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Auteur Sujet :

Rercherche et Universités : les réformes

n°18363300
e_esprit
Posté le 04-05-2009 à 17:07:21  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Ernestor a écrit :


Dans la grande majorité des universités je pense, mais je ne pourrais pas te donner la liste.

 

Combien sont encore bloquées déjà ?


Euh, même dans celles qui sont débloquées, je ne pense pas que toutes ont pas décidé de prolonger les cours.
Non seulement chaque Université fait comme elle l'entends (ou plutot comme elle le peut), mais même
chaque UFR semble décider des modalités d'organisation.

 

Enfin moi de ce que j'en voit c'est plus un sacré bordel qui ne me permet pas de dire si oui ou non les diplomes de cette année
seront durement mérités ou pas, ca risque de beaucoup dépendre de la provenance de l'étudiant.


Message édité par e_esprit le 04-05-2009 à 17:08:00

---------------
Ce n'est point ma façon de penser qui a fait mon malheur, c'est celle des autres.
mood
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Posté le 04-05-2009 à 17:07:21  profilanswer
 

n°18363543
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 04-05-2009 à 17:26:45  profilanswer
 

Et ça change quoi que chaque UFR s'organise localement ? C'est plutot une bonne idée au contraire.
 
Oui, c'est le bordel. Cela dit, un directeur d'UFR ou un président d'université, s'il a un minimum de conscience professionnelle (ou d'intelligence), quand une décision est prise sur la façon dont le semestre est fini en rattrapant les cours, il en informe la presse locale histoire que tout le monde soit au courant que le problème est géré.

n°18364769
e_esprit
Posté le 04-05-2009 à 19:17:33  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Et ça change quoi que chaque UFR s'organise localement ? C'est plutot une bonne idée au contraire.
 
Oui, c'est le bordel. Cela dit, un directeur d'UFR ou un président d'université, s'il a un minimum de conscience professionnelle (ou d'intelligence), quand une décision est prise sur la façon dont le semestre est fini en rattrapant les cours, il en informe la presse locale histoire que tout le monde soit au courant que le problème est géré.


Mais j'ai jamais dit que c'etait une mauvaise idée moi :heink:  
 
Je dis juste qu'on peut pas généraliser en disant "c'est bon c'est réglé partout, tous les étudiants auront eu leur formation complète, auront eu leurs diplomes de façon tout à fait normale et classique, il ne s'est rien passé en fait" :spamafote:


---------------
Ce n'est point ma façon de penser qui a fait mon malheur, c'est celle des autres.
n°18364827
Colossus
Mon but? Etre cool!
Posté le 04-05-2009 à 19:21:42  profilanswer
 

e_esprit a écrit :


Mais j'ai jamais dit que c'etait une mauvaise idée moi :heink:  
 
Je dis juste qu'on peut pas généraliser en disant "c'est bon c'est réglé partout, tous les étudiants auront eu leur formation complète, auront eu leurs diplomes de façon tout à fait normale et classique, il ne s'est rien passé en fait" :spamafote:


 
 
En effet, c'est loin d'etre réglé partout, car comme dit précédemment, les situations dans les différents UFR d'une même fac sont pas toujours les mêmes. Je prends l'exemple de ma fac et de mon UFR (sciences exactes et naturelles) où on a une prolongation du calendrier jusqu'au 30 juin, alors que L'UFR Lettres est toujours bloqué, et ça depuis le début du mouvement donc depuis février. Pour eux, leur année est fortement compromise.

n°18371098
e_esprit
Posté le 05-05-2009 à 11:36:48  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Dans la grande majorité des universités je pense, mais je ne pourrais pas te donner la liste.
 
Combien sont encore bloquées déjà ?


Un quart selon cet article :
http://www.sudouest.com/accueil/ac [...] 88602.html
 
Le troisième article "Perturbations de Paris à Marseille " résume assez bien la situation actuelle.


---------------
Ce n'est point ma façon de penser qui a fait mon malheur, c'est celle des autres.
n°18376398
Ciler
Posté le 05-05-2009 à 20:19:46  profilanswer
 


Et tu n'a jamais de surprises ? Des mines-ponts j'en ai connu, c'etait pas tous des fleches :/


---------------
And I looked, and behold a pale horse: and his name that sat on him was Death, and Hell followed with him. Revelations 6:8
n°18376444
Ciler
Posté le 05-05-2009 à 20:23:04  profilanswer
 


Les Paris 4 eux ne l'ont pas été ?


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And I looked, and behold a pale horse: and his name that sat on him was Death, and Hell followed with him. Revelations 6:8
n°18413359
Peredodu
Posté le 08-05-2009 à 17:48:33  profilanswer
 

J'ai plusieurs amis qui stressent pour la tenue de leurs examens..  
Il est temps que les gentils grévistes bloqueurs respectent la masse majoritaire des étudiants qui veut bosser.
 
Comme disait l'autre, il faut savoir terminer une grève quand on a perdu :)

n°18413421
Peredodu
Posté le 08-05-2009 à 17:57:42  profilanswer
 

Mais tu sais bien que les AG ne représentent pas les étudiants!
Et par ailleurs tu sais que les votes sont truqués, qu'ils se font à main levée avec pressions, et que donc les étudiants ne viennent pas aux AG!
 
Quand j'étais étudiant à Paris IV il y a 5 ans environ, il y avait eu une grève (certes moins longue), voulant aller en cours, j'avais failli en venir aux mains avec un étudiant syndicaliste au QI de palourde qui doit surement y être encore d'ailleurs et qui soutenait un blocage qui ne gêne que les étudiants bosseurs!
 
