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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°20369649
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2009 à 17:29:18  answer
 

Reprise du message précédent :

limonaire a écrit :


 
Tu n'as rien compris. Sarkozy est aussi anti-libéral que toi, mais à sa façon : il a créé 40 nouvelles taxes en 2 ans, il interdit aux sans-papiers de travailler, il protège ses amis (Bouygues ou la grande distribution ou les notaires) de la concurrence. Je suis à 100 lieues du capitalisme d'Etat, clientéliste, de Sarkozy.  
 
Etre libéral, ce serait baisser la dépense publique, autoriser les sans-papier à travailler ou supprimer les privilèges de certains monopole privés. Ce que Sarkozy ne fait pas, bien au contraire.  


 
pour pouvoir supprimer des monopoles privés il faut un état fort, qu'il puisse faire pression.
cest pas en baissant les déponses publique que tu y arriveras.
 
l'ultra libéralisme au contraire créera des monopoles.
qui fixera des règlements pour eviter des abus?
remarque, aujourdhui les règlements ne sont deja plus respectés, on vit deja dans ce monde ultra libéral qui te semble si parfait.
 

mood
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Posté le 29-10-2009 à 17:29:18  profilanswer
 

n°20369702
voor0ck
Bois, Eau, Feu, Métal et Terre
Posté le 29-10-2009 à 17:32:55  profilanswer
 

limonaire a écrit :


et pourquoi cracher contre les hauts revenus qui par leurs impôts financent l'inactivité de nombreux d'entre nous (étudiants, retraités, chômeurs...) et rendent possible ces modes de vie alternatifs


 
Mais bien sur, les hauts revenus paient des impots, c'est la meilleure celle là :) :) :)


---------------
L'invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l'attaque. Sun Tzu.
n°20369705
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2009 à 17:33:15  profilanswer
 

Hrolf a écrit :


 
Peut être par ce que le Libéralisme est une idéologie et pas un programme et qu'on peut en faire ce qu'on veut, du bon ou de la merde, comme le communisme.
 
Malheureusement, il faut se rendre à l'évidence, les "liberaux" ont majoritairement choisi d'en jeter le bon et d'en conserver la merde, faut pas trop venir se plaindre après que tout le monde déteste le libéralisme comme à l'époque totu le monde détestait le "communisme" de l'URSS !!!
 
Mais bon il s'agit à un moment d'assumer un peu ses connerie quand on en fait.


 
En fait en France, on connaît mal le libéralisme. On en arrive même à dire que Sarkozy est l'incarnation de l'ultra-libéralisme, c'est dire si on ne comprend pas ce que recouvre cette notion. Un Etat qui intervient, quel que soit le sens de son intervention (plutôt "à gauche" ou plutôt " à droite" ) n'est pas libéral. Plus il y a de taxes et de réglementations, quelle que soit la nature de ces taxes ou réglementations, moins l'Etat est libéral. C'est une définition simple, un concept clair qui permet de faire avancer le débat. Car la notion de libéralisme de ceux qui se disent "anti-libéraux" est elle tout sauf claire...

n°20369706
Betcour
Building better worlds
Posté le 29-10-2009 à 17:33:16  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

C'est beau comme du Sarkosy.  

poilagratter a écrit :

Ouhais, c'est ben vrai ça.  C'est grace aux riches que les pauvres peuvent vivre. Ne l'oublions pas.
Vive Limonaire!  


T'as un jour d'avance.  [:siwenna]


Message édité par Betcour le 29-10-2009 à 17:36:09

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°20369752
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2009 à 17:35:40  profilanswer
 


 
Aux EU, c'est un tribunal qui a démantelé l'empire Rockefeller (la Standard Oil) ; c'est un tribunal qui a démantelé ATT en 1980. En Europe, c'est la Commission de Bruxelles qui a condamné Microsoft à de lourdes pénalités. Pas besoin pour ça d'un Etat qui dépense 53% du Pib.

n°20369754
Betcour
Building better worlds
Posté le 29-10-2009 à 17:35:54  profilanswer
 

voor0ck a écrit :

Mais bien sur, les hauts revenus paient des impots, c'est la meilleure celle là :) :) :)


Ca troll sévère aujourd'hui :/


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°20369769
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2009 à 17:37:06  profilanswer
 

voor0ck a écrit :


 
Mais bien sur, les hauts revenus paient des impots, c'est la meilleure celle là :) :) :)


 
Total, premier contribuable de France, 6 milliards d'impôts au titre de l'impôs sur les bénéfices.

n°20369787
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2009 à 17:38:04  answer
 

limonaire a écrit :


 
Aux EU, c'est un tribunal qui a démantelé l'empire Rockefeller (la Standard Oil) ; c'est un tribunal qui a démantelé ATT en 1980. En Europe, c'est la Commission de Bruxelles qui a condamné Microsoft à de lourdes pénalités. Pas besoin pour ça d'un Etat qui dépense 53% du Pib.


 
et ce ne sont pas des institutions d'etat ?
si tu privatise les ecoles, la santé, la police, etc ...
tu crois vraiment que le privé se privera dy mettre ses idéologies ? sa culture d'entreprise ? :o  
 
elle me fait peur ta vision/

n°20369908
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 29-10-2009 à 17:47:03  profilanswer
 

Personne n'a prétendu privatiser la police et la justice.
Et le public ne garantit pas l'absence d'idéologie à l'école, il y aautant de chance que les lobbys vont essayer d'influer sur les politiques

n°20369919
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2009 à 17:48:07  profilanswer
 


