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Auteur Sujet :

vie apres la mort

n°11839214
lanimal2
I'm bipolar BUT when I ride'.
Posté le 16-06-2007 à 17:55:29  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
J'adore le nom de ton dernier smiley  :lol:  


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mood
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Posté le 16-06-2007 à 17:55:29  profilanswer
 

n°11839872
reset.smit​h
Posté le 16-06-2007 à 19:39:56  profilanswer
 

Spiderkat a écrit :

Et qu'est-ce donc «froler la mort» comme tu dis sinon le fait d'être toujours vivant. Hors pour parler de vie après la mort il faudrait dans le cas échéant que la personne soit déclarée cliniquement décédée.


 
 
J'ai jamais vu quelqu'un revenir d'entre les morts. Selon ton raisonnement il faudrait donc fermer le topic puisque d'aucune utilité ?
 
Ceci dit il me semble que les expériences vécu par un grand nombre laisse à penser qu'il y une sorte de chemin vers l'au delà. Donc froler la mort c'est bien aussi envisager une vie après la mort, ce qui ramène bien au sujet du topic.
 
Mais ceci dit on y croit ou on y croit pas.  
 
Par contre à titre perso, prétendre que c'est du pipeau, qu'on ne finit que poussière, là faut pas exagérer.  
Personne n'a le monopole de pouvoir dire ce qui ce passe après la mort. A part dieu.  
Et paradoxalement j'affirme cela sans être croyant.

n°11839922
Profil sup​primé
Posté le 16-06-2007 à 19:45:53  answer
 

reset.smith a écrit :


Mais ceci dit on y croit ou on y croit pas.


 
c'est donc bien une question de croyance et non de faits.
 

reset.smith a écrit :


Par contre à titre perso, prétendre que c'est du pipeau, qu'on ne finit que poussière, là faut pas exagérer.


 
et pourquoi en serait-il autrement ? de quel droit, selon quelle logique ou raisonnement, pourrait-on affirmer le contraire ?
 

reset.smith a écrit :


Personne n'a le monopole de pouvoir dire ce qui ce passe après la mort. A part dieu.  
Et paradoxalement j'affirme cela sans être croyant.


 
effectivement c'est plus que paradoxal [:ddr555]
 
 
 

n°11839966
reset.smit​h
Posté le 16-06-2007 à 19:52:11  profilanswer
 


 
Suis pas croyant mais un peu philosophe ;)

n°11839986
reset.smit​h
Posté le 16-06-2007 à 19:54:56  profilanswer
 


 
Et bien parce qu'on ne sait rien de la mort ( à part celle organique ). Aussi avoir la prétention d'affirmer qu'on ne finit que poussière est impossible à prouver.

n°11840005
Profil sup​primé
Posté le 16-06-2007 à 19:58:20  answer
 

reset.smith a écrit :

Et bien parce qu'on ne sait rien de la mort ( à part celle organique ). Aussi avoir la prétention d'affirmer qu'on ne finit que poussière est impossible à prouver.


 
c'est aussi une volonté de refuser que la mort ne soit que néant surtout , c'est un peu comme prétendre qu'il est impossible de prouver que Casimir ne vit pas dans la forêt de Brocéliande [:spamafote]
 
Et c'est surtout de prouver qu'il existe quelque chose aprés la mort qui serait plus logique que d'affirmer qu'on ne peut prouver le contraire  :D  

n°11840105
reset.smit​h
Posté le 16-06-2007 à 20:10:17  profilanswer
 

C'est surtout qu'en l'état les symptomes décrit au seuil de la mort donnent tout autant raison à ceux qui pensent qu'il s'agit d'hallucinations du cerveau en l'absence d'oxygène que de crédit à ceux qui pensent en l'existence d'un au delà :D

n°11844061
clementdou​sset
Posté le 17-06-2007 à 09:20:47  profilanswer
 

reset.smith a écrit :

C'est surtout qu'en l'état les symptomes décrit au seuil de la mort donnent tout autant raison à ceux qui pensent qu'il s'agit d'hallucinations du cerveau en l'absence d'oxygène que de crédit à ceux qui pensent en l'existence d'un au delà :D


 
 
Je pense comme toi qu'il y a dans ce débat des symétries et j'en vois une autre, pour ma part. Elle se situe entre la position d'un Ryan qui croit à la conscience sans la penser et celle d'un Cardelitre qui croit  à la mort sans la penser davantage.
 
Ryan croit à la conscience comme entité suprême, collective, à laquelle tout être qui pense participe nécessairement. Il croit que la conscience est hors de l'individu, que le moi n'existe pas, que la mort n'est que la fin d'une illusion: "l'existence de ce moi" et n'altère pas la présence, au contraire, d'une conscience justement déliée de l'existence individuelle de ce moi. Ryan pense que sa conscience continuera d'exister après sa mort parce que, justement, ce qu'il appelle comme moi la "conscience de Ryan" ne se distingue en rien de façon nécessaire de l'existence de  la conscience de Cardelitre, de Reset-smith  ou de Clément Dousset. Elle est la partie d'un tout qui serait la Conscience avec un grand C, tout dont elle pourrait bien prendre les  attributs: la puissance, l'étendue, l'éternité.
 
Pour Ryan la mort est alors une libération. C'est le génie qui s'échappe de la bouteille. Une partie de l'éternelle conscience recroquevillée dans l'enveloppe charnelle qui va pouvoir s'étendre, se fondre et se confondre avec l'entité même. Ryan croit que Ryan n'existe pas, que son corps est une illusion et que,surtout, sa conscience n'est pas le produit de ce corps, qu'il ne sert à rien alors de s'ingénier à comprendre comment ce corps produit la conscience et d'une façon qui place en lui la problématique même de sa survie... C'est parce que, justement, je ne crois pas que la conscience puisse exister d'une façon qui ne placerait pas à l'intérieur d'un corps individuel l'origine, la nourriture et la possibilité de relayer ou non son existence que je me permets de dire que Ryan ne pense pas la conscience.
 
