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Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°54673231
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 11-10-2018 à 10:01:22  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

BoraBora a écrit :


Evidemment.  :D Il y a des choses dans cet article pour lesquelles je compatis, même si ce n'est pas comme si l'on ne savait pas que Rageot est un éditeur jeunesse qui n'a rien à foutre de ses auteurs et est absent de la plupart des librairies (tip gratuit aux futurs publiés : passer voir votre libraire pour lui demander son avis sur la distribution et surtout la diffusion de l'éditeur qui a accepté votre bébé. Il y en a qui le font, mais ça doit être de l'ordre d'1 sur 1000.


 
Maliki n'est pas chez Rageot mais chez Bayard Jeunesse, qui a priori est assez présent dans les librairies. Je citais Rageot parce que j'avais vécu les mêmes déboires, mais ça ne concerne que moi :D
 
Par ailleurs, j'ai justement fait cette démarche. J'avais des offres de PKJ, Rageot, MSK (la défunte collection jeunesse du Masque) et Scrineo, et je suis allé voir deux de tes estimés confrères (Librairie d'Odessa et L'Oeil Ecoute à Montparnasse) ainsi que la FNAC Montparnasse pour avoir des avis des libraires. Tous m'ont conseillé Rageot en me disant que MSK/Scrineo ne vendaient pas que et que PKJ était une machine à broyer. Note d'ailleurs que je regrette leurs conseils, si c'était à refaire j'aurais pris PKJ.
 

BoraBora a écrit :


C'est pas pour dédouaner Rageot, hein, mais mon expérience avec les trucs pour ados qui marchent, c'est que c'est le bouche à oreille, pas la Grande librairie, France Inter ou Libé.


 
Le bouche à oreille marche bien, mais le bouche à oreille nécessite aussi que certains lecteurs aient eu le roman entre les mains pour qu'ils puissent apprécier et que ça se mette en place.
 
Par ailleurs, ce n'est pas au niveau de la pub que ça va se jouer mais surtout au niveau des représ. Je vois clairement la différence entre un éditeur qui considère mon roman comme une priorité, et celui pour lequel je suis de la chair à office. En tant qu'auteur, on n'est pas particulièrement exigeants, hein, on ne demande pas des publicités en 4 par 3 dans des magazines ou des affiches dans le métro. Tout ce qu'on voudrait, c'est pouvoir rencontrer les représ (ce qui a déjà été fait parfois en séminaire), rencontrer éventuellement des libraires (comme aux journées Hatier, très sympa), avoir notre livre envoyé à quelques blogueuses/booktubeuses influentes qui ont à peu près autant d'impact sur la lecture jeunesse qu'un Busnel en adulte.
 
Seulement pour certains auteurs/éditeurs, 100€ de défraiement de transport c'est déjà trop niveau promo, sans même parler de 500€ pour une booktubeuse.
 
 
 

BoraBora a écrit :


Je passe sur le ouinouinage habituel sur l'auteur de BD pas assez pris au sérieux (si si, il y en a, même pris très au sérieux) et idem avec l'auteur de livres jeunesse (si si, il y en a aussi, mais l'énorme masse ne le sera jamais pour de bonnes raisons).


 
Alors pour le coup elle (enfin il) a totalement raison, désolé de te contredire sur ce point. La littérature jeunesse est 100% déconsidérée et je suis très bien placé pour le dire vu que j'écris à la fois pour les adultes et la jeunesse.
 
Dans 90% des salons, les auteurs adultes ont le Novotel ou mieux, les auteurs jeunesse ont l'Ibis ou pire. Et ça ce n'est pas un ressenti, c'est du vécu. Entre deux salons, selon si je suis invité en adulte ou en jeunesse, je me retrouve chouchouté ou oublié. Il y a dix jours j'étais dans un hôtel avec vue sur la mer et repas gastronomique (en adulte). Il y a trois jours j'étais dans un hôtel avec des cafards et une douche qui fuyait, et on n'avait pas le droit de se resservir de taboulé.
 
Dans 90% des salons, les conférences et les débats sont trustés par les auteurs adultes. Certains salons commencent à évoluer et à avoir des scènes jeunesse/YA mais ça reste rare. C'est même tellement prégnant que dans certains salons, dans la tente jeunesse, les débats adulte sont retranscrits par haut parleur.
 
Et tu peux dire que "si si, il y en a, même très pris au sérieux" mais c'est tout simplement faux. Les stars de la littérature jeunesse, en ventes comme en respectabilité (Marie-Aude Murail, Susie Morgenstern la semaine dernière si on parle des anciennes, Clémentine Beauvais, Christelle Dabos pour les récentes) ne bénéficient pas du tout du même traitement que leurs homologues. Marie-Aude Murail a vendu plus que Musso durant sa carrière mais on la loge à l'Ibis. Christelle Dabos caracole en tête des ventes jeunesse et ne peut se resservir de taboulé. Et je te parle là d'auteurs respectables, même adoubés par Telerama ou Libé.
 
Et ce qui rend tout ça encore plus injuste, c'est que la littérature jeunesse en salon vend beaucoup (mais alors beaucoup) plus que la littérature adulte. En moyenne d'après le libraire de mon dernier salon, on est sur du 80/20. Les auteurs gavés de petit four qui ont voyagé en première classe ne vont rien signer en-dehors de quelques noms réputés, tandis que la tente jeunesse sera remplie H24 et que les gens auront mal à la main à force de signer.
 
Donc vraiment, j'insiste :D


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mood
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Posté le 11-10-2018 à 10:01:22  profilanswer
 

n°54673748
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 11-10-2018 à 10:42:22  profilanswer
 

guigr a écrit :

Mais au delà de ça, le budget culture imprimée est derrière le budget pâtes et Navigo chez les gens.


