Je reproduis ici un texte interressant qui explique pourquoi les régions de l'hexagone s'en sortiraient mieux en cas d'autonomie\indépendance. Prenez le temps de le lire, ca remet en cause pas mal d'idées recues...
Paris "vit" de la Bretagne et des autres régions Il faut dire que c'est un problème dont les données sont disparates et non transparentes. Par exemple les médias français n'en parlent jamais. On attend une vraie bonne étude sur la place de Paris dans l'économie française, la part des décisions prises par Paris ou les collectivités, ou encore la redistribution des richesses dans le sens Paris/province. A mon avis on aurait des susprises.
Voici une liste d'éléments intéressants : - Déjà on peut dire que la France avantage l'IDF dans ses infrastructures routières, ferroviaires, aériennes hyper concentrées au même endroit. L'IDF est une concentration urbaine poussée à l'extrême sans aucune jugeotte. Pleins d'endroits en France sont très peu habités, ce qui n'est pas le cas de l'Italie, de l'Allemagne ou du RU (c'est plus vrai pour l'Espagne mais ils ne sont "que" 40 millions). Par exemple il n'y aucun aéroport international en dehors de Paris. Que je sache Berlin ne s'est pas opposé à construire un aéroport à Francfort ou Munich, aujourd'hui plaque tournante aéroportuaire avec touts les emplois que cela implique. Pareil pour de grand aéroports comme Milan en plus de Rome, et pleins d'autres en Italie. Malaga en Andalousie a le sien, mais ni Lyon ni Marseille, curieux non?
- 60% du budget du ministère de la culture ne dépasse pas les frontières de l'IdF, comme tout le reste cela va à rebours de tout ce qui se fait en Europe,
- les régions ont des budgets bien plus bas que les villes les départements, la ville de Paris ou encore la région IdF, je ne te parle pas de l' Etat, la comparaison est indécente
cette tendance, rare en Europe dans le passé, a complètement disparu et tous les Etats appliquent l'autonomie des institutions et la subsidiarité, voire pour certains le fédéralisme (Allemagne, Suisse
). Je te défie de trouver un seul pays de l'UE ou même de l'Europe tout court qui ne va pas dans ce sens
- voici qques liens intéressants sur l'IdF. Si tu n'as pas le temps lis juste la première page de chaque : http://www.insee.fr/fr/insee_regio [...] pageHS.pdf http://www.insee.fr/fr/insee_regio [...] age238.pdf - Le centralisme en chiffres : Investissements de l'Etat entre 1990 et 2000, (transports, universités, réseaux informatiques) : Bretagne administrative : 12000 Francs/habitant Région parisienne : 31000 Francs/habitant
- toutes les collectivités européennes ont des représentants lobbyistes à Bruxelles, voire des députés à Strasbourg, les régions françaises ont des "maisons" sans aucun budget. Elles doivent compter sur l'Etat dont les hauts fonctionnaires bien au chaud dans leur ministère s'occupent des demandes de fonds européens pour les collectivités quand ils ont le temps cad pas souvent. Il faut dire qu'ils ont déjà à s'occuper de tant de choses vu que touts les pouvoirs décisionnels et administratifs sont dans leurs mains. La Bretagne perd donc chaque année des millions qu'elle serait en droit de réclamer, ce qu'elle ne peut pas faire sans intermédiaire dans le cadre du syst français. Vive la France.
- quand on construit ou rénove une ligne de métro ou de rer en IDf, c'est l'impôt national qui finance ca ne majorité, autrement dit toi. Quand Marseille ou Rennes construisent une ligne, l'Etat ne verse que des fonds supplémentaires mais la majorité est finnacé par les impôts locaux. Vous avez dit égalité?
- voici les comptes par région (je me répète mais ce osnt des écarts uniques en Europe) : http://www.colloc.minefi.gouv.fr/c [...] _cont.html - encore un lien intéressant : http://geogate.geographie.uni-marb [...] /kap_3.htm
- C'est à Paris qu'a lieu tous les ans le plus gros salon français de l'agriculture. Et c'est à Paris que se trouve le Musée étatique de la Marine. C'est naturel pour une grande ville agricole et maritime comme Paris !
- une carte interessante sur la repartition du PIB : www.libercarto.prd.fr/themes/trava [...] carte2.htm - voici une teste très intéressant sur la répartition en France : Le budget Le budget initial 2003 de la Région est de 670 millions deuros. Le budget initial 2003 dun département comme le Finistère est de 590 millions deuros. En gros, la région Bretagne gère 231 euros par administré, alors que lÉtat en gère vingt fois plus et un département comme le Finistère trois fois plus par administré. Toutefois, ces chiffres sont peu parlants. Ce qui intéresse le citoyen, ce nest pas un budget total, mais les ressources qui sont allouées aux interventions, économiques ou sociales en particulier. Il faut donc soustraire du budget les frais de fonctionnement, le salaire des fonctionnaires, et diverses charges. Comparons ces dépenses dintervention, qui sont représentatives du pouvoir réel.
Le budget de lÉtat alloué aux interventions économiques est 15 fois supérieur au même poste dans le budget régional (toujours par administré). Si on additionne le pouvoir dintervention économique de la région et dun département comme le Finistère, ils représentent ensemble un poids par habitant équivalent à 16% du poids dintervention économique de lÉtat. Le pouvoir économique des instances régionales et départementales est donc faible, mais il nest pas négligeable.
