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Auteur Sujet :

Conseil en stratégie - CHALLENGE WANNABES en cours

n°2466227
Profil sup​primé
Posté le 10-09-2009 à 11:18:15  answer
 

Reprise du message précédent :

mr tdi a écrit :


De même pour l'industrie Aéro : dans cette industrie, on est capables d'augmenter fortement le prix d'une pièce pour gagner un micropoil de masse. N'importe qui d'un peu éclairé comprendra rapidement que plus l'avion est lourd, moins on peut mettre de passagers + bagages / fret dedans, que plus il consommera (très important pour les compagnies) etc.


Ba visiblement certains n'ont pas compris ça..y'a qu'a voir l'A380..les retard sont directement dut a la décisions "stratégiques" de vouloir faire construire l'avion au 4 coin de l'europe ce qui ne prenait pas du tout en compte les réalités du terrains, en particulier technologique (par exemple faire convoyer une ailes d'A380 par la route c'est autrement plus compliquer et aléatoire que de mettre une ailes d'A320 dans un béluga, les allemand et les français aussi ne travail pas du tout de la même façon ce qui fou le bordel dans le planning...)... Si les "chef" s'étaient un peut plus intéressé a "l'opérationnel" et a comment bossaient les gens ça aurait peu être pas foiré comme ça!
Juste aussi...ma "connaissance" qui bosse en strat conseil des boites qui correspondent justement a son option de 3a et a son stage de fin d'étude (c'est un domaine industriel technique assez pointue)...c'est que, même en strat, certain accorde une importance au savoir "opérationnelle"

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 10-09-2009 à 11:19:21
mood
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Posté le 10-09-2009 à 11:18:15  profilanswer
 

n°2466228
Profil sup​primé
Posté le 10-09-2009 à 11:18:39  answer
 

mr tdi a écrit :

Sur un chantier, je ne m'avance pas. Sur un chaîne de montage auto, je peux le faire un peu plus : tu as un tournevis électrique qui arrête de serrer quand le couple de serrage maxi est atteint, tu fais la même chose à longueur de journée (mais tu tournes tous les X mois sinon les opérateurs se lassent)... bref, serrer un boulon ne relève tout de même pas d'une expertise technique extraordinaire.
Cependant, je dois bien avouer que passer 1 journée à serrer les mêmes boulons sans jamais en foirer / oublier un est tout de même plus contraignant.

Perso, avant de serrer le boulon, je regarderais quel couple est nécessaire, comment je mets du frein filet, s'il en faut, quel matériau pour la vis et l'écrou, quelle diamètre intérieur/extérieur/épaisseur pour la rondelle, à quel moment de la fabrication je le mets, ce boulon, pour qu'il soit accessible, mais que la pièce fixée ne gêne pas le montage de la suite, quel pas de vis, et surtout, toutes les choses auxquelles je ne pense pas et qui sont spécifiques à l'industrie automobile.

n°2466230
mr tdi
How lol
Posté le 10-09-2009 à 11:21:06  profilanswer
 


Je suis parfaitement cohérent, tu as juste une vision parcellaire de mes posts - stratagème trollesque bien connu des forums-.
 
Et pour répondre à ta question, bien sûr que le bon sens suffit. Là comme ça, sans avoir étudié rien du tout, j'ai envie de dire que pour un avion il y a plusieurs lignes directrices, notamment :
- fiabilité à toute épreuve et sécurité de l'appareil
- coût d'usage (carburant + maintenance)
- confort / image  
- ...
 
On ne parle simplement pas au même niveau : je te parle de tendances générales qui motivent les certaines décisions, tu me parles de l'étude du rivet A435324TSD de l'A380 produit à Toul puis resourcé aux USA à cause de problèmes de tenue à la fatigue à cycle long inférieure aux normes, et qu'en plus l'analyse combinatoire montre que sa rupture, si elle est couplée à d'autres dommages, fait sortir des limites probalistiques, et que l'immobilisation pour le changement plus fréquent de l'avion n'est pas économique.  
 
A la fin, on en revient donc aux quelques lignes directrices sus-citées.

n°2466233
mr tdi
How lol
Posté le 10-09-2009 à 11:23:58  profilanswer
 


Oui, là, en fait, tu parles de l'ingénieur (ou équipementier) qui a conçu le PC ou de l'ingé qui s'occupe de l'assemblage de cette partie. Moi, je parle de l'opérateur, l'ouvrier si tu préfères, qui, en 2X8 si c'est pas la kwise, vient tous les matins serrer ledit boulon pour les kangoo de Laposte.

n°2466268
Profil sup​primé
Posté le 10-09-2009 à 11:39:02  answer
 

mr tdi a écrit :


Je suis parfaitement cohérent, tu as juste une vision parcellaire de mes posts - stratagème trollesque bien connu des forums-.
 
