Profil supprimé | Je débarque après la bataille, bon tant pis.
lorelei a écrit :
Je pense sincèrement qu'il peut exister autant de différence entre un garçon donné et une fille donnée qu'entre ce garçon et un autre garçon, ou que cette fille avec une autre fille à ce propos ![[:spamafote] [:spamafote]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/spamafote.gif)
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Oui, bien sûr - puisqu'on prend alors des cas particuliers. La question est plutôt sur les comportements majoritaires ou fréquents, et là je dirais qu'on peut constater des différences (en partie socio-culturelles, mais en partie innées aussi).
lorelei a écrit :
hephaestos a écrit :
En fait, je parle des deux.
L'orientation sexuelle fait partie de nos comportements. Tu dis que nos comportements sexuels diffèrent plus à l'intérieur d'un genre que d'un genre à l'autre, ça inclut l'orientation sexuelle. Donc je peux reformuler ma question : tu penses que si les hommes aiment (sexuellement) majoritairement les femmes, et inversement, c'est essentiellement dû à notre éducation judéochrétienne ?
Ca inclut aussi, effectivement, d'autres types de comportement, par exemple l'excitation visuelle : tu penses que là aussi c'est notre éducation qui fait que les hommes sont plus facilement excités par une simple photo ?
[...]
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1/ J'ai pas dit plus, j'ai dit autant. Et accessoirement, je pense que l'éducation fait refouler leur bisexualité à pas mal de gens, oui, par exemple.
2/ Non, je ne pense pas que ça soit lié, la question de la stimulation visuelle. Et là, je pense effectivement que l'éducation a une énorme part.
[...]
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Qu'il y ait des paramètres socio-culturels dans les attirances et même dans l'orientation sexuelle, je le veux bien (cf. les canons de la beauté au cours des siècles, cf. aussi l'homosexualité chez les anciens Grecs). Par contre, si la "nature" donne déjà une orientation majoritairement hétérosexuelle, alors cette dernière partirait avec un avantage que des paramètres socio-culturels "neutres" ne renverseraient pas.
D'autre part, s'il semble bien que les animaux puissent avoir des comportements bisexuels (et pas seulement les bonobos et les dauphins), il n'est reste pas moins que leurs comportements sont sexualisés (cf. les structures patriarcales ou matriarcales d'un certain nombre d'animaux sociaux, cf. les les approches et les parades amoureuses dans lesquelles le rôle du mâle et de la femelle peuvent différer).
Et encore une fois, même si la société était neutre, les différences innées contiueraient d'exister. Et si la nature n'est pas neutre, il faudrait que la société soit orientée dans l'autre sens pour qu'une "égalité" éventuelle puisse se faire...
lorelei a écrit :
Je trouve tragique cette vision des choses. Les intervenants réguliers de ce topic sont à mon sens des borgnes volontaires, se coupant d'une moitié de la population par pure idéologie, et qui en plus s'auto-entretiennent dans l'idée que leur comportement est la norme de par leur représentation ultra-majoritaire sur le topic. Et je me rends compte que parmi les mecs que j'ai aimés, tous avaient des amies femmes avec qui il n'y avait pas la moindre ambiguïté, et que je me méfierais d'ailleurs d'un mec qui n'aurait que des amis mecs et penserait ce genre de chose, ce qui, quand je vois la réaction de Kryptos concernant les amitiés masculines de sa nana, est plutôt une bonne chose.
Sur ce, bonne soirée.
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Je n'ai pourtant pas l'impression que les deux "camps" soient si irréconciliables que ça. Ce qui ressort, c'est que l'amitié ne marche que quand il n'y a pas d'ambiguités et d'objectifs cachés (inconscients ou non) sous-jacents. Et qu'en fin de compte, il y a ceux qui pensent que comme il y a des cas où ça n'a pas marché, ce n'est pas possible, et ceux qui pensent que comme il y a des cas où ça marche, c'est possible.
lorelei a écrit :
Et donc, si la fille est un boudin, c'est pas une fille, et du coup il est possible d'être ami avec? Donc oui, l'amitié homme-femme existe bien, hein. Enfin, c'est bien, c'est verrouillé comme concept, y'a réponse à tout.
