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Auteur Sujet :

L'extrême gauche

n°13841972
basketor63
Sarkozy en prison
Posté le 21-01-2008 à 20:04:34  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Betcour a écrit :


Je te rassure, pour la vaste majorité des électeurs, elles le sont. (je sais c'était facile)

 

Ce qui fait la force du système c'est qu'il marche, et plutôt pas mal même s'il n'est pas parfait.

 

la dictature ça marche
la monarchie aussi

 

ça marche pas pareil pour tout le monde par contre ...

 

la démocratie devrait marcher mais le pouvoir du fric fausse tout

Message cité 1 fois
Message édité par basketor63 le 21-01-2008 à 20:06:06
mood
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Posté le 21-01-2008 à 20:04:34  profilanswer
 

n°13846142
Phileass
Posté le 22-01-2008 à 09:43:53  profilanswer
 

Voila, pour ceux qui s'inquietaient des idées de Laguiller, l'édito de la semaine partant de la crise boursiere :
 
 

Citation :

UN SYSTÈME ÉCONOMIQUE QU'IL EST URGENT DE REMPLACER
 
 
Le système économique américain est malade. Celui des autres grandes puissances industrielles ne va guère mieux. Les cours des Bourses dégringolent. New York a reculé de 8,8 % depuis le début de l'année, Paris de 9,3 %, avant de perdre encore 5 % le 21 janvier à la mi-journée. Et malheureusement cela ne concerne pas que les actionnaires qui ont accumulé suffisamment de profits au cours des années passées pour voir venir. Cela concerne aussi l'ensemble de la population laborieuse, car la récession économique qui s'annonce risque de signifier un nouveau recul du pouvoir d'achat, de nouvelles suppressions d'emplois et donc une aggravation du chômage. Si l'optimisme est de commande parmi les gens qui nous gouvernent, bien des hommes politiques et des économistes n'écartent pas la perspective d'une crise économique grave, comparable à celle qui avait frappé le monde capitaliste en 1929, et qui l'avait précipité vers la Deuxième Guerre mondiale.
La fatalité ? Certainement pas. C'est le produit du système économique dans lequel nous vivons. Depuis des années, les grands groupes capitalistes n'investissent que très peu dans la production. Ils augmentent leurs profits en faisant faire le même travail par moins de bras et de cerveaux, en réduisant les effectifs, en bloquant les salaires. Et pour placer les énormes bénéfices ainsi dégagés, banques et entreprises se prêtent mutuellement des fonds contre intérêts, pour acheter participations ou concurrents, un système tellement opaque qu'elles-mêmes ne s'y retrouvent pas.
La crise des crédits hypothécaires, qui est apparue au grand jour l'été dernier aux États-Unis, a été le révélateur de cette situation. Contrairement à ce qui se passait auparavant, les banques ne prêtent plus d'argent à celles qui ont des difficultés, faute de savoir si les banques qui leur demandent du crédit seront solvables. A la Bourse, les spéculateurs vendent les actions des entreprises dont ils pensent que la solidité est compromise par la crise financière en cours. Il n'y a que les banques centrales, celles des États et la Banque européenne, pour injecter des masses d'euros ou de dollars provenant de l'argent des impôts dans les circuits. Mais chacune de leurs interventions, comme le dernier plan Bush aux USA, en soulignant la gravité de la crise risque de l'aggraver. Et de toute manière, c'est à la population laborieuse qu'on présentera ensuite la note.
C'est cela le système capitaliste à notre époque. Un système dont la droite nous dit qu'il est le meilleur du monde. Un système que les partis de gauche, Parti socialiste et Parti communiste, acceptent, en nous disant que le seul système économique possible est "l'économie de marché", c'est-à-dire précisément le système capitaliste.
Or ce système ne peut pas se réformer, se "moraliser". C'est sa logique même qui est en cause, la recherche du profit individuel comme moteur de toute la société.
Le mouvement ouvrier est né en contestant ce système, en se donnant pour objectif une société dont l'économie travaillerait à satisfaire les besoins de tous, et non à permettre à une petite minorité de privilégiés de s'enrichir sans cesse davantage sur le dos des travailleurs. Le socialisme, le communisme, cela signifiait l'appropriation par l'ensemble des travailleurs des grands moyens de production et de transport. Le Parti socialiste, le Parti communiste, ont renoncé à cela, parce que leurs dirigeants se sont intégrés au système. Mais le problème reste entier.
Certains pensent que les idées qui étaient celles du mouvement ouvrier à sa naissance sont dépassées. C'est une manière de voir les choses... qui ne laisse aux travailleurs que leur yeux pour pleurer devant les drames que le système capitaliste continuera d'entraîner.
Mais c'est le système capitaliste qui est dépassé. Et lutter pour le remplacer par une économie fonctionnant dans l'intérêt de tous nous coûterait moins de sacrifices que de continuer à le supporter.
 