 
J'ai arrêté d'acheter un Navigo (c'est une putain d'économie) mais pas des livres [:blessure]


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n°54674160
Foncky
Posté le 11-10-2018 à 11:13:12  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :

Il y a dix jours j'étais dans un hôtel avec vue sur la mer et repas gastronomique (en adulte). Il y a trois jours j'étais dans un hôtel avec des cafards et une douche qui fuyait, et on n'avait pas le droit de se resservir de taboulé.


Mais enfin, ce taboulé était dégueulasse, arrête de chouiner !
 
:lol:  
 
Vos deux versions me font plaisir. On a, d'un côté, un auteur qui râle mais qui vit de son écriture et, de l'autre, un libraire qui nous montre que l'inconnu est connu quand même. La littérature va bien, les auteurs, j'en suis moins sûr. Bref, rien de neuf.

n°54675054
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 11-10-2018 à 12:17:50  profilanswer
 

Surtout qu'on s'en branle, c'est pas le problème des amateurs.

n°54678949
true-wiwi
Posté le 11-10-2018 à 17:23:53  profilanswer
 

Je trouve ça intéressant justement, pour les amateurs qui voudraient s'y mettre en ayant une vision un peu naïve de la chose.


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It's a simple mistake to make, to create love and to fall.
n°54679010
Foncky
Posté le 11-10-2018 à 17:30:16  profilanswer
 

Les auteurs professionnels sont juste des amateurs que l'on paie :o

n°54679649
Uchinaa
Posté le 11-10-2018 à 18:50:54  profilanswer
 

talbazar a écrit :

Surtout qu'on s'en branle, c'est pas le problème des amateurs.


 
Ca sera pas le premier HS du sujet et ça reste intéressant.
 
Outre la pub, le fait que les ouvrages tournent hyper vite en librairie (livres/BD) ça devient dur parfois de savoir que ça existe et on en revient au même problème qu'avec l'autoédition bon marché, faut savoir être trouvé. Heureusement que des libraires mettent en avant des coups de coeur qui sont loin d'être les meilleures ventes.
 
Je pensais que Maliki (ou Souillon ou Maliki on sait plus trop) faisait parti des quelques rares auteurs qui avaient réussi à fédérer une communauté et à générer des revenus (genre patreon/tipee) c'est plus le cas ? Il a pu s'affranchir du modèle classique de l'auteur chez un éditeur ?
 
GB, tu nous diras si en tant que scénariste t'as le droit à des cornichons dans ton sandwich en salon BD ?  :o  

n°54679939
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 11-10-2018 à 19:34:13  profilanswer
 

true-wiwi a écrit :

Je trouve ça intéressant justement, pour les amateurs qui voudraient s'y mettre en ayant une vision un peu naïve de la chose.


 
Disons que joies et peines des écrivains, je m'en talque autant que les gloires et misères des profs de lettres, mais j'avoue, c'est très personnel, je demande pardon si je dois. [:o'gure:1]

n°54680668
Merome
Chef des blorks
Posté le 11-10-2018 à 21:11:17  profilanswer
 

J'attends la réponse de BoraBora (avec lequel je suis plutôt d'accord sur ce coup là)
 [:parisbreizh]


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Ceci n'est pas une démocratie
n°54682536
BoraBora
Dilettante
Posté le 12-10-2018 à 00:10:43  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :


 
Maliki n'est pas chez Rageot mais chez Bayard Jeunesse, qui a priori est assez présent dans les librairies. Je citais Rageot parce que j'avais vécu les mêmes déboires, mais ça ne concerne que moi :D
 
Par ailleurs, j'ai justement fait cette démarche. J'avais des offres de PKJ, Rageot, MSK (la défunte collection jeunesse du Masque) et Scrineo, et je suis allé voir deux de tes estimés confrères (Librairie d'Odessa et L'Oeil Ecoute à Montparnasse) ainsi que la FNAC Montparnasse pour avoir des avis des libraires. Tous m'ont conseillé Rageot en me disant que MSK/Scrineo ne vendaient pas que et que PKJ était une machine à broyer. Note d'ailleurs que je regrette leurs conseils, si c'était à refaire j'aurais pris PKJ.
 


My bad, j'ai lu trop vite. :o Tu va peut-être me dire que c'est un peu facile après coup, mais je t'aurais conseillé PKJ.  :D Interforum et Hachette ont en commun de ne pas visiter les librairies cataloguées "différentes" (traduction triviale d'un terme qui peut apparaître flatteur : trop petit CA pour qu'il prennent la peine d'envoyer quelqu'un). Certes, PKJ a quelques locomotives qui peuvent rouler sur le reste mais ces locomotives ont tout de même le mérite d'obliger les libraires à éplucher le catalogue Interforum (les 2 catalogues, je devrais dire, depuis qu'ils ont bouffé Volumen) avec attention pour ne pas rater un office important genre Guerre des clans. Et au moins, à défaut d'être visité par un repré, les librairies de notre taille ont ces catalogue papier. Tandis qu'Hachette a cessé d'en envoyer depuis belle lurette et renvoie pour les pré-commandes à son site pourri dont on n'a qu'une hâte : en sortir le plus vite possible après avoir préco les quelques auteurs/éditeurs qui sautent aux yeux. Je serais même pas foutu de citer un seul titre Rageot sorti ces dernières années et je ne sais même pas s'ils assurent encore eux-mêmes leur diff ou la laissent à Hachette, ça fait très exactement 12 ans et 6 mois qu'on n'a pas vu quelqu'un de chez Rageot. :pt1cable:  
 
Bayard était très bien diffusé tant qu'ils l'étaient par la Sofédis (filiale Sodis). On était visités tous les 2 mois par un repré qui ne venait que pour Bayard (on est librairie niveau 1 à la Sodis, avec 6 représ, et également niveau 1 chez Union Distrib et jusqu'à l'année dernière chez Volumen, avant le rachat et le passage à "librairie différente" ). Puis ils sont passés chez Hachette il y a quelque chose comme 3 ans et maintenant c'est comme Rageot : keud.
 

