Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
3490 connectés 

 


La crise actuelle sera...




Attention si vous cliquez sur "voir les résultats" vous ne pourrez plus voter
Les invités peuvent voter

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  1505  1506  1507  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976
Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°20471168
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 07-11-2009 à 16:27:13  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Camelot2 a écrit :

Je pense qu'une première étape, déjà relevée par Betcour, est de séparer les activités "classiques" et "affaires". Tout d'abord parce que le profil de risque de ces deux branches n'est pas du tout le même...et ensuite parce que les dérives ( UBS) liés à ces modèles intégrés ont impacté fortement des activités a-priori averses au risque.
Il faut, à tout le moins, drastiquement réduire les interactions entre ces deux activités et interdire que l'une serve à financer l'autre.
Un peu comme la distinction assurance vie/ assurance non-vie.


Justement c'est plutôt l'inverse. Ce n'est pas le rapprochement banque d'affaire/banque de dépôt qui est au centre de la crise : ce sont bien les activités de prêt au particuliers qui ont failli, pas la partie banque d'investissement, même si elles ont subies les répercutions. En Europe cette distinction n'a jamais été faite et on n'a jamais eu de tels problèmes. D'autres part, si tu sépares les deux activités, tu vas aboutir à une sous-capitalisation des banques d'affaires qui sera tout autant problématique.
 

Camelot2 a écrit :

Ensuite, il faut donner des pouvoirs bien plus contraignants à l'autorité de régulation dans le cadre de Bâle II. Celle-ci doit être capable d'imposer des changements dans l'exposition au risque des banques et dans la politique d'octroi du crédit de celle-ci.
Il faut rappeler qui est le "patron" au final. Et le patron, c'est l'Etat (supra-national ou non). C'est lui qui dicte la politique économique et c'est lui qui régule le secteur financier.


Il m'apparait que ce sont bien les autorités de régulation actuelles qui ont failli à leurs tâches (la FED, la SEC et les agences de notation), leur donner davantage de pouvoirs ne changera rien.
 

Camelot2 a écrit :

Et, au final, réfléchir sérieusement à la taille idéale d'une banque par rapport à la taille du pays. Est-il normal qu'une banque comme Fortis connaisse une telle expansion? Quel objectif économique motive une telle concentration dans le secteur bancaire?


Pourquoi la taille d'une banque serait conditionnée par rapport à la taille du pays ? Ça n'a aucun sens pour des banques "multinationales". Et en quoi cela changerait-il la propagation des risques ?

mood
Publicité
Posté le 07-11-2009 à 16:27:13  profilanswer
 

n°20471183
poilagratt​er
Posté le 07-11-2009 à 16:29:36  profilanswer
 


Le constat est juste, mais tu crois encore au père noël.
ça fait quand même un bail que c'est comme ça, que les pb s'amplifient, et qu'ils en ont rien à battre, hein. :o  
ça remonte à l'invention du capitalisme.(avec une pause de 1945 à 1975, puis c'est reparti de plus belle)

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 07-11-2009 à 16:47:29

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20471447
Camelot2
Posté le 07-11-2009 à 17:06:20  profilanswer
 

eclipseo a écrit :


Justement c'est plutôt l'inverse. Ce n'est pas le rapprochement banque d'affaire/banque de dépôt qui est au centre de la crise : ce sont bien les activités de prêt au particuliers qui ont failli, pas la partie banque d'investissement, même si elles ont subies les répercutions. En Europe cette distinction n'a jamais été faite et on n'a jamais eu de tels problèmes. D'autres part, si tu sépares les deux activités, tu vas aboutir à une sous-capitalisation des banques d'affaires qui sera tout autant problématique.


 
Le but de cette mesure n'est pas d'éviter la prochaine crise mais d'éviter que l'impact de celle-ci se transmette à des secteurs qui sont, a priori, non concernés par la chute de valeur de produits dérivés au profil de risque qui ne correspond pas à leurs missions.
 
Je parle, bien entendu, principalement des banques européennes. Car, effectivement, le problème des prêts aux particuliers se situaient au niveau des activités classiques de la banque...mais il s'agissait d'un problème particulier au marché US.
S'il était resté cantonné aux acteurs présents sur ce marché, on aurait eu une correction au niveau des marchés financiers...pas le bocson qu'on a eu.
 
Il s'agit donc de segmenter les différentes activités bancaires en fonction de leur profil de risque/mission de manière à éviter une corrélation trop importante lors d'une crise.
 
Si on se penche sur le cas d'UBS, on constate que financer la banque affaire et les prises de positions spéculatives de cette banque affaire via des transferts internes aboutit à des abus et dérives que même l'autorité de régulation n'arrive pas à saisir.
Pire encore, on aboutit à un effet de levier immense et à une augmentation du chiffre d'affaires qui ne cadre pas avec la véritable activité de l'entreprise.
 
Je vois mal en quoi réduire ce levier et revenir à une situation où l'on n'investit que ce qu'on a et/ou ce qu'on a emprunté à d'autres acteurs financiers serait une mauvaise chose.
 

eclipseo a écrit :


Il m'apparait que ce sont bien les autorités de régulation actuelles qui ont failli à leurs tâches (la FED, la SEC et les agences de notation), leur donner davantage de pouvoirs ne changera rien.


 
Les agences de notation ne sont pas des autorités de régulation.
La SEC non plus.
 

Citation :

A bank's primary federal regulator could be the Federal Deposit Insurance Corporation, the Federal Reserve Board, the Office of the Comptroller of the Currency, or the Office of Thrift Supervision. And within the Federal Reserve Board, there are 12 districts centered around 12 regional Federal Reserve Banks, each of which carries out the Federal Reserve Board's bank regulatory responsibilities in its respective district. Credit Unions in the United States are subject to certain similar bank-like regulations and are supervised by the National Credit Union Administration.


 
http://en.wikipedia.org/wiki/Bank_ [...] ted_States
 
En Belgique, c'est la CBFA; En France la commission bancaire.
 

eclipseo a écrit :


Pourquoi la taille d'une banque serait conditionnée par rapport à la taille du pays ? Ça n'a aucun sens pour des banques "multinationales". Et en quoi cela changerait-il la propagation des risques ?


 
Je me suis mal exprimé.
Il s'agit de réfléchir sur l'importance de la compagnie vis-à-vis de l'environnement bancaire dans laquelle elle évolue.
Il ne faut pas forcément raisonner par pays mais vu l'absence de régulation à l'échelle européenne, pour l'instant, c'est la meilleure approche.
 
Il doit toujours être possible de laisser une banque faire faillite.
Dans le sens où l'arrêt temporaire de son activité et/ou son démantèlement ne paralyse pas l'entièreté de l'environnement financier/économique auquelle elle participe.
 
