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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°20376077
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 30-10-2009 à 10:22:19  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Betcour a écrit :


Les français ont 3000 milliards d'Euros d'épargne financière, donc de l'argent épargné y'en as et pas qu'un peu. Mais les français n'aiment pas la bourse, ils mettent le gros de leur pognon sur des  livret/assurance vie en euro, de l'argent qui ne mettra pas les pieds dans le capital des entreprises.
Et après ils viennent gueuler contre les actionnaires  :sarcastic:


Et les exonérations de charge payées par de la dette d'Etat, c'est du poulet?
Rappel: Ce sont généralement les banques qui permettent aux Etats de s'endetter et les banques ne peuvent pas prêter au deà d'un certain ratio de fonds propres (ce que leurs clients mettent en réserve)
Donc l'argent épargné par les français finance bien les entreprises.  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Vaulti le 30-10-2009 à 10:23:32

---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
mood
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Posté le 30-10-2009 à 10:22:19  profilanswer
 

n°20376237
Betcour
Building better worlds
Posté le 30-10-2009 à 10:37:08  profilanswer
 

Vaulti a écrit :

Et les exonérations de charge payées par de la dette d'Etat, c'est du poulet?


Le rapport entre l'épargne des français et les exonérations de charge ?
 [:delarue3]  
 

Citation :

Rappel: Ce sont généralement les banques qui permettent aux Etats de s'endetter et les banques ne peuvent pas prêter au deà d'un certain ratio de fonds propres (ce que leurs clients mettent en réserve)
Donc l'argent épargné par les français finance bien les entreprises.  :o


Regarde la composition d'un fond Euro d'une assurance vie (placement préféré des français en montant) : c'est très majoritairement investi dans des obligations d'états... Quant aux livret A, le placement le plus répandu en nombre, il finance le logement public.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°20376354
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 30-10-2009 à 10:45:37  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Le rapport entre l'épargne des français et les exonérations de charge ?
 [:delarue3]  
 

Citation :

Rappel: Ce sont généralement les banques qui permettent aux Etats de s'endetter et les banques ne peuvent pas prêter au deà d'un certain ratio de fonds propres (ce que leurs clients mettent en réserve)
Donc l'argent épargné par les français finance bien les entreprises.  :o


Regarde la composition d'un fond Euro d'une assurance vie (placement préféré des français en montant) : c'est très majoritairement investi dans des obligations d'états... Quant aux livret A, le placement le plus répandu en nombre, il finance le logement public.


Justement, cela permet aux Etats de s'endetter et dans le gouvernement de droite actuel, on baisse les charges pour les Entreprises.
Sans cette épargne, l'Etat ne pourrait pas autant s'endetter et donc serait obligé de taxer plus les Entreprises, les ménages le sont déjà bien assez.


---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°20376448
freeza01
Posté le 30-10-2009 à 10:52:21  profilanswer
 
n°20376492
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 30-10-2009 à 10:55:03  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Le rapport entre l'épargne des français et les exonérations de charge ?
 [:delarue3]  
 

Citation :

Rappel: Ce sont généralement les banques qui permettent aux Etats de s'endetter et les banques ne peuvent pas prêter au deà d'un certain ratio de fonds propres (ce que leurs clients mettent en réserve)
Donc l'argent épargné par les français finance bien les entreprises.  :o


Regarde la composition d'un fond Euro d'une assurance vie (placement préféré des français en montant) : c'est très majoritairement investi dans des obligations d'états... Quant aux livret A, le placement le plus répandu en nombre, il finance le logement public.


 
qui lui ne fait pas de bulles :o


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°20377186
Betcour
Building better worlds
Posté le 30-10-2009 à 11:40:05  profilanswer
 

Vaulti a écrit :

Justement, cela permet aux Etats de s'endetter et dans le gouvernement de droite actuel, on baisse les charges pour les Entreprises.


a) L'état s'endetterait auprès d'institutionnels, à des taux un poil moins avantageux c'est tout. Mais les entreprises auraient aussi plus de capitaux et seraient plus contrôlées par les petits épargnants
b) La gauche aussi a baissé les charges (et pas qu'un peu), donc faudra trouver autre chose pour taper sur le gouvernement actuel
 

Citation :

Sans cette épargne, l'Etat ne pourrait pas autant s'endetter et donc serait obligé de taxer plus les Entreprises, les ménages le sont déjà bien assez.


Ou de plus taxer les ménages. Ou de réduire les dépenses. Le budget ne se résume pas à "emprunter pour aider les entreprises ou pas"


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°20377277
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 30-10-2009 à 11:46:08  profilanswer
 

Betcour a écrit :


C'est un crime maintenant d'investir de l'argent dans une entreprise ?


Investir dans une entreprise, non.
Spéculer sur son dos, bcp plus. Et c'est ce que font actuellement la majorité de ceux qu'on qualifie abusivement "d'actionnaires".
 
Quant à jouer son argent en bourse, voir régulièrement des raclures vendre impunément toutes leurs actions juste avant l'officialisation de mauvaises nouvelles pour la boîte n'encourage pas les gens à être les dindons de la farce... Comme les retraités us qui l'ont eu bien profondément dans leur cul, par exemple.

Message cité 1 fois
Message édité par scOulOu le 30-10-2009 à 11:50:40
n°20377462
ese-aSH
Welcome To Avalon
Posté le 30-10-2009 à 11:56:34  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur


---------------
On a tous un avis, le donne pas.
n°20377880
stratororo
Posté le 30-10-2009 à 12:22:40  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Les français ont 3000 milliards d'Euros d'épargne financière, donc de l'argent épargné y'en as et pas qu'un peu. Mais les français n'aiment pas la bourse, ils mettent le gros de leur pognon sur des  livret/assurance vie en euro, de l'argent qui ne mettra pas les pieds dans le capital des entreprises.
Et après ils viennent gueuler contre les actionnaires  :sarcastic:


 
Si c'est pour suivre l'exemple de certains pays d'asie ou les citoyens avaient mit des sous en bourse pour avoir tout perdu par la suite...

n°20378432
Betcour
Building better worlds
Posté le 30-10-2009 à 13:12:27  profilanswer
 

ese-aSH a écrit :

Ca t'as surement pas traversé l'esprit que perdre 5000 euros pour un smicard lors d'une crise, c'est bien plus ingérable que perdre 500k€ pour un millionnaire ?


Et tous les français sont des SMICard, bien sûr.  :sarcastic:


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
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Posté le 30-10-2009 à 13:12:27  profilanswer
 

n°20378488
Betcour
Building better worlds
Posté le 30-10-2009 à 13:18:46  profilanswer
 

scOulOu a écrit :


Investir dans une entreprise, non.
Spéculer sur son dos, bcp plus. Et c'est ce que font actuellement la majorité de ceux qu'on qualifie abusivement "d'actionnaires".
 