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Plus simplement et généralement: s'il n'y a aucune attraction envers la fille, il n'y aura pas d'ambiguité (en tout cas de la part du garçon; il faut certes que ce soit réciproque), donc pas de dérapage de la relation. Sauf qu'à mon sens, l'attraction et le désir ne sont pas corrélés de critères objectifs de beauté; on peut parfaitement ne pas être attiré par une fille qu'on trouve jolie, et ce pour des raisons diverses (personalité, comportement, centres d'intérêt, etc... et surtout toutes celles qui sont inconscientes).
Le problème, c'est quand il y a ambiguité - et ça inclut les cas où il n'y avait initialement pas d'ambiguité (en tout cas consciente), et où celle-ci surgit après coup (par exemple suite aux aléas de la vie de l'un des deux membres...). Mais ça reste dans le cadre précédent.
lorelei a écrit :
Je tire effectivement des conclusions de ce que je peux voir sur ce topic, ne connaissant pas vos vies perso, oui. En voyant les réponses à AyM31, excuse-moi, mais on a un peu l'impression que le moindre exemple s'opposant au consensus sur le topic ("non" ) est balayé de la main grâce à la trinité "tu te mens à toi-même"/"ah mais oué elle est moche"/"T'es gay", ce qui, tu en conviendras, est bien peu scientifique comme démarche.
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Cela dit, AyM31 avait écrit:
"Il y a des filles belles/intelligentes/gentilles par lesquelles je suis attiré surtout "physiquement" (envie de caliner, et tout le reste, vous voyez le topo) : dans ce cas je peux considérer que je vais tenter ma chance. Si ça ne marche pas, tant pis, si ça marche, tant mieux.
Il y a des filles belles/intelligentes/gentilles par lesquelles je suis attiré surtout "moralement" (envie de rire, discuter des heures, là c'est sûr vous devez pas trop voir de quoi je parle) : dans ce cas je la vois plus comme une amie potentielle."
Autrement dit, dans le second cas, il n'y a pas d'ambiguité car il n'y a pas d'attraction physique (ou très faible, ou en tout cas plus faible que le seuil de déclenchement du cas 1).
Par contre, ce qui me semble un peu triste dans ce genre de classification des personnes, c'est le fait de la présenter comme immuable et gravée dans le marbre, comme si une fois qu'une première impression était faite plus rien ne pouvait changer par la suite. Je ne nierai pas que les premières impressions jouent un rôle important, mais ça me semble plutôt dommage de s'y tenir pour classer les gens et ne plus jamais revoir cette catégorisation...
lorelei a écrit :
Heu mais chuis désolée, je suis quand même attirée sexuellement par une très petite minorité de gens, par exemple. Alors pourquoi ces exceptions sont-elles considérées comme des exceptions étant donnée que c'est plutôt le cas majoritaire?
Sinon, comme Atropos, je ne vois absolument pas en quoi attirance sexuelle (ayant ou non un résultat) peut-être incompatible avec l'amitié. M'enfin voilà, quoi, j'ai l'impression d'une mise en place d'un cadre d'analyse complètement déformé à ce propos sur le topic.
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Sur la façon de considérer la minorité et la majorité, cf. plus haut. Et on retient peut-être davantage les échecs que les cas qui marchent, tout simplement.
Pour ce qui est de l'attraction physique, tout dépend du fait que ce soit/ait été ou non ambigu, et qu'il y ait ou non réciprocité des objectifs. Si ça a toujours été clair et que cela est réciproque, je ne vois pas pourquoi ça serait incompatible. Mais dans les autres cas, on peut comprendre que ça finisse par moins bien marcher.
Dreamcast a écrit :
[...]