Cardelitre, lui, croit à la mort définitive de la conscience individuelle. Il ne faut pas faire l'erreur de dire que Cardelitre ne croit à rien. Cardelitre croit à beaucoup de choses au contraire. Il croit à la survie de ses proches après sa mort, il croit à la survie de l'humanité de la même façon, il croit au progrès, il croit à la science, il croit à la raison... Il croit à la nécessité de combattre toute croyance qui se distingue des siennes, ce qui explique sans doute la hargne virulente avec laquelle il les stigmatise.
 
L'amusant est que, si Cardelitre croit ainsi en beaucoup de choses, la seule chose en laquelle il est certain qu'il ne croit pas c'est ce à quoi il soutient qu'il croit en premier lieu, c'est à dire la mort. Car il est facile de dire qu'on croit en tout et en n'importe quoi, en Dieu, en la métempsychose, en la baleine bleue ou en la mort rouge. L'affirmation d'une croyance n'est valable que si l'on montre son aptitude à penser, et à faire au moins justement exister par sa pensée l'objet de sa croyance. Or justement, Cardelitre -hors de son évocation ridicule de son moi qui se dissout au fond de la piscine- se garde bien de le faire. Et, au contraire, affirme explicitement ou implicitement des croyances qui contredisent cette pensée même. Croire à la survie de l'humanité après sa mort, c'est ne pas croire totalement à sa propre mort. Car croire c'est manifester de l'énergie -et Dieu sait si Cardelitre en manifeste!- qui s'investit forcément dans l'objet de sa croyance. Et cette énergie transcende nécessairement cet objet. D'un point de vue rationnel et matérialiste, ce qui existe quand Cardelitre dit que l'Humanité subsistera à sa mort, c'est l'énergie avec laquelle Cardelitre profère cette proposition. Et pas cette proposition même qui n'a aucune réalité matérielle. Donc, de deux choses l'une, ou Cardelitre croit que rien de sa conscience n'existera après sa mort et donc forcément pas l'énergie de sa profération et, par conséquent, encore moins l'objet de sa croyance. Donc Cardelitre -qu'il le reconnaisse ou non- ne croit pas que l'humanité subsitera après sa mort. Ou Cardelitre croit dur comme fer que l'humanité subsistera à sa mort, et -qu'il le veuille ou non- il croit ainsi que quelque chose de l'énergie de sa croyance subsistera après sa mort. Et donc il ne croit pas à la mort définitive et absolue de sa conscience. Peut-être  Cardelitre reconnaîtra-t-il enfin qu'il est incapable de penser à sa mort, à sa mort comme anéantissement pur comme -j'ai essayé de le montrer naguère- je suis incapable et tout homme avec moi de le penser. Toute affirmation contraire tient de la naïveté ou de la mauvaise foi. Et peut-être des deux!

Message cité 1 fois
Message édité par clementdousset le 17-06-2007 à 11:37:58
n°11844107
reset.smit​h
Posté le 17-06-2007 à 09:54:36  profilanswer
 

J'ai du relire 3 fois la réflexion de clementdousset :D  
Mais la question de "La vie après la mort" mérite bien un tel débat  ;)

n°11845429
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 17-06-2007 à 15:00:39  profilanswer
 

clementdousset a écrit :

Croire à la survie de l'humanité après sa mort, c'est ne pas croire totalement à sa propre mort.

 

Encore cette lubie ? :??:

 

On dirait du sollipisme. Quand mon grand-père est mort, le monde ne s'est pas arrêté pour autant. L'humanité a survécu. Pareil pour toutes les personnes qui sont mortes jusque là. A partir de là, à part dans une vision de type sollipisme, je peux extrapoler cela à ma propre mort, en toute objectivité. Je ne me pose pas en sujet, juste j'énonce une "vérité" objective: qd quelqu'un meure, qui que ce soit, il n'entraine pas la chute de l'humanité avec lui. Ceci est vrai pour tout le monde, donc c'est vrai pour moi. Une machine pourrait d'ailleurs avoir le même raisonnement, "Qd qq'un meure, le monde continue, donc qd Herbert mourra, le monde continuera". On dirait que tu considères que le monde lui même, le monde réel, n'a aucune existence ailleurs que dans mon esprit, la vision que tu exposes ici n'a donc rien d'objectif: elle n'est vraie que dans le cadre très restreint du sollipisme, et n'a donc par conséquent, que peu d'intéret [:spamafote]

Message cité 1 fois
Message édité par Herbert de Vaucanson le 17-06-2007 à 15:01:55

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Posté le 17-06-2007 à 15:00:39  profilanswer
 

n°11845535
clementdou​sset
Posté le 17-06-2007 à 15:24:04  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

Encore cette lubie ? :??:
 
On dirait du sollipisme. Quand mon grand-père est mort, le monde ne s'est pas arrêté pour autant. L'humanité a survécu.  [:spamafote]


 
mon pauvre herbert, quand t'auras compris que penser la mort des autres et penser sa propre mort  ça n'est pas la même chose , je pourrais essayer de raisonner avec toi. Autrement je m'épuise et je perds mon temps...

n°11845584
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 17-06-2007 à 15:32:29  profilanswer
 

clementdousset a écrit :

mon pauvre herbert, quand t'auras compris que penser la mort des autres et penser sa propre mort  ça n'est pas la même chose , je pourrais essayer de raisonner avec toi. Autrement je m'épuise et je perds mon temps...

 

Quand tu auras compris que ta vision n'est vraie que dans un cadre limité, celui du sollipisme, on aura également bcp progressé... Ce n'est pas moi qui "pense ma propre mort ou la mort des autres" dans l'exemple que je donne: c'est une machine, et cette machine dit "Lorsqu' herbert mourra, le monde continuera de tourner". C'est une "vérité" comme une autre. Le fait qu'il soit inscrit "herbert" plutôt que "clément" et que ce soit "herbert" qui lise cette phrase ne change rien à sa validité objective. Comment vas-tu pouvoir contredire ça autrement qu'en me replaçant en tant que sujet et en me sortant que comme le sujet n'est plus, l'objet de sa réflexion n'est plus non plus ?

