur le libre échange" dans "misère de la philosophie"


 
Mais, j'ai cru comprendre que tu étais aussi économiste, magicpanda. Comment peux-tu  valider un tel texte ? Je n'évoquerai que le début du texte, sur les salaires.Tu sais comme moi que les salaires suivent l'augmentation générale de la valeur ajoutée. A telle enseigne que sur longue période, la part des salaires dans la VA est constante, de l'ordre des 2/3, y compris aux EU, çàd dans des pays ou l'Etat est moins interventionniste. Tout simplement parce que les salaires suivent la progression des gains de productivité, comme tu le sais. Dès lors, tu ne peux pas cautionner des propos qui laissent entendre que le salaire est condamné à n'être qu'un salaire de subsistance : c'est une contre-vérité, démontrée aussi bien théoriquement qu'empiriquement !  
 

n°20683900
moonboots
Posté le 26-11-2009 à 09:32:58  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 


Merci pour les chiffres !

 

En plus, ils donnent de l'eau à mon moulin.  


pas du tout, tu as dit ça

Citation :

le niveau de vie s'est plus élevé lors des 30 glorieuses, avec seulement 30% de prélèvements obligatoires, et un faible salaire minimum, que lors des 30 dernières années, avec 53% de dépenses publiques et un SMIC en forte augmentation.


et la fig 1 de la page 4 ( http://docs.google.com/viewer?a=v& [...] KRtt-ibitA ) prouve l'exact contraire de ce que tu dis : le SMIC a considérablement augmenté durant les 30 Glorieuses pour arrêter sa progression durant les 30 dernières années, maintenant tu peux faire de l'accrobranche en choisissant par exemple les dates qui t'arrangent (1970, qui fait partie des 30 Glorieuses, et qui ne fait partie des 30 dernières années), mais ton affirmation première qui visait à prouver que la création monétaire ce n'est pas bien, est tout simplement fausse...

 

bref chacun jugera...

 

http://img80.imageshack.us/img80/5656/image2yg.png

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 26-11-2009 à 09:44:43
n°20683988
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 26-11-2009 à 09:44:11  profilanswer
 

le_noob a écrit :


 :heink:  
 
Ah ouais il est inscrit au PS donc ce n'est pas un libérale  :pfff:


Les mots ont un sens.

n°20684070
poilagratt​er
Posté le 26-11-2009 à 09:51:20  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Tu sais comme moi que les salaires suivent l'augmentation générale de la valeur ajoutée. A telle enseigne que sur longue période, la part des salaires dans la VA est constante, de l'ordre des 2/3, y compris aux EU, çàd dans des pays ou l'Etat est moins interventionniste. Tout simplement parce que les salaires suivent la progression des gains de productivité, comme tu le sais. Dès lors, tu ne peux pas cautionner des propos qui laissent entendre que le salaire est condamné à n'être qu'un salaire de subsistance : c'est une contre-vérité, démontrée aussi bien théoriquement qu'empiriquement !  
 


Le travail est une marchandise, et suis la loi de l'offre et la demande.  Le salaire a donc naturellement tendance a etre minimisé comme n'importe quel autre cout.
 
Des conditions particulières (que l'on connait) peuvent faire qu'il suive parfois l'augmentation de la valeur ajoutée, ou la productivité, mais ce n'est absolument pas une loi générale.  
 
Sinon démontre pourquoi. [:poilagratter]  
 
(j'ai du mettre de l'antidérapant sous mon clavier, tellement c'est énorme)

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 26-11-2009 à 09:52:40

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20684079
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 09:52:00  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

comme souvent le texte est un bon retour :
 
 
 
 c'est-à-dire la classe ouvrière se sera conservée comme classe après bien de malheurs, de misères et de cadavres laissés sur le champ de bataille industriel. Mais qu'importe ? La classe subsiste toujours et, mieux que cela, elle se sera accrue.
 
Ce n'est pas tout. Le progrès de l'industrie produit des moyens d'existence moins coûteux. C'est ainsi que l'eau-de-vie a remplacé la bière, que le coton a remplacé la laine et le lin, et que la pomme de terre a remplacé le pain.
 
Ainsi, comme on trouve toujours moyen d'alimenter le travail avec des choses moins chères et plus misérables, le minimum du salaire va toujours en diminuant. Si ce salaire a commencé à faire travailler l'homme pour vivre, il finit par faire vivre l'homme d'une vie de machine. Son existence n'a d'autre valeur que celle d'une simple force productive, et le capitaliste le traite en conséquence.
 
.
 
 
Karl Marx, fin du "discours sur le libre échange" dans "misère de la philosophie"


 
La prophétie est fausse :
 
- la classe ouvrière ne s'est pas accrue, bien au contraire
- son pouvoir d'achat a progressé  : par exemple le SMiC  a augmenté de 100% depuis 1970, en euro constant et le salire moyen de 53%
- elle ne vit pas comme une machine :elle a aujourd'hui plus qu'hier accès à l'éducation, à la retraite, à un temps de travail réduit, aux loisirs.
 
Il est évident que tout cela est dû à l'économie de marché.  
 
Comment peux-tu cautionner ce genre de propos, magicpanda ? tu es en plein romantisme ! C'est un texte très lyrique, très littéraire, à la rhétorique séduisante ; mais, sur le plan scientifique, ça ne vaut pas grand chose.

n°20684116
magic-sim
Attention, pougnat radioactif
Posté le 26-11-2009 à 09:56:05  profilanswer
 


 :lol:  N'empêche que si on passait son temps à n'accorder crédit qu'aux "théories des tenants d'un système", on n'en serait encore chasseurs-cueilleurs  [:xp1700]

 

Toute l'évolution des sociétés est basée sur de multiples changements de paradigme. La résistance au changement est normale. Mais pas une fatalité.

 

Et ne confonds pas indispensable et indispensable. Il y a une énorme différence entre un indispensable fondamental, physique, parce que nécessaire à nombre de réactions chimiques, et un "indispensable" monté de toute pièce par une science inexacte, fruit de la pensée. ça ne te sert pas de faire ce genre de comparaisons...

 


Vaut mieux ouvrir DES livres à mon avis, et ne pas se contenter d'un seul courant de pensée...