 
 
Qui parle de tout privatiser ? entre 53% de dépense, ce qui nous classe devant la Suède, et 0%, il y a de la marge, non ? Par ailleurs, les assurances logement sont privées, non ? qui s'en plaint ? le privé a en fait pour lui l'efficacité, çàd produire au meilleur coût ; et une entreprise privée qui se comporte mal, on la quitte. Bref, il n'y a pas d'un côté le privé sans pitié, animé par le seul esprit de lucre et livré aux eaux glacées du calcul égoïste, et un secteur public vertueux, toujours animé de bonnes intentions. Public et privé ont chacun leurs intérêts et leurs limites. Par exemple, quelqu'un qui aujourd'hui gagne 1500 euros net pas mois verse en fait, sans le savoir, 1.200 euros par mois pour se soigner, et préparer sa retraite. C'est pas rien, quand même... Ne pourrait-on obtenir le même service pour moins cher ?

mood
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Posté le 29-10-2009 à 17:48:07  profilanswer
 

n°20369955
Volkhen
Posté le 29-10-2009 à 17:50:39  profilanswer
 

eclipseo a écrit :

Personne n'a prétendu privatiser la police et la justice.


*cough* anarcap' *cough*


---------------
Main/Alt1/Alt2/Alt3
n°20370005
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 29-10-2009 à 17:53:59  profilanswer
 

Ah merde, je pensais pas que des anarcaps trainaient sur le topic :D Désolay.

n°20370025
korrigan73
Membré
Posté le 29-10-2009 à 17:55:42  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
 
Qui parle de tout privatiser ? entre 53% de dépense, ce qui nous classe devant la Suède, et 0%, il y a de la marge, non ? Par ailleurs, les assurances logement sont privées, non ? qui s'en plaint ? le privé a en fait pour lui l'efficacité, çàd produire au meilleur coût ; et une entreprise privée qui se comporte mal, on la quitte. Bref, il n'y a pas d'un côté le privé sans pitié, animé par le seul esprit de lucre et livré aux eaux glacées du calcul égoïste, et un secteur public vertueux, toujours animé de bonnes intentions. Public et privé ont chacun leurs intérêts et leurs limites. Par exemple, quelqu'un qui aujourd'hui gagne 1500 euros net pas mois verse en fait, sans le savoir, 1.200 euros par mois pour se soigner, et préparer sa retraite. C'est pas rien, quand même... Ne pourrait-on obtenir le même service pour moins cher ?


Moi ke veut bien croire que le prive puisse etre tres performant, mais tu veut bien me donner un exemple d'un pays dans le monde qui grace au prive arrive a faire reelement mieux


---------------
El predicator du topic foot
n°20370036
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2009 à 17:56:22  answer
 

limonaire a écrit :


 
 
Qui parle de tout privatiser ? entre 53% de dépense, ce qui nous classe devant la Suède, et 0%, il y a de la marge, non ? Par ailleurs, les assurances logement sont privées, non ? qui s'en plaint ? le privé a en fait pour lui l'efficacité, çàd produire au meilleur coût ; et une entreprise privée qui se comporte mal, on la quitte. Bref, il n'y a pas d'un côté le privé sans pitié, animé par le seul esprit de lucre et livré aux eaux glacées du calcul égoïste, et un secteur public vertueux, toujours animé de bonnes intentions. Public et privé ont chacun leurs intérêts et leurs limites. Par exemple, quelqu'un qui aujourd'hui gagne 1500 euros net pas mois verse en fait, sans le savoir, 1.200 euros par mois pour se soigner, et préparer sa retraite. C'est pas rien, quand même... Ne pourrait-on obtenir le même service pour moins cher ?


 
ecoute pour moi il y a un problème en donnant du pouvoir au privé, le privé son but c'est faire du fric, la manière il s'en fou.
l'etat c'est sensé représenter le peuple, l'interet du peuple. Son idéologie doit etre positive dans le sens ou c'est le pour le bien de la société.
maintenant, le peuple est en partie manipulé, par qui ? devine.

n°20370051
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 29-10-2009 à 17:58:00  profilanswer
 

limonaire a écrit :


Par exemple, quelqu'un qui aujourd'hui gagne 1500 euros net pas mois verse en fait, sans le savoir, 1.200 euros par mois pour se soigner, et préparer sa retraite. C'est pas rien, quand même... Ne pourrait-on obtenir le même service pour moins cher ?


On va te répondre, la solidarité, les assurances maladies privées  prendraient pas en charge les trucs couteux etc…
Tiens argumentation type passée sur liborg hier, http://blogs.suntimes.com/ebert/20 [...] tract.html

n°20370074
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 29-10-2009 à 17:59:42  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Total, premier contribuable de France, 6 milliards d'impôts au titre de l'impôs sur les bénéfices.


Vu comment ils enfilent les français, c'est le "minimum syndical".


