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Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°9654720
alexandra2​141
Posté le 06-10-2006 à 10:27:58  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

sincap a écrit :

Pour l'instant le détail insignifiant c'est qu'il doit passer des tests pour pas redoubler.  ;)


 
Oui, en fait, je crois que tu n'as pas compris l'essentiel du roman.  
As-tu "tramé" ton histoire? Sais-tu exactement où tu vas et par quel chemin???
 
Si tu sais tout ça, alors rajoutes un peu de "piquant", rallonges la route, prends des chemins détournés...
Si tu ne sais pas où tu vas, il me semble urgent de mettre tout ça au clair (et en détails) avant de commencer le récit.
 
Perso, je l'avoue, j'accroche pas du tout à ton texte. Il est plat, banal, sans aucun rebondissement. Le vocabulaire est limité, même dans la narration, aucuns détails ne sert à "dépeindre" le tableau.  
On a besoin de geste, d'attitude, d'ambiance que l'on a pas!
 
Il te faudra travailler, car même si l'idée n'est, dans le fond, pas forcément mauvaise, je suis certaine que tu peux faire mille fois mieux au niveau du style et de la forme.  
 
Ne baisses pas les bras, à force de persévérance et de remise en questiosn, tu y arriveras!  ;)  

mood
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Posté le 06-10-2006 à 10:27:58  profilanswer
 

n°9655648
sincap
Posté le 06-10-2006 à 13:18:11  profilanswer
 

Oui mais c'est que le début. Et oui j'ai totalement "tramé" l'histoire avec tous les détails et même planifié 12 chapitres.  :)

n°9655665
alexandra2​141
Posté le 06-10-2006 à 13:21:03  profilanswer
 

sincap a écrit :

Oui mais c'est que le début. Et oui j'ai totalement "tramé" l'histoire avec tous les détails et même planifié 12 chapitres.  :)


 
 
OK alors je serais curieuse de lire cette histoire avec plus de détails!  ;)

n°9658300
keskiya
I'm lost...
Posté le 06-10-2006 à 18:25:56  profilanswer
 

Wahou... pour une fois, il y en a eu des posts depuis la dernière fois que je suis venue! ^^
 
alors, pour ton texte Arwen: eh bien je le trouve tout aussi bien que les autres! En revanche, fais attention à ce que tu écris: tu parles à la première personne du singulier tout au long du texte, et puis, soudain, la dernière phrase est à la troisième personne. C'est une erreur à ne pas faire...
sinon tu demandes si tes énumérations ne sont pas barbantes: je te répondrais que dans un texte de cette longueur, on s'aperçoit que c'est ton style, et que tu écris super ben ainsi. Par contre, dans des textes plus longs, je te conseillerais de moins énumérer, parce que ça deviendra vite lourd.
 
Pour laster92: déjà, dans ta première phrase, il y a un mot qui me choque, que je n'spère JAMAIS trouver dans une production littéraire: "boulot". Language familier. OK, tu écris à la première personne, mais ce n'est pas une raison. (Idem pour "booster", "bordélique", )
ensuite, je trouve ton personnage un peu trop défaitiste: on sent qu'il est le protagoniste, et il est "barbant", toujours pessimiste, on n'a pas envie de l'accompagner dans sa quête. S'il quite son travail juste parce qu'il s'ennuye, les aventures qu'il va vivre ne seront guères passionnantes, à moins qu'il change complètement de personnalité, ce qui n'arrive jamais. Et puis la première impression du lecteur lui conseille ou non de lire le livre. Je sais que ton premier paragraphe n'est pas très intriguant, et que si je trouve un livre commençant ainsi dans une librairie, ça ne me donnera pas trop envie de l'acheter...
c'est étrange que tu t'adresse directement au lecteur, mais ça a parfois donné de bons livres (ne me demandez pas les noms, je ne m'en souviens plus. Mais je sais que j'en avais lu un il y a pas si longtemps, enfin ça date un peu quand même, sinon je retrouverais le titre je pense, et il était plutôt pas mal. Après par contre, il faut assumer le style jusqu'au bout... et parfois le style ne tient pas la route, tu écris "normalement" après... ça casse le livre). Bref, si c'est ton style, le vrai, celui avec lequel tu écris inévitablement, garde-le. Sinon... soit tu fais hyper gaffe et tu ne trouveras pas l'inspiration, soit tu trouves ton propre style.
"Le week-end dernier, je suis allé faire un tour au siège de l’association. Les Handicapés Amateurs qu’elle s’appelle, marque déposée, copyright, un truc de professionnels quoi, auquel je suis fier d’adhérer la main sur le coeur.  "Cette phrase est bizarre. En particulier le "Les Handicapés Amateurs qu'elle s'appelle". Ce n'est pas français du tout!!!!
J'avoue ne pas avoir lu en entier. Ce genre de texte ne m'intéresse pas... Mais si tu veux que j'approfondisse ma critique, envoye moi un mp et je le lirais en entier.
 