Quand tu vois des AG ou 700 étudiants ont voté comme à Paris IV.. Tu connais le nombre d'étudiants de cette fac? le chiffre est largement plus élevé.

n°18413441
duc-leto
aka Duke
Posté le 08-05-2009 à 18:00:40  profilanswer
 

Le problème c'est que je ne pense pas que les votes soient truqués au 1er sens du terme.
Par contre, quand tu vas à une AG, bizarrement tu vois pleins de mecs qui te disent rien du tout, ils pourraient débarquer de Mars ça serait pareil. Y'en a certains, tu vois qu'ils ont pas loin de 30 ans ou plus, avec les keffiehs et les badges syndicalistes qui vont bien.
 
C'est un secret de polichinelle, quand il y a AG, les syndicalistes rameutent tout le monde, peu importe qu'il soit de la fac ou pas, pourvu qu'il puisse voter...


---------------
Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
mood
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Posté le 08-05-2009 à 18:00:40  profilanswer
 

n°18413484
Peredodu
Posté le 08-05-2009 à 18:04:36  profilanswer
 

lechewal a écrit :

je vois pas pourquoi les étudiants qui "s'en foutent" et qui ne viennent donc pas aux AG seraient plus contre le blocage que pour le blocage.
 
Quand il y a de l'abstention à une élection, on ne présume pas de leur vote que je sache..


 
Faut vraiment que t'ailles à une AG pour que tu te rendes compte que même des non étudiants ont la main levée pour voter ^^
Je me suis mal exprimé, mais tu comprends qu'il est beaucoup plus facile de mobiliser des étudiants pour se la couler douce et faire grève, plutôt que de mobiliser ceux qui veulent bosser et qui, en l'absence de cours, restent chez eux souvent à bosser car de toute façon aller à une AG suppose la prise de tranquillisants tant le nombre d'imbéciles est élevé :)

n°18413495
duc-leto
aka Duke
Posté le 08-05-2009 à 18:05:48  profilanswer
 

Peredodu a écrit :


 
Faut vraiment que t'ailles à une AG pour que tu te rendes compte que même des non étudiants ont la main levée pour voter ^^
Je me suis mal exprimé, mais tu comprends qu'il est beaucoup plus facile de mobiliser des étudiants pour se la couler douce et faire grève, plutôt que de mobiliser ceux qui veulent bosser et qui, en l'absence de cours, restent chez eux souvent à bosser car de toute façon aller à une AG suppose la prise de tranquillisants tant le nombre d'imbéciles est élevé :)


 
C'est surtout que quand tu prends le micro et que tu balances : "où est le rapport entre le blocage et le conflit Israël Palestine ?" tu te prends des centaines de huées, si ce n'est des bouteilles d'eau dans la tronche.
 
 [:tim_coucou]


---------------
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n°18413532
Peredodu
Posté le 08-05-2009 à 18:11:25  profilanswer
 

C'est clair!
IL y a pas mal aussi d'appel au renversement du pouvoir...

n°18427511
LardonCru
Mâle Lambda
Posté le 10-05-2009 à 02:12:03  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Et aussi s'interroger sur les attentes des entreprises :D
 
Parce que c'est marrant le décalage qu'il y a très souvent entre notre (à nous les enseignants) perception des étudiants ("nan mais j'ai jamais vu une bande de tocards comme ça" ) et ce que nous en disent les directeurs de stage ("j'ai trouvé cet étudiant très bon, une excellente capacité d'adaptation, une formation bien adaptée à nos besoin, je suis vraiment satisfait, on va l'embaucher" )  [:tinostar]


Y'a aussi un énorme décalage entre ce qui est demandé en université et dans le milieu de l'entreprise...
 
Pour commencer, il n'y a quasiment aucune interaction entre enseignants et étudiants, et elles se font à sens unique, avec un décalage temporel considérable.
 
Prof => Etudiants durant le cours magistral.
Etudiants => Prof durant l'épreuve finale.
Prof => Etudiants sur la feuille de résultats.
 
Tu parles d'une communication. :lol:
 
Aucun feedback, les notes sont distribuées sans que l'étudiant sache vraiment pourquoi il a réussi, pourquoi il s'est planté... Aucune possibilité d'affiner les thématiques et raisonnements, si l'étudiant a révisé pile l'exercice stéréotypé qui est demandé il cartonnera, s'il a révisé le bon domaine, mais pas dans le bouquin de prédilection de l'enseignant, il se mangera un carton. En physique, un étudiant brillant, qui maîtrise particulièrement le sujet et conceptualise très bien les modèles peut se planter comme une merde sur un exercice à tiroir, parce que "ça ne vient pas" ou parce qu'il s'est gouré dans une équation, alors qu'un étudiant complètement obtus, mais doté d'une grande capacité de calcul, peut s'en sortir brillamment.
 
Le travail fourni en examens l'est dans des conditions extrêmement particulières. C'est à dire dans une salle dédiée, un environnement stressant, parfois sans documents, dans un temps bien défini... Le "prenez vos b*tes et vos couteaux, sortez les bouliers et les crayons à papier, on va redémontrer que la roue ronde tourne mieux que la roue ovale ou carrée, vous avez 2h" (authentique sujet d'exam...), c'est peut-être très prisé en fac, mais c'est pas exactement ce qui est demandé en entreprise.
 
Idem pour les travaux de groupe. Concept quasiment inexistant en université, et pourtant essentiel en entreprise. Un mec brillant, mais incapable de communiquer ou de collaborer avec ses collègues, ça ne restera jamais qu'un brillant autiste peu productif... Brillant sur la copie, mais inadapté au milieu de l'entreprise. D'ailleurs, ces brillants autistes se retrouvent souvent très bien classés dans les concours de la fonction publique, en tant qu'enseignants certifiés, agrégés, ou thésés. Et se retrouvent donc à l'enseignement de nos chères disciplines scientifiques, avec le succès et la popularité que l'on sait au niveau des lycéens et étudiants...
 
Ca se bouscule littéralement au portillon des universités scientifiques...
 