Je rajouterais qu'il faut aussi toujours s'assurer pour que l'Etat puisse supporter la reprise temporaire des bilans de ces banques et/ou qu'une autre compagnie s'en charge.
 
Quels sont les limites de ce raisonnement? Les multinationales.
 
Le problème de la concentration bancaire et des "empires financiers" est que la régulation ne suit pas;
Il n'existe pas d'autorité de contrôle européen et de fonds de garantie européen.
Il n'existe pas de mécanisme harmonisé au niveau européen permettant de démanteler un empire financier en cas de faillite.
 
Prenons l'exemple de Fortis.
 
A cause de son impact sur l'économie belge, l'Etat n'a eu d'autres choix que d'agir dans l'urgence.
Pire encore, une véritable guerre de tranchée a eu lieu avec les Pays-Bas qui ont finalement décidé de briser le premier consensus et de se débrouiller de leur côté.
Aucune initiative au niveau européen pour reprendre en main Fortis. Pas même au niveau du Bénélux.
On a fonctionné avec des bouts de ficelle pour finir par donner l'impression que l'Etat était vassal des banques lorsque BNP Paribas est arrivé en sauveur...
 
Or, si le problème avait été pris à un niveau supérieur ( Bénélux ou Européen), l'ensemble de ces problèmes auraient pu être évité.
Voire même plus...Le démantèlement n'aurait pas forcément été nécessaire.
 
C'est légèrement utopique mais on peut espérer qu'un jour une telle coordination au niveau européen voit le jour.
 
Prenons désormais l'exemple de l'Islande pour expliciter encore mieux cette nécessité d'adapter la taille des banques à leur environnement.
 
Les banques islandaises avaient un bilan démesuré par rapport à leur pays d'origine.
Si celui-ci se coordonnait avec les autres pays où la banque était implantée pour régler ses problèmes, jamais l'Islande n'aurait vu son bilan propre partir en vrille et son rating partir aux oubliettes.
 
Il s'agit donc de souligner qu'il n'est plus tenable de raisonner à l'échelle d'un pays lorsque la banque constitue un empire financier.
On peut soit adapter les mécanismes de coordination entre états...soit réduire le bilan des banques pour les adapter à l'environnement actuel.

Message cité 3 fois
Message édité par Camelot2 le 07-11-2009 à 17:07:47
n°20471558
aroll
Posté le 07-11-2009 à 17:21:39  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Le constat est juste, mais tu crois encore au père noël.
ça fait quand même un bail que c'est comme ça, que les pb s'amplifient, et qu'ils en ont rien à battre, hein. :o
ça remonte à l'invention du capitalisme.(avec une pause de 1945 à 1975, puis c'est reparti de plus belle)

Je crois en l'influence de l'opinion générale, si l'imposition forte cesse d'être considérée comme un vol mais plutôt comme une contribution louable, et si les nantis ont l'impression d'être montrés du doigt parce qu'il participent insuffisamment à l'effort nécessaire, ils peuvent changer.
Pendant la seconde guerre mondiale, les riches américains ont accepté d'être imposés à des niveaux extrêmes pour soutenir l'effort de guerre; ce que les riches ont pu accepter pour casser le gueule à un peuple étranger, pourquoi ne pourrait-on pas les convaincre de le faire pour sauver des compatriotes en danger de mort par pauvreté?

 

À part cela, qu'est-ce qui est proposé?

 

La violence? je l'ai dit dans un autre message (je crois même sur un autre topic), elle se sert de la colère des dégoûtés pour porter au pouvoir........  les dégoûtants!

 

L'économie totalement contrôlée? Même ceux qui l'ont mis en oeuvre pendant plus de 70 ans ont reconnu sont échec total; et d'ailleurs c'était inévitable, parce qu'elle ne récompense en rien l'effort, même pas un peu.

 

Amicalement, Alain

Message cité 1 fois
Message édité par aroll le 07-11-2009 à 17:22:37
n°20471819
Hrolf
Posté le 07-11-2009 à 18:04:46  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ah mais tout le monde ira bosser. C'est juste qu'ils y feront le strict minimum syndical, pas la peine de faire plus puisque de toute façon ça avance à rien.
Enfin c'est pas comme si le collectivisme n'avait jamais été essayé, hein :mouais:


 
Ha on fera comme en Angleterre alors ?


---------------
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques !
n°20471867
poilagratt​er
Posté le 07-11-2009 à 18:11:55  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
...Il s'agit donc de segmenter les différentes activités bancaires en fonction de leur profil de risque/mission ...


Un repreneur idéal:
 
http://www.partouche.com/


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20471941
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 07-11-2009 à 18:20:19  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


Le but de cette mesure n'est pas d'éviter la prochaine crise mais d'éviter que l'impact de celle-ci se transmette à des secteurs qui sont, a priori, non concernés par la chute de valeur de produits dérivés au profil de risque qui ne correspond pas à leurs missions.


Justement je base plus mon raisonnement sur comment on aurait pu éviter la crise actuelle et comment on peut éviter les suivantes.
 

Camelot2 a écrit :


Les agences de notation ne sont pas des autorités de régulation.
La SEC non plus.


Autorité de régulation n'était pas le terme approprié, mais vu que ces agences de notation reconnues par l'état américain jugent des niveaux de risque des produits, leur rôle est bien assimilables à un chapeautement du système.
 

Camelot2 a écrit :


 
Je me suis mal exprimé.
Il s'agit de réfléchir sur l'importance de la compagnie vis-à-vis de l'environnement bancaire dans laquelle elle évolue.
Il ne faut pas forcément raisonner par pays mais vu l'absence de régulation à l'échelle européenne, pour l'instant, c'est la meilleure approche.
 
Il doit toujours être possible de laisser une banque faire faillite.
Dans le sens où l'arrêt temporaire de son activité et/ou son démantèlement ne paralyse pas l'entièreté de l'environnement financier/économique auquelle elle participe.
 
Je rajouterais qu'il faut aussi toujours s'assurer pour que l'Etat puisse supporter la reprise temporaire des bilans de ces banques et/ou qu'une autre compagnie s'en charge.
 
Quels sont les limites de ce raisonnement? Les multinationales.
 
Le problème de la concentration bancaire et des "empires financiers" est que la régulation ne suit pas;
Il n'existe pas d'autorité de contrôle européen et de fonds de garantie européen.
Il n'existe pas de mécanisme harmonisé au niveau européen permettant de démanteler un empire financier en cas de faillite.
 
Prenons l'exemple de Fortis.
 
