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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°20390715
vandepj0
Posté le 31-10-2009 à 14:36:42  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

limonaire a écrit :

J'observe que ce qu'on appelle la financiarisation de l'économie coïncide avec l'envolée de l'endettement public, pas seulement en France. Par exemple, la création du MATIF en France avait pour but de faciliter le placement de la dette publique française. Cet endettement public a considérablement accru les taux d'intérêt, renversant une tendance multiséculaire de baisse des taux. D'une certaine façon la civilisation, la fin des guerres civiles, le progrès  de l'Etat de droit a permis en Europe depuis le XVIè siècle une baisse des taux d'intérêt, qui n'est pas sans relation avec le développement économique. Depuis 30 ans, on observe l'effet inverse, sous l'effet notamment des déficits publics accrus. Cette hausse des taux peut s'analyser comme une plus forte préférence pour le présent, çàd une plus grande dépréciation du futur (une plus grande méfiance, si on veut, ou une plus grande incertitude) : il ne faut pas s'étonner dès lors si les actionnaires adoptent des visions court-termistes. Si les taux d'intérêt étaient de 2 ou 3 % sur le long terme, les fonds de pension et les managers auraient aussi des visions à long terme, parce qu'elles seraient devenues rentables, tout simplement. C'est impossible aujourd'hui, quand l'Etat offre du 4,5% à 30 ans, dans un monde sans inflation : c'est une rémunération sans risque énorme. Dès lors, il ne faut pas s'étonner qu'un actionnaire qui investisse de façon plus risquée (une entreprise est plus risquée qu'un prêt à l'Etat) exige des rendements de 7, 8 ou 10%.


 
Le niveau de l'exigence de rentabilité des capitaux investis n'est pas de mon point de vue à lier au terme de cette rentabilité. Aujourd'hui on va pénaliser une boite (et un manager) qui fait un trimestre décevant, quand bien même il est sur un plan de route qui doit permettre de dégager une rentabilité satisfaisante dans une optique long terme.  
 
A mon avis tu mélanges un peu les deux.  
 

limonaire a écrit :


Avoir des taux d'intérêt à long terme plus bas impliquerait que les politiques économiques de l'Etat soient plus stables, moins soumises à d'incessants changements, dans la fiscalité par exemple ; que l'Etat ponctionne moins d'épargne publique pour financer des dépenses de consommation, ce qui correspond à une destruction de capital ; et qu'enfin on mène des politiques favorables à l'épargne. On en est loin... Et on s'étonne ensuite de la précarité des emplois, çàd de l'incapacité des entreprises à se projeter dans le futur, alors qu'on organise cette incapacité, d'une certaine façon.


 
Aujourd'hui les politiques de déficit sont favorable à l'épargne en obligations d'Etat.  
 
A mon avis, effectivement une politique moins basée sur les déficits (et donc un impôt plus important, notamment), permettrait de capter moins d'épargne pour financer ces déficits, de baisser les taux et la charge de la dette, et libérerait du capital pour l'investissement privé.

mood
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Posté le 31-10-2009 à 14:36:42  profilanswer
 

n°20390808
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-10-2009 à 14:52:40  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Le niveau de l'exigence de rentabilité des capitaux investis n'est pas de mon point de vue à lier au terme de cette rentabilité. Aujourd'hui on va pénaliser une boite (et un manager) qui fait un trimestre décevant, quand bien même il est sur un plan de route qui doit permettre de dégager une rentabilité satisfaisante dans une optique long terme.  
 
A mon avis tu mélanges un peu les deux.  
 


 

vandepj0 a écrit :


 
Aujourd'hui les politiques de déficit sont favorable à l'épargne en obligations d'Etat.  
 
A mon avis, effectivement une politique moins basée sur les déficits (et donc un impôt plus important, notamment), permettrait de capter moins d'épargne pour financer ces déficits, de baisser les taux et la charge de la dette, et libérerait du capital pour l'investissement privé.


 
On est à peu près d'accord :  ;) Mais réduire les déficits en augmentant les impôts revient à ponctionner cette épargne. Pas sûr que cela soit bénéfiwue à long terme. L'autre solution serait de réduire les dépenses publiques : mais il y faut un certain courage électoral.

n°20390846
Betcour
Building better worlds
Posté le 31-10-2009 à 14:59:14  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :

Le niveau de l'exigence de rentabilité des capitaux investis n'est pas de mon point de vue à lier au terme de cette rentabilité. Aujourd'hui on va pénaliser une boite (et un manager) qui fait un trimestre décevant, quand bien même il est sur un plan de route qui doit permettre de dégager une rentabilité satisfaisante dans une optique long terme.


Oui enfin on a raconté tout et n'importe quoi sur la relation entre actionnaires et entreprises. Par ex. c'est soit disant les actionnaires qui virent les PDG dont la performance serait insuffisante, mais ces mêmes actionnaires n'ont quasiment aucun pouvoir pour fixer la rémunération dudit PDG. C'est assez incohérent. De même les fameux "15% de rentabilité attendu": on ne sais pas d'où est sorti ce chiffre ni quel fond s'y tiennent, ni si c'est une rentabilité sur investissement ou sur fonds propres, ni à quel zone temporelle elle correspond (15% quand l'inflation était à 10% c'est peu, quand elle est à 0% c'est inatteignable...)
 
