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Auteur Sujet :

Rercherche et Universités : les réformes

n°13559433
durandal2
Goatse bless 'Murica
Posté le 19-12-2007 à 02:20:03  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Ciler a écrit :


Ton arriere grand pere il a eu 20 ans lors de la 1ere guerre mondiale (en gros). Donc il a appris a lire, ecrire et compter, avec un peu d'histoire et de geographie. Pas de sciences, pas de langues... La comparaison est donc hautement foireuse.
 
Sinon, au passage, si il etait paysan de chez paysan, il a eu beaucoup de chance d'aller a l'ecole. La pluspart des enfants a la campagne a son epoque etaient mis au boulot des 4 ans et places a 8-10 ans... Pas d'ecole donc.


 
heu... ma grand-mère avait 5 ans lors de la première guerre mondiale, mon arrière-grand-père c'était plutôt 35-40 ans, e village avait une école, et comme c'était un pays de vignerons, ben ça laissait aussi pas mal de temps pour aller a l'école. je pense que tu oublie que les gens a l'epoque, quand ils savaient lire, lisaient beaucoup plus que maintenant, ca joue peut etre, mais en tous cas il calculait pas une integrale, il ne faisait pas de l'elecrolyse, mais, avec le peu de culture qu'il avait, et le peu de temps passé  l'cole, il n'empeche qu'il ecrivait surement beaucoup mieux, (et aussi beaucoup plus proprement) qu'un élève en fin de secondaire.


---------------
Soutien aux modérateurs victimes des attentats trollesques du topic Charlie Hebdo.
mood
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Posté le 19-12-2007 à 02:20:03  profilanswer
 

n°13559912
alamanda
Posté le 19-12-2007 à 09:26:28  profilanswer
 

durandal2 a écrit :


 
heu... ma grand-mère avait 5 ans lors de la première guerre mondiale, mon arrière-grand-père c'était plutôt 35-40 ans, e village avait une école, et comme c'était un pays de vignerons, ben ça laissait aussi pas mal de temps pour aller a l'école. je pense que tu oublie que les gens a l'epoque, quand ils savaient lire, lisaient beaucoup plus que maintenant, ca joue peut etre, mais en tous cas il calculait pas une integrale, il ne faisait pas de l'elecrolyse, mais, avec le peu de culture qu'il avait, et le peu de temps passé  l'cole, il n'empeche qu'il ecrivait surement beaucoup mieux, (et aussi beaucoup plus proprement) qu'un élève en fin de secondaire.


ben ouais bizarrement malgré les progres de la science, la journée fait toujours 24h. donc si maintenant tu as le temps d'apprendre à faire une intégrale c'est que ce temps tu l'as pris sur autre chose. je sais c'est étrange :)

n°13560076
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 19-12-2007 à 09:45:14  profilanswer
 

durandal2 a écrit :


 
heu... ma grand-mère avait 5 ans lors de la première guerre mondiale, mon arrière-grand-père c'était plutôt 35-40 ans, e village avait une école, et comme c'était un pays de vignerons, ben ça laissait aussi pas mal de temps pour aller a l'école. je pense que tu oublie que les gens a l'epoque, quand ils savaient lire, lisaient beaucoup plus que maintenant, ca joue peut etre, mais en tous cas il calculait pas une integrale, il ne faisait pas de l'elecrolyse, mais, avec le peu de culture qu'il avait, et le peu de temps passé l'cole, il n'empeche qu'il ecrivait surement beaucoup mieux, (et aussi beaucoup plus proprement) qu'un élève en fin de secondaire.


 
1° pas de télé ni de pc
2° plume maréchal.
 
De rien.

n°13615689
Profil sup​primé
Posté le 27-12-2007 à 10:35:40  answer
 
n°13617034
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 27-12-2007 à 13:53:41  profilanswer
 

Excellent article :jap:
 
A lire pour tous ceux qui s'intéresse à la réforme de l'université. C'est le point de vue d'un enseignant chercheur qui critique la loi LRU, de manière objective et modérée, et explique en quoi les vrais problèmes ne sont pas résolus (et aussi en quoi cette loi n'est pas forcément le danger que certains ont pu dénoncer).
 
Il y a 2 points importants, en résumé :
- augmenter massivement le financement des universités, et majoritairement par du public, comme ça se fait partout, notamment aux USA (oui, c'est de l'argent public majoritairement pour le financement des universités)
- diminuer la charge d'enseignement/administration des enseignants chercheurs pour leur dégager du temps pour la recherche, comm ça se fait partout ailleurs en Europe (et au passage, augmenter les salaires si on veut conserver les meilleurs chercheurs dans notre pays).
 
A lire de toute urgence :)

n°13617179
Profil sup​primé
Posté le 27-12-2007 à 14:08:54  answer
 

Ah ça, augmenter le salaire et diminuer la charge du taf, fallait pas sortir de l'ena pour savoir de telles mesures amelioraient l'université :lol: :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 27-12-2007 à 14:35:41
n°13617420
sadlig
Posté le 27-12-2007 à 14:35:25  profilanswer
 

duc-leto a écrit :


 
Peut-être que tu es sensé acquérir un savoir "tronc commun" qui semble minimum aux yeux des énarques. Enfin voyons le côté positif : un francais moyen par exemple sait à peu près où situer tous les pays du monde, on ne peut pas en dire autant de nos voisins.
On peut aussi prendre l'exemple australien où dès le lycée ils doivent choisir 4 matières qu'ils vont bosser non-stop. Plus de math et moins d'histoire pour le futur ingénieur, quelle méthode est la meilleure ? Chacun pense ce qu'il veut.
 