Et pour répondre à ta question, bien sûr que le bon sens suffit. Là comme ça, sans avoir étudié rien du tout, j'ai envie de dire que pour un avion il y a plusieurs lignes directrices, notamment :
- fiabilité à toute épreuve et sécurité de l'appareil
- coût d'usage (carburant + maintenance)
- confort / image  
- ...
 
On ne parle simplement pas au même niveau : je te parle de tendances générales qui motivent les certaines décisions, tu me parles de l'étude du rivet A435324TSD de l'A380 produit à Toul puis resourcé aux USA à cause de problèmes de tenue à la fatigue à cycle long inférieure aux normes, et qu'en plus l'analyse combinatoire montre que sa rupture, si elle est couplée à d'autres dommages, fait sortir des limites probalistiques, et que l'immobilisation pour le changement plus fréquent de l'avion n'est pas économique.  
 
A la fin, on en revient donc aux quelques lignes directrices sus-citées.

Ben oui, mais déjà, la fiabilité et la sécurité, c'est, en aéronautique, plus couplé qu'ailleurs.
Ensuite, les coûts de maintenance sont justement aussi en partie totalement dictés par des raisonnements sécuritaires inflexibles. Comment ton bon sens voit ce couplage ?

n°2466275
Profil sup​primé
Posté le 10-09-2009 à 11:47:01  answer
 

mr tdi a écrit :

Oui, là, en fait, tu parles de l'ingénieur (ou équipementier) qui a conçu le PC ou de l'ingé qui s'occupe de l'assemblage de cette partie. Moi, je parle de l'opérateur, l'ouvrier si tu préfères, qui, en 2X8 si c'est pas la kwise, vient tous les matins serrer ledit boulon pour les kangoo de Laposte.

suis-je bête, ton rôle, c'est de dégager le syndrôme "serrage de boulon" des ouvriers en 3*8 :jap:

n°2466276
mr tdi
How lol
Posté le 10-09-2009 à 11:48:26  profilanswer
 


Mon bon sens n'entre pas en détail dans ce couplage, mais le même bon sens me permet de savoir qu'au final, il y a quelques idées vers lesquelles on tend toujours. Aprés, je ne suis pas ingé en aéro, et j'ai tout à apprendre de ces gens là. Mais quand le mec me raconte que telle pièce est comme ça pour gagner 3 grammes, j'évite de poser une question stupide ensuite.  
C'est d'ailleurs une des difficultés de ce boulot, je trouve : raccrocher des tonnes de décisions purement techniques ou opérationnelles (tel boulon monté à tel moment de telle manière) à une problématique plus stratégique. Mais là, on fait de l'opérationnel. :o

n°2466284
mr tdi
How lol
Posté le 10-09-2009 à 11:51:23  profilanswer
 


Mon rôle, c'est d'essayer d'apprécier les différents problématiques par rapport aux autres. Dans une structure lambda, il y a toujours un petit nombre d'employés qui prétendent détenir LA compétence clé ou s'occuper DU point fondamental du projet. La vérité, c'est surtout qu'il y a plusieurs compétences clé, plusieurs points fondamentaux et qu'il faut parfois les hiérarchiser. Mais là, on verse un peu dans l'orga.
 

n°2466422
leconsulta​nt
Posté le 10-09-2009 à 13:52:55  profilanswer
 

Patrick Duffy a écrit :

 

Non non, il a raison, on leur refile les stagiaires à qui on a pas fait d'offre  :)

 


 

Le stagiaire ;)

 
Spoiler :

Toi t'es Espagnol :o


Message édité par leconsultant le 10-09-2009 à 13:53:27
n°2466658
Gregos2k5
Posté le 10-09-2009 à 16:54:15  profilanswer
 


Oui, enfin il y a une dimension politique non négligeable aussi comme souvent lors des grosses décisions.
Chez EADS les guerres de successions et les guerres internes entre Allemand et Français sont assez violentes. Ce qui explique l'éparpillage des pièces
 
A la fin ce ne sont jamais les consultants qui prennent les décisions, c'est la direction.
 
