nounours223 a écrit :
Mais, elle t'en veut pour une raison particulière que tu ne nous aurais pas dit ? car c'est assez incompréhensible. En tout cas, moi, je ne comprends pas.
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De ce que j'en sais, elle m'en veut pour les raisons suivantes :
1/ Elle rêvait d'une famille nombreuse (4 enfants ou plus) pour reproduire son modèle familial. Quand on s'est connu, je lui èdisait que je voulais une fille et un garçon minimum et que je n'irais pas plus loin une fois cet objectif atteint. Quand on a obtenu les deux et que je lui ai dit que je ne me voyais pas avec d'autres enfants (logistique au quotidien plus complexe, coûts démultipliés, véhicule à changer, maison inadaptée), elle a refusé d'admettre qu'elle n'aurait plus de bébé à pouponner (elle adore les bébés, d'ailleurs notre dernier enfant a été gardé "bébé" aussi longtemps qu'elle le pouvait) et à pété un câble que je ne veuille pas d'autre enfant.
Je lui ai donc brisé ses rêves, de son aveu même.
2/ Quand on est revenus en France, c'était parce qu'elle souhaitait se rapprocher de sa famille (elle me disait ne plus supporter la distance) et parce qu'elle ne supportait pas le climat froid de là où on venait. D'ailleurs, alors qu'on était en démarches pour une immigration définitive, elle m'a à l'époque posé un ultimatum : elle rentrait avec notre premier enfant sans moi, donc je suivais ou je laissais ma famille. Et elle avait comme objectif de s'installer en province proche de l'IDF et j'étais d'accord.
Quand elle a voulu s'installer dans un village de montagne parce que "tu comprends, il y a le boulot de mes rêves là-bas" , alors que c'était un lieu sans services, qu'elle ne conduisait pas, que ça se trouvait à 6h de route de sa famille, que ça nécessitait que je démissionne sans rien et que ça représentait pour moi au moins 1h aller/retour de voiture jour (sans compter les conditions de montagne) pour trouver un lieu où aller travailler, qu'elle voulait partir avec comme seuls revenus son SMIC... Bah j'ai refusé aussi sec.
Quelques temps plus tard, elle a une amie qui lui a proposé de travailler pour elle dans les Antilles : je lui à nouveau dit qu'on était revenus en France pour se rapprocher de sa famille donc que s'éloigner était une mauvaise idée, qu'elle voulait partir avec son seul salaire en me demandant de démissionner et que ce serait difficile pour moi de trouver un emploi sur place. De plus, je lui ai expliqué que bosser pour une amie était un mauvais plan : en cas d'embrouilles, adieu boulot ET pote.
Elle considère donc que j'ai brisé sa carrière.
3/ Quand l'opportunité s'est présentée d'aller s'installer dans une région de province qu'on aimait tout deux, à 3h30 de route et 2h30 de train de sa famille, qui plus est avec une belle avancée professionnelle pour moi, je l'ai saisie. Elle ne s'y est pas opposée, l'objectif était que je subvienne aux besoins de la famille (je gagnais 2,5 SMIC) le temps qu'elle trouve un travail. Puis après que j'ai posé ma démission, elle a subitement changé d'avis : sa meilleure amie (qui est du genre à se taper tout ce qui passe même si c'est mineur et proche de l'âge de ses propres enfants et qui a toujours donné des conseils pourris car sa vie sentimentale est un vaste champ de ruines fumantes) lui a dit que je faisait ça pour l'isoler de sa famille et de ses amis.
Bref, ayant déjà démissionné et étant proche de l'embauche, j'y suis allé et elle m'a promis de chercher du travail sur place... Ca a duré 3 mois, avant qu'elle ne m'accuse de l'avoir abandonnée et ne cherche plus de taf sur place.
Donc sur mauvais conseils, elle considère que j'ai voulu soit l'isoler pour la manipuler, soit l'abandonner.
4/ Elle ne m'a jamais aimé. Quelques semaines seulement avant notre mariage, j'ai découvert un mail qu'elle avait envoyé à son ex mari en lui déclarant comment elle l'avait aimé et ressentait encore des choses pour lui, ce qu'elle appréciait chez lui, lui expliquant que quand quelqu'un lui parlait de son mari ou futur mari c'est son image à lui qui lui venait, comme quoi j'étais gentil mais qu'elle ne m'aimait pas...
J'ai gardé cette information pour moi plusieurs années, ce qui est d'ailleurs l'une des causes de ma dépression, pour ne pas briser notre couple, parce qu'émotionnellement je ne savais pas quoi en faire, parce que je l'ai découverte alors qu'(elle était enceinte de notre second et que nous bouclions notre achat immobilier (les nuits blanches à l'époque...). Et quand la situation de notre couple s'est dégradée et que j'ai sorti cette information au détour d'une dispute, elle a d'abord été déstabilisée quelques jours, puis je suis devenu "l'ignoble salaud qui avait fouillé sa boite mail"... Sachant que j'avais trouvé le mail une fois qu'elle m'avait demandé de résoudre un problème de synchronisation sur sa boite mail, quelques semaines seulement après qu'elle l'ai envoyé, ce qui n'est vraiment pas malin de sa part.