---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°20370111
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 29-10-2009 à 18:02:44  profilanswer
 


Je savais pas que certains croyaient au Père Noel encore. Je vais te faire une réponse dans ton style : l'état son but c'est le pouvoir, rien que que le pouvoir, il en a rien à faire de l'intérêt public

n°20370154
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2009 à 18:05:35  profilanswer
 


 
Le problème est que l'Etat est souvent sans contre-pouvoirs réels. C'est d'ailleurs pour cela qu'Alain, le philosophe radical, appelait le citoyen à contrôler les pouvoirs (plus précisément, le citoyen doit contrôler son député et le député doit contrôler le ministre : c'est loin d'être le cas aujourd'hui en France). Pour lui, le danger venait plus des abus de pouvoirs de l'Etat que de celui du privé. L'Etat n'est pas une entité désincarnée : il y a à sa tête des hommes qui cherchent leur intérêt personnel (c'est humain), que le pouvoir rend fou, etc. Dès lors, il ne va pas de soi, par principe, que l'Etat et l'intérêt général coïncide. Il suffit de lire chaque année les rapports de la Cour des Comptes.
 
Maintenant, le privé peut lui aussi devenir puissant. Mais il y a alors deux contre-pouvoirs : les tribunaux, en cas d'abus de position dominante par exemple et le marché, çàd la concurrence. Regarde le classement des 20 premières entreprises US, GB ou française en 1980 et aujourd'hui : il y eu du bouleversement dans la hiérarchie, crois-moi...

n°20370158
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2009 à 18:06:03  answer
 

eclipseo a écrit :


Je savais pas que certains croyaient au Père Noel encore. Je vais te faire une réponse dans ton style : l'état son but c'est le pouvoir, rien que que le pouvoir, il en a rien à faire de l'intérêt public


 
j'ai précisé "sensé" :o

n°20370179
korrigan73
Membré
Posté le 29-10-2009 à 18:07:38  profilanswer
 

Vaulti a écrit :


Vu comment ils enfilent les français, c'est le "minimum syndical".


Juste pour rire, tu sais combien golman sachs a paye en impot les dernieres annees?
Environ 40 millions par an
soit moins que ce que sont payes certains de ses empmye, ou presque...
Juste parce que financierement parlant ils sont "delocalises"
total c'est pareil, le fameux coup du "mais vous savez la majeure partie de nos benefices sont fait a l'etranger"
6 milliards pour une boite comme total c'est rien du tout.
Par contre l'appui de la france pour total c'est qq chose de primordial pour eux... Mais ca biensir ca n'est pas retribue!


---------------
El predicator du topic foot
n°20370282
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2009 à 18:16:30  answer
 

limonaire a écrit :


 
Le problème est que l'Etat est souvent sans contre-pouvoirs réels. C'est d'ailleurs pour cela qu'Alain, le philosophe radical, appelait le citoyen à contrôler les pouvoirs (plus précisément, le citoyen doit contrôler son député et le député doit contrôler le ministre : c'est loin d'être le cas aujourd'hui en France). Pour lui, le danger venait plus des abus de pouvoirs de l'Etat que de celui du privé. L'Etat n'est pas une entité désincarnée : il y a à sa tête des hommes qui cherchent leur intérêt personnel (c'est humain), que le pouvoir rend fou, etc. Dès lors, il ne va pas de soi, par principe, que l'Etat et l'intérêt général coïncide. Il suffit de lire chaque année les rapports de la Cour des Comptes.
 
Maintenant, le privé peut lui aussi devenir puissant. Mais il y a alors deux contre-pouvoirs : les tribunaux, en cas d'abus de position dominante par exemple et le marché, çàd la concurrence. Regarde le classement des 20 premières entreprises US, GB ou française en 1980 et aujourd'hui : il y eu du bouleversement dans la hiérarchie, crois-moi...


 
ça ressemble vaguement à une démocratie directe, repris plus tard comme idée pour communisme de conseils  :o

n°20370285
power600
Toujours grognon
Posté le 29-10-2009 à 18:16:47  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
L'Etat n'est jamais autant intervenu que maintenant. C'est peut-être une des sources de nos problèmes d'ailleurs...  


C'est pas plutôt que les problèmes qui s'accumulent sont la source ou plutôt la raison de l'intervention de l'état?  :D


---------------
Tiens? Y a une signature, là.
n°20370301
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2009 à 18:17:24  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


Juste pour rire, tu sais combien golman sachs a paye en impot les dernieres annees?
Environ 40 millions par an
soit moins que ce que sont payes certains de ses empmye, ou presque...
Juste parce que financierement parlant ils sont "delocalises"
total c'est pareil, le fameux coup du "mais vous savez la majeure partie de nos benefices sont fait a l'etranger"
6 milliards pour une boite comme total c'est rien du tout.
Par contre l'appui de la france pour total c'est qq chose de primordial pour eux... Mais ca biensir ca n'est pas retribue!


 
1) On peut toujours raisonner à partir de cas particuliers. Globalement, ce sont quand même bien les hauts revenus qui contribuent le plus. 10% des Français financent la moitié de l'impôt sur le revenu.  
 
2) On cite souvent ces grands contribuables qui utilisent la loi pour ne pas payer d'impôt ou qui délocalisent ou qui fraudent. Et on chiffre ça à 100 milliards de manque gagner, par exemple. Avec le raisonnement implicite : si ces gros contribuables versaient ces 100 milliards qu'ils doivent, on pourrait diminuer la TVA de moitié, ou supprimer l'IR ou que sais-je encore. Sauf que si ces contribuables payaient ces impots, ils épargneraient moins, et il y aurait donc à terme moins de capital accumulé en France. Or, c'est le capital qui permet de financer la croissance à long terme et de payer de bons salaires. Les mêmes se plaindraient ensuite que la France soit devenu un pays à bas salaires. Tout cela n'est pas très cohérent.  

n°20370353
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2009 à 18:22:46  profilanswer
 


 
Oh, je crois qu'Alain était très attaché à la démocratie parlementaire, magré ses limites. Non, pour Alain, contrôler les députés, ça voulait dire :
- un citoyen instruit, éduqué, informé (le "Canard enchainé" est l'exemple type pour Alain du journal qui contrôle les abus du pouvoir)
- un citoyen qui ne réélit pas un député qui a mal fait son travail.
 