++


---------------
https://consultingvideo.files.wordp [...] onseil.pdf
mood
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Posté le 10-09-2009 à 16:54:15  profilanswer
 

n°2466670
mr tdi
How lol
Posté le 10-09-2009 à 17:01:53  profilanswer
 


Considérer Airbus comme une entreprise lambda (et où toutes les décisions obéissent à un souci d'efficacité industrielle), c'est un peu gonflé. As-tu oublié le remue-ménage politique visant à répartir entre les différents pays de la construction ?

n°2466672
Profil sup​primé
Posté le 10-09-2009 à 17:02:56  answer
 

mr tdi a écrit :

Mon bon sens n'entre pas en détail dans ce couplage, mais le même bon sens me permet de savoir qu'au final, il y a quelques idées vers lesquelles on tend toujours.

Et c'est là que réside à mon avis une grosse erreur.
Tu rends les choses simples en évacuant les détails, parce que tu ne connais pas le sujet.
Ce qu'il faut faire, c'est rendre les choses simples en prenant en compte les détails, et c'est justement ce qui est difficile, ce qui demande du recul sur ce qu'on sait, d'avoir compris en profondeur les choses.

mr tdi a écrit :

Mon rôle, c'est d'essayer d'apprécier les différents problématiques par rapport aux autres. Dans une structure lambda, il y a toujours un petit nombre d'employés qui prétendent détenir LA compétence clé ou s'occuper DU point fondamental du projet. La vérité, c'est surtout qu'il y a plusieurs compétences clé, plusieurs points fondamentaux et qu'il faut parfois les hiérarchiser. Mais là, on verse un peu dans l'orga.

Je suis tout à fait d'accord avec ça, sauf que je ne vois absolument pas la solution à ça dans un management managérial et financier.

n°2466679
Profil sup​primé
Posté le 10-09-2009 à 17:05:53  answer
 

Gregos2k5 a écrit :

A la fin ce ne sont jamais les consultants qui prennent les décisions, c'est la direction.

d'ailleurs, ça fait partie des choses qui donnent l'impression d'une "vie facile". Comment la responsabilité du consultant est-elle engagée vis-à-vis des conclusions auxquelles il aboutit ?

n°2466680
Profil sup​primé
Posté le 10-09-2009 à 17:06:35  answer
 

mr tdi a écrit :

Considérer Airbus comme une entreprise lambda (et où toutes les décisions obéissent à un souci d'efficacité industrielle), c'est un peu gonflé. As-tu oublié le remue-ménage politique visant à répartir entre les différents pays de la construction ?


je pars tout l'après-midi, et quand je reviens, je poste une minute après toi :d

n°2466689
b2g
Posté le 10-09-2009 à 17:12:47  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur

n°2466692
mr tdi
How lol
Posté le 10-09-2009 à 17:14:17  profilanswer
 


Tu interprètes mal ma démarche : avant de vraiment bosser en profondeur, j'ai besoin d'avoir quelques idées simples à quoi rattacher les différents éléments. Ensuite, c'est là qu'il faut aller en profondeur. Perso, je préfère travailler selon un schéma up - down - up plutôt que de m'engluer dans des tonnes de détails dès le départ.
 
 
Je ne suis pas certain qu'il y ait une solution... pour moi, ces contraintes politiques sont uniquement des contraintes (normal, me direz-vous), des faits à intégrer. C'est un peu comme toutes les PME Françaises au fin fond des départements paumés : on préfèrerait qu'elles soient situées à proximité d'infrastructures logistiques performantes... mais ce n'est pas le cas.

n°2466694
mr tdi
How lol
Posté le 10-09-2009 à 17:16:34  profilanswer
 


Je ne sais pas bien comment c'est chez les autres mais, en gros, chez nous :
- image du cabinet
- responsabilité à hauteur du coût de l'étude

n°2466695
mr tdi
How lol
Posté le 10-09-2009 à 17:17:36  profilanswer
 


On était peut-être en réunion ensemble ?  :D

n°2466712
Profil sup​primé
Posté le 10-09-2009 à 17:31:13  answer
 

mr tdi a écrit :

Tu interprètes mal ma démarche : avant de vraiment bosser en profondeur, j'ai besoin d'avoir quelques idées simples à quoi rattacher les différents éléments. Ensuite, c'est là qu'il faut aller en profondeur. Perso, je préfère travailler selon un schéma up - down - up plutôt que de m'engluer dans des tonnes de détails dès le départ.

Je me suis mal exprimé ;)
quand je parle de comprendre dans le détail, ça a pour moi un sens très fort. ça veut dire y avoir bossé, sous plusieurs aspects, ça veut dire en comprendre les subtilités. Et ça ne peut pas vouloir dire qu'on a bossé sur le sujet, même bien entouré, pendant quelque temps.

mr tdi a écrit :

Je ne suis pas certain qu'il y ait une solution... pour moi, ces contraintes politiques sont uniquement des contraintes (normal, me direz-vous), des faits à intégrer. C'est un peu comme toutes les PME Françaises au fin fond des départements paumés : on préfèrerait qu'elles soient situées à proximité d'infrastructures logistiques performantes... mais ce n'est pas le cas.


