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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°20473069
Betcour
Building better worlds
Posté le 07-11-2009 à 20:54:39  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

hpdp00 a écrit :

respect! :jap:  
si-si, propositions sérieuses et équilibrées...
t'es malade là, non? :D


Bah non, je suis pour un peu moins d'état mais je suis pas un fanatique de la dérégulation totale. Évidemment comparé à poilagratter ou le noob je suis vite catalogué comme un dangereux anarcho-capitaliste à la solde de la dame de fer  [:vendredi13]


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
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Posté le 07-11-2009 à 20:54:39  profilanswer
 

n°20473230
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 07-11-2009 à 21:16:55  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

Bonjour, bonjour !
 
De retour avec des nouvelles catastrophistes !
 

Citation :


http://www.e24.fr/economie/article [...] on-SG.html
 
Dette publique: le scénario du pire, selon SG
 
billet dollar panique stress (Jupiter images)
 
(Jupiter images)
 
vendredi 06 novembre 2009 | Publié 17:02
Et aussi
 
    * Les prélèvements revenus à leurs niveaux de 1981
 
    * Email
    * Print
 
La réduction nécessaire de la dette publique menace la reprise de l'activité économique. Selon une étude la Société Générale, l'économie mondiale – pays développés en tête – pourrait connaître la décennie perdue qu'a vécue le Japon.
 
"Espérer le meilleur, se préparer au pire". Le scénario privilégié par Société Générale est celui d'une reprise lente et graduelle de l'économie mondiale. Mais pour tenir compte de toutes les éventualités possibles, les équipes de recherche de la banque ont exploré d'autres pistes, en focalisant leur attention sur les niveaux de dettes publique et privée dans le monde, notamment dans les zones dites développées (Etats-Unis, Japon, Europe).
 
L'an dernier, l'intervention massive des gouvernements pour sauver le système financier et relancer l'activité a mené les niveaux d'endettement des nations à des niveaux équivalents à ceux observés pendant la seconde guerre mondiale. Aux Etats-Unis, la dette publique devrait atteindre 100% du PIB l'an prochain. L'Europe sera dans une situation similaire dans quelques années. Le Japon devrait dépasser les 200%.
 
"Si les gouvernements stoppent leurs programmes de relance trop tôt, nous pourrions retomber en récession. Mais si le déficit public continue de se creuser, nous pourrions retrouver une situation de forte inflation et des taux d'intérêt élevé d'ici 2011", avertit Daniel Fermon, coordinateur de l'étude chez SG.
 
Scénario à la japonaise
 
La situation actuelle de l'économie des grands pays industrialisés rappelle celle du Japon dans les années 1990. "Tout comme au Japon, la dette est la principale contrainte pour la croissance du PIB américain", observe l'étude. "Réduire un endettement excessif est susceptible de stopper l'activité économique (…) ce qui se traduirait par une répétition de la 'décennie perdue' qu'a connu le Japon."
 
En Europe, quel que soit le scénario économique envisagé pour les prochaines années, les économistes de Société Générale estiment que l'on sera toujours à des niveaux de dette très supérieurs aux 60% fixés par le Traité de Maastricht: 90% en 2011 dans le meilleur des cas, 125% dans le pire pour la zone euro.
 
Les pistes du désendettement
 
Historiquement, les Etats ont utilisé différents moyens pour réduire leur dette: la banqueroute, l'inflation, financer de nouvelles sources de croissance ou engager des réformes avec à la clef des hausses d'impôts.
 
Parmi les pistes envisageables pour réduire la dette, outre l'augmentation des impôts, SG suggère de nouvelles vagues de privatisations, la réduction des dépenses publiques, et la dévaluation des devises. Ce dernier risque menace en particulier le dollar, dont la glissade face à l'euro, engagée depuis de nombreuses années, devrait se poursuivre.
 
L'avance des émergents
 

Mais l'autre enseignement de la crise de la dette tiré par la SG est l'écart de performance entre les pays développés et les pays émergents, et le transfert de pouvoir vers ces pays. La Chine devrait être très prochainement la deuxième économie mondiale, après les Etats-Unis et juste devant le Japon. D'ici 2014, le poids dans l'économie des pays émergents devrait atteindre 50%, contre 24% aujourd'hui.
 
"Pendant que les pays développés font leur possible pour réduire leur dette, les pays émergents sont plus préoccupés par la valeur du dollar, l'inflation importée par les prix des matières premières, et les troubles politiques internes", constate l'étude. Pour les pays développés, la conséquence d'une telle situation serait un regain de déflation, un taux de chômage élevé et une consommation atone, prédit SG. Bref, la décennie perdue qu'ont connue les Japonais.

 
E24


 
 
http://www.parceque.net/Aurora/img [...] e_over.jpg
 
[:dupdup17]


 
oui et non parce que ca voudrait dire que l'économie des pays en développement reste florissante


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°20473279
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 07-11-2009 à 21:22:19  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


Il est certain que la politique de la banque centrale US a eu un impact important en permettant un crédit "bon marché".
Mais c'est la variabilité des taux appliquées à ces crédits qui a tout foutu en l'air...couplé à un risque de défaut potentiellement plus grand sur ce type de clientèle.

 

En soi, la politique des taux de la FED était "logique"...
Il y avait une pression inflationniste en raison des matières premières et de l'immobilier ( + période de taux bas ayant entraîné un accroissement du crédit) qu'il fallait réguler. Donc, on augmente les taux directeurs pour stabiliser l'inflation.


Contrairement au maintien des taux par la BCE, la politique de la FED ne m'a pas paru logique justement. Pour sortir de la bulle Internet, Greenspan a maintenu des taux très bas pendant de nombreuses années. Les crédits bon marchés ainsi créés ont alimentés une autre bulle, la bulle immo, le CRA et le manque d'offres de logements aidant (rappelons que 70% des défauts ayant lieu dans 4 états des états-unis). Ok l'élément déclencheur a été la remontée des taux, mais c'était inévitable.
Il y a aussi cet autre problème, le type de clientèle. Je n'ai pas réussi à déterminer exactement le rôle du CRA précisément dans cet affaire. Démocrates et républicains ne semblent pas être d'accord sur la question.

 
Citation :

Aussi, il me semble que c'est l'aléatoire/la volatilité des changements de taux qui va créer ces phénomènes de bulles.


La volatilité de ces taux n'est-elle pas justement causé par les changements arbitraires par une banque centrale. Si ces taux étaient déterminés par le marché, ne seraient-ils pas plus stables ?

 
Camelot2 a écrit :


Je pencherais plus pour un contrôle par l'autorité de régulation de leurs modèles et, surtout, une consultation préalable de cette même autorité en cas de changement important de notation.
Et promouvoir une meilleure anticipation en dégradant progressivement les notations plutôt que d'attendre le risque de défaut...

 

A la limite, ils feraient mieux de mettre "Inconnu" lorsqu'ils ne sont pas capable d'évaluer les risques d'un actif financier.


Le problème d'une autorité de régulation, c'est qui contrôle l'autorité et qu'elles sont les intérêts de ceux-ci ? Il n'y a pas de systèmes de contrôle infaillible, et ces mêmes régulations provoquent toujours des effets de bord indésirables, car chaque acteur économique va essayer de trouver une parade. Par exemple, malgré le Glass-Steagal Act séparant banques de dépôt et banques d'affaires, il existait des "montages financiers" pour contourner cette loi.

 
Camelot2 a écrit :


De plus, elles auront tendance à se spécialiser sur certains secteurs ( c'est en général la stratégie marketing des entreprises de tailles "réduites" ).

 

-Vu qu'il existera une multiplicité d'acteurs sur ce type d'activité, l'impact ne sera pas si important et les autres compagnies récupéreront le gâteau.


Autre problème que je voulais évoquer plus haut. Plus les structures sont petites (sous-capitalisés), moins elles seront capables de fournir des offres de financements importantes. IIRC c'était l'une des raisons pour mettre fin au Glass-Steagal Act, les banques d'investissements était sous-capitalisées ce qui handicapaient de plus en plus l'économie américaine.

Message cité 1 fois
Message édité par eclipseo le 07-11-2009 à 21:24:35
n°20473289
power600
Toujours grognon
Posté le 07-11-2009 à 21:24:06  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Je connais plusieurs personnes qui fréquentent de près ou de loin la salle des marchés de grandes banques belges...et ce ne sont pas des vautours.
 
L'activité de trading ne se résume pas à Jérôme Kerviel ou aux logiciels informatiques.
 