 

duc-leto a écrit :


 
Ils ne doivent pas en être au point de ne pas sanctionner quand ils lisent des choses du genre "degol a lancé un apl de grand bretagn".
Faudrait que vous réalisiez que les histoires que vous entendez sur la texto attitude, c'est pas l'ensemble des histoires. Les professeurs vont voir 1 ou 2 copies comme ca dans un lot de 30, ils vont bien rire et le faire partager à leurs collègues qui le partageront aux supérieurs etc...effet boule de neige "les jeunes ne savent plus écrire".
Foutaises à l'heure actuelle, par contre la génération skyblog on verra dans 10 ans.


 
 
C'est déjà le cas pour la génération actuelle. Parmis les Bac +5 et autres ingénieurs que je recrutent, beaucoup ne maîtrisent pas la synthaxe, l'othographe, etc. Et ça commence à poser un vrai problème parce que même par mail savoir communiquer est important.


---------------
"You see things; and you say, 'Why?' But I dream things that never were; and I say, 'Why not?"(Georges Bernard Shaw)
n°13617993
duc-leto
aka Duke
Posté le 27-12-2007 à 15:47:50  profilanswer
 

sadlig a écrit :


 
 
 
 
C'est déjà le cas pour la génération actuelle. Parmis les Bac +5 et autres ingénieurs que je recrutent, beaucoup ne maîtrisent pas la synthaxe, l'othographe, etc. Et ça commence à poser un vrai problème parce que même par mail savoir communiquer est important.


 
Oui tu as raison...là ca devient important, si même les recruteurs ne savent plus écrire  :ange:


---------------
Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
n°13619372
crapo87
Posté le 27-12-2007 à 18:48:45  profilanswer
 

sadlig a écrit :


 
 
C'est déjà le cas pour la génération actuelle. Parmis les Bac +5 et autres ingénieurs que je recrutent, beaucoup ne maîtrisent pas la synthaxe, l'othographe, etc. Et ça commence à poser un vrai problème parce que même par mail savoir communiquer est important.


 
 :lol: De plus, commencer les phrases par "c'est" ou "ça" est d'un grand style


Message édité par crapo87 le 27-12-2007 à 18:50:24
n°13619535
sadlig
Posté le 27-12-2007 à 19:14:23  profilanswer
 

Pour les fautes c'est volontaire, (hormis le "r" de orthographe), mais cela ne change rien à mon post. J'ajouterai que l'informatique complique encore davantage les choses.


---------------
"You see things; and you say, 'Why?' But I dream things that never were; and I say, 'Why not?"(Georges Bernard Shaw)
mood
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Posté le 27-12-2007 à 19:14:23  profilanswer
 

n°13619674
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 27-12-2007 à 19:34:18  profilanswer
 


Si c'est si évident pourquoi c'est pas fait ? Pourquoi un EC en France fait 192h d'enseignement pendant que son collègue brittanique en fait 50h ? Et même sans en faire 50, on peut déjà descendre à 100 ou 120.
 
Et puis si c'est si évident, pourquoi t'entends souvent des "mais de quoi vous vous plaignez, 192h c'est quand même pas grand chose, vous avez plein de temps à coté". Et bien dans cet article, cet EC explique très clairement et de manière simple, que non, une fois tout cumulé, enseignement + tout le reste (et il y a plein de choses à coté), il reste plus bcp de temps.
 
Et puis si c'est si évident, pourquoi il semblerait que notre ministre s'apprête à augmenter cette charge d'enseignement plutôt que de la diminuer ?
 
Il y a finalement des évidences évidentes qu'il est important de rappeler ;)
 
Enfin bon, ça dépend du but que l'on recherche. Si le but est de laisser végéter l'université en entendant qu'elle crève à petit feu, qu'on le dise clairement. Sinon qu'on prenne les bonnes mesures, celles qui sont évidentes ...

Message cité 2 fois
Message édité par Ernestor le 27-12-2007 à 19:36:21
n°13620424
alamanda
Posté le 27-12-2007 à 21:30:06  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Si c'est si évident pourquoi c'est pas fait ? Pourquoi un EC en France fait 192h d'enseignement pendant que son collègue brittanique en fait 50h ? Et même sans en faire 50, on peut déjà descendre à 100 ou 120.
 
Et puis si c'est si évident, pourquoi t'entends souvent des "mais de quoi vous vous plaignez, 192h c'est quand même pas grand chose, vous avez plein de temps à coté". Et bien dans cet article, cet EC explique très clairement et de manière simple, que non, une fois tout cumulé, enseignement + tout le reste (et il y a plein de choses à coté), il reste plus bcp de temps.
 
Et puis si c'est si évident, pourquoi il semblerait que notre ministre s'apprête à augmenter cette charge d'enseignement plutôt que de la diminuer ?
 
Il y a finalement des évidences évidentes qu'il est important de rappeler ;)
 
Enfin bon, ça dépend du but que l'on recherche. Si le but est de laisser végéter l'université en entendant qu'elle crève à petit feu, qu'on le dise clairement. Sinon qu'on prenne les bonnes mesures, celles qui sont évidentes ...


quoi la charge d'enseignement va augmenter  :ouch:  tu tires d'où cette information?  
 

n°13621328
Profil sup​primé
Posté le 27-12-2007 à 23:45:26  answer
 

sur le blog d'un maitre de conférence en sciences de la communication :
 

Citation :

Je pense à eux.
 