Sur le plan technique, c'est à mon avis fortement influencé par le management. Si le directeur technique est un mec qui faisait du système, ou un mécanicien du vol, ou un mec de production, ou un mec d'essais, tu peux être sûr que les appareils vont avoir des problèmes de développement. Parce que ce qu'il faut, c'est un aéronauticien. Mais ceux qui nomment le type en question peuvent-il en avoir conscience, vu qu'il ne savent même pas ce qu'est l'aéronautique ? De toute façon, ils n'ont même pas conscience qu'il y a un problème, donc bon...

mr tdi a écrit :

Je ne sais pas bien comment c'est chez les autres mais, en gros, chez nous :
- image du cabinet
- responsabilité à hauteur du coût de l'étude


La première ligne, c'est rien.  
 
Pour la responsabilité à hauteur du coût de l'étude, ça veut dire que des indicateurs et des objectifs sont définis contractuellement ?

mr tdi a écrit :

On était peut-être en réunion ensemble ?  :D

je ne m'encombre jamais de consultant quand je vais sur site coordonner mes foreuses :o

n°2466732
mr tdi
How lol
Posté le 10-09-2009 à 17:43:10  profilanswer
 


Je pense que les subtilités, elles dépendent largement de l'actualité de l'entreprise étudiée (ie de ce qu'elle a fait dans les 2 dernières années). Un expert sectoriel, avec un peu de malchance, fera du conseil depuis 5 ans et connaîtra à peine ladite entreprise... alors de là à être au courant de ses subtilités...

 


Et là, tu appelles un cabinet de conseil, qui saura prendre un peu de hauteur et voir où il y a des soucis (après une explication préalable).

 

La première ligne n'est pas rien... quand tu es dans un "petit cabinet", tu bosses quand même pas mal en repeat business (ie 10 clients principaux en tout). Tu ne peux pas vraiment te permettre d'en planter un ou deux.
Pour la seconde partie, non, rarement. Les cost killer sont par exemple rémunérés au % des économies réalisées, mais les conseils sont rémunérés à la mission, ils rendent un rapport d'étude, c'est tout. Il n'est pas rare de voir un :
The statements made by XXXX are based on assumptions held to be accurate on the basis of the information available. However, XXXX assumes no liability for the correctness of the assumptions made herein. dans un document.

Message cité 3 fois
Message édité par mr tdi le 10-09-2009 à 17:43:54
n°2466755
karbon16
Posté le 10-09-2009 à 18:09:14  profilanswer
 

bonjour,
 
J'aurais besoin de vos opinions éclairées sur mon choix d'orientation.
 
J'ai été pris au Master Professionnel "Management Stratégique International" de la Sorbonne et du Master recherche 101"Politique générale et stratégie des organisations" de Dauphine.
 
Quelle formation est la mieux pour faire du conseil ? en sachant que dauhpine est un master recherche et sorbonne master professionnel.
 
Sinon, j'ai aussi été pris au Master Pro "Innovation et Management de la technologie" de la Sorbonne , qu'en pensez-vous ? Peut-être plus specialisé et donc plus profesionnalisant?
 
Merci d'avance pour votre aide!

n°2466761
Profil sup​primé
Posté le 10-09-2009 à 18:10:18  answer
 

mr tdi a écrit :

Je pense que les subtilités, elles dépendent largement de l'actualité de l'entreprise étudiée (ie de ce qu'elle a fait dans les 2 dernières années). Un expert sectoriel, avec un peu de malchance, fera du conseil depuis 5 ans et connaîtra à peine ladite entreprise... alors de là à être au courant de ses subtilités...


je crois qu'on ne se comprend sur le sens de "comprendre". tant pis.

mr tdi a écrit :

Et là, tu appelles un cabinet de conseil, qui saura prendre un peu de hauteur et voir où il y a des soucis (après une explication préalable).


la bonne blague :lol:

mr tdi a écrit :

La première ligne n'est pas rien... quand tu es dans un "petit cabinet", tu bosses quand même pas mal en repeat business (ie 10 clients principaux en tout). Tu ne peux pas vraiment te permettre d'en planter un ou deux.