A cause de son impact sur l'économie belge, l'Etat n'a eu d'autres choix que d'agir dans l'urgence.
Pire encore, une véritable guerre de tranchée a eu lieu avec les Pays-Bas qui ont finalement décidé de briser le premier consensus et de se débrouiller de leur côté.
Aucune initiative au niveau européen pour reprendre en main Fortis. Pas même au niveau du Bénélux.
On a fonctionné avec des bouts de ficelle pour finir par donner l'impression que l'Etat était vassal des banques lorsque BNP Paribas est arrivé en sauveur...
 
Or, si le problème avait été pris à un niveau supérieur ( Bénélux ou Européen), l'ensemble de ces problèmes auraient pu être évité.
Voire même plus...Le démantèlement n'aurait pas forcément été nécessaire.
 
C'est légèrement utopique mais on peut espérer qu'un jour une telle coordination au niveau européen voit le jour.
 
Prenons désormais l'exemple de l'Islande pour expliciter encore mieux cette nécessité d'adapter la taille des banques à leur environnement.
 
Les banques islandaises avaient un bilan démesuré par rapport à leur pays d'origine.
Si celui-ci se coordonnait avec les autres pays où la banque était implantée pour régler ses problèmes, jamais l'Islande n'aurait vu son bilan propre partir en vrille et son rating partir aux oubliettes.
 
Il s'agit donc de souligner qu'il n'est plus tenable de raisonner à l'échelle d'un pays lorsque la banque constitue un empire financier.
On peut soit adapter les mécanismes de coordination entre états...soit réduire le bilan des banques pour les adapter à l'environnement actuel.


J'ai l'impression que tu prends le problème à l'envers.
Que se serait-il passer si Fortis avait été de taille plus réduite, si on avait 5 ou 6 mini-Fortis à la place d'un gros Fortis ? Toutes ces mini-filiales auraient été dans la même merde financière car elle auraient toutes trempées dans les produits toxiques made in USA. Au lieu d'avoir à sauver un gros Fortis, on aurait du sauver 5-6 mini Fortis, la taille ne change pas grand chose au problème.
Pourquoi le risque s'est-il propagé à toutes les banques, telle est la question. J'y vois une responsabilité des agences de notation, qui n'ont pas pris en compte que le marché immobilier pouvait s'effondrer, que les garanties étaient "du vent", et qui ont donc surestimé leur notation.

n°20471962
poilagratt​er
Posté le 07-11-2009 à 18:23:26  profilanswer
 

ça y'est, entendu sur BFM:    Partouche reprends Fortis!    :bounce:


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20472067
Camelot2
Posté le 07-11-2009 à 18:37:53  profilanswer
 

eclipseo a écrit :


Justement je base plus mon raisonnement sur comment on aurait pu éviter la crise actuelle et comment on peut éviter les suivantes.


 
J'avoue être plus dans une optique de gestion de risque qui consiste à assumer que ces crises existent et se reproduiront à l'avenir et qu'il faut, en fonction de son profil, accepter une partie de leur impact.
J'ai du mal à croire qu'on puisse éviter à l'avenir ces mouvements boursiers irrationnels et/ou certaines bulles spéculatives. Elles découlent du risque inhérent au futur.
 
Qu'un établissement de rehaussement de crédit se plante en raison d'un retournement de marché qu'il n'a pas prévu, je n'y vois aucun inconvénient.
Mais que celui-ci fasse partie d'une banque aux objectifs en théorie diamétralement opposés ( voir plus bas), ça me sidère.
 

eclipseo a écrit :


Autorité de régulation n'était pas le terme approprié, mais vu que ces agences de notation reconnues par l'état américain jugent des niveaux de risque des produits, leur rôle est bien assimilables à un chapeautement du système.


 
Le problème est que ces agences de notation n'ont pas l'air contrôlée par grand monde...et qu'elles jouent souvent un rôle de catalyseur de la crise plutôt que de sa prévention.
Leur rôle à la base est d'informer les investisseurs sur le profil de risque de tel ou tel actif...mais où est l'information lorsqu'ils passent d'un statut AAA à un statut de défaut?  
 

eclipseo a écrit :


J'ai l'impression que tu prends le problème à l'envers.
Que se serait-il passer si Fortis avait été de taille plus réduite, si on avait 5 ou 6 mini-Fortis à la place d'un gros Fortis ? Toutes ces mini-filiales auraient été dans la même merde financière car elle auraient toutes trempées dans les produits toxiques made in USA. Au lieu d'avoir à sauver un gros Fortis, on aurait du sauver 5-6 mini Fortis, la taille ne change pas grand chose au problème.
Pourquoi le risque s'est-il propagé à toutes les banques, telle est la question. J'y vois une responsabilité des agences de notation, qui n'ont pas pris en compte que le marché immobilier pouvait s'effondrer, que les garanties étaient "du vent", et qui ont donc surestimé leur notation.


 
Tu pars de l'hypothèse que ces plus petites entités vont se comporter de la même manière que Fortis.
Mais vu que le rapport de force avec l'autorité de régulation sera différent ( je signale, à tout hasard, que la CBFA s'est littéralement couché devant le deal pour la reprise avec ABN Amro alors que Fortis ne possédait même pas le cash nécessaire à l'opération...Mais voilà, c'était "Fortis".) elles ne pourront se comporter de la même manière.
Mieux encore, il y a fort à parier que la segmentation va les forcer à choisir des marchés spécifiques et à donc adopter des profils de risque différents.
Du moins, c'est mon souhait.
 
En cas de crise, certaines seront plus touchés que d'autres en fonction de leur exposition au risque mais cela ne remettra pas en cause les autres entités.
 
J'ai tendance à dire que la multiplicité des acteurs doit favoriser une meilleure segmentation des activités et une meilleure régulation.
 
Concernant la propagation du risque, au-delà des produits titrisés qui concernaient certaines banques, se pose la question de la viabilité du marché inter-bancaire en temps de crise...
Pourquoi celui-ci s'est-il figé?
Pourquoi un tel manque d'information sur les actifs des banques?
Pourquoi diable aucune autorité n'était capable de donner les chiffres précis d'actifs "toxiques" dès le début de la crise?
 
Les agences de notation ont une part de responsabilité...Mais il est anormal qu'une banque se fie uniquement à la cotation sur un produit pour décider ou non d'y investir. Il est anormal qu'une banque comme Dexia possède des filiales en rehaussement de crédits subprimes alors qu'une de ses missions est notamment de financer les communes belges et françaises.
De telles contradictions dans les missions d'une banque ne peuvent qu'aboutir à des impacts intolérables entre les différentes sections.
 
On ne peut financer des activités risquées sur le dos d'activités qui ne le sont pas.
 
Tout comme on ne peut combler ses trous en assurance non-vie avec ses primes d'assurance-vie.
 
 
 

n°20472075
le_noob
Posté le 07-11-2009 à 18:39:20  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Belle anticipation, t'es analyse financier?  :o  
 

Citation :

On sen fout, pour l'instant c'est pas le fond du problème.