Bête question mais...tu fais comment pour te couvrir sans traders?  :o  
 


Me couvrir de quoi?  
C'est aux banque d'assumer le risque et aussi aux assureurs dont c'est le métier. Seulement tous ces salopards ne font que le refiler aux autres via entre autres le fameuses titrisations et ils se permettent même de prendre des risques insensés qu'ils n'assument pas. Preuve supplémentaire de l'inutilité des traders.


---------------
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n°20473324
power600
Toujours grognon
Posté le 07-11-2009 à 21:30:41  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Adam Smith est l'étalon or de la connerie en lingots. :o  
 
D'ou son succès auprès de beaucoup. :sweat:


Ce serait même l'étalon or de l'incompétence, ouais  :D
 
 

poilagratter a écrit :

Adam Smith est l'étalon or de la connerie en lingots. :o  
 
D'ou son succès auprès de beaucoup. :sweat:


Ce serait même l'étalon or de l'incompétence, ouais  :D
 
 
 
J'ai fait un filtre sur ton pseudo, comme tu dis. Pas la moindre foutue capacité à expliquer à quoi ça peut bien servir un trader.
 
C'est sûr, j'emploie pas du "swap" et du "scalping" et tout ça dans mes écrits mais une explication rationnelle, j'aurais pu la comprendre. N'a pas vu passer ça, mwa.  [:rhetorie du chaos]


Message édité par power600 le 07-11-2009 à 21:37:54

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Tiens? Y a une signature, là.
n°20473418
Camelot2
Posté le 07-11-2009 à 21:48:44  profilanswer
 

power600 a écrit :


Me couvrir de quoi?  
C'est aux banque d'assumer le risque et aussi aux assureurs dont c'est le métier. Seulement tous ces salopards ne font que le refiler aux autres via entre autres le fameuses titrisations et ils se permettent même de prendre des risques insensés qu'ils n'assument pas. Preuve supplémentaire de l'inutilité des traders.


 
Pardon, je pensais que tu comprendrais que je me mettais à la place de la banque lorsque je parlais de couverture.
 
Donc, je re-formule:
 
Comment les banques font-elles pour se couvrir sans traders?
Et, plus généralement, comment les banques investissent-elles leurs rentrées de passif sans traders?
 
Plus généralement encore, comment la banque fonctionne-t-elle sans salle des marchés?
 
T'es en train de faire une grosse soupe entre titrisation, transfert de risque, prise de risque, banques, traders...C'est assez drôle à voir.
 
Maintenant, pour être clair...Je ne dis pas que les traders sont géniaux. Je trouve qu'ils ont, souvent, une mentalité de merde, que leur salaire est disproportionné par rapport à leur boulot, que ce même salaire ( sous sa formule bonux) engendre un aléa moral important, que le management compte sur eux pour faire du rendement à deux chiffres sans tenir compte du profil de risque de la compagnie, que leur gestion de risque est souvent déconnecté de celle de la compagnie ( et je parle là d'un point de vue technique...la gestion de risque salle des marchés est souvent à part de celle de la compagnie), ect ect...
 
Mais ce n'est pas pour autant qu'ils sont inutiles. Bien au contraire.
 
Rien que les traders en arbitrage sont indispensables à la bonne marche du système.

n°20473672
Camelot2
Posté le 07-11-2009 à 22:22:03  profilanswer
 

eclipseo a écrit :


Contrairement au maintien des taux par la BCE, la politique de la FED ne m'a pas paru logique justement. Pour sortir de la bulle Internet, Greenspan a maintenu des taux très bas pendant de nombreuses années. Les crédits bon marchés ainsi créés ont alimentés une autre bulle, la bulle immo, le CRA et le manque d'offres de logements aidant (rappelons que 70% des défauts ayant lieu dans 4 états des états-unis). Ok l'élément déclencheur a été la remontée des taux, mais c'était inévitable.
Il y a aussi cet autre problème, le type de clientèle. Je n'ai pas réussi à déterminer exactement le rôle du CRA précisément dans cet affaire. Démocrates et républicains ne semblent pas être d'accord sur la question.


 
Je suis entièrement d'accord...
Lorsque je disais "logique", il s'agissait de la remontée des taux en 2003 qui a fini par engendrer la crise.
 
Mais Greenspan a, en effet, entretenu artificiellement la croissance aux US à partir du crédit. Il s'agissait d'un choix purement politique et lié à la crise internet, aux attentats du 11/09 et à la politique d'endettement de l'Etat fédéral.
Imo, Bush ne pouvait pas se permettre une période de croissance molle dans le contexte post 11/09.
 
Etait-ce inévitable? Oui, certainement. Le risque de défaut allait à un moment ou l'autre augmenté dès les premiers signes de ralentissement économique.
 
Mais si les prêts avaient été à taux fixe et avec remboursement capital+intérêt, l'ampleur du phénomène aurait été bien moindre en terme d'augmentation du risque de défaut. Il faut savoir qu'on se situe désormais à 20% de défaut sur les subprimes. 20%!  
Problème: si les prêts sont à taux fixe et si les intérêts et le capital commencement directement à être remboursé, le montant à payer ne permet pas aux clients visés par le CRA d'accéder au crédit.
 
Quel est l'influence du CRA? Difficile à dire. Il n'a en tout cas pas contribué à réfléchir sur l'opportunité de tels produits à taux variables.
De là à dire qu'il en est la cause...bof...Les établissement de crédit auraient un jour ou l'autre sorti ce type de produit, CRA ou pas.
D'ailleurs, il me semble que tant des établissements indépendants que des établissements CRA ont accordé ce type de crédit...
 
Mais au final, le résultat est catastrophique. En spéculant sur la plus-value immobilière ( car il faut être clair, c'était un des moyens pour atteindre la rentabilité de la part de ces établissements de crédit...On comblait le surplus de risque de défaut grâce à la plus-value sur le marché de l'immobilier), ces établissements ont créé un risque potentiel qui n'aurait pas du exister...un risque "boule de neige"-systémique. Lorsque la situation économique se retourne, le risque de défaut augmente...Le marché immobilier se retourne à son tour en raison de l'afllux de biens saisis et de l'arrêt d'octroi de crédit...entraînant une baisse de la plus-value immobilière ( aboutissant à une moins-value assez rapidement)...entraînant la faillite des établissements de crédit...aggravant la situation économique...ect...
 
Ces produits n'auraient jamais du exister sous cette forme et encore moins vendu à ce type de clientèle.  
Signalons tout de même qu'une telle situation n'est pas légalement possible en Europe vu que les taux variables sont "cappés" et que la formule US de remboursement réduit les premières années n'existent pas à ma connaissance en Europe. ( Mais je peux me tromper...si quelqu'un a des infos à ce sujet)
 
 

eclipseo a écrit :


La volatilité de ces taux n'est-elle pas justement causé par les changements arbitraires par une banque centrale. Si ces taux étaient déterminés par le marché, ne seraient-ils pas plus stables ?


 
La banque centrale donne des taux directeurs qui sont destinés à...diriger l'économie vers une certaine direction. A court terme en général.
Ensuite, les marchés anticipent les futurs mouvements sur la courbe des taux obligataires.
Petite anecdote: En 2007, la courbe des taux était inversée...L'obligation à 6 mois rapportait plus que l'obligation à 10 ans. Pourquoi? Car les investisseurs s'attendaient à une baisse des taux ( et donc une détèrioration du climat économique).
Les taux directeurs se reflètent principalement au niveau des taux court terme mais le marché fixe déjà en grande partie les autres taux.
 
Et cela avec une volatilité non négligeable.
 
Donc, non, la volatilité des taux ne provient pas forcément de la politique des taux directeurs de la FED/BCE.
 
Certes, il s'agit d'un élément important de cette volatilité mais loin d'être le seul...Et confier cela au marché ne rendrait pas forcément cela plus stable...Bien au contraire. Au niveau court terme, le moindre mouvement irrationnel ferait plonger/monter les taux alors que la FED/BCE ne peut pas les baisser/augmenter tous les jours.
 
 

eclipseo a écrit :


Le problème d'une autorité de régulation, c'est qui contrôle l'autorité et qu'elles sont les intérêts de ceux-ci ? Il n'y a pas de systèmes de contrôle infaillible, et ces mêmes régulations provoquent toujours des effets de bord indésirables, car chaque acteur économique va essayer de trouver une parade. Par exemple, malgré le Glass-Steagal Act séparant banques de dépôt et banques d'affaires, il existait des "montages financiers" pour contourner cette loi.