Quant à jouer son argent en bourse, voir régulièrement des raclures vendre impunément toutes leurs actions juste avant l'officialisation de mauvaises nouvelles pour la boîte n'encourage pas les gens à être les dindons de la farce... Comme les retraités us qui l'ont eu bien profondément dans leur cul, par exemple.

ese-aSH a écrit :


Ca t'as surement pas traversé l'esprit que perdre 5000 euros pour un smicard lors d'une crise, c'est bien plus ingérable que perdre 500k€ pour un millionnaire ?

stratororo a écrit :


 
Si c'est pour suivre l'exemple de certains pays d'asie ou les citoyens avaient mit des sous en bourse pour avoir tout perdu par la suite...


Non mais vous avez raison, il faut laisser les français mettre leurs économies dans des trucs qui rapportent que dalle et laisser les actionnaires étranger prendre le contrôle de nos entreprises, en récupérer tous les bénefs et les gérer à leurs guises. Comme ça on pourra continuer à geindre comme des pleureuses professionnelles sur le vilain capitalisme et les méchants actionnaires, ce qui semble devenir notre passe temps national.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°20378839
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 30-10-2009 à 13:56:04  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Non mais vous avez raison, il faut laisser les français mettre leurs économies dans des trucs qui rapportent que dalle et laisser les actionnaires étranger prendre le contrôle de nos entreprises, en récupérer tous les bénefs et les gérer à leurs guises. Comme ça on pourra continuer à geindre comme des pleureuses professionnelles sur le vilain capitalisme et les méchants actionnaires, ce qui semble devenir notre passe temps national.


Non t'as raison, il faut forcer les gens à placer leur pognon en bourse, puisqu'ils sont trop cons pour comprendre que risquer leurs économies est pour leur bien. Il est beau, le vrai visage du libéralisme :jap:
 
Sinon il est tout-à-fait possible de légiférer pour empêcher les saloperies de fonds de pension de prendre le contrôle de nos entreprises, hein. Les Chinois ont déjà ponctuellement fait des trucs du genre, il me semble. Mais j'imagine que c'est du vilain communisme.


Message édité par scOulOu le 30-10-2009 à 14:46:54
n°20378900
power600
Toujours grognon
Posté le 30-10-2009 à 14:01:40  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
 
Rapidement :  
 
1) Bien sûr que la croissance est inégale. Le marché crée des écarts, c'est l'évidence.
 
2) Loyers moins chers, grâce à un coût du terrain moins cher : il y aurait donc toujours des marges à se faire. Le problème aujourd'hui est que l'Etat (la puissance publique en général) rend inconstructible par ses lois de nombreux terrains, d'où leur rareté artificielle, qui alimente la hausse de l'immobilier sur le long terme. Aux Etats-Unis, pendant le boom immobilier des années 2000, ce sont bien sûr les Etats/villes qui avaient les plans d'occupation des sols les plus draconiens qui ont connu les bulles spéculatives. Les autres villes, celles où la liberté de construire était la plus grande, n'ont connu que des hausses modérées.  


1) Ce serait pas bien grave si ces écarts n'atteignaient de telles disproportions.
 
2) C'est pas les lois  qui ont fait la rareté des terrains mais simplement l'augmentation de la population. C'est une des conséquence de cette dérive de la croissance à tout prix soutenue par une augmentation perpétuelle de la population. Arrivé à un certain seuil y a plus de place et il faut bien conserver des terres agricoles, on ne peut pas bétonner partout. Evidemment qu'il y a des loi qui rendent inconstructibles certaines zones parce qu'elles sont inondables ou présentent un autre danger, ou ont quelques chose de particulier qu'il faut préserver.  Et ça ne serait pas mieux avec un marché obnubilé par l'idée de ne construire que là où les loyers ne seront pas modestes. Et les plus modestes auraient au mieux droit à des baculs en copeaux pressés, posé n'importe où et n'importe comment loué à prix excessivement élevé. Une partie d'entre eux arriverait à avoir le droit de s'endetter pour pour en acquérir un, vendu à un prix excessivement élevé aussi.
Le boom des années 2000 au Zétazuni, on voit ce qu'il en reste  [:twixy]


Message édité par power600 le 30-10-2009 à 14:09:20

---------------
Tiens? Y a une signature, là.
n°20379092
Ryan
Foupoudav
Posté le 30-10-2009 à 14:17:42  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
C'était une réponse à celui qui évoquait le retour à la nature (qui elle ne ment pas, on sait bien), 7 jours sur 7, au lieu du système actuel. L'avantage du système actuel, c'est qu'il permet à toutes les options de se mettre en place : celui qui rêve d'un retour à la ruralité peut s'installer en Creuse (les maisons ne valent rien, et il pourra y vivre du RSA sans effort s'il le souhaite). Celui qui veut créer une entreprise communautaire fondée sur le partage (une coopérative en fait) peut le faire aussi. Bref, tout est possible car c'est le fondement de nos sociétés libérales : chacun vit comme il veut, selon ses propres valeurs, qu'elles soient celles du gain et de la compétition ou celle de l'accomplissement de soi et du dédain des choses matérielles.  
 
Dès lors, où est le problème ? pourquoi critiquer une société qui justement offre ce choix (la seule peut-être depuis toute l'histoire de l'humanité) ? et pourquoi cracher contre les hauts revenus qui par leurs impôts financent l'inactivité de nombreux d'entre nous (étudiants, retraités, chômeurs...) et rendent possible ces modes de vie alternatifs ? Quand Total déclare 12 milliards de profits nets, c'est qu'il a remis un chèque de 6 milliards à l'Etat français (soit 2 fois le financement du RSA) : tant mieux ! Préfère-t-on la situation de 1980 où les entreprises faisaient si peu de profits que l'impôt sur les bénéfices ne rapportait plus ?  


 
 
 [:cerveau mlc]  [:cerveau ouch]  
 
Tiens, tu connais le Sociologue Bourdieu ? il dit bizarement tout le contraire de toi:
 

Citation :

La reproduction des hiérarchies sociales [modifier]
 
La reproduction de l’ordre social passe, pour Bourdieu, à la fois par la reproduction des hiérarchies sociales et par une légitimation de cette reproduction. Bourdieu pense que le système d’enseignement joue un rôle important dans cette reproduction, au sein des sociétés contemporaines. Bourdieu élabore ainsi une théorie du système d’enseignement qui vise à montrer :
qu’il renouvelle l’ordre social, en conduisant les enfants des membres de la classe dominante à obtenir les meilleurs diplômes scolaires leur permettant, ainsi, d’occuper à leur tour des positions sociales dominantes,
qu’il légitime ce classement scolaire des individus, en masquant son origine sociale et en faisant de lui, au contraire, le résultat des qualités innées des individus, conformément à l’« idéologie du don ».
 