Il existe effectivement quelques fonds qui ont pour stratégie de rentrer et sortir d'une entreprise en 2-3 ans en faisant une plus value et en serrant les boulons, mais ces fonds sont quand même peu nombreux. La plupart des grands investisseurs (fonds de pension, assureurs & co) sont plutôt du genre dormants. Ce qui motive les PDG à soutenir le cours de bourse c'est plus la peur d'être victime d'une OPA (ce qui signifie perdre leur taff) plutôt que la peur des AG où il se passe jamais rien.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°20391012
vandepj0
Posté le 31-10-2009 à 15:19:51  profilanswer
 

limonaire a écrit :

On est à peu près d'accord :  ;) Mais réduire les déficits en augmentant les impôts revient à ponctionner cette épargne. Pas sûr que cela soit bénéfiwue à long terme. L'autre solution serait de réduire les dépenses publiques : mais il y faut un certain courage électoral.


 
Pour moi, il faut avant de se poser la question de réduire les dépenses, se poser la question de ce qui doit être de la responsabilité de l'Etat, et quel est le prix de cette responsabilité. Une fois qu'on le sait, on fixe l'impôt et on essaie d'optimiser.  
 
Parce que "réduire les dépenses", je suis contre quand ça conduit à:
 - transférer la responsabilité de l'éducation de qualité du public à l'individuel, pénalisant ainsi notre productivité et donc notre niveau de vie à long terme et détruisant toute liberté individuelle dans le choix de sa situation sociale
 - passer d'un système de santé où tout le monde peut être bien soigné moyennant un prélèvement obligatoire proportionnel à ses revenus à un système où on paye une prime en fonction du risque qu'on représente indépendamment de ses revenus
 - passer d'un système de retraite par répartition qui redistribue à moindre frais la valeur ajoutée générée par les actifs vers les passifs à un système de capitalisation individuel qui profite principalement aux assureurs
 - détruire le système judiciaire, condamnant ainsi de nombreux jeunes à s'enfermer dans la délinquance tout en mobilisant des ressources policières colossales pour "protéger" les classes dominantes
 - confier la charge des services d'infrastructure (eau, électricité) à des entreprise privées, sachant que ces services sont quand même relativement loin des zones d'efficience du marché libre et conduisent souvent à des situation de rente et de service dégradé
 
Bref, "réduire les dépenses", mis à part que ça sonne bien, j'ai du mal à adhérer. Je préfère payer des services publics, tout en se demandant effectivement comment il pourrait être possible d'améliorer l'efficience de ces services.
 

Betcour a écrit :


Oui enfin on a raconté tout et n'importe quoi sur la relation entre actionnaires et entreprises. Par ex. c'est soit disant les actionnaires qui virent les PDG dont la performance serait insuffisante, mais ces mêmes actionnaires n'ont quasiment aucun pouvoir pour fixer la rémunération dudit PDG. C'est assez incohérent. De même les fameux "15% de rentabilité attendu": on ne sais pas d'où est sorti ce chiffre ni quel fond s'y tiennent, ni si c'est une rentabilité sur investissement ou sur fonds propres, ni à quel zone temporelle elle correspond (15% quand l'inflation était à 10% c'est peu, quand elle est à 0% c'est inatteignable...)
 
Il existe effectivement quelques fonds qui ont pour stratégie de rentrer et sortir d'une entreprise en 2-3 ans en faisant une plus value et en serrant les boulons, mais ces fonds sont quand même peu nombreux. La plupart des grands investisseurs (fonds de pension, assureurs & co) sont plutôt du genre dormants. Ce qui motive les PDG à soutenir le cours de bourse c'est plus la peur d'être victime d'une OPA (ce qui signifie perdre leur taff) plutôt que la peur des AG où il se passe jamais rien.


 
Je pense que les managers sont motivés par:
1/ La trouille de dégager s'ils n'arrivent pas à faire en sorte que leur cours de bourse / rentabilité surperforme le marché trimestre après trimestre
2/ Leur variable faramineux indexé (au moins partiellement) sur ledit cours de bourse
 
Perso, mon PDG est ultra motivé à dégager le dividende maximum tous les ans, quitte à essorer complètement la boite.

n°20391044
power600
Toujours grognon
Posté le 31-10-2009 à 15:24:47  profilanswer
 

le_noob a écrit :

Par exemple au USA pour rendre les pauvres, propriétaires de leur propre logement. Au lieu des subprimes, l'Etat aurait pu se charger de prêter directement au particulier à un taux égale à celui de la FED. L'Etat n'aurait fait aucun bénéfice direct mais les buts fixés auraient été atteins : population propriétaire de son propre logement, non défaillance des banques en cas de problème, éventuel défaillance des emprunteurs beaucoup plus faible etc...
 
Je pense que le but originel aurait été atteins sans foutre le monde dans la merde.


trop facile ça..
C'est les banques qui auraient du le faire comme tu le dis, c'était pas à l'état de faire le boulot des banques.  
C'est fou cette manie de toujours vouloir que l'état fasse ce que le privé devrait faire quand c'est son ou ses métiers.
L'état a demandé aux banques de faire leur boulot mais sans doute n'a-t-il pas regardé comment elles le faisaient.