 
L'oeuf ou la poule.
Qui contrôle les contrôleurs?
 
C'est en effet problématique.
Pour ma part, je reste confiant dans les capacités de l'autorité de régulation à vérifier l'exposition au risque des banques.
Je rappelle qu'avec Bâle II, un troisième acteur va rentrer en jeu: la validation par organisme indépendant ( des boîtes de consultance en général).
On aura donc trois entités: banque/régulateur/consultant qui devront au final se mettre d'accord sur la validation des différents rapports/modèles.
 
Au niveau assurance, Solvency II ( l'équivalent de Bâle) donne d'assez bons résultats.
 

eclipseo a écrit :


Autre problème que je voulais évoquer plus haut. Plus les structures sont petites (sous-capitalisés), moins elles seront capables de fournir des offres de financements importantes. IIRC c'était l'une des raisons pour mettre fin au Glass-Steagal Act, les banques d'investissements était sous-capitalisées ce qui handicapaient de plus en plus l'économie américaine.


 
Entendons-nous bien...Je ne prône pas forcément la réduction de bilan pour les banques.
Je suis plutôt partisan d'une coordination au niveau européen pour éviter les problèmes connus pendant la crise et éliminer l'aléa moral du 2B2F.
 
Mais, dans l'état actuel des choses, la réduction de bilan me semble inévitable pour toute une série de compagnies financières.
 
Après, il y a en effet le problème des offres de financement qui peuvent être résolus en passant par des mécanismes différents: l'émission d'obligations au lieu du prêt.
 
Ou alors, on pourrait s'inspire du concept de "réassurance" et l'appliquer aux prêts...Un établissement de crédit de taille moyenne pourrait accorder des prêts importants mais une partie de son risque serait transmis à un établissement de 2ème ligne.
 

n°20474597
power600
Toujours grognon
Posté le 07-11-2009 à 23:55:52  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Pardon, je pensais que tu comprendrais que je me mettais à la place de la banque lorsque je parlais de couverture.
 
Donc, je re-formule:
 
Comment les banques font-elles pour se couvrir sans traders?
Et, plus généralement, comment les banques investissent-elles leurs rentrées de passif sans traders?
 
Plus généralement encore, comment la banque fonctionne-t-elle sans salle des marchés?
 
T'es en train de faire une grosse soupe entre titrisation, transfert de risque, prise de risque, banques, traders...C'est assez drôle à voir.
 
Maintenant, pour être clair...Je ne dis pas que les traders sont géniaux. Je trouve qu'ils ont, souvent, une mentalité de merde, que leur salaire est disproportionné par rapport à leur boulot, que ce même salaire ( sous sa formule bonux) engendre un aléa moral important, que le management compte sur eux pour faire du rendement à deux chiffres sans tenir compte du profil de risque de la compagnie, que leur gestion de risque est souvent déconnecté de celle de la compagnie ( et je parle là d'un point de vue technique...la gestion de risque salle des marchés est souvent à part de celle de la compagnie), ect ect...
 
Mais ce n'est pas pour autant qu'ils sont inutiles. Bien au contraire.
 
Rien que les traders en arbitrage sont indispensables à la bonne marche du système.

A la bonne marche du...? Ouais ben ils font pas leur boulot ceux-là  [:tet2neu]  


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Tiens? Y a une signature, là.
n°20474652
Camelot2
Posté le 08-11-2009 à 00:01:59  profilanswer
 

power600 a écrit :

A la bonne marche du...? Ouais ben ils font pas leur boulot ceux-là  [:tet2neu]  


 
Dois-je vraiment t'expliquer l'importance de l'AOA pour les marchés financiers ou tu t'informes toi-même?

n°20476873
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 08-11-2009 à 02:43:07  profilanswer
 

G20, 6-7 novembre
 
Depuis l'éclatement de la crise financière, les responsables politiques cherchent les moyens d'éviter à l'avenir d'avoir à renflouer les banques dans l'urgence en puisant dans l'argent des contribuables.
Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a créé la surprise en appelant à une réflexion sur la taxe Tobin, une taxation des transactions financières, lui qui était jusqu'à présent sur la défensive, soucieux de défendre les intérêts de la City.  
"Parmi les propositions figurent une prime d'assurance reflétant le risque systémique, la création d'un fonds, des dispositions sur le capital, ou une taxe sur les transactions financières internationales", a-t-il énuméré.
 
Gordon Brown a fait savoir que le Fonds monétaire international allait étudier la possibilité de mettre en oeuvre cette taxe sur les transactions financières et qu'il ferait part de ses réflexions en avril 2010.  
Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a souligné avec insistance que la mesure envisagée, qu'il appelle pour l'instant "taxe FMI", ne porterait pas sur les transactions financières, une solution impossible à mettre en oeuvre en pratique, selon lui. Il s'agirait plus d'une sorte d'assurance, à laquelle les banques qui prennent le plus de risques contribueraient davantage.
 
Mais les Etats-Unis et le Canada ont clairement fait savoir leur opposition. Timothy Geithner, secrétaire américain au Trésor, a toutefois reconnu la nécessité d'associer davantage les banques au financement des futurs plans de sauvetage.
 
La communauté internationale est aussi censée trouver en décembre à Copenhague un accord visant à lutter contre le réchauffement climatique pour remplacer le protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Mais un mois avant ce grand rendez-vous, les négociations piétinent.
 
Le Fonds monétaire international a prévenu dans un rapport au G20 publié samedi que la reprise économique était "inégale" et pourrait caler. "L'économie mondiale est revenue à la croissance après une chute spectaculaire. La reprise est cependant inégale et ne s'alimente pas encore d'elle-même, notamment dans les économies avancées".
"Tout rebond durable de la demande du secteur privé sera probablement freiné par la disponibilité limitée du crédit, le souhait des ménages de rétablir leur santé financière et l'augmentation du chômage au cours de 2010", a prévenu le FMI.
 
Bis repetita? Deux ans après l'effondrement des "subprime" américains, de nouvelles "bulles" financières se forment dans les pays émergents --Chine en tête-- menaçant à terme la stabilité de l'économie mondiale.
Le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale, l'OCDE et une agence de l'ONU, la Cnuced, mettent en garde contre les effets de ces mouvements spéculatifs, irrigués par les torrents de liquidités mis en circulation par les principales banques centrales, et notamment la Réserve fédérale américaine (Fed).
 
Certains pays émergents tentent de maîtriser l'afflux de capitaux. Fin octobre, le Brésil a mis en place une taxe de 2% sur les investissements étrangers en capital fixe et sur les marchés boursiers. Le véritable coup d'arrêt ne pourra toutefois venir que des grandes banques centrales. Quand elles jugeront que les bases de l'économie sont suffisamment solides, elles pourront relever progressivement leur taux, rendre l'argent plus cher et réduire les effets d'aubaine spéculatifs.
 
Selon la nouvelle "prophétie Roubini", quand la Fed remontera ses taux, les investisseurs retireront brutalement leurs fonds des marchés émergents pour rembourser leurs emprunts en dollar. "On sait ce qui se passe quand une bulle éclate mais maintenant la bulle n'est plus seulement américaine, elle est mondiale", a-t-il déclaré sur la chaîne américaine CNBC. "Les prix de certains actifs pourraient s'effondrer", confie à l'AFP un haut responsable de la Banque mondiale, sous couvert de l'anonymat.
 
 
comme on pouvait s'y attendre, non seulement ils n'ont rien trouvé d'intéressant à décider sur la régulation de l'économie mais en plusse ils n'ont rien à dire non plus au sujet du climat.
même les + bêtes commencent à comprendre qu'il n'y aura pas de reprise mais que les états vont commencer à serrer les cordons de leur bourse et siphoner celle du contribuable.
toujours moins d'emploi et moins de services, moins de pouvoir d'achat, mais des privilégiés qui le restent et des banques qui s'engraissent sans honte sur le dos des fauchés (notamment grâce aux emprunts d'état), y a bien un moment où les gens vont tout péter réagir, non?


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du vide, j'en ai plein !
mood
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Posté le 08-11-2009 à 02:43:07  profilanswer
 

n°20477071
freeza01
Posté le 08-11-2009 à 03:07:05  profilanswer
 

hpdp00 et les autres qui ne dorment jamais:
 
je pense qu'on devrait lâcher nos boulots respectifs, et monter notre boîte de veille médiatique.