Arlette Laguiller

n°13846715
Betcour
Building better worlds
Posté le 22-01-2008 à 10:59:37  profilanswer
 

Yagmoth a écrit :

Il est aussi à craindre que si ce système est économiquement efficient, il ramène toute chose à une tambouille médiocre, fade :/


Au contraire, en mettant en avant l'individu, il favorise la variété et la différenciation. Hier pour qu'un talent perce, il lui fallait des relations, la bienveillance du pouvoir. Aujourd'hui l'atomisation des médias, la globalisation et Internet permettent à celui qui a du talent d'émerger. Il suffit de voir l'industrie du disque pour réaliser que l'ère des énormes mastodontes de la culture ne durera pas éternellement.

n°13846775
Betcour
Building better worlds
Posté le 22-01-2008 à 11:06:13  profilanswer
 

basketor63 a écrit :


la dictature ça marche
la monarchie aussi


Justement non. Fait une carte des états réellement monarchiques, aujourd'hui et il y a 250 ans. Fait maintenant une carte des états capitalistes. Tu va voir qu'il y en a un qui marche beaucoup mieux que l'autre...

n°13846788
Betcour
Building better worlds
Posté le 22-01-2008 à 11:07:16  profilanswer
 

Phileass a écrit :

Voila, pour ceux qui s'inquietaient des idées de Laguiller, l'édito de la semaine partant de la crise boursiere :


A chaque crise boursière, on nous annonce la mort du capitalisme  :lol:

n°13846927
Phileass
Posté le 22-01-2008 à 11:24:10  profilanswer
 

Betcour a écrit :


A chaque crise boursière, on nous annonce la mort du capitalisme  :lol:


 
Tu ne sais pas lire.

n°13847099
Lolo le 13
Prépare l'avenir
Posté le 22-01-2008 à 11:43:18  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Au contraire, en mettant en avant l'individu, il favorise la variété et la différenciation. Hier pour qu'un talent perce, il lui fallait des relations, la bienveillance du pouvoir. Aujourd'hui l'atomisation des médias, la globalisation et Internet permettent à celui qui a du talent d'émerger. Il suffit de voir l'industrie du disque pour réaliser que l'ère des énormes mastodontes de la culture ne durera pas éternellement.


Faudra vraiment m'expliquer pourquoi en favorisant l'individualisation, on arrive à mieux se différencier.  
En ce qui me concerne, il faudrait d'abord pouvoir appartenir à une collectivité pour pouvoir se différencier à l'intérieur de celle-ci et ainsi l'enrichir de son originalité.  
Peut être trop de maslow. :/  
 

Betcour a écrit :


Justement non. Fait une carte des états réellement monarchiques, aujourd'hui et il y a 250 ans. Fait maintenant une carte des états capitalistes. Tu va voir qu'il y en a un qui marche beaucoup mieux que l'autre...


Bah, le moyen orient en général marche pas mal du côté capital et pourtant ce ne sont pas des exemples de démocraties, il me semble. Enfin, ça donne toujours une bonne raison d'aller faire une "guerre de libération" pour faire récupérer des capitaux aux copains. [:spamafote]


---------------
C'est drôle les cons, ça repose. C'est comme le feuillage au milieu des roses.  
n°13848010
djmacou
Posté le 22-01-2008 à 13:22:49  profilanswer
 

Phileass a écrit :

Voila, pour ceux qui s'inquietaient des idées de Laguiller, l'édito de la semaine partant de la crise boursiere :
 
 

Citation :

UN SYSTÈME ÉCONOMIQUE QU'IL EST URGENT DE REMPLACER
 
 
Le système économique américain est malade. Celui des autres grandes puissances industrielles ne va guère mieux. Les cours des Bourses dégringolent. New York a reculé de 8,8 % depuis le début de l'année, Paris de 9,3 %, avant de perdre encore 5 % le 21 janvier à la mi-journée.........
 
Arlette Laguiller



 
Le système économique américain est malade ?? => - 8,8% depuis le 1er janvier ? ok mais +14.79% sur 3 ans et +43.31% sur 5 ans..... Donc on se calme tout es relatif, c'est pas la première fois que ca baisse et ce ne sera pas dernière.... On peut pas comparer la situation à celle de 1929.... C'est n'importe quoi....
 
 

n°13851399
Betcour
Building better worlds
Posté le 22-01-2008 à 18:05:01  profilanswer
 

Lolo le 13 a écrit :

Faudra vraiment m'expliquer pourquoi en favorisant l'individualisation, on arrive à mieux se différencier.


Euhhh relis ta phrase, ça tien de la tautologie ;)
 

Lolo le 13 a écrit :

Bah, le moyen orient en général marche pas mal du côté capital et pourtant ce ne sont pas des exemples de démocraties, il me semble.


Ca n'a pas de rapport : le capitalisme est une organisation économique, une dictature/démocratie/théocratie/etc. une organisation politique. Le fait est qu'en temps qu'organisation économique, le capitalisme fonctionne (il est de plus en plus pratiqué, et une fois en place à tendance à rester : on ne peu pas en dire autant des monarchies).

n°13852020
Yagmoth
Fanboy
Posté le 22-01-2008 à 19:12:39  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Au contraire, en mettant en avant l'individu, il favorise la variété et la différenciation. Hier pour qu'un talent perce, il lui fallait des relations, la bienveillance du pouvoir. Aujourd'hui l'atomisation des médias, la globalisation et Internet permettent à celui qui a du talent d'émerger. Il suffit de voir l'industrie du disque pour réaliser que l'ère des énormes mastodontes de la culture ne durera pas éternellement.


 
Alors là : non. Pour la raison suivante : la logique de marché en s'étendant tend à monétariser, chiffrer tout ce à quoi elle touche. D'où progressivement une disparition de la diversité des échelles de valeurs (et en même temps l'argent est une valeur si fade qu'elle ne trompe personne : on se retrouve en quelque sorte sans valeur), qui justement serait le propre d'un "bon" individualisme.
 
Parce que l'individualisme du marché, ce n'est jamais que composer sa vie en fonction de ce qui est vendu, du 'sur mesure' dans des gammes prédéfinies.

mood
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Posté le 22-01-2008 à 19:12:39  profilanswer
 

n°13852978
basketor63
Sarkozy en prison
Posté le 22-01-2008 à 21:02:24  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Justement non. Fait une carte des états réellement monarchiques, aujourd'hui et il y a 250 ans. Fait maintenant une carte des états capitalistes. Tu va voir qu'il y en a un qui marche beaucoup mieux que l'autre...