 

Bref, j'ai très bien compris tes propos, mais ce que tu as l'air de rater, c'est que ta vision n'est valable que dans un cadre bien restreint, apparenté au sollipisme. J'en veux pour preuve que tu vas me répondre qu'il faut se replacer en tant que sujet, et que ce statut de sujet change la validité de cette "vérité" [:spamafote]

Message cité 1 fois
Message édité par Herbert de Vaucanson le 17-06-2007 à 15:41:56

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n°11845693
clementdou​sset
Posté le 17-06-2007 à 15:52:31  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

Quand tu auras compris que ta vision n'est vraie que dans un cadre limité, celui du sollipisme, on aura également bcp progressé... Ce n'est pas moi qui "pense ma propre mort ou la mort des autres" dans l'exemple que je donne: c'est une machine, et cette machine dit "Lorsqu' herbert mourra, le monde continuera de tourner". C'est une "vérité" comme une autre. Le fait qu'il soit inscrit "herbert" plutôt que "clément" et que ce soit "herbert" qui lise cette phrase ne change rien à sa validité objective. Comment vas-tu pouvoir contredire ça autrement qu'en me replaçant en tant que sujet et en me sortant que comme le sujet n'est plus, l'objet de sa réflexion n'est plus non plus ?  
 
Bref, j'ai très bien compris tes propos, mais ce que tu as l'air de rater, c'est que ta vision n'est valable que dans un cadre bien restreint, apparenté au sollipisme. J'en veux pour preuve que tu vas me répondre qu'il faut se replacer en tant que sujet, et que ce statut de sujet change la validité de cette "vérité" [:spamafote]


 
Il ne s'agit pas de penser sa mort dans un cadre (celui du solipsisme (avec un seul l)) ou dans un autre. Il s'agit de penser sa mort dans sa vérité intime de sujet. Point. Tu dis que dans ta phrase: "ce n'est pas toi qui pense c'est une machine" Moi je ne savais pas que les machines étaient capables de penser. je ne connais de pensées que de sujets pensants.
L'important ce n'est pas que tu puisses ou non lire cette phrase:"lorsque Herbert mourra , le monde s'arrêtera de tourner en appréciant son contenu objectif". L'important si tu veux penser ta mort, c'est que tu sentes la place que tient en toi ce sujet Herbert et que tu te rendes compte que la totalité du monde et du sens repose sur lui . Tu as le droit de ne pas penser cela mais à ce moment-là tu ne penseras pas ta mort. Tu  penseras à la mort d'Herbert, ce qui n'est pas du tout la m^me chose!!!!

Message cité 1 fois
Message édité par clementdousset le 17-06-2007 à 15:54:04
n°11845772
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 17-06-2007 à 16:05:32  profilanswer
 

clementdousset a écrit :


L'important ce n'est pas que tu puisses ou non lire cette phrase:"lorsque Herbert mourra , le monde s'arrêtera de tourner en appréciant son contenu objectif". L'important si tu veux penser ta mort, c'est que tu sentes la place que tient en toi ce sujet Herbert et que tu te rendes compte que la totalité du monde et du sens repose sur lui .


 
C'est bien là une forme de pensée proche du solipisme de considérer que le monde n'a pas d'existence réelle en dehors de moi et d'en tirer ce genre de conséquences [:spamafote]
 
Et je ne vois là qu'une affirmation injustifiée dans ton "l'important c'est ceci, et pas cela". J'attends que tu justifies tes propos. Sinon, je peux te répondre l'inverse et on peut tourner en rond encore longtemps... Pourquoi ne puis-je pas affirmer: "après ma mort, comme après la mort d'autrui, je crois qu'il n y a rien" ou, "ce qui me dérange dans l'idée de ma mort, c'est la souffrance que mes proches ressentiront à ma mort"


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n°11845910
clementdou​sset
Posté le 17-06-2007 à 16:37:26  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

Pourquoi ne puis-je pas affirmer: "après ma mort, comme après la mort d'autrui, je crois qu'il n y a rien"


 
Mais tu peux l'affirmer tant que tu veux comme tu peux affirmer: "je crois qu'après la mort il y a une explosion de mon esprit", "un frissson atroce", "une extase singulière", "un"...je n'ai pas beaucoup d'imagination, d'autres en ont pour moi ici...Ce que j'ai dit et me faut donc me répéter c'est que quel que soit ce à quoi l'on croit, il faut essayer d'en penser le contenu. Et penser le contenu de ce "il n'y a rien après la mort" ce n'est pas si facile qu'on pourrait le croire, ça ne se fait pas en cinq minutes, ça entraîne la réflexion vers des abîmes très douloureux. Mais il ne faut pas se contenter de penser le contenu de ce :"il n'y a rien après la mort", il faut aussi passer à la critique toutes nos croyances, même les plus immédiates, comme celle-ci par exemple "qu'il est important de te répondre" à la critique pour voir si il n'y a pas dans celles-ci un contenu de pensée qui ne s'accorde pas avec la croyance qu'il n'y a rien après la mort...ce qui veut dire, comme la mort peut survenir à tout instant, qu'il pourrait n'y avoir rien dans cinq minutes m^me pas le souvenir que j'aurais été.

n°11846060
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 17-06-2007 à 17:02:45  profilanswer
 

clementdousset a écrit :

Ce que j'ai dit et me faut donc me répéter c'est que quel que soit ce à quoi l'on croit, il faut essayer d'en penser le contenu.


 
Pourquoi donc ?
 
On peut très bien "croire" à quelque chose juste en déroulant un raisonnement logique, sans avoir à en "penser le contenu". Car comment penser le contenu de "après ma mort", d'autant plus si je crois qu'il n'y a plus rien ?  