Dans La reproduction40, Pierre Bourdieu, avec Jean-Claude Passeron, s’efforce de montrer que le système d’enseignement exerce un « pouvoir de violence symbolique », qui contribue à donner une légitimité au rapport de force à l’origine des hiérarchies sociales. Comment cela est-il possible ? Bourdieu croit tout d’abord constater que le système éducatif transmet des savoirs qui sont proches de ceux qui existent dans la classe dominante. Ainsi, les enfants de la classe dominante disposent d’un capital culturel qui leur permet de s’adapter plus facilement aux exigences scolaires et, par conséquent, de mieux réussir dans leurs études. Cela, pour Bourdieu, permet la légitimation de la reproduction sociale41. La cause de la réussite scolaire des membres de la classe dominante demeure en effet masquée, tandis que leur accession, grâce à leurs diplômes, à des positions sociales dominantes est légitimée par ces diplômes. Comme il le note, « les verdicts du tribunal scolaire ne sont aussi décisifs que parce qu’ils imposent la condamnation et l’oubli des attendus sociaux de la condamnation42 ». Autrement dit, pour Bourdieu, en masquant le fait que les membres de la classe dominante réussissent à l’école en raison de la proximité entre leur culture et celle du système éducatif, l’école rend possible la légitimation de la reproduction sociale.
 
Ce processus de légitimation est, pour Bourdieu, entretenu par deux croyances fondamentales. D’une part, l’école est considérée comme neutre et ses savoirs comme pleinement indépendants. L’école n’est donc pas perçue comme inculquant un arbitraire culturel proche de celui de la bourgeoisie – ce qui rend ses classements légitimes. D’autre part, l’échec ou la réussite scolaire sont, le plus souvent, considérés comme des « dons » renvoyant à la nature des individus. L’échec scolaire, processus fondamentalement social, sera donc compris par celui qui le subit comme un échec personnel, renvoyant à ses insuffisances (comme son manque d’intelligence, par exemple). Cette « idéologie du don » joue, pour Bourdieu, un rôle déterminant dans l’acceptation par les individus de leur destin scolaire et du destin social qui en découle.
 
Ces thèses sont reprises et développées dans La Noblesse d’État publié en 1989 en collaboration avec Monique de Saint-Martin43. Bourdieu met en avant l’emprise de plus en plus grande de ce qu’il nomme le « mode de reproduction à composante scolaire », qui fait du diplôme un véritable « droit d’entrée » dans les entreprises bureaucratiques modernes, même pour la bourgeoisie industrielle qui s’en est longtemps passé pour transmettre ses positions sociales44. Aujourd’hui, presque toutes les classes sociales sont condamnées à assurer l’obtention par leurs enfants de diplômes scolaires à même de reproduire leur position sociale, jusque et y compris les propriétaires d’entreprise, dont les enfants doivent avoir un diplôme pour diriger à leur tour l’entreprise. Cela a transformé profondément le système scolaire, en particulier le champ des grandes écoles du pouvoir. Ainsi, Bourdieu s’efforce de montrer que les grandes écoles traditionnelles, où les compétences scolaires traditionnelles dominent, sont aujourd’hui concurrencées par de nouvelles écoles, proche du pôle dominant du champ du pouvoir. L’École normale supérieure a ainsi perdu sa place dominante au profit de l’ENA. Dans le même temps, des « écoles refuges » (souvent des écoles de gestion comme l’European Business School, pour reprendre l’exemple de Bourdieu), aux exigences scolaires faibles, sont apparues, dont la fonction est de permettre à des enfants issus des classes dominantes d’acquérir des diplômes qu’ils ne peuvent obtenir dans les grandes écoles.


 
 
Le choix ? quel choix ? un moment faut ouvrir les yeux et constater que le déterminisme prîme sur ce type de fantasme idéologique. La réalité factuelle des mécanisme que Bourdieu met en lumière le montre bien.

Message cité 1 fois
Message édité par Ryan le 30-10-2009 à 14:45:53

---------------
"Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known"
n°20379907
freeza01
Posté le 30-10-2009 à 15:14:27  profilanswer
 

Citation :


 
http://www.e24.fr/economie/europe/ [...] -haut.html
 
Le chômage au plus haut
 
vendredi 30 octobre 2009 | Publié 11:59 | Actualisé 12:21
 
 
En zone euro le taux de chômage a atteint 9,7% en septembre.
 
La zone euro n'avait pas vu un niveau de chômage similaire depuis 1999. Le taux de chômage a continué d'augmenter en septembre, atteignant 9,7%, selon des données publiées vendredi par l'office européen des statistiques Eurostat.
 
Eurostat a recensé en septembre 184.000 chômeurs de plus qu'en août, ce qui porte le total à 15,324 millions.
 
Dans l'ensemble de l'Union européenne, le taux de chômage a également progressé pour passer de 9,1% à 9,2%, un record depuis le début de la série de statistiques en janvier 2000.
 
Le nombre total de chômeurs dans l'UE a atteint 22,123 millions en septembre, soit 286.000 personnes de plus qu'en août.
 
G. G. avec AFP


 
GG effectivement.
Le côté positif, c'est que ça va faire plus de monde sur HFR :o
 
-------------------------
 
soirée télé samedi soir:
 
http://www.e24.fr/economie/france/ [...] utres.html


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°20382365
captain go​uyou
neo fusionniste de chambre
Posté le 30-10-2009 à 18:06:08  profilanswer
 

Citation :


Natixis pense qu'il y aura un krach obligataire, mais pas avant plusieurs années. L'établissement financier souligne que les taux d'intérêt à long terme sont aujourd'hui à des niveaux anormalement bas malgré des perspectives très défavorables pour les déficits publics et les dettes publiques. Comme déclencheur d'un tel événement, la banque évoque une remontée des taux d'intérêt des banques centrales aux Etats-Unis et en Europe, en particulier si un risque inflationniste réapparaissait.


http://www.boursorama.com/opcvm/de [...] c81bfeb234
 
plusieurs années? tranquille :o


---------------
topic guitare
n°20382591
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 30-10-2009 à 18:25:54  profilanswer
 

captain gouyou a écrit :

Citation :


Natixis pense qu'il y aura un krach obligataire, mais pas avant plusieurs années. L'établissement financier souligne que les taux d'intérêt à long terme sont aujourd'hui à des niveaux anormalement bas malgré des perspectives très défavorables pour les déficits publics et les dettes publiques. Comme déclencheur d'un tel événement, la banque évoque une remontée des taux d'intérêt des banques centrales aux Etats-Unis et en Europe, en particulier si un risque inflationniste réapparaissait.


http://www.boursorama.com/opcvm/de [...] c81bfeb234
 
plusieurs années? tranquille :o


Jusqu'à la remontée des taux, qui sera obligatoire si l'inflation ressurgit. C'est déjà le cas aux USA.
Ce qui expliquerait d'ailleurs le gadin de la bourse aujourd'hui.
A part aux Japon, pays massivement exportateur, il est très difficile pour les autres pays de garder des taux bas longtemps.