Il est 20 heures. Je suis dans le train qui me ramène de Paris, suite à mon intervention aujourd'hui à la BPI pour une formation sur le web 2.0. Si j'avais accepté, je devrais normalement être, à cette heure, en train de me rendre à l'invitation de Valérie Pécresse pour son dîner de comm., et me régaler des fastes de bouche ministériels au lieu de me safisfaire d'un sandwich SNCF qui est toujours aussi épais que dans la chanson de Renaud, mais qui est surtout beaucoup plus cher qu'à l'époque ... J'ai bien fait de refuser cette invitation. Je crois que je n'aurais pas eu le coeur à débattre de manière feutrée des nouvelles technologies. Parce que je pense à eux.
Je pense à eux. Doctorants aujourd'hui et docteurs demain. Après 3 ans de recherche, après avoir pour leur immense majorité passé brillamment tous les barrages de la sélection et de l'excellence dans le cadre de leurs études universitaires, après le rude exercice de la soutenance, après de plus en plus souvent un à trois ans de post-doc, ils attendent impatiemment, comme je l'ai moi-même attendu il y a trois ans de cela, la parution du Journal Officiel contenant la liste des postes à pourvoir dans les universités pour devenir Maître de conférences. Ils se lancent alors dans l'étude des profils de poste, essaient de récupérer des infos, d'obtenir des contacts, ils rassemblent leurs articles, leurs publications, se lancent dans la rédaction de leur dossier de recrutement qu'il enverront sur les postes sélectionnés, en espérant être à leur tour sélectionnés. Mais pas cette année. Pas cette année. Sur l'ensemble des diplômes de doctorat délivrés, sur l'ensemble des post-doc, pas un seul ne remplira cette fois de dossier, pas un ne consultera le Journal Officiel, pas un ne se ruinera en fais de port pour acheminer les volumineux dossiers, pas un ne se ruinera davantage en frais de transport SNCF pour se rendre sur les lieux de sa convocation. Parce que la ministre et le président l'ont dit et redit : il n'y aura pas cette année de création de poste à l'université. Pas une. Zéro absolu. Il faut réduire le nombre de fonctionnaires. C'est du jamais vu dans l'histoire de l'université. Il y eut des années fastes, d'autres le furent nettement moins. Depuis déjà quelques années, le nombre de postes offerts au recrutement était très maigre. Mais cette année, RIEN. ZERO. NIB. QUE TCHI. NADA. QUE DALLE.
 
Alors même que l'on nous annonce et que l'on vérifie dans diverses facultés que le mouvement étudiant est en train de vivre ses dernières heures, la majorité des enseignants-chercheurs n'ont pas pu, pas su, prendre à temps le relai de ce mouvement et l'accompagner. Pourtant nombre d'entre eux vont cette année et les suivantes, partir à la retraite. Mais pas un seul diplômé n'entrera cette année (2008-2009, prochaine et première campagne de recrutement après l'adoption de la loi LRU) à l'université pour y transmettre le savoir qu'il a acquis, pour exercer le métier pour lequel il a été formé. PAS UN SEUL.
D'ailleurs c'est ce qui est indiqué sur le tout nouveau tout beau site de l'enseignement supérieur et de la recherche, à la rubrique emploi :
 
    * "Les docteurs ont de plus en plus vocation à s'insérer dans les entreprises : le secteur public de l'enseignement supérieur et de la recherche ne doit donc plus être considéré comme le seul  débouché des docteurs."
 
Ce qui dans la réalité des faits pour cette année et probablement les suivantes pourrait s'écrire ainsi :
 
    * "Les docteurs ont presque exclusivement vocation à s'insérer dans les entreprises (oui mais, les entreprises n'ont pas presque exclusivement vocation à recruter des docteurs, elles préfèrent - c'est leur droit - des ingénieurs) : le secteur public de l'enseignement supérieur et de la recherche ne doit donc plus être considéré comme un débouché pour les docteurs."  
 
L'université, l'enseignement supérieur n'est pas la seule touchée. L'autre grande sacrifiée c'est la justice, comme en témoigne une nouvelle fois le récent billet de Maître Eolas qui se termine ainsi :
 
    * "Il est regrettable qu'en dépit des recommandations formulées dans les précédents avis budgétaires, le ministère de la justice n'accompagne toujours pas ses projets de réforme d'une étude d'impact précise permettant au législateur de s'assurer que les moyens humains seront suffisants pour les mettre en oeuvre."
 
Alors peut-être y aura-t-il tout de même des recrutés, mais ils le seront dans le cadre de la nouvelle loi : c'est à dire essentiellement par le fait du Prince (le président de l'université), à des taux de rémunération fluctuants, et pour l'essentiel sous la forme de contrats de droit privé. Ce qui est d'une part une systématisation de la précarisation totalement inédite, et ce qui, d'autre part, est un déni de l'essence même du fonctionnement universitaire, à savoir la confrontation avec ses pairs, sur la base inamovible de thématiques et de travaux de recherche.
Il n'est pourtant peut-être pas trop tard. Contrairement à ce qu'en disent les mass-médias, universités, étudiants et personnels n'ont pas, partout sur le territoire, baissé les bras. En témoignent de nombreuses initiatives :
 
    * celle de Lille 1 qui continue de débattre
    * le collectif sauvons la recherche pétitionne
    * le collectif sauvons l'université pétitionne également
    * celle de l'ENS lettres et sciences humaines, l'une de nos "grandes écoles" qui plaît tant à la ministre, a voté une déclaration rejetant l'adoption de la LRU dans le cadre de ses statuts, et réussi à repousser le vote desdits statuts.
    * la proposition d'entrer en résistance administrative et communicationnelle
    * les propositions plus classiques d'un grand nombre de syndicats à des AG réunissant l'ensemble des personnels, à des opérations "fac ouverte", à la grève (un préavis a été déposé par le SNESUP pour les 4, 5 et 6 décembre)
    * et probablement tant d'autres encore ...
 