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n°11847316
clementdou​sset
Posté le 17-06-2007 à 19:43:08  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

Pourquoi donc ?
 
On peut très bien "croire" à quelque chose juste en déroulant un raisonnement logique, sans avoir à en "penser le contenu". Car comment penser le contenu de "après ma mort", d'autant plus si je crois qu'il n'y a plus rien ?


 
Tout se passe comme si toi -et un certain nombre d'autres- considéraient le débat sur l'existence ou non d'une vie après la mort comme un débat du même type que celui sur les OVNI, la transmission de pensée, voire sur les tables tournantes. Evidemmment si c'était le cas on ne voit pas pourquoi ce débat ne s'effectuerait pas dans le cadre d'une logique cartésienne très rassurante où ne seraient mis en jeu que des outils classiques d'induction et de déduction. Qu'il n'y ait pas d'OVNI, que la transmission de pensée n'existe pas, que des eprits ne fassent pas tourner les tables, franchement cela ne me chaut pas grand chose. Qu'il n'y ait rien après la mort, cela me bouleverse au plus intime de ma pensée. J'ai essayé de le montrer dans mes deux premières interventions d'une façon qui est sans doute à reprendre et à développer mais qui pour moi évoque l'essentiel. J'ajouterai seulement ceci pour l'expliquer: toute ma pensée est projection, toute projection se fait dans l'avenir et la mort est inscrite indubitablement dans mon avenir.
 
70% des interventions ici sont du type: ya des NDE ou ya pas d'NDE et le reste est du type: ya une vie après la mort, ya pas de vie après la mort. Dans les interventions du second type, il y a celles de ceux pour qui il y a une certaine sorte de "vie" après la mort et qui essaient de montrer ce que pourrait être cette sorte de vie autant que les conditions qui pourraient la permettre. Et il y a les autres qui disent: "après la mort, il n'y a rien" et dont les interventions après avoir dit cela consistent à tomber à bras raccourcis sur ceux qui vont émettre l'opinion qu'il pourrait y avoir autre chose. Je ne dis pas cela seulement pour appeler à plus d'équilibre ou d'équité du débat. Je crois que penser qu'il n'y a rien après la mort est une pensée ou du moins un effort de pensée par lequel on ne peut pas ne pas passer quelle que soit en définitive notre croyance. Moi-même, je l'ai dit, je suis dans une position de doute, ce qui veut dire que je suis bien obligé de penser même si c'est pour m'orienter vers un refus l'idée qu'il n'y a rien. Mais je crois que la pensée qu'il n'y a rien ne peut pas être abordée directement. On ne peut pas penser le rien et sur ce point tu as raison. Il faut donc trouver des subtituts à cette pensée, des voies indirectes. Et parmi ces voies indirectes il en est une qui consiste à interroger nos convictions quotidiennes, existentielles, scientifiques, rationelles, morales aussi et à voir si ces convictions apparaissent bien dénuées de lien avec la conviction qu'il n'y a rien après la mort, ne recèlent pas d'une façon qui nous échappe directement une part de conviction qu'il y a quelque chose. A ceux qui croient définitivement qu'il n'y a rien et qui ne sont même pas intéressés par le fait qu'il pourrait y avoir quelque chose, ce débat, s'il ne les fait pas changer d'avis, ne pourra pour eux qu'être enrichissant car il leur permettra d'approfondir leur conviction, de lui donner un contenu qu'ils ne percevaient pas auparavant, de l'intérioriser enfin, alors que -j'en ai le sentiment- cette conviction pour l'instant leur est en quelque sorte extérieure....

Message cité 2 fois
Message édité par clementdousset le 17-06-2007 à 19:45:45
n°11851797
daadou
Posté le 17-06-2007 à 23:58:15  profilanswer
 

apres la mort, on montre

n°11851803
daadou
Posté le 17-06-2007 à 23:58:33  profilanswer
 

puis on traverse une sorte de tunnel noire

n°11851804
daadou
Posté le 17-06-2007 à 23:58:48  profilanswer
 

puis apres je ne sais plus

n°11851867
Devil_Weap​on
Dark Avenger
Posté le 18-06-2007 à 00:04:04  profilanswer
 

daadou a écrit :

apres la mort, on montre


 

daadou a écrit :

puis on traverse une sorte de tunnel noire


 

daadou a écrit :

puis apres je ne sais plus


 
Combo [:spykem@n]

n°11858325
Ryan
Foupoudav
Posté le 18-06-2007 à 18:36:19  profilanswer
 

clementdousset a écrit :

Tout se passe comme si toi -et un certain nombre d'autres- considéraient le débat sur l'existence ou non d'une vie après la mort comme un débat du même type que celui sur les OVNI, la transmission de pensée, voire sur les tables tournantes. Evidemmment si c'était le cas on ne voit pas pourquoi ce débat ne s'effectuerait pas dans le cadre d'une logique cartésienne très rassurante où ne seraient mis en jeu que des outils classiques d'induction et de déduction. Qu'il n'y ait pas d'OVNI, que la transmission de pensée n'existe pas, que des eprits ne fassent pas tourner les tables, franchement cela ne me chaut pas grand chose. Qu'il n'y ait rien après la mort, cela me bouleverse au plus intime de ma pensée. J'ai essayé de le montrer dans mes deux premières interventions d'une façon qui est sans doute à reprendre et à développer mais qui pour moi évoque l'essentiel. J'ajouterai seulement ceci pour l'expliquer: toute ma pensée est projection, toute projection se fait dans l'avenir et la mort est inscrite indubitablement dans mon avenir.
 