Grenouille Bleue a écrit :


 
Le bouche à oreille marche bien, mais le bouche à oreille nécessite aussi que certains lecteurs aient eu le roman entre les mains pour qu'ils puissent apprécier et que ça se mette en place.
 
Par ailleurs, ce n'est pas au niveau de la pub que ça va se jouer mais surtout au niveau des représ. Je vois clairement la différence entre un éditeur qui considère mon roman comme une priorité, et celui pour lequel je suis de la chair à office. En tant qu'auteur, on n'est pas particulièrement exigeants, hein, on ne demande pas des publicités en 4 par 3 dans des magazines ou des affiches dans le métro. Tout ce qu'on voudrait, c'est pouvoir rencontrer les représ (ce qui a déjà été fait parfois en séminaire), rencontrer éventuellement des libraires (comme aux journées Hatier, très sympa), avoir notre livre envoyé à quelques blogueuses/booktubeuses influentes qui ont à peu près autant d'impact sur la lecture jeunesse qu'un Busnel en adulte.


Complètement d'accord. :jap: Mais on en revient toujours au même truc : il y a de bons éditeurs et il y a de mauvais éditeurs (et pareil pour les diffuseurs). Comme dans tous les domaines, sur toute la planète. [:spamafoote] Je l'ai dit plus haut : je comprends ses griefs envers Rageot Bayard, ce qui m'agace c'est les allers-retours cas particulier/généralisation.
 

Grenouille Bleue a écrit :


Alors pour le coup elle (enfin il) a totalement raison, désolé de te contredire sur ce point. La littérature jeunesse est 100% déconsidérée et je suis très bien placé pour le dire vu que j'écris à la fois pour les adultes et la jeunesse.
(...)
Donc vraiment, j'insiste :D


En fait, ce n'est pas à ça que je pensais et pour le coup je trouve ça atterrant. Déjà parce que j'aime beaucoup le taboulé et ensuite parce que... non, en fait, je n'ai même pas envie de faire des blagues là-dessus, c'est pathétique.
 
Le "respect" auquel je pensais, c'est celui des proches et des gens de rencontre. Vieille blague depuis des décennies de l'auteur de BD à qui on demande ce qu'il fait et qui s'entend répondre "mais c'est pas un métier, ça" par le tonton pas vu depuis 3 ans ou "et vous arrivez à en vivre ?" par le pékin croisé dans une soirée.
 
Après, je trouve logique (pas "normal", hein, juste "logique" ) que le "respect" soit moindre pour un auteur jeunesse qu'adulte. Déjà parce qu'il touche potentiellement tout le monde de 20 à 95 ans tandis que l'auteur jeunesse cible une minuscule tranche d'âge (qui s'élargit un petit peu dans la fourchette supérieure des ados attardés young adults, mais néanmoins...). Pour citer un best-seller, Cherub, c'est 10 à 11 ans, rarement moins, et rarement plus. Ensuite parce que le respect accordé à un auteur dépend de la connaissance du-dit auteur, soit qu'on l'a lu soit qu'on en a entendu parler en termes élogieux. Or la plupart des adultes ne lisent plus de littérature jeunesse (je les comprends, je suis dans ce cas moi aussi) et n'y reviennent que dans la période où leur(s) gosse(s) ne savent pas encore lire. A partir du moment où le gamin décide de ce qu'il veut lire ou pas, c'est fini, on rentre dans le cycle "tu veux pas lire Croc Blanc plutôt qu'une de ces séries débiles, là ?", où les parents, plutôt que lire des trucs pour gosses qu'ils ne connaissent pas, ne se réfèrent plus qu'à ce qu'ils ont eux-même lu étant gamin/ado. Il y a des exceptions, mais pas c'est pas courant. D'où le succès jamais démenti de quelques titres transgénérationnels.
 
Enfin, même s'il est vrai qu'écrire un bon roman jeunesse est aussi difficile qu'écrire un bon roman pour adultes, il n'empêche qu'il beaucoup plus facile d'enthousiasmer un ado qu'un adulte. Dans tous les domaines, hein. ;) Si l'on fait le parallèle avec la musique, tout le monde tombe d'ailleurs d'accord sur les goûts de chiottes que l'on manifeste avec force entre la puberté et un semblant de début de maturité. Le sentimentalisme dégoulinant ou le tragique pompier, et c'est "J AIME TROP TES LIVRE IL SONT TROP GENIAU". Pourquoi se moquerait-on impunément des fans de Justin Bieber mais pas de ceux de tel ou tel type de fantasy ? [:spamafoote]

Message cité 2 fois
Message édité par BoraBora le 12-10-2018 à 00:14:23

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Qui peut le moins peut le moins.
mood
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Posté le 12-10-2018 à 00:10:43  profilanswer
 

n°54684566
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 12-10-2018 à 10:33:19  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Enfin, même s'il est vrai qu'écrire un bon roman jeunesse est aussi difficile qu'écrire un bon roman pour adultes, il n'empêche qu'il beaucoup plus facile d'enthousiasmer un ado qu'un adulte. Dans tous les domaines, hein. ;) Si l'on fait le parallèle avec la musique, tout le monde tombe d'ailleurs d'accord sur les goûts de chiottes que l'on manifeste avec force entre la puberté et un semblant de début de maturité. Le sentimentalisme dégoulinant ou le tragique pompier, et c'est "J AIME TROP TES LIVRE IL SONT TROP GENIAU". Pourquoi se moquerait-on impunément des fans de Justin Bieber mais pas de ceux de tel ou tel type de fantasy ? [:spamafoote]


 
Alors là, je ne suis pas forcément d'accord, les ados ont des goûts très tranchés et définis. En effet, il est plus facile à enthousiasmer, mais il est aussi très facile à braquer. D'ailleurs, beaucoup s'y sont essayé en pensant que ce serait plus simple et s'y sont cassé les dents - de la même manière que beaucoup de campagnes de pub destinées aux ados se sont retrouvé à faire un bide total (en essayant de copier leur vocabulaire, de copiner avec eux.
 