Au delà des grèves, au delà des pétitions, au delà des journées banalisées, au delà appels (nécessaires) à de nouveaux états-généraux de la recherche en concertation avec tous les acteurs, au delà de la non négociable nécessité d'ouvrir des postes dans le cadre d'un plan pluri-annuel, il faut trouver de nouveaux moyens d'action pour forcer la ministre à se remettre autour de la table. Celui auquel je pense est assez simple : il s'agit, sur une période donnée (et éventuellement reconductible), pour tout enseignant-chercheur (professeur ou maître de conférences) de s'engager à ne faire que le travail qui entre dans le cadre de la définition de son poste, à savoir de l'enseignement et de la recherche. Et laisser tomber toutes les autres tâches de nature administrative, quelle que soit la nature et l'importance de ces tâches. Ne plus comptabiliser les absences, ne plus remplir aucun imprimé administratif, ne plus se mettre en quête de contrats de recherche, ne plus assurer la direction des études, la direction de département, d'UFR ou le suivi des dossiers administratifs très lourds de contrats-recherche. Juste son laboratoire et sa salle de classe. Rien de plus.
Je reste curieux d'avoir votre avis là dessus. Plus que jamais, les commentaires sont ouverts.


 
source : http://affordance.typepad.com/mon_ [...] e-eux.html
 
Motion voté au CNESER (qui est le conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche) le 17 Décembre 2007 :
 

Citation :

Pour la première fois depuis 15 ans, le CNESER, réuni le 17 décembre 2007, n’examine aucune répartition d’emplois dans les universités. En effet, le budget 2008 de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ne prévoit aucune création de postes, alors que les manques en personnels de toutes catégories sont criants et que des créations de postes sont une condition nécessaire pour améliorer la réussite des étudiants en licence.
 
Quant au 1,8 milliard d’augmentation annoncé, il ne bénéficie réellement que marginalement aux étudiants, aux personnels, aux universités, aux organismes de recherche publique, puisque ces nouveaux crédits sont affectés pour l’essentiel à l’augmentation des exonérations d’impôts, à un jeu d’écriture sur le paiement des retraites des personnels, à des opérations immobilières prévues depuis longtemps (Jussieu, Mulhouse et Collège de France) et que 391 millions d’euros s’évaporent dans l’inflation.
 
Le plan réussite en licence annoncé la semaine passée fait enfin de la réussite des étudiants une priorité. Celui-ci apporte des premières réponses pour lutter contre l’échec en premier cycle. Cependant sans création d’emploi, le suivi individualisé, l’augmentation du nombre d’heures de cours ou l’amélioration de l’orientation resteront de vaines promesses. Le CNESER demande à ce qu’un plan pluriannuel de recrutement soit mis en place.
 
Si la transformation d’emplois de BIATOSS de catégories B et C très ciblés en emplois de catégorie A (6,2 M€) peut permettre quelques promotions internes, elle va augmenter le recours à l’externalisation de certaines tâches. La création d’emplois étudiants, strictement encadrés, ne doit pas éloigner l’étudiant de sa formation.
 
La part des financements de la recherche sur projets (+ 190 millions d’euros, dont 2/3 pour l'ANR) est renforcée, ce qui entraîne une stagnation des crédits de base des unités. Une telle situation développe l’emploi précaire et ne peut assurer la recherche fondamentale nécessaire au pays et à l’avancement des connaissances.
 
La vie étudiante est annoncée comme un des principaux chantiers du gouvernement, mais le budget qui lui est consacré est largement insuffisant et en total décalage avec l’urgence de la situation des étudiants. Si la mobilisation a permis d’obtenir la création d’un 6ème échelon de bourse dès janvier 2008, des mesures d’ampleur sont nécessaires pour résorber la précarité étudiante.
Le sport universitaire reste un parent pauvre de l’Enseignement supérieur, tant par l’insuffisance des emplois affectés que celle des infrastructures existantes.
 
Les infrastructures universitaires n’offrent pas partout les conditions de sécurité nécessaires à l’enseignement et la recherche et offrent souvent de piètres conditions de travail. Il faut mettre en place rapidement un plan pluriannuel de rénovation et de construction universitaire, dont le CNESER doit débattre, réellement budgétisé au-delà des milliards annoncés liés à la vente d’une partie d’EDF.
 
Pour ces raisons, le CNESER considère que ce budget et sa répartition sont inacceptables. Le CNESER demande que le Ministère s’engage sur un plan pluriannuel de créations d’emplois et qu’il accorde les financements nécessaires à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche.


 
source : http://www.snesup.fr/docs/cneser/c [...] cneser.htm

n°13623876
alamanda
Posté le 28-12-2007 à 10:46:19  profilanswer
 

ce n'est pas ce qui est dit. il précise tout simplement qu'il n'y aura pas de créations de postes mais seulement du renouvellement.  pas que les profs vont passer de 192h à 210h par ex de maniere obligatoire. ensuite je ne connais pas beaucoup de prof qui ne font pas des heures supp. un de mes potes qui vient d'etre recruté est à 280h, ça fait longtemps qu'il n'a pas fait de la recherche. il espere que l'an prochain il pourra s'y remettre.

n°13624075
Profil sup​primé
Posté le 28-12-2007 à 10:59:00  answer
 

alamanda a écrit :

ce n'est pas ce qui est dit. il précise tout simplement qu'il n'y aura pas de créations de postes mais seulement du renouvellement.  pas que les profs vont passer de 192h à 210h par ex de maniere obligatoire.

 

euh je mettais des infos relatives au sujet du topic, je ne repondais pas au message juste avt le mien...  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 28-12-2007 à 10:59:15
n°13624423
alamanda
Posté le 28-12-2007 à 11:35:46  profilanswer
 


 :D  :D  :D  c'était pas tres clair :o  :o  :o  :o  :o

n°13624622
Profil sup​primé
Posté le 28-12-2007 à 11:56:09  answer
 

Ernestor a écrit :


Si c'est si évident pourquoi c'est pas fait ? Pourquoi un EC en France fait 192h d'enseignement pendant que son collègue brittanique en fait 50h ? Et même sans en faire 50, on peut déjà descendre à 100 ou 120.
 