 
Hum...bah si.
Tu nous rabâches sans arrêt le couplet de l'Etat pas maître de son financement et des méchants banquiers qui spolient ce même état à coup d'intérêt pas beaux...
 
C'est quand même un point central de ton raisonnement que de rendre à l'Etat ce qu'on lui a pris durant les années 70. Autant je suis prêt à envisager cette idée, autant il faudrait déjà que l'on relève les avantages et inconvénients des deux "systèmes".
 
Je rajouterais que de ce choix découle toute une série de conséquences qui impacteront immanquablement le système dans sa totalité, voire même conditionnera son orientation.
 


Puisque tu vois les avantages du système actuel (là où personne n'en voit) par rapport au précédant éclair nos lanternes.

mood
Publicité
Posté le 07-11-2009 à 18:39:20  profilanswer
 

n°20472076
Camelot2
Posté le 07-11-2009 à 18:39:32  profilanswer
 


 

poilagratter a écrit :

ça y'est, entendu sur BFM:    Partouche reprends Fortis!    :bounce:


 
Au lieu de troller, pourquoi tu n'essayerais pas de comprendre la conversation en cours?  :o  
 

n°20472085
Camelot2
Posté le 07-11-2009 à 18:41:15  profilanswer
 

le_noob a écrit :


Puisque tu vois les avantages du système actuel (là où personne n'en voit) par rapport au précédant éclair nos lanternes.


 
Système globalisé de financement.  :jap:  
 

n°20472091
le_noob
Posté le 07-11-2009 à 18:42:16  profilanswer
 

eclipseo a écrit :

Bon on s'en branle des délires de poilàgratter, si vous voulez vous cotiser pour lui payer « L'économie pour les nuls » (parait que y'a pas de parti pris dedans), libre à vous.
 
Anyway, un article des échos assez sympathique (que certains ont sans doute déjà lu ailleurs  :) )

Citation :


Un rêve de banquier : devenir 2B2F
par Nicolas Madelaine (correspondant des Échos à Londres)
 
Chers actionnaires, et surtout chers créanciers et salariés, notre banque est trop petite. Nous passons à côté de ce qui est sans doute la plus généreuse opportunité jamais offerte par le système capitaliste moderne. Il nous faut grandir. A tout prix. Quand je vous aurai présenté les avantages d'être trop gros, vous verrez qu'il n'y aura plus à s'inquiéter de surpayer nos cibles lorsque nous multiplierons les acquisitions.
 
Ainsi, laissez-moi vous dévoiler notre nouvel objectif : « 2B2F : le bond en avant ». 2B2F en texto, ça veut dire « too big to fail », c'est-à-dire trop important pour que l'Etat ose nous laisser faire faillite selon les lois du marché. Il n'y a vraiment plus aucune raison d'être 2S2W (« too stupid to wait ») d'être 2B2F.
 
Les avantages lorsqu'une crise éclate sont évidents. Il n'y aurait plus beaucoup de Royal Bank of Scotland mais également de Goldman Sachs et de Société Généralesur la terre si les Etats occidentaux n'avaient pas injecté dans le système des centaines de milliards de dollars (700 aux Etats-Unis) ou sauvé AIG et Dexia. Ou même s'ils n'avaient pas promis, en France et partout ailleurs, non seulement qu'aucun déposant ne perdrait ses économies, mais qu'aucune grande banque ne ferait faillite. Merci à Lehman Brothers : son sacrifice a montré qu'aucune sanction n'était possible contre les erreurs des banques 2B2F en pleine crise.
 
Mais là où le 2B2F devient vraiment intéressant, c'est que sa magie continue à opérer même un an après le pic d'une crise, la plus grave depuis les années 1930, qui aurait pu tourner à la catastrophe. D'abord, on a laissé les plus petites banques comme la nôtre disparaître, ce qui laisse encore plus de place aujourd'hui aux 2B2F. Ensuite, une bonne partie des revenus des banques qu'on dit « systémiques » continuent d'être directement ou indirectement de l'argent public. Certes, elles ont réussi à lever de l'argent privé pour rembourser les injections de capital public et l'Etat n'est plus leur actionnaire. Mais la garantie des dépôts est toujours un service offert par l'Etat quasi gratuitement. En France, par exemple, le Fonds de garantie des dépôts assure 1.200 milliards d'euros de dépôts avec des réserves de 1,7 milliard et une cotisation annuelle de 80 millions  ! Un prix d'ami. Certes toutes les banques en bénéficient, mais les grandes dans des proportions bien plus vastes


 
La suite à lire chez Les Échos : http://www.lesechos.fr/info/analys [...] r-2b2f.htm


Effectivement il est génial ce système  :sarcastic:

n°20472142
le_noob
Posté le 07-11-2009 à 18:49:41  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Nous sommes d'accord.  Le système va donc sauter, et il faudra en implanter un nouveau de A jusq'a Z.  Et on y réfléchit, passque le votre, ben voila... :sol:  
 
Vous n'avez sans doute pas encore compris que l'origine des problèmes vient de ce qu'on s'acharne a faire marcher un système conçu pour vaincre la pénurie, dans un contexte de surabondance... (dans le sens demande solvable saturée)
Dans ces conditions, vous n'irez pas loin.


En faite ils ne comprennent pas que ce sont les postulats de la science économique qui ne sont pas ou plus bons.

n°20472144
le_noob
Posté le 07-11-2009 à 18:49:58  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Vous me faites penser a des bricoleurs qui face a une voiture enlisée dans le sable, cherchent a gonfler le moteur, améliorer la carburation, réduire les frottements, etc...  
alors que c'est le véhicule lui même qui n'est plus adapté au terrain. [:airforceone]


+1

n°20472145
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 07-11-2009 à 18:50:21  profilanswer
 

le_noob a écrit :


Effectivement il est génial ce système  :sarcastic:


Au cas où tu aurais mal compris, c'est du second degré.

n°20472149
le_noob
Posté le 07-11-2009 à 18:51:01  profilanswer
 

Esska a écrit :


 
La liberté des individus. Trois fois rien :o


Et en quoi est-ce en rapport avec leur conception économique.

n°20472160
poilagratt​er
Posté le 07-11-2009 à 18:53:21  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Au lieu de troller, pourquoi tu n'essayerais pas de comprendre la conversation en cours?  :o  
 


Je la comprends très bien, mais que veux tu que je dises, a part que ce système est en bout de course.  
 
C'est la fin de la partie de Monopoly:  
les "meilleurs" joueurs ont raflé la caisse, y a plus qu'a recommencer une partie à zéro,  
mais tant qu'a faire évitons le Monopoly...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20472182
poilagratt​er
Posté le 07-11-2009 à 18:55:49  profilanswer
 

le_noob a écrit :


Et en quoi est-ce en rapport avec leur conception économique.