Tu peux faire beaucoup de parallèles entre le YA et les romans adultes. D'ailleurs, le YA, ce sont des romans adultes avec des protagonistes ados, rien de plus. Les romans de John Greene, c'est du Musso entre ados.  D'ailleurs, tu parlais de Cherub, la série a vendu plus de trois millions d'exemplaires aux UK.
 
Mais même en imaginant que tu aies raison, reprenons ta comparaison avec Justin Bieber. On peut le détester, lui cracher au visage, considérer que ce n'est pas un vrai chanteur, mais il vend des millions de disques. Dans quel monde est-ce qu'un festival l'inviterait pour le loger au Formule 1 alors que Bashung est au Sofitel ? :D

Message cité 1 fois
Message édité par Grenouille Bleue le 12-10-2018 à 11:58:50

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n°54684644
GAS
Wifi filaire©
Posté le 12-10-2018 à 10:39:32  profilanswer
 

Je ne crois pas que Steve Waring loge au Sofitel, et pourtant c'est une référence :o


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On a pas attendu les pneus en 180 pour attaquer !
n°54684751
Foncky
Posté le 12-10-2018 à 10:47:00  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Si l'on fait le parallèle avec la musique, tout le monde tombe d'ailleurs d'accord sur les goûts de chiottes que l'on manifeste avec force entre la puberté et un semblant de début de maturité.[:spamafoote]


Tu n'aimes pas les généralités alors je suis obligé d'intervenir :o  
J'ai développé mes goûts musicaux dans cette période. Problème : ils n'ont pas changé depuis, j'ai juste découvert d'autres artistes au fil du temps. Et j'ai de moins en moins honte de mes goûts [:huit]  
 

Grenouille Bleue a écrit :


Mais même en imaginant que tu aies raison, reprenons ta comparaison avec Justin Bieber. On peut le détester, lui cracher au visage, considérer que ce n'est pas un vrai chanteur, mais il vend des millions de disques. Dans quel monde est-ce qu'un festival l'inviterait pour le loger au Formule 1 alors que Bashung est au Sofitel ? :D


Dans un monde où Bashung serait vivant ?  [:canaille]

n°54684938
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 12-10-2018 à 10:56:06  profilanswer
 

Sinon, la SNCF offre des billets à 1 euro à sa famille, mais faut en faire partie.

n°54685586
Foncky
Posté le 12-10-2018 à 11:36:39  profilanswer
 

Avec tous les divorces aujourd'hui, c'est parfois difficile de faire partie de sa famille :o

n°54762407
Siddhartha
Posté le 20-10-2018 à 19:43:25  profilanswer
 

Je suis en train d'écrire mon premier roman depuis déjà quelques mois et je me demandais ce que j'étais en train d'écrire du point de vue du genre littéraire. Je m'explique.
Dans ce dernier, je raconte mon voyage dans un pays étranger donc au premier abord, on pense à un carnet de voyage mais le fait est que le pays en question sert davantage de cadre et de prétexte à des questions existentielles qu'autre chose avec une importance des personnages parcourant le pays en question (là où le carnet de voyage fait de celui-ci le « personnage » principal me semble-t-il). Le carnet de voyage s'est donc vite transformé en roman mais j'y insère aussi des éléments de fiction pour renforcer l'histoire (réellement vécue mais que je restructure avec quelques libertés).

 

Je sais que dans une autobiographie, on passe un contrat avec le lecteur dans lequel on se doit de relater la vérité et où l'auteur est aussi le narrateur ainsi que le personnage principal. Ici, c'est un peu la même chose mais le personnage principal me ressemble sans porter le même nom pour autant et les personnages croisés, c'est la même chose. Tout n'est pas parfaitement similaire (surtout qu'une autobiographie repose en grande partie sur les souvenirs et dans mon cas, ça remonte à plus de dix ans...) et comme je le précisais précédemment, je m'autorise quelques libertés dans les situations.

 

Peut-on dire que j'écris une autofiction, dans ce cas ?

 

J'ai lu des définitions assez différentes de l'autofiction, je m'interroge donc. N'est-ce pas juste un roman autobiographique (synonyme ou autre sous-genre ?) ?

 

Bref, je me pose sans doute trop de questions sur ce sujet mais je suis intéressé par vos avis éclairés. ;)


Message édité par Siddhartha le 20-10-2018 à 19:47:37

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Ce forum est globalement devenu une fosse à purin et une usine à trolls avec des modos incompétents mais surtout, un nid de fachos... À jamais !
n°54762845
k_raf
Totally nuts!
Posté le 20-10-2018 à 20:37:28  profilanswer
 

Oui, je trouve que tu te poses trop de questions.
La limite peut être floue entre une autobiographie romancée, et un roman où l'auteur met des petits bouts de lui (ce qui est inévitable).
 
Je dirais tout de même "roman".

n°54767625
Siddhartha
Posté le 21-10-2018 à 18:48:22  profilanswer
 

Dans le roman autobiographique, l'histoire s'inspire de faits réels vécus par l'auteur mais c'est vrai que ce que je trouve intéressant, c'est par exemple de me mettre à la place d'une personnage (croisé à cette époque) et raconter une scène de son point de vue, sans que je ne sois présent. L'imagination entre donc en scène dans ce cas-là, j'essaye de raccrocher les wagons même si la vérité est toute autre mais en l'occurrence, je ne le saurai jamais.


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n°54767687
Foncky
Posté le 21-10-2018 à 18:57:13  profilanswer
 

Un roman, en somme :whistle:

n°54767926
Siddhartha
Posté le 21-10-2018 à 19:31:45  profilanswer
 

Oui mais dans le roman, tu n'as pas d'éléments autobiographiques majeurs normalement. ^^


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n°54768307
k_raf
Totally nuts!
Posté le 21-10-2018 à 20:17:10  profilanswer
 

Le lecteur est pas forcément au courant.

n°54768616
Siddhartha
Posté le 21-10-2018 à 20:42:48  profilanswer
 

Certes mais du point de vue de l'auteur, je trouve normal qu'il prévienne le lecteur si c'est fortement inspiré de faits réels.
S'il s'agit de ponctuer un roman d'éléments appartenant à sa propre vie, c'est effectivement un grand classique. :)
 
Où se trouve la limite entre les deux (?), c'est parfois difficile à dire, je te le concède.