Message édité par power600 le 31-10-2009 à 15:32:40

---------------
Tiens? Y a une signature, là.
n°20391077
power600
Toujours grognon
Posté le 31-10-2009 à 15:30:25  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais les choses ne sont pas binaires ! Il ne s'agit pas de choisir entre conserver ou démanteler l'Etat ! Encore une fois, entre 53% du Pib, et 0%, il y a une grosse marge de discussion. Par exemple, en 1980, l'Etat dépensait 40% du Pib. Les 13 points rajoutés depuis se justifient-ils ? pourraient-ils être employés autrement ? et même si ces dépenses sont jugées utiles, n'ont-elles pas eu un prix élevé à payer en termes d'emplois ou de croissance manquée ? Bref, sortons du débat stérile, qui voudrait que critiquer l'Etat, ce serait vouloir s'en affranchir totalement. On peut par exemple vouloir réformer, considérer que certains services publics peuvent aujourd'hui être remplis par le privé tandis que d'autres secteurs devraient désormais être pris en charge par le public ? je vois que baucoup de français sont crispés sur cette question, ce qui relève d'une forme de délire : on ne peut évoquer la question sans que tout de suite des fantasmes totalement irrationnels ne se mettent en branle. Ca en dit long sur l'inconscient collectif des Français, leur peur de l'abandon par l'Etat, leur besoin de sécurité.
 
De façon générale, tu procèdes beaucoup par raccourcis. Diminuer la part dévolue à l'Etat, ce serait à te lire  la confier à une minorité de nantis. Dit comme cela, il serait en effet criminel de céder fût-ce un pouce, que ce soit en termes d'impôts, de services publics ou de réglementation. Donc, on ne bouge plus ? Et pourtant l'informatisation permet d'économiser sur le plan de la gestion administrative. Et pourtant, l'internet a considérablement empiété sur le courrier postal, etc. Et pourtant, le risque militaire est différent. Et je pourrai continuer longtemps. Il ne faudrait donc rien changer aux frontières de l'intervention publique ? Tu vois bien que ce n'est pas tenable...

Le "besoin de sécurité des français" est logique et parfaitement légitime.
En dehors de ça ton post est plein de bon sens.
Le problème reste le risque d'arriver à trouver le meilleur compromis et d'éviter un excès dans un sens ou dans l'autre (trop d'état ou pas assez)...


---------------
Tiens? Y a une signature, là.
n°20391108
Betcour
Building better worlds
Posté le 31-10-2009 à 15:35:54  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Je pense que les managers sont motivés par:
1/ La trouille de dégager s'ils n'arrivent pas à faire en sorte que leur cours de bourse / rentabilité surperforme le marché trimestre après trimestre
2/ Leur variable faramineux indexé (au moins partiellement) sur ledit cours de bourse
 
Perso, mon PDG est ultra motivé à dégager le dividende maximum tous les ans, quitte à essorer complètement la boite.


Le 2/ oui, le 1/ je n'y crois pas trop, les managers se font rarement dégager comme ça, sauf s'ils ont la "malchance" d'avoir un actionnaire important et remuant. C'est même à mon sens le problème : en fait les actionnaires n'ont qu'un contrôle très réduit sur le manager, tout se joue derrière les portes closes des conseils d'administration et on n'organise les AG que par obligation légale.
 
Je pense qu'il faut complètement réinventer (ou plutôt inventer) la démocratie actionariale : que les rémunérations soient votées ET débattues aux AG, que des projets différents soient proposés et votés, qu'on puisse voter à distance par Internet, etc. Les groupes détenus par des individus/familles sont généralement bien gérés parce que les actionnaires suivent de prêt les affaires de la société et sont impliqués directement dans les prises de décisions : ils n'ont aucun intérêt à casser leur affaire pour gagner 1 ou 2% de rendement quelques années.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°20391622
le_noob
Posté le 31-10-2009 à 17:09:29  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Le 2/ oui, le 1/ je n'y crois pas trop, les managers se font rarement dégager comme ça, sauf s'ils ont la "malchance" d'avoir un actionnaire important et remuant. C'est même à mon sens le problème : en fait les actionnaires n'ont qu'un contrôle très réduit sur le manager, tout se joue derrière les portes closes des conseils d'administration et on n'organise les AG que par obligation légale.
 
Je pense qu'il faut complètement réinventer (ou plutôt inventer) la démocratie actionariale : que les rémunérations soient votées ET débattues aux AG, que des projets différents soient proposés et votés, qu'on puisse voter à distance par Internet, etc. Les groupes détenus par des individus/familles sont généralement bien gérés parce que les actionnaires suivent de prêt les affaires de la société et sont impliqués directement dans les prises de décisions : ils n'ont aucun intérêt à casser leur affaire pour gagner 1 ou 2% de rendement quelques années.