Oh, je sais bien que c'est la faute des étudiants obtus et de ces lycéens qui ne comprennent rien aux maths. Ou peut-être que les critères actuels sélectionnent de brillant autistes, qui cartonnent sur le papier lors de leur CAPES/Agreg/Thèse, mais sont absolument infoutus de transmettre quoi que ce soit, parce qu'ils n'ont jamais connu l'échec, parce qu'ils n'ont pas de don particulier pour la communication, ou parce qu'ils sont atteints d'une espèce de nostalgie malsaine du "de notre époque de la règle à calculer, on savait faire ça de tête"...
 
J'ajouterai pour terminer que la plupart des enseignants ne connaissent tout simplement pas leurs étudiants. La plupart du temps, ils n'arrivent même pas à mettre les noms sur les visages...
 
 
Les méthodes d'évaluation des recruteurs ne sont peut-être pas forcément d'une extrême pertinence, mais ils bossent plusieurs mois à temps plein avec leur stagiaire, sur le terrain... Je ne suis pas certain que ce soit leurs critères qu'il faille réévaluer. :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par LardonCru le 10-05-2009 à 02:14:09
n°18427762
Profil sup​primé
Posté le 10-05-2009 à 02:39:23  answer
 

Ca dépend. Y a des profs qui organisent des entretiens pour voir les copies dans ma fac. Je suis d'ailleurs assez sur le cul de voir que pratiquement personne n'y va ... c'est ptet pour ça d'ailleurs que ca se fait de moins en moins  [:transparency].
 
Les interactions étudiants-profs tu les retrouves après la Licence. Chez nous en Master, t'as pas mal de cours des petites matières qui se font en petit groupe dans de petites salles ou il y a assez d'interactivité. Mais c'est clair qu'en général, le système français du cour magistral ca n'a rien de ludique ...  
 
Sinon le problème de communication étudiant-prof c'est clair qu'il se pose. Les profs s'en branlent des étudiants et décharge tout le boulot interactifs sur les chargés de TD ou tuteurs ... boulot qui est souvent transmis de façon laborieuse car, ironie de la situation, les chargés de TD et tuteurs sont rarement en relation avec le prof. Combien de chargé de TD j'ai vu qui ne savaient absolument pas qu'est ce qui était traité en cours, avec des TD qui n'avaient aucun rapport avec le cours magistral et vice-versa ...  
 
Chez nous à Stras, certains profs essaient de changer ça, de changer la façon d'enseigner avec des cours "à l'américaine" (les étudiants on le cours de la semaine dispo sur le net, qu'ils potassent et donc, viennent au cours en le sachant. Le prof donne alors des compléments d'info et pose des questions, donne des exercices etc). Mais bon, la vieille garde à la mentalité arriéré est toujours là ... donc, amha, ce genre d'enseignement ne se fera pas avant une décennie en France.

n°18428121
duc-leto
aka Duke
Posté le 10-05-2009 à 03:18:49  profilanswer
 

Ouais le must c'est quand tu fais pendant 4/5 mois des TD qui ont rien à voir avec le partiel, ça c'est monstrueux. Paye tes interros basées intégralement sur des démonstrations qui non seulement n'ont aucune utilité dans la vie active, qui ne sont pas exposées à l'amphi, et enjoy quand tu te retrouves au partiel avec 100% de cas concrets.
 
GG no re  [:deouss]
 
Ah sinon, peut-être que si personne ne va aux consultations de copies, c'est peut-être parce qu'ils savent que quoiqu'il arrive, la note ne bougera pas...donc quel interêt à part taper le bout de gras avec le prof au lieu d'aller draguer des pouffiasses ? Aucun...


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Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
n°18428443
Profil sup​primé
Posté le 10-05-2009 à 03:55:45  answer
 

duc-leto a écrit :

Ouais le must c'est quand tu fais pendant 4/5 mois des TD qui ont rien à voir avec le partiel, ça c'est monstrueux. Paye tes interros basées intégralement sur des démonstrations qui non seulement n'ont aucune utilité dans la vie active, qui ne sont pas exposées à l'amphi, et enjoy quand tu te retrouves au partiel avec 100% de cas concrets.
 
GG no re  [:deouss]
 
Ah sinon, peut-être que si personne ne va aux consultations de copies, c'est peut-être parce qu'ils savent que quoiqu'il arrive, la note ne bougera pas...donc quel interêt à part taper le bout de gras avec le prof au lieu d'aller draguer des pouffiasses ? Aucun...


 
Les douchebags s'en chargent déjà. [:fitterashes]  
Parcontre me faire têter le chibre, par un prof que je méprise, sur la façon magistrale avec laquelle j'ai traité le sujet, ca n'a pas de prix [:aloy]  
 
Bon et sinon en cas de copie pourrie ca te donne au moins une direction sur ce que t'as chié.

n°18428768
duc-leto
aka Duke
Posté le 10-05-2009 à 05:17:21  profilanswer
 

Bah encore une fois je me demande l'interêt...j'ai rarement eu une note où j'ai été étonné, sauf quand je m'attendais à merdique et qu'en fait c'était plutôt bon (je suis assez pessimiste) ; quand je ressors du partiel, je sais en général à peu près si ça passe ou pas, et je vois à peu près où le bât blesse.
 
Enfin remarque, je suis dans un domaine plus ou moins scientifique, tandis que tu es en droit à ce que j'ai cru comprendre. Si tous mes partiels étaient à la base de dissertation, effectivement je me poserais la question, ça doit jouer.
 
Et à moins de ne rien branler/de ne pas avoir de chance, tu ne passes pas aux rattrapages, donc bon  [:prodigy]


---------------
Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
n°18428830
python
Posté le 10-05-2009 à 06:06:31  profilanswer
 

LardonCru a écrit :


Y'a aussi un énorme décalage entre ce qui est demandé en université et dans le milieu de l'entreprise...
 
Pour commencer, il n'y a quasiment aucune interaction entre enseignants et étudiants, et elles se font à sens unique, avec un décalage temporel considérable.
 