Message cité 1 fois
Message édité par Siddhartha le 21-10-2018 à 20:43:25

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n°54769464
biezdomny
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Posté le 21-10-2018 à 21:53:56  profilanswer
 

Siddhartha a écrit :

Certes mais du point de vue de l'auteur, je trouve normal qu'il prévienne le lecteur si c'est fortement inspiré de faits réels.
S'il s'agit de ponctuer un roman d'éléments appartenant à sa propre vie, c'est effectivement un grand classique. :)
 
Où se trouve la limite entre les deux (?), c'est parfois difficile à dire, je te le concède.


 
Je ne vois pas pourquoi : on s'en fout. En plus, 100% des romans sont inspirés de faits réels, alors où places-tu le curseur ?


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n°54769899
Siddhartha
Posté le 21-10-2018 à 22:30:07  profilanswer
 

Euh... non. Dire que 100% des romans sont inspirés de faits réels, c'est mépriser l'imaginaire et tous les univers construits de toute pièce, avec des personnages originaux et des situations inventées.
Que n'importe quelle histoire soit inspirée de la vie de manière générale, évidemment, ce sont des influences naturelles inhérentes à notre propre vécu donc cela va de soi.
Néanmoins, tu ne peux pas comparer un roman autobiographique où la majeure partie de l'œuvre est une retranscription de sa propre vie avec des libertés prises ici et là et un roman où tu mets un peu de ta vie dans un personnage, une relation ou une situation, certes, mais où le lecteur sait qu'en revanche, c'est un roman, c'est de la fiction et il peut vraisemblablement considérer que l'auteur ne raconte vraiment une partie de sa vie.

 

Après, on peux mettre des guillemets et des nuances à tout ça. Prenons par exemple l'œuvre de Tolkien : c'est de la fantasy mais l'auteur y dépeint dans cet univers une partie de sa vie marquée par la première guerre mondiale et cela a bien entendu influencé sa prose. Mais on ne peut pas dire que l'histoire de ce personnage qui doit aller détruire un anneau maudit dans un volcan tout en essayant d'échapper à des démons de feu et des araignées géantes soit ce qui lui est arrivé. :D

 

Prenons donc une histoire qui se situe dans notre univers, sur Terre. Le lecteur pourra alors se demander si l'auteur se retrouve dans l'un des personnages et s'il a vécu tel ou tel événement.
Dans ce cas, tu as raison, on s'en fout et c'est aussi intéressant pour l'auteur de laisser planer le doute, pourquoi pas. C'est un choix.

 

Dans mon cas, c'est un voyage qui m'a beaucoup marqué et je ne pense pas être flou sur ce point, en l'occurrence. D'où le roman autobiographique car si je devais imager la chose, je dirais que le réalité s'infuse dans un roman alors que c'est la fiction qui s'infuse dans un roman autobiographique.

 

Tout est relatif, après, mais le mot important dans la phrase mise en gras était le mot : « fortement ».

Message cité 1 fois
Message édité par Siddhartha le 21-10-2018 à 22:33:18

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n°54770216
Foncky
Posté le 21-10-2018 à 23:10:50  profilanswer
 

La bonne réponse est que tu appelles ça comme tu veux.
 
Si tu étais un personnage public, un auteur connu ou que tu racontais ton vécu dans un pays en guerre ou lors d'un événement historique, par exemple, je comprendrais la (relative) nécessité d'indiquer au lecteur la part de fiction et de réalité. Et encore. Là, tu évoques un voyage personnel et privé, qui est important pour toi mais pour personne d'autre. Tu appelles ça roman autobiographique si tu estimes que c'est nécessaire, mais le lecteur, lui, n'a pas d'a priori là-dessus.
 

n°54770376
BoraBora
Dilettante
Posté le 21-10-2018 à 23:45:57  profilanswer
 

Doublon...


Message édité par BoraBora le 22-10-2018 à 00:38:12

---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°54770388
BoraBora
Dilettante
Posté le 21-10-2018 à 23:47:46  profilanswer
 

Aucune oeuvre ne dépeint "la" réalité, sous aucune forme : roman, autobiographie, documentaire, photo, peinture, chanson... rien. C'est toujours "une" réalité, le regard de l'auteur.
 

Citation :

toute la vérité, rien que la vérité
 
    Serment figé (bien qu’il en existe diverses variantes, dans la fiction notamment), par laquelle un témoin promet de dire tout ce qu’il sait d’utile à l’instruction et de ne pas mentir.
        Je jure de parler sans haine et sans crainte, de dire toute la vérité, rien que la vérité. (serment des témoins en France)


Dans une oeuvre, tu ne dis pas tout ce qui est utile à l'instruction, mais seulement tout ce que est utile à ton propos. Le label "inspiré de faits réels", c'est très vendeur au générique des films hollywoodiens ou chez les lecteurs/trices qui pensent que lire de la fiction c'est perdre son temps tandis que si c'est réel alors c'est "instructif" (très souvent entendu depuis que je suis gamin, sous une forme ou une autre). Il y a de fait un marché pour le "récit vécu". Mais tout ça est de la fiction, de toute façon. On ne s'embarrassait pas de ce genre de nuance autrefois, d'ailleurs. Tu lis les mémoires ou les récits de vie écrits au XIXème siècle, c'est de la galéjade d'un bout à l'autre. Et OSEF. Ce qui compte est de faire rêver, amuser, émouvoir, penser...
 