La démocratie directe, dans un Etat vaste comme la France, c'est difficilement envisageable, sauf pour 1ù des décisions (référendum) et encore...

n°20370447
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2009 à 18:30:31  profilanswer
 

power600 a écrit :


C'est pas plutôt que les problèmes qui s'accumulent sont la source ou plutôt la raison de l'intervention de l'état?  :D


 
Par exemple, les loyers ne sont plus libres en France depuis 1914 (!!!), les pouvoirs publics organisent la rareté du foncier, d'où des Français mal logés, une pénurie de logements depuis un siècle également... (c'est un sujte récurrent depuis 100 ans maintenant, ce n'est guère nouveau). Il se passe en fait ce que la théorie économique prédit, quand il y a contrôle des prix. Et malgré ça, on continue à réglementer chaque année un peu plus, avec bien sûr toujours de bonnes intentions, mais aussi hélas toujours des SDF, des terrains hors de prix, et un rendement locatif faible pour les propriétaires... L'Etat essaie alors de corriger les effets pervers de sa réglementation (construction de logement social, paiement de chambres d'hôtel, réquisition de logements) : il serait plus simple de la simplifier ou de l'abroger. Mais ça va contre le bon sens ou le sens commun : tout le monde est en effet persuadé qu'il suffit de légiférer avec de bonnes intentions pour que tout se passe bien. Ce n'est bien sûr pas le cas, mais autant convaincre un Texan que c'est la terre qui tourne autour du soleil : difficile d'aller contre le bon sens, on rame, on rame (sur HFR aussi, c'est pas toujours facile  :D ).

n°20370451
power600
Toujours grognon
Posté le 29-10-2009 à 18:30:52  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
2) On cite souvent ces grands contribuables qui utilisent la loi pour ne pas payer d'impôt ou qui délocalisent ou qui fraudent. Et on chiffre ça à 100 milliards de manque gagner, par exemple. Avec le raisonnement implicite : si ces gros contribuables versaient ces 100 milliards qu'ils doivent, on pourrait diminuer la TVA de moitié, ou supprimer l'IR ou que sais-je encore. Sauf que si ces contribuables payaient ces impots, ils épargneraient moins, et il y aurait donc à terme moins de capital accumulé en France. Or, c'est le capital qui permet de financer la croissance à long terme et de payer de bons salaires. Les mêmes se plaindraient ensuite que la France soit devenu un pays à bas salaires. Tout cela n'est pas très cohérent.  


C'est ton raisonnement qui n'est pas très cohérent  :D  :D  
 
Crois-tu vraiment que cet argent qu'ils ne payent pas retourne à l'économie? Pour le capital qui finance la croissance, c'est pas vraiment ça. Ni pour les bons salaires sauf peut-être d'une "certaine minorité" qui s'en met encore et toujours plein les fouilles   [:rhetorie du chaos]


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Tiens? Y a une signature, là.
n°20370476
power600
Toujours grognon
Posté le 29-10-2009 à 18:33:13  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Par exemple, les loyers ne sont plus libres en France depuis 1914 (!!!), les pouvoirs publics organisent la rareté du foncier, d'où des Français mal logés, une pénurie de logements depuis un siècle également... (c'est un sujte récurrent depuis 100 ans maintenant, ce n'est guère nouveau). Il se passe en fait ce que la théorie économique prédit, quand il y a contrôle des prix. Et malgré ça, on continue à réglementer chaque année un peu plus, avec bien sûr toujours de bonnes intentions, mais aussi hélas toujours des SDF, des terrains hors de prix, et un rendement locatif faible pour les propriétaires... L'Etat essaie alors de corriger les effets pervers de sa réglementation (construction de logement social, paiement de chambres d'hôtel, réquisition de logements) : il serait plus simple de la simplifier ou de l'abroger. Mais ça va contre le bon sens ou le sens commun : tout le monde est en effet persuadé qu'il suffit de légiférer avec de bonnes intentions pour que tout se passe bien. Ce n'est bien sûr pas le cas, mais autant convaincre un Texan que c'est la terre qui tourne autour du soleil : difficile d'aller contre le bon sens, on rame, on rame (sur HFR aussi, c'est pas toujours facile  :D ).


Tiens, le contrôle des prix....
Les prix sont plus contrôlés pour d'autres choses, on voit ce que ça donne.
Sans contrôle des prix il y aurait pénurie de logements mais volontairement organisée et des loyers prohibitifs.

Message cité 1 fois
Message édité par power600 le 29-10-2009 à 18:33:37

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n°20370529
aroll
Posté le 29-10-2009 à 18:36:34  profilanswer
 

Bonjour,

limonaire a écrit :

L'avantage du système actuel, c'est qu'il permet à toutes les options de se mettre en place :

 
Oui, mais est-ce vraiment de sa faute, je veux dire: n'est-ce pas plutôt le résultat de l'interaction (et de la compétition) entre deux systèmes durant le siècle dernier?
 

limonaire a écrit :


celui qui rêve d'un retour à la ruralité peut s'installer en Creuse (les maisons ne valent rien, et il pourra y vivre du RSA sans effort s'il le souhaite).