 

Histoire de ne pas bloquer sur UN dogme [:hide]


Message édité par magic-sim le 26-11-2009 à 09:58:46

---------------
Recueille pougnats islandais suite à éruption volcanique.
n°20684120
poilagratt​er
Posté le 26-11-2009 à 09:56:36  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
La prophétie est fausse :
 
- la classe ouvrière ne s'est pas accrue, bien au contraire
- son pouvoir d'achat a progressé  : par exemple le SMiC  a augmenté de 100% depuis 1970, en euro constant et le salire moyen de 53%
- elle ne vit pas comme une machine :elle a aujourd'hui plus qu'hier accès à l'éducation, à la retraite, à un temps de travail réduit, aux loisirs.
 
Il est évident que tout cela est dû à l'économie de marché.  
 
Comment peux-tu cautionner ce genre de propos, magicpanda ? tu es en plein romantisme ! C'est un texte très lyrique, très littéraire, à la rhétorique séduisante ; mais, sur le plan scientifique, ça ne vaut pas grand chose.


la classe ouvrière a changé de nom, mais il y a toujours autant de prolos (ceux qui n'ont pas de capital)
 
La classe ouvrière a obtenu plus que le minimum en menaçant de foutre le bordel. C'est tout.
ça n'a rien a voir avec l'économie de marché.
 
Le capitaliste donne plus pour avoir la paix sociale, favorable a l'efficacité de la production.
 
Sinon démontre les mécanismes de l'économie de marché qui poussent les salaires du plus grand nombre à la hausse (je ne parle pas des footbaleurs, hein.)

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 26-11-2009 à 10:01:54

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20684197
moonboots
Posté le 26-11-2009 à 10:06:43  profilanswer
 

limonaire a écrit :

- son pouvoir d'achat a progressé  : par exemple le SMiC  a augmenté de 100% depuis 1970, en euro constant et le salire moyen de 53%


heu... il ne faut seulement considérer le niveau de salaire mais un tas d'autres facteurs, notamment le niveau de vie...
par exemple si l'inflation touche en premier lieu des dépenses incompressibles (comme le logement, l'énergie, les matières premières) ce sont les classes les plus modestes qui sont touchées...
ensuite il y a tous les prélèvements qui se déportent vers les classes modestes ces dernières années...
etc...

 

il faut faire attention aux chiffres     :/

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 26-11-2009 à 10:15:57
n°20684261
lfcclb
Posté le 26-11-2009 à 10:13:57  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
La prophétie est fausse :
 
- la classe ouvrière ne s'est pas accrue, bien au contraire
- son pouvoir d'achat a progressé  : par exemple le SMiC  a augmenté de 100% depuis 1970, en euro constant et le salire moyen de 53%
- elle ne vit pas comme une machine :elle a aujourd'hui plus qu'hier accès à l'éducation, à la retraite, à un temps de travail réduit, aux loisirs.
 
Il est évident que tout cela est dû à l'économie de marché.  
 
Comment peux-tu cautionner ce genre de propos, magicpanda ? tu es en plein romantisme ! C'est un texte très lyrique, très littéraire, à la rhétorique séduisante ; mais, sur le plan scientifique, ça ne vaut pas grand chose.


 
La classe ouvrière au sens strict ne s'est pas accrue certes... mais la classe des ouvriers/employés/vendeurs etc et plus largement la classe sans capital reste prédominante !
 
Par contre, se permettre de balayer Marx d'un revers de main ("sur le plan scientifique ça ne vaut pas grand chose"  :sarcastic: ) pour nous asséner comme une évidence (?!?) que "tout cela est dû à l'économie de marché"... c'est quand même d'une suffisance et d'un simplisme confondants.
 
D'autant que ton interprétation du texte est douteuse: il ne dit pas que les salaires des masses productives sont condamnés à ne jamais augmenter mais que leur part dans la valeur est condamnée à ne pas évoluer, devant rester juste au niveau où elle permet d'assurer une rémunération suffisante du capital (via la consommation) pour permettre le maintien des classes. C'est toute la mécanique sous-jacente au capitalisme (pression du capital sur les salaires => surproduction (=> généralisation du crédit) => crise =>...) qui est décrite. Et que je sache ce n'est certainement pas la crise actuelle qui puisse démentir ce schéma.
 
Bien sûr il faudrait nuancer par le fait qu'aujourd'hui nous sommes pour la plupart mi capitalistes/mi travailleurs, mais la vision reste quand même tout aussi pertinente que celles que les économistes médiatiques contemporains tentent de nous imposer à longueur d'articles...  :o

mood
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Posté le 26-11-2009 à 10:13:57  profilanswer
 

n°20684281
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 10:15:27  profilanswer
 

moonboots a écrit :


pas du tout, tu as dit ça

Citation :

le niveau de vie s'est plus élevé lors des 30 glorieuses, avec seulement 30% de prélèvements obligatoires, et un faible salaire minimum, que lors des 30 dernières années, avec 53% de dépenses publiques et un SMIC en forte augmentation.


et la fig 1 de la page 4 ( http://docs.google.com/viewer?a=v& [...] KRtt-ibitA ) prouve l'exact contraire de ce que tu dis : le SMIC a considérablement augmenté durant les 30 Glorieuses pour arrêter sa progression durant les 30 dernières années, maintenant tu peux faire de l'accrobranche en choisissant par exemple les dates qui t'arrangent (1970, qui fait partie des 30 Glorieuses, et qui ne fait partie des 30 dernières années), mais ton affirmation première qui visait à prouver que la création monétaire ce n'est pas bien, est tout simplement fausse...
 
bref chacun jugera...
 
http://img80.imageshack.us/img80/5656/image2yg.png


 
Les 30 Glorieuses s'arrêtent en 1974 ou 1975.
 
Le chômage augmente à partir de 1968 (cf la fameuse phrase de Pompidou en 1971 ou 1972, sur les dangers révolutionnaires du franchissement du cap des 500.000 chômeurs), çàd au moment où le SMIC augmente très fortement. Pour moi, la rupture ne date pas en effet de 1974 (la fin "officielle" des Trente glorieuses)  mais de 1968, date où la part des salaires dans la VA augmentent fortement.
 
Soyons cependant bon prince et recalculons, avec les chiffes que tu fournis, les progressions des salaires de 1980 à 2004 :
 
- salaire moyen : +17% sur ces 24 ans
- smic : +32% sur cette même période.
Si le SMiC avait connu depuis 1980 la même progression que le salaire moyen, il s'éleverait aujourd'hui à 886 euros au lieu de 1.000 euros. Le Smic a donc connu uneforte augmentation, même depuis 1980, même depuis ce qu'on appelle la "crise".
 