L'amateur de "récit vécu" est comme l'amateur de fiction : il veut vivre quelque chose qu'il ne vivra jamais et/ou vivre quelque chose d'une autre manière à travers le regard de l'auteur. La différence est juste dans la validation de l'expérience selon le label. Il y a des gens qui ne peuvent se laisser aller à être un autre, voir à travers d'autres yeux, s'il n'y a pas l'étiquette "récit vécu". Souvent des gens peu lettrés, qui sacralisent l'écrit et considèrent plus ou moins consciemment qu'un livre ne devrait pas "inventer" des choses mais exprimer une vérité, une réalité. Mais ça joue plus ou moins sur un peu tout le monde.
 
"On The Road" serait-il devenu culte si Kerouak n'avait pas fait quelques road trips plusieurs années avant d'en écrire la version définitive ? On se fichait (et se fiche encore) de savoir que la vie "réelle" de Kerouak était celle de ce qu'on appellerait aujourd'hui un beauf, entre sa môman, sa femme (incapable de remplacer sa môman, bien sûr), ses bières et sa télé, qu'il ait été réac, obsédé par les juifs et les communistes (et les hippies, bien sûr manipulés par le Communist Party). "On The Road" n'est pas un récit vécu, c'est de la littérature. Il a été une incitation à vivre libre pour quelques-uns ("je m'en allais les poings dans mes poches crevées", toussa...), un moyen de vivre quelque chose par procuration pour beaucoup, et un laborieux pensum, voire un calvaire de lecture pour d'autres (je suis de ceux-là). C'est ça, la littérature. [:spamafoote]


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Qui peut le moins peut le moins.
n°54770462
Siddhartha
Posté le 22-10-2018 à 00:09:39  profilanswer
 

Foncky a écrit :

La bonne réponse est que tu appelles ça comme tu veux.

 

Si tu étais un personnage public, un auteur connu ou que tu racontais ton vécu dans un pays en guerre ou lors d'un événement historique, par exemple, je comprendrais la (relative) nécessité d'indiquer au lecteur la part de fiction et de réalité. Et encore. Là, tu évoques un voyage personnel et privé, qui est important pour toi mais pour personne d'autre. Tu appelles ça roman autobiographique si tu estimes que c'est nécessaire, mais le lecteur, lui, n'a pas d'a priori là-dessus.
 

 
BoraBora a écrit :

Aucune oeuvre ne dépeint "la" réalité, sous aucune forme : roman, autobiographie, documentaire, photo, peinture, chanson... rien. C'est toujours "une" réalité, le regard de l'auteur.

 
Citation :

toute la vérité, rien que la vérité

 

   Serment figé (bien qu’il en existe diverses variantes, dans la fiction notamment), par laquelle un témoin promet de dire tout ce qu’il sait d’utile à l’instruction et de ne pas mentir.
        Je jure de parler sans haine et sans crainte, de dire toute la vérité, rien que la vérité. (serment des témoins en France)


Dans une oeuvre, tu ne dis pas tout ce qui est utile à l'instruction, mais seulement tout ce que est utile à ton propos. Le label "inspiré de faits réels", c'est très vendeur au générique des films hollywoodiens ou chez les lecteurs/trices qui pensent que lire de la fiction c'est perdre son temps tandis que si c'est réel alors c'est "instructif" (très souvent entendu depuis que je suis gamin, sous une forme ou une autre). Il y a de fait un marché pour le "récit vécu". Mais tout ça est de la fiction, de toute façon. On ne s'embarrassait pas de ce genre de nuance autrefois, d'ailleurs. Tu lis les mémoires ou les récits de vie écrits au XIXème siècle, c'est de la galéjade d'un bout à l'autre. Et OSEF. Ce qui compte est de faire rêver, amuser, émouvoir, penser...

 

L'amateur de "récit vécu" est comme l'amateur de fiction : il veut vivre quelque chose qu'il ne vivra jamais et/ou vivre quelque chose d'une autre manière à travers le regard de l'auteur. La différence est juste dans la validation de l'expérience selon le label. Il y a des gens qui ne peuvent se laisser aller à être un autre, voir à travers d'autres yeux, s'il n'y a pas l'étiquette "récit vécu". Souvent des gens peu lettrés, qui sacralisent l'écrit et considèrent plus ou moins consciemment qu'un livre ne devrait pas "inventer" des choses mais exprimer une vérité, une réalité. Mais ça joue plus ou moins sur un peu tout le monde. "On The Road" serait-il devenu culte si Kerouak n'avait pas fait quelques road trips plusieurs années avant d'en écrire la version définitive ? On se fichait (et se fiche encore) de savoir que la vie "réelle" de Kerouak était celle de ce qu'on appellerait aujourd'hui un beauf, entre sa môman, sa femme (incapable de remplacer sa môman, bien sûr), ses bières et sa télé, qu'il ait été réac, obsédé par les juifs et les communistes (et les hippies, bien sûr manipulés par le Communist Party). "On The Road" n'est pas un récit vécu, c'est de la littérature. Il a été une incitation à vivre libre pour quelques-uns ("je m'en allais les poings dans mes poches crevées", toussa...), un moyen de vivre quelque chose par procuration pour beaucoup, et un laborieux pensum, voire un calvaire de lecture pour d'autres (je suis de ceux-là). C'est ça, la littérature. [:spamafoote]

 

Merci pour vos messages très intéressants. ;)

 

Toutefois, je n'ai lu que le premier de tes deux messages, BoraBora (doublon). :p

Message cité 1 fois
Message édité par Siddhartha le 22-10-2018 à 00:11:11

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Ce forum est globalement devenu une fosse à purin et une usine à trolls avec des modos incompétents mais surtout, un nid de fachos... À jamais !
n°54770494
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 22-10-2018 à 00:22:52  profilanswer
 

Siddhartha a écrit :

Euh... non. Dire que 100% des romans sont inspirés de faits réels, c'est mépriser l'imaginaire et tous les univers construits de toute pièce, avec des personnages originaux et des situations inventées.