 

euh la capitalocratie je pense pas que ça existe comme système politique, même si bon on en est probablement pas si loin ...

 

et sinon sauf ton respect la monarchie nottament héréditaire à duré bien plus longtemps que nos démocraties actuelles.

 

le commerce existait même sous les monarchies, là n'est pas la question.
les impôts existaient aussi d'ailleurs, tout comme les contrats, et même sous l'ancienne égypte, il y a des parchemins traduits qui parlent des impots dus au roi etcetera, j'en ai vu au Louvre, c'est marrant :D

 

ma remarque sur le fait que la monarchie et la démocratie ça marche c'est juste pour te signifier que c'est pas parceque ça marche qu'on a pas envie de le changer ou de le faire évoluer

 

Le problème c'est que les USA ont distillé leur propagande à travers le monde nottament par leur films et séries etcetera pour nous faire croire que démocratie = capitalisme = libéralisme, mais ce sont bien des concepts différents qui sont trop souvent amalgamés


Message édité par basketor63 le 22-01-2008 à 21:06:42
n°13853131
poilagratt​er
Posté le 22-01-2008 à 21:11:30  profilanswer
 

Nous ne sommes pas en démocratie, mais en pognoncratie, qui est une forme de dictature universelle:
D'une part, le pognon finance les campagnes électorales et, d'autre part, il finance les médias qui fabriquent l'opinion, qui détermine les votes.
On a ainsi le sentiment d'être en démocratie, alors que nous sommes (plus ou moins) conditionnés.
CQFD


Message édité par poilagratter le 22-01-2008 à 21:13:07

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°13856654
Betcour
Building better worlds
Posté le 23-01-2008 à 10:01:07  profilanswer
 

Yagmoth a écrit :


Alors là : non. Pour la raison suivante : la logique de marché en s'étendant tend à monétariser, chiffrer tout ce à quoi elle touche. D'où progressivement une disparition de la diversité des échelles de valeurs (et en même temps l'argent est une valeur si fade qu'elle ne trompe personne : on se retrouve en quelque sorte sans valeur), qui justement serait le propre d'un "bon" individualisme.


Et pourtant on parle maintenant de la "culture du gratuit" - les gens développement un logiciel, compose de la musique, écrivent une nouvelle et en font profiter le reste de la planète gratuitement. Hier des grandes sociétés et l'état géraient (et de fait formataient) la culture, aujourd'hui elle est multiforme et chacun y contribue et y accède. On en retire ce que l'on y cherche : personne n'est obligé de lire un forum sur les people, on peu aussi aller lire une étude sur les civilisations précolombiennes ou un bouquin de Nietzsche. Ce n'est médiocre que si on le désire, et je peine à y trouver une quelconque logique de marché (alors qu'avant oui, l'éditeur n'imprimait que ce qui se vendait en quantité suffisante).

n°13856863
basketor63
Sarkozy en prison
Posté le 23-01-2008 à 10:32:19  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Et pourtant on parle maintenant de la "culture du gratuit" - les gens développement un logiciel, compose de la musique, écrivent une nouvelle et en font profiter le reste de la planète gratuitement. Hier des grandes sociétés et l'état géraient (et de fait formataient) la culture, aujourd'hui elle est multiforme et chacun y contribue et y accède. On en retire ce que l'on y cherche : personne n'est obligé de lire un forum sur les people, on peu aussi aller lire une étude sur les civilisations précolombiennes ou un bouquin de Nietzsche. Ce n'est médiocre que si on le désire, et je peine à y trouver une quelconque logique de marché (alors qu'avant oui, l'éditeur n'imprimait que ce qui se vendait en quantité suffisante).

 

Il y a toujours eu ce que tu décris dans divers domaines, sauf qu'il n'y avait pas moyen dans les exemples que tu cites de diffuser ses idées et de partager ses créations sans que ça coute de l'argent vu que le support de distribution entrainait un coût.
Si tu fesais une nouvelle il fallait la metre sur papier, de la musique sur disque ou cassette, pareil pour les logiciels.
Maintenant que tout ça peut être distribué par un support qui coute zéro il suffit juste de le metre à disposition.
Et internet dans le cas du logiciel ou de la musique permet la mise en commun de la passion et la colaboration.

 

La culture du gratuit c'est pas ça, la culture du gratuit c'est plutot d'accepter de lire un truc qui coute zéro avec de la pollution publicitaire sur chaque page.

 

Le "fait maison" ça a toujours existé.

Message cité 1 fois
Message édité par basketor63 le 23-01-2008 à 10:34:53
n°13858679
Betcour
Building better worlds
Posté le 23-01-2008 à 14:30:18  profilanswer
 

basketor63 a écrit :


Il y a toujours eu ce que tu décris dans divers domaines, sauf qu'il n'y avait pas moyen dans les exemples que tu cites de diffuser ses idées et de partager ses créations sans que ça coute de l'argent vu que le support de distribution entrainait un coût.


Précisément - les moyens actuels démultiplient cette diffusion : non seulement le coût est proche de 0, mais en même temps l'échelle est planétaire.
 

Citation :

La culture du gratuit c'est pas ça, la culture du gratuit c'est plutot d'accepter de lire un truc qui coute zéro avec de la pollution publicitaire sur chaque page.