1)En théorie, oui, en pratique non, car le RSA est insuffisant compte tenu du coût actuel de la vie.
2)De plus, comme je l'ai dit juste avant, ce n'est pas, à mon avis, la conséquence du libéralisme lui-même, mais un effet secondaire de l'interaction des deux systèmes; en d'autre termes, avant de citer cette possibilité comme argument en faveur du capitalisme et/ou du libéralisme, il faut se demander si, dans un système vraiment libéral, cette option serait encore possible. À mon avis, non, car il n'y aurait ni RSA, ni équivalent, seulement du: "démerde toi tout seul, ton sort nous indiffère".
 

limonaire a écrit :


Celui qui veut créer une entreprise communautaire fondée sur le partage (une coopérative en fait) peut le faire aussi. Bref, tout est possible car c'est le fondement de nos sociétés libérales : chacun vit comme il veut, selon ses propres valeurs, qu'elles soient celles du gain et de la compétition ou celle de l'accomplissement de soi et du dédain des choses matérielles.


Oui, mais la compétition y est justement trop "déréglée" et du coup le système est sans pitié pour les victimes et permet une domination excessive du fort sur le faible.
 

limonaire a écrit :


Dès lors, où est le problème ? pourquoi critiquer une société qui justement offre ce choix (la seule peut-être depuis toute l'histoire de l'humanité) ? et pourquoi cracher contre les hauts revenus qui par leurs impôts financent l'inactivité de nombreux d'entre nous (étudiants, retraités, chômeurs...) et rendent possible ces modes de vie alternatifs ?


Il ne s'agit pas de cracher contre les hauts revenus, il s'agit:
1)De se rendre compte que, même si l'économie est un gâteau qui grossi (devrait grossir), à chaque instant la quantité de richesse à pouvoir se partager est limitée, si certains prennent vraiment beaucoup, il reste bien moins à distribuer aux autres, c'est à ce niveau là que les hauts revenus sont un peu responsables de la faiblesse des revenus les plus bas.
2)De se rendre compte que les hauts salaires (je parle des très hauts salaires) ne sont jamais mérités (je parle du vrai mérite).
3)De se rendre compte que, si leurs impôts financent effectivement l'inactivité de ceux à qui on refuse un travail, c'est à contre-coeur qu'ils "donnent" cet argent, et cela disparaîtrait immédiatement dans un système vraiment libéral.
 
Le développement de la connaissance et des techniques entraîne une inévitable hausse des dépenses (en particulier dans le domaine de la santé), cette hausse des dépenses doit être financée, et ce ne sera pas possible sans demander plus à ceux qui peuvent plus.  
 
Parfois le libéralisme ressemble à une famille en plein déménagement, où, au nom d'une certaine égalité, on demande aux enfants en bas âge de porter les même meubles que les grands....
 

limonaire a écrit :


Quand Total déclare 12 milliards de profits nets, c'est qu'il a remis un chèque de 6 milliards à l'Etat français (soit 2 fois le financement du RSA) : tant mieux ! Préfère-t-on la situation de 1980 où les entreprises faisaient si peu de profits que l'impôt sur les bénéfices ne rapportait plus ?  

Non, bien sûr, mais, encore une fois, est-ce au nom du libéralisme qu'il donne ces 6 milliards? Le ferait-il s'il n'y était fortement obligé?
Et serait-ce vraiment la fin du monde s'il donnait plus?
 
Amicalement, Alain

n°20370533
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2009 à 18:36:43  profilanswer
 

power600 a écrit :


C'est ton raisonnement qui n'est pas très cohérent  :D  :D  
 
Crois-tu vraiment que cet argent qu'ils ne payent pas retourne à l'économie? Pour le capital qui finance la croissance, c'est pas vraiment ça. Ni pour les bons salaires sauf peut-être d'une "certaine minorité" qui s'en met encore et toujours plein les fouilles   [:rhetorie du chaos]


 
D'où vient la croissance, si ce n'est d'une accumulation du capital, sous toutes ses formes ? d'où viennent les augmentations de salaires, si ce n'est d'une accumulation de capital ? L'Allemagne a des salaires plus élevés en partie à cause d'un stock plus élevé de capital. L'Afrique a des salaires plus faibles car son stock de capital est plus faible. Il y a quand même des réalités incontournables.  
 
Quant à l'argent, il retourne toujours à l'économie : il est toujours dépensé. Il n'est quand même pas enterré 6 pieds sous terre dans un jardin, si ? Allons, allons, soyons sérieux...

n°20370556
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2009 à 18:38:11  answer
 

limonaire a écrit :


 
1) On peut toujours raisonner à partir de cas particuliers. Globalement, ce sont quand même bien les hauts revenus qui contribuent le plus. 10% des Français financent la moitié de l'impôt sur le revenu.  
 