 

Il n'y a aucun mépris là-dedans, sans quoi je ne lirais rien :p je déteste les « histoires vraies » vendues comme de la fiction. La « vraie vie » ou ce qu'on nous vend comme tel, c'est vachement moins intéressant qu'un bon roman-feuilleton de cape et d'épée ou de la SF d'auteur sous LSD… en tout cas en ce qui me concerne. Mais le fait que j'aime les personnages plus grands que nature et les destins exceptionnels ne m'empêche pas de reconnaître le jeune Victor Hugo dans le personnage de Marius, des caractéristiques d'Alexandre Dumas dans celui de Porthos, l'héritage des romans de marine, et de tout un pan d'histoire, dans les combats spatiaux de La Flotte perdue dans un très lointain futur.  

 

Évidemment selon les œuvres, les genres littéraires, les auteurs, le curseur n'est pas au même endroit et la réalité est déformée, déconstruite, réagencée, parfois faite de bribes de rêves, de souvenirs, d'impressions, de petits lambeaux brumeux. Parfois, elle est beaucoup plus reconnaissable et on sent l'expérience directe de l'auteur et la description, romancée, d'une société qu'il a fréquentée. Mais je ne vois pas vraiment d'intérêt à coller un gros tampon « say la vray vie » dessus. Proust ne le fait pas, et il ne trompe personne.


Message édité par biezdomny le 22-10-2018 à 00:23:54

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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°54770542
BoraBora
Dilettante
Posté le 22-10-2018 à 00:39:54  profilanswer
 

Siddhartha a écrit :

Toutefois, je n'ai lu que le premier de tes deux messages, BoraBora (doublon). :p


J'ai cru éditer (un retour ligne pour aérer) et j'ai doublonné.  :o


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Qui peut le moins peut le moins.
n°54770557
Siddhartha
Posté le 22-10-2018 à 00:48:01  profilanswer
 

Tu édites le doublon pour garder mon message cohérent plutôt que de le supprimer, bien vu !
 
@biezdommy Oui, je vois très bien ce que tu veux dire et après l'ensemble de ces réponses, ma question initiale a trouvé tout l'éclaircissement nécessaire. ;)


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Ce forum est globalement devenu une fosse à purin et une usine à trolls avec des modos incompétents mais surtout, un nid de fachos... À jamais !
n°54777142
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 22-10-2018 à 16:51:03  profilanswer
 

Un roman naît de l’illusion de savoir comprendre les autres, mais ça reste une illusion où aucune vérité ne contraint le texte. Télescoper le vrai et son propre réel dans la fiction, de manière franchement explicite, ça va entraîner surtout un phénomène de dissolution, qui peut amoindrir la subjectivité du lecteur, en faisant passer ta littérature pour de l’information. C’est pour ça qu’il existe une frontière assez clair entre les deux genres. La biographie trace une histoire personnelle, elle définit entièrement le personnage mais le corps de la théorie pour  un roman n’est pas le même du tout, en ce qui compose les acteurs et ne revendique pas l’histoire de la même manière. La vie est un objet de savoir, mais ne nul ne le manipule de la même façon, c’est ce qui fait l’intérêt d’un récit basé sur l’imagination, dans lequel le lecteur va prendre du plaisir à s’investir dans un jeu nouveau. Je dirais que le  « témoignage  » analytique auquel tu sembles tenir  se rapproche un peu de l’oralité, de la confidence, mais en réalité il possède au contraire ses propres rails, qu’on se contente de suivre tout le long du texte. Je pense qu’il est périlleux de vouloir passer de l’un à l’autre, parce que le lecteur de roman ne compte pas devenir sociologue par ton livre, il veut avant tout se divertir par le biais d’une fiction, faut pas oublier ce principe. Soit tu l’amuses en lui offrant la possibilité d’imaginer, soit tu le renseignes pleinement sur ton vécu , tout le problème qui semble te préoccuper est finalement la façon dont tu comptes mobiliser sa pensée.  Sachant que ton livre va être une découverte pour le lecteur et une retrouvaille pour toi, il va t’obliger à témoigner sincèrement, c’est là que le discours fait de toi un sujet parlant en particulier, dans le développement et tout le long du récit. Le vrai problème selon moi, c’est l’obligation absolue de rester juste jusqu’à la dernière ligne, par rapport à ta propre émotion. De rester cohérent tout le temps. Si tu livres des informations explicites sur ta propre construction de soi par rapport à un truc vécu, alors tu te dois d’être sincère jusqu’au bout.  J’ai eu une partie de vie très aventureuse, par exemple, qui pourrait peut-être valoir matière à roman, jamais je ne le ferais, parce que certains faits m’ont tout bonnement traumatisés. Je n’éprouve pas personnellement ni le besoin ni l’intérêt de partager ces choses, quand bien même elles sortent de l’ordinaire, parce que ce serait plutôt antiromanesque au final, et que d’un autre côté, je ne vois pas l’intérêt de raconter ma vie La pensée par procuration donnée par le roman est une chose, mais l’émotion par procuration dans un récit, quand tu dis explicitement au lecteur que tu en incarnes toi-même le fil conducteur, c’est plutôt délicat.  
 

n°54777712
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 22-10-2018 à 17:39:11  profilanswer
 

Sinon, est-ce que les gens pourraient se focaliser plus sur l'acte d'écrire leur roman et moins sur son étiquetage/classement/positionnement ? :o
 
Je dis ça en toute gentillesse (car je ne suis qu'amour et tendresse) mais c'est ouf le nombre de gens qui viennent me voir en salon parce que ça fait un an, trois ans, cinq ans qu'ils travaillent sur un roman.
- Et du coup, il est terminé ?
- Euh, non, j'en suis à la page 20. Mais j'ai fini toutes les annexes. Et ce sera du steampunk péri-urbain autobiographique avec une touche de nouveau roman et un zeste de satire.

