avitasse a écrit :
Il y a plusieurs points que je ne comprends pas :
- c'est quoi le sixième alinéa ?
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1er alinéa:
La prestation compensatoire est fixée selon les besoins de l'époux à qui elle est versée et les ressources de l'autre en tenant compte de la situation au moment du divorce et de l'évolution de celle-ci dans un avenir prévisible.
2ème alinéa:
A cet effet, le juge prend en considération notamment :
3ème alinéa:
- la durée du mariage ;
4ème alinéa:
- l'âge et l'état de santé des époux ;
5ème alinéa:
- leur qualification et leur situation professionnelles ;
6ème alinéa:
- les conséquences des choix professionnels faits par l'un des époux pendant la vie commune pour l'éducation des enfants et du temps qu'il faudra encore y consacrer ou pour favoriser la carrière de son conjoint au détriment de la sienne ;
avitasse a écrit :
Car en tant que possible créancier d'une PC, en quoi serais-je concerné par une diminution des droits à retraite ?
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Non tu seras le débiteur de la PC: c'est toi qui est censé la payer à ta future ex femme.
Et la diminution des droits à la retraite c'est ceux de ta future ex femme si elle s'est arrêtée pour les enfants.
L'Assurance Vieillesse du Parent au Foyer.
C'est soumis à condition de revenus du ménage.
Si les revenus du ménage sont inférieurs à un certain seuil, alors la CAF prend en charge les cotisations retraite de celui qui s'arrête de travailler s'il y a des enfants.
avitasse a écrit :
et je ne comprends pas la partie en gras : c'est quoi ces trimestres de durée d'assurance ?
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Pour faire simple, voici comment fonctionne la retraite:
- Retraite de base dite retraite sécu
- Plus retraites complémentaires ARRCO et AGIRC. Les non cadres ne cotisent qu'à l'ARRCO. Les cadres cotisent à l'ARRCO et à l'AGIRC.
Pour pouvoir prendre ta retraite tu dois avoir atteint l'âge d'ouverture des droits.
Et pour toucher ta pension de retraite tu dois "liquider" tes droits.
On calcule alors ta pension de la façon suivante:
1/- Retraite sécu: 0,5 * Moyenne des 25 meilleurs années
2/- Retraite complémentaire ARRCO: Nombre de points ARRCO * Valeur de service du point ARRCO
3/- Retraite complémentaire AGIRC (si tu es cadre) : Nombre de points AGIRC * Valeur de service du point AGIRC
Pension totale: Ptot = Retraite sécu + Retraite complémentaire ARRCO + Retraite complémentaire AGIRC (si tu es cadre)
Mais pour toucher ça, il faut que tu ais 41 ans de durée d'assurance soit 164 trimestres et à ce moment là on dit que "tu as ta retraite au taux plein". La durée d'assurance c'est la durée pendant laquelle tu as cotisé.
Si, lorsque tu demande la liquidation de tes droits tu n'as que 160 trimestres, soit 40 ans de durée d'assurance alors il te manque 4 trimestres et on t'applique une décote sur Ptot en fonction des 4 trimestres qu'il te manque. A l'inverse, si tu a 168 trimestres on t'applique une surcote qui t'augmente Ptot.
Tout ça c'est bien codifié.
Donc si lorsque tu atteint l'âge d'ouverture des droits (62 ans) il te manque 4 trimestres, tu as la possibilité soit de prendre ta retraite avec une décote, soit de travailler 4 trimestres de plus et prendre ta retraite 1 an plus tard mais sans décote. En plus pendant cette année supplémentaire tu engranges des points ARRCO et AGIRC.
Quand une femme a un enfant, on lui accorde gratuitement 8 trimestres de durée d'assurance. Donc ta femme a automatiquement bénéficié de 16 trimestres (c.a.d. 4 ans de durée d'assurance) supplémentaires.
Par conséquent, lorsqu'elle atteindra l'âge de 62 ans, il lui suffira de justifier de 41 ans - 4 = 37 ans de durée réelle d'assurance pour bénéficier du taux plein et ne pas avoir de décote.
Si elle ne s'est jamais arrêtée de travailler et qu'elle a 41 ans de durée réelle d'assurance, on fera comme si elle en avait 45 et on lui donnera une surcote comme si elle avait travaillé 4 ans de plus que les 41 ans requis.
Si elle s'est arrêtée de travailler pendant 4 ans, et qu'elle ne justifie que de 37 ans de durée d'assurance à 62 ans, elle n'aura en réalité rien perdu en termes de durée d'assurance donc elle aura le taux plein comme si elle avait travaillé 41 ans.
La seule chose qui peut lui manquer ce sont les points ARRCO qu'elle aurait pu obtenir pendant ces 4 années d'arrêt et éventuellement ( si elle est cadre) les points AGIRC de cette période si elle tient à partir à 62 ans. Car elle a toujours la possibilité de travailler 1 ou 2 ans de plus pour récupérer les points ARRCO étant donné que si elle s'est arrêtée en début de carrière elle avait probablement un salaire inférieur à celui de fin de carrière. Il ne lui est donc pas nécessaire de travailler 4 ans de plus en fin de carrière pour compenser 4 ans en début de carrière.
Du point de vue de la retraite Sécu, qui est en général la part prépondérante pour les non cadres, ce qui compte ce sont les 25 meilleures années.
Si ta femme s'est arrêtée pour les enfants en début de carrière, alors il est quasiment certain que ces années là n'auraient pas fait partie des 25 meilleures années.