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Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°20383362
Badcow
Posté le 30-10-2009 à 20:08:16  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Si tu crois que les dois au communisme  :sweat:  
Tiens regarde, vos voeux vont être exaucés, bientôt les chars chinois stationneront aux portes de Paris:
 
L'accord avec le PC chinois passe mal à l'UMP
 
Et il reste des industries en France, réjouissez-vous :o


 
Je confirme, c'est un domaine qui marche bien, et avec d'excellentes perspectives d'avenir... et l'an dernier, les anciens collègues ont touchés 15 000 € (en moyenne) en intéressement + participation.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°20383467
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 30-10-2009 à 20:23:45  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Je confirme, c'est un domaine qui marche bien, et avec d'excellentes perspectives d'avenir... et l'an dernier, les anciens collègues ont touchés 15 000 € (en moyenne) en intéressement + participation.


Heureusement qu'on les exporte, ce n'est pas avec notre armée d'éclopés qu'on en tirerait quelque chose.  :o


---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°20385217
vandepj0
Posté le 30-10-2009 à 22:01:14  profilanswer
 

Ryan a écrit :


 
 
 [:cerveau mlc]  [:cerveau ouch]  
 
Tiens, tu connais le Sociologue Bourdieu ? il dit bizarement tout le contraire de toi:
 

Citation :

La reproduction des hiérarchies sociales [modifier]
 
...


 
 
Le choix ? quel choix ? un moment faut ouvrir les yeux et constater que le déterminisme prîme sur ce type de fantasme idéologique. La réalité factuelle des mécanisme que Bourdieu met en lumière le montre bien.


 
Tiens, tu lis ce que tu écris?  
 
Bourdieu constate la reproduction sociale des classes dirigeantes par l'éducation.  
1/ je trouve que c'est déjà un progrès par rapport à une reproduction sociale basée uniquement sur la transmission du patrimoine (ce que nous retrouvons aujourd'hui, plus que dans les années 80), car ce modèle permet quand même à un "pauvre" de disposer d'un petit bout de chance, chose inexistante sinon
2/ Existe-t-il des sociétés où la reproduction sociale des classes dirigeantes n'existe pas?

n°20385621
selbus
Posté le 30-10-2009 à 22:27:06  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Tiens, tu lis ce que tu écris?  
 
Bourdieu constate la reproduction sociale des classes dirigeantes par l'éducation.  
1/ je trouve que c'est déjà un progrès par rapport à une reproduction sociale basée uniquement sur la transmission du patrimoine (ce que nous retrouvons aujourd'hui, plus que dans les années 80), car ce modèle permet quand même à un "pauvre" de disposer d'un petit bout de chance, chose inexistante sinon
2/ Existe-t-il des sociétés où la reproduction sociale des classes dirigeantes n'existe pas?


 
Ce qui sert d'alibi pour noyer le poisson et maintenir le systeme en place.
Au moyen age on faisait rever les pleutres avec les legendes de paysans qui se faisait anoblir pour leurs actes heroiques
 
Bref ca coute pas grand chose,c'est pas dangereux et ca maintient le couvercle sur la marmite.
Il faudrait repenser toute l'organisation sociale pour avoir un systeme tres peu hierarchisé fonctionnant en reseau plutot qu'en pyramide.

n°20388052
python
Posté le 31-10-2009 à 01:22:40  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Tiens, tu lis ce que tu écris?  
 
Bourdieu constate la reproduction sociale des classes dirigeantes par l'éducation.  
1/ je trouve que c'est déjà un progrès par rapport à une reproduction sociale basée uniquement sur la transmission du patrimoine (ce que nous retrouvons aujourd'hui, plus que dans les années 80), car ce modèle permet quand même à un "pauvre" de disposer d'un petit bout de chance, chose inexistante sinon
2/ Existe-t-il des sociétés où la reproduction sociale des classes dirigeantes n'existe pas?


 
Ce qu'on n'apprend pas à l'école c'est qu'il faut se démarquer, il faut refuser la médiocrité.  
 
Ce que les classes dominantes offrent aux autres c'est de la bouillie pour chats.  
 
Il faut refuser cette bouillie pour chats pour qu'ils dépensent encore plus et s'arrachent les cheveux pour trouver du personnel qualifié qui serait intéressé à rester dans l'entreprise.
 
Selon moi les entreprises doivent payer cher leurs employés, c'est la loi de la négociation pas celle de l'offre et la demande.  
 
 

n°20388116
power600
Toujours grognon
Posté le 31-10-2009 à 01:28:53  profilanswer
 

Vaulti a écrit :


Heureusement qu'on les exporte, ce n'est pas avec notre armée d'éclopés qu'on en tirerait quelque chose.  :o


On a une marée mal équipée mais aguerrie, rien à voir avec des éclopés  :sarcastic:  


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Tiens? Y a une signature, là.
n°20388154
Nokiwiazer​ty
L'émotion empêche l'action !
Posté le 31-10-2009 à 01:33:11  profilanswer
 

power600 a écrit :


On a une marée mal équipée mais aguerrie, rien à voir avec des éclopés  :sarcastic:  


 
Ouais vachement, on le voit en Afganistan, c'est ni l'un ni l'autre ...


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Xbox 360 sur Paris
n°20388943
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 31-10-2009 à 08:42:51  profilanswer
 

ese-aSH a écrit :


Ca t'as surement pas traversé l'esprit que perdre 5000 euros pour un smicard lors d'une crise, c'est bien plus ingérable que perdre 500k€ pour un millionnaire ?


 
Ba non, c'est pareil  :o


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Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°20388944
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 31-10-2009 à 08:43:07  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Et tous les français sont des SMICard, bien sûr.  :sarcastic:


 
17% des actifs  :jap:


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Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°20389363
Hrolf
Posté le 31-10-2009 à 10:56:24  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Non, mais la vie, la richesse est multidimensionnelle. Je trouve dommage de se limiter aux revenus pour juger si une politique est juste ou non ou si elle est suffisamment à gauche.  
 