Enfin j'insiste sur les sentiments, pour moi c'est ça le frein à l'amitié hommes et femmes, on a beau se dire que l'amitié existe sans ambiguité, dès que les sentiments s'installent (parceque ça on ne le controle pas avec des mots et des "ouais ya pas d'ambiguité " ) l'amour en a rien à foutre des promesses et autres contraintres liés à une amitié, et ce genre de choses arrivent plus souvent qu'on le crois apparement!
Si tu ne vois que le coté sexe, évidemment que tu peux le controler, c'est facile de se dire "oohh pui voila, elle ne veut pas ! j'ai beau insister, ça ne passe pas ! je lache l'affaire ! et puis on s'entend bien comme ça je ne vais pas tout foutre en l'air pour une histoire de fesses "
La oui c'est gérable, on peux parler d'une possible amitié, tant que les sentiments ne viennent pas s'installer un beau matin, parceque ça c'est très difficilement gérable, voir pas du tout gérable !
[...]
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On peut s'abstenir de passer à l'acte, mais la pulsion et le désir, eux, peuvent être beaucoup plus délicats à contrôler. On ne lâche facilement l'affaire que quand cette attraction n'est pas si forte que ça... mais une attraction non contrôlable par le cosnceint, c'est peut-être ça que tu appelles "sentiments" ?
SmileySex a écrit :
Je viens de voir ce topic, je lis les dix dernières pages et puis enfin ce message ...
En ce qui me concerne, c'est en partie ça. Avec le temps passé avec une personne, même sans attirance physique initiale elle finit par apparaitre, à force de connaitre et d'apprécier la personne ...
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J'aurais plutôt tendance à dire que ça peut apparaître, mais c'est très loin d'être systématique (c'est même très minoritaire).
SmileySex a écrit :
Il n'y a pas que ça évidemment, en matière de relations sociales humaines il n'y a jamais qu'une seule raison unique, mais au contraire tout un faisceau dont le jeu de coefficients propres à chacun font que l'individu va opter pour telle ou telle conclusion et action.
L'amitié homme-femme ? Vaste sujet ... Je comprends tout à fait Herbert de vaucanson quand il disait Citation :
et pourquoi n'as tu jamais éprouvé de désir (voir d'amour) pour elle, si tu la cotoyais régulièrement et que tu la trouvais jolie, intelligente, sympa, et que tu étais seul ?"
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Clairement, devant une telle énumération de qualités, comment ne pas éprouver de désir ? Chaque élément pris séparément pourrait suffire, alors tous réunis ...
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Non, parce que ces éléments sont (ici) relatés de façon consciente et raisonnée, alors que l'attraction est (à mon avis, et très souvent) du domaine de l'irrationnel et de l'inconscient.
SmileySex a écrit :
Bien sûr, si AyM31 est d'ores et déja complètement épanoui avec sa femme idéale, la question ne se pose pas (et je pense pour ma part qu'il ne doit pas être loin de la trentaine).
L'amitié homme-femme, sans désir, aucun problème. Mais alors aucun. Et il est extrêmement profitable aux deux parties, dans la quête sans fin de comprendre l'autre sexe. Par contre, une fois qu'il y a désir, ça se complique vitesse exponentielle 
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On va dire qu'il n'y a aucune problème tant qu'il n'y a pas de désir non-réciproque (si le désir est réciproque, ça devient soit une relation d'amitié avec composante sexuelle, soit un couple... jusqu'à ce que ça casse éventuellement, dans le cas où la réciprocité n'est alors plus de mise).
SmileySex a écrit :
[...]
La meilleure réponse à la question de ce topic est "ça dépend", à moins de préciser la question. Pour moi, j'ai eut des amies que j'ai désiré, d'autres non... des filles que j'ai désiré et eut sont devenues des amies, d'autres non. Le sexe avec une amie qu'on connait bien, et qui nous connait bien, et avec laquelle on a beaucoup parlé "cul", est fantastique dès le premier soir ! Quand à ne pas pouvoir épouser sa meilleure amie et lui faire des gosses car ça détruirait la belle amitié ... je n'y crois pas une seconde.