je sais bien. Ce que je voulais dire, c'est que c'est pareil pour tout le monde. C'est absolument pas une responsabilité directe du résultat de son travail.
Si je bosse comme un sagouin en faisant des problèmes, tout le monde le saura aussi, mais si je me plante d'un mètre sur la position d'un pieu de fondation, et que l'erreur me revient, je devrais assumer tous les surcoût de l'ouvrage découlant de cette erreur. Voilà ce que j'entends par responsabilité. Si je m'engage à faire une fondation qui tient 100 tonnes, et qu'un essai de chargement montre qu'elle ne les tient pas, je dois proposer à mes frais des solutions.

mr tdi a écrit :

Pour la seconde partie, non, rarement. Les cost killer sont par exemple rémunérés au % des économies réalisées, mais les conseils sont rémunérés à la mission, ils rendent un rapport d'étude, c'est tout. Il n'est pas rare de voir un :
The statements made by XXXX are based on assumptions held to be accurate on the basis of the information available. However, XXXX assumes no liability for the correctness of the assumptions made herein. dans un document.

La phrase, elle veut quand même plus ou moins dire qu'on n'assume rien de ce qu'on a produit...

n°2466763
EvilTyler
ex-Consultant Hippie
Posté le 10-09-2009 à 18:10:51  profilanswer
 

karbon16 a écrit :

bonjour,
 
J'aurais besoin de vos opinions éclairées sur mon choix d'orientation.
 
J'ai été pris au Master Professionnel "Management Stratégique International" de la Sorbonne et du Master recherche 101"Politique générale et stratégie des organisations" de Dauphine.
 
Quelle formation est la mieux pour faire du conseil ? en sachant que dauhpine est un master recherche et sorbonne master professionnel.
 
Sinon, j'ai aussi été pris au Master Pro "Innovation et Management de la technologie" de la Sorbonne , qu'en pensez-vous ? Peut-être plus specialisé et donc plus profesionnalisant?
 
Merci d'avance pour votre aide!


 
Aucun d'entre eux ne te permettra de faire du consei en stratégie.
En conseil en orga, je n'ai pas vu d'autre facs que des dauphine...


---------------
More GG, more skill
n°2466772
Gregos2k5
Posté le 10-09-2009 à 18:13:46  profilanswer
 

mr tdi a écrit :


La première ligne n'est pas rien... quand tu es dans un "petit cabinet", tu bosses quand même pas mal en repeat business (ie 10 clients principaux en tout). Tu ne peux pas vraiment te permettre d'en planter un ou deux.
Pour la seconde partie, non, rarement. Les cost killer sont par exemple rémunérés au % des économies réalisées, mais les conseils sont rémunérés à la mission, ils rendent un rapport d'étude, c'est tout. Il n'est pas rare de voir un :
The statements made by XXXX are based on assumptions held to be accurate on the basis of the information available. However, XXXX assumes no liability for the correctness of the assumptions made herein. dans un document.


Très bon post.

 

Juste pour rajouter que de toute façon rémunérer un cost killer au % d'économie car :

 

1)il est difficile de savoir réellement quelle est l'économie réalisée avant la mise en oeuvre or la mise en oeuvre se fait souvent après le départ des consultants
2)si les conseils ne sont pas appliqués, les économies ne seront jamais visibles et ce ne sera pas forcément la faute du/des consultant(s)

 

++

Message cité 1 fois
Message édité par Gregos2k5 le 11-09-2009 à 01:02:06

---------------
https://consultingvideo.files.wordp [...] onseil.pdf
n°2466779
Profil sup​primé
Posté le 10-09-2009 à 18:17:14  answer
 

Gregos2k5 a écrit :

Très bon post.
 
Juste pour rajouter que de toute façon rémunérer un cost killer au % d'économie car :
 
1)il est difficile de savoir réellement quel est l'économie réalisé avant la mise en oeuvre or la mise en oeuvre se fait souvent après le départ des consultants
2)si les conseils ne sont pas appliqués, les économies ne seront jamais visibles et ce ne sera pas forcément la faute du/des consultant(s)
 
++

Si je demande s'il y a une "méthode classique" pour matérialiser cette responsabilité, c'est justement parce que, personnellement, je ne vois pas de méthode évidente, pour les raisons que tu évoques.
ça n'empêche pas le fait que ça donne une impression d'immunité du consultant.

n°2466790
EvilTyler
ex-Consultant Hippie
Posté le 10-09-2009 à 18:24:28  profilanswer
 


 
Il n'y a pas de responsabilité, le consultant ne donne que des recommandations mais ne choisi pas. Le livrable n'est pas un produit ou un résultat, mais une méthode, une stratégie...
 
Par contre les livrables sont blindée d'hypothèses et de sources (généralement internes) pour que le client ait bien toutes les informations et leurs origines avant de prendre la décision.
 