Damned, alors y'aurais de la pub quand on utilise Linux ? :gratgrat:

n°13858698
basketor63
Sarkozy en prison
Posté le 23-01-2008 à 14:32:10  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Précisément - les moyens actuels démultiplient cette diffusion : non seulement le coût est proche de 0, mais en même temps l'échelle est planétaire.

 
Citation :

La culture du gratuit c'est pas ça, la culture du gratuit c'est plutot d'accepter de lire un truc qui coute zéro avec de la pollution publicitaire sur chaque page.


Damned, alors y'aurais de la pub quand on utilise Linux ? :gratgrat:

 

je t'explique en quoi linux ne fait pas partie de ce qu'on appelle usuellement la culture du gratuit
pour moi la culture du gratuit c'est un terme utilisé pour définir le phénomène de vendre à coùt zéro un produit financé par la pub
le concept de culture du gratuit c'est ça

 

Linux n'est même pas un concurrent commercial de windows, à part dans le domaine du serveur, et à ce niveau c'est pas vraiment gratuit vu que Les boites payent pour se faire développer certaines fonctionalités ou les developper elles même et les partager.
C'est un modèle économique différent qui à mon avis est faussement confondus avec du gratuit.


Message édité par basketor63 le 23-01-2008 à 14:37:44
n°13860842
Yagmoth
Fanboy
Posté le 23-01-2008 à 17:53:37  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Et pourtant on parle maintenant de la "culture du gratuit" - les gens développement un logiciel, compose de la musique, écrivent une nouvelle et en font profiter le reste de la planète gratuitement. Hier des grandes sociétés et l'état géraient (et de fait formataient) la culture, aujourd'hui elle est multiforme et chacun y contribue et y accède. On en retire ce que l'on y cherche : personne n'est obligé de lire un forum sur les people, on peu aussi aller lire une étude sur les civilisations précolombiennes ou un bouquin de Nietzsche. Ce n'est médiocre que si on le désire, et je peine à y trouver une quelconque logique de marché (alors qu'avant oui, l'éditeur n'imprimait que ce qui se vendait en quantité suffisante).


 
Pour citer Nietzsche : "tout ce qui a un prix n'est que de peu de valeur". Donc ce qui est sous l'emprise du marché, ce qui est achetable est de fait dévalué (est échangeable sur l'unique base de sa valeur marchande, or ce qui est interchangeable ne vaut rien).
 
Et pour le gratuit : j'appuie tes propos, mais justement le gratuit est hors-marché, n'est pas soumis à ces règles, n'est donc pas ramené à une valeur marchande (à un tas de chiffres en gros si tu préfères). Ce qui déshumanise, tue la diversité, c'est justement qu'on puisse trop facilement rapporter les choses les unes aux autres, placer les objets sous un unique moyen d'évaluation (la valeur marchande).

n°13862609
chrissud
Posté le 23-01-2008 à 21:03:42  profilanswer
 

sur france 3, il y a un reportage historique sur Mai68.
 
époque de vos grands mères et grand pères pour certain.

n°13862624
Betcour
Building better worlds
Posté le 23-01-2008 à 21:19:31  profilanswer
 

Yagmoth a écrit :

Pour citer Nietzsche : "tout ce qui a un prix n'est que de peu de valeur". Donc ce qui est sous l'emprise du marché, ce qui est achetable est de fait dévalué (est échangeable sur l'unique base de sa valeur marchande, or ce qui est interchangeable ne vaut rien).


Un tableau de Van Gogh aurait moins de valeur parce qu'il a prix ? De toute façon, qu'est ce qui est devenue achetable aujourd'hui et qui ne l'était pas hier ? Michel-Ange ne travaillait pas gratuitement, Mozart non plus. Je crois qu'il ne faut pas trop verser dans la nostalgie : hier aussi les choses se monétisaient, et parfois de façon nettement plus choquante - et inhumaine - qu'aujourd'hui.

n°13862644
basketor63
Sarkozy en prison
Posté le 23-01-2008 à 21:21:48  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Un tableau de Van Gogh aurait moins de valeur parce qu'il a prix ? De toute façon, qu'est ce qui est devenue achetable aujourd'hui et qui ne l'était pas hier ? Michel-Ange ne travaillait pas gratuitement, Mozart non plus. Je crois qu'il ne faut pas trop verser dans la nostalgie : hier aussi les choses se monétisaient, et parfois de façon nettement plus choquante - et inhumaine - qu'aujourd'hui.


 
super, c'était limite des fonctionnaires ...

n°13863140
Dr1nkOrDi3
Apatride
Posté le 23-01-2008 à 22:21:56  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Justement non. Fait une carte des états réellement monarchiques, aujourd'hui et il y a 250 ans. Fait maintenant une carte des états capitalistes. Tu va voir qu'il y en a un qui marche beaucoup mieux que l'autre...


 
Les états monarchiques, ou qui y ressemblent, ont survécu, pour faire large des débuts des civilisations humaines, à presque qu'aujourd'hui. Faudrait voir dans 6000 ans pour faire un bilan des 2 systemes.

n°13863525
Jean920
Posté le 23-01-2008 à 23:04:49  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ca n'a pas de rapport : le capitalisme est une organisation économique, une dictature/démocratie/théocratie/etc. une organisation politique. Le fait est qu'en temps qu'organisation économique, le capitalisme fonctionne (il est de plus en plus pratiqué, et une fois en place à tendance à rester : on ne peu pas en dire autant des monarchies).