Mes 5 cents d'euro. ![[:smileysex] [:smileysex]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/smileysex.gif)
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Assez d'accord avec cette conclusion, il n'y a pas de règle générale.
SmileySex a écrit :
Pour moi, le seul truc qui fout en l'air l'amitié, que ce soit entre mecs ou entre femmes ou entre hommes et femmes, c'est l'amour. On ne pense plus droit, on comprend tout de travers, et on finit par faire n'importe quoi.
Alors que le sexe seul, je vois pas en quoi ça change quoi que ce soit. Le problème est que dans notre culture occidental.france, sexe, sentiments et jugement d'autrui forment un beau sac de noeud qui complique tout. Je passerais sur les préjugés usuels maintes et maintes fois dénoncés par Lorelei ici ou ailleurs, mais c'est véritablement ça qui nous pourrit l'existence, car en soi, il n'y a vraiment, mais alors vraiment pas de mal à se faire du bien
Surtout avec quelqu'un qui nous plait, qu'on apprécie et pour qui c'est réciproque !
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Pas seulement dans la culture occidentale d'ailleurs...
Et le problème, ce n'est pas le désir (ou même l'amour, à mon avis - et encore faudrait-il le définir), c'est la réciprocité des objectifs et les ambiguités. Quand il y a des déséquilibres, il peut y avoir des problèmes (en fin de compte, c'est comme en physique ).
Tout dépend de ce qu'on appelle "amour". Il y en a des tonnes de conceptions et de définitions possibles (sachant, aussi, que ce n'est pas uniquement de l'ordre du rationnel, donc pas forcément facile à définir).
SmileySex a écrit :
Quand elle couche avec un autre gars, ça te fait mal ?
Voila ce qui change avec l'Amour.
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Même pas forcément. D'une part parce que même sans sentiments très fort, ça peut être pris comme une remise en cause de ses propres performances sexuelles, et donc faire mal à l'amour propre (consciemment ou non, d'ailleurs). D'autre part parce que dans certaines relations, ça reste possible de passer l'éponge, et qu'en poussant un peu on pourrait être heureux de voir son/sa partenaire être heureux ailleurs (cf. couples échangistes, etc... ).
ITM a écrit :
J'aurais dit : l'amitié homme/femme est impossible sauf dans les cas où le mec n'a aucune attirance potentielle pour la fille.
Donc l'enjeu est de définir ce qui fait qu'un mec n'est pas attiré potentiellement par une fille.
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D'accord sur la potentialité.
ITM a écrit :
J'ai trouvé deux types de réponse à ça:
La première est une liste de critères qui dépend de la personnalité de chacun :
- trop jeune (ça par exemple c'est vraiement pas pour tout le monde )
- trop vieille
- handicapée
- ... (vous noterez que je ne considère pas le caractère ni les idées politiques comme des freins à l'attirance )
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Ce sont des critères rationnels. Or, si le désir était uniquement rationnel, ça serait beaucoup plus simple à vivre.
Pour ce qui est du "trop jeune":
ITM a écrit :
La deuxième réponse est plus intéressante car universelle : un mec n'est pas potentiellement attiré par une fille ssi il arrive à passer 1 mois sur une île deserte sans jamais rien tenter avec 
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Ca se discute: sur une île déserte, sans capotes et sans contraceptifs, avec des infrastructures médicales inexistantes, on peut comprendre qu'on n'ait pas envie de coucher.
lorelei a écrit :
Sauf que je n'ai strictement jamais tenté de me prévaloir de l'appui de la sacro-sainte science, moi. Le problème c'est que dans la grande question nature vs.culture / acquis/inné, il est impossible de pousser les expériences sur la privation d'éducation du petit d'homme au point où on a poussé les études sur la génétique et le biologique. Voilà pourquoi je pense personnellement et en me basant sur une observation plus proche de la sociologie (science molle, ouh là là quelle horreur) que l'éducation, la culture, ce genre de choses, a une influence beaucoup plus importante que ne tendent à le faire sous-entendre en creux les articles de Nature ou Science sur les questions de sexe et surtout de genre (rien que cette dernière notion marque en quoi je ne me prétends pas scientifique).