70% des interventions ici sont du type: ya des NDE ou ya pas d'NDE et le reste est du type: ya une vie après la mort, ya pas de vie après la mort. Dans les interventions du second type, il y a celles de ceux pour qui il y a une certaine sorte de "vie" après la mort et qui essaient de montrer ce que pourrait être cette sorte de vie autant que les conditions qui pourraient la permettre. Et il y a les autres qui disent: "après la mort, il n'y a rien" et dont les interventions après avoir dit cela consistent à tomber à bras raccourcis sur ceux qui vont émettre l'opinion qu'il pourrait y avoir autre chose. Je ne dis pas cela seulement pour appeler à plus d'équilibre ou d'équité du débat. Je crois que penser qu'il n'y a rien après la mort est une pensée ou du moins un effort de pensée par lequel on ne peut pas ne pas passer quelle que soit en définitive notre croyance. Moi-même, je l'ai dit, je suis dans une position de doute, ce qui veut dire que je suis bien obligé de penser même si c'est pour m'orienter vers un refus l'idée qu'il n'y a rien. Mais je crois que la pensée qu'il n'y a rien ne peut pas être abordée directement. On ne peut pas penser le rien et sur ce point tu as raison. Il faut donc trouver des subtituts à cette pensée, des voies indirectes. Et parmi ces voies indirectes il en est une qui consiste à interroger nos convictions quotidiennes, existentielles, scientifiques, rationelles, morales aussi et à voir si ces convictions apparaissent bien dénuées de lien avec la conviction qu'il n'y a rien après la mort, ne recèlent pas d'une façon qui nous échappe directement une part de conviction qu'il y a quelque chose. A ceux qui croient définitivement qu'il n'y a rien et qui ne sont même pas intéressés par le fait qu'il pourrait y avoir quelque chose, ce débat, s'il ne les fait pas changer d'avis, ne pourra pour eux qu'être enrichissant car il leur permettra d'approfondir leur conviction, de lui donner un contenu qu'ils ne percevaient pas auparavant, de l'intérioriser enfin, alors que -j'en ai le sentiment- cette conviction pour l'instant leur est en quelque sorte extérieure....


 
 
 
La question de la vie après la mort pose surtout la question de l'identité fondamentale, à mon avis "Qui pense ?" Et comme tu l'as souligné dans une intervention précédente, le sujet que nous nous pensons être, ce -je- que nous saisissons en concepts et images fixes fait naître toutes sorte de croyances et superstitions. La majorité des intervenants ici déroule leurs réflexion à partir de cette saisie, sans qu'elle ne soit jamais remise en question. Cardelitre par exemple, je lis entre ces lignes que selon lui nous existons bel et bien en tant que sujet, existant intrinsèquement. En bref pour moi il fait l'erreur de confondre le sujet et l'objet, il est tombé dans le piège. Il s'est emparé d'un concept pour en définir un "moi" qui existerait vraiment et indépendament de toute le reste. Hors, le but selon moi et il est tellement simple que pratiquement personne n'y parvient, est de réussir à remonter à la source de la pensée, avant que l'identification à la forme psychologique et physique n'intervienne. Pour moi ceci est la voie royale qui ouvre les portes de la réalité non-conceptuelle, en tranchant dans le vif toute possibilité de saisie, et donc de division entre l'intérieur et l'extérieur, l'obet et le sujet, l'on peut voir ce dont les sages nous disent au niveau de l'unité indestructible de la vie, que nous sommes par essence, et que nous ne possédons pas, contrairement aux apparances trompeuses. De la effectivement la mémoire de vies antérieures peut faire surface, mais ne comprennant pas le processus en interne, on peut affirmer qu'il sagit d'illusions. Alors que selon moi la plongée dans l'être d'avant sa saisie permet des ouvertures. Tout me pousse à croire que c'est bel et bien le cas, même si moi même je n'ai pas atteint ce niveau, et suis bien loin de l'atteindre :D
 
Ce que j'apprécie dans la pensée Orientale c'est qu'on nous apprends à repenser l'être et à nous faire rendre compte de la saisie illusoire et conceptuelle que nous effectuons afin de nous définir et de plaquer une identité sur notre flux de conscience impersonnelle. Pourquoi ? pour s'éviter la douloureuse rencontre de la réalité de son identité qui ne lui appartient pas vraiment ? Effectivement, dans le Zen par exemple il est dit que ces moments d'éveil ou l'élève parvient à lever la saisie, et voit pour la première fois de sa vie que tout concept plaqué sur la réalité pour tenter de se trouver est vain, Plonge dans l'entre 2 pensées et voit la réalité par ses yeux à elle, il y a un retournement dans sa conscience temporaire qui lui donne un avant gout de l'éveil. Et parfois je me dis que nous faisons tout pour nous éviter cette douloureuse épreuve avec ce vide conscient, il existe une force contraire qui nous pousse à choir à et à tomber dans l'illusion. Ce qui me fait penser à un dicton que j'apprécie d'ailleur "Si il n'y avait pas d'illusion, il n'y aurait pas d'illumination".
 
Bref, au fond je crois que ca l'intrigue un peu au fond tout ca Cardelitre, la force avec laquelle il se débat pour contrer ces mystiques obscurantistes que nous sommes me le fait penser, la pulsion qui se cache derrière sa véhémence me semble plûtot claire, et il se trompe lui même comme tu es parvenu à très bien le souligner aussi ;)
 
 

Citation :

Et parmi ces voies indirectes il en est une qui consiste à interroger nos convictions quotidiennes, existentielles, scientifiques, rationelles, morales aussi et à voir si ces convictions apparaissent bien dénuées de lien avec la conviction qu'il n'y a rien après la mort, ne recèlent pas d'une façon qui nous échappe directement une part de conviction qu'il y a quelque chose.


 
 
Tu soulignes un point très important selon moi, l'utilité de devoir aller au delà de la croyance et de la pensée rationnelle qui de toute évidence ne peut nous mener à nous comprendre véritablement en nôtre âme. Je parle du flux de conscience non encore divisé par les concepts. Intérroger sans cesse ses convictions ses croyances est une façon de s'approcher petit à petit ...osons le dire, de la vérité en nous même en remontant à la source progressivement. J'ai déja personnellement été interloqué par la manière dont certains philosophes sont parvenus à retranscrire en expérience ce que des pratiquants du Dzogchen (une branche bouddhiste qui représente l'essence de la contemplation) affirment. Et je ne pense pas que ce soit du au hasard. La pensée peut être utilisé comme d'un marche pied pour s'extraire hors d'elle même. Comme une main qui nettoie elle-même la boue dont elle est recouverte, sans aide.
 