 
Les monarchies ont regné durant pratiquement un millénaire, les gens du XVIIème siècle devaient avoir le même raisonnement que le tiens sur le capitalisme. Ils croyaient aussi que la monarchie était invinsible, pourtant on voyait dejà les premiers signes de sa disloquation.
Après c'est normal que les monarchies soient petit à petit remplacés par un système qui lui est supérieur, c'est le sens de l'Histoire
Le capitalisme est là que depuis 2 siècles (ce qui est très peu par rapport aux systèmes économiques précédents) et dejà on voit de graves signes de fatigues: désastre climatique, pénurie des matières premières,... Je vois mal comment un capitalisme mondialisé pourrait surmonter cela, il faudra obligatoirement inventer un système plus juste dans la répartition des richesses.
 
Donc franchement dire que le capitalisme est le système suprême, la fin de l'Histoire, alors que ça fait si peu de temps qu'il est en place et qu'il démontre dejà des contradictions extrêmes dans son expansion
Le capitalisme ne peut être qu'une phase transitoire

Message cité 2 fois
Message édité par Jean920 le 23-01-2008 à 23:07:55
n°13863921
Phileass
Posté le 24-01-2008 à 00:12:29  profilanswer
 

chrissud a écrit :

sur france 3, il y a un reportage historique sur Mai68.
 
époque de vos grands mères et grand pères pour certain.


 
j'aime beaucoup la petite tentative de mépris. Du grand art :o

n°13864102
basketor63
Sarkozy en prison
Posté le 24-01-2008 à 00:57:12  profilanswer
 

Phileass a écrit :

j'aime beaucoup la petite tentative de mépris. Du grand art :o

 

il y a les types qui comme baladur apparement qui ont compris que c'était ineluctable, et les types comme copé qui tentent par tous les moyens possible de faire comme si toutes ces idées n'avaient rien de séduisantes même à l'heure actuelle ...
on voit bien qu'il est en total décalage avec la réalité et que la propagande de la prédécente campagne s'estompe petit petit petit petit à petit ...

 

un type comme Pasqua aura toujours eu ce franc parlé et cette clarté qui force le respect, il l'emportera seul dans sa tombe on dirait ...

Message cité 2 fois
Message édité par basketor63 le 24-01-2008 à 00:58:54
n°13865361
chrissud
Posté le 24-01-2008 à 09:28:46  profilanswer
 

basketor63 a écrit :


 
il y a les types qui comme baladur apparement qui ont compris que c'était ineluctable, et les types comme copé qui tentent par tous les moyens possible de faire comme si toutes ces idées n'avaient rien de séduisantes même à l'heure actuelle ...
on voit bien qu'il est en total décalage avec la réalité et que la propagande de la prédécente campagne s'estompe petit petit petit petit à petit ...
 
un type comme Pasqua aura toujours eu ce franc parlé et cette clarté qui force le respect, il l'emportera seul dans sa tombe on dirait ...


 
 
Justement si j'ai bonne mémoire, Copé à dit qu'il avait 4 ans à l'époque et donc qu'il n'était pas un témoin, faut peut être pas lui faire dire des choses qu'il n'a pas dit.
 
Et sinon, quelles idées ?
les étudiants en grèves en 1968 ne sont ils pas ceux qui ont le pouvoir économique d'aujourd'hui ?
les étudiants de la sorbonne qu'ont ils de proche par rapport aux ouvriers de chez Renault ?

Message cité 2 fois
Message édité par chrissud le 24-01-2008 à 09:39:40
n°13865435
Phileass
Posté le 24-01-2008 à 09:43:16  profilanswer
 

basketor63 a écrit :


 
il y a les types qui comme baladur apparement qui ont compris que c'était ineluctable, et les types comme copé qui tentent par tous les moyens possible de faire comme si toutes ces idées n'avaient rien de séduisantes même à l'heure actuelle ...
on voit bien qu'il est en total décalage avec la réalité et que la propagande de la prédécente campagne s'estompe petit petit petit petit à petit ...
 
un type comme Pasqua aura toujours eu ce franc parlé et cette clarté qui force le respect, il l'emportera seul dans sa tombe on dirait ...


 
 
Je ne parlais pas du reportage que je n'ai pas vu, mais de chrissud.

n°13865620
basketor63
Sarkozy en prison
Posté le 24-01-2008 à 10:13:45  profilanswer
 

chrissud a écrit :

Justement si j'ai bonne mémoire, Copé à dit qu'il avait 4 ans à l'époque et donc qu'il n'était pas un témoin, faut peut être pas lui faire dire des choses qu'il n'a pas dit.

 

il prétend expliquer mai 68 à cohn bendit et aux gens alors qu'il a même pas vécu cette époque, c'est tout bonnement ridicule
c'est une erreur de casting

 
Citation :

Et sinon, quelles idées ?
les étudiants en grèves en 1968 ne sont ils pas ceux qui ont le pouvoir économique d'aujourd'hui ?

 

Ca serait pas un mouvement comme celui de mai 68 qui pourrait justement inverser et contrebalancer la situation actuelle ?

 

T'as pas l'impression que ceux qui étaient contre mai 68 et par exemple au défilé de conter manif étaient largement plus à droite ?

 

Et je pense pas que ça soient les patrons actuels qui aient majoritairement fait mai 68.
On peut au pire avoir le sentiment que certains de mai 68 ont trahis leurs idéaux, ou qu'ils se sont fait acheter par les opposants à mai 68.
et puis c'est pas un secret que plus on devient vieux plus on devient réac ...

 
Citation :

les étudiants de la sorbonne qu'ont ils de proche par rapport aux ouvriers de chez Renault ?

 

La soumission au pouvoir ?

 
Phileass a écrit :

Je ne parlais pas du reportage que je n'ai pas vu, mais de chrissud.