pour sincap: "Si je raconte pas au jour le jour, les 3 mois que j'ai prévu de raconter ne tiendront qu'en 30 pages, et j'veux ateindre au moins 120.  "
un bon auteur est jugé sur la qualité, et non la quantité du travail qu'il fournit. Parfois, un texte de quinze lignes est bien mieux qu'un texte de cent-vingt. Alors si tu veux atteindre les cent-vingt, essaye de trouver d'autres intrigues, mais le début n'est vraiment pas accrocheur. C'est la monotonie, une monotonie à laquelle tous les lecteurs peuvent s'identifier, d'accord. Mais une monotonie que l'on veut oublier quand on lit. Les auteurs font ce qu'ona appelle des ellipses quand il y a des périodes comme ça où il ne se passe rien. Ce que tu as écris là, je peux le résumer en une phrase:
Une semaine après que les professeurs nous ait annoncé la décision qu'ils comptaient prendre quant à notre passage, ou non, en terminale, je me retrouvais sur msn avec Nasar, le délegué de la première S2.  
Voilà, en gros, ce que tu as raconté en beaucoup plus long. C'est sur qu'il n'y a pas les détails. Mais les détails de ce que tu as raconté, franchement, le lecteur n'en a rien à faire. Il faut que tu les introduise au fil du texte, par exemple quand il rencontre ses amis dans la rue et qu'il parle avec. Tu dois faire passer leur caractère dans les dialogues, les manières d'être et de faire.
 
pour Amibe_R Nard: en répondant à  sincap, tu as écris "Ici, on sent bien que tu n'es pas le personnage.
Un des délégués... ça ne vaut pas Thierry, ou Henri, ou Killian...
Un, c'est un mot vague. ".
Je ne suis pas d'accord avec toi. Un est en effet un mot vague, mais il ne faut pas donner trop d'infos dans els phrases non plus. Et même si c'est la seule info qui aurait été donnée dans cette phrase, je ne pense pas qu'il soit nécessaire de tout de suite de préciser le prénom: ça donne des phrases lourdes.
">C'est un peu comme un divertissement, pas de prises de têtes, et j'aurait voulu savoir aussi comment vous trouvez le style??  
 
Le style, oui, un grand principe.
 
Pour l'instant, tu n'en es pas là. (A mon avis, hein).
Pour l'instant, il te faut trouver un angle d'écriture. "
encore une fois, je suis en désaccord: le style est important. Et si je suis en désaccord, c'est également avec la question de SINCAP (dsl pour les majuscules, c'st pour que sincap repère que ça s'adresse également à lui... au cas où... ^^): eh bien quoi? Tu as un style. Le style, c'est la personnalité de l'écrivain. Tout comme tu peux modifier ta personnalité le temps d'une pièce de théâtre, te glisser quelques temps dans la peau d'un autre, tu ne peux pas y rester indéfiniment. Tu es ce que tu es, et ta personnalité en changera pas, ou bien peu. Rares sont les personnes qui changent vraiment. Il y a toujours quelque chose de ce qu'ils étaient avant. Alors ne te casse pas les pieds pour le style, et écris comme tu le sens: le style est l'un des facteurs qui font qu'un éditeur voudra ou non de ton texte. Mais si tu as une bonne intrigue, de bons persos, ça ne devrait pas te poser de problèmes.  
 
pour alexandra2141: tu dis "Juste une chose à dire.... qui ne fera pas avancer le sujet, certes, mais qui me semble importante à souligner:
les conseils d'Amibe_R Nard sont d'une justesse et d'une précision incroyable!!!! ".
Justement, les conseils trop précis ne donnent pas forcément quelque chose. Et pour moi, c'est un défaut plus qu'une qualité, même s'il est vrai que Amide_RNard a du passer du temps à lire chaque texte et à le critiquer de cette manière. Pourquoi? Parce que, tout simplement, il faut laisser la personne libre de faire des erreurs, pour qu'elle puisse comprendre par elle-même ce qui ne va pas. Souligner les points essentiel, dire qu'il y a d'autres choses qui ne vont pas, sans forcément tout mentionner. Quelque chose que l'on trouve par soi-même est tuours plus instructif que quelque chose qui nous a été dicté, sans qu'on l'ait compris, sans qu'on ait compris le pourquoi.

n°9658626
galaxia_28
Posté le 06-10-2006 à 19:07:11  profilanswer
 

sincap a écrit :


Ce que je retiens de vos impressions : C'est vrai que y a un peut trop de descriptions, pas vraiment d'intrigue, et ça fait comme un journal intime.
Mais : Si je raconte pas au jour le jour, les 3 mois que j'ai prévu de raconter ne tiendront qu'en 30 pages, et j'veux ateindre au moins 120.  
C'est vrai qu'il se passe pas grand chose au début, mais presque tout est dans la suite, là c'est juste comme une intro.
 


 
    J'avoue ne pas te comprendre sur ce point: pour l'instant c'est pour toi que tu écris, non? Honnêtement, un bon texte de 30 pages plait beaucoup plus qu'une histoire