En bref:

Citation :


Chacun dramatise sa vie pour accéder à l’existence. La science, c’est la connaissance extérieure ; l’existence, c’est la connaissance intérieure.


Message édité par Ryan le 18-06-2007 à 20:49:42
n°11858533
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 18-06-2007 à 18:53:13  profilanswer
 

clementdousset a écrit :

A ceux qui croient définitivement qu'il n'y a rien et qui ne sont même pas intéressés par le fait qu'il pourrait y avoir quelque chose, ce débat, s'il ne les fait pas changer d'avis, ne pourra pour eux qu'être enrichissant car il leur permettra d'approfondir leur conviction, de lui donner un contenu qu'ils ne percevaient pas auparavant, de l'intérioriser enfin, alors que -j'en ai le sentiment- cette conviction pour l'instant leur est en quelque sorte extérieure....

 

Je ne crois pas qu'il faille avoir autant de prétention que cela: ce que tu dis là est sommes toutes très banal, et je ne pense pas que ce puisse être une révélation ou une découverte pour beaucoup de gens ici... Seulement toi, te rends tu comptes que ce que tu dis là n'est valable que dans une certaine vision des choses qui s'approche du solipisme ? Pourquoi devoir "penser" plutôt que simplement "déduire" ? La seule justification que tu donnes à cela dans ta longue réponse est "Qu'il n'y ait rien après la mort, cela me bouleverse au plus intime de ma pensée.", que cela te boulverse à vrai dire, on s'en fout un peu hein, ça n'a aucun poids.


Message édité par Herbert de Vaucanson le 18-06-2007 à 18:58:14

---------------
Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur.
n°11858986
Evergates
Posté le 18-06-2007 à 19:32:13  profilanswer
 

Considérer la vie après la mort, c'est penser que nos organes sont inutiles pour vivre et réfléchir et donc avoir conscience !?  
 
Comment voir un tunnel sombre puis la lumière si nos organes visuels ne fonctionnent plus !?
 
Comment être conscient d'un au-delà, d’un paradis, si le cerveau ne fonctionne plus après la mort !?
 
Une fois mort, mon corps se putréfie pour ne finir qu'en particule d'atomes. Donc j'en déduis que ma capacité de réfléchir ou d'être conscient est réduite à néant quelque minute après que mon cœur cesse de battre.
 
L'au-delà existe, oui, mais pas pour notre conscience, l’au-delà existe uniquement pour la matière qui nous assemble cette matière, elle, ne mourra jamais.
Car la seule mort qui existe et qui nous angoisse, c'est celle de notre conscience propre. Et là, il n’y a pas grand chose à faire… Sans avoir au minimum notre cerveau en état de fonctionner, notre conscience n’est plus, et ce définitivement.  
Du moins, c’est comme cela que je vois la chose.  
 
A mon petit avis, la mort c’est exactement le même ressentiment que quand je tombe dans les pommes. C'est-à-dire plus rien.

n°11859051
Profil sup​primé
Posté le 18-06-2007 à 19:37:53  answer
 

il faudrait jeter un coup d'oeil sur les cas de NDE etudiés par Susan Blackmore (?) et qui concernaient les .... aveugles de naissance :D

n°11863972
clementdou​sset
Posté le 19-06-2007 à 04:05:18  profilanswer
 

Evergates a écrit :


A mon petit avis, la mort c’est exactement le même ressentiment que quand je tombe dans les pommes. .


 
   Non, ça ne sera pas comme quand tu es tombé dans les pommes. Tu dis cela comme si tu te référais à une expérience. Or l'expérience des "pommes" tu ne l'as jamais eue. Moi j'ai été opéré trois fois sous anesthésie générale, et le 12 juin pour la dernière fois. Eh bien l'expérience de l'anesthésie générale, je puis t'affirmer que je ne l'ai toujours pas. On n'a pas l'expérience de la perte de conscience, on a celle de ses alentours bien sûr mais ses alentours ne nous enseignent absolument pas sur sa réalité elle-même. C'est comme lorsqu'on dit inférer l'expérience de la mort de l'expérience de la mort d'un proche, qu'on dit : je perdrai la vie comme j'ai perdu mon grand-père par exemple. Eh bien là encore on fait fausse route. Car son grand-père on ne l'a jamais perdu, je veux dire absolument; on pense à lui, on en garde la mémoire. On l'aurait vraiment perdu si on ne savait pas qu'on l'avait perdu et si on ne savit pas ce que c'était que son grand-père.
 
   Pour en rester à son grand-père, on peut penser que son grand-père est mort. Mais on ne peut pas penser qu'il n'a pas vécu, car si on pense qu'il est mort c'est bien qu'on pense qu'il a vécu. Or nous, quand on mourra, où sera le moi qui pensera qu'on a vécu si le moi meurt absolument? mais il ne faut pas se contenter de dire que sa vie n'aura pas eu lieu, il faut aussi se dire que le monde dans lequel on aura vécu n'aura pas eu lieu car ce monde ne sera pas plus soutenu par notre pensée que le sentiment de notre existence. Et tu me diras : pourtant je suis et pourtant le monde est. Je ne puis pas penser à la fois que je suis et que je ne suis pas, que le monde est et que le monde n'est pas. Bien sûr je puis penser que je ne suis pas d'une façon absolue et que monde non plus n'est pas de façon absolue mais je ne puis pas penser que je n'aurai pas été du tout ni que le monde n'aura pas été du tout. Or pourtant si je veux dire que j'ai pensé à ma mort sans dire une ânerie, c'est bien à cela que je dois dire que j'ai pensé. Or pour moi cette pensée -qui est une pensée je dirai minimum de la mort- n'st pas une pensée tenable. Et je ne pense pas avoir un esprit plus faible que celui des autres....

n°11867989
Evergates
Posté le 19-06-2007 à 15:39:10  profilanswer
 

clementdousset a écrit :

Non, ça ne sera pas comme quand tu es tombé dans les pommes. Tu dis cela comme si tu te référais à une expérience.