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Sans oublier les progrès de l'éthologie aussi (cf. les moeurs du bonobo), qui tendent par contrecoup à faire de l'homme un animal (un peu plus) comme les autres. Et dans ce domaine, les relations homosexuelles des animaux ne sont pas dénuées d'aspects "sociaux".
Mais autant ça me semble impossible de nier l'existence d'aspects socio-culturels dans nos comportements, autant la volonté de certains mouvements de nier l'existence de différences innées et d'ordre biologique me semble vain (non, un mâle et une femelle, ce n'est pas strictement identique, et vouloir nier les différences est à mon sens utopique voire néfaste). Le problème, c'est qu'on tend, de part et d'autre, à mettre l'accent sur l'un des aspects, ce qui fait que des lecteurs peuvent croire (à tort) que l'autre a été ignoré.
lorelei a écrit :
Sauf que je ne suis pas d'accord sur le fait que l'attirance sexuelle (ou la satisfaction de celle-ci) aie nécessairement à être incompatible avec une amitié profonde, et que je pense que cet obstacle-là, oui, est purement culturel. D'où ma position de dire que la culture a une influence déterminante sur cette question dans le sens où culturellement, on considère attirance sexuelle et amitié incompatibles. Voilà.
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De toute façon, l'amitié c'est aussi d'ordre socio-culturel, donc bon...
lorelei a écrit :
Non mais voilà, c'est aussi une notion super étroite de l'amitié qui est acceptée sur ce topic. Une notion qui n'est peut-être pas non plus celle de tout le monde. Parce que l'intéressement d'une amitié, il peut aussi se considérer sur des trucs comme "c'est une personne très sociable qui me permet d'aller au delà de ma timidité et de rencontrer des gens" ou "c'est une personne posée qui me permet d'analyser et de trouver des réponses à mes problèmes".
Encore une fois, pour moi, le fait de mettre l'attirance sexuelle comme seul "intérêt" et non dit mettant en péril une amitié est culturel. D'où ma réponse culturelle à la question posée.
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A voir, d'une part car toutes ces "amitiés intéressées" résistent souvent moins aux aléas du temps et de la vie (cf. les "vrais amis" qu'on ne parvient à recenser qu'en cas de coup dur), d'autre part car dans certains cas, l'ambiguité dans la relation (et du coup la fausse représentation que l'autre se fait de la relation) n'est pas existante (ou n'est pas découverte) d'où absence de conséquences.
Je seraiis prêt à faire le pari que si tu dis à un "ami" qu'il est là "parce qu'il a un réseau important" alors qu'il croyait que c'était parce qu'il était sympa et que tu partageais avec lui une passion pour l'aquariophilie, ça risque de planter quelque peu par la suite.
lorelei a écrit :
Et toi, Cardelitre, tu mets en plus toujours une grosse dose de miroir magique, car la seule raison pour laquelle je ne mentionne pas l'influence biologique/innée, c'est qu'elle a été sacrément développée en long en large et en travers, et que je ne suis pas spécialiste du sujet.
Votre domaine c'est la science, on le sait, et vous développez des argumentations solides.
Mon domaine, même si je m'en suis éloignée, c'est la sociologie. Et je développe mes argumentations en me basant dessus. J'essaie d'amener de nouveaux éléments, et franchement, je ne comprends pas cette manière d'invalider mes arguments par la toute-puissance de la science et l'accusation de prétention ou de non-prise en compte de l'élément inné/biologique.