2) On cite souvent ces grands contribuables qui utilisent la loi pour ne pas payer d'impôt ou qui délocalisent ou qui fraudent. Et on chiffre ça à 100 milliards de manque gagner, par exemple. Avec le raisonnement implicite : si ces gros contribuables versaient ces 100 milliards qu'ils doivent, on pourrait diminuer la TVA de moitié, ou supprimer l'IR ou que sais-je encore. Sauf que si ces contribuables payaient ces impots, ils épargneraient moins, et il y aurait donc à terme moins de capital accumulé en France. Or, c'est le capital qui permet de financer la croissance à long terme et de payer de bons salaires. Les mêmes se plaindraient ensuite que la France soit devenu un pays à bas salaires. Tout cela n'est pas très cohérent.  


 
y a quand meme un truc qui cloche, c'est qui a pas de boulot et le monde du travail s'est énormément précarisé.
ce n'est pas à cause de la crise, c'etait deja comme ça avant. Les grandes entreprises allaient plutot bien, le CAC avait le vent en poupe, cest quoi le problème d'après toi ?
trop d'impots pour les entreprises ? mais dans ce cas, pourquoi les autres pays ou l'impot est bas c'est autant la merde?

n°20370558
poilagratt​er
Posté le 29-10-2009 à 18:38:18  profilanswer
 

Me semble que les pro libéraux confondent    "l'état"   et  les objectifs de ceux qui gouvernent...   :sleep:  
 
L'état est un puissant outil.  Et avec un puissant outil on peut...   gnagnagna...  science sans conscience n'est que ruine de l'ame...  gnagna... toussa


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20370570
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2009 à 18:38:59  profilanswer
 

power600 a écrit :


Tiens, le contrôle des prix....
Les prix sont plus contrôlés pour d'autres choses, on voit ce que ça donne.
Sans contrôle des prix il y aurait pénurie de logements mais volontairement organisée et des loyers prohibitifs.


 
Sans contrôle des loyers et du foncier, de nombreux logements seraient construits chaque année, et les loyers seraient la moitié de ce qu'ils sont aujourd'hui. On ne voit pas pourquoi en effet  des promoteurs passeraient à côté d'opportunité de profit pour construire : le marché livré à lui même n'est jamais malthusien, au contraire.

n°20370573
poilagratt​er
Posté le 29-10-2009 à 18:39:13  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
D'où vient la croissance, si ce n'est d'une accumulation du capital, sous toutes ses formes ? d'où viennent les augmentations de salaires, si ce n'est d'une accumulation de capital ? L'Allemagne a des salaires plus élevés en partie à cause d'un stock plus élevé de capital. L'Afrique a des salaires plus faibles car son stock de capital est plus faible. Il y a quand même des réalités incontournables.  
 
Quant à l'argent, il retourne toujours à l'économie : il est toujours dépensé. Il n'est quand même pas enterré 6 pieds sous terre dans un jardin, si ? Allons, allons, soyons sérieux...


ça au moins c'est simple , sur mesure pour mme Michu.


Message édité par poilagratter le 29-10-2009 à 18:44:43

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°20370605
Innolis_Je​vede
70
Posté le 29-10-2009 à 18:41:50  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Waldeck-Rousseau est un républicain, entre les opportunistes et les radicaux de l'époque. Les radicaux de la IIIè sont libéraux : partisans du libéralisme politique, mais aussi économique, l'intervention de l'Etat se limitant aux assurances sociales, à la limitation de la durée du travail ou à l'impôt progressif sur le revenu.  
 
Aujourd'hui avec un Etat qui pèse 53% du PIB (dépenses publiques), avec 10 nouvelles réglementations par jour, une épargne privée siphonnée par les administrations publiques, on ne peut pas dire que la France soit un Etat libéral pour jus. Ceux qui crient "haro sur l'hydre libéral" sont à côté de la plaque. L'Etat n'est jamais autant intervenu que maintenant. C'est peut-être une des sources de nos problèmes d'ailleurs... D'ailleurs, les "anti-libéraux" sont parfois comiques : ils se battent contre des moulins à vent. Car aucun homme d'Etat d'envergure n'est en France libéral, au sens où l'un d'entre eux voudrait par exemple diminuer les dépenses publiques de 10 points de Pib, ou supprimer des réglementations par paquets. Tous, du NPA à l'UMP, veulent en fait de nouvelles dépenses et/ou de nouvelles réglementations (sociales, écologiques, financières, hygiénistes, protectionnistes : les arguments ne manquent pas) : suffit de lire les programmes.
 
Elizabeth Levy aime à dire "Vous savez à quoi on reconnaît un rebelle à la télé ? Au fait qu'ils soient tous d'accord avec lui". C'est un peu ça aujourd'hui avec les anti-libéraux. Tout le monde en France se proclame anti-libéral : on se demande contre qui, puisque personne ne se dit ni n'applique de programme libéral.  


 
Le libéralisme est devenue une doctrine économique mondiale, ceux qui comprennent que sa critique est au niveau national seulement sont à côté de la plaque. Aujourd'hui les libéraux sont tous d'accord entre eux, ils promeuvent une doctrine mondiale, et guess what ? Elle est anglo-saxonne...  
 
Mais tu as raison sur un point : il faut plus de clarté et ne pas seulement dénoncer le processus de mondialisation et ses conséquence sur les peuples encore  souverains de leurs nations : il faut que leurs opposants énoncent plus clairement leurs volontés Étatiques et socialistes au lieu d'invoquer des raisons souvent variés, mais aussi annexes, en substance, donc, pointer les origines du problème (et des solutions), mais non pas seulement se contenter de dénoncer les conséquences de certains choix.
Bref, il faut mieux expliquer. :jap:


---------------
7666
n°20370676
le_noob
Posté le 29-10-2009 à 18:45:47  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Les donneurs de leçon passent rarement à l'acte. Ça râle mais ça fait ses courses chez Carrefour, et ça n'a pas le courage d'abandonner son petit confort, obtenu grâce à ce captalisme qu'ils dénoncent à longueur de posts, pour aller par exemple élever des chêvres au Larzac. Les militants des années 70 étaient eux plus conséquents : ils ont mon respect et mon admiration.  
 