Pour une fois je suis d'accord avec toi.

n°20392569
freeza01
Posté le 31-10-2009 à 19:19:12  profilanswer
 

http://www.lemonde.fr/la-crise-fin [...] r=RSS-3208
 

Citation :

Etats-Unis : il est trop tôt pour crier à la reprise
LEMONDE.FR | 30.10.09 | 17h06  •  Mis à jour le 30.10.09 | 17h45
 
 
 
Après quatre trimestres de dépression, les Etats-Unis ont indiqué, jeudi 29 octobre, que leur PIB a augmenté de 3,5 % au dernier trimestre. Mais comme Greg Burns, éditorialiste économique au Chicago Tribune l'explique : "la bonne nouvelle a un goût de 'oui, mais'". Il faut dire que si le PIB des Etats-Unis a progressé, le taux de chômage culmine à 9,8 %, selon le Washington Post. "Si nous n'avions pas l'aide gouvernementale, l'économie serait, au mieux, plate", commente Gus Faucher, spécialiste en macroéconomie à Moody's Economy.com, société d'analyses économiques.
Sur le même sujet
Le port de Savannah, dans l'Etat de Géorgie, le 29 octobre.
Les faits Après quatre trimestres de récession, les Etats-Unis renouent avec la croissance
Editorial du "Monde" USA, le rebond
Chronique "Breakingviews" Aux Etats-Unis, le retour des jours heureux n'est pas pour demain
Compte rendu 51 % des ménages américains devront travailler après 65 ans
Les faits US Airways supprime un millier d'emplois
Décryptage Le plan de relance de Barack Obama pour l'économie américaine est remis en question
 
Pour les économistes, il ne fait aucun doute que les programmes de soutien à l'économie lancés par le gouvernement américain, la prime à la casse et le crédit d'impôt de 8000 dollars pour les acquéreurs d'un premier logement, ont largement contribué à cette hausse.
 
Selon Greg Burns, les employeurs ont encore besoin d'être convaincus que la reprise économique va durer. Pour le moment, ils préféreront augmenter la durée de travail de leurs salariés plutôt que d'en embaucher de nouveaux. Le site spécialisé MoneyWatch dresse un constat assez pessimiste : "si on supprime le boom des ventes de voitures, l'économie n'augmente que de 1,9 %". D'autres indicateurs assombrissent le bilan : l'indice de confiance des consommateurs a baissé à 47,7 en octobre, alors qu'il était à 54,3 en septembre. Les ventes de logement neufs ont dégringolé (- 3,6 %) en septembre, quand les analystes s'attendaient à une hausse.
 
Du coup, le Miami Herald s'interroge sur la durée de la reprise. Selon une étude menée par l'Université de Floride, le chômage pourrait grimper à 11,11 % dans des zones de Fort Lauderdale et Miami au quatrième semestre 2010, sans repasser sous la barre des 10 % avant la deuxième moitié de l'année 2012. "Le marché de l'emploi nous hantera longtemps après la fin de la récession", indique Sean Snaith, qui a dirigé l'étude.
 
"OBAMA DOIT TRAVAILLER PLUS"
 
"Pour les gens, la reprise ne semblera réelle qu'avec la baisse du chômage et l'amélioration du marché du logement", note le New York Times. John Terrett, correspondant de la chaîne Al-Jazira basé à Washington, est allé interroger les gens dans la rue. Ils se montrent amers : "Barack Obama doit travailler plus, il y a beaucoup de gens qui n'ont pas de travail. Beaucoup de gens ne peuvent pas manger", regrette une jeune fille.
 
"Cette semaine, des sondages nous disaient que 81 % des Américains se sentaient toujours en récession et je ne pense pas que la nouvelle changera les choses", a expliqué Max Fraar Wolff, professeur à la New School à New York. Même la directrice de la Chambre des conseillers économiques de la Maison Blanche est restée tempérée : "il n'y aura pas de champagne dans notre bureau tant que nous ne créerons pas des emplois et ne ferons pas baisser le taux de chômage".


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°20392947
crepator4
Deus ex machina
Posté le 31-10-2009 à 20:25:46  profilanswer
 

De la part de Natixis...  
http://www.agoravox.fr/actualites/ [...] enir-64153


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...survivre à ses Medecins...
mood
Publicité
Posté le 31-10-2009 à 20:25:46  profilanswer
 

n°20393120
Profil sup​primé
Posté le 31-10-2009 à 20:55:45  answer
 

Citation :


Neuf banques mises en faillite en une journée aux Etats-Unis

 

Les autorités américaines ont fermé vendredi neuf banques, un record pour une seule journée depuis le début de la crise financière.
Cette opération porte à 115 le nombre de banques mises en faillite depuis le 1er janvier, soit le plus haut niveau annuel depuis 1992. Les analystes s'attendent à ce que d'autres surviennent encore d'ici la fin de l'année.

 

Parmi les neuf établissement fermés vendredi se trouve la California National Bank, qui devient donc la quatrième plus grosse faillite du secteur cette année.

 

La plus grande institution financière à s'être effondrée depuis le début de la crise est Washington Mutual, qui détenait 307 milliards de dollars d'actifs à sa fermeture en septembre 2008.

 

Le groupe US Bancorp a racheté vendredi les neuf établissements en question, qui étaient détenus par FBOP Corp, et hérite ainsi de 18,4 milliards de dollars d'actifs et de 15,4 milliards de dollars de dépôts.

 

Dans un "avenir proche", les neuf banques devraient être renommées sous la marque US Bank, qui est la filiale de US Bancorp orientée sur la Californie mais aussi présente dans l'Illinois et l'Arizona pour un total de 770 antennes dans ces trois Etats.