 

quel quiproquo, ça correspondait assez bien avec l'attitude de Copé [:klemton]

 

Message cité 1 fois
Message édité par basketor63 le 24-01-2008 à 10:17:26
n°13865771
chrissud
Posté le 24-01-2008 à 10:30:50  profilanswer
 

basketor63 a écrit :


 
il prétend expliquer mai 68 à cohn bendit et aux gens alors qu'il a même pas vécu cette époque, c'est tout bonnement ridicule
c'est une erreur de casting
 

Citation :

Et sinon, quelles idées ?
les étudiants en grèves en 1968 ne sont ils pas ceux qui ont le pouvoir économique d'aujourd'hui ?


 
Ca serait pas un mouvement comme celui de mai 68 qui pourrait justement inverser et contrebalancer la situation actuelle ?
 
T'as pas l'impression que ceux qui étaient contre mai 68 et par exemple au défilé de conter manif étaient largement plus à droite ?
 
Et je pense pas que ça soient les patrons actuels qui aient majoritairement fait mai 68.
On peut au pire avoir le sentiment que certains de mai 68 ont trahis leurs idéaux, ou qu'ils se sont fait acheter par les opposants à mai 68.
et puis c'est pas un secret que plus on devient vieux plus on devient réac ...
 

Citation :

les étudiants de la sorbonne qu'ont ils de proche par rapport aux ouvriers de chez Renault ?


 
La soumission au pouvoir ?
 


 

basketor63 a écrit :


 
quel quiproquo, ça correspondait assez bien avec l'attitude de Copé [:klemton]
 


 
Alors nous n'avons pas dû voir la même émmission, ou c'est à cause du décodeur.
 
Les étudiants de la sorbonne sont ils devenus les ouvriers d'aujourd'hui ?  
Les étudiants de la sorbonne de 1968, sont ils origines de familles bourgeois, aisé ou ouvrière ?
C'est d'ailleurs ce qu'il expliquait au début, c'est que les ouvriers n'ont jamais fait union commune avec les étudiants.
Pourquoi ? si tu as regardé l'émission c'était très clair
Les ouvriers de Renault n'ont jamais accepté ouvrir les grilles ou de savoir à une même table.
 
 

n°13865902
basketor63
Sarkozy en prison
Posté le 24-01-2008 à 10:45:23  profilanswer
 

chrissud a écrit :

Alors nous n'avons pas dû voir la même émmission, ou c'est à cause du décodeur.
 
Les étudiants de la sorbonne sont ils devenus les ouvriers d'aujourd'hui ?  
Les étudiants de la sorbonne de 1968, sont ils origines de familles bourgeois, aisé ou ouvrière ?
C'est d'ailleurs ce qu'il expliquait au début, c'est que les ouvriers n'ont jamais fait union commune avec les étudiants.
Pourquoi ? si tu as regardé l'émission c'était très clair
Les ouvriers de Renault n'ont jamais accepté ouvrir les grilles ou de savoir à une même table.


 
les étudiants de la sorbonne et les ouvriers n'avaient ils pas en commun une lutte contre la soumission au pouvoir ?
 
c'est toi qui a posé la question sous la forme d'un piège, et tu te pièges toi même dedans, je comprends pas  [:delarue]

n°13866270
Profil sup​primé
Posté le 24-01-2008 à 11:19:43  answer
 

chrissud a écrit :

 

Alors nous n'avons pas dû voir la même émmission, ou c'est à cause du décodeur.

 

Les étudiants de la sorbonne sont ils devenus les ouvriers d'aujourd'hui ?
Les étudiants de la sorbonne de 1968, sont ils origines de familles bourgeois, aisé ou ouvrière ?
C'est d'ailleurs ce qu'il expliquait au début, c'est que les ouvriers n'ont jamais fait union commune avec les étudiants.
Pourquoi ? si tu as regardé l'émission c'était très clair
Les ouvriers de Renault n'ont jamais accepté ouvrir les grilles ou de savoir à une même table.

 



 

Ah, il m'a semblé qu'il y avait eu une grève massive des travailleurs en Mai 68... Peut etre qu'on m'aurait menti...

 

sur la page wikipedia concernant Mai 68 :

 
Citation :

L'un des symboles de ces lieux de débats est le théâtre de l'Odéon à Paris où l'on peut entendre s'affronter, dans des débats pris très au sérieux jour et nuit, quelques syndicalistes délégués de chez Renault, des ménagères du quartier, des étudiants, un groupe de jeunes de droite de Neuilly-sur-Seine venus en touristes, un autre groupe de lycéens d'une banlieue ouvrière, autres touristes, tel ou tel artiste célèbre, des professeurs, un conseiller municipal aux abois, un ou deux cadres d'entreprise catastrophés, pendant que dans les coulisses du théâtre, quelques échevelés de la libération sexuelle se livrent à des ébats spontanés et sans intimité.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mai_1968

 

J'avais entendu parler de 10 millions de grevistes, de plus d'un million de manifestants... !!


Message édité par Profil supprimé le 24-01-2008 à 11:20:25
n°13866641
serpillere
Posté le 24-01-2008 à 11:41:52  profilanswer
 

Jean920 a écrit :

c'est le sens de l'Histoire


 
On peut ne pas être en accord sur le fait que le capitalisme signe la "fin de l'histoire" mais je vois vraiment pas ce qui permet de dire qu'il y'a un sens de l'Histoire. A mon humble avis cette formule a(vait) pour seul but de rassurer les militants d'extrême-gauche sur le bien-fondé de leur dévouement; il y avait une dimension très religieuse finalement.

n°13866745
chrissud
Posté le 24-01-2008 à 11:46:57  profilanswer
 

basketor63 a écrit :


 
les étudiants de la sorbonne et les ouvriers n'avaient ils pas en commun une lutte contre la soumission au pouvoir ?
 
c'est toi qui a posé la question sous la forme d'un piège, et tu te pièges toi même dedans, je comprends pas  [:delarue]


 
 
Je pose aucune question sous une forme de piège.
on est pas obligé d'être d'accord avec toi, non ?
 