Et puis si c'est si évident, pourquoi t'entends souvent des "mais de quoi vous vous plaignez, 192h c'est quand même pas grand chose, vous avez plein de temps à coté". Et bien dans cet article, cet EC explique très clairement et de manière simple, que non, une fois tout cumulé, enseignement + tout le reste (et il y a plein de choses à coté), il reste plus bcp de temps.
 
Et puis si c'est si évident, pourquoi il semblerait que notre ministre s'apprête à augmenter cette charge d'enseignement plutôt que de la diminuer ?
 
Il y a finalement des évidences évidentes qu'il est important de rappeler ;)
 
Enfin bon, ça dépend du but que l'on recherche. Si le but est de laisser végéter l'université en entendant qu'elle crève à petit feu, qu'on le dise clairement. Sinon qu'on prenne les bonnes mesures, celles qui sont évidentes ...


 
Si il suffisait de le vouloir pour que les choses se fassent ... on aurait un % de chomage en France de Zero et le smic serait à 2000€ :o
 
Serieusement, le pognon pour embaucher de nouveaux profs et augementer les budgets tu le trouve ou ? :gratgrat:
 
On en revient toujours à la même chose :/

n°13625009
Profil sup​primé
Posté le 28-12-2007 à 12:43:23  answer
 
n°13627225
alamanda
Posté le 28-12-2007 à 16:30:26  profilanswer
 


ça s'appelle un investissement sur l'avenir donc c'est une bonne dette. mais  c'est une notion qui n'est guere enseigné aujourd'hui. on en revient toujours à la meme chose :/ faire les bons choix.

n°13630585
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 28-12-2007 à 22:59:58  profilanswer
 

Voila, c'est exactement ça : c'est un investissement. Avec un retour sur investissement à court terme. Booster la rercherche et les formations de nos futurs citoyens et travailleurs, ça ne peut qu'amener du positif, niveau développement du pays, niveau croissance.
 
Alors c'est pas un problème de claquer 10 milliards de plus chaque année, ça fait de la dette aujourd'hui, mais ça fera des recettes demain.
 
Question de choix et de volonté. Les solutions pour que la recherche aille mieux sont simples : du pognon, du pognon et du pognon. Tant qu'il y aura pas de pognon, il y a aucun changement notable à attendre. Aucun. Et l'investissement privé dans l'université publique, c'est pas la solution, c'est un pansement sur une jambe de bois. Un plus appréciable, mais ça résoudra pas le problème de fond.
 
 

n°13630632
alamanda
Posté le 28-12-2007 à 23:02:51  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Voila, c'est exactement ça : c'est un investissement. Avec un retour sur investissement à court terme. Booster la rercherche et les formations de nos futurs citoyens et travailleurs, ça ne peut qu'amener du positif, niveau développement du pays, niveau croissance.
 
Alors c'est pas un problème de claquer 10 milliards de plus chaque année, ça fait de la dette aujourd'hui, mais ça fera des recettes demain.
 
Question de choix et de volonté. Les solutions pour que la recherche aille mieux sont simples : du pognon, du pognon et du pognon. Tant qu'il y aura pas de pognon, il y a aucun changement notable à attendre. Aucun. Et l'investissement privé dans l'université publique, c'est pas la solution, c'est un pansement sur une jambe de bois. Un plus appréciable, mais ça résoudra pas le problème de fond.
 
 


 :jap:  trop compliqué ça demande de la reflexion et notre président aime l'action. on est pas sorti de l'auberge :/

n°13630716
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 28-12-2007 à 23:08:55  profilanswer
 

Ca ne demande pas de réflexion, ça demande du pognon. Et ça, le président préfère le filer à d'autres.
 
Et malheureusement, tous ces prédécesseurs ont pas fait mieux :/

n°13631191
duc-leto
aka Duke
Posté le 28-12-2007 à 23:56:53  profilanswer
 

Ouais enfin c'est pas si simple Ernestor.  
On rabache aux Francais avec les OpinionWays constemment que le pouvoir d'achat est leur préoccupation principale, ce qui fait monter la grogne, et toi d'un autre côté tu dis qu'il faut faire des investissements massifs sur le lendemain en se serrant la ceinture aujourd'hui.
Il est aussi sur qu'on peut se demander l'importance de tel budget par rapport aux autres, et à ce moment là il y a un autre problème qui se forme, étant donné que l'Education Nationale, dans son ensemble (ecoles, collèges, lycées, universités), est le secteur où l'Etat dépense le plus, et où il y a le plus de fonctionnaires employés de mémoire. Solution 1ère, profiter des fermetures d'établissements et injecter les flux dans le supérieur. Solution 2nde, diminuer les parts allouées aux autres degrés pour la même finalité.  
Dernière solution : augmenter le budget du supérieur au détriment d'autres secteurs : budget de l'Education de plus en plus disproportionné.
Et solution utopique : augmenter le budget du supérieur avec de nouvelles taxes ou prélèvements : suicide politique.


---------------
Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
n°13633861
Profil sup​primé
Posté le 29-12-2007 à 13:01:22  answer
 

Pour le coup du "pognon" je suis plus pour répartir mieux ce qu'il y a aujourd'hui. Ce serait déjà un grand pas...