Si on estime les progressions depuis le début de la crise, sur 30 ans (1974-2004), on obtient les chiffres suivants:
- salaire moyen : +38%
- smic : +70%
Si le SMiC avait connu depuis 1974 la même progression que le salaire moyen, il s'éleverait donc aujourd'hui à 812 euros au lieu de 1.000 euros.
 
Il n'est donc pas niable que le Smic a connu depuis la fin des Trente Glorieuses une progression nettement plus rapide que le salaire moyen, en raison des fameux "coups de pouce" donnés par les différents gouvernements. C'est ce qui explique d'ailleurs qu'il y ait de plus en plus de smicards (17% aujourd'hui), beaucoup d'ouvriers ou d'employés voyant leur salaire rattrapé par la hausse relativement rapide du Smic.
 
A contrario, il est piquant de constater, toujours avec les chiffres que tu fournis, que pendant la décennie 1960, en plein dans les Trente Glorieuses, le salaire minimum n'augmente que de 3,4% par an, contre 4% pour le salaire moyen. Soit sur 10 ans, une hausse du SMIG de 40% et une hausse cumuilée du salaire moyen de 48% : un écart de 8 points ! Le salaire minimum augmente moins vite que le salaire moyen pendant les 30 glorieuses, ce sont tes chiffres qui le disent : c'est ce qui explique le faible chômage (obtenu avec des salaires de misère en bas de l'échelle d'où mai 1968).  
 
Tout ça n'est guère contestable. Les salaires en bas de l'échelle dans les années 1960 étaient vraiment très bas. Aujourd'hui, c'est moins le cas. Il certes difficle de vivre avec le Smic aujourd'hui : je ne dis pas le contraire. Mais c'est vous dire combien ça l'était dans les années 1960, années de faibles salaires minimums, de grandes inégalités salariales (ton pdf en parle), etc. Mais aussi de moindre chômage. Tout est lié.
 
 
 

n°20684309
poilagratt​er
Posté le 26-11-2009 à 10:18:56  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Les 30 Glorieuses s'arrêtent en 1974 ou 1975.
 
Le chômage augmente à partir de 1968 (cf la fameuse phrase de Pompidou en 1971 ou 1972, sur les dangers révolutionnaires du franchissement du cap des 500.000 chômeurs), çàd au moment où le SMIC augmente très fortement. Pour moi, la rupture ne date pas en effet de 1974 (la fin "officielle" des Trente glorieuses)  mais de 1968, date où la part des salaires dans la VA augmentent fortement.
 
Soyons cependant bon prince et recalculons, avec les chiffes que tu fournis, les progressions des salaires de 1980 à 2004 :
 
- salaire moyen : +17% sur ces 24 ans
- smic : +32% sur cette même période.
Si le SMiC avait connu depuis 1980 la même progression que le salaire moyen, il s'éleverait aujourd'hui à 886 euros au lieu de 1.000 euros. Le Smic a donc connu uneforte augmentation, même depuis 1980, même depuis ce qu'on appelle la "crise".
 
Si on estime les progressions depuis le début de la crise, sur 30 ans (1974-2004), on obtient les chiffres suivants:
- salaire moyen : +38%
- smic : +70%
Si le SMiC avait connu depuis 1974 la même progression que le salaire moyen, il s'éleverait donc aujourd'hui à 812 euros au lieu de 1.000 euros.
 
Il n'est donc pas niable que le Smic a connu depuis la fin des Trente Glorieuses une progression nettement plus rapide que le salaire moyen, en raison des fameux "coups de pouce" donnés par les différents gouvernements. C'est ce qui explique d'ailleurs qu'il y ait de plus en plus de smicards (17% aujourd'hui), beaucoup d'ouvriers ou d'employés voyant leur salaire rattrapé par la hausse relativement rapide du Smic.
 
A contrario, il est piquant de constater, toujours avec les chiffres que tu fournis, que pendant la décennie 1960, en plein dans les Trente Glorieuses, le salaire minimum n'augmente que de 3,4% par an, contre 4% pour le salaire moyen. Soit sur 10 ans, une hausse du SMIG de 40% et une hausse cumuilée du salaire moyen de 48% : un écart de 8 points ! Le salaire minimum augmente moins vite que le salaire moyen pendant les 30 glorieuses, ce sont tes chiffres qui le disent : c'est ce qui explique le faible chômage (obtenu avec des salaires de misère en bas de l'échelle d'où mai 1968).  
 
Tout ça n'est guère contestable. Les salaires en bas de l'échelle dans les années 1960 étaient vraiment très bas. Aujourd'hui, c'est moins le cas. Il certes difficle de vivre avec le Smic aujourd'hui : je ne dis pas le contraire. Mais c'est vous dire combien ça l'était dans les années 1960, années de faibles salaires minimums, de grandes inégalités salariales (ton pdf en parle), etc. Mais aussi de moindre chômage. Tout est lié.
 
 
 


Et pourquoi les gouvernements ont parfois donné des coups de pouce au smic?    :D    
 
(smic massivement contourné aujourd'hui)

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 26-11-2009 à 10:19:48

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20684324
kadreg
profil: Utilisateur
Posté le 26-11-2009 à 10:20:53  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Et pourquoi les gouvernements ont parfois donné des coups de pouce au smic?    :D    


 
acheter des voix :spamafote:


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brisez les rêves des gens, il en restera toujours quelque chose...  -- laissez moi troller sur discu !
n°20684337
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 10:21:44  profilanswer
 

moonboots a écrit :


heu... il ne faut seulement considérer le niveau de salaire mais un tas d'autres facteurs, notamment le niveau de vie...
par exemple si l'inflation touche en premier lieu des dépenses incompressibles (comme le logement, l'énergie, les matières premières) ce sont les classes les plus modestes qui sont touchées...
ensuite il y a tous les prélèvements qui se déportent vers les classes modestes ces dernières années...
etc...
 
il faut faire attention aux chiffres     :/


 
Il faudrait savoir. Tu me montres en PDF, dont tu penses qu'il va dans ton sens. J'utilise les chiffres de ton PDF pour te montrer que ce n'est pas vrai. Et maintenant tu me dis : "oui, mais, il faut tenir compte d'autres choses..." Il ne fallait pas alors brandir en triomphant ce PDf si ce PDf ne contient pas tous les chiffres pour bien raisonner, selon toi.  
 