Message cité 5 fois
Message édité par Grenouille Bleue le 22-10-2018 à 17:42:26

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Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°54778323
CyrilleTel​mer
magical négro
Posté le 22-10-2018 à 18:42:38  profilanswer
 

Oui, ça me fait penser aux vidéos de "conseils" qui te donnent toutes sortes de méthodologies, et à mes amis écrivains amateurs qui ont des calepins, des schémas, des surligneurs et des boulette-journaux pour décrire leur trame, leur univers, leur intrigue etc.
J'ai l'impression que ça disperse plus qu'autre chose. Perso j'ai juste un .doc pour le texte du roman proprement dit, quelques notes au début, et le reste je le garde en tête.
Bien sûr il y a des incohérences qui apparaissent parfois, mais on finit toujours par les voir à force de relecture.


Message édité par CyrilleTelmer le 22-10-2018 à 18:42:51

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Test scientifique de prédiction de miss france 2023 @HFR
n°54778362
k_raf
Totally nuts!
Posté le 22-10-2018 à 18:48:59  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :

Sinon, est-ce que les gens pourraient se focaliser plus sur l'acte d'écrire leur roman et moins sur son étiquetage/classement/positionnement ? :o
 
Je dis ça en toute gentillesse (car je ne suis qu'amour et tendresse) mais c'est ouf le nombre de gens qui viennent me voir en salon parce que ça fait un an, trois ans, cinq ans qu'ils travaillent sur un roman.
- Et du coup, il est terminé ?
- Euh, non, j'en suis à la page 20. Mais j'ai fini toutes les annexes. Et ce sera du steampunk péri-urbain autobiographique avec une touche de nouveau roman et un zeste de satire.


 :D

n°54778731
MasonAge
Posté le 22-10-2018 à 19:44:47  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :

Sinon, est-ce que les gens pourraient se focaliser plus sur l'acte d'écrire leur roman et moins sur son étiquetage/classement/positionnement ? :o
 
Je dis ça en toute gentillesse (car je ne suis qu'amour et tendresse) mais c'est ouf le nombre de gens qui viennent me voir en salon parce que ça fait un an, trois ans, cinq ans qu'ils travaillent sur un roman.
- Et du coup, il est terminé ?
- Euh, non, j'en suis à la page 20. Mais j'ai fini toutes les annexes. Et ce sera du steampunk péri-urbain autobiographique avec une touche de nouveau roman et un zeste de satire.


 :sarcastic:  
 
à mon humble avis si des lecteurs/auteurs wannabe s'attachent aux étiquettes de façon ridicule comme tu le décris, il y a aussi une responsabilité de certains éditeurs et les accroches marketing centrées sur les clichés genre "le nouvel auteur héroïc fantasy après Tolkien"
éternel débat  :D  
les éditeurs - qui utilisent ce marketing - disent qu'ils ne font que donner au public ce qu'il demande et les lecteurs vont soit dénoncer cette approche, soit sauter dedans à pieds joints

n°54778902
k_raf
Totally nuts!
Posté le 22-10-2018 à 20:10:08  profilanswer
 

Oui enfin GB ne critique pas le système de classement en soi (même si on sent une pointe d'ironie) mais le temps qu'un auteur va passer sur son positionnement vs le temps d'écriture, qui sera quand même plus important pour boucler un texte.

n°54779117
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 22-10-2018 à 20:40:18  profilanswer
 

surtout qu'au final, l'étiquette ne fait pas le bourbon.

n°54780003
Foncky
Posté le 22-10-2018 à 21:46:58  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :


- Euh, non, j'en suis à la page 20. Mais j'ai fini toutes les annexes. Et ce sera du steampunk péri-urbain autobiographique avec une touche de nouveau roman et un zeste de satire.


C'est de la littérature jeunesse ça, non ?

n°54782047
Siddhartha
Posté le 23-10-2018 à 05:16:55  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :

Sinon, est-ce que les gens pourraient se focaliser plus sur l'acte d'écrire leur roman et moins sur son étiquetage/classement/positionnement ? :o

 

Je dis ça en toute gentillesse (car je ne suis qu'amour et tendresse) mais c'est ouf le nombre de gens qui viennent me voir en salon parce que ça fait un an, trois ans, cinq ans qu'ils travaillent sur un roman.
- Et du coup, il est terminé ?
- Euh, non, j'en suis à la page 20. Mais j'ai fini toutes les annexes. Et ce sera du steampunk péri-urbain autobiographique avec une touche de nouveau roman et un zeste de satire.

 

Je viens de me faire remettre à ma place par Grenouille Bleue, mais quel honneur !  :lol:

 

Mais tu as bien fait. Je m'attache beaucoup trop aux détails et je procrastine plus que de raison.  [:k o k i a:3]

 

@Talbazar : merci pour ton message même si j'aurais apprécié une aération parce que j'ai eu du mal ! :D


Message édité par Siddhartha le 23-10-2018 à 08:26:04

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Ce forum est globalement devenu une fosse à purin et une usine à trolls avec des modos incompétents mais surtout, un nid de fachos... À jamais !
n°54782565
Uchinaa
Posté le 23-10-2018 à 09:08:40  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :

Sinon, est-ce que les gens pourraient se focaliser plus sur l'acte d'écrire leur roman et moins sur son étiquetage/classement/positionnement ? :o
 
Je dis ça en toute gentillesse (car je ne suis qu'amour et tendresse) mais c'est ouf le nombre de gens qui viennent me voir en salon parce que ça fait un an, trois ans, cinq ans qu'ils travaillent sur un roman.
- Et du coup, il est terminé ?
- Euh, non, j'en suis à la page 20. Mais j'ai fini toutes les annexes. Et ce sera du steampunk péri-urbain autobiographique avec une touche de nouveau roman et un zeste de satire.


 
C'est pas pour rien que le podcast de tes émérites collègues se nomme "procrastination".  ("Je connais tous les boutons des chapkas de mes infirmiers sur le front est, il me reste à chercher la couleur des chaussettes qu'ils portent"  :o )
 
 
("Du coup"  :fou:  :fou:  :fou: )

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