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°20479171
power600
Toujours grognon
Posté le 08-11-2009 à 14:11:33  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Dois-je vraiment t'expliquer l'importance de l'AOA pour les marchés financiers ou tu t'informes toi-même?


Mais qu'est que tu veux que j'en fasse des tes explications? Que je les vende sur Ebay?  :D  
 
 
Les marchés financiers avec leurs swaps et assets swap et jambes flottantes et tout le reste, sont complètement déconnecté de la réalité, les bourses s'envolent et se vautrent sans que personne ne puisse dire pourquoi, il n'y a que les rentrées de fric qui comptent pour ces gens là et ils n'en ont rien à foutre de provoquer des crises qui retombent toujours sur les mêmes.  
Comme tu l'as toi-même indiqué, ils n'investissent s'ils le peuvent que dans les boites les plus rentables, et encore c'est uniquement pour le profit de quelques uns et flinguer la boite en question pour s'empiffrer un peu plus vite n'est aps un problème pour eux.  
Les dégâts qu'ils provoquent sont nettement supérieurs au peu qu'il apportent. Et je ne parle pas de Kerviel hein, celui-là c'est encore un cas à part  :D  
La suppression du métier de trader conduirait à un assainissement de tout ce merdier. Ce serait la seule mesure "spectaculaire" de mon programme à moi que j'ai  :D  
Le reste consisterait à remettre à leur vraie place les banques et la finance: au service de l'économie. La seule suppression des bonus ne suffirait pas à mettre fin à leur cupidité, ils trouveraient très vite le moyen de passer outre. Qu'ils gagnent de l'argent, OK. c'est leur droit comme pour tout le monde. Mais qu'ils se permettent de tout foutre en l'air par cupidité, non. Ils se sont placés à la tête du système et ont fait preuve d'incompétence et d'une cupidité insatiable, il faut y mettre fin. Et pour ça faut faire comme eux-même le font: efficacité avant tout, on supprime ce qui sert à rien/est nuisible. Ils n'ont fait aucun cadeau, y a pas à leur en faire non plus.

Message cité 1 fois
Message édité par power600 le 08-11-2009 à 14:12:02

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Tiens? Y a une signature, là.
n°20479193
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 08-11-2009 à 14:14:16  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

hpdp00 et les autres qui ne dorment jamais:
 
je pense qu'on devrait lâcher nos boulots respectifs, et monter notre boîte de veille médiatique.


 
tu déconnes mais je pense que ya un gros avenir là dedans :D


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°20480051
poilagratt​er
Posté le 08-11-2009 à 15:19:45  profilanswer
 

A ceux qui savent:
Les banques ont elles toujours fonctionnées comme actuellement?
Y'a 50ans c'était deja comme ça? (sans informatique)
Y'a 100ans?  (sans le téléphone)
 
Avant l'invention des "mathématiques" financières, et l'aide de ces outils modernes, comment les banques arrivaient elles à financer l'économie?

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Message édité par poilagratter le 08-11-2009 à 16:17:51

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20480727
Profil sup​primé
Posté le 08-11-2009 à 16:38:15  answer
 

 

Désolé pour le quote tardif, mais bon...t'es mignon lorenzo à parler de baisse de qualité de vie, mais que ça te plaise ou non, tu fais partie au niveau mondiale des gens qui semblent te débecter et qui exploitent les populations pauvres. Si tu veux que tout un chacun ait sensiblement autant, ça implique que toi aussi tu devras arréter de bouffer de la viande tous les jours, et autres trucs qui te semblent basique apparement, mais qui ne le sont pas pour 8 personnes sur 10 en ce monde.

 

Je ne veux pas t'agresser hein, mais j'espère juste que tu sais que si on lisse tous les niveaux de vie sur l'échelle planétaire, ce sont pas les bourges français qui auront autant que toi (jalousie, jalousie...rahlala :o ) mais toi qui aura autant que les peuples exploités pour ton confort et ton bon vivre aujourd'hui.

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Message édité par Profil supprimé le 08-11-2009 à 16:50:14
n°20480919
poilagratt​er
Posté le 08-11-2009 à 17:03:24  profilanswer
 


sauf que c'est pas les types comme lorenzo ou moi, qui imposont le système qui fait que c'est comme ça.
 
C'est pas qu'une question de partage, c'est une question d'organisation, (pour une finalité à revoir),  
qui si elle était optimale, permettrait sans doute à la planète entière de vivre mieux que la plupart d'entre nous,  
sachant que le "mieux" ne se mesure pas en quantité de viande..., hein.  
(la viande ne fait pas le bonheur, mais il faut des protéines)  
 
Tu es catho, non? :D

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 08-11-2009 à 17:07:06

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20481156
Profil sup​primé
Posté le 08-11-2009 à 17:32:24  answer
 

poilagratter a écrit :


sauf que c'est pas les types comme lorenzo ou moi, qui imposont le système qui fait que c'est comme ça.
 
C'est pas qu'une question de partage, c'est une question d'organisation, (pour une finalité à revoir),  
qui si elle était optimale, permettrait sans doute à la planète entière de vivre mieux que la plupart d'entre nous,  
sachant que le "mieux" ne se mesure pas en quantité de viande..., hein.  
(la viande ne fait pas le bonheur, mais il faut des protéines)  
 
Tu es catho, non? :D


 
Tous les jours, lorsque tu cherches le meilleur prix pour tel ou tel article, tu imposes le système qu'on connait aujourd'hui (je vais pas t'expliquer en détail, prix le moins cher coût du travail le plus "optimal" etc. tu connais tout ça). Je sais bien qu'il y a plus pourri que toi et moi, mais il ne faut pas non plus tomber dans l'auto congratulation en se croyant meilleur que les autres. Nous sommes tous responsables de toute cette merde.
 
Non je ne suis pas catho. Je respecte la foi des autres, même si je ne la comprends pas vraiment.

n°20481467
Camelot2
Posté le 08-11-2009 à 18:00:36  profilanswer
 

power600 a écrit :


Mais qu'est que tu veux que j'en fasse des tes explications? Que je les vende sur Ebay?  :D  

 
Les marchés financiers avec leurs swaps et assets swap et jambes flottantes et tout le reste, sont complètement déconnecté de la réalité, les bourses s'envolent et se vautrent sans que personne ne puisse dire pourquoi, il n'y a que les rentrées de fric qui comptent pour ces gens là et ils n'en ont rien à foutre de provoquer des crises qui retombent toujours sur les mêmes.  
Comme tu l'as toi-même indiqué, ils n'investissent s'ils le peuvent que dans les boites les plus rentables, et encore c'est uniquement pour le profit de quelques uns et flinguer la boite en question pour s'empiffrer un peu plus vite n'est aps un problème pour eux.  
Les dégâts qu'ils provoquent sont nettement supérieurs au peu qu'il apportent. Et je ne parle pas de Kerviel hein, celui-là c'est encore un cas à part  :D  
La suppression du métier de trader conduirait à un assainissement de tout ce merdier. Ce serait la seule mesure "spectaculaire" de mon programme à moi que j'ai  :D  
Le reste consisterait à remettre à leur vraie place les banques et la finance: au service de l'économie. La seule suppression des bonus ne suffirait pas à mettre fin à leur cupidité, ils trouveraient très vite le moyen de passer outre. Qu'ils gagnent de l'argent, OK. c'est leur droit comme pour tout le monde. Mais qu'ils se permettent de tout foutre en l'air par cupidité, non. Ils se sont placés à la tête du système et ont fait preuve d'incompétence et d'une cupidité insatiable, il faut y mettre fin. Et pour ça faut faire comme eux-même le font: efficacité avant tout, on supprime ce qui sert à rien/est nuisible. Ils n'ont fait aucun cadeau, y a pas à leur en faire non plus.


 
Le pire n'est pas que tu sois ignorant de la situation actuelle...mais que tu veuilles le rester.
 
Si tu n'en as rien à foutre de comprendre les mécanismes des marchés financiers, je n'en ai strictement rien à foutre de tes propositions...
 
Et sois assuré que celles-ci finiront à la poubelle tant du côté universitaire que du côté entreprise.
 
 

Citation :

A ceux qui savent:
Les banques ont elles toujours fonctionnées comme actuellement?
Y'a 50ans c'était deja comme ça? (sans informatique)
Y'a 100ans?  (sans le téléphone)
 
Avant l'invention des "mathématiques" financières, et l'aide de ces outils modernes, comment les banques arrivaient elles à financer l'économie?