Ce que t'as pas compris c'est que ce ne sont pas des militants ou des idéalistes qui se plaignent là, mais la majorité de la population.

n°20370691
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 29-10-2009 à 18:46:30  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


Juste pour rire, tu sais combien golman sachs a paye en impot les dernieres annees?
Environ 40 millions par an

soit moins que ce que sont payes certains de ses empmye, ou presque...
Juste parce que financierement parlant ils sont "delocalises"
total c'est pareil, le fameux coup du "mais vous savez la majeure partie de nos benefices sont fait a l'etranger"
6 milliards pour une boite comme total c'est rien du tout.
Par contre l'appui de la france pour total c'est qq chose de primordial pour eux... Mais ca biensir ca n'est pas retribue!


 
2005 : 4 milliards
2006 : 5 milliards
2007 : 6 milliards $
2008 : $14m en raison des dépreciations de credit
 
Joli discours mensonger, t'as du prendre la seule année sur le dernier siècle avec 29, ou la banque n'a pas payé d'impots.
Pour résumer t'es pas la moitié d'un foutage de gueule.


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°20370712
le_noob
Posté le 29-10-2009 à 18:48:01  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Waldeck-Rousseau est un républicain, entre les opportunistes et les radicaux de l'époque. Les radicaux de la IIIè sont libéraux : partisans du libéralisme politique, mais aussi économique, l'intervention de l'Etat se limitant aux assurances sociales, à la limitation de la durée du travail ou à l'impôt progressif sur le revenu.  
 
Aujourd'hui avec un Etat qui pèse 53% du PIB (dépenses publiques), avec 10 nouvelles réglementations par jour, une épargne privée siphonnée par les administrations publiques, on ne peut pas dire que la France soit un Etat libéral pour jus. Ceux qui crient "haro sur l'hydre libéral" sont à côté de la plaque. L'Etat n'est jamais autant intervenu que maintenant. C'est peut-être une des sources de nos problèmes d'ailleurs... D'ailleurs, les "anti-libéraux" sont parfois comiques : ils se battent contre des moulins à vent. Car aucun homme d'Etat d'envergure n'est en France libéral, au sens où l'un d'entre eux voudrait par exemple diminuer les dépenses publiques de 10 points de Pib, ou supprimer des réglementations par paquets. Tous, du NPA à l'UMP, veulent en fait de nouvelles dépenses et/ou de nouvelles réglementations (sociales, écologiques, financières, hygiénistes, protectionnistes : les arguments ne manquent pas) : suffit de lire les programmes.
 
Elizabeth Levy aime à dire "Vous savez à quoi on reconnaît un rebelle à la télé ? Au fait qu'ils soient tous d'accord avec lui". C'est un peu ça aujourd'hui avec les anti-libéraux. Tout le monde en France se proclame anti-libéral : on se demande contre qui, puisque personne ne se dit ni n'applique de programme libéral.  


Et bien sûr ce sont les hommes politiques qui contrôlent l'économie  :sarcastic:  
 
T'as toujours pas compris que le problème ne vient pas des politiques mais de leur absence de pouvoir.

n°20370731
korrigan73
Membré
Posté le 29-10-2009 à 18:49:49  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
2005 : 4 milliards
2006 : 5 milliards
2007 : 6 milliards $
2008 : $14m en raison des dépreciations de credit
 
Joli discours mensonger, t'as du prendre la seule année sur le dernier siècle avec 29, ou la banque n'a pas payé d'impots.
Pour résumer t'es pas la moitié d'un foutage de gueule.


LOL
apres y'a juste retoir sur "investissement"
c'est tout.


---------------
El predicator du topic foot
n°20370741
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2009 à 18:50:37  profilanswer
 


 

aroll a écrit :

 
Oui, mais est-ce vraiment de sa faute, je veux dire: n'est-ce pas plutôt le résultat de l'interaction (et de la compétition) entre deux systèmes durant le siècle dernier?
 


 

aroll a écrit :


1)En théorie, oui, en pratique non, car le RSA est insuffisant compte tenu du coût actuel de la vie.
2)De plus, comme je l'ai dit juste avant, ce n'est pas, à mon avis, la conséquence du libéralisme lui-même, mais un effet secondaire de l'interaction des deux systèmes; en d'autre termes, avant de citer cette possibilité comme argument en faveur du capitalisme et/ou du libéralisme, il faut se demander si, dans un système vraiment libéral, cette option serait encore possible. À mon avis, non, car il n'y aurait ni RSA, ni équivalent, seulement du: "démerde toi tout seul, ton sort nous indiffère".
 


 

aroll a écrit :


Oui, mais la compétition y est justement trop "déréglée" et du coup le système est sans pitié pour les victimes et permet une domination excessive du fort sur le faible.
 