 

La France répartit mal l'argent dans l'éducation (8 000$ en moyenne par étudiant dans le secondaire, ie dans le groupe de tête des pays riches alors que pour le superieur c'est seulement 10 000$ soit dans la moitié moins...pour indication aux USA c'est 9000$ dans le secondaire et 25 000$ dans le superieur...
http://81.255.68.41/fr/ffc/chifcle [...] ab_id=556)

 

La France dépense de l'argent (beaucoup) pour permettre à "80% d'une classe d'âge d'avoir le bac"...complètement inutile. :spamafote:


Message édité par Profil supprimé le 29-12-2007 à 13:01:56
n°13634929
schrodinge​r13
Un arabe de Barbès
Posté le 29-12-2007 à 16:20:17  profilanswer
 

Totalement inutile...
Sauf qu'à defaut d'ameliorer le niveau des élèves on a juste rendu le niveau des examens plus bas.
 
Où est l'EXCELLENCE ??

n°13635405
Profil sup​primé
Posté le 29-12-2007 à 17:53:20  answer
 

ça fait parti des chose qui devrait changé dans ce pay avec la centralisation  :pfff:

n°13636833
Profil sup​primé
Posté le 29-12-2007 à 22:36:57  answer
 

schrodinger13 a écrit :

Totalement inutile...
Sauf qu'à defaut d'ameliorer le niveau des élèves on a juste rendu le niveau des examens plus bas.
 
Où est l'EXCELLENCE ??


 
Toujours plus loin dans les études...

n°13660580
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 02-01-2008 à 16:21:49  profilanswer
 

durandal2 a écrit :

si ils réformaient le bac en le revalorisant au lieu de dévaloriser la licence sans tenir compte des abrutis de démagogues qui hurlent au scandale car on aurait pu mettre un concours d'entrée en licence. rien que quand on voit le niveau en français de pas mal de personnes, on se demande bien ce qu'ils ont foutu jusqu'au bac?


 
Il faut parler des Bacs ! Les Bacs généraux, les filières L, Eco et S se portent assez bien et le niveau n'est pas mauvais. Dans les Bacs Techniques et surtout professionnels, il y a de grandes disparités de niveaux, et c'est là que les problèmes peuvent se poser, notamment dans la filière pro ! Il est clair que la finalité d'un Bac Pro, dont les effectifs ont explosé, n'est pas la continuation d'études dans le supérieur, ce que ne comprennent pas toujours les élèves, ce qui est plutôt normal. Je crois que le % de passage d'une 1ere à une 2eme année de fac pour un bac pro est de moins de 1% !!  

n°13767431
Profil sup​primé
Posté le 14-01-2008 à 09:47:04  answer
 

schrodinger13 a écrit :


Où est l'EXCELLENCE ??


Moi j'ai bien une idée... :whistle:

n°13795392
wips
Posté le 16-01-2008 à 19:31:47  profilanswer
 

Deux étudiants paient très cher leur grève contre la loi Pécresse  
 
L’histoire pourrait s’intituler «faire obstacle à la contestation étudiante, mode d’emploi». A l’occasion d’un mouvement, par exemple celui contre la loi sur l’autonomie des universités de l’automne dernier, identifiez d’abord les étudiants grévistes les plus en vue. Facile, ce sont ceux qui parlent le plus aux AG et ceux qui répondent aux questions des journalistes. Puis, débarquez chez eux au petit matin, mettez-les en garde à vue pendant quarante-huit heures, mettez-les en examen et placez-les sous contrôle judiciaire. Avec interdiction formelle de retourner à la fac, de parler à leurs professeurs, de communiquer entre eux et de sortir de leur département, en l’occurrence, les Pyrénées-Orientales. Si possible, prenez ces mesures juste avant les vacances de Noël, par exemple un 21 décembre 2007. Menez aussi une perquisition à leur domicile, en emportant l’ordinateur au passage. Demandez-leur leur ADN. Comme ils vont refuser ce fichage, cela fera un chef d’inculpation supplémentaire.
 
Yann et Pierre, les deux étudiants perpignanais au cœur de cette histoire, âgés de 24 et 22 ans, sont accusés d’outrages envers des professeurs. Deux profs ont déposé des plaintes nominatives contre Yann et trois l’ont fait contre Pierre, évoquant des insultes. Celles-ci auraient été lancées pendant la contestation contre la loi LRU, bien suivie à la fac de Perpignan et dans laquelle Yann et Pierre étaient très impliqués. Inscrits en mastère 1 de lettres pour Yann et de catalan pour Pierre, ils sont tous deux militants à la Coordination des groupes anarchistes et au syndicat SUD étudiant de Perpignan. Ont-ils proféré les paroles qui leur sont reprochées ? L’instruction est en cours, chargée de déterminer les responsabilités de chacun.
 
En attendant, Yann et Pierre n’ont plus la possibilité de poursuivre leurs études. Or «l’instruction peut durer un an, voire plus», s’insurge Me Christophe Grau, l’avocat de Yann. C’est pour demander la levée de ces mesures «totalement liberticides et disproportionnées», selon Me Grau, que les deux jeunes gens se sont retrouvés hier matin devant la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Montpellier. Exceptionnellement autorisés à sortir des Pyrénées-Orientales, ils sont passés l’un après l’autre, accompagnés par leur avocat respectif. L’audience s’est tenue à huis clos. «L’avocat général a demandé le maintien du contrôle judiciaire. Il a été très virulent, les a qualifiés "d’agitateurs professionnels"», rapportait hier Me Enric Vilanova, défenseur de Pierre, qui a évoqué devant les juges la présomption d’innocence, arguant que l’interdiction d’aller à l’université était «une peine dissimulée». Pour Yann, il est clair que leurs mésaventures «créent une peur sur une partie des étudiants et en radicalisent d’autres». Dehors, une quinzaine de membres du comité de soutien Justice pour Pierre et Yann attendent avec des tracts. Mais la décision sur la levée ou non de leur contrôle judiciaire sera connue mardi 22 janvier. En attendant, Yann est autorisé à aller passer un oral de ses partiels, demain.