Prof => Etudiants durant le cours magistral.
Etudiants => Prof durant l'épreuve finale.
Prof => Etudiants sur la feuille de résultats.
 
Tu parles d'une communication. :lol:
 
Aucun feedback, les notes sont distribuées sans que l'étudiant sache vraiment pourquoi il a réussi, pourquoi il s'est planté... Aucune possibilité d'affiner les thématiques et raisonnements, si l'étudiant a révisé pile l'exercice stéréotypé qui est demandé il cartonnera, s'il a révisé le bon domaine, mais pas dans le bouquin de prédilection de l'enseignant, il se mangera un carton. En physique, un étudiant brillant, qui maîtrise particulièrement le sujet et conceptualise très bien les modèles peut se planter comme une merde sur un exercice à tiroir, parce que "ça ne vient pas" ou parce qu'il s'est gouré dans une équation, alors qu'un étudiant complètement obtus, mais doté d'une grande capacité de calcul, peut s'en sortir brillamment.
 
Le travail fourni en examens l'est dans des conditions extrêmement particulières. C'est à dire dans une salle dédiée, un environnement stressant, parfois sans documents, dans un temps bien défini... Le "prenez vos b*tes et vos couteaux, sortez les bouliers et les crayons à papier, on va redémontrer que la roue ronde tourne mieux que la roue ovale ou carrée, vous avez 2h" (authentique sujet d'exam...), c'est peut-être très prisé en fac, mais c'est pas exactement ce qui est demandé en entreprise.
 
Idem pour les travaux de groupe. Concept quasiment inexistant en université, et pourtant essentiel en entreprise. Un mec brillant, mais incapable de communiquer ou de collaborer avec ses collègues, ça ne restera jamais qu'un brillant autiste peu productif... Brillant sur la copie, mais inadapté au milieu de l'entreprise. D'ailleurs, ces brillants autistes se retrouvent souvent très bien classés dans les concours de la fonction publique, en tant qu'enseignants certifiés, agrégés, ou thésés. Et se retrouvent donc à l'enseignement de nos chères disciplines scientifiques, avec le succès et la popularité que l'on sait au niveau des lycéens et étudiants...
 
Ca se bouscule littéralement au portillon des universités scientifiques...
 
Oh, je sais bien que c'est la faute des étudiants obtus et de ces lycéens qui ne comprennent rien aux maths. Ou peut-être que les critères actuels sélectionnent de brillant autistes, qui cartonnent sur le papier lors de leur CAPES/Agreg/Thèse, mais sont absolument infoutus de transmettre quoi que ce soit, parce qu'ils n'ont jamais connu l'échec, parce qu'ils n'ont pas de don particulier pour la communication, ou parce qu'ils sont atteints d'une espèce de nostalgie malsaine du "de notre époque de la règle à calculer, on savait faire ça de tête"...
 
J'ajouterai pour terminer que la plupart des enseignants ne connaissent tout simplement pas leurs étudiants. La plupart du temps, ils n'arrivent même pas à mettre les noms sur les visages...Ca se bouscule littéralement au portillon des universités scientifiques...  
 
 
Les méthodes d'évaluation des recruteurs ne sont peut-être pas forcément d'une extrême pertinence, mais ils bossent plusieurs mois à temps plein avec leur stagiaire, sur le terrain... Je ne suis pas certain que ce soit leurs critères qu'il faille réévaluer. :jap:


 
Même si le décalage est important, un étudiant à l'université est déjà censé avoir un minimum de sens critique, de capacité de réflexion et de curiosité.   Ces qualités sont demandées par les entreprises.  un étudiant doit être capable de trouver une solution a un problème complexe qui touche toute l'entreprise et son marché et la société en entier.
 
Les cours magistraux c'est la pointe de l'iceberg.  Tu voudrais qu'il y ait plus d'interaction entre les profs, les chargés et les étudiants.  Je suis plus ou moins d'accord.   Cela reviendrait à former des techniciens de niveau DUT qui accomplissent du travail ordonné sans réfléchir et sans se poser des questions alors que le but de l'université c'est de former des penseurs qui peuvent critiquer la matière du prof.  Le prof n'est là que pour "allumer des lumières" aux étudiants.

Message cité 2 fois
Message édité par python le 10-05-2009 à 06:10:05
n°18429431
Profil sup​primé
Posté le 10-05-2009 à 11:35:54  answer
 

duc-leto a écrit :

Bah encore une fois je me demande l'interêt...j'ai rarement eu une note où j'ai été étonné, sauf quand je m'attendais à merdique et qu'en fait c'était plutôt bon (je suis assez pessimiste) ; quand je ressors du partiel, je sais en général à peu près si ça passe ou pas, et je vois à peu près où le bât blesse.

 

Enfin remarque, je suis dans un domaine plus ou moins scientifique, tandis que tu es en droit à ce que j'ai cru comprendre. Si tous mes partiels étaient à la base de dissertation, effectivement je me poserais la question, ça doit jouer.

 

Et à moins de ne rien branler/de ne pas avoir de chance, tu ne passes pas aux rattrapages, donc bon  [:prodigy]

 

Toi peut être, mais d'une l'intérêt c'est de savoir si t'as pas été saqué sans aucune raison valable. Ça m'est déjà arrivé de me payer une note de merde sur une matière à par coeur alors que j'avais mis exactement mot pour mot la section demandé, je me suis payé un 7. J'ai demandé à voir ma copie avec mon cours sous le bras, le prof, un prof d'éco, était tout con. Dans ce genre de cas, le recours exceptionnel devant le doyen est toujours possible (tout est possible à la Fac), mais bon, s'emmerder pour un coef 0.5 ... :o

 

Après ca sert à savoir si t'as vraiment chié, ou est ce que t'as chier. C'est sur que si tu te tapes un 14/15 ou un 3, l'intérêt est limité, soit t'as bien révisé et compris le sujet, soit t'as rien branlé et tes une merde. Quand t'as entre 8 et 11 ca peut être intéressant de savoir pourquoi t'as pas eu plus.

