crocnigo one,two,three, viva l'Algérie. |
Gilgamesh d'Uruk a écrit :
Par rapport à ces deux aspects (la discordance des opinion et la contrainte mondaine) la liberté consiste à ne pas perdre son élan de départ (pour, respectivement : savoir et agir) afin d'atteindre un but malgré la contrainte. Par rapport aux opinions, je pars du principe qu'il existe un but objectif, c'est à dire un savoir, ou au moins une orthodoxie (une opinion droite) qui vaut plus que d'autres opinions.
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cette définition de la liberté est un peu erronée je pense, car en tant qu'être humain, il est impossible de ne pas perdre son élan. selon l'état physique, moral, sociétal, financier... l'homme passe inévitablement par des moments (plus ou moins long) de faiblesse, ce qui se répercute, tout aussi inévitablement, sur sa spiritualité. ce qui, par ailleurs, pourrait constituer, une fois la crise passée, un nouveau départ, avec les anciennes convictions ou avec de nouvelles, plus ou moins évoluées ou rétrogradées.
donc une liberté qui se conserve malgré tous les aléas du temps, et de ses contraintes, c'est de l'obstination. une liberté fondée sur de l'obstination est toujours hermétiquement fermée à tout ce qui est différend, donc ça passe de liberté (pour l'individu X) à de l'extrémisme pour son entourage.
c'est parfaitement louable et fortement récompensé que d'avoir un but objectif (pour reprendre tes mots), mais il est tout aussi louable et fortement récompensé, que d'évoluer en symbiose avec son milieu tout en gardant un oeil sur son but objectif, pour ne pas arriver en décalage par rapport avec cet objectif.
Gilgamesh d'Uruk a écrit :
Ce qui signifie que je fait l'effort permanent pour mesurer la valeur des opinions par rapport à ce que je sais déjà. Je hiérarchise, et j'affirme que toute opinion qui se prévaut de sa simple existence pour revendiquer sa valeur ne joue pas le jeu.
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je ne sais pas si j'ai mal interprété, ou si c'est la formulation de ta phrase qui est décalée [avec tout mon respect], mais je trouve qu'il y a contradiction entre la première partie et la deuxième partie de ton idée.
car si tu ne fait l'effort que pour mesurer la valeur des opinions par rapport à ce que tu sais déjà, tu met d'emblée une croix sur ce que tu as pu ignorer donc tu va hiérarchiser par rapport à ce que tu as su sans tenir compte de ce que tu as ignorer, donc tu vas faire tout le contraire de ce que tu dis dans la deuxième partie de ton idée, à savoir, tu vas faire prévaloir ton opinion de sa simple existence, car tu penses que tu sais tout [toujours respectueusement],
pour revendiquer sa justesse, alors de ce fait toi-même tu joue pas le jeu.
à la rigueur, quand tu te retrouve dans une situation qui est en contradiction avec ce que tu sais déjà, poses-toi la question, est-ce que mon information initiale est juste? ne mériteraitelle pas un petit rafraichissement? alors tu vas la mesurer dans l'absolu avec tes principes [pas ton savoir] si ça se trouve que c'est une bonne chose qui fait évoluer tes connaissances sans être en contradiction avec tes principe [ou laisses moi dire avec ton but objectif] tu pourras alors l'adopter sans crainte de décalage à l'arrivée.
Gilgamesh d'Uruk a écrit :
Du reste, avec quelqu'un qui croit en une opinion révélée (celle d'Allah) la question ne devrait même pas se poser, logiquement. Abu Talib, l'oncle du Prophète est censé avoir gagné un aller simple vers l'Enfer, non pas du fait se ses oeuvres qui furent bonnes (c'est lui qui protège son neveux des attaques des Qoraichite) mais du fait de son opinion. Il n'a pas cru, il est resté polythéistes, et c'est censément le seul péché que rien ne peut venir pardonner.