 
T'es au courant que l'environnement économique a changé depuis 100 ans ou pas?  :sweat:  
 
 
 
 

n°20482189
poilagratt​er
Posté le 08-11-2009 à 18:58:54  profilanswer
 


Non, justement,  je n'ai pas choisit le système éconoimque dans lequel on vit, et ne sommes donc pas responsables de cette merde.  
Et c'est CE système qui impose une compétition absurde, qui nous fait gaspiller les ressources, ou qui empêche d'organiser le monde autrement.
faut pas se flageller, (ce que les cathos aiment bien)


Message édité par poilagratter le 08-11-2009 à 18:59:25

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20482285
poilagratt​er
Posté le 08-11-2009 à 19:05:59  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


Citation :

A ceux qui savent:
Les banques ont elles toujours fonctionnées comme actuellement?
Y'a 50ans c'était deja comme ça? (sans informatique)
Y'a 100ans?  (sans le téléphone)
 
Avant l'invention des "mathématiques" financières, et l'aide de ces outils modernes, comment les banques arrivaient elles à financer l'économie?


 
T'es au courant que l'environnement économique a changé depuis 100 ans ou pas?  :sweat:  


Oui, mais ça réponds pas trop a la question.
Je ne suis pas convaincu que le trading nawak moderne des banques soit le meilleur système de financement.
Me semble que les moyens modernes leur ont permis de maximiser leur jeu financier.
Et je me demande quelle incidence ça a pu avoir sur l'économie réelle.
Mais bon, si tu ne sais pas répondre, c pas grave.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20482474
Camelot2
Posté le 08-11-2009 à 19:27:37  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Oui, mais ça réponds pas trop a la question.
Je ne suis pas convaincu que le trading nawak moderne des banques soit le meilleur système de financement.
Me semble que les moyens modernes leur ont permis de maximiser leur jeu financier.
Et je me demande quelle incidence ça a pu avoir sur l'économie réelle.
Mais bon, si tu ne sais pas répondre, c pas grave.


 
T'es au courant que les mathématiques financières ne se résument pas au trading nawak moderne?  :sweat:  
Et que les activités des banques ne se résument pas au trading nawak moderne?  :sweat:  
 
Au passage, le trading a joué un rôle de catalyseur/multiplicateur en raison des produits émis sur le sous-jacent crédit...Mais c'est avant tout le crédit qui a foiré.
 
La titrisation en soi, ce n'est pas "mal" si elle est appliquée correctement et avec le contrôle nécessaire.
C'est même un outil formidable pour la dispersion des risques.
 
Fin soit, t'as pas voulu comprendre sur les centaines de pages précédentes...je doute que tu veuilles commencer maintenant.
 

n°20482658
poilagratt​er
Posté le 08-11-2009 à 19:47:13  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
T'es au courant que les mathématiques financières ne se résument pas au trading nawak moderne?  :sweat:  
Et que les activités des banques ne se résument pas au trading nawak moderne?  :sweat:  
 
Au passage, le trading a joué un rôle de catalyseur/multiplicateur en raison des produits émis sur le sous-jacent crédit...Mais c'est avant tout le crédit qui a foiré.
 
La titrisation en soi, ce n'est pas "mal" si elle est appliquée correctement et avec le contrôle nécessaire.
C'est même un outil formidable pour la dispersion des risques.
 
Fin soit, t'as pas voulu comprendre sur les centaines de pages précédentes...je doute que tu veuilles commencer maintenant.
 


Si j'ai bien compris, diluer les risques, ça permet de prêter plus, mais au risque de prendre des risques insuportables.
 
Et pourquoi faut il prendre de plus en plus de risques?  Ben parce que les emprunteurs sont de moins en moins fiables.
Et pourquoi? Parce que le système économique mondialisé actuel est une aberration...
 
Mieux vaudrait considérer le pb à la racine, plutôt que de s'ensabler, non?

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 08-11-2009 à 19:47:56

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20482796
power600
Toujours grognon
Posté le 08-11-2009 à 20:01:53  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
 
 
Et sois assuré que celles-ci finiront à la poubelle tant du côté universitaire que du côté entreprise.
 
 
 
 
 
 


>Non .
Voici déjà celle concernant l'idée d'un fonds alimenté par les banques pour faire face aux crises. .
http://fr.reuters.com/article/frEu [...] 4320091108
Logique que ce idée ressorte, logique de d'autre l'aient eue, et certainement avant moi.  :p  
Pour le reste, évidemment celle pourtant nécessaire de la suppression du trading passera à la trappe, comme d'autres.  
Y aura 2 ou 3 changement changements comme la création de cette assurance financée par les banques, une sérié de petite mesurettes en carton et tout recommencera comme avant.  

Camelot2 a écrit :


 
Et que les activités des banques ne se résument pas au trading nawak moderne?  :sweat:  
 
 


T'es au courant qu'elle ne devraient même pas le faire parce que c'est pas du tout le rôle d'une banque?
 

Camelot2 a écrit :


 
dispersion des risques.
 
 
 


Celui qui prend un risque devrait l'assumer, pas le refiler aux autres.  
A part une éventuelle garantie du gouvernement US puisque c'est lui qui leur a demandé de prêter, elles auraient du garder ça pour elles. Ou s'assurer auprès d'assureurs.  
Le formidable outil n'a pas été appliqué correctement, preuve (encore une) qu'il faut imposer des règles à tout ce bordel. Pas besoin qu'elles soient obligatoirement sévère mais il faut que ce ne soit aps les banques qui fassent elles-même leurs règles.

Message cité 1 fois
Message édité par power600 le 08-11-2009 à 20:17:07

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Tiens? Y a une signature, là.
n°20482892
Camelot2
Posté le 08-11-2009 à 20:14:23  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Si j'ai bien compris, diluer les risques, ça permet de prêter plus, mais au risque de prendre des risques insuportables.
 
Et pourquoi faut il prendre de plus en plus de risques?  Ben parce que les emprunteurs sont de moins en moins fiables.
Et pourquoi? Parce que le système économique mondialisé actuel est une aberration...
 
Mieux vaudrait considérer le pb à la racine, plutôt que de s'ensabler, non?


 
C'est complètement ridicule ton raisonnement.
 
Si on arrive à transférer une partie du risque vers d'autres acteurs financiers, alors, on en possède moins. Donc, on peut prêter plus ( augmenter son chiffre d'affaire/bénéfices toussa) tout en gardant un même niveau de risque.
Ou, on peut prêter la même somme tout en ayant moins de risques ( et donc posséder moins de provisions/capitaux propres et augmenter son ROE)
 
Ta question suivante est donc un non-sens...
Les acteurs financiers ne prennent pas de plus en plus de risques parce qu'ils sont capables de le transférer...c'est même l'inverse en général.
 
Là où se situe le problème, c'est dans la quantification de ce risque. Quantification qui a subi un "epic fail" lors de la crise.
 
Pour expliquer plus simplement, je vais prendre l'exemple de l'assurance. Car les produits financiers sont un peu plus complexes et mériteraient un peu plus de clarté et de contrôle.
 
Prenons un assureur lambda situé sur le territoire français de taille assez réduite. Disons, la région parisienne.
 
Pour gérer ses sinistres, il doit provisionner les primes et garder un certain niveau de fonds propres et/ou de provisions pour risques de taux et autres joyeusetés. C'est la loi, il n'a pas le choix.
Cet assureur de taille assez réduite a des fonds propres donc aussi assez réduits. Il ne peut dès lors assurer la France entière.
 
Imaginons qu'un entrepreneur arrive chez l'assureur et lui demande d'assurer l'usine chimique du coin.  
L'assureur lambda se retrouve bien embêté car la valeur à assurer dépasse de loin ses capacités et qu'un sinistre sur cette usine serait catastrophique pour lui.
 
Il décide alors de transférer une partie de son risque de sinistre vers un réassureur.
 
Typiquement, en cas de sinistre, l'assureur prendra X à charge et le réassureur Y. En contrepartie, le réassureur reçoit une partie de la prime.
Ce qu'il peut aussi faire, c'est passer par les marchés financiers ( ce n'est pas encore réellement mis en place mais ça va venir).
 
Il pourrait, par exemple, émettre une obligation subordonnée à cette usine chimique. Autrement dit, tant qu'il n'y a pas de sinistres, il paye un coupon. En cas de sinistre, il ne paye plus de coupon et utilise le capital fourni lors de l'achat des obligations pour payer le sinistre.
 
C'est, grosso modo, la même architecture des produits financiers sur crédits.
En bien plus compliqué.
En bien moins maîtrisé.
 