Dans la théorie capitaliste, nous sommes tous libres.  
Depuis le gamin des décharges de Nairobi (très bon reportage sur envoyé spécial),  
a Henri Paulson, patron de Goldman Sachs.
C'est y pas merveilleux!


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20472187
poilagratt​er
Posté le 07-11-2009 à 18:56:41  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Système globalisé de financement.  :jap:  
 


Et en quoi un système globalisé, c'est mieux?


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20472203
le_noob
Posté le 07-11-2009 à 18:58:21  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Et toi tu me fais penser au conducteur qui, voyant le mur approché, est en train de penser à l'achat de sa nouvelle voiture au lieu d'actionner la pédale de frein.
 
Les analogies à la con, ça fonctionne bien.
 


Sauf que celle-ci est fausse, Poilagratter n'a pas dit qu'il n'avait pas fallu sauver les banques.

n°20472216
le_noob
Posté le 07-11-2009 à 19:00:10  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Vu que le système bancaire dans sa globalité est affecté, les états auront toujours une solution. Au pire ça changera les équilibres entres les différents états (par ex pays émergents dans le FMI).
 
Vous parlez de l'aléa moral des banques, mais dans quelle mesure sont-elles responsables de la politique monétaire américaine et chinoise ?  
Dailleurs une banque c'est une entité abstraite, qui veux tu punir, tous les employés, la direction ?


La direction ça me parait évident, sinon à quoi ça sert un directeur ?
 
On veut le salaire qui va avec les responsabilités mais on ne veut pas assumer les responsabilités  :sarcastic:

n°20472261
Camelot2
Posté le 07-11-2009 à 19:05:57  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Et en quoi un système globalisé, c'est mieux?


 
Ce n'est pas mieux en absolu, mais ça a ses avantages (et inconvénients) par rapport à la planche à billet national.
 
 
 
 

n°20472264
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 07-11-2009 à 19:06:20  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
J'avoue être plus dans une optique de gestion de risque qui consiste à assumer que ces crises existent et se reproduiront à l'avenir et qu'il faut, en fonction de son profil, accepter une partie de leur impact.
J'ai du mal à croire qu'on puisse éviter à l'avenir ces mouvements boursiers irrationnels et/ou certaines bulles spéculatives. Elles découlent du risque inhérent au futur.


Justement. J'ai tendance à penser que la théorie autrichienne (ABCT) explique bien le mécanisme de formations des bulles, ie la cause serait la politique de taux bas des banques centrales.
 

Camelot2 a écrit :

Qu'un établissement de rehaussement de crédit se plante en raison d'un retournement de marché qu'il n'a pas prévu, je n'y vois aucun inconvénient.
Mais que celui-ci fasse partie d'une banque aux objectifs en théorie diamétralement opposés ( voir plus bas), ça me sidère.
 


 

Camelot2 a écrit :

Le problème est que ces agences de notation n'ont pas l'air contrôlée par grand monde...et qu'elles jouent souvent un rôle de catalyseur de la crise plutôt que de sa prévention.
Leur rôle à la base est d'informer les investisseurs sur le profil de risque de tel ou tel actif...mais où est l'information lorsqu'ils passent d'un statut AAA à un statut de défaut?


Nous sommes d'accord sur ce point mais je n'y vois pas vraiment de solution. L'intérêt de ces agences est confondu ceux de l'état et ceux des produits des banques qu'ils notent. Un être impartial et parfaitement informé des risques n'existe pas à mon avis. Leur nationalisation totale ne changerait rien à ce problème.
 
 

Camelot2 a écrit :


Tu pars de l'hypothèse que ces plus petites entités vont se comporter de la même manière que Fortis.
Mais vu que le rapport de force avec l'autorité de régulation sera différent ( je signale, à tout hasard, que la CBFA s'est littéralement couché devant le deal pour la reprise avec ABN Amro alors que Fortis ne possédait même pas le cash nécessaire à l'opération...Mais voilà, c'était "Fortis".) elles ne pourront se comporter de la même manière.
Mieux encore, il y a fort à parier que la segmentation va les forcer à choisir des marchés spécifiques et à donc adopter des profils de risque différents.
Du moins, c'est mon souhait.


Ce point ne m'apparait pas clair. J'envisage deux hypothèses, ou plutôt questions, malgré mon manque d'infos sur Fortis :
 - Soit les mini-Fortis s'occupent des mêmes activités que le Fortis actuelle, et donc on ne voit pas pourquoi elles n'auraient pas les mêmes profils de risque au vu des contraintes actuelles (Bâle II notamment).
 - Soit les mini-Fortis partagent le marché selon les d'activités. Mais la faillite d'une de ces mini-Fortis plomberait lourdement l'activité considéré.
 
Pas le temps de répondre à la suite pour le moment.

n°20472278
le_noob
Posté le 07-11-2009 à 19:09:07  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Et, au final, réfléchir sérieusement à la taille idéale d'une banque par rapport à la taille du pays. Est-il normal qu'une banque comme Fortis connaisse une telle expansion? Quel objectif économique motive une telle concentration dans le secteur bancaire?
 
Il faut rappeler qui est le "patron" au final. Et le patron, c'est l'Etat (supra-national ou non). C'est lui qui dicte la politique économique et c'est lui qui régule le secteur financier.
Le coup de la main magique du marché, c'est de la pure fumisterie.
 


Et comment des petites banques pourraient-elles financer des Etats ?
 
Puisque les Etats ne peuvent pas obtenir d'avance au près de la banque centrale.

n°20472357
le_noob
Posté le 07-11-2009 à 19:18:40  profilanswer
 

aroll a écrit :

Bonjour,
Ils vont partir avec leur "billes"?  
C'est qu'on a pas été convaincant (peut-être volontairement) en leur expliquant que c'était leur intérêt aussi, et/ou qu'ils appartiennent à cette catégorie d'individu dont l'égoïsme est du même genre que ceux qui passent à l'ennemi en période de guerre.
 
En revanche, il est sûr que ce n'est pas en répandant l'idée (fausse d'ailleurs) que l'impôt est un vol que l'on résoudra ce problème.
 
Amicalement, Alain


 :lol:  
 
C'était très bien sauf ce passage. Faut juste comprendre que ce sont des raclures sans nom, ils n'ont aucune humanité, enfin si. Tout ce qu'il y a de plus négatif dans l'humanité.

n°20472377
Camelot2
Posté le 07-11-2009 à 19:22:07  profilanswer
 

eclipseo a écrit :


Justement. J'ai tendance à penser que la théorie autrichienne (ABCT) explique bien le mécanisme de formations des bulles, ie la cause serait la politique de taux bas des banques centrales.