Il a donc les clés en main pour prendre la responsabilité de ses décisions.

Message cité 1 fois
Message édité par EvilTyler le 10-09-2009 à 18:25:05

---------------
More GG, more skill
n°2466850
karbon16
Posté le 10-09-2009 à 18:45:13  profilanswer
 

EvilTyler a écrit :


 
Aucun d'entre eux ne te permettra de faire du consei en stratégie.
En conseil en orga, je n'ai pas vu d'autre facs que des dauphine...


 
Oui ce serait exclusivement vers orga et Si, le problème c'est qu'avec le master 101 de dauphine il n'y a pas de stage
 
Et sinon entre les 2 masters de la sorbonne quel est le mieux ?

n°2466854
Profil sup​primé
Posté le 10-09-2009 à 18:45:51  answer
 

EvilTyler a écrit :

Il n'y a pas de responsabilité, le consultant ne donne que des recommandations mais ne choisi pas. Le livrable n'est pas un produit ou un résultat, mais une méthode, une stratégie...
 
Par contre les livrables sont blindée d'hypothèses et de sources (généralement internes) pour que le client ait bien toutes les informations et leurs origines avant de prendre la décision.
 
Il a donc les clés en main pour prendre la responsabilité de ses décisions.

c'est un peu rapide. Il fournit quand même un travail, non ? apparemment, il n'assume pas la responsabilité de ce travail, si j'en crois vos dire.  
 
Je ne parle pas forcément d'assumer la responsabilité de la décision finale, qui ne lui appartient pas.
Mais par exemple, pour dire vite, si il a mal utilisé les données qu'on lui a fourni, c'est une erreur de sa part. Il n'en assumera pas les conséquences.
 
En fait, en vous lisant entre les lignes, il n'a pas de responsabilité, pas parce que ce n'est pas lui qui a la décision, mais parce qu'on ne sait pas vraiment comment la mesurer.

n°2467073
Alexcrime
Travailler, c'est trop dur
Posté le 10-09-2009 à 20:34:12  profilanswer
 


Thx :jap:

mr tdi a écrit :


 
La première ligne n'est pas rien... quand tu es dans un "petit cabinet", tu bosses quand même pas mal en repeat business (ie 10 clients principaux en tout). Tu ne peux pas vraiment te permettre d'en planter un ou deux.
Pour la seconde partie, non, rarement. Les cost killer sont par exemple rémunérés au % des économies réalisées, mais les conseils sont rémunérés à la mission, ils rendent un rapport d'étude, c'est tout. Il n'est pas rare de voir un :
The statements made by XXXX are based on assumptions held to be accurate on the basis of the information available. However, XXXX assumes no liability for the correctness of the assumptions made herein. dans un document.


 
Et les "success fees" alors? Une partie du prix de la mission peut être en effet conditionné à un résultat chiffré, lié à l'application des recos. Et pas que dans le cost cutting.
 
Enfin, pour moi, un cabinet s'engage à la hauteur de ses recommandations et conclusions sous réserve de l'exactitude des données utilisées (souvent de source client).


---------------
I cannot emphasize this point too much :o / Ceci n'est PAS mon blog  :sweat:
n°2467503
Patrick Du​ffy
Posté le 10-09-2009 à 23:17:28  profilanswer
 


 
Ce n'est pas l'un ou l'autre. Les deux jouent.  
Certains cabinets sont en partie rémunérés sous forme de success fees, mais pour les raisons citées au-dessus, c'est souvent difficile de mesurer les économies réalisées et ça ne peut évidemment pas appliquer à tous types de mission. Pour que le success fee soit gérable, il faut que le retour sur investissement soit raisonablement rapide. Comment mesurer rapidement une reco de pénétration d'un nouveau marché, de diversification, etc. ?
Cela peut souvent prendre plusieurs années avant qu'une stratégie paye.  
 
Le meilleur success fee d'un cabinet, c'est de garder un client sur le long terme.  Si les consultants ne justifiaient pas largement les fees -énormes en strat- qu'ils demandent, ils n'existeraient plus. Or les cabinets les plus connus sont là depuis très, très longtemps...
 

n°2467685
zedk47
Posté le 11-09-2009 à 01:10:24  profilanswer
 

EvilTyler a écrit :

Quelqu'un aurait il une vague idée du marché du conseil au Canada ? (notamment à Montreal ou à vancouver)
 
Ecoles locales cibles, rythme de travail (parait que le canada c'est nettement plus cool que la France, est ce aussi valable dans le conseil), salaires ?...
 