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Peut-être parce que tu donnes une image de féministe, et qu'on tend alors à te faire dire ce que tu n'as pas écrit (ce qui serait alors de leur tort, bien entendu).
lorelei a écrit :
Et c'est là que ma question sur la bisexualité prend tout son sens : ne puis-je donc, par le fait que l'attirance sexuelle que je ressens ne dépend pas du sexe de la personne, être amie avec qui que ce soit ?
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Seulement avec les gens envers qui tu ressens une attirance, dans le cas où ce serait ambigu et non-réciproque.
lorelei a écrit :
En fait ce topic, c'est plus une sorte de club de débat, quoi, la question on s'en fout un peu? 
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Yep Gruik. A ton avis, pourquoi suis-je donc ici, à faire des pavés que personne ne lira ?
popovski a écrit :
Comment pourrais tu jauger, là dans ta situation de mec bloqué sur le mode hétérosexuel, de l'attirance que tu ressentirais une fois débarrassé des dits bloquage.
La "violence" que tu ressens, n'en fait pas une norme naturelle (ne pas prendre son cas pour...), à fortiori spécifique au sexe masculin, c'est plutôt un trait de personnalité. Perso, j'ai plus souvent eu l'impression d'être dépassé par l'ardeur féminine qu'autre chose... Mais je ferai pas de généralisation inverse: ça dépend de entièrement de ma personnalité et de celle des meufs que je pioche.
Sinon, c'est slightly abusif de dire que le désir masculin a été fortement restreint... A côté de la négation depuis quelques siècles du désir féminin, c'est plutôt la justification (glorification?) du désir/sentiment incontrolé (et soi disant incontrolable) qui a prédominé pour nous...
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'fin bon, tu prends un mâle en rut d'une autre espèce animale, et tu le mets en présence d'une femelle en chaleur, à mon avis la suite des événements est assez prévisible.
A mon sens, ce qui est douteux, c'est surtout de penser que le désir masculin envers le féminin est plus forcément plus fort que celui du féminin envers le masculin (et de les comparer). Pas que le désir hétérosexuel diffère du désir homosexuel.
doutrisor a écrit :
Le désir sexuel pour un sexe plutôt qu'un autre n'est pas qu'une affaire de blocages sociaux. C'est aussi une histoire de goûts, d'envie, comme pour la bouffe, les fringues.... Et il est effectivement inexacte de plaindre les pauvres mâles restreints dans leurs désirs Tenez, encore de nos jours, un mec qui passe de conquêtes en conquêtes est bien vue, alors qu'une femme est considérée comme une salope (on n'écarte pas comme cela des siècles de conditionnement chrétien)
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Pas que chrétien, d'ailleurs...
En absence de contraception, et en prenant une société basée sur des couples, l'infidélité signifie que le mâle cocufié va nourrir et éduquer, en y consacrant ses propres ressources, des rejetons qui ne sont pas les siens (donc contribuer à répandre d'autres gènes). Alors que dans le cas où le mâle infidèle ne reverse rien à ses conquêtes de passage, la femelle légitime (et ses rejetons) n'en sera pas lésée (bon, l'absence stricte de reversements est plutôt rare) [les efforts de la femelle bénéficieront uniquement aux siens, infidélité ou non; pas ceux du mâle].
Dans le cas d'une société de nature patriarcale (majoritairement le cas chez les humains), les conséquences sont donc assez prévisibles sur le fait de cumpabiliser davantage la femelle que le mâle (les autres voudraient en faire autant... et l'infidèle assumé, c'est souvent le puissant). Dans le cas d'une société matriarcale (ou dominée par les femelles), il y aurait moins lieu de condamner l'infidélité puisque la mère continuerait à élever les siens, tandis que l'insignifiance du mâle (et de ses revenus!) ferait que toute "fuite" éventuelle de ce dernier serait de conséquences infimes.
La suite plus tard, de toute façon personne le lira. ![[:goret] [:goret]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/goret.gif) |