 
Il est certain que la politique de la banque centrale US a eu un impact important en permettant un crédit "bon marché".
Mais c'est la variabilité des taux appliquées à ces crédits qui a tout foutu en l'air...couplé à un risque de défaut potentiellement plus grand sur ce type de clientèle.
 
En soi, la politique des taux de la FED était "logique"...
Il y avait une pression inflationniste en raison des matières premières et de l'immobilier ( + période de taux bas ayant entraîné un accroissement du crédit) qu'il fallait réguler. Donc, on augmente les taux directeurs pour stabiliser l'inflation.
 
Mais ils n'ont pas su anticiper l'impact de leur hausse des taux sur les produits mis en place durant la période de taux bas. Peut-on leur reprocher? Ils n'étaient pas responsable de la régulation des crédits subprimes...Et ils se devaient d'augmenter leurs taux car c'est leur mission.
 
Aussi, il me semble que c'est l'aléatoire/la volatilité des changements de taux qui va créer ces phénomènes de bulles.  
Les questions sont alors multiples:
-peut-on éviter ces bulles?
-doit-on éviter ces bulles?
-comment gérer ces bulles si on en accepte l'existence?  
-ect...
 
Pour ma part, je n'ai guère d'avis sur la question. Peut-être est-il possible, via une meilleure consultation des indicateurs économiques, d'éviter la formation de bulles importantes...Peut-être que malgré toutes les mesures prises, le marché trouvera des niches spéculatives auxquels personne n'a pensé...
Ca me semble assez insolvable comme problématique...d'où ma tentation de "Deal with it".
 
 
 
 

eclipseo a écrit :


Nous sommes d'accord sur ce point mais je n'y vois pas vraiment de solution. L'intérêt de ces agences est confondu ceux de l'état et ceux des produits des banques qu'ils notent. Un être impartial et parfaitement informé des risques n'existe pas à mon avis. Leur nationalisation totale ne changerait rien à ce problème.


 
Je pencherais plus pour un contrôle par l'autorité de régulation de leurs modèles et, surtout, une consultation préalable de cette même autorité en cas de changement important de notation.
Et promouvoir une meilleure anticipation en dégradant progressivement les notations plutôt que d'attendre le risque de défaut...
 
A la limite, ils feraient mieux de mettre "Inconnu" lorsqu'ils ne sont pas capable d'évaluer les risques d'un actif financier.
 

eclipseo a écrit :


Ce point ne m'apparait pas clair. J'envisage deux hypothèses, ou plutôt questions, malgré mon manque d'infos sur Fortis :
 - Soit les mini-Fortis s'occupent des mêmes activités que le Fortis actuelle, et donc on ne voit pas pourquoi elles n'auraient pas les mêmes profils de risque au vu des contraintes actuelles (Bâle II notamment).
 - Soit les mini-Fortis partagent le marché selon les d'activités. Mais la faillite d'une de ces mini-Fortis plomberait lourdement l'activité considéré.
 
Pas le temps de répondre à la suite pour le moment.


 
-Elles n'auront pas les mêmes parce que l'autorité de régulation aura bien plus d'opportunités de les contrôler et de leur imposer certaines mesures.
De plus, elles auront tendance à se spécialiser sur certains secteurs ( c'est en général la stratégie marketing des entreprises de tailles "réduites" ).
 
-Vu qu'il existera une multiplicité d'acteurs sur ce type d'activité, l'impact ne sera pas si important et les autres compagnies récupéreront le gâteau.
 
Mais on peut imaginer ce scénario au niveau européen.
L'important est que l'empire financier soit adapté à son environnement.
 

n°20472384
Camelot2
Posté le 07-11-2009 à 19:23:16  profilanswer
 

le_noob a écrit :


Et comment des petites banques pourraient-elles financer des Etats ?
 
Puisque les Etats ne peuvent pas obtenir d'avance au près de la banque centrale.


 
En achetant des obligations.  :sweat:  
 

n°20472391
le_noob
Posté le 07-11-2009 à 19:24:15  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


Je vois mal en quoi réduire ce levier et revenir à une situation où l'on n'investit que ce qu'on a et/ou ce qu'on a emprunté à d'autres acteurs financiers serait une mauvaise chose.


Tu réduis considérablement les possibilités de développement. On se retrouverait dans un immobilisme total.

n°20472409
Camelot2
Posté le 07-11-2009 à 19:26:07  profilanswer
 

le_noob a écrit :


Tu réduis considérablement les possibilités de développement. On se retrouverait dans un immobilisme total.


 
T'as vraiment aucune idée de quoi je parle et c'est assez effrayant.
 
 

n°20472452
le_noob
Posté le 07-11-2009 à 19:32:31  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Système globalisé de financement.  :jap:  
 


Sauf qu'il n'y a aucune entité global démocratique. A ma connaissance les acteurs privés ne sont pas vraiment des démocraties.

n°20472541
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 07-11-2009 à 19:44:12  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Mais il y a des pistes qui me semblent intéressantes :
- séparer les activités de spéculation pour compte propre des activités de banque de détail, de sorte que la chute du premier n'entraine pas le second
- obliger les produits financiers qui sont de l'assurance à être traité comme des assurances (donc avec les réserves qui vont avec)
- faire payer aux banques une "prime d'assurance" à l'état : l'état s'engage contractuellement à sauver les banques, mais elles paient pour cette protection (en fonction de leur exposition au risque)

 

A mon sens une entreprise qui spécule sur les marchés pour son propre compte n'est plus une banque mais un hedge fund. Ca devrait donc être affiché comme tel, être régulé de la même façon et soigneusement isolé de la "vrai" activité bancaire.

respect! :jap:
si-si, propositions sérieuses et équilibrées...
t'es malade là, non? :D

 
aroll a écrit :

La violence? je l'ai dit dans un autre message (je crois même sur un autre topic), elle se sert de la colère des dégoûtés pour porter au pouvoir........  les dégoûtants! joli!

 

L'économie totalement contrôlée? Même ceux qui l'ont mis en oeuvre pendant plus de 70 ans ont reconnu sont échec total; et d'ailleurs c'était inévitable, parce qu'elle ne récompense en rien l'effort, même pas un peu.

on peut craindre que la violence soit la seule voie de sortie d'un système totalement verrouillé par les + riches et puissants. que ce ne soit pas souhaitable mais la seule option.

 

l'économie quasi-totalement libéralisée a montré son échec à offrir un niveau de vie correct à tous puisqu'il privilégie les inégalités, l'économie étatiste totalement planifiée n'est guère efficace, entre les deux il y a évidemment une infinité de moyen terme, la difficulté est de placer le curseur au meilleur endroit. là il est manifestement trop côté non-régulé, avec une utilisation du capital très improductive.