Je n'ai été qu'un "pansement" qui n'a visiblement pas eu le résultat escompté. Et quand je m'en suis rendu compte, j'ai été le bouc-émissaire idéal pour ne pas assumer ses sentiments (ou leur absence, c'est selon).
5/ On s'est marié alors qu'elle était enceinte de notre second enfant, à deux mois de la signature notariale d'achat de notre maison. A sa demande. Ensuite, j'ai réalisé les travaux de notre maison. C'est après que ça a commencé à merder sérieusement.
Je pense donc qu'elle m'a considéré comme un donneur de sperme, une banque, un ouvrier et un homme à tout faire. Et maintenant que 3 de ces 4 rôles sont finis (remboursement de la maison bien avancé, travaux finalisés, je ne veux plus d'enfant), je suis donc subitement devenu inutile.
6/ Depuis que la situation s'est dégradée, elle m'a dit clairement que c'était ses enfants et non les miens, sa maison et non la mienne. Quand j'étais en province pour le projet d'installation, à revenir tous les week-ends pour faire les courses et emmener les enfants à leurs activités, à payer la majorité des factures, ça lui convenait.
Quand j'ai commencé à ne plus suivre financièrement (subvenir à deux logements + les allers-retours) et lui ai demandé un rééquilibrage de la participation, elle m'a d'abord envoyé chier, avant d'accepter de mauvais grès (répartition des charges non planifiée, participation au compte joint aléatoire en montant et date). Elle m'a ensuite demandé de ne plus revenir qu'un week-end sur deux, soi-disant pour réaliser des économies, rejetant mon ressenti quand je lui ai dit que de voir les enfants de loin en loin ne me convenait pas.
Quand j'ai annoncé ma volonté de revenir, elle a insisté sur le fait qu'elle "avait trouvé son équilibre avec les enfants" et les enfants leur équilibre sans moi, puis quand j'ai trouvé un travail me permettant de revenir elle m'a dit que "nous pouvons rester comme ça, que tu revienne tous les 15 jours, aide à payer la maison et les factures mais à travailler en province"... Et quand je lui ai dit que ça ne me convenait pas, elle m'a dit qu'en cas de retour elle demanderait le divorce.
Et quand il a été question de divorce, sa première réaction a été de me faire un bras d'honneur en disant "voilà où tu peux te carer la garde des enfants" en refusant ensuite toute idée de garde alternée.
Je suis donc sorti du rôle de banque et aide occasionnelle dans lequel elle voulait me cantonner.
7/ Pour ceux qui connaissent la série "This is us", sa famille a un fonctionnement un peu similaire. Un clan très refermé, avec leurs propres références et leurs propres traditions. Ils s'efforcent tous plus ou moins de reproduire au maximum le schéma familial, habillant les enfants avec les habits de leur propre enfance, vénérant chaque objet de leur enfance et le transmettant religieusement d'une génération à l'autre. Ca va même tellement loin que l'un des frères de ma femme a décidé de nommer sa fille du prénom de sa soeur (ce qui est encore plus glauque, c'est quand on sait qu'il avait déjà lourdement pesé pour nommer sa petite soeur ainsi à l'époque... Et que c'est le prénom de sa petite amie décédée).
Bref, même si j'ai accepté beaucoup de choses, j'ai aussi mis certaines limites et pointé certaines anomalies (par exemple, apprendre aux enfants à nommer les objets de noms choisis par leur propre famille et que seule cette famille nomme ainsi parce que l'un des gamins avait dit ça une fois il y a 40 ans, c'était un des trucs trop extrêmes pour moi).
D'ailleurs, de l'extérieur tout semble normal. Mais plus on côtoie cette famille, plus ils essaient de nous intégrer dans leurs délires et plus on en découvre.
Bref, j'ai refusé de plier en tout et de juste tout reproduire selon leurs préceptes, les laissant choisir ce qui était bon à intégrer ou à rejeter dans mon mode de vie et dans ma manière de penser. J'ai voulu faire des compromis au lieu de tout accepter en bloc. Et visiblement, ce n'est pas passé, puisque maintenant je suis aussi la cible de mes ex beaux-parents et de mes ex beaux-frères et belle-soeur, qui n'hésitent pas à me calomnier (leurs témoignages montrent en quoi c'est mal de ne pas voir l'intérêt d'un jardin sous le même regard que le leur, de ne pas m'alimenter comme eux... Sans compter l'argument d'autorité de mon ex belle-soeur de "je suis psychologue du travail donc je sais que mon beau-frère est quelqu'un inapte à s'occuper d'enfants car j'ai vu des éléments de dépression chez lui".
Bref, voilà les grandes lignes. Par contre, ce qu'il faut retenir de tout ça, c'est que vous n'avez là que ma seule vision des choses, ce qui est déjà biaisé. On rajoute que les circonstances m'amènent à avoir un jugement particulièrement sévère et critique sur l'ensemble et c'est donc fortement orienté. J'essaie de relater les choses, mais c'est forcément partial.