Les ouvriers avaient des revendications sur les salaires, ils ont obtenu gains de cause 30 % de + pour le smic et 10 % pour les autres salaires.
 
 

n°13869034
Betcour
Building better worlds
Posté le 24-01-2008 à 15:49:48  profilanswer
 

Jean920 a écrit :


Le capitalisme est là que depuis 2 siècles (ce qui est très peu par rapport aux systèmes économiques précédents) et dejà on voit de graves signes de fatigues: désastre climatique, pénurie des matières premières,... Je vois mal comment un capitalisme mondialisé pourrait surmonter cela, il faudra obligatoirement inventer un système plus juste dans la répartition des richesses.


Le dernier bouquin que j'ai lu sur la mondialisation note que ça existait déjà à l'antiquité, avec les caravanes de marchands d'épices qui reliait orient et occident. La banque est une invention qui ne date pas d'hier non plus, elle prédate peut être même la monnaie. Alors oui, les marchés à termes et autres instruments financiers complexes sont beaucoup plus récents, mais tout le reste a bien plus de 200 ans.  
 
La propriété des moyens de production, la rémunération du travail, la recherche du profit, les échanges commerciaux et la spéculation, ça date...

n°13869059
Betcour
Building better worlds
Posté le 24-01-2008 à 15:51:43  profilanswer
 

basketor63 a écrit :


super, c'était limite des fonctionnaires ...


Des professions libérales : ils avaient des commandes (publique ou privées), ils gagnaient de l'argent, sinon non. Mozart salarié de l'état, non et puis quoi encore :sarcastic:

n°13869388
poilagratt​er
Posté le 24-01-2008 à 16:18:28  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Le dernier bouquin que j'ai lu sur la mondialisation note que ça existait déjà à l'antiquité, avec les caravanes de marchands d'épices qui reliait orient et occident. La banque est une invention qui ne date pas d'hier non plus, elle prédate peut être même la monnaie. Alors oui, les marchés à termes et autres instruments financiers complexes sont beaucoup plus récents, mais tout le reste a bien plus de 200 ans.  
 
La propriété des moyens de production, la rémunération du travail, la recherche du profit, les échanges commerciaux et la spéculation, ça date...


Ce qui est nouveau depuis ces 200ans, c'est l'organisation de la production en  sociétés anonymes, ou le capital a perdu tout lien avec l'outil de production.  
Cette très nouvelle organisation financière de l'économie est loin d'avoir fait ses preuves! (surtout en ce moment...)


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°13869766
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 24-01-2008 à 16:55:12  profilanswer
 

Phileass a écrit :

Voila, pour ceux qui s'inquietaient des idées de Laguiller, l'édito de la semaine partant de la crise boursiere :
 
 

Citation :

UN SYSTÈME ÉCONOMIQUE QU'IL EST URGENT DE REMPLACER
 
 
Le système économique américain est malade. Celui des autres grandes puissances industrielles ne va guère mieux. Les cours des Bourses dégringolent. New York a reculé de 8,8 % depuis le début de l'année, Paris de 9,3 %, avant de perdre encore 5 % le 21 janvier à la mi-journée. Et malheureusement cela ne concerne pas que les actionnaires qui ont accumulé suffisamment de profits au cours des années passées pour voir venir. Cela concerne aussi l'ensemble de la population laborieuse, car la récession économique qui s'annonce risque de signifier un nouveau recul du pouvoir d'achat, de nouvelles suppressions d'emplois et donc une aggravation du chômage. Si l'optimisme est de commande parmi les gens qui nous gouvernent, bien des hommes politiques et des économistes n'écartent pas la perspective d'une crise économique grave, comparable à celle qui avait frappé le monde capitaliste en 1929, et qui l'avait précipité vers la Deuxième Guerre mondiale.
La fatalité ? Certainement pas. C'est le produit du système économique dans lequel nous vivons. Depuis des années, les grands groupes capitalistes n'investissent que très peu dans la production. Ils augmentent leurs profits en faisant faire le même travail par moins de bras et de cerveaux, en réduisant les effectifs, en bloquant les salaires. Et pour placer les énormes bénéfices ainsi dégagés, banques et entreprises se prêtent mutuellement des fonds contre intérêts, pour acheter participations ou concurrents, un système tellement opaque qu'elles-mêmes ne s'y retrouvent pas.
La crise des crédits hypothécaires, qui est apparue au grand jour l'été dernier aux États-Unis, a été le révélateur de cette situation. Contrairement à ce qui se passait auparavant, les banques ne prêtent plus d'argent à celles qui ont des difficultés, faute de savoir si les banques qui leur demandent du crédit seront solvables. A la Bourse, les spéculateurs vendent les actions des entreprises dont ils pensent que la solidité est compromise par la crise financière en cours. Il n'y a que les banques centrales, celles des États et la Banque européenne, pour injecter des masses d'euros ou de dollars provenant de l'argent des impôts dans les circuits. Mais chacune de leurs interventions, comme le dernier plan Bush aux USA, en soulignant la gravité de la crise risque de l'aggraver. Et de toute manière, c'est à la population laborieuse qu'on présentera ensuite la note.
C'est cela le système capitaliste à notre époque. Un système dont la droite nous dit qu'il est le meilleur du monde. Un système que les partis de gauche, Parti socialiste et Parti communiste, acceptent, en nous disant que le seul système économique possible est "l'économie de marché", c'est-à-dire précisément le système capitaliste.
Or ce système ne peut pas se réformer, se "moraliser". C'est sa logique même qui est en cause, la recherche du profit individuel comme moteur de toute la société.
Le mouvement ouvrier est né en contestant ce système, en se donnant pour objectif une société dont l'économie travaillerait à satisfaire les besoins de tous, et non à permettre à une petite minorité de privilégiés de s'enrichir sans cesse davantage sur le dos des travailleurs. Le socialisme, le communisme, cela signifiait l'appropriation par l'ensemble des travailleurs des grands moyens de production et de transport. Le Parti socialiste, le Parti communiste, ont renoncé à cela, parce que leurs dirigeants se sont intégrés au système. Mais le problème reste entier.
Certains pensent que les idées qui étaient celles du mouvement ouvrier à sa naissance sont dépassées. C'est une manière de voir les choses... qui ne laisse aux travailleurs que leur yeux pour pleurer devant les drames que le système capitaliste continuera d'entraîner.
Mais c'est le système capitaliste qui est dépassé. Et lutter pour le remplacer par une économie fonctionnant dans l'intérêt de tous nous coûterait moins de sacrifices que de continuer à le supporter.
 