Si de surcroît elle ne s'est arrêtée que 4 ans pour les enfants, alors cet arrêt a été totalement compensé par le régime de retraite et elle n'a strictement rien perdu de sa retraite Sécu.
Donc ce qu'il faut que tu fasses, si elle en arrive à te demander des comptes pour son arrêt de travail pris pour les enfants, c'est lui demander combien de trimestres ça a duré.
Si c'est inférieur à 4 ans alors elle n'a strictement rien perdu de sa retraite Sécu et elle n'a aucun compte à te demander là dessus.
Pendant ses périodes de chômage elle a automatiquement engrangé des trimestres de cotisation et des points ARRCO AGIRC.
En fin de droit elle n'engrange plus ni trimestres ni points mais ça aurait été pareil pour toi. Donc idem, elle n'a rien à te demander pour les périodes de chômage non indemnisé parce que si ça t'étais arrivé c'était pour ta pomme de la même manière.
avitasse a écrit :
En résumé, et comme je l'évoquais dans mon précédent post, l'argument majeur de l'avocat (celui qui interpelle le + madame) c'est cette période d'inactivité pendant laquelle elle n'a pas cotisé pour sa retraite
Pour ma décharge :
- Cette période, je ne l'ai jamais imposé à madame (c'est elle qui a négocié un licenciement à l'amiable avec son boulot qui ne lui plaisait plus)
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On sait tous très bien que dans la grande majorité des cas, c'est pas vraiment pour les enfants parce qu'il y a une palanquée de moyens de garde et en plus c'est déductible des impôts, mais plutôt pour ce que tu dis: boulot qui fait chier, éventuellement la boite a fermé et ça tombe bien: "y'a des enfants à la maison ..".
Mais maintenant la mode des féministes c'est de dire que c'est un "choix de couple" ... j'ai jamais entendu autant ce mot là ... depuis quelque temps c'est le couple par ci, le couple par là ... en fait c'est juste pour te faire raquer .. tout est un "choix de couple". Même si ça l'arrangeait et que c'est elle qui a négocié son départ, ben c'est réputé être un "choix de couple" .
Si t'es pas marié, ben c'est la faute à pas de chance. Mais si t'es marié alors ça s'appelle un "choix de couple"
Il y en a aussi parmi les sociologue (essentiellement femmes .. on trouve facilement les noms sur internet + quelques élues) qui parlent de répartition des rôles.
Quand tu n'est pas marié et que l'autre trouve pas boulot donc reste à la maison, ben il est au chômage point barre.
Mais d'après elles, quand t'es marié alors, la différence, elles appellent ça une "répartition des rôles".
Idem si vos métiers sont différents et que tu gagnes plus au l'autre: si t'es pas marié alors les métiers sont différents point barre, mais si t'es marié alors la différence ça s'appelle plus une différence de métiers mais une répartition des rôles, et tu dois payer à ce titre.
Donc tu portes implicitement la responsabilité de ce "choix de couple" même si tu n'as fait que subir son choix et que tu as dû en plus combler par ton salaire le manque à gagner.
Tu es présumé coupable. Hélas.
avitasse a écrit :
- Quand madame était en fin de droit, indirectement j'ai déjà contribué à ce manque à gagner : en prenant en charge la quasi-totalité des dépenses de la famille (de plus madame a toujours eu un train de vie supérieur au miens, impactant indirectement notre participation respective aux dépenses communes) ; en la soutenant quand elle a tenté sa chance en vendeuse tupperware (activité non rentable, et qui nous enlevait de la CAF)
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Hélas rien de tout ceci ne sera mis à ton actif.
Au contraire cela te nuira! Car comme je le disais au précédent post, le mariage est un "contrat léonin" dont le principe est le suivant:
Plus tu en auras donné par le truchement du mariage, plus tu seras condamné à en donner au moment du divorce. Parce que plus tu en auras donné pendant le mariage, plus cela signifiera que tu gagnais plus qu'elle, et donc plus cela signifiera que tu peux lui en donner encore plus par le truchement de la PC.
Si on peut parler de logique en ce qui concerne le mariage, celle-ci n'a rien à voir avec la logique Cartésienne.
Je te conseille de faire une simulation de PC en utilisant l'outil pilotePC disponible sur internet-> http://pilotepc.free.fr/
Tu peux te connecter avec le mot de passe: pilotepctoulouse.
Tu obtiendras une évaluation de la PC à payer. Il y a un mode d'emploi et des explications fournies.
"pilotePC" a été mis au point par un groupe de magistrats et d'avocats. et en plus, dans ce groupe il y avait plus de femmes que d'hommes.
Donc si ton avocat veut te faire payer plus que ça, envoie-le chier direct (c'est un con qui a des préférences de genre) et prends-en 1 pour toi sans perdre de temps. Parce que le résultat de "pilotePC" c'est une limite supérieure de la PC à payer ... cas où c'est vraiment toi qui est responsable des différences et qu'elles ne relèvent pas de choix personnels.
Surtout, surtout, jamais de notaire dans la boucle: idem, la profession a une préférence de genre et s'il te fait un calcul de PC il va t'assassiner. Tu lui files son obole pour la liquidation du régime matrimonial et basta. La PC c'est pas ses oignons: article 270 du code civil, en cas de désaccord entre les époux c'est le juge fixe la PC. Donc le notaire il ferme sa gueule et point barre.
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La loi est un instrument de domination, et le droit un savoir clos sur lui-même, qui ne s'interroge que sur lui-même.