Si on apprenait aux gens à cuisiner, à bricoler, tu ne crois pas qu'on gagnerait sur les deux tableaux : gain de pouvoir d'achat ( c'est moins cher de faire soi-même) et gain en qualité de vie ? ne plus dépendre des grandes enseignes, devenir un consommateur averti, enricichir chacun de comptéences nouvelles, donner à apprendre, c'est pas un programme poliyique digne de ce nom ? Doit-on  se contenter de donner des primes de Noël pour voir ensuite les prolos déambuler le samedi après-midi dans les contre-allées des centres commerciaux, pour baver d'envie devant des produits jetables made in China ?
 
Si maintenant le but est uniquement l'augmentation des revenus, alors soyons clair et sortons de l'hypocrisie : à long terme, la seule façon de procéder est d'augmenter le stock de capital, ce qui implique les politiques ad hoc. Le reste n'est que rustine à court terme.


 
Je sais pas si tu connais la  Pyramide de Maslow
 
C'est la pyramide des besoins on ne peut atteindre certains besoins menant au bonheur que si les besoin de la base sont assurés.
 
On va partir du principe, puisque c'est ce que tu estimes, et qu'on peut effectivement dire que c'est le cas pour la grande majorité de la population, que les besoins de base son assurés.
 
Je t'invite a regarder la 2nd marche, qui est la sécurité, la sécurité n'est pas seulement le flic au coin de la rue, c'est, je cite : "Ils recouvrent le besoin d'un abri (logement, maison), la sécurité des revenus et des ressources, la sécurité physique contre la violence (délinquance, agressions, etc.), la sécurité morale et psychologique, la stabilité familiale ou, du moins, une certaine sécurité affective et la sécurité sociale (santé)."  
 
Hors si on manque pas de flic on attaque depuis des années toutes les autres "sécurités" cités ici.
Hors si ces besoins ne sont pas satisfait l'atteinte du haut de la pyramide est impossible, donc le besoin de reconnaissance et appartenance sociale, le besoin d'estime, le besoin d'auto-réalisation, le besoin de révélation, tout cela est inaccessible.
Et malheureusement pour toi tout ce que tu cites apparient à ces catégories ... Tans qu'on encourage l'instabilité du travail dans les entreprise et qu'on fait l'éloge de la flexibilité et de la sous-traitance, il n'y a aucun chance pour que tes arguments puissent se réaliser !
 
Et la pyramide de Maslow n'est pas une invention communiste hein :D


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Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques !
n°20389474
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-10-2009 à 11:22:44  profilanswer
 

Hrolf a écrit :


 
Je sais pas si tu connais la  Pyramide de Maslow
 
C'est la pyramide des besoins on ne peut atteindre certains besoins menant au bonheur que si les besoin de la base sont assurés.
 
On va partir du principe, puisque c'est ce que tu estimes, et qu'on peut effectivement dire que c'est le cas pour la grande majorité de la population, que les besoins de base son assurés.
 
Je t'invite a regarder la 2nd marche, qui est la sécurité, la sécurité n'est pas seulement le flic au coin de la rue, c'est, je cite : "Ils recouvrent le besoin d'un abri (logement, maison), la sécurité des revenus et des ressources, la sécurité physique contre la violence (délinquance, agressions, etc.), la sécurité morale et psychologique, la stabilité familiale ou, du moins, une certaine sécurité affective et la sécurité sociale (santé)."  
 
Hors si on manque pas de flic on attaque depuis des années toutes les autres "sécurités" cités ici.
Hors si ces besoins ne sont pas satisfait l'atteinte du haut de la pyramide est impossible, donc le besoin de reconnaissance et appartenance sociale, le besoin d'estime, le besoin d'auto-réalisation, le besoin de révélation, tout cela est inaccessible.
Et malheureusement pour toi tout ce que tu cites apparient à ces catégories ... Tans qu'on encourage l'instabilité du travail dans les entreprise et qu'on fait l'éloge de la flexibilité et de la sous-traitance, il n'y a aucun chance pour que tes arguments puissent se réaliser !
 
Et la pyramide de Maslow n'est pas une invention communiste hein :D


 
Oui, je connais, c'est pas tout jeune, hein ! Admettons, ça ne me paraît pas si essentiel, mais soit. (Je pense qu'accroître ses compétences, comme cuisiner, bricoler, ou tout autre chose permet de faire face à l'insécurité dont tu parles). Maintenant, tu écris :  
"Tans qu'on encourage l'instabilité du travail dans les entreprise et qu'on fait l'éloge de la flexibilité et de la sous-traitance..."
 
Qui enourage cette flexibilité ? et comment éviter cettte flexibilité ? car si on ne répond pas à ces questions, on reste dans le "yaka faukon", dans l'incantation. J'y ai personnellement répondu plus haut : le manque de capital des entreprises et la versatilité des consommateurs.
 
 

n°20389534
vandepj0
Posté le 31-10-2009 à 11:33:31  profilanswer
 

selbus a écrit :

Ce qui sert d'alibi pour noyer le poisson et maintenir le systeme en place.
Au moyen age on faisait rever les pleutres avec les legendes de paysans qui se faisait anoblir pour leurs actes heroiques
 
Bref ca coute pas grand chose,c'est pas dangereux et ca maintient le couvercle sur la marmite.
Il faudrait repenser toute l'organisation sociale pour avoir un systeme tres peu hierarchisé fonctionnant en reseau plutot qu'en pyramide.


Et y'aurait qu'à le faire faire par un leader éclairé dévoué au bien du peuple, même si le peuple ne réalise pas pleinement que c'est ce dont il a besoin?
Et envoyer les opposants en "stage de réflexion politique à durée indéterminée" en Auvergne?
 

python a écrit :

Ce qu'on n'apprend pas à l'école c'est qu'il faut se démarquer, il faut refuser la médiocrité.  
 
Ce que les classes dominantes offrent aux autres c'est de la bouillie pour chats.  
 
Il faut refuser cette bouillie pour chats pour qu'ils dépensent encore plus et s'arrachent les cheveux pour trouver du personnel qualifié qui serait intéressé à rester dans l'entreprise.
 
Selon moi les entreprises doivent payer cher leurs employés, c'est la loi de la négociation pas celle de l'offre et la demande.  


Super!

n°20389553
python
Posté le 31-10-2009 à 11:37:38  profilanswer
 

limonaire a écrit :


Qui enourage cette flexibilité ? et comment éviter cettte flexibilité ? car si on ne répond pas à ces questions, on reste dans le "yaka faukon", dans l'incantation. J'y ai personnellement répondu plus haut : le manque de capital des entreprises et la versatilité des consommateurs.


 
C'est du grand n'importe quoi.  
 