 

dans tous les cas il faut un contrepoids à l'économie, un cadre, une autorité régulatrice, comme il faut quelqu'un pour un peu tirer sur la ficelle du cerf-volant, sinon il tombe. c'est justement le rôle de l'état de prendre en compte l'intérêt général, ou national, aux dépends de certains intérêts particuliers.

 


le capital n'étant pas en soi "bien ou mal", c'est la possibilité d'exploitation humaine qu'il permet qui l'a conduit aux pires excès. de même la propriété privée, c'est "bien" tant qu'elle garanti le revenu de son travail, directement ou via le revenu du patrimoine, elle devient un problème quand elle prive/privatise l'ensemble en garantissant l'insécurité au + grand nombre.

 
Camelot2 a écrit :

T'as vraiment aucune idée de quoi je parle et c'est assez effrayant.

c'est effrayant de voir comment tu expliques mal ce que t'essayes de faire comprendre.

Message cité 3 fois
Message édité par hpdp00 le 07-11-2009 à 19:46:55

---------------
du vide, j'en ai plein !
n°20472548
Camelot2
Posté le 07-11-2009 à 19:45:17  profilanswer
 

le_noob a écrit :


Sauf qu'il n'y a aucune entité global démocratique. A ma connaissance les acteurs privés ne sont pas vraiment des démocraties.


 
Réflexion intéressante mais qui n'a rien à voir avec le marché obligataire.
 

Citation :

c'est effrayant de voir comment tu expliques mal ce que t'essayes de faire comprendre.


 
Eclipseo semble suivre parfaitement la conversation, si tu as des questions...n'hésite pas.
 
J'ai le bouquin sur UBS sous la main, je peux toujours t'expliquer ça plus en détails si ça t'intéresse.

Message cité 1 fois
Message édité par Camelot2 le 07-11-2009 à 19:46:33
n°20472584
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 07-11-2009 à 19:49:05  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
 
J'ai le bouquin sur UBS sous la main, je peux toujours t'expliquer ça plus en détails si ça t'intéresse.


 
 
T'as vraiment la foi !  [:sark]


---------------
L'arrière-train sifflera trois fois.
n°20472638
Camelot2
Posté le 07-11-2009 à 19:56:32  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
 
T'as vraiment la foi !  [:sark]


 
Jsuis encore jeune, c'est pour ça.  :o  
 

n°20472644
poilagratt​er
Posté le 07-11-2009 à 19:57:07  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :

respect! :jap:  
si-si, propositions sérieuses et équilibrées...
t'es malade là, non? :D
 


 

hpdp00 a écrit :

on peut craindre que la violence soit la seule voie de sortie d'un système totalement verrouillé par les + riches et puissants. que ce ne soit pas souhaitable mais la seule option.
 
l'économie quasi-totalement libéralisée a montré son échec à offrir un niveau de vie correct à tous puisqu'il privilégie les inégalités, l'économie étatiste totalement planifiée n'est guère efficace, entre les deux il y a évidemment une infinité de moyen terme, la difficulté est de placer le curseur au meilleur endroit. là il est manifestement trop côté non-régulé, avec une utilisation du capital très improductive.
 
dans tous les cas il faut un contrepoids à l'économie, un cadre, une autorité régulatrice, comme il faut quelqu'un pour un peu tirer sur la ficelle du cerf-volant, sinon il tombe. c'est justement le rôle de l'état de prendre en compte l'intérêt général, ou national, aux dépends de certains intérêts particuliers.
 
 
le capital n'étant pas en soi "bien ou mal", c'est la possibilité d'exploitation humaine qu'il permet qui l'a conduit aux pires excès. de même la propriété privée, c'est "bien" tant qu'elle garanti le revenu de son travail, directement ou via le revenu du patrimoine, elle devient un problème quand elle prive/privatise l'ensemble en garantissant l'insécurité au + grand nombre.
 


 
On arrive exactement aux mêmes conclusions.  
 
Reste à définir le diamètre et l'élasticité du cable qui va retenir le cerf volant, et qui le tiendra.
J'ai mon idée, en as tu d'autres?


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20472850
aroll
Posté le 07-11-2009 à 20:27:42  profilanswer
 

le_noob a écrit :


 :lol:  
 
C'était très bien sauf ce passage. Faut juste comprendre que ce sont des raclures sans nom, ils n'ont aucune humanité, enfin si. Tout ce qu'il y a de plus négatif dans l'humanité.


Et

hpdp00 a écrit :


on peut craindre que la violence soit la seule voie de sortie d'un système totalement verrouillé par les + riches et puissants. que ce ne soit pas souhaitable mais la seule option..

Qu'il existe des raclures sans humanité, je n'en doute pas, mais ils ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac. On ne peut pas d'emblée rejeter la possibilité de susciter, chez certains, une vraie prise de conscience... qui plus est, contagieuse!
 
À côté des "raclures sans humanité", il y a un nombre important de "convertissables" sur lesquels on pourrait compter pour changer les choses si toutefois on ne les a pas préalablement obligés de choisir le camps des "raclures" en réaction à un excès de violence sans discernement.
 
Amicalement, Alain
 
 

n°20472893
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 07-11-2009 à 20:33:53  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

On arrive exactement aux mêmes conclusions.  
 
Reste à définir le diamètre et l'élasticité du cable qui va retenir le cerf volant, et qui le tiendra.
J'ai mon idée, en as tu d'autres?

pour le fil, juste assez souple pour amortir les secousses mais pas trop sinon il répondra mal, solide et pas trop fin pour ne pas casser, juste "traditionnel" ce qu'il faut pour ne pas exiger une course au matos high-tech, on n'est pas dans le sportif mais dans l'utilitaire.
 
pour qui doit le tenir l'idée de base est assez simple : le représentant de tout le monde, la majorité (je ne parle pas de politique), qui aurait une attention particulière pour les + fragiles. reste à trouver un système qui représente l'ensemble et soit indépendant des pressions des puissants. en france ce n'est pas facile à trouver.  
dans les années '70 les gens étaient politisés, dans le sens "j'ai conscience de ce que mon vote implique", aujourd'hui ils sont seulement "médiatisés" au sens passif, déresponsabilisés. difficile de leur demander de voter dans l'intérêt général, faudrait leur montrer les conséquences sur l'ensemble y compris eux-mêmes, mais ça ne les intéresse pas. déresponsabilisés par les politiques et dégoutés de ces mêmes politiques. ce qui ne les empêchera pas de revoter pareil.  
c'est ce qui me fait penser qu'il y aura de la violence, et l'organisation de la société, de + en + conservatrice/refermée sur elle-même, va dans ce sens aussi.