 

Et puis bon, c'est un service gratos (quand les profs veulent bien l'assurer) qui prend 10 min ... donc, on va pas chier dessus.


Message édité par Profil supprimé le 10-05-2009 à 11:41:02
n°18429443
Profil sup​primé
Posté le 10-05-2009 à 11:39:04  answer
 

python a écrit :

 

Même si le décalage est important, un étudiant à l'université est déjà censé avoir un minimum de sens critique, de capacité de réflexion et de curiosité.   Ces qualités sont demandées par les entreprises.  un étudiant doit être capable de trouver une solution a un problème complexe qui touche toute l'entreprise et son marché et la société en entier.

 

Les cours magistraux c'est la pointe de l'iceberg.  Tu voudrais qu'il y ait plus d'interaction entre les profs, les chargés et les étudiants.  Je suis plus ou moins d'accord.   Cela reviendrait à former des techniciens de niveau DUT qui accomplissent du travail ordonné sans réfléchir et sans se poser des questions alors que le but de l'université c'est de former des penseurs qui peuvent critiquer la matière du prof.  Le prof n'est là que pour "allumer des lumières" aux étudiants.

 

Donc pour toi apprendre un cour magistral par coeur avec des TD qui ne sont souvent pas en corrélation pour le recracher à un exam sans âme c'est se poser des question et allumer la lumière de l'étudiant ... intéressant comme concept. :gratgrat:

 

Si c'est pour recracher un bouquin au mot prêt sans aucun lien direct avec les exercices de TD ou valeur ajoutée, je comprends que les 3/4 des étudiants préfèrent rester chez eux à potasser leur bouquin ou tu y trouves la même chose. Dieu merci, tous les profs ne sont pas comme ça.  [:fitterashes]


Message édité par Profil supprimé le 10-05-2009 à 11:41:20
n°18430009
LardonCru
Mâle Lambda
Posté le 10-05-2009 à 13:10:09  profilanswer
 


Au cours de tout mon cursus, je n'ai jamais eu un enseignant qui le faisait.
 
Et j'ai eu UN seul enseignant qui proposait ses annales au chargé de TD... Les autres annales dispos à la BU étaient extrêmement parcellaire et dataient de plus d'une décennie...
 
 
Le must du must, c'est un enseignant A qui fait 90% du cours magistral, l'enseignant B qui fait 10% de celui-ci, l'enseignant C qui fait les TD...
 
Et l'enseignant B qui fait 100% de l'exam et de la correction, sur une partie complètement minoritaire (voire anecdotique) de la discipline. [:tinostar]
 
 
Un enseignant a essayé, et c'est vrai que ça donne des cours qui avancent plus. Le travail personnel est nettement plus guidé.
 
Certains esprits chagrins diront que c'est donner du prébouffé, prédigéré aux étudiants et leur empêche de chercher par eux-mêmes. Dans ce cas, qu'ils arrêtent tout simplement les examens écrits et leurs exercices stéréotypés. Seul l'examen oral permet d'ouvrir le sujet, de le rendre dynamique, de permettre à l'étudiant d'étoffer, d'élargir, de faire des analogies, de proposer des pistes différentes... Seul l'examen oral permet à l'enseignant de voir précisément où le raisonnement est pertinent...
 

duc-leto a écrit :

Ouais le must c'est quand tu fais pendant 4/5 mois des TD qui ont rien à voir avec le partiel, ça c'est monstrueux. Paye tes interros basées intégralement sur des démonstrations qui non seulement n'ont aucune utilité dans la vie active, qui ne sont pas exposées à l'amphi, et enjoy quand tu te retrouves au partiel avec 100% de cas concrets.


Ou l'inverse... TD super intéressant avec énormément d'applications, pas d'interros, et examen reposant sur de la démonstration pure et dure. [:tinostar]

n°18430092
Profil sup​primé
Posté le 10-05-2009 à 13:21:38  answer
 

LardonCru a écrit :


Un enseignant a essayé, et c'est vrai que ça donne des cours qui avancent plus. Le travail personnel est nettement plus guidé.

 

Certains esprits chagrins diront que c'est donner du prébouffé, prédigéré aux étudiants et leur empêche de chercher par eux-mêmes. Dans ce cas, qu'ils arrêtent tout simplement les examens écrits et leurs exercices stéréotypés. Seul l'examen oral permet d'ouvrir le sujet, de le rendre dynamique, de permettre à l'étudiant d'étoffer, d'élargir, de faire des analogies, de proposer des pistes différentes... Seul l'examen oral permet à l'enseignant de voir précisément où le raisonnement est pertinent...

 


 

Je suis pas trop d'accord sur ça. Que certains pensent que c'est du prédigéré, je vois pas où , et je parle pour mes études perso (droit), est la valeur ajoutée de l'enseignement magistral quand certains profs se pointent avec un bouquin tiré à la biblio et ne se contentent que de le dicter pendant 3 heures. Là c'est sur que la recherche de l'étudiant va être stimulée ... à aller louer le livre à la biblio et ne plus venir en cours. Y a aucun travail de recherche dans le cours magistral. Le vrai travail de recherche se fait à l'après cours, avec le TD, les exercices, les lectures qui ne sont pas au programme. Là est toute la valeur ajoutée que les 3/4 ne font pas en se contentant du peu. Donc, pour ceux qui disent que c'est du prémaché, le seul prémachage d'un cours dispo à l'avance c'est le travail de copie, non le travail de recherche.

 

Pour les exams, je ne sais quel est ton domaine mais chez nous si l'oral est un exercice majeur qui permet de voir les connaissances et surtout l'expression, bien que ce dernier soit de moins en moins pratiqué, les devoirs écrit et excercice juridiques sont clairement plus important. C'est là que tu vas voir toute la méthodologie, l'expression écrite (importante dans ce domaine), le raisonnement juridique de la personne. A côté de ça, évidement, t'auras toujours les sempiternels profs qui proposerons leur QCM de daube ou leur question de cours à recracher par coeur ... C'est eux les nazes du système.