 
http://www.liberation.fr/actualite [...] 185.FR.php
 
Je ne sais même plus ce qui me semble le plus "insensé" : ce qu'énonce l'article ou bien les commentaires de certains internautes. Lorsqu'on les lit, on comprend mieux pourquoi nous sommes en Sarkozie, et franchement c'est effrayant. :/

n°13796004
alamanda
Posté le 16-01-2008 à 20:28:09  profilanswer
 

wips a écrit :

Deux étudiants paient très cher leur grève contre la loi Pécresse  
 
L’histoire pourrait s’intituler «faire obstacle à la contestation étudiante, mode d’emploi». A l’occasion d’un mouvement, par exemple celui contre la loi sur l’autonomie des universités de l’automne dernier, identifiez d’abord les étudiants grévistes les plus en vue. Facile, ce sont ceux qui parlent le plus aux AG et ceux qui répondent aux questions des journalistes. Puis, débarquez chez eux au petit matin, mettez-les en garde à vue pendant quarante-huit heures, mettez-les en examen et placez-les sous contrôle judiciaire. Avec interdiction formelle de retourner à la fac, de parler à leurs professeurs, de communiquer entre eux et de sortir de leur département, en l’occurrence, les Pyrénées-Orientales. Si possible, prenez ces mesures juste avant les vacances de Noël, par exemple un 21 décembre 2007. Menez aussi une perquisition à leur domicile, en emportant l’ordinateur au passage. Demandez-leur leur ADN. Comme ils vont refuser ce fichage, cela fera un chef d’inculpation supplémentaire.
 
Yann et Pierre, les deux étudiants perpignanais au cœur de cette histoire, âgés de 24 et 22 ans, sont accusés d’outrages envers des professeurs. Deux profs ont déposé des plaintes nominatives contre Yann et trois l’ont fait contre Pierre, évoquant des insultes. Celles-ci auraient été lancées pendant la contestation contre la loi LRU, bien suivie à la fac de Perpignan et dans laquelle Yann et Pierre étaient très impliqués. Inscrits en mastère 1 de lettres pour Yann et de catalan pour Pierre, ils sont tous deux militants à la Coordination des groupes anarchistes et au syndicat SUD étudiant de Perpignan. Ont-ils proféré les paroles qui leur sont reprochées ? L’instruction est en cours, chargée de déterminer les responsabilités de chacun.
 
En attendant, Yann et Pierre n’ont plus la possibilité de poursuivre leurs études. Or «l’instruction peut durer un an, voire plus», s’insurge Me Christophe Grau, l’avocat de Yann. C’est pour demander la levée de ces mesures «totalement liberticides et disproportionnées», selon Me Grau, que les deux jeunes gens se sont retrouvés hier matin devant la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Montpellier. Exceptionnellement autorisés à sortir des Pyrénées-Orientales, ils sont passés l’un après l’autre, accompagnés par leur avocat respectif. L’audience s’est tenue à huis clos. «L’avocat général a demandé le maintien du contrôle judiciaire. Il a été très virulent, les a qualifiés "d’agitateurs professionnels"», rapportait hier Me Enric Vilanova, défenseur de Pierre, qui a évoqué devant les juges la présomption d’innocence, arguant que l’interdiction d’aller à l’université était «une peine dissimulée». Pour Yann, il est clair que leurs mésaventures «créent une peur sur une partie des étudiants et en radicalisent d’autres». Dehors, une quinzaine de membres du comité de soutien Justice pour Pierre et Yann attendent avec des tracts. Mais la décision sur la levée ou non de leur contrôle judiciaire sera connue mardi 22 janvier. En attendant, Yann est autorisé à aller passer un oral de ses partiels, demain.

 
http://www.liberation.fr/actualite [...] 185.FR.php
 
Je ne sais même plus ce qui me semble le plus "insensé" : ce qu'énonce l'article ou bien les commentaires de certains internautes. Lorsqu'on les lit, on comprend mieux pourquoi nous sommes en Sarkozie, et franchement c'est effrayant. :/


hein pourquoi les empecher de sortir du département ou de discuter entre eux?
franchement bizarre ce truc.

n°13796213
duc-leto
aka Duke
Posté le 16-01-2008 à 20:46:36  profilanswer
 

wips a écrit :

Je ne sais même plus ce qui me semble le plus "insensé" : ce qu'énonce l'article ou bien les commentaires de certains internautes. Lorsqu'on les lit, on comprend mieux pourquoi nous sommes en Sarkozie, et franchement c'est effrayant. :/


 
Quel est le souci précisément ?


---------------
Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
n°13796421
wips
Posté le 16-01-2008 à 21:10:06  profilanswer
 

duc-leto a écrit :


 
Quel est le souci précisément ?


Le premier souci c'est ça perquisition à leur domicile, en emportant l’ordinateur au passage, leur ADN, l’interdiction d’aller à l’université, les empecher de sortir du département pour ça Deux profs ont déposé des plaintes nominatives contre Yann et trois l’ont fait contre Pierre, évoquant des insultes.
Perso, si insultes il y a eu, oui spa bien. De là à... non, ça semble surtout disproportionné.
Ensuite, la réaction des gens sur le site de Libé : "ils le méritent, c'est bien fait, ça leur apprendra, etc etc".
Au secours !
On ne parle que d'éventuelles d'insultes (après tout on ne sait pas), je ne vois pas comment elles peuvent justifier une perquisition, un fichage ADN, etc. [:spamafote], sans compter le ton revanchard employé ( en gros "c'est bien fait pour leur gueule, ils m'ont empêché d'aller en cours, qu'ils paient" ).

n°13796560
duc-leto
aka Duke
Posté le 16-01-2008 à 21:24:16  profilanswer
 

Bizarre, quand je tape "Yann Perpignan" sur google, je trouvé comme motifs de poursuite des "vols/menaces de mort".  
Méfie toi un peu de ce que tu lis, surtout que le 1er pavé l'auteur oscille entre l'article et l'éditorial, on ne sait pas vraiment si ca s'est passé.  
Surtout que sur leur superbe site anarchique (ca claque), ils ne parlent nulle part d'ADN, fait qu'ils auraient, j'en suis convaincu, bien souligné dans toutes les couleurs si ca c'était produit.
 