---------------
du vide, j'en ai plein !
n°20472935
freeza01
Posté le 07-11-2009 à 20:41:04  profilanswer
 

Bonjour, bonjour !
 
De retour avec des nouvelles catastrophistes !
 

Citation :


http://www.e24.fr/economie/article [...] on-SG.html
 
Dette publique: le scénario du pire, selon SG
 
billet dollar panique stress (Jupiter images)
 
(Jupiter images)
 
vendredi 06 novembre 2009 | Publié 17:02
Et aussi
 
    * Les prélèvements revenus à leurs niveaux de 1981
 
    * Email
    * Print
 
La réduction nécessaire de la dette publique menace la reprise de l'activité économique. Selon une étude la Société Générale, l'économie mondiale – pays développés en tête – pourrait connaître la décennie perdue qu'a vécue le Japon.
 
"Espérer le meilleur, se préparer au pire". Le scénario privilégié par Société Générale est celui d'une reprise lente et graduelle de l'économie mondiale. Mais pour tenir compte de toutes les éventualités possibles, les équipes de recherche de la banque ont exploré d'autres pistes, en focalisant leur attention sur les niveaux de dettes publique et privée dans le monde, notamment dans les zones dites développées (Etats-Unis, Japon, Europe).
 
L'an dernier, l'intervention massive des gouvernements pour sauver le système financier et relancer l'activité a mené les niveaux d'endettement des nations à des niveaux équivalents à ceux observés pendant la seconde guerre mondiale. Aux Etats-Unis, la dette publique devrait atteindre 100% du PIB l'an prochain. L'Europe sera dans une situation similaire dans quelques années. Le Japon devrait dépasser les 200%.
 
"Si les gouvernements stoppent leurs programmes de relance trop tôt, nous pourrions retomber en récession. Mais si le déficit public continue de se creuser, nous pourrions retrouver une situation de forte inflation et des taux d'intérêt élevé d'ici 2011", avertit Daniel Fermon, coordinateur de l'étude chez SG.
 
Scénario à la japonaise
 
La situation actuelle de l'économie des grands pays industrialisés rappelle celle du Japon dans les années 1990. "Tout comme au Japon, la dette est la principale contrainte pour la croissance du PIB américain", observe l'étude. "Réduire un endettement excessif est susceptible de stopper l'activité économique (…) ce qui se traduirait par une répétition de la 'décennie perdue' qu'a connu le Japon."
 
En Europe, quel que soit le scénario économique envisagé pour les prochaines années, les économistes de Société Générale estiment que l'on sera toujours à des niveaux de dette très supérieurs aux 60% fixés par le Traité de Maastricht: 90% en 2011 dans le meilleur des cas, 125% dans le pire pour la zone euro.
 
Les pistes du désendettement
 
Historiquement, les Etats ont utilisé différents moyens pour réduire leur dette: la banqueroute, l'inflation, financer de nouvelles sources de croissance ou engager des réformes avec à la clef des hausses d'impôts.
 
Parmi les pistes envisageables pour réduire la dette, outre l'augmentation des impôts, SG suggère de nouvelles vagues de privatisations, la réduction des dépenses publiques, et la dévaluation des devises. Ce dernier risque menace en particulier le dollar, dont la glissade face à l'euro, engagée depuis de nombreuses années, devrait se poursuivre.
 
L'avance des émergents
 

Mais l'autre enseignement de la crise de la dette tiré par la SG est l'écart de performance entre les pays développés et les pays émergents, et le transfert de pouvoir vers ces pays. La Chine devrait être très prochainement la deuxième économie mondiale, après les Etats-Unis et juste devant le Japon. D'ici 2014, le poids dans l'économie des pays émergents devrait atteindre 50%, contre 24% aujourd'hui.
 
"Pendant que les pays développés font leur possible pour réduire leur dette, les pays émergents sont plus préoccupés par la valeur du dollar, l'inflation importée par les prix des matières premières, et les troubles politiques internes", constate l'étude. Pour les pays développés, la conséquence d'une telle situation serait un regain de déflation, un taux de chômage élevé et une consommation atone, prédit SG. Bref, la décennie perdue qu'ont connue les Japonais.

 
E24


 
 
http://www.parceque.net/Aurora/img/news/09_07_19_zathura_13_game_over.jpg
 
[:dupdup17]


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°20473004
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 07-11-2009 à 20:48:54  profilanswer
 

aroll a écrit :

[quotemsg=20472850,60313,577323]Qu'il existe des raclures sans humanité, je n'en doute pas, mais ils ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac. On ne peut pas d'emblée rejeter la possibilité de susciter, chez certains, une vraie prise de conscience... qui plus est, contagieuse!
 
À côté des "raclures sans humanité", il y a un nombre important de "convertissables" sur lesquels on pourrait compter pour changer les choses si toutefois on ne les a pas préalablement obligés de choisir le camps des "raclures" en réaction à un excès de violence sans discernement.

par violence je ne veux pas dire nécessairement "couper des milliers de têtes, physiquement", ce peut être un "simple" coup d'état, et pas forcément à la tête de l'état.
par nature les conservateurs sont appelés à disparaitre dans une société en évolution constante, et de + en + rapide. ils sont remplacés par d'autres conservateurs avec des idées moins obscurantistes...
l'europe en général a une population assez âgée, peu sensible à la réflexion, moins encore à être "convertisable" à des idées qui n'existaient pas lorsqu'ils étaient jeunes.
genre: le progrès, comme le développement éco, et comme les ressources, n'auront jamais de fin, ni même de hoquet. le réchauffement climatique n'existe pas, ou alors il est suffisamment lent pour qu'on soit mort avant d'en subir soi-même les conséquences.


---------------
du vide, j'en ai plein !
n°20473069
Betcour
Building better worlds
Posté le 07-11-2009 à 20:54:39  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :

respect! :jap:  
si-si, propositions sérieuses et équilibrées...
t'es malade là, non? :D


Bah non, je suis pour un peu moins d'état mais je suis pas un fanatique de la dérégulation totale. Évidemment comparé à poilagratter ou le noob je suis vite catalogué comme un dangereux anarcho-capitaliste à la solde de la dame de fer  [:vendredi13]


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  1505  1506  1507  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
La crise du couple SARKOZY : INFO ou INTOX ?Géopolitique : Face au Pic Pétrolier et la Future Crise Economique
Crise bancaire au Royaume UniJET : Les jeux en direct (relais appel gagnant -)
crise d'angoisseChanger autoradio d'origine (beta) VW POLO
Peut-on acheter ou vendre une voiture sans carte crise?Le modèle social Francais est-il en crise ?
Gratte-ciel et architecture : quel impact de la crise sur les projets? 
Plus de sujets relatifs à : [ECO] Can it run Crises ?


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)