Arlette Laguiller



 
J'y vois toujours les même deux points fâcheux, qui font que même si en pratique les idées d'extrême gauche peuvent être valables, leurs fondements biaisés sont potentiellement très dangereux :
- le choix de l'économie de marché serait le choix de l'individualisme. C'est faux. Le choix de l'économie de marché est le choix d'utiliser l'individualisme, qui lui, est donné par notre être. Nous sommes des individus, individualistes.
- Le mouvement ouvrier serait un mouvement altruiste. C'est sur qu'on va avoir du mal à le contredire, vu que partout où il a fait mine de gagner le pouvoir, ce mouvement a été récupéré par des gens dénoncés par l'extrême gauche française. Néanmoins, quand je vois un groupe de personne qui demandent des réformes qui leur profiteront (bien entendu, c'est sous couvert de justice et d'équité, en attendant eux seront a priori surs d'y gagner, c'est pas dur vu comme ils sont perdants jusqu' aujourd'hui), j'ai comme du mal à me dire que leurs motivations sont purement altruistes.

n°13870050
basketor63
Sarkozy en prison
Posté le 24-01-2008 à 17:20:40  profilanswer
 

le but principal est de fixer des limites à l'individualisme et à son impact sur le groupe surtout si ça devient préjudiciable au groupe

 

c'est aussi faire en sorte que la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres

 

le fait d'avoir de l'argent donne du pouvoir et fausse completement ces préceptes simples

Message cité 2 fois
Message édité par basketor63 le 24-01-2008 à 17:23:10
n°13870112
jimmythebr​ave
Posté le 24-01-2008 à 17:26:01  profilanswer
 

chrissud a écrit :


 
 
Justement si j'ai bonne mémoire, Copé à dit qu'il avait 4 ans à l'époque et donc qu'il n'était pas un témoin, faut peut être pas lui faire dire des choses qu'il n'a pas dit.
 
Et sinon, quelles idées ?
les étudiants en grèves en 1968 ne sont ils pas ceux qui ont le pouvoir économique d'aujourd'hui ?
les étudiants de la sorbonne qu'ont ils de proche par rapport aux ouvriers de chez Renault ?


 
Ce qui m'a frappé au cours de cette émission, c'est finalement le peu de volonté de vraiment changer les choses politiquement. Après analyse, jestime qu'on peut y voir plus un grand raout de mécontentement, où la société réclamait davantage de libertés individuelle, qu'une remise en cause de l'organisation économique ou politique.  

n°13870201
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 24-01-2008 à 17:33:11  profilanswer
 

basketor63 a écrit :

le but principal est de fixer des limites à l'individualisme et à son impact sur le groupe surtout si ça devient préjudiciable au groupe.


 
C'est aussi le but du capitalisme encadré par l'état.
 
 

basketor63 a écrit :

c'est aussi faire en sorte que la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres


 
Bravo, vous avez inventé les lois.
 

basketor63 a écrit :

le fait d'avoir de l'argent donne du pouvoir et fausse completement ces préceptes simples


 
L'argent n'a rien à voir avec ça. Blâmer l'argent pour les problèmes de cupidité de l'homme, c'est comme reprocher au concept de réaction chimique d'être à la base de la shoah. Tu peux prendre un autre exemple si godwin te dérange.

n°13870549
Betcour
Building better worlds
Posté le 24-01-2008 à 18:14:36  profilanswer
 

basketor63 a écrit :

le fait d'avoir de l'argent donne du pouvoir et fausse completement ces préceptes simples


Le fait d'être beau, intelligent, charismatique ou simplement baraqué donne du pouvoir. Et alors ?

n°13870784
poilagratt​er
Posté le 24-01-2008 à 18:41:20  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Le fait d'être beau, intelligent, charismatique ou simplement baraqué donne du pouvoir. Et alors ?


Et alors les pouvoirs ne sont pas du même ordre de grandeur...
Je crois pas qu'Alain Delon ait jamais eu le 1/100ém du pouvoir des émirs du Koweit, ou d'une quelconque immense fortune.
Le pouvoir politique dans une démocratie devrait toujours être supérieur au pouvoir du fric. Ce n'est pas le cas. => pognoncratie.

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 24-01-2008 à 18:43:22

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
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