Que peut faire l'assureur grâce à cela?
-1.Accepter des contrats d'assurances plus important tout en gardant le même niveau de risque.
-2.Garder ses contrats d'assurances actuels tout en diminuant son niveau de risque.
 
Ca, c'est un choix de business plan et d'évolution de l'entreprise.
 
Mais dans les deux cas, le risque n'est pas sensé augmenter, il est seulement transférer.
 
Remplace "assureur" par "établissement de crédit" et "réassureur" par "marchés financiers" et tu as la configuration actuelle pour la titrisation sur crédits.
Qui comporte plein plein de problèmes, d'abus, de dérives...
Notamment lorsque l'exposition au risque de ces outils n'est pas connu, on aboutit à des situations où le transfert de risque s'accompagne d'une augmentation du risque global en raison de l'incertitude sur la liquidité, sur l'exposition au risque de taux, ect de ce type de produits.
 
Je dois dire que je ne suis guère spécialiste sur les dérivés de crédit...mais, d'après ce que j'ai lu, on a grandement sous-estimé leur risque de liquidité et la corrélation entre actifs.
 

n°20482945
Camelot2
Posté le 08-11-2009 à 20:21:39  profilanswer
 

power600 a écrit :


>Non .
Voici déjà celle concernant l'idée d'un fonds alimenté par les banques pour faire face aux crises. .
http://fr.reuters.com/article/frEu [...] 4320091108


 
Je parlais de tes idées sur les traders.
 

power600 a écrit :


T'es au courant qu'elle ne devraient même pas le faire parce que c'est pas du tout le rôle d'une banque?


 
Faire du trading?
Pas de salles des marchés, pas de banques.
 
Le rôle d'une banque aux activités classiques, c'est, aussi, de faire du trading...Par contre, son exposition au risque est totalement différente d'une banque d'affaires. Le trading, c'est aussi de la couverture...Pas seulement de la spéculation.
 

power600 a écrit :


Celui qui prend un risque devrait l'assumer, pas le refiler aux autres.
A part une éventuelle garantie du gouvernement US puisque c'est lui qui leur a demandé de prêter, elles auraient du garder ça pour elles. Ou s'assurer auprès d'assureurs.  
Le formidable outil n'a pas été appliqué correctement, preuve (encore une) qu'il faut imposer des règles à tout ce bordel. Pas besoin qu'elles soient obligatoirement sévère mais il faut que ce ne soit aps les banques qui fassent elles-même leurs règles.


 
Totalement ridicule.
Et d'ailleurs tu te contredis ensuite en parlant de faire appel aux assureurs.
De plus, ce n'est pas le rôle des assureurs que de s'occuper du risque de crédit...
 
Haaaa, mais où ai-je dit que l'outil avait été bien utilisé?  
Mettre des produits dérivés dans la main d'un trader, c'est comme mettre un M-16 dans la main de Lucy. Ca finit rarement bien.
 
Mais ce que toi tu proposes, c'est de supprimer le trader. Pas de lui imposer des règles.
 
 
 

n°20483001
power600
Toujours grognon
Posté le 08-11-2009 à 20:27:15  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Totalement ridicule.
 
 
 


 :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :D  
Là je fais même pas de commentaire, c'est pas la peine  :D
 
EDIT:
 

Citation :

Mettre des produits dérivés dans la main d'un trader, c'est comme mettre un M-16 dans la main de Lucy. Ca finit rarement bien.

[:power600]  
 
Si le trader n'était pas irresponsable ce ne serait sans doute pas un problème bien grave  [:yes papa !!!]
Je propose de virer les traders ET d'imposer des règles aux banques et à la finance, mais qui ne soient surtout pas élaborées par les banques et la finance.  
 
EDIT2: Ah ben si finalement j'ai fait un commentaire  :ange:  [:twixy]

Message cité 1 fois
Message édité par power600 le 08-11-2009 à 20:32:46

---------------
Tiens? Y a une signature, là.
n°20483073
Camelot2
Posté le 08-11-2009 à 20:38:40  profilanswer
 

T'iras expliquer aux millions de personnes qui s'assurent qu'ils enfreignent la loi n°1 de la gestion de risque selon power600.
 
 
T'es au courant que les règles imposées aux banques le sont par l'autorité de régulation, que ces règles découlent de circulaires, que ces circulaires découlent d'arrêtés royaux ( pour la belgique) et que ces arrêtés royaux découlent des lois?
Et devine qui met en place les lois?
 
Ding!
 
Le banquier mafieux qui dirige les politiques.  :o  
 
Tu proposes quelque chose qui existe déjà...Parle plutôt de "nouvelles règles" ou "règles supplémentaires".

n°20483074
poilagratt​er
Posté le 08-11-2009 à 20:38:40  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
C'est complètement ridicule ton raisonnement.
 
Si on arrive à transférer une partie du risque vers d'autres acteurs financiers, alors, on en possède moins. Donc, on peut prêter plus ( augmenter son chiffre d'affaire/bénéfices toussa) tout en gardant un même niveau de risque.
Ou, on peut prêter la même somme tout en ayant moins de risques ( et donc posséder moins de provisions/capitaux propres et augmenter son ROE)
 
Ta question suivante est donc un non-sens...
Les acteurs financiers ne prennent pas de plus en plus de risques parce qu'ils sont capables de le transférer...c'est même l'inverse en général.
 
Là où se situe le problème, c'est dans la quantification de ce risque. Quantification qui a subi un "epic fail" lors de la crise.
 
Pour expliquer plus simplement, je vais prendre l'exemple de l'assurance. Car les produits financiers sont un peu plus complexes et mériteraient un peu plus de clarté et de contrôle.
 
Prenons un assureur lambda situé sur le territoire français de taille assez réduite. Disons, la région parisienne.
 
Pour gérer ses sinistres, il doit provisionner les primes et garder un certain niveau de fonds propres et/ou de provisions pour risques de taux et autres joyeusetés. C'est la loi, il n'a pas le choix.
Cet assureur de taille assez réduite a des fonds propres donc aussi assez réduits. Il ne peut dès lors assurer la France entière.
 
Imaginons qu'un entrepreneur arrive chez l'assureur et lui demande d'assurer l'usine chimique du coin.  
L'assureur lambda se retrouve bien embêté car la valeur à assurer dépasse de loin ses capacités et qu'un sinistre sur cette usine serait catastrophique pour lui.
 
Il décide alors de transférer une partie de son risque de sinistre vers un réassureur.
 
Typiquement, en cas de sinistre, l'assureur prendra X à charge et le réassureur Y. En contrepartie, le réassureur reçoit une partie de la prime.
Ce qu'il peut aussi faire, c'est passer par les marchés financiers ( ce n'est pas encore réellement mis en place mais ça va venir).
 
Il pourrait, par exemple, émettre une obligation subordonnée à cette usine chimique. Autrement dit, tant qu'il n'y a pas de sinistres, il paye un coupon. En cas de sinistre, il ne paye plus de coupon et utilise le capital fourni lors de l'achat des obligations pour payer le sinistre.
 
C'est, grosso modo, la même architecture des produits financiers sur crédits.
En bien plus compliqué.
En bien moins maîtrisé.
 
Que peut faire l'assureur grâce à cela?
-1.Accepter des contrats d'assurances plus important tout en gardant le même niveau de risque.
-2.Garder ses contrats d'assurances actuels tout en diminuant son niveau de risque.
 
Ca, c'est un choix de business plan et d'évolution de l'entreprise.
 
Mais dans les deux cas, le risque n'est pas sensé augmenter, il est seulement transférer.
 
Remplace "assureur" par "établissement de crédit" et "réassureur" par "marchés financiers" et tu as la configuration actuelle pour la titrisation sur crédits.
Qui comporte plein plein de problèmes, d'abus, de dérives...
Notamment lorsque l'exposition au risque de ces outils n'est pas connu, on aboutit à des situations où le transfert de risque s'accompagne d'une augmentation du risque global en raison de l'incertitude sur la liquidité, sur l'exposition au risque de taux, ect de ce type de produits.
 
Je dois dire que je ne suis guère spécialiste sur les dérivés de crédit...mais, d'après ce que j'ai lu, on a grandement sous-estimé leur risque de liquidité et la corrélation entre actifs.
 


J'ai bien compris l'intérêt de pouvoir supporter plus de risques...
 
Le pb est :   pourquoi doit on pouvoir prendre de plus en plus de risques?
 