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Message édité par Profil supprimé le 10-05-2009 à 13:23:43
n°18430098
Ciler
Posté le 10-05-2009 à 13:22:11  profilanswer
 

Et a l'inverse, moi j'ai organisé des TD "de revision" couvrant exclusivement des sujets d'annales, avec 50% d'absenteisme [:spamafote]
 
Evidement, mon erreur est d'avoir organisé ces TDs en milieu d'année, et pas a 2 semaines des exams. Visiblement le travail en continu semble arracher la gueule de pas mal d'etudiants...


---------------
And I looked, and behold a pale horse: and his name that sat on him was Death, and Hell followed with him. Revelations 6:8
n°18430180
LardonCru
Mâle Lambda
Posté le 10-05-2009 à 13:32:07  profilanswer
 

python a écrit :

Même si le décalage est important, un étudiant à l'université est déjà censé avoir un minimum de sens critique, de capacité de réflexion et de curiosité.   Ces qualités sont demandées par les entreprises.  un étudiant doit être capable de trouver une solution a un problème complexe qui touche toute l'entreprise et son marché et la société en entier.


Je pense que tu te trompes sur deux points. D'abord, le sens critique et la curiosité ne sont pas vraiment (vraiment pas?) valorisés en examen écrit. En revanche, c'est quelque chose qui peut se creuser à l'oral et lors de travaux de groupe.
 
Quant aux qualités demandées en entreprise... :whistle:
Tout ce que demande une entreprise, c'est que son salarié lui rapporte plus d'argent que ce qu'il lui coûte. Ca s'arrête là. Les beaux discours sur l'esprit critique, l'ouverture, la curiosité, c'est de l'onanisme universitaire pur et dur. En tant qu'universitaire, j'ai eu un passage en école, la greffe n'a pas pris, mais ça m'a permis de découvrir pourquoi les universités ont 10 à 50 fois plus de chômeurs (ou de postes sous-qualifiés) par rapport aux écoles.
 
L'entreprise ne demande pas de la curiosité. Elle demande que son salarié soit opérationnel le plus rapidement, et avec une efficacité maximale. Rien de plus, et rien de moins. Et ça, c'est valable pour les titulaires de Licence Pro comme de Master Pro comme de Doctorat.
 
Je commence d'ailleurs à me demander si la non-valorisation du doctorat dans l'entreprise ne tient justement pas de ce statut de "penseur", alors qu'un recruteur cherche essentiellement des professionnels, des spécialistes. Les docteurs peuvent donc être assimilés à des spécialistes de la recherche, mais des professionnels avant tout.

n°18430224
LardonCru
Mâle Lambda
Posté le 10-05-2009 à 13:38:21  profilanswer
 


Au contraire, nous sommes parfaitement d'accord. Les esprits qui pensent que c'est "prédigéré" n'ont justement jamais essayé ce système. [:tinostar]
 
Et je le déplore, parce que c'est plutôt pas mal, comme méthode d'enseignement. :o  
 
 
Oui, mais toi, tu apprends les lois de la république française... Nous, physiciens et chimistes, étudions les lois de l'Univers. :sol:
 
Et nous envoyons passer vers le CAPES/CAFEP/Agreg des futurs enseignants sans jamais leur faire passer le moindre oral. Cherchez pas plus loin la désaffection des lycéens pour les sciences dites dures, et pourquoi les facs de sciences se vident...  
 
Le principal étalon de la capacité à être enseignant dans le secondaire, c'est celui de la démonstration papier-crayon-boulier. [:kosmos]
 
C'est le même étalon qui est utilisé pour mesurer la capacité à évoluer dans le monde pro... D'où les différences qu'a pu mesurer Ernestor...
Etonnant, non ? [:tinostar]

Message cité 1 fois
Message édité par LardonCru le 10-05-2009 à 13:39:47
n°18430425
Profil sup​primé
Posté le 10-05-2009 à 13:59:09  answer
 

LardonCru a écrit :


Au contraire, nous sommes parfaitement d'accord. Les esprits qui pensent que c'est "prédigéré" n'ont justement jamais essayé ce système. [:tinostar]
 
Et je le déplore, parce que c'est plutôt pas mal, comme méthode d'enseignement. :o  
 


 

LardonCru a écrit :


Oui, mais toi, tu apprends les lois de la république française... Nous, physiciens et chimistes, étudions les lois de l'Univers. :sol:
 
Et nous envoyons passer vers le CAPES/CAFEP/Agreg des futurs enseignants sans jamais leur faire passer le moindre oral. Cherchez pas plus loin la désaffection des lycéens pour les sciences dites dures, et pourquoi les facs de sciences se vident...  
 
Le principal étalon de la capacité à être enseignant dans le secondaire, c'est celui de la démonstration papier-crayon-boulier. [:kosmos]
 
C'est le même étalon qui est utilisé pour mesurer la capacité à évoluer dans le monde pro... D'où les différences qu'a pu mesurer Ernestor...
Etonnant, non ? [:tinostar]


 
En même temps, comme quelqu'un l'a dit plus haut. La fac, dans la plus part des filières, c'est la voie de garage des médiocres, enfin, toujours un peu moins honteuse que les filières pro dans leur esprit. Le problème, comme je l'ai dis précédemment, c'est que cette dévalorisation de la fac au profit des écoles, même si elle est justifiée pour certains filières de "libres penseurs jme-branle-la-nouille" qui ferons d'excellent délégués syndicaux plus tard. Pour d'autres filières, il n'existe pas de voie privée ou d'école nationale. Le passage à la fac est obligatoire même dans une optique purement pro. D'ailleurs ont s'étonnera pas que ces filières soient les moins touchés par la grève et les revendications ...  

n°18431004
LardonCru
Mâle Lambda
Posté le 10-05-2009 à 14:51:47  profilanswer
 

Je m'élève contre cette vision limitée de l'université.
 