 

US Bancorp n'a rien précisé au sujet de l'avenir des employés des neuf établissements.

 

La California National Bank dispose de 68 antennes dans l'ensemble du sud de la Californie, pour plus de 7 milliards d'actifs.

 

Elle a perdu environ 500 millions de dollars après avoir fortement investi dans les actions préférentielles de Fannie Mae et Freddie Mac, qui ont perdu pratiquement toute valeur après le rachat par le gouvernement fédéral de ces deux groupes de refinancement hypothécaire.

 

http://fr.news.yahoo.com/4/2009103 [...] 18940.html


Message édité par Profil supprimé le 31-10-2009 à 20:57:11
n°20393465
sidela
Posté le 31-10-2009 à 21:38:59  profilanswer
 
n°20393484
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 31-10-2009 à 21:40:48  profilanswer
 

Citation :

Elle a perdu environ 500 millions de dollars après avoir fortement investi dans les actions préférentielles de Fannie Mae et Freddie Mac, qui ont perdu pratiquement toute valeur après le rachat par le gouvernement fédéral de ces deux groupes de refinancement hypothécaire.


Mauvaise traduction, Fannie et Freddie non pas été rachetée, ce sont déjà des organisations privées créées par FDR après la crise de 29 sponsorisée par l'état fédéral ; elles ont été placées sous un régime légal appelé « Conservatorship », i.e. une sorte de tutelle de l'état (fédéral).

n°20393628
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 31-10-2009 à 22:05:16  profilanswer
 


 
J'ai beau être trèèèès à gauche et révolutionnaire (du moins je ne refuse pas l'option :o), je trouve quand même qu'il parle très mal ce délégué et qu'il ne pose pas les bonnes questions [:cerveau manust]


---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°20393697
vandepj0
Posté le 31-10-2009 à 22:12:47  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Le 2/ oui, le 1/ je n'y crois pas trop, les managers se font rarement dégager comme ça, sauf s'ils ont la "malchance" d'avoir un actionnaire important et remuant. C'est même à mon sens le problème : en fait les actionnaires n'ont qu'un contrôle très réduit sur le manager, tout se joue derrière les portes closes des conseils d'administration et on n'organise les AG que par obligation légale.
 
Je pense qu'il faut complètement réinventer (ou plutôt inventer) la démocratie actionariale : que les rémunérations soient votées ET débattues aux AG, que des projets différents soient proposés et votés, qu'on puisse voter à distance par Internet, etc. Les groupes détenus par des individus/familles sont généralement bien gérés parce que les actionnaires suivent de prêt les affaires de la société et sont impliqués directement dans les prises de décisions : ils n'ont aucun intérêt à casser leur affaire pour gagner 1 ou 2% de rendement quelques années.


 
Je ne sais pas à quel point une démocratie actionnariale serait efficace, sachant que pas mal de sujets discutés en CA sont suffisamment sensibles et confidentiels pour ne pas avoir envie de les discuter en AG.
 
De plus, la différence se fait plus à mon avis entre le fait d'avoir une participation significative (>5%) dans une entreprise (et la suivre comme "ton" entreprise) et avoir pour quelques dizaines à centaines de k€ investis, auquel cas c'est une gestion patrimoniale de ton épargne et tu te cognes pas mal de l'avenir de ladite boite tant que ton épargne est préservée / progresse.

n°20393745
python
Posté le 31-10-2009 à 22:18:19  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Je ne sais pas à quel point une démocratie actionnariale serait efficace, sachant que pas mal de sujets discutés en CA sont suffisamment sensibles et confidentiels pour ne pas avoir envie de les discuter en AG.


 
N'importe quoi.  Si les membres du CA ne veulent pas divulguer les livres comptables c'est qu'ils veulent cacher les très hautes rémunérations aux yeux des employés.  
 
Moi je préfère la transparence et l'honnêteté que d'avoir un patron véreux qui ne me parle jamais de son boulot.  
 

n°20393762
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 31-10-2009 à 22:20:37  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Je ne sais pas à quel point une démocratie actionnariale serait efficace, sachant que pas mal de sujets discutés en CA sont suffisamment sensibles et confidentiels pour ne pas avoir envie de les discuter en AG.
 
De plus, la différence se fait plus à mon avis entre le fait d'avoir une participation significative (>5%) dans une entreprise (et la suivre comme "ton" entreprise) et avoir pour quelques dizaines à centaines de k€ investis, auquel cas c'est une gestion patrimoniale de ton épargne et tu te cognes pas mal de l'avenir de ladite boite tant que ton épargne est préservée / progresse.


 
Quelle genre ?  [:doc petrus]


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( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°20394052
vandepj0
Posté le 31-10-2009 à 22:51:40  profilanswer
 

python a écrit :

 

N'importe quoi.  Si les membres du CA ne veulent pas divulguer les livres comptables c'est qu'ils veulent cacher les très hautes rémunérations aux yeux des employés.

 

Moi je préfère la transparence et l'honnêteté que d'avoir un patron véreux qui ne me parle jamais de son boulot.  

 


 

Les rémunérations des dirigeants des entreprises cotées sont déjà publiques, il suffit de savoir lire avec les yeux.