Y a 40ans, c'était beaucoup mieux réglementé, les "mathématiues financières" étaient moins de la bidouille, et l'économie se portait beaucoup mieux.
 
Donc, pourquoi aujourd'hui doit on faire tout ça?
 
Pour financer des trucs de plus en plus acrobatiques?
 
Auquel cas, y a un problème au niveau du système économique lui même.
 


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20483077
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 08-11-2009 à 20:39:02  profilanswer
 

power600 a écrit :


 :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :D  
Là je fais même pas de commentaire, c'est pas la peine  :D
 
EDIT:
 

Citation :

Mettre des produits dérivés dans la main d'un trader, c'est comme mettre un M-16 dans la main de Lucy. Ca finit rarement bien.

[:power600]  
 
Si le trader n'était pas irresponsable ce ne serait sans doute pas un problème bien grave  [:yes papa !!!]
Je propose de virer les traders ET d'imposer des règles aux banques et à la finance, mais qui ne soient surtout pas élaborées par les banques et la finance.  
 
EDIT2: Ah ben si finalement j'ai fait un commentaire  :ange:  [:twixy]


 
Power600 a le droit d'avoir l'opinion qui est la sienne, en total désaccord avec celle de Camelot2. Pour autant, je trouve très incorrect, voire méprisant, l'utilisation des smileys à outrance, surtout les rires qui laissent entendre que l'autre est vraiment un con qui n'a rien compris. Or, il doit être évident pour tout le monde que Camelot2 est loin d'être un con : il connaît son sujet et lui, au moins, argumente avec des connaissances solides et un raisonnement logique.
 
Bref, un peu de respect dans les échanges ne ferait pas de mal.

n°20483175
Camelot2
Posté le 08-11-2009 à 20:50:03  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


J'ai bien compris l'intérêt de pouvoir supporter plus de risques...
 
Le pb est :   pourquoi doit on pouvoir prendre de plus en plus de risques?
 
Y a 40ans, c'était beaucoup mieux réglementé, les "mathématiues financières" étaient moins de la bidouille, et l'économie se portait beaucoup mieux.
 
Donc, pourquoi aujourd'hui doit on faire tout ça?
 
Pour financer des trucs de plus en plus acrobatiques?
 
Auquel cas, y a un problème au niveau du système économique lui même.
 


 
On ne prend pas forcément de plus en plus de risques.
 
Ca, ça dépend de l'aversion au risque de chaque individue/entreprise.  
Si, tout le monde, demain, se met à jouer son salaire au casino, le pourquoi risque d'être assez difficile à définir...
 
Pourquoi certains prennent plus de risques que d'autres? C'est psychologique, pas financier ce problème.  :D  
 
Il y a 40 ans, on avait l'environnement économique d'il y a 40 ans.
 
Je ne dis pas que la complexité amène toujours du bon, loin de là.
Mais les mathématiques financières ont permis de mieux comprendre comment évoluaient les risques de défaut, de taux, de liquidité et autres. Ils ont permis aux banquiers de faire plus de marge et, éventuellement, de diminuer le différentiel entre les taux offerts dans leur passif et les taux offerts en actifs  :D  
 
Je vais te donner un exemple (véridique) très simple qui montre pourquoi il est important, même pour le consommateur, de pouvoir modéliser au mieux la finance et l'économie en général.
 
Une grande boite d'assurance belge offre des plans de pensions aux entreprises. Des assurances de groupe: tu rentres dans une entreprise et le patron cotise chez cette assureur pour que tu touches une retraite/rente à 65 ans.
Cette grande boîte n'a pas d'outil très performant pour connaître l'exposition au risque de son portefeuille, pour connaître le profil de ses clients, ect...
 
Du coup, son calcul de prime ( l'argent que le patron doit verser pour obtenir un montant X de retraite à 65 ans) est...sommaire.
 
Et la boîte n'a pas du tout confiance dans ce montant. Elle se dit que le risque qu'elle prend est bien plus grand ( il peut être bien plus faible, mais le risque naît de l'incertitude...)...
Que fait-elle?
Elle rajoute 25% de la prime calculée de base pour obtenir le montant final.
 
Toi, en tant que patron/employé, tu devras cotiser une prime finale qui ne reflète peut-être absolument pas les risques que l'assureur prend. Mais celui-ci étant incapable de savoir ce qu'il en est...il va te le facturer "en gros".
 
 
Un autre exemple de la nécessité de mieux connaître son environnement économique.
 
Vers le début des années 90, lorsque les taux d'intérêt ont baissé, de nombreux assureurs se sont retrouvés en difficulté en raison des taux garantis qu'ils avaient donné sur des contrats d'assurance vie.
Comment, en effet, financer un contrat à taux garanti 10% lorsque nos obligations en rapportent du 5%?
Du coup, ces assureurs ont fait faillite et les assurés se sont retrouvés légèrement pigeonnés en général. ( Soit on aboutissait à une diminution du taux garanti, soit rien du tout...)
 
 
 
 
 

n°20483453
poilagratt​er
Posté le 08-11-2009 à 21:09:19  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
On ne prend pas forcément de plus en plus de risques.


Ben si, plus on a une grosse voiture, dont la suspension gomme les bosses, plus on a tendance a appuyer sur le champignon, c'est humain.
En l'occurence on a utilisé ces outils pour compenser le manque de solvabilité des particuliers du fait des aberrations du système économique capitaliste mondialisé...

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 08-11-2009 à 21:14:10

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20483457
Profil sup​primé
Posté le 08-11-2009 à 21:09:31  answer
 

Camelot2 a écrit :

 

On ne prend pas forcément de plus en plus de risques.

 

Ca, ça dépend de l'aversion au risque de chaque individue/entreprise.
Si, tout le monde, demain, se met à jouer son salaire au casino, le pourquoi risque d'être assez difficile à définir...

 

Pourquoi certains prennent plus de risques que d'autres? C'est psychologique, pas financier ce problème.  :D

 

Il y a 40 ans, on avait l'environnement économique d'il y a 40 ans.

 

Je ne dis pas que la complexité amène toujours du bon, loin de là.
Mais les mathématiques financières ont permis de mieux comprendre comment évoluaient les risques de défaut, de taux, de liquidité et autres. Ils ont permis aux banquiers de faire plus de marge et, éventuellement, de diminuer le différentiel entre les taux offerts dans leur passif et les taux offerts en actifs  :D

 

Je vais te donner un exemple (véridique) très simple qui montre pourquoi il est important, même pour le consommateur, de pouvoir modéliser au mieux la finance et l'économie en général.

 

Une grande boite d'assurance belge offre des plans de pensions aux entreprises. Des assurances de groupe: tu rentres dans une entreprise et le patron cotise chez cette assureur pour que tu touches une retraite/rente à 65 ans.
Cette grande boîte n'a pas d'outil très performant pour connaître l'exposition au risque de son portefeuille, pour connaître le profil de ses clients, ect...

 

Du coup, son calcul de prime ( l'argent que le patron doit verser pour obtenir un montant X de retraite à 65 ans) est...sommaire.

 

Et la boîte n'a pas du tout confiance dans ce montant. Elle se dit que le risque qu'elle prend est bien plus grand ( il peut être bien plus faible, mais le risque naît de l'incertitude...)...
Que fait-elle?
Elle rajoute 25% de la prime calculée de base pour obtenir le montant final.

 

Toi, en tant que patron/employé, tu devras cotiser une prime finale qui ne reflète peut-être absolument pas les risques que l'assureur prend. Mais celui-ci étant incapable de savoir ce qu'il en est...il va te le facturer "en gros".

 


Un autre exemple de la nécessité de mieux connaître son environnement économique.

 

Vers le début des années 90, lorsque les taux d'intérêt ont baissé, de nombreux assureurs se sont retrouvés en difficulté en raison des taux garantis qu'ils avaient donné sur des contrats d'assurance vie.
Comment, en effet, financer un contrat à taux garanti 10% lorsque nos obligations en rapportent du 5%?
Du coup, ces assureurs ont fait faillite et les assurés se sont retrouvés légèrement pigeonnés en général. ( Soit on aboutissait à une diminution du taux garanti, soit rien du tout...)

 

Mais tu vois l'aberration du système, pourtant il crève les yeux, t'es aveugle ? Comment peut on défendre une folie pareille. Faire du fric avec du fric et une aberration totale, une perversion qui détruira l'économie pour une raison très simple, l'argent n'est que la contrepartie d'un travail (pour simplifier les échanges), quant la spéculation remplace le travail pourquoi travailler ? C'est début de la fin....