La charge de la preuve est dans ton camp : à toi de fournir les chiffres ad hoc, puisque j'ai balayé ton précédent argument avec tes propres chiffres.  
 
L'argument des prèlèvementsne tient pas, ton PDf prenant en compte les salalires nets, çàd déduction faite des charges sociales. Or ce sont les charges sociales qui ont augmenté le plus vite parmi les prélèvements obligatoires. Par ailleurs, le Smic a subi de forts dégrèvements de charges sociales depuis 20 ans environ.

n°20684345
Profil sup​primé
Posté le 26-11-2009 à 10:23:02  answer
 

pour mon cas ...
je suis propriétaire d'un appart que je loue 390€ /mois
je touche 1500€ / mois
je bosse depuis 20ans dans la fonction publique.
 
à coté je suis locataire.
j'ai payé cette année plus de 3000€ d'impôts (tout confondu revenu, foncier, taxe d'habitation, etc ...)
je suis pris par la couilles, je ne dépense rien, je ne bouffe pas le soir et je m'en sort à peine !
 
je sais y a pire, je sais que l'impôt est une bonne chose pour la société mais bordel quand je vois les fraudes fiscales et les cadeaux aux riches ça me dégoûte et j'ai envie de meurtre !
 
désolé je suis énervé, je viens juste de me rendre compte que le trésors public vient de se service sur mon compte de 900€, pas de Noël pour moi cette année.

n°20684361
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 10:25:04  profilanswer
 

lfcclb a écrit :


 
La classe ouvrière au sens strict ne s'est pas accrue certes... mais la classe des ouvriers/employés/vendeurs etc et plus largement la classe sans capital reste prédominante !
 
Par contre, se permettre de balayer Marx d'un revers de main ("sur le plan scientifique ça ne vaut pas grand chose"  :sarcastic: ) pour nous asséner comme une évidence (?!?) que "tout cela est dû à l'économie de marché"... c'est quand même d'une suffisance et d'un simplisme confondants.
 
D'autant que ton interprétation du texte est douteuse: il ne dit pas que les salaires des masses productives sont condamnés à ne jamais augmenter mais que leur part dans la valeur est condamnée à ne pas évoluer, devant rester juste au niveau où elle permet d'assurer une rémunération suffisante du capital (via la consommation) pour permettre le maintien des classes. C'est toute la mécanique sous-jacente au capitalisme (pression du capital sur les salaires => surproduction (=> généralisation du crédit) => crise =>...) qui est décrite. Et que je sache ce n'est certainement pas la crise actuelle qui puisse démentir ce schéma.
 
Bien sûr il faudrait nuancer par le fait qu'aujourd'hui nous sommes pour la plupart mi capitalistes/mi travailleurs, mais la vision reste quand même tout aussi pertinente que celles que les économistes médiatiques contemporains tentent de nous imposer à longueur d'articles...  :o


 
Ce n'est pas moi qui balaie Marx d'un revers de la main : c'est 90% des économistes mondiaux et sans doute 80% des éconmistes en France. Marx n'est pas un économiste sérieux. Son erreur sur la décroissance tendancielle du taux de profit est démontée dans tous les manuels universitaires. En revanche, c'est un philosophe de premier plan, je ne dis pas le contraire.  
 
 

n°20684438
moonboots
Posté le 26-11-2009 à 10:31:40  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Il faudrait savoir. Tu me montres en PDF, dont tu penses qu'il va dans ton sens. J'utilise les chiffres de ton PDF pour te montrer que ce n'est pas vrai. Et maintenant tu me dis : "oui, mais, il faut tenir compte d'autres choses..." Il ne fallait pas alors brandir en triomphant ce PDf si ce PDf ne contient pas tous les chiffres pour bien raisonner, selon toi.  
 
La charge de la preuve est dans ton camp : à toi de fournir les chiffres ad hoc, puisque j'ai balayé ton précédent argument avec tes propres chiffres.  
 
L'argument des prèlèvementsne tient pas, ton PDf prenant en compte les salalires nets, çàd déduction faite des charges sociales. Or ce sont les charges sociales qui ont augmenté le plus vite parmi les prélèvements obligatoires. Par ailleurs, le Smic a subi de forts dégrèvements de charges sociales depuis 20 ans environ.


je ne vois pas ce qu'il y a de contradictoire, il y a un tas de facteurs à prendre en considération, non seulement le SMIC a très peu évolué ces 30 dernières années, ça te suffit pour te réjouir, mais je t'explique qu'un salaire ne détermine pas un niveau de vie, c'est d'ailleurs tout à fait valable pour les 30 Glorieuses. Si comme c'est le cas ces dernières années les logements ont pris 50%, à quoi bon une progression de ton salaire de 2% qui ne recouvrira pas la hausse de cette dépense incompressible ? Quant aux prélèvements il ne s'agit pas que des charges sociales, mais de la CSG, CRDS, taxes locales, etc... d'ailleurs pour rester sur le social on paye de plus en plus de notre propre poche par les forfaits, déremboursements, mutuels...
 
quant à ton post précédent c'est de l'aviron mais bon pas trop le temps de commenter
en tout cas j'apprécie que tu rentres dans l'argumentation, ce n'est pas si courant    :jap:

n°20684545
moonboots
Posté le 26-11-2009 à 10:42:08  profilanswer
 

si tu consultes la page 5 graphique 3, qui expose la progression relative des salaires, ce que tu prétends se passe bien de 1960 à 1968 (baisse relative du SMIC ! dommage qu'on n'ai pas les années précédentes), mais pas du tout de 1980 à 2 000 par exemple, période pendant laquelle le SMIC n'a pas du tout progressé (toujours en valeur relative) contrairement à ce que tu dis...
http://docs.google.com/viewer?a=v& [...] KRtt-ibitA

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 26-11-2009 à 10:48:13
n°20684551
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 10:42:19  profilanswer
 

moonboots a écrit :


je ne vois pas ce qu'il y a de contradictoire, il y a un tas de facteurs à prendre en considération, non seulement le SMIC a très peu évolué ces 30 dernières années, ça te suffit pour te réjouir, mais je t'explique qu'un salaire ne détermine pas un niveau de vie, c'est d'ailleurs tout à fait valable pour les 30 Glorieuses. Si comme c'est le cas ces dernières années les logements ont pris 50%, à quoi bon une progression de ton salaire de 2% qui ne recouvrira pas la hausse de cette dépense incompressible ? Quant aux prélèvements il ne s'agit pas que des charges sociales, mais de la CSG, CRDS, taxes locales, etc... d'ailleurs pour rester sur le social on paye de plus en plus de notre propre poche par les forfaits, déremboursements, mutuels...
 