Effectivement, on va pas se mentir, ce sont mes erreurs d'orientation qui m'ont forcé à y aller, parce que, comme tout le monde, je pensais que les écoles, c'était mieux.
 
Erreur d'orientation qui m'a d'abord empêché de rentrer en prépa, puis une fois le 1er cycle achevé, et une école d'ingés intégrés, tout simplement, la greffe n'a pas pris.
 
Mais alors pas du tout. [:tinostar]
 
Une fois dans le milieu pro, bah... J'ai un supérieur polytechnicien, un collègue qui est issu de Normale Sup', énormément d'ingés d'écoles... Je suis le seul universitaire de l'équipe.
 
Et loin d'être le plus mauvais, malgré un dossier universitaire lamentable. Je fais justement partie des "cancres" dont parlait Ernestor, ceux qui passent leur année avec 10,01 après rattrapages, et qui n'ont pu utiliser leur transversalité qu'en entreprise.
Et là, la greffe a très bien pris.
 
Mes notes "pas terribles" ne m'ont jamais empêché de donner des cours particuliers pour financer mes études, et mes élèves étaient plutôt très satisfaits. Pennac disait fort justement que le fait d'avoir éprouvé des diffficultés, de se planter, aide à se mettre à la place des élèves en échec...
 
Ca ne me semble pas aberrant de voir des nerds qui ont toujours eu d'énormes facilités en mathématiques se planter lamentablement quand il s'agit d'enseigner. Surtout quand ils n'ont jamais été évalués à l'oral. [:tinostar]
 
Ca ne me semble pas aberrant non plus de voir ces mêmes nerds se planter en entreprise. La compétence technique fait peut-être tout quand on est ouvrier... Mais pas quand on est cadre.
 
Bref, il semblerait qu'avec des résultats universitaires très bas, il soit possible d'être un meilleur enseignant et un meilleur professionnel que les majors de promo. Et mon cas est loin d'être une exception, du moins en sciences.
Je me pose donc réellement la question de la pertinence des étalons utilisés. [:transparency]

n°18431112
Profil sup​primé
Posté le 10-05-2009 à 15:06:10  answer
 

Attention, j'ai pas dit que tous les cancres allaient à l'université et que ceux qui en ressortaient étaient des nuls. J'ai juste dit que si l'université est dévalorisée, du moins en France, c'est parceque justement, c'est le choix des moins motivés. On oublie aussi que parmi la masse des pas motivés se trouve des gens y croyant vraiment et qui de toute façon n'ont pas le choix vu que c'est la seule filière possible en France pour certains métier.  
 
Tu veux faire avocat ou magistrat de l'ordre judiciaire, médecin des métiers qui sont considéré comme des métiers de la classe privilégiée ... ben c'est 5 ans de fac lambda obligatoire ... :spamafote: ...  
Point d'instituts privés ou classes préparatoires ou grandes écoles ... même si les prépas privées pleuvent pour ces métiers mais ne sont pas reconnues.  
 
La fac souffre clairement de (la mauvaise) l'image que renvoie les filières "de penseurs" qui n'ont aucune débouchée professionnelle ... On oublie que la fac c'est aussi un lieu de savoir et de connaissance qui n'a pas forcément un objectif pro. Le problème c'est qu'on a tendance à mettre toutes les filières au même niveau et ça c'est de la pure connerie ... c'est ce qui discrédite grandement la fac à mon sens, outre la multitude de problèmes existants.  
 
Rien qu'a voir la différence de traitement et de moyens entre les facs de lettre, sciences humaines et de sciences dures ... c'est le jour et la nuit.

n°18431307
python
Posté le 10-05-2009 à 15:25:29  profilanswer
 


 
C'est la raison pour laquelle la France a tout intérêt à créer des ordres professionnels pour les comptables, les avocats, les ingénieurs, les médecins, les dentistes, etc...  
 
Et seules les universités devraient avoir le droit de décerner une certification donnant accès aux ordres ce qui évincerait les grandes écoles parce qu'en France c'est l'anarchie totale concernant le titre d'ingénieur.  Au Québec, la majorité des professions issues de l'université sont réglementées et les gens issues des grandes écoles ne peuvent pas intégrer la profession d'ingénieur sans avoir fait les études nécessaires.  Cela garantit une uniformisation et une plus grande satisfaction de la clientèle dans les entreprises devenues aujourd'hui multi-disciplinaires.  On doit intégrer fiscalistes, comptables et ingé financiers en droit des affaires sous le même toit

Message cité 2 fois
Message édité par python le 10-05-2009 à 15:30:06
n°18431927
duc-leto
aka Duke
Posté le 10-05-2009 à 16:22:42  profilanswer
 

LardonCru a écrit :

Ou l'inverse... TD super intéressant avec énormément d'applications, pas d'interros, et examen reposant sur de la démonstration pure et dure. [:tinostar]


 
Exact...mais dans mon cas, c'était beaucoup moins fréquent que l'inverse.


---------------
Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
n°18432529
kanoncs
20th Century Boy
Posté le 10-05-2009 à 17:37:38  profilanswer
 

python a écrit :


Et seules les universités devraient avoir le droit de décerner une certification donnant accès aux ordres ce qui évincerait les grandes écoles parce qu'en France c'est l'anarchie totale concernant le titre d'ingénieur.


pas vraiment, il y a la CTI !

n°18432741
python
Posté le 10-05-2009 à 17:59:02  profilanswer
 

kanoncs a écrit :


pas vraiment, il y a la CTI !


 
mais encore...  
 
seul le titre "ingénieur diplômé" est reconnu par la loi.  Le titre ingénieur peut être utilisé par n'importe qui en France et c'est un non-sens.

n°18433152
Profil sup​primé
Posté le 10-05-2009 à 18:42:24  answer
 

python a écrit :


 
C'est la raison pour laquelle la France a tout intérêt à créer des ordres professionnels pour les comptables, les avocats, les ingénieurs, les médecins, les dentistes, etc...
 