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ce que tu désignes par "opinion révélée", pour un croyant, c'est ça le principe qui dans l'absolu peut le guider, pour aboutir à la conclusion que telle ou telle information est fiable ou pas, tel ou tel comportement est nuisible ou pas, et ainsi. et pour Abu Talib, c'est pas qu'il n'ait pas cru, mais la réalité est qu'il a cru en la véracité du message du prophète Mohammed (sbl), mais par orgueil et par crainte des dires de Qoraych, il a préférer renier le message. c'est donc pour son orgueil qu'il a été banni de la miséricorde divine.
non, c'était juste pour ne pas faire dans le restreint, c'était dans l'absolu croyant ou pas.
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là je suis déjà en retard, je revient pour le reste l'après-midi. INCHALLAH.
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Gilgamesh d'Uruk a écrit :
A un moment, il faut avoir le courage d'avoir raison, quand on a raison, et tort quand on a tort. Dans un échange intellectuel, le plus important est effectivement d'écouter attentivement autrui, de lui poser des question pour s'assurer qu'on ne travestit pas sa pensée, de partir de là où il part mais arrivé là, de deux chose l'une : soit tu penses en savoir plus que lui, soit tu pense que c'est à lui de t'apprendre. Les deux options peuvent souvent se présenter en même temps du reste, sur deux points différents. Mais donc, en simplifiant, quand tu sais que ton opinion est la meilleure, qu'elle est mieux fondée, il ne faut pas y aller par quatre chemins et le lui dire, de même, quand tu sais qu'il en sait plus que toi, il faut laisser son opinion là où elle est et emprunter la sienne. Tout le reste, c'est une perte de temps mutuelle. Et en général, quand c'est institué comme ça, ça se passe très bien... Dans l'ordre on aime apprendre et parler des sujets que l'on maitrise bien. Echanger des opinions vagues, que l'on sait infondée de part et d'autre, je ne connais rien de plus démoralisant. Je précise quand même que je laisse ici de côté les échanges sociaux qui servent simplement à s'épouiller, à se tâter mutuellement, que ce soit avec des inconnus ou avec des proches.
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Gilgamesh d'Uruk a écrit :
Je n'ai pas dis qu'il n'avait pas une carrière intéressante dans le domaine de l'embryologie, mais que son opinion sur le Coran n'a absolument aucune répercution dans le monde scientifique.
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Gilgamesh d'Uruk a écrit :
Je pense au contraire que le concordisme a pris une importance démesurée dans l'islam actuel. C'est un véritable marronnier des sites musulmans et ce n'est pas étonnant.
L'islam, à la base, criminalise la non croyance et la fait payer d'une souffrance infinie. C'est très gênant si cette croyance consiste simplement à acquiescer à un ultimatum. Il est quand même beaucoup plus confortable de se dire qu'il existe des preuves rationnelles (la préscience surnaturelle du Coran sur différents point de science) et que donc, celui qui refuse d'acquiescer est de mauvaise foi. Or d'un point de vue scientifique, ces pseudo preuve révèlent un degré de sottise et d'indigence véritablement hallucinant.
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Gilgamesh d'Uruk a écrit :
Le vrai problème c'est donc celui là : l'islam criminalise l'incroyance. On ne peut croire sans méjuger l'incroyant, si on est logique. On ne peut pas à la fois soutenir sa foi et penser que l'incroyant est de bonne foi. L'islam (ou si tu préfères : des musulmans, mais en nombre et qui forment une tendance très visible) s'est donc jeté dans une fuite en avant dans l'accumulation de fausses preuves afin de justifier le châtiment. Et le résultat est désastreux et l'enfonce à six pieds sous terre.
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Gilgamesh d'Uruk a écrit :
Le problème c'est que le savoir scientifique est d'abord une réforme intérieure avant d'être d'un usage technique. On trouve souvent exposée l'idée que le savoir est comme une substance contenu dans un réservoir auquel il suffit de se brancher pour se "mettre à niveau". C'est plus profond que ça, le savoir marque l'individu en profondeur, y compris dans ses options philosophiques.
a+
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l'opium et le bâton.
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