 
Sire Jeans a écrit :

 

Quelle genre ?  [:doc petrus]

 

Genre est ce qu'on rachète telle boite, quelle marge de négo on se donne, quel est notre plan de développement produit, comment nous pouvons niquer les concurrents, quels investissements stratégiques réaliser et quand?

 

Bref, le genre de truc que tu n'as pas envie de crier sur tous les toits.

Message cité 1 fois
Message édité par vandepj0 le 31-10-2009 à 22:52:37
n°20394186
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 31-10-2009 à 23:14:06  profilanswer
 

agoravox faut parfois en prendre et en laisser, mais là le document de Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques du groupe Natixis (Banque populaire-Caisse d’épargne) est remarquable.
http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=49177 (pdf)


---------------
du vide, j'en ai plein !
n°20394249
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 31-10-2009 à 23:21:43  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :

agoravox faut parfois en prendre et en laisser, mais là le document de Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques du groupe Natixis (Banque populaire-Caisse d’épargne) est remarquable.
http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=49177 (pdf)


Énaurme, une paire de cojones. Mérci du lien.

n°20394720
Profil sup​primé
Posté le 01-11-2009 à 00:20:52  answer
 

Citation :

Sur les Bourses, le grand retour du doute

LE MONDE  
 
"Trop, trop vite, trop tôt." Fidèle à sa réputation de "Dr. Doom" (Dr Fatalis), l'économiste américain Nouriel Roubini juge, depuis plusieurs mois déjà, que la hausse des marchés boursiers en Europe et aux Etats-Unis - plus de 45 % depuis mars - est à la limite de l'exubérance. "Une correction est inévitable", a-t-il conclu, jeudi 29 octobre, lors d'une conférence organisée à Paris.
 
M. Roubini - qui avait annoncé un peu avant tout le monde, en septembre 2006, le désastre économique consécutif à l'éclatement d'une bulle du crédit et de l'immobilier américain - dit espérer se tromper. Mais, sur les marchés, les investisseurs ont l'air de penser que "Dr. Doom" a raison, une fois de plus.
 
En l'espace d'une semaine, les places boursières aux Etats-Unis, en Asie et en Europe ont nettement reculé. A Paris, entre le lundi 26 et le vendredi 30 octobre, l'indice CAC 40 a chuté de 5,27 %, s'éloignant encore des 4 000 points, à 3 607,69 points. A Londres, le Footsie a, de son côté, lâché 3,78 % tandis que le Dow Jones de New York et le Nikkei de Tokyo ont cédé respectivement 2,60 % et 2,41 %.
 
Tout a commencé par des doutes quant à la solidité de la reprise mondiale. Après avoir nourri de grands espoirs sur la vigueur de la croissance américaine, les investisseurs ont perdu confiance. Ils misaient, pour la plupart, sur une croissance de la première économie mondiale de 3,2 % au troisième trimestre, en rythme annualisé. Puis ils ont redouté que ce chiffre ne soit exagéré. Finalement, leurs attentes ont été dépassées. Le département américain du commerce a fait état, jeudi, d'un produit intérieur brut (PIB) en hausse de 3,5 %. Mais le soulagement a été de courte durée. Très vite, les experts ont compris que la croissance outre-Atlantique avait été dopée par le soutien de l'Etat.
 
Sans les effets du plan de relance de 787 milliards de dollars (534 milliards d'euros), voté en février, la hausse du PIB "aurait été bien moindre, voire nulle, ces trois derniers mois", a reconnu Christina Romer, conseillère économique en chef de la Maison Blanche. Du coup, les investisseurs s'interrogent : quand l'Etat ne sera plus là pour soutenir l'économie, que se passera-t-il ? Une rechute est-elle possible ? Est-elle inévitable ?
 
Les investisseurs prennent peur. Et les nouvelles microéconomiques des derniers jours ne les ont pas rassurés. Le secteur financier qui, jusqu'ici, donnait pourtant le sentiment d'être tiré d'affaires est notamment redevenu un sujet d'inquiétude. Lundi, les marchés bruissaient de rumeurs quant à une augmentation de capital de Bank of America de 45 milliards de dollars. Que ce soit vrai ou faux, cela montre que les grands établissements ont encore besoin de se recapitaliser.
 
En Europe, c'est le démantèlement du bancassureur néerlandais ING, indirectement imposé par la Commission européenne, qui a jeté un froid sur les marchés. Les experts ont redouté d'autres découpages dans les banques renflouées par les Etats.
 
Plus globalement, les investisseurs ont suivi leur logique habituelle : si la reprise n'est pas aussi vigoureuse qu'espérée, alors les entreprises agissant dans des secteurs cycliques, comme l'automobile, vont continuer à souffrir. Les actions Renault, Peugeot ou Michelin ont ainsi à nouveau plongé sur la semaine.
 