 
L'étape avant la mort c'est la perte de conscience. Donc j'en déduis qu'à chaque perte de connaissance je vis quelque chose de semblable de ce que sera ma mort.
 
Quand je perds connaissance c'est parce que mon cerveau n'est plus irrigué correctement.  
 
Quand on meurt le cerveau n'est plus irrigué, le résultat est donc très proche voir identique d'une perte de connaissance au niveau des sensations ressentis.
 
Dans le cadre d'une mort par crise cardiaque les étapes pourraient êtres les suivante :
 
1. Douleurs au thorax avec perturbation du rythme cardiaque.
2. Chute de tension et perte d'équilibre.
2. Arrêt du coeur.
3. Perte de connaissance
4. Puis la dernière étape, la mort
 
Le cerveau n'étant plus irrigué par le coeur, les informations captées par nos sens qui me permettaient d'être conscient, ne fonctionnant plus, je me retrouve dans un néant don je n'ai même pas "conscience".
 
Avant de parler de vie après la mort, il faudrait déjà commencer par admettre que si vous êtes conscient et en vie c'est bien parce que vous avez un corps munit d'outils pour percevoir votre environnement et un cerveau pour interpréter cette information et ainsi avoir une "conscience".
 
Une fois que la mort nous fauche, notre corps n'est plus, il est donc logiquement impossible d'avoir "conscience" de quoique ce soit, de ressentir, de voir ou encore d'imaginer un au-delà sans cet outils qu'est le corps humain. Sans lui notre conscience ne peu exister, c'est lui qui crée notre conscience, grâce à l'interprétation de l'information par notre cerveau.
 
Mais encore une fois je n’affirme rien, j’essaie de réfléchir au plus probable.

n°11868060
charlie 13
Posté le 19-06-2007 à 15:46:18  profilanswer
 

Si on se contente de réfléchir sur des faits avérés, sans y rajouter de contes pour enfants et racontars de vieilles bonnes femmes, il n'est pas difficile de constater que l'esprit n'est qu'une composante du corps, il suffit d'une alteration du corps pour obtenir une alteration de l'esprit:
Trisomisme, dégàts dans le cerveau, usage de drogues, et l'esprit en prend un coup.
Plus le cerveau physique se dégrade, plus l'esprit se dégrade aussi.
La simple logique veut que quand le cerveau se détruit, l'esprit qui n'est que son émanation se détruise aussi.
 Et tout le reste est litterature.

n°11868388
charlie 13
Posté le 19-06-2007 à 16:19:24  profilanswer
 

Justement, l'esprit ne quitte pas le corps, il disparait en même temps que le corps, dont il n'est qu'un élément, disparait.
Les mains dis paraissent comme les pieds, comme les yeux, comme l'esprit.

n°11868681
charlie 13
Posté le 19-06-2007 à 16:47:46  profilanswer
 

Depuis que l'humanité produit des morts, la lumière elle devrait finir par être bouchée, alors!

n°11869067
Evergates
Posté le 19-06-2007 à 17:34:01  profilanswer
 

Il est intéressant de voir que les Hommes pensent ne pas savoir ce qu'il y a après la mort.
 
Il est pourtant courant de voir des morts, il suffit de tuer une mouche pour savoir ce qu'il se passe après la mort, et il ne se passe rien, c'est balo, à part la désintégration il n’y a rien d’autre. On se rend vite compte que l'Homme n'est qu'une machine organique, et quand cette machine est H.S. elle est recyclée par la nature comme une vulgaire bagnole.
 
Le seul point positif que je retiens, c’est que le fait que notre conscience soit temporaire alors on prend soin de son corps, de sa vie, et on évite de se flinguer au moindre mal. Mais cela ne suffira pas à me rassurer sur ma propre mort, jamais je pourrais, dire, : «moi j’ai pas peur d’en finir » JAMAIS.  
 
Mais si je n’en avais pas peur je serais mort depuis longtemps…

n°11869437
Ryan
Foupoudav
Posté le 19-06-2007 à 18:18:48  profilanswer
 

charlie 13 a écrit :

Si on se contente de réfléchir sur des faits avérés, sans y rajouter de contes pour enfants et racontars de vieilles bonnes femmes, il n'est pas difficile de constater que l'esprit n'est qu'une composante du corps, il suffit d'une alteration du corps pour obtenir une alteration de l'esprit:
Trisomisme, dégàts dans le cerveau, usage de drogues, et l'esprit en prend un coup.
Plus le cerveau physique se dégrade, plus l'esprit se dégrade aussi.
La simple logique veut que quand le cerveau se détruit, l'esprit qui n'est que son émanation se détruise aussi.
 Et tout le reste est litterature.


 
Tu oublies l'idée importante de co-dépendance, il est sûr que le corps influe sur l'esprit, le cerveau se dégrade, l'esprit aussi. Mais l'inverse est aussi vrai, l'esprit influence le corps. Hors dans le cadre d'une causalité unilatérale Cerveau-->Esprit, l'esprit serait inapte à influencer le corps, cela doit aller dans les 2 sens.
Ils s'influencent mutuellement c'est une évidence. Probablement que les Neurosciences ont élaborés plusieurs théories afin de tenter d'expliquer cette co-dépendance, je serais curieux d'en connaitre le contenu d'ailleur!
 