quant à ton post précédent c'est de l'aviron mais bon pas trop le temps de commenter
en tout cas j'apprécie que tu rentres dans l'argumentation, ce n'est pas si courant    :jap:


 
1- tu te fous de moi ou quoi ? le Smic a progressé plus vite que les salaires depuis 198à alors qu'il progressait moins vite que les salaires dans les années 1960. Les faits sont les faits : on pourrait au moins se mettre d'accord là-dessus ? Sinon à quoi qça sert que tu postes des PDF remplis de chiffres et que je me fatigue à les exploiter ?  Donc, ne me ressors plus l'argument selon lesquels le salaire minimulm augmentait plus vite dans les années 60 que pendant la "crise" (depuis 1974) : c'est FAUX, ton PDF le montre très bien.
 
2- les salaires que nous avons comparé sont en euros constants, çàd qu'ils tiennent compte de la hausse des prix, ok ?  
 
Ça devient dingue, la mauvaise foi.
 
En fait, il faudrait qu'on discute de ton ressenti : on vivrait plus mal aujourd'hui que dans les années 1960. A toi de prouver ce ressenti. Moi, quand je regarde les chiffres de l'INSEE ou quand je vois comment mes parents vivaient dans les années 60 (c'était des prolos) et comment ma soeur vit (elle gagne le smic), eh bien, il n'y a pas photo (voiture, vacances, logement, temps de travail, etc). C'est donc ton ressenti contre le mien : ça va pas aider à la discussion.

n°20684559
lfcclb
Posté le 26-11-2009 à 10:42:53  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ce n'est pas moi qui balaie Marx d'un revers de la main : c'est 90% des économistes mondiaux et sans doute 80% des éconmistes en France. Marx n'est pas un économiste sérieux. Son erreur sur la décroissance tendancielle du taux de profit est démontée dans tous les manuels universitaires. En revanche, c'est un philosophe de premier plan, je ne dis pas le contraire.  
 
 


 
de toutes façons les énoncés de la "science" économique, sont souvent plus proches de la philosophie que des sciences déterministes type physique. Alors pour se démonter les uns les autres c'est sûr que c'est facile.
 
Sinon à part l'argument d'autorité (90% des économistes se croient meilleurs que Marx), sur le fond tu as qqchose à redire à ma lecture du texte et au fait qu'il décrit parfaitement le fonctionnement de base des crises capitalistes ?

n°20684616
moonboots
Posté le 26-11-2009 à 10:47:40  profilanswer
 

limonaire a écrit :

2- les salaires que nous avons comparé sont en euros constants, çàd qu'ils tiennent compte de la hausse des prix, ok ?


oui il prend en compte la hausse des prix mais pas la nature de la hausse des prix, c'est très important, par exemple l'inflation est faible ces dernières années, mais par exemple le logement explose. Certaines catégories seront peu touchées parce que la part de leur revenu allouée à cette dépense est faible (20% par exemple pour des gens aisés), d'autres seront touchées de plein fouet (jusqu'à 50%).
Tout est là, tu peux avoir un salaire qui augmente en euros constants et malgré tout un niveau de vie qui s'affaisse.

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 26-11-2009 à 10:51:54
n°20684668
moonboots
Posté le 26-11-2009 à 10:50:54  profilanswer
 

limonaire a écrit :

En fait, il faudrait qu'on discute de ton ressenti : on vivrait plus mal aujourd'hui que dans les années 1960. A toi de prouver ce ressenti. Moi, quand je regarde les chiffres de l'INSEE ou quand je vois comment mes parents vivaient dans les années 60 (c'était des prolos) et comment ma soeur vit (elle gagne le smic), eh bien, il n'y a pas photo (voiture, vacances, logement, temps de travail, etc). C'est donc ton ressenti contre le mien : ça va pas aider à la discussion.


Je ne parle pas de mon ressenti, je parle de progression des salaires, et puisque tu m'y as amené j'y rajoute la considération du niveau de vie.

n°20684733
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 10:54:57  profilanswer
 

moonboots a écrit :

si tu consultes la page 5 graphique 3, qui expose la progression relative des salaires, ce que tu prétends se passe bien de 1960 à 1968 (baisse relative du SMIC ! dommage qu'on n'ai pas les années précédentes), mais pas du tout de 1980 à 2 000 par exemple, période pendant laquelle le SMIC n'a pas du tout progressé contrairement à ce que tu dis...
http://docs.google.com/viewer?a=v& [...] KRtt-ibitA


 
 
Tu dois être une quiche en maths, ça ne me gêne pas, mais avoue que c'est difficile de faire de l'économie quand on maîtrise mal les calculs de taux de variation. Je reprends donc, et je prends les autres à témoin.
 
Le document posté par moonboots indique que :
- de 1980 à 1990, le salaire net moyen augmente de 0,8% par tandis que le SMIC augmente de 1,1%
- de 1990 à 2000, le salaire net moyen augmente de  0,6% tandis que le SMIC augmente de 0,8%  
- de 2000 à 2004, le salaire net moyen augmente de  0,4% tandis que le SMIC  augmente de 2,2%  
 
 
Ceux qui connaissent un peu les maths pourront confirmer à moonboots que du coup, sur ces 24 ans, après les trente glorieuses, donc en pleine crise, le salaire moyen augmente de 20% et le SMIC de 32%. Le SMIC augmente donc plus vite. Ce n'est pas contestable.
 
Ce qui n'était pas le cas dans les années 60. Comme quoi, les idées reçues...
 
Essaie maintenent avec tes propres chiffres (ceux que je viens de recopier 4 lignes plus haut) de démontrer aux autres lecteurs d'HFR que tu as raison : tu vas avoir du mal.
 