Sérieusement c'est peut-être 2 gros fouteurs de merde qu'on victimise dans un article...alors oui ya des réactions excessives, mais ayant vu les 3/4 de mes épreuves repoussées et des fois passées à 21h/23h, tu sais la solidarité étudiante le droit de grêve et tout ca, ca va 5 minutes, ya un moment faut arrêter les conneries.


---------------
Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
n°13796841
Profil sup​primé
Posté le 16-01-2008 à 21:46:59  answer
 

wips a écrit :

Deux étudiants paient très cher leur grève contre la loi Pécresse blabla...
 
http://www.liberation.fr/actualite [...] 185.FR.php
 
Je ne sais même plus ce qui me semble le plus "insensé" : ce qu'énonce l'article ou bien les commentaires de certains internautes. Lorsqu'on les lit, on comprend mieux pourquoi nous sommes en Sarkozie, et franchement c'est effrayant. :/


 

duc-leto a écrit :

Bizarre, quand je tape "Yann Perpignan" sur google, je trouvé comme motifs de poursuite des "vols/menaces de mort".  
Méfie toi un peu de ce que tu lis, surtout que le 1er pavé l'auteur oscille entre l'article et l'éditorial, on ne sait pas vraiment si ca s'est passé.  
Surtout que sur leur superbe site anarchique (ca claque), ils ne parlent nulle part d'ADN, fait qu'ils auraient, j'en suis convaincu, bien souligné dans toutes les couleurs si ca c'était produit.
 
Sérieusement c'est peut-être 2 gros fouteurs de merde qu'on victimise dans un article...alors oui ya des réactions excessives, mais ayant vu les 3/4 de mes épreuves repoussées et des fois passées à 21h/23h, tu sais la solidarité étudiante le droit de grêve et tout ca, ca va 5 minutes, ya un moment faut arrêter les conneries.


 
Je suis à la fac de Perpignan et je peux vous dire que les rumeurs allaient bon train en ce qui les concerne, ça va des menaces de mort et un comportement agressif à de simples insultes qui n'auraient pas du donner suite si les profs étaient moins facile à vexer. Je suis incapable de trancher entre les 2 opinions.
Mais c'était pas très joli ce qui se passait à Perpignan, de l'agressivité du côté bloqueur et anti-bloqueur, un comportement digne de la gestapo côté bloqueur et un comportement style "on va libérer la fac" teinté de violence pour certains côté anti-bloqueur.
 
Cela dit je pense pas que Yann et Pierre soient blancs comme neige dans cette histoire, ils étaient quand même pas mal actifs. Par contre les mesures prises à leur encontre sont carément abusives, surtout au vu de la présomption d'innocence.
 

n°13796916
wips
Posté le 16-01-2008 à 21:52:27  profilanswer
 

Tu as raison sur un point : je n'ai fait aucune recherche sur google. ;)  
Pour le reste, je dois avouer que je me fous de leur appartenance politique parce que je ne vois pas ce qu'elle a à faire là, puis surtout je me doute bien qu'ils ne sont pas aux jeunesses UMP. :whistle:  
 
Réactions excessives, oui, carrément, et qui sont basées sur l'article que j'ai posté.  
Je peux comprendre que l'on soit excédé par ce mouvement mais dans le cas présent, en ce qui me concerne, ça dépasse le cadre de cette grève étudiante. Et en conclure de facto "c'est bien fait pour eux", "il n'y a pas de fumée sans feu", etc :pfff:  On est encore et toujours dans la présomption de culpabilité, et c'est surtout cette connerie qu'il faudrait arrêter.
 
Bon courage pour tes exams si tu en passes encore. ;)  
 
Edit : Wanna66 : merci pour tes infos IRL.

Message cité 1 fois
Message édité par wips le 16-01-2008 à 21:54:47
n°13796962
Profil sup​primé
Posté le 16-01-2008 à 21:56:58  answer
 

Pourquoi l'Education Nationale dit que les docteurs sont amenés à travailler en entreprises ? Ces dernières n'en embauchent jamais non ? Pareil pour les BAC+5 (je parle des étudiants en sciences humaines). S'ils ne peuvent pas travailler dans la fonction publique et encore moins dans le privée ils sont sensés travailler où ? :???:

n°13797051
Profil sup​primé
Posté le 16-01-2008 à 22:06:18  answer
 


 
[troll]Les sciences humaines sont-ils seulement sensés travailler ? [:klemton] [/troll]
 
Ben les docteurs, stune profession libérale non ?
Et les sciences humaines, jtavoue que je sais pas trop niveau débouchés... j'ai beaucoup d'amis qui vont là dedans pour faire l'IUFM après.

n°13797092
Profil sup​primé
Posté le 16-01-2008 à 22:09:45  answer
 


 
Docteur en sciences humaines...

n°13797162
Profil sup​primé
Posté le 16-01-2008 à 22:15:43  answer
 


 
Awww, c'est la fatigue [:pingouino] J'ai honte  :sweat:  
 
Maître de conférence alors? Après je sais pas si sociologue par exemple c'est un métier à part entière et si beaucoup de gens en vivent. Le mieux serait qu'un étudiant en sciences humaines réponde en fait [:klemton]

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