2. Une cause ne peut pas, à elle seule, produire d’effet
 
 
http://www.buddhaline.net/spip.php?article715


Message édité par Ryan le 19-06-2007 à 18:26:34
n°11870603
charlie 13
Posté le 19-06-2007 à 20:21:27  profilanswer
 

Que l'esprit influence le corps est déjà plus douteux, même si le concept de maladie psychosomatique semble établi, mais ça ne change rien au fait qu'il n'y a pas d'esprit sans corps,même s'il peut exister (coma vegetatif) des corps sans esprit.

n°11870768
reset.smit​h
Posté le 19-06-2007 à 20:34:26  profilanswer
 

J'ai pas tout suivi ce que tu a dit charlie 13 mais si pour toi l'esprit ne survit pas à la mort alors pourquoi continue tu à distinguer l'esprit du corps ? L'esprit et le corps ne devrait il pas être désigné par un seul mot ?  
 
Et dans ce cas comment peut tu affimer que l'esprit n'influence pas le corps alors qu'ils semblent ne faire qu'un pour toi ?
Ou alors admet tu inconsciemment que ce sont 2 entités bien différentes ?


Message édité par reset.smith le 19-06-2007 à 20:41:36
n°11872101
sonicgizmo
Posté le 19-06-2007 à 23:52:43  profilanswer
 

charlie 13 a écrit :

Que l'esprit influence le corps est déjà plus douteux, même si le concept de maladie psychosomatique semble établi, mais ça ne change rien au fait qu'il n'y a pas d'esprit sans corps,même s'il peut exister (coma vegetatif) des corps sans esprit.


 
J'ai vu un reportage une fois c'est passé plusieurs fois à la TV d'une femme qui aprés un accident était un véritable légume à la vue de tous mais qui avait gardé toute sa conscience, qui aprés de nombreux éfforts à pu retrouver une partie de sa mobilité et la parole alors que tous le monde pensai qu'elle resterai un légume. Elle à bien dit clairement que son esprit (sa conscience) était le méme qu'avant méme dans ce corps inutile, et elle est restée dans cet état pdt plusieurs années, les médecins ne savent pas vraiment expliquer comment elle à pu retrouver l'usage de ses membres et de la parole mais selon elle il lui à fallut beaucoup de volonté en elle.  
 
 :hello:


Message édité par sonicgizmo le 19-06-2007 à 23:55:11
n°11872237
charlie 13
Posté le 20-06-2007 à 00:02:37  profilanswer
 

Je dis que l'esprit est une fonction du corps, qui se détruit avec lui.
Le fait que l'esprit ne puisse pas s'exprimer en cas de paralysie ne signifie pas qu'il n'existe plus, c'est le cas des personnes dont on dit qu'elles sont "prisonnières d'elles mêmes", ne pouvant pas s'exprimer.
Par contre, l'absence d'activité cerebrale n'est pas compatible avec la conscience, et la destruction du cerveau entraine également la destruction de la conscience (ou de l'esprit,ou de la pensée, ou de l'activité mentale, on l'appelle comme on veut)
Donc, plus de cerveau, plus d'esprit, l'un ne peut exister sans l'autre.

Message cité 1 fois
Message édité par charlie 13 le 20-06-2007 à 12:50:32
n°11878929
Ryan
Foupoudav
Posté le 20-06-2007 à 17:53:40  profilanswer
 

charlie 13 a écrit :

Je dis que l'esprit est une fonction du corps, qui se détruit avec lui.
Le fait que l'esprit ne puisse pas s'exprimer en cas de paralysie ne signifie pas qu'il n'existe plus, c'est le cas des personnes dont on dit qu'elles sont "prisonnières d'elles mêmes", ne pouvant pas s'exprimer.
Par contre, l'absence d'activité cerebrale n'est pas compatible avec la conscience, et la destruction du cerveau entraine également la destruction de la conscience (ou de l'esprit,ou de la pensée, ou de l'activité mentale, on l'appelle comme on veut)
Donc, plus de cerveau, plus d'esprit, l'un ne peut exister sans l'autre.


 
Comment expliques tu alors que notre inconscient essayes parfois de nous adresser des messages, via des maladies psychosomatiques ? Jung disait je crois que l'inconscient était omniscient. Une bête fonction mécanique issu d'une causalité unilatérale Cerveau ->Esprit n'aurait aucun intêret à élaborer des stratégies pour tenter de nous faire comprendre ce qui peut ne pas aller en nous.
 

n°11878968
charlie 13
Posté le 20-06-2007 à 17:57:27  profilanswer
 

Le conscient et l'inconscient ne sont que deux aspect du fonctionnement mental, pas des entités differentes, et encore une fois toujours dépendantes du fonctionnement du cerveau.
Plus de cerveau, plus de conscient ni d'inconscient.

n°11879301
reset.smit​h
Posté le 20-06-2007 à 18:29:02  profilanswer
 

charlie 13 a écrit :

Plus de cerveau, plus de conscient ni d'inconscient.


 
Ce qui prouve seulement que le cerveau est un élément majeur dans le fonctionnement et la perception de l'esprit. Maintenant rien ne nous dit que l'esprit ne subsiste pas si le cerveau est mort.
 
En effet si l'on considère le cerveau comme une interface entre le corps et l'esprit, si tu retire cette interface l'esprit n'est plus relié et semble mort pour un observateur extérieur.


Message édité par reset.smith le 20-06-2007 à 18:29:24
n°11879380
charlie 13
Posté le 20-06-2007 à 18:36:18  profilanswer
 

Non, l'esprit est une création du cerveau, qui s'abime, se détruit en même temps que lui, et disparait avec lui.
C'est comme la queue du chat, elle meurt en même temps que le chat.

n°11879570
reset.smit​h
Posté le 20-06-2007 à 18:56:41  profilanswer
 

C'est effectivement l'explication la plus simple.
 
Mais on pourrait tout aussi bien imaginer le cerveau comme une interface entre le corps et l'esprit. Sonder cette interface par le biais d'electrode serait par analogie équivalent à sonder les échanges de données sur le port parrallèle d'une imprimante : et bien que l'on relève une activité il est impossible de deviner la structure de l'imprimante. Que l'interface soit corrompu, l'imprimante disfonctionne, que l'interface soit débranché, l'imprimante n'est plus détectée.
Idem pour l'interface cerveau - esprit.

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