Bref, un peu de bonne foi, sinon autant arrêter la discussion, celle-ci devenant impossible (et je prends les autres à témoins sur ce fait précis)
 

n°20684794
deumilcat
Posté le 26-11-2009 à 10:58:30  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais, j'ai cru comprendre que tu étais aussi économiste, magicpanda. Comment peux-tu  valider un tel texte ? Je n'évoquerai que le début du texte, sur les salaires.Tu sais comme moi que les salaires suivent l'augmentation générale de la valeur ajoutée. A telle enseigne que sur longue période, la part des salaires dans la VA est constante, de l'ordre des 2/3, y compris aux EU, çàd dans des pays ou l'Etat est moins interventionniste. Tout simplement parce que les salaires suivent la progression des gains de productivité, comme tu le sais. Dès lors, tu ne peux pas cautionner des propos qui laissent entendre que le salaire est condamné à n'être qu'un salaire de subsistance : c'est une contre-vérité, démontrée aussi bien théoriquement qu'empiriquement !  
 


 
d ou t'as vu que la correlation salaire - valeur ajoutée etait systematique  
et non a la discretion des employeurs, ca m interesse enormement..
 
les ajustements de salaire hormis le lien VA-inflation resultent de negociations salariales.

n°20684806
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 10:59:13  profilanswer
 

lfcclb a écrit :


 
de toutes façons les énoncés de la "science" économique, sont souvent plus proches de la philosophie que des sciences déterministes type physique. Alors pour se démonter les uns les autres c'est sûr que c'est facile.
 
Sinon à part l'argument d'autorité (90% des économistes se croient meilleurs que Marx), sur le fond tu as qqchose à redire à ma lecture du texte et au fait qu'il décrit parfaitement le fonctionnement de base des crises capitalistes ?


 
Non, il existe des lois , mais qui s'énoncent toujours toutes choses égales par ailleurs. Ca permet de prédire ce qui peut se passer. Si demain tu augmentes le SMIC à 200 euros, tu peux être sûr que le chômage augmentera. De même, si tu doubles la masse monétaire, tu auras de l'inflation. De même s'il y a pénurie, c'est que le prix n'est pas assez élevé. Etc.  
 

n°20684812
magic-sim
Attention, pougnat radioactif
Posté le 26-11-2009 à 10:59:41  profilanswer
 


Tant mieux, parce que ton discours, à vouloir être trop dans le détail n'a que peu d'intérêt. A trop vouloir regarder le monde par le petit bout de la lorgnette, on oublie de regarder ce qui est à côté.


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Recueille pougnats islandais suite à éruption volcanique.
n°20684852
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 11:02:20  profilanswer
 

moonboots a écrit :


oui il prend en compte la hausse des prix mais pas la nature de la hausse des prix, c'est très important, par exemple l'inflation est faible ces dernières années, mais par exemple le logement explose. Certaines catégories seront peu touchées parce que la part de leur revenu allouée à cette dépense est faible (20% par exemple pour des gens aisés), d'autres seront touchées de plein fouet (jusqu'à 50%).
Tout est là, tu peux avoir un salaire qui augmente en euros constants et malgré tout un niveau de vie qui s'affaisse.


 
Donc, pourquoi tu m'as sorti ton PDF, alors que finalement, après examen, il allait à l'encontre de tes affirmations ?  
 
Bref, es tu capable de participer à une discussion de façon rigoureuse ?
 
Pour le logement, on en a déjà parlé : je peux recommencer, ma patience est infinie (enfin presuqe...)

n°20684908
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 11:05:25  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Je ne parle pas de mon ressenti, je parle de progression des salaires, et puisque tu m'y as amené j'y rajoute la considération du niveau de vie.

 

Mais les chiffres démentent ton ressenti ! cf ton PDf !

 

Donc, soit il s'agit bien d'un ressenti, soit tu me montres, chiffres à l'appui, que le pouvoir d'achat du smicard est moins élevé aujourd'hui qu'en 1974. Les salaires nets mesurés par l'INSEE en euros courants ne le montrent pas. C'est donc à toi de me prouver le contraire, pas à moi !

 

Tu te rends compte que tu es en train, sur ce point, de te décrédibiliser complètement ?

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 26-11-2009 à 11:07:24
n°20684934
poilagratt​er
Posté le 26-11-2009 à 11:07:19  profilanswer
 

deumilcat a écrit :


 
d ou t'as vu que la correlation salaire - valeur ajoutée etait systematique  
et non a la discretion des employeurs, ca m interesse enormement..
 
les ajustements de salaire hormis le lien VA-inflation resultent de negociations salariales.


 
Il ne veut pas répondre à ça.  [:airforceone]    
 
deja demandé:

poilagratter a écrit :


la classe ouvrière a changé de nom, mais il y a toujours autant de prolos (ceux qui n'ont pas de capital)
 
La classe ouvrière a obtenu plus que le minimum en menaçant de foutre le bordel. C'est tout.
ça n'a rien a voir avec l'économie de marché.
 
Le capitaliste donne plus pour avoir la paix sociale, favorable a l'efficacité de la production.
 
Sinon démontre les mécanismes de l'économie de marché qui poussent les salaires du plus grand nombre à la hausse (je ne parle pas des footbaleurs, hein.)


 

poilagratter a écrit :


Le travail est une marchandise, et suis la loi de l'offre et la demande.  Le salaire a donc naturellement tendance a etre minimisé comme n'importe quel autre cout.
 
Des conditions particulières (que l'on connait) peuvent faire qu'il suive parfois l'augmentation de la valeur ajoutée, ou la productivité, mais ce n'est absolument pas une loi générale.  
 
Sinon démontre pourquoi. [:poilagratter]  
 
(j'ai du mettre de l'antidérapant sous mon clavier, tellement c'est énorme)



Message édité par poilagratter le 26-11-2009 à 11:08:32

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20684950
moonboots
Posté le 26-11-2009 à 11:08:31  profilanswer
 

écoute, je répète ton affirmation première sur le SMIC, j'affiche les deux schémas, et chacun se fera une idée, ok ?

 
Citation :

le niveau de vie s'est plus élevé lors des 30 glorieuses, avec seulement 30% de prélèvements obligatoires, et un faible salaire minimum, que lors des 30 dernières années, avec 53% de dépenses publiques et un SMIC en forte augmentation.

 

http://img80.imageshack.us/img80/5656/image2yg.png
http://img81.imageshack.us/img81/7617/image2au.png

 

d'autre part tu corrèles des éléments qui n'ont rien à voir, en utilisant ton procédé je vais te dire tout aussi simplement que "la création monétaire (début de notre conversation) c'est bien", puisque le niveau de vie s'est élevé pendant les 30 Glorieuses

 

basta

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 26-11-2009 à 11:13:25
n°20684952
deumilcat
Posté le 26-11-2009 à 11:08:43  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
La prophétie est fausse :
 
- la classe ouvrière ne s'est pas accrue, bien au contraire
- son pouvoir d'achat a progressé  : par exemple le SMiC  a augmenté de 100% depuis 1970, en euro constant et le salire moyen de 53%
- elle ne vit pas comme une machine :elle a aujourd'hui plus qu'hier accès à l'éducation, à la retraite, à un temps de travail réduit, aux loisirs.
 