Dans la foulée, la spéculation sur l'or et le pétrole s'est apaisée. Les doutes ont gagné les Bourses des pays émergents. De plus en plus d'économistes estiment en effet que la hausse de plus 60 % des indices en Chine ou au Brésil depuis janvier correspond à une bulle, qui finira par exploser. Reste à savoir quand. Pas tout de suite, répond François Chevallier, responsable de la stratégie action chez Banque Leonardo : "Le rallye boursier n'est pas fini !", assure-t-il. Teun Draaisma, son homologue chez Morgan Stanley à Londres, partage aussi cet avis : "Les marchés font une pause, mais la hausse n'est pas terminée. Ils peuvent encore gagner 10 % d'ici au début de 2010." Selon lui, les entreprises ont fait suffisamment d'économies pour offrir de bonnes surprises quant à leurs résultats au cours des prochains trimestres. L'équipe de gestion de Swan Capital Management rappelle aussi que les résultats des sociétés en Europe ont été pour 80 % supérieurs aux attentes lors du troisième trimestre. Autrement dit, la récession est bel et bien finie, mais la croissance sera sans doute très molle. "Il doit y avoir une correction sur les marchés, conclut M. Draaisma, mais pas avant trois ou six mois."
Claire Gatinois

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 01-11-2009 à 00:21:13
n°20394944
freeza01
Posté le 01-11-2009 à 01:06:56  profilanswer
 

 

ça va faire mal [:dupdup17]  [:cerveau goatse]

Message cité 1 fois
Message édité par freeza01 le 01-11-2009 à 01:59:15

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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°20395058
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 01-11-2009 à 01:28:31  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :

agoravox faut parfois en prendre et en laisser, mais là le document de Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques du groupe Natixis (Banque populaire-Caisse d’épargne) est remarquable.
http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=49177 (pdf)


Rien de tel pour renforcer les extrèmes aux prochaines élections.
Le courage politique, ca ne marche pas électoralement parlant. (malheureusement)
Ils préférent laisser vivre les français dans un monde de bisounours...  
 
Ces conclusions sont défendues sur le topic depuis un moment par la plupart des participants mais ce qui m'inquiéte ce sont les répercutions politiques de ce déclin.

Message cité 1 fois
Message édité par Vaulti le 01-11-2009 à 01:28:52

---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°20395093
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 01-11-2009 à 01:34:48  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Genre est ce qu'on rachète telle boite, quelle marge de négo on se donne, quel est notre plan de développement produit, comment nous pouvons niquer les concurrents, quels investissements stratégiques réaliser et quand?
 
Bref, le genre de truc que tu n'as pas envie de crier sur tous les toits.


 
oui et ?


---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°20395095
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 01-11-2009 à 01:35:09  profilanswer
 

Bon en même temps c'est natixis les gars, ne nous emportons pas :D


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°20395610
freeza01
Posté le 01-11-2009 à 07:06:13  profilanswer
 

info signalée par l'excellent Vaulti:
 

Citation :

Voila la raison probable de la chute d'hier:
Citation :
 
CIT se prépare à la mise en faillite (Chapitre 11)
 
NEW YORK -- CIT Group, a major lender to small businesses, is preparing to file for Chapter 11 bankruptcy protection as early as this weekend, sources familiar with the matter said Friday, which would likely wipe out the federal government's $2.3 billion stake in the company.
 
 
Article complet (en anglais): http://www.washingtonpost.com/wp-d [...] c-business
 
Pour ceux qui ne le savent pas, CIT est l'organisme de crédit destiné aux PME/TPE. Elle a un million d'entreprises auxquelles elle accorde des prêts.
 
Il y a peu de chances que l'administration Obama laisse couler mais ca pourrait être un gouffre financier sans fond (un de plus) pour l'Etat fédéral américain et bien sur on aurait de nouvelles pertes pour les banques américaines.
 


 
 [:cerveau scream]  
 


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°20395788
Betcour
Building better worlds
Posté le 01-11-2009 à 09:49:56  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :

Je ne sais pas à quel point une démocratie actionnariale serait efficace, sachant que pas mal de sujets discutés en CA sont suffisamment sensibles et confidentiels pour ne pas avoir envie de les discuter en AG.


C'est effectivement la limite de l'exercice, ceci dit vu la situation actuelle y'a quand même moyen de largement progresser. Fondamentalement le management a le même problème que les traders : ils ne jouent pas avec leur argent, ce qui au final déresponsabilise. On pourrait commencer par réglementer la composition des CA pour que ce ne soit plus une bande de copains qui se tiennent par la barbichette et qu'à la place y'ait de vrai actionnaires.
 

Citation :

De plus, la différence se fait plus à mon avis entre le fait d'avoir une participation significative (>5%) dans une entreprise (et la suivre comme "ton" entreprise) et avoir pour quelques dizaines à centaines de k€ investis, auquel cas c'est une gestion patrimoniale de ton épargne et tu te cognes pas mal de l'avenir de ladite boite tant que ton épargne est préservée / progresse.


Là aussi y'a des choses à faire, comme par ex. un dividende prioritaire pour les actionnaires de long terme (Air Liquide le fait). Mais fiscalement y'a aucun encouragement donc tout reste à faire.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°20396832
power600
Toujours grognon
Posté le 01-11-2009 à 13:46:50  profilanswer
 

freeza01 a écrit :


 
ça va faire mal [:dupdup17]  [:cerveau goatse]


Bof.....................toujours des promesses, rien que des promesses..


---------------
Tiens? Y a une signature, là.
n°20397239
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 01-11-2009 à 14:44:36  profilanswer
 

Vaulti a écrit :

Rien de tel pour renforcer les extrèmes aux prochaines élections.
Le courage politique, ca ne marche pas électoralement parlant. (malheureusement)
Ils préférent laisser vivre les français dans un monde de bisounours...  
 