 

aroll a écrit :


Il ne s'agit pas de cracher contre les hauts revenus, il s'agit:
1)De se rendre compte que, même si l'économie est un gâteau qui grossi (devrait grossir), à chaque instant la quantité de richesse à pouvoir se partager est limitée, si certains prennent vraiment beaucoup, il reste bien moins à distribuer aux autres, c'est à ce niveau là que les hauts revenus sont un peu responsables de la faiblesse des revenus les plus bas.
2)De se rendre compte que les hauts salaires (je parle des très hauts salaires) ne sont jamais mérités (je parle du vrai mérite).
3)De se rendre compte que, si leurs impôts financent effectivement l'inactivité de ceux à qui on refuse un travail, c'est à contre-coeur qu'ils "donnent" cet argent, et cela disparaîtrait immédiatement dans un système vraiment libéral.
 
Le développement de la connaissance et des techniques entraîne une inévitable hausse des dépenses (en particulier dans le domaine de la santé), cette hausse des dépenses doit être financée, et ce ne sera pas possible sans demander plus à ceux qui peuvent plus.  
 
Parfois le libéralisme ressemble à une famille en plein déménagement, où, au nom d'une certaine égalité, on demande aux enfants en bas âge de porter les même meubles que les grands....
 


 

aroll a écrit :

Non, bien sûr, mais, encore une fois, est-ce au nom du libéralisme qu'il donne ces 6 milliards? Le ferait-il s'il n'y était fortement obligé?
Et serait-ce vraiment la fin du monde s'il donnait plus?
 
Amicalement, Alain


 
Enfin, une argumentation pondérée, sensée, intéressante et bien écrite ! Bravo à son auteur.
 
Pour le reste, qui ici est anarcho-capitaliste, çàd défend un marché sans Etat ? encore une fois, on part en France d'une situation où l'Etat est plus présent que partout ailleurs en Europe, qu'en Amérique du Nord, etc... : 53% du Pib de dépenses publiques, c'est le record de l'OCDE, nous sommes passés devant les Etats scandinaves. Dès lors, la question est-elle d'augmenter encore la part de l'Etat, sous prétexte qu'il serait trop libéral, alors que nous avons l'Etat le plus interventionniste de l'OCDE ? la question n'est-elle pas plutôt celle de son éventuelle décrue (à débattre, bien sûr).
 
Quant aux salaires, ils dépendent sur le long terme de la productivité, qui elle même dépend de la quantité de capital. Si on taxe excessivement le capital, si on n'accumule pas assez, si on n'épargne pas assez, les salaires en pâtiront aussi. On aura beau jeu de critiquer les salauds de patrons. Mais ce ne sont que des homo sapiens, comme les salariés : et comme eux, ils cherchent à avoir plus avec moins. Je me méfie beaucoup des analyses qui stigmatisent les salauds face aux vertueux : un salarié aussi cherche son intérêt, comme un capitaliste, et c'est normal. Je crois plutôt aux systèmes qui sont bons ou mauvais. En l'occurrence, un système qui taxerait trop le capital pénaliserait à terme ceux qui auraient pensé en bénéficier (les salariés). Maintenant, la question est de savoir si aujourd'hui on taxe trop ou pas assez le capital.
 
Il me suffit de constater que les entreprises sont trop endettées et manquent de fonds propres (d'où leur faillite au moindre retournement de conjoncture) ; que la croissance est molle depuis 30 ans ; et que les salaires nets stagnent depuis 20 ans ; pour me dire que la cause majeure en est un manque de capital. Ce n'est donc pas d'une relance de la consommation dont nos sociétés ont besoin mais bien d'une relance de l'épargne et donc d'une relance du capital.

n°20370840
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2009 à 18:58:25  profilanswer
 


 
Si le travail se précarise, c'est pour deux raisons principales :
 
- les entreprises n'ont pas assez de fonds propres et sont trop endettées, que ce soit en France, aux EU ou ailleurs. On retrouve toujours ce problème de capitalisme sans capital. Dès lors, dès que leurs carnets de commandes est moins remplies, elles licencient car elles doivent faire face à leurs dettes. Auraient-elles plus de capitaux qu'elles pourraient faire face plus facilement aux aléas de la conjoncture, et avoir un léger sureffectif de salariés en CDI, comme dans les années 60. C'est devenu impossible aujourd'hui, l'Etat encourageant l'endettement (par exemple fiscalement)
 
- les consommateurs sont moins fidèles, plus volages ; les produits ont une durée de vie moins longue (engouement pour la nouveauté). Difficile dès lors d'embaucher en CDI quand on ne sait si on aura des clients dans 18 mois. Le client est devenu plus difficile : il est loin le temps où on était Renault ou Peugeot de père en fils. Aujourd'hui, pour un oui pour un non, on change de crèmerie. Cette instablité du consommateur se retrouve dans l'instabilité des emplois. Avec nos caprices, nous sommes devenus nos propres bourreaux.

n°20370847
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 29-10-2009 à 18:59:08  profilanswer
 

le_noob a écrit :


Et bien sûr ce sont les hommes politiques qui contrôlent l'économie  :sarcastic:  
 
T'as toujours pas compris que le problème ne vient pas des politiques mais de leur absence de pouvoir.


Parce que tu crois que les politiques américains ne sont pas responsables des règlementations bancaires qu'ils ont mis en place depuis des années ?  
Tiens cet article récapitule les lois américaines depuis une centaines d'années :
http://www.objectifliberte.fr/2009 [...] -us-1.html
Ou les règlementations internationales :
http://www.objectifliberte.fr/2009 [...] basta.html

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