 
Up, ça m'intéresse aussi :)

n°2467717
balexb
Posté le 11-09-2009 à 04:25:35  profilanswer
 

Certains cabinets se font aussi payer en stock... c est tres rare mais l an dernier ca s est vu dans certaines geos pour certains clients.
 
Le client prend la decision, mais en 4 ans j en ai vu de tres nombreux prendrent leurs decisions en se basant tres fortement sur les recommendations de nos conseils. Au final ils n avaient aucune idee de la reponse a la question posee. Donc oui tu ne te feras pas virer car ton client s est plante, mais tu es quand meme responsable du ratage d une certaine maniere (apres tu peux te dire que ce "con" n aurait pas du ecouter ton idee obscure...).

n°2467752
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2009 à 08:24:14  answer
 

Patrick Duffy a écrit :

Ce n'est pas l'un ou l'autre. Les deux jouent.  
Certains cabinets sont en partie rémunérés sous forme de success fees, mais pour les raisons citées au-dessus, c'est souvent difficile de mesurer les économies réalisées et ça ne peut évidemment pas appliquer à tous types de mission.


ça, c'est pas vraiment de la responsabilité de ton travail. Si tu ne fais pas le boulot, tu n'es pas payé. C'est pas extraordinaire. Ce que j'entends par responsabilité, c'est assumer les conséquences de ses erreurs. Pour grossir fortement le trait, tu conseilles à une boite de s'engager dans tel marché dans tel pays. Mais ce conseil est débile et les 100 M€ que l'entreprise a investi pour le faire sont perdus. Bah si tu assumais une partie de la responsabilité, tu aurais à payer (en fait ton assurance) une partie de cette perte, due à ton erreur.

Patrick Duffy a écrit :

Pour que le success fee soit gérable, il faut que le retour sur investissement soit raisonablement rapide. Comment mesurer rapidement une reco de pénétration d'un nouveau marché, de diversification, etc. ?
Cela peut souvent prendre plusieurs années avant qu'une stratégie paye.


j'ai déjà dit que j'avais bien conscience que la mesure de la réussite était compliquée, voire impossible.

Patrick Duffy a écrit :

Le meilleur success fee d'un cabinet, c'est de garder un client sur le long terme.  Si les consultants ne justifiaient pas largement les fees -énormes en strat- qu'ils demandent, ils n'existeraient plus. Or les cabinets les plus connus sont là depuis très, très longtemps...

L'argument tel quel tout seul est fallacieux.

balexb a écrit :

Certains cabinets se font aussi payer en stock... c est tres rare mais l an dernier ca s est vu dans certaines geos pour certains clients.
 
Le client prend la decision, mais en 4 ans j en ai vu de tres nombreux prendrent leurs decisions en se basant tres fortement sur les recommendations de nos conseils. Au final ils n avaient aucune idee de la reponse a la question posee. Donc oui tu ne te feras pas virer car ton client s est plante, mais tu es quand meme responsable du ratage d une certaine maniere (apres tu peux te dire que ce "con" n aurait pas du ecouter ton idee obscure...).

oui, tu es en partie responsable, mais est-ce que tu assumes les conséquences de cette responsabilité au delà d'une tape sur la main ?

n°2467767
Patrick Du​ffy
Posté le 11-09-2009 à 09:13:59  profilanswer
 


 
Peux-tu développer ? L'argument n'était justement pas isolé et c'est pour moi la meilleure preuve que le conseil apporte une réelle valeur ajoutée aux boîtes.  
 
Un seul chiffre : dans mon cabinet, plus de 60% des missions proviennent de clients récurrents. Certains depuis des années. Si ces clients n'étaient pas contents de nos services, ils nous auraient lachés depuis longtemps.

n°2467774
mr tdi
How lol
Posté le 11-09-2009 à 09:22:59  profilanswer
 

En réalité, je pense que Zuid a du mal avec la notion "d'écosystème économique" : les boites ont besoin des cabinets, et vice versa. C'est un peu comme les crevettes qui lavent les dents des poissons. Quand on a un bon cabinet, on le garde, quand on a un bon client, on fait tout pour le garder. C'est une sorte d'accord tacite et non contractualisé, c'est tout.

Message cité 1 fois
Message édité par mr tdi le 11-09-2009 à 09:32:46
n°2467794
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2009 à 10:06:52  answer
 

Patrick Duffy a écrit :

Peux-tu développer ? L'argument n'était justement pas isolé et c'est pour moi la meilleure preuve que le conseil apporte une réelle valeur ajoutée aux boîtes.  
 