Une personne en CDI sera plus heureuse et fidèle à son poste qu'une personne en CDD.  Nomme une personne à contrat en CDD et celle-ci ne pourra pas agir.  Il ne pourra pas s'acheter une voiture, ni s'acheter sa maison, ni faire des gosses.  La personne en CDI le pourra car elle sait que son poste est assuré.  
 
changer sa voiture pour une neuve, acheter une maison, faire des gosses ça coûte de quoi et seul un salaire régulier en CDI peut le faire
 
Embaucher en CDD c'est comme dire à un trader que ses actions il doit les conserver 6 mois.  Il ne pourra plus agir, il restera bloqué et son argent ne circulera pas

Message cité 2 fois
Message édité par python le 31-10-2009 à 11:38:59
n°20389599
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 31-10-2009 à 11:45:27  profilanswer
 

python a écrit :


 
C'est du grand n'importe quoi.  
 
Une personne en CDI sera plus heureuse et fidèle à son poste qu'une personne en CDD.  Nomme une personne à contrat en CDD et celle-ci ne pourra pas agir.  Il ne pourra pas s'acheter une voiture, ni s'acheter sa maison, ni faire des gosses.  La personne en CDI le pourra car elle sait que son poste est assuré.  
 
changer sa voiture pour une neuve, acheter une maison, faire des gosses ça coûte de quoi et seul un salaire régulier en CDI peut le faire
 
Embaucher en CDD c'est comme dire à un trader que ses actions il doit les conserver 6 mois.  Il ne pourra plus agir, il restera bloqué et son argent ne circulera pas


C'est devenu faux ce que tu dis, les "nouveaux CDI" sont loin d'être aussi sécurisés que les anciens. (merci Sarkozy)
Les droits deviennent progressifs.


---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°20389630
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 31-10-2009 à 11:50:31  profilanswer
 

python a écrit :


 
C'est du grand n'importe quoi.  
 
Une personne en CDI sera plus heureuse et fidèle à son poste qu'une personne en CDD.  Nomme une personne à contrat en CDD et celle-ci ne pourra pas agir.  Il ne pourra pas s'acheter une voiture, ni s'acheter sa maison, ni faire des gosses.  La personne en CDI le pourra car elle sait que son poste est assuré.  
 
changer sa voiture pour une neuve, acheter une maison, faire des gosses ça coûte de quoi et seul un salaire régulier en CDI peut le faire
 
Embaucher en CDD c'est comme dire à un trader que ses actions il doit les conserver 6 mois.  Il ne pourra plus agir, il restera bloqué et son argent ne circulera pas


 
Le Fait que les CDD soit handicapés pour l'achat de voiture, maison etc, tient justement au fait qu'il existe un contrat "royal" qui les relègue au rang de précaires.
 
La suppression du CDI et du CDD, pour les remplacer par un contrat intermédiaire était une bonne solution.


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°20389664
vandepj0
Posté le 31-10-2009 à 11:55:21  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Oui, je connais, c'est pas tout jeune, hein ! Admettons, ça ne me paraît pas si essentiel, mais soit. (Je pense qu'accroître ses compétences, comme cuisiner, bricoler, ou tout autre chose permet de faire face à l'insécurité dont tu parles). Maintenant, tu écris :  
"Tans qu'on encourage l'instabilité du travail dans les entreprise et qu'on fait l'éloge de la flexibilité et de la sous-traitance..."
 
Qui enourage cette flexibilité ? et comment éviter cettte flexibilité ? car si on ne répond pas à ces questions, on reste dans le "yaka faukon", dans l'incantation. J'y ai personnellement répondu plus haut : le manque de capital des entreprises et la versatilité des consommateurs.


 
Je ne suis clairement pas convaincu par ton point sur le manque de capital, mais j'ai peut-être raté un morceau.  
 
Pour moi, ce qui encourage le plus la "flexibilité" au sens péjoratif, c'est la pression actionnariale sur la rentabilité immédiate et sur le cours de bourse, avec finalement peu de souci des résultats futurs de l'entreprise, car la pression est mise par des gens qui ont eux aussi un intérêt à voir leur bilan en tant qu'actionnaire positif à court terme pour témoigner de la bonne gestion des fonds de leurs clients.  
 
Donc, pour favoriser la carrière (et les revenus) de certains, et leur permettre d'afficher des "résultats", on met l pression aux entreprises sur une échelle de temps trop courte (3-5 ans) en regard de la vitesse normale d'évolution et d'amélioration d'une entreprise. Et on grille le capital social, l'esprit d'entreprise, le développement futur, mais sur une échelle de temps qui n'est pas celle de l'intérêt du dirigeant. Pour moi le meilleur exemple de cette politique et de ses conséquences est Alcatel.
 
Et je pense que la pression court-termiste est encore accentuée par le niveau de rémunération des dirigeants, qui fait que le revenu est leur indicateur de performance relative par rapport aux autres, et qu'ils s'ingénient à maximiser pour démontrer qu'ils sont les meilleurs dans la course à "qui à la plus grosse?".
 
A mon avis, un véritable impôt progressif sur les revenus (pouvant monter à 80% au delà de 1M€ par an par exemple) feraient que les patrons "rapaces" s'expatrieraient, mais que ceux qui ont une véritable ambition et un véritable investissement dans leur entreprise continueraient à travailler, plus dans une logique de croissance durable de l'entreprise que dans une logique d'en tirer un maximum tout de suite.  
Et il y aura toujours de bons candidats au poste de patrons, à la limite quel que soit le revenu associé, le prestige et le pouvoir du poste sont suffisant à motiver des gens très compétents, l'argument "les bons seront barrés" n'est pas recevable.

n°20389667
python
Posté le 31-10-2009 à 11:55:37  profilanswer
 

peaceful a écrit :


La suppression du CDI et du CDD, pour les remplacer par un contrat intermédiaire était une bonne solution.


 
est-ce que c'est fait :??:
 
N'empêche à limonaire.  Je suis persuadé que la déloyauté des consommateurs vient des contrats précaires

n°20389714
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 31-10-2009 à 12:01:28  profilanswer
 

python a écrit :


 
est-ce que c'est fait :??:
 
N'empêche à limonaire.  Je suis persuadé que la déloyauté des consommateurs vient des contrats précaires


 
y'a 3 millions de blaireaux qui sont descendus dans la rue, la minorité bruyante s'est exprimée comme qui dirait et DVP a retiré la réforme.


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°20389927
stratororo
Posté le 31-10-2009 à 12:35:33  profilanswer
 

Vaulti a écrit :


C'est devenu faux ce que tu dis, les "nouveaux CDI" sont loin d'être aussi sécurisés que les anciens. (merci Sarkozy)
Les droits deviennent progressifs.