En ce qui concerne le social, le département possède un vrai pouvoir dintervention mais non la région. Cette intervention constitue dailleurs la plus grosse part des dépenses départementales. Les impôts locaux Les recettes fiscales de la région Bretagne sont de 190 millions deuros (budget initial 2003). POUR UN EURO PAYE A LA REGION LE CONTRIBUABLE BRETON PAYE ENVIRON 62 EUROS A L'ETAT FRANÇAIS, DONT 28 EUROS SOUS FORME DE TVA, 13 EUROS SOUS FORME D'IMPOT SUR LE REVENU, 6 EUROS PAR TAXE SUR LES PRODUITS PETROLIERS, 10 EUROS PAR IMPOT SUR LES SOCIETES. Les impôts locaux alimentent les communes, lintercommunalité, le département et la région. Les recettes fiscales de la région proviennent de la taxe professionnelle et de la taxe foncière, ainsi que de taxes indirectes (cartes grises et permis de conduire). (
) Les recettes fiscales ne sont quune partie (moins du tiers) du budget régional. La plus grande part du budget provient des dotations de lÉtat qui transitent par la Région. La dotation régionale déquipement scolaire (19 millions deuros au budget initial 2003) est versée par lÉtat pour les lycées. Les dotations relatives à la formation professionnelle (54 millions deuros) sont destinées à la formation et à lapprentissage. Le Conseil régional na quun rôle de répartition, pertinent certes, mais très encadré. La marge de manuvre du Conseil régional nest pas proportionnelle à ses moyens financiers. Elle est proportionnelle aux moyens qui lui sont propres, à savoir la fiscalité régionale et lemprunt. En additionnant les emprunts et la fiscalité régionale, la part du budget permettant une réelle politique financière de la région ne représente même pas la moitié du budget total. Autant dire que linstitution régionale ressemble plus à une filiale quà une structure ayant les moyens dune dynamique propre. La recentralisation fiscale
Lautonomie fiscale des régions a régressé depuis 1998 avec la suppression des droits de mutation. La part régionale de la taxe dhabitation a été supprimée en 2000. En 2003, la taxe professionnelle a été remaniée, et la part des salaires et rémunérations a été supprimée. Dans les taxes foncières, la part régionale sur les propriétés agricoles a été supprimée. Ces pertes fiscales ont été remplacées par des compensations provenant de lÉtat. Le résultat en est évidemment une réduction de la marge de manuvre. Lautonomie budgétaire des collectivités territoriales peut à tout moment être amputée et même abolie par une réforme fiscale sur laquelle elles nont pas leur mot à dire. (
) Cette situation de dépendance rappelle les débats fiscaux qui ont précédé la révolte du papier timbré (et des Bonnets Rouges) en 1675. Lépoque connaissait une récession économique et une baisse des prix. Les États de Bretagne négocièrent avec Colbert le rachat des taxes par le paiement de la Bretagne à lÉtat français dun capital de 2 600 000 livres. Cette solution satisfaisait les besoins dargent immédiat de Louis XIV et permettait à lassemblée bretonne de gérer la crise sur le long terme. Colbert nen tint aucun compte et rajouta deux nouvelles taxes, sur le tabac et la vaisselle détain. La révolte qui embrasa alors la Bretagne fit des milliers de morts. Tu peux retrouver le teste complet ici : http://www.agencebretagnepresse.co [...] y1=initial - sinon j'avais un article montrant l'augmentation des differences entre le PIB parisiens et les PIB de toutes les autres régions administratives françaises, qui baissent toutes dans le ppalmarès européens, mais le site du Nouvel Economiste est en cours de construction
. EN clair Paris gagne du terrain en Europe, les régions en perdent. Et Paris s'en fout car le sort de la Bretagne a toujours ete le cadet de ces soucis - Pour les deux élus ces évolutions doivent saccompagner dun accroissement des moyens des Régions à la hauteur de lambition exprimée.
Sur ce point, Romain Pasquier présente un exemple très significatif de la puissance encore insuffisante des Régions eu égard au rôle quelles doivent assumer. La Galice dont le PIB est inférieur à celui de la Bretagne dispose dun budget de 7,2 milliards , près de 12 fois supérieur à celui de notre Région de lOuest de la France (642 millions ). Plus généralement, la part des budget régionaux représente 10% de lensemble des dépenses des collectivités locales françaises alors quen Espagne, les communautés autonomes se situent à 70%. Lauteur analyse les sources de cette situation à travers lhistoire du phénomène régional en France. Pour la période la plus récente, citons le premier plan régional en 1953, les commissions de développement économique régionales (CODER) en 1964, léchec du référendum de 1969 et la création des Etablissements publics régionaux en1972, qui donnent un rôle fonctionnel à léchelon régional. Cest la loi du 2 mars 1982 qui fait de la Région une collectivité territoriale et lui donne un vrai rôle politique qui montera en puissance, avec un accroissement progressif des compétences conforté par lActe 2 de la décentralisation
lien : http://www.geri.asso.fr/actu/gel/gel07/gel07.htm a mon avis la fin de ce texte de l'Institut de la Decentralisation est bien angélique, il n'y a rien a attendre de Paris
- sur la radio et la télévision, la situation est particulièrement injuste, c'est tellement gros, on ne peut pas trouver meilleur exemple. Ce n'est pas seulement que la tele parisienne est subventionnée, aucune région française n'a jamais été autorisé par le CSA à avoir une chaîne régionale sur le réseau hertzien. C'est incroyable! L'ensemble des régions européennes en ont minimum une.
Tous ces points sont informatifs mais montrent bien l'injustice que subit la Bretagne vis-à-vis de la France. Je pourrais conclure en te disant : si il y a 10millions d'habitants en IdF c'est parce qu'il y a l'argent et les centre de décision, mais l'argent et les centres de décision ne sont pas là parce qu'il y a 10millions d'habitants!
Message édité par tudwall le 28-08-2006 à 16:05:26