Il est évident que tout cela est dû à l'économie de marché.  
 
Comment peux-tu cautionner ce genre de propos, magicpanda ? tu es en plein romantisme ! C'est un texte très lyrique, très littéraire, à la rhétorique séduisante ; mais, sur le plan scientifique, ça ne vaut pas grand chose.


 
bon aprés j arrete de te repondre parce que bon..  
 
-ce que Marx appelle la classe ouvriere a son epoque c est le petit peuple qui travaille en general
On s en cogne qu ils gagnent le smic en usine ou dans un bureau
 
- pour l evolution des salaires  tout le monde t as deja largement repondu
 
- quand a l education, retraite , tps de travail reduit, loisirs,
 
ca concerne les classes moyennes ca, pas le proletariat
Pense au mec qui se leve a 5h pour passer 1h30 de trajet et pointer a sa plateforme de phoning a 8h du matin (grace a son  Baccalaureat bradé qui lui a permis de savoir lire les fiches clients et parler sans begayer au telephone) jusqu a 18h00 le soir (en horaires éclatés voire partiels) pour un salaire qui permet au mieux de prendre un crédit pour une télé qui sera l essentiel de ses loisirs  
 (et les congés payés et RTT c est grace a des gars d accords avec Marx qu on les a eu, mon mignon)
 

n°20684978
moonboots
Posté le 26-11-2009 à 11:10:31  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Non, il existe des lois , mais qui s'énoncent toujours toutes choses égales par ailleurs. Ca permet de prédire ce qui peut se passer. Si demain tu augmentes le SMIC à 200 euros, tu peux être sûr que le chômage augmentera. De même, si tu doubles la masse monétaire, tu auras de l'inflation. De même s'il y a pénurie, c'est que le prix n'est pas assez élevé. Etc.  
 


mais bien sûr, l'Allemagne a longtemps eu des salaires minimum plus élevés que les nôtres mais un chômage inférieur...
encore une fois tu fais des raccourcis incroyables... à moins que tes lois économiques ne soient valables qu'en France ?

n°20684996
moonboots
Posté le 26-11-2009 à 11:11:52  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Donc, pourquoi tu m'as sorti ton PDF, alors que finalement, après examen, il allait à l'encontre de tes affirmations ?  
 
Bref, es tu capable de participer à une discussion de façon rigoureuse ?
 
Pour le logement, on en a déjà parlé : je peux recommencer, ma patience est infinie (enfin presuqe...)


quoi ? pas un seul moment, je te dis que le SMIC a stagné ces 30 dernières années, ou très légèrement augmenté, et que sorti de ça ce n'est pas le seul critère pour en tirer des conclusions sur le niveau de vie (puisque c'est du niveau de vie dont tu parlais dans ta citation initiale), ce n'est pas sorcier tout de même...
 
pour Xème rappel :

Citation :

le niveau de vie s'est plus élevé lors des 30 glorieuses, avec seulement 30% de prélèvements obligatoires, et un faible salaire minimum, que lors des 30 dernières années, avec 53% de dépenses publiques et un SMIC en forte augmentation.



Message édité par moonboots le 26-11-2009 à 11:15:30
n°20685005
moonboots
Posté le 26-11-2009 à 11:12:54  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais les chiffres démentent ton ressenti ! cf ton PDf !
 
Donc, soit il s'agit bien d'un ressenti, soit tu me montres, chiffres à l'appui, que le pouvoir d'achat du smicard est moins élevé aujourd'hui qu'en 1974. Les salaires nets mesurés par l'INSEE en euros courants ne le montrent pas. C'est donc à toi de me prouver le contraire, pas à moi !
 
Tu te rends compte que tu es en train, sur ce point, de te décrédibiliser complètement ?


où ai-je dit que le pouvoir d'achat du smicard était moins élevé en 1974 ?
non mais laisse tomber...

n°20685052
voor0ck
Bois, Eau, Feu, Métal et Terre
Posté le 26-11-2009 à 11:16:07  profilanswer
 

Citation :

Budget 2010 : le Sénat a adopté le volet recettes, alourdissant le déficit  
 
Le Sénat a adopté à son tour, mercredi soir, après l'Assemblée nationale, le volet recettes du projet de loi de Finances (PLF) pour 2010, dont la première partie de la réforme de la taxe professionnelle et la création de la taxe carbone.
 
Le Sénat a alourdi le déficit de l'Etat de près de 2 milliards d'euros. Le déficit s'établit à 117,6 milliards d'euro pour 2010, un chiffre record. L'Assemblée nationale avait prévu un déficit de 115,9 milliards d'euros.
 
Le vote a été acquis par 176 voix contre 155. La majorité sénatoriale, à majorité UMP et Union Centriste, a voté pour et l'opposition de gauche contre.


 
http://www.boursorama.com/internat [...] de53849436
 
Un peu plus, un peu moins, de toute façon, on est dans la mer** jusqu'au cou :)


---------------
L'invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l'attaque. Sun Tzu.
n°20685073
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 11:16:53  profilanswer
 

deumilcat a écrit :


 
d ou t'as vu que la correlation salaire - valeur ajoutée etait systematique  
et non a la discretion des employeurs, ca m interesse enormement..
 
les ajustements de salaire hormis le lien VA-inflation resultent de negociations salariales.


 
Je pourrai répondre qu'il me suffit de constater que sur le long terme (depuis que les statistiques existent, en gros deppuis 1900) que c'est vrai. Ça fluctue d'une année sur l'autre mais c'est vérifié sur le long terme.  
 