 
 
 
Surtout au niveau de la période d'essai... merci sarko  :fou:
 
http://www.20minutes.fr/article/20 [...] tendre.php


Message édité par stratororo le 31-10-2009 à 12:37:47
n°20389937
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-10-2009 à 12:37:24  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :

 

Je ne suis clairement pas convaincu par ton point sur le manque de capital, mais j'ai peut-être raté un morceau.

 

Pour moi, ce qui encourage le plus la "flexibilité" au sens péjoratif, c'est la pression actionnariale sur la rentabilité immédiate et sur le cours de bourse, avec finalement peu de souci des résultats futurs de l'entreprise, car la pression est mise par des gens qui ont eux aussi un intérêt à voir leur bilan en tant qu'actionnaire positif à court terme pour témoigner de la bonne gestion des fonds de leurs clients.

 

Donc, pour favoriser la carrière (et les revenus) de certains, et leur permettre d'afficher des "résultats", on met l pression aux entreprises sur une échelle de temps trop courte (3-5 ans) en regard de la vitesse normale d'évolution et d'amélioration d'une entreprise. Et on grille le capital social, l'esprit d'entreprise, le développement futur, mais sur une échelle de temps qui n'est pas celle de l'intérêt du dirigeant. Pour moi le meilleur exemple de cette politique et de ses conséquences est Alcatel.

 

Et je pense que la pression court-termiste est encore accentuée par le niveau de rémunération des dirigeants, qui fait que le revenu est leur indicateur de performance relative par rapport aux autres, et qu'ils s'ingénient à maximiser pour démontrer qu'ils sont les meilleurs dans la course à "qui à la plus grosse?".

 

A mon avis, un véritable impôt progressif sur les revenus (pouvant monter à 80% au delà de 1M€ par an par exemple) feraient que les patrons "rapaces" s'expatrieraient, mais que ceux qui ont une véritable ambition et un véritable investissement dans leur entreprise continueraient à travailler, plus dans une logique de croissance durable de l'entreprise que dans une logique d'en tirer un maximum tout de suite.
Et il y aura toujours de bons candidats au poste de patrons, à la limite quel que soit le revenu associé, le prestige et le pouvoir du poste sont suffisant à motiver des gens très compétents, l'argument "les bons seront barrés" n'est pas recevable.

 

Pour Alcatel, il est certain que, a posteriori (c'est toujours plus facile de juger après), la gestion a été désastreuse.

 

D'accord pour ton analyse sur le comportement court-termiste des actionnaires. Mais il faut aller plus loin que la simple description. Pourquoi les actionnaires sont-ils si sensibles à la rentabilité immédiate : qu'est-ce qui les empêche de se projeter dans le futur (comme les actionnaires du canal de Suez ou du canal de Panama ou des chemins de fer argentins, au XIXè siècle). Pourquoi ce comportement surgit- aujourd'hui et pas il y a 30 ans ? Pourquoi cette soudaine préférence accrue pour le présent au détriment du long terme ? il faut aller jusqu'au bout du raisonnement : pourquoi les fonds de pension exigent-ils aujourd'hui des rendements de 10% ? Un petit détour du côté des taux d'intérêt nous donnerait peut-être la réponse. Un indice : l'Etat offre des placements sans risque rapportant 5%.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 31-10-2009 à 13:00:47
n°20390094
vandepj0
Posté le 31-10-2009 à 13:05:16  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Pour Alcatel, il est certain que, a posteriori (c'est toujours plus facile de juger après), la gestion a été désastreuse.  
 
D'accord pour ton analyse sur le comportement court-termiste des actionnaires. Mais il faut aller plus loin que la simple description. Pourquoi les actionnaires sont-ils si sensibles à la rentabilité immédiate : qu'est-ce qui les empêche de se projeter dans le futur (comme les actionnaires du canal de Suez ou du canal de Panama ou des chemins de fer argentins). Pourquoi c comportement surgit-il arrive aujourd'hui et pas il y a 30 ans ? Pourquoi cette soudaine préférence accrue pour le présent au détriment du long terme ? il faut aller jusqu'au bout du raisonnement : pourquoi les fonds de pension exigent-ils aujourd'hui des rendements de 10% ? Un petit détour du côté des taux d'intérêt nous donnerait peut-être la réponse. Un indice : l'Etat offre des placements sans risque rapportant 5%.


 
De 3,25% (7 ans) à 4,5% (30 ans) actuellement pour les OAT. Un des problème à mon sens est qu'en l'absence d'inflation, l'Etat peut s'endetter à pas cher, donc s'endette beaucoup, et l'épargnant a tout intérêt à confier son argent à l'Etat. Quand il y a des "tensions inflationnistes" voire de l'inflation, l'investissement productif est un excellent moyen de protéger son capital.
Reste que je ne suis pas certain que ce soit le fond du problème.
 
Sur le pourquoi, à mon avis parce que:
 - Il y a un fort développement de fonds gérant pour le compte de tiers nombreux (par exemple retraite par capitallisation) qui sont évalués sur leur performance annuelle / trimestrielle.
 - Les managers sont moins enclins à faire tampon entre l'exigence de l'actionnaire et la stratégie long terme de l'entreprise car directement et trop grassement rémunéré sur les même critères que l'actionnaire.
 
Quand aux différences avec il y a trente ans, et ce qui a changé notamment et qui peut avoir un impact:
 - l'inflation et les taux d'intérêt
 - la tranche marginale de l'impôt sur le revenu (rendant plus attrayante la compétition au revenu et moins investis dans le long terme les managers)
 - la libéralisation du commerce mondial (accentuant les pressions déflationnistes sur le prix du travail et l'insécurité des salariés))
 - la proportion de l'actionnariat "de masse" à travers les fonds, notamment fonds de pension (pression court-termiste)
 - la concentration du capital dans de plus grosses structures permettant d'accroitre la productivité grâce à un outil de production plus consommateur de capital et la décrue nette de l'artisanat (impliquant un actionnariat de moins en moins individuel et plus institutionnel => pression court-termiste)

n°20390143
power600
Toujours grognon
Posté le 31-10-2009 à 13:11:46  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
y'a 3 millions de blaireaux qui sont descendus dans la rue, la minorité bruyante s'est exprimée comme qui dirait et DVP a retiré la réforme.


Ben ouais.
Voilà pourquoi on peut pas avancer dans ce pays. Entre les blaireaux comme tu dis qui refusent toujours tout changement de peur de perdre même là où y a pas perdre et vous autres qui refusez tout changement pour pouvoir continuer à voler du fric à outrance, on n'est pas sortis de l'auberge  [:yes papa !!!]