Ces conclusions sont défendues sur le topic depuis un moment par la plupart des participants mais ce qui m'inquiéte ce sont les répercutions politiques de ce déclin.

traditionnellement, après l'apogée démocratique et économique il y a une période de trouble politique suivie d'une "reprise en main vigoureuse" par un régime autoritaire incarné par un homme fort et providentiel plusse ou moins aimable.
la solution pour l'éviter est de prendre conscience de la situation, éviter les conflits sociaux en expliquant le problèmes et cherchant la concertation, et se lancer dans des projets rassembleurs porteurs d'avenir.
vu la qualité des politiques et des médias, la première option est très probable. pour rester en france, de gaulle (après la 2GM) avait été brillant, thiers (après 1870) et poincarré (1GM) moyens, pétain (après le front populaire) ou napoléon 3 (après la restauration) beaucoup moins.


---------------
du vide, j'en ai plein !
n°20397462
poilagratt​er
Posté le 01-11-2009 à 15:17:49  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :

traditionnellement, après l'apogée démocratique et économique il y a une période de trouble politique suivie d'une "reprise en main vigoureuse" par un régime autoritaire incarné par un homme fort et providentiel plusse ou moins aimable.
la solution pour l'éviter est de prendre conscience de la situation, éviter les conflits sociaux en expliquant le problèmes et cherchant la concertation, et se lancer dans des projets rassembleurs porteurs d'avenir.
vu la qualité des politiques et des médias, la première option est très probable. pour rester en france, de gaulle (après la 2GM) avait été brillant, thiers (après 1870) et poincarré (1GM) moyens, pétain (après le front populaire) ou napoléon 3 (après la restauration) beaucoup moins.


Bien vu.  Je vais peut etre en faire rigoler certains, (et même moi !), ok, elle a plein de défauts (...) mais je verrais bien Ségolène Royal dans ce rôle...  C'est le seul personnage politique a qui je reconnais un certain charisme.  Non?


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20397678
Esska
Posté le 01-11-2009 à 15:45:05  profilanswer
 
n°20397757
poilagratt​er
Posté le 01-11-2009 à 15:52:43  profilanswer
 


moi aussi ça me fait rigoler!   mais qui d'autre?


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20397774
Esska
Posté le 01-11-2009 à 15:54:09  profilanswer
 

Le Pen, vite ! :o

n°20397880
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 01-11-2009 à 16:05:15  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


moi aussi ça me fait rigoler!   mais qui d'autre?


T'es pas sensé être de gauche toi ? :heink:
Pis bon, charismatique et providentielle, quand je vois que ses plus anciens et fidèles soutiens, du genre Dagrouik qui s'est crevé le cul jour et nuit pour pour Désir d'avenir, en ont ras le cul de la Dame du Poitou, ça n'annonce rien de bon pour son avenir politique.


Message édité par eclipseo le 01-11-2009 à 16:06:02
n°20397939
calipofres​a
Le multi caÿ bon mangez-en !
Posté le 01-11-2009 à 16:13:05  profilanswer
 

je comprend pas trop bien le problem de la crise suffit d'imprimé pleins de billets de 1000 dollards ou 500 euros et meme si ca use beaucoup de papier ca conblera les trous dans les caisse des états :p

n°20397957
freeza01
Posté le 01-11-2009 à 16:15:03  profilanswer
 

calipofresa a écrit :

je comprend pas trop bien le problem de la crise suffit d'imprimé pleins de billets de 1000 dollards ou 500 euros et meme si ca use beaucoup de papier ca conblera les trous dans les caisse des états :p


 
c'est exactement la façon de penser des banques centrales [:dupdup17]


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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°20397986
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 01-11-2009 à 16:18:15  profilanswer
 

calipofresa a écrit :

je comprend pas trop bien le problem de la crise suffit d'imprimé pleins de billets de 1000 dollards ou 500 euros et meme si ca use beaucoup de papier ca conblera les trous dans les caisse des états :p


Pour que ca marche, il faudrait le système capitaliste libéral fonctionne bien, ce qui n'est pas le cas.
Sans endettement massif, les économies occidentales coulent.


---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°20398012
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 01-11-2009 à 16:20:56  profilanswer
 

freeza01 a écrit :


 
c'est exactement la façon de penser des banques centrales [:dupdup17]


 
Même la BCE ?  [:gratgrat]


---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°20398092
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 01-11-2009 à 16:30:32  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


moi aussi ça me fait rigoler!   mais qui d'autre?


De plus crédible que Royal, à gauche ? Je sais pas... Ma chaussette gauche ?

n°20398102
doutrisor
Posté le 01-11-2009 à 16:31:20  profilanswer
 

Les français ne vivent pas dans un monde de bisounours. Les français ne refusent pas les réformes, simplement beaucoup sont fatigués d'être trainés dans la boue par une certaine élite, d'être constamment traités de feignants, xénophobes, consommant trop de soins... alors que par exemple le "trou" de la Sécurité Sociale est principalement causé par des exonérations patronales qui devraient être compensées par l'Etat (qui ne le fait pas, d'où le soi-disant trou).


---------------
"A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps"
n°20398127
le_noob
Posté le 01-11-2009 à 16:33:57  profilanswer
 

:jap:

mood
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