Théoriquement, la théorie néo-classique montre que dans une économie de marché, le salaire correspond à la productivité marginale de travail. Donc si celle-ci augmente, le salaire aussi. Par exemple, la productivité a peut-être doublé depuis 1970 (admettons) , d'où des salaires qui en pouvoir d'achat ont en gros doublé. Supposons que cela corresponde à un salaire de 2000 euros pour un bac+3. Supposons qu'un employeur veuille profiter de la forte productivité de cet employé (2 fois plus forte qu'en 1970), mais en ne le payant que 1000 euros, soit le salaire d'il y a 30 ans. Beaucoup de salariés refuseraient de travailler à ce prix : l'employeur serait contraint d'augmenter les salaires, ce qu'il fait d'ailleurs, puisque c'est ce qu'on a constaté. Par ailleurs, si les salaires étaient maintenus à 1000 euros, alors que la productivié a doublé, les profits exploseraient : dès lors, des salariés se diraient qu'il est plus intéressant de créer sa boîte que d'être salarié. D'où moins de salariés à embaucher : la relative pénurie de travailleurs entrainerait une hausse des salaires, jusqu'à ce qu'on atteigne l'équilibre, çàd des salaires proches de la productivité du travail.
 
C'est une des théories qui est valdé par les faits.

n°20685116
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 11:19:44  profilanswer
 

moonboots a écrit :

écoute, je répète ton affirmation première sur le SMIC, j'affiche les deux schémas, et chacun se fera une idée, ok ?
 

Citation :

le niveau de vie s'est plus élevé lors des 30 glorieuses, avec seulement 30% de prélèvements obligatoires, et un faible salaire minimum, que lors des 30 dernières années, avec 53% de dépenses publiques et un SMIC en forte augmentation.


 
http://img80.imageshack.us/img80/5656/image2yg.png
http://img81.imageshack.us/img81/7617/image2au.png
 
d'autre part tu corrèles des éléments qui n'ont rien à voir, en utilisant ton procédé je vais te dire tout aussi simplement que "la création monétaire (début de notre conversation) c'est bien", puisque le niveau de vie s'est élevé pendant les 30 Glorieuses
 
basta


 
 
Un graphique, c'est pas très lisible. Les chiffres que j'ai recalculés sont plus clairs et parlant. Les lecteurs du topic jugeront en effet : le bon sens et la bonne foi sont des choses de plus courantes qu'on ne croit

n°20685188
poilagratt​er
Posté le 26-11-2009 à 11:23:51  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je pourrai répondre qu'il me suffit de constater que sur le long terme (depuis que les statistiques existent, en gros deppuis 1900) que c'est vrai. Ça fluctue d'une année sur l'autre mais c'est vérifié sur le long terme.  
 
Théoriquement, la théorie néo-classique montre que dans une économie de marché, le salaire correspond à la productivité marginale de travail. Donc si celle-ci augmente, le salaire aussi.
 
Par exemple, la productivité a peut-être doublé depuis 1970 (admettons) , d'où des salaires qui en pouvoir d'achat ont en gros doublé.  
 
Supposons que cela corresponde à un salaire de 2000 euros pour un bac+3. Supposons qu'un employeur veuille profiter de la forte productivité de cet employé (2 fois plus forte qu'en 1970), mais en ne le payant que 1000 euros, soit le salaire d'il y a 30 ans.  
Beaucoup de salariés refuseraient de travailler à ce prix : l'employeur serait contraint d'augmenter les salaires, ce qu'il fait d'ailleurs, puisque c'est ce qu'on a constaté.  
Par ailleurs, si les salaires étaient maintenus à 1000 euros, alors que la productivié a doublé, les profits exploseraient : dès lors, des salariés se diraient qu'il est plus intéressant de créer sa boîte que d'être salarié.  
D'où moins de salariés à embaucher : la relative pénurie de travailleurs   ( :lol: )entrainerait une hausse des salaires, jusqu'à ce qu'on atteigne l'équilibre, çàd des salaires proches de la productivité du travail.
 
C'est une des théories qui est valdé par les faits.

Y a plus de chomeurs chez les BACs + 3?  Ils gagnent tous 2000euros? :pt1cable:  
 
Putain, la démonstration... :o   Apparement tu vis sur mars.
 
 
En fait c'est le contraire qui se passe:
 
Le progrès technique permet de remplacer toujours plus de travailleurs par des machines.  
Et comme il est plus économique de virer le travailleur plutôt que de continuer a le payer a regarder sa machine, (en augmentant son salaire parce que la productivité a augmentée !!  :D ) ben on le vire.
Son salaire diminue alors considérablement, et souvent a 47% du SMIC  (le RSA).


Message édité par poilagratter le 26-11-2009 à 11:37:44

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20685191
moonboots
Posté le 26-11-2009 à 11:23:57  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
 
Un graphique, c'est pas très lisible. Les chiffres que j'ai recalculés sont plus clairs et parlant. Les lecteurs du topic jugeront en effet : le bon sens et la bonne foi sont des choses de plus courantes qu'on ne croit


et tout ça, rappelle-toi, c'était pour me prouver que la création monétaire c'était mal, bref les libéraux mélanges allègrement les causes et les effets (et encore... quand ils ne se trompent pas sur les chiffres) pour en tirer les conclusions qui les arrangent...
 
sinon ok pour dire qu'il faut rentrer dans le détail des choses, cf le niveau de vie versus le salaire, mais tu n'as pas répondu sur plusieurs points, comme tu dis les autres jugeront...


Message édité par moonboots le 26-11-2009 à 11:25:24
n°20685212
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 11:25:00  profilanswer
 

moonboots a écrit :


mais bien sûr, l'Allemagne a longtemps eu des salaires minimum plus élevés que les nôtres mais un chômage inférieur...
encore une fois tu fais des raccourcis incroyables... à moins que tes lois économiques ne soient valables qu'en France ?


 
Toutes choses égales par ailleurs, mon cher, toutes choses égales par ailleurs.
 
Le salaire correspond à la productivité; elle est plus élevée en Allemagne car le capital/tête est plus élévé. Il ne faut pas s'étonner que les salaires y soient plus élévés. Maintenant, en Allemgane ou en France, si tu augmentes brutalement, du jour au lendemain (les autres choses restant donc égales par ailleurs), le salaire de 200 euros, tu auras du chômage.
 
Le seul moyen d'augmenter durablement les salaires, c'est d'augmenter la productivité, donc par exemple le capital/tête (machines, progrès technique, formation des hommes, infrastructures publiques...).  

n°20685232
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 26-11-2009 à 11:26:13  profilanswer
 

moonboots a écrit :


où ai-je dit que le pouvoir d'achat du smicard était moins élevé en 1974 ?
non mais laisse tomber...


 
Bon, allez, j'arrête la discussion avec toi, comme avec poliàgratter : c'est impossible.
 
Sans rancune.

mood
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