---------------
Tiens? Y a une signature, là.
n°20390262
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-10-2009 à 13:33:09  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
De 3,25% (7 ans) à 4,5% (30 ans) actuellement pour les OAT. Un des problème à mon sens est qu'en l'absence d'inflation, l'Etat peut s'endetter à pas cher, donc s'endette beaucoup, et l'épargnant a tout intérêt à confier son argent à l'Etat. Quand il y a des "tensions inflationnistes" voire de l'inflation, l'investissement productif est un excellent moyen de protéger son capital.
Reste que je ne suis pas certain que ce soit le fond du problème.
 
Sur le pourquoi, à mon avis parce que:
 - Il y a un fort développement de fonds gérant pour le compte de tiers nombreux (par exemple retraite par capitallisation) qui sont évalués sur leur performance annuelle / trimestrielle.
 - Les managers sont moins enclins à faire tampon entre l'exigence de l'actionnaire et la stratégie long terme de l'entreprise car directement et trop grassement rémunéré sur les même critères que l'actionnaire.
 
Quand aux différences avec il y a trente ans, et ce qui a changé notamment et qui peut avoir un impact:
 - l'inflation et les taux d'intérêt
 - la tranche marginale de l'impôt sur le revenu (rendant plus attrayante la compétition au revenu et moins investis dans le long terme les managers)
 - la libéralisation du commerce mondial (accentuant les pressions déflationnistes sur le prix du travail et l'insécurité des salariés))
 - la proportion de l'actionnariat "de masse" à travers les fonds, notamment fonds de pension (pression court-termiste)
 - la concentration du capital dans de plus grosses structures permettant d'accroitre la productivité grâce à un outil de production plus consommateur de capital et la décrue nette de l'artisanat (impliquant un actionnariat de moins en moins individuel et plus institutionnel => pression court-termiste)


 
J'observe que ce qu'on appelle la financiarisation de l'économie coïncide avec l'envolée de l'endettement public, pas seulement en France. Par exemple, la création du MATIF en France avait pour but de faciliter le placement de la dette publique française. Cet endettement public a considérablement accru les taux d'intérêt, renversant une tendance multiséculaire de baisse des taux. D'une certaine façon la civilisation, la fin des guerres civiles, le progrès  de l'Etat de droit a permis en Europe depuis le XVIè siècle une baisse des taux d'intérêt, qui n'est pas sans relation avec le développement économique. Depuis 30 ans, on observe l'effet inverse, sous l'effet notamment des déficits publics accrus. Cette hausse des taux peut s'analyser comme une plus forte préférence pour le présent, çàd une plus grande dépréciation du futur (une plus grande méfiance, si on veut, ou une plus grande incertitude) : il ne faut pas s'étonner dès lors si les actionnaires adoptent des visions court-termistes. Si les taux d'intérêt étaient de 2 ou 3 % sur le long terme, les fonds de pension et les managers auraient aussi des visions à long terme, parce qu'elles seraient devenues rentables, tout simplement. C'est impossible aujourd'hui, quand l'Etat offre du 4,5% à 30 ans, dans un monde sans inflation : c'est une rémunération sans risque énorme. Dès lors, il ne faut pas s'étonner qu'un actionnaire qui investisse de façon plus risquée (une entreprise est plus risquée qu'un prêt à l'Etat) exige des rendements de 7, 8 ou 10%.
 
Avoir des taux d'intérêt à long terme plus bas impliquerait que les politiques économiques de l'Etat soient plus stables, moins soumises à d'incessants changements, dans la fiscalité par exemple ; que l'Etat ponctionne moins d'épargne publique pour financer des dépenses de consommation, ce qui correspond à une destruction de capital ; et qu'enfin on mène des politiques favorables à l'épargne. On en est loin... Et on s'étonne ensuite de la précarité des emplois, çàd de l'incapacité des entreprises à se projeter dans le futur, alors qu'on organise cette incapacité, d'une certaine façon.

n°20390715
vandepj0
Posté le 31-10-2009 à 14:36:42  profilanswer
 

limonaire a écrit :

J'observe que ce qu'on appelle la financiarisation de l'économie coïncide avec l'envolée de l'endettement public, pas seulement en France. Par exemple, la création du MATIF en France avait pour but de faciliter le placement de la dette publique française. Cet endettement public a considérablement accru les taux d'intérêt, renversant une tendance multiséculaire de baisse des taux. D'une certaine façon la civilisation, la fin des guerres civiles, le progrès  de l'Etat de droit a permis en Europe depuis le XVIè siècle une baisse des taux d'intérêt, qui n'est pas sans relation avec le développement économique. Depuis 30 ans, on observe l'effet inverse, sous l'effet notamment des déficits publics accrus. Cette hausse des taux peut s'analyser comme une plus forte préférence pour le présent, çàd une plus grande dépréciation du futur (une plus grande méfiance, si on veut, ou une plus grande incertitude) : il ne faut pas s'étonner dès lors si les actionnaires adoptent des visions court-termistes. Si les taux d'intérêt étaient de 2 ou 3 % sur le long terme, les fonds de pension et les managers auraient aussi des visions à long terme, parce qu'elles seraient devenues rentables, tout simplement. C'est impossible aujourd'hui, quand l'Etat offre du 4,5% à 30 ans, dans un monde sans inflation : c'est une rémunération sans risque énorme. Dès lors, il ne faut pas s'étonner qu'un actionnaire qui investisse de façon plus risquée (une entreprise est plus risquée qu'un prêt à l'Etat) exige des rendements de 7, 8 ou 10%.


 
Le niveau de l'exigence de rentabilité des capitaux investis n'est pas de mon point de vue à lier au terme de cette rentabilité. Aujourd'hui on va pénaliser une boite (et un manager) qui fait un trimestre décevant, quand bien même il est sur un plan de route qui doit permettre de dégager une rentabilité satisfaisante dans une optique long terme.  
 
A mon avis tu mélanges un peu les deux.  
 

limonaire a écrit :


Avoir des taux d'intérêt à long terme plus bas impliquerait que les politiques économiques de l'Etat soient plus stables, moins soumises à d'incessants changements, dans la fiscalité par exemple ; que l'Etat ponctionne moins d'épargne publique pour financer des dépenses de consommation, ce qui correspond à une destruction de capital ; et qu'enfin on mène des politiques favorables à l'épargne. On en est loin... Et on s'étonne ensuite de la précarité des emplois, çàd de l'incapacité des entreprises à se projeter dans le futur, alors qu'on organise cette incapacité, d'une certaine façon.


 
Aujourd'hui les politiques de déficit sont favorable à l'épargne en obligations d'Etat.  
 
A mon avis, effectivement une politique moins basée sur les déficits (et donc un impôt plus important, notamment), permettrait de capter moins d'épargne pour financer ces déficits, de baisser les taux et la charge de la dette, et libérerait du capital pour l'investissement privé.

mood
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