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 08-11-2009 à 21:16:09
n°20483512
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 08-11-2009 à 21:13:40  profilanswer
 

Citation :

Voici déjà celle concernant l'idée d'un fonds alimenté par les banques pour faire face aux crises. .
http://fr.reuters.com/article/frEu [...] 4320091108


 
Je crois que tu en as parlé hier Camelot2. Néanmoins ce fonds va être théoriquement énorme. On va laisser ces trillions potentiels hors de l'économie ?!
Et ça changera quoi à l'aléa moral , ça sera similaire au 2B2F, les banques vont prendre des risques sachant qu'il y a un « backup ».

n°20483611
Camelot2
Posté le 08-11-2009 à 21:19:14  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ben si, plus on a une voiture puissante, plus on a tendance a appuyer sur le champignon, c'est humain.
En l'occurence on a utilisé ces outils pour compenser le manque de solvabilité des particuliers du fait des aberrations du système économique capitaliste mondialisé...


 
Si le risque avait été correctement évalué et facturé, on n'aurait pas eu de soucis.
 
Le problème est que l'exposition au risque de taux de ces produits ( subprimes à taux variables) étaient totalement inconnus.
Non, pour être honnête..."On" savait très bien que y avait un problème...mais on se disait que "ça passerait". Par "On", j'entends les établissements de crédits qui ont mis les mains dans ce merdier. Et je ne serais pas contre envoyer quelques managers et concepteurs de produits en taule.
 
Donc, je reprends.
Si l'établissement de crédit A veut prêter à des clients ayant un risque de défaut plus élevé et plus volatile ( en l'occurence les ménages à revenus modestes), il peut le faire s'il connait ce risque.
Comment?
-En adaptant le taux pratiqué sur ces crédits ( tarifs préférentiels pour ce type de clients)
-En utilisant des instruments de couverture contre le risque de défaut (c-a-d qu'en cas d'augmentation soudaine du risque ( crise économique par exemple), il aura une partie de son portefeuille qui réagira positivement et lui permettra de combler ses pertes)
-En transférant une partie de son risque vers d'autres acteurs financiers.
 
Le problème est que ce n'est pas du tout ce qui s'est passé.
 
Ces établissements de crédit ont pratiqué des taux inadaptés, ne se sont pas couverts mais ont quand même transféré le risque...forcément sous-estimé.
 
Logique du profit à court terme en absence de régulation...ça fait des dégâts.
 
Mais ce n'est pas la "faute" des mathématiques financières. Au contraire même. Ces mathématiques, si appliquées, auraient hurlé que ces produits allaient partir en vrille à la moindre hausse de taux...

n°20483631
Camelot2
Posté le 08-11-2009 à 21:20:16  profilanswer
 


 
Voilà voilà...Et les banquiers ne travaillent pas, c'est connu.
 
Si tu savais comme tes réflexions de collégien me laissent indifférent.
 

n°20483669
Profil sup​primé
Posté le 08-11-2009 à 21:23:37  answer
 

Camelot2 a écrit :


 
Voilà voilà...Et les banquiers ne travaillent pas, c'est connu.
 
Si tu savais comme tes réflexions de collégien me laissent indifférent.
 


 
la spéculation n'a rien avoir avec le travail, c'est du vol, point. Mais connu a te voiler la face et prendre les autres pour des imbéciles  :o

n°20483697
Camelot2
Posté le 08-11-2009 à 21:25:55  profilanswer
 


 
Il n'y a que toi que je prends pour un imbécile.
 
 

n°20483710
poilagratt​er
Posté le 08-11-2009 à 21:27:12  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Si le risque avait été correctement évalué et facturé, on n'aurait pas eu de soucis.
 
 
 
Mais ce n'est pas la "faute" des mathématiques financières. Au contraire même. Ces mathématiques, si appliquées, auraient hurlé que ces produits allaient partir en vrille à la moindre hausse de taux...


Ben oui, mais pourquoi un prêteur chercherait il a faire payer un risque au "juste" prix, si ce n'est pas lui qui le supportera, et au risque de perdre un client.
 
Ces outils financiers ne sont ni plus ni moins que des produits dopants, et en ont  tous les avantages et inconvénients...  
 
C'est hyper malsain de baser l'économie mondiale la dessus, et si on en est arrivé la, c'est qu'il y a un gros problème en dessous...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20483782
Profil sup​primé
Posté le 08-11-2009 à 21:34:31  answer
 

Camelot2 a écrit :


 
Il n'y a que toi que je prends pour un imbécile.
 
 


 
Si tu savais à quel point tu peut être ridicule, avec tes équations mathématiques, t'a suffisance, l'air de dire fermez là, moi je sais, alors qu'un simple bon sens te permettrais d'ouvrir les yeux sur les aberrations d'un système a la dérive.  
 
T'as la tête dans le guidon et le nez dans la merde, mais tu continu a clamer que ça sent la rose,  mais le plus triste c'est que tu t'en rend même pas compte.  :pfff:

n°20483804
Camelot2
Posté le 08-11-2009 à 21:36:03  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ben oui, mais pourquoi un prêteur chercherait il a faire payer un risque au "juste" prix, si ce n'est pas lui qui le supportera, et au risque de perdre un client.
 
Ces outils financiers ne sont ni plus ni moins que des produits dopants, et en ont  tous les avantages et inconvénients...  
 
C'est hyper malsain de baser l'économie mondiale la dessus, et si on en est arrivé la, c'est qu'il y a un gros problème en dessous...


 
Déjà, toute l'économie mondiale n'est pas basée dessus...
 
Dans les boîtes où j'ai déjà pu travailler, les produits dérivés représentaient peanuts par rapport aux produits classiques.
Mieux encore, les produits dérivés utilisés étaient ceux archi-connus, pas les exotiques.
Les banques "classiques", les assureurs "classiques" jouent rarement à ce petit jeu...ou alors avec des filiales US.
 
Ceux vers qui il faut se tourner, c'est la saloperie de hedge fund ou de banques d'affaires qui n'a que le mot "effet de levier" et "ROE à deux chiffres" à la bouche. Là-bas, tu vas en trouver des imbéciles qui jonglent avec des produits trop complexes pour un cerveau trop petit ( spéciale Mitterand style).
 
Pourquoi un prêteur voudrait connaître son risque?
Pour éviter la faillite.
 
C'est rarement une bonne nouvelle lorsque 20% de ses clients font défaut et qu'on doit mettre la clé sous la porte. Après, bien sûr, si on a accumulé assez les bonnes années, on peut se barrer à Hawaï. Mais ça se rapproche furieusement d'une fraude.
 
Après, il faut en effet savoir que les produits dérivés étant un pari sur un sous-jacent, il y a dé-multiplication. On peut acheter autant d'options qu'on veut sur le cours du pétrole...
Mais, dans tous les cas, il y a un gagnant et un perdant. Donc, un simple transfert de richesse.
 
Le problème se situe:
-lorsque ce transfert de richesse ne correspond pas au profil de risque des contreparties ( typiquement la SG qui perd des milliards à cause des prises de position d'un de ces traders...)
-lorsque ce transfert de richesse entraîne des impacts financiers amenant à la faillite d'une des contreparties ( LB nous voilà)
 
Dans un cas, c'est les prises de position qui ne sont pas en adéquation avec les missions de la compagnie.
Dans l'autre, c'est l'évaluation de l'exposition au risque de ces positions qui a été mal évalué.
 

n°20483858
Camelot2
Posté le 08-11-2009 à 21:40:37  profilanswer
 


 
Voilà voilà.
 
Aucune équation dans mes posts.
 
Je ne refuse jamais le dialogue. J'ai conscience d'en savoir "plus" sur le sujet et ça ne me déplait pas de le partager.
 
Effectivement, je suis suffisant lorsque j'ai l'impression qu'on me prend pour un con et/ou qu'on ne veut pas essayer de comprendre ( pas "être d'accord" mais "comprendre" ).
Ou lorsque l'interlocuteur en face est visiblement de mauvaise foi.
 
Maintenant, tu remarqueras que j'adapte un ton plus neutre avec poilagratter depuis quelques posts vu qu'il semble vouloir comprendre mon point de vue. Pas être d'accord avec au moins le comprendre.
 
Si tu t'engages à faire de même et à arrêter tes élans lyriques et tes attaques personnelles, il se peut que j'arrête de te considérer comme un imbécile/ignorant.
 

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