Et seules les universités devraient avoir le droit de décerner une certification donnant accès aux ordres ce qui évincerait les grandes écoles parce qu'en France c'est l'anarchie totale concernant le titre d'ingénieur.  Au Québec, la majorité des professions issues de l'université sont réglementées et les gens issues des grandes écoles ne peuvent pas intégrer la profession d'ingénieur sans avoir fait les études nécessaires.  Cela garantit une uniformisation et une plus grande satisfaction de la clientèle dans les entreprises devenues aujourd'hui multi-disciplinaires.  On doit intégrer fiscalistes, comptables et ingé financiers en droit des affaires sous le même toit


 
Ah parceque c'est pas déjà le cas ? :gratgrat:

n°18433182
_banker
Posté le 10-05-2009 à 18:45:17  profilanswer
 

LardonCru a écrit :

Je m'élève contre cette vision limitée de l'université.

 

Effectivement, on va pas se mentir, ce sont mes erreurs d'orientation qui m'ont forcé à y aller, parce que, comme tout le monde, je pensais que les écoles, c'était mieux.

 

Erreur d'orientation qui m'a d'abord empêché de rentrer en prépa, puis une fois le 1er cycle achevé, et une école d'ingés intégrés, tout simplement, la greffe n'a pas pris.

 

Mais alors pas du tout. [:tinostar]

 

Une fois dans le milieu pro, bah... J'ai un supérieur polytechnicien, un collègue qui est issu de Normale Sup', énormément d'ingés d'écoles... Je suis le seul universitaire de l'équipe.

 

Et loin d'être le plus mauvais, malgré un dossier universitaire lamentable. Je fais justement partie des "cancres" dont parlait Ernestor, ceux qui passent leur année avec 10,01 après rattrapages, et qui n'ont pu utiliser leur transversalité qu'en entreprise.
Et là, la greffe a très bien pris.

 

Mes notes "pas terribles" ne m'ont jamais empêché de donner des cours particuliers pour financer mes études, et mes élèves étaient plutôt très satisfaits. Pennac disait fort justement que le fait d'avoir éprouvé des diffficultés, de se planter, aide à se mettre à la place des élèves en échec...

Ca ne me semble pas aberrant de voir des nerds qui ont toujours eu d'énormes facilités en mathématiques se planter lamentablement quand il s'agit d'enseigner. Surtout quand ils n'ont jamais été évalués à l'oral.
[:tinostar]

 

Ca ne me semble pas aberrant non plus de voir ces mêmes nerds se planter en entreprise. La compétence technique fait peut-être tout quand on est ouvrier... Mais pas quand on est cadre.

 

Bref, il semblerait qu'avec des résultats universitaires très bas, il soit possible d'être un meilleur enseignant et un meilleur professionnel que les majors de promo. Et mon cas est loin d'être une exception, du moins en sciences.
Je me pose donc réellement la question de la pertinence des étalons utilisés. [:transparency]

 

Attention ! C'est en fac qu'on n'est jamais évalué à l'oral, surement pas en prépa ou en école.

Message cité 1 fois
Message édité par _banker le 10-05-2009 à 18:45:33
n°18433247
alamanda
Posté le 10-05-2009 à 18:52:36  profilanswer
 

_banker a écrit :


 
Attention ! C'est en fac qu'on n'est jamais évalué à l'oral, surement pas en prépa ou en école.


Citation :


Ca ne me semble pas aberrant de voir des nerds qui ont toujours eu d'énormes facilités en mathématiques se planter lamentablement quand il s'agit d'enseigner. Surtout quand ils n'ont jamais été évalués à l'ora


rapport avec ce post???? la majorité des profs viennent d'un cursus fac.  de toute façon ce n'est pas la présentation d'école d'ingé ou la colle en prépa qui va te permettre d'enseigner, etre pédagogue, savoir monter un cours etc.  
avant il y avait la formation du CIES, pour les thésards qui se destinaient à l'enseignement, c'était un minimum  mais grace aux nouveaux statuts des doctorants, ça va etre bye bye car plus de moyens. .

Message cité 1 fois
Message édité par alamanda le 10-05-2009 à 18:52:49

---------------
M. Steinbrück : "si d'aucuns prétendent voir de la lumière au bout du tunnel, ils devraient envisager la possibilité que cette lumière soit simplement celle des phares du train qui arrive en sens inverse".
n°18433316
Yagmoth
Fanboy
Posté le 10-05-2009 à 18:59:26  profilanswer
 

LardonCru a écrit :


Un enseignant a essayé, et c'est vrai que ça donne des cours qui avancent plus. Le travail personnel est nettement plus guidé.
 
Certains esprits chagrins diront que c'est donner du prébouffé, prédigéré aux étudiants et leur empêche de chercher par eux-mêmes. Dans ce cas, qu'ils arrêtent tout simplement les examens écrits et leurs exercices stéréotypés. Seul l'examen oral permet d'ouvrir le sujet, de le rendre dynamique, de permettre à l'étudiant d'étoffer, d'élargir, de faire des analogies, de proposer des pistes différentes... Seul l'examen oral permet à l'enseignant de voir précisément où le raisonnement est pertinent...
 


 
J'ai souvenir d'un prof de linguistique comme ça dans ma fac, qui ne voulait pas faire d'écrits, nous disaient d'ailleurs de ne pas venir en cours si ça nous chante parce qu'on est pas fonctionnaires, et qui en gros faisaient lors de l'exam trente minutes de "conversation" pour nous titiller, voir si l'on était capable de réfléchir, le contredire, etc. Pas à dire, c'est excellent :D


---------------
L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui !
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