Un seul chiffre : dans mon cabinet, plus de 60% des missions proviennent de clients récurrents. Certains depuis des années. Si ces clients n'étaient pas contents de nos services, ils nous auraient lachés depuis longtemps.


j'ai aucun doute que tes clients soient contents de toi, vu que tu leur parles le seul langage que sont encore capable de comprendre les hautes sphères de nos entreprises... Et je regrette justement que ces hautes sphères ne sachent plus que parler ce langage.
Et puis cette idée de rémunération au mérite, c'est toujours pas la notion que j'essaye d'exprimer, et sur laquelle j'ai vraiment l'impression que la réponse est non, il n'y a pas à assumer les conséquences, mais j'ai aussi l'impression que ça vous gêne de le dire explicitement.

mr tdi a écrit :

En réalité, je pense que Zuid a du mal avec la notion "d'écosystème économique" : les boites ont besoin des cabinets, et vice versa. C'est un peu comme les crevettes qui lavent les dents des poissons. Quand on a un bon cabinet, on le garde, quand on a un bon client, on fait tout pour le garder. C'est une sorte d'accord tacite et non contractualisé, c'est tout.

tu sais, je vis dans un tel écosystème au jour le jour, entre les bureaux d'ingénieurs les entreprises de travaux, surtout sur de tout petits chantiers de forage spécialisé, le terme écosystème est bien approprié.
C'est juste que ce n'est pas du tout le sens de mon propos.
Je vais tenter une analogie plus proche de ce qui m'a été décrit ici du conseil.
Mon bureau d'études doit dimensionner les fondations d'un bâtiment. Pour ce faire, il récupère les propriétés du terrain de la part du géotechnicien, pour savoir sa résistance et tout et tout, et de l'autre côté, il récupère les charges à supporter de la part de celui qui conçoit le bâtiment (données fournies par le client donc, sur lesquelles je n'ai aucune prise).
A partir de ces données, on calcule comment doivent être les fondations qui feront reposer les charges du bâtiment sur le sol.
S'il y a un sinistre sur ces fondations, cela peut avoir plusieurs causes : sol différent de ce qui était prévu, charges du bâtiment différentes (genre on a mal pris en compte le vent ou je ne sais quoi), ou fondation mal calculée.
Si c'est ce dernier cas, l'ingénieur qui a calculé, et son entreprise sont responsables, assument les coûts énormes de réparation, vont en prison s'il y a eu des dégâts corporels etc...
 
En parallèle, j'ai aussi l'image de mon entreprise qui va en prendre un coup parce que tout se sait, mon client qui va pas me donner son prochain chantier etc... Mais c'est pas l'objet de ma question.

n°2467805
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2009 à 10:15:05  answer
 

Zuid, c'est la theorie du complot a lui tout seul :o
Tout le monde est la pour spoiler le vrai ingenieur, celui qui a gardé le cap face a la finance et au conseil :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-09-2009 à 10:15:59
n°2467806
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2009 à 10:16:00  answer
 

Alexcrime a écrit :

Enfin, pour moi, un cabinet s'engage à la hauteur de ses recommandations et conclusions sous réserve de l'exactitude des données utilisées (souvent de source client).


j'avais raté ce message :jap:  
 
est-ce que tu peux développer le sens de "s'engage" ?

n°2467808
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2009 à 10:17:40  answer
 


En l'occurence, je pose une question, et j'arrive pas à en obtenir une réponse, que des trucs proches, mais à côté :)
 
Et je ne pense pas à un complot non, j'ai une vision un peu plus complexe de mon environnement :)

n°2467815
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2009 à 10:22:01  answer
 


J'ai sincerement un profond respect pour ce que tu fais (ton domaine de competence, pas ton troll permanent) mais  ton entetement est assez fatiguant. D'autant plus que ca fini toujours par attirer Dr Lama qui est encore pire que toi :o

n°2467818
mr tdi
How lol
Posté le 11-09-2009 à 10:26:06  profilanswer
 

Il y a une différence majeure entre ton boulot, et le notre.
Toi, tu fais dans la science exacte : tel sol, tel bâtiment -> on balance tout dans un algo, on fait des plans des calculs, on réfléchit, on prend 5% de marge de sécurité et on a une réponse, la réponse.  
 
Nous, on part d'éléments tangibles (études, données de marché, BP etc) on réfléchit (aussi) et on donne une recommandation. Cette recommandation n'est pas une science exacte : deux cabinets sur la même mission pourraient donner une réponse différente. Sans compter que des tonnes de facteurs exogènes peuvent intervenir. Ex : quels cabinets, il y a 3 ans avaient pris dans leurs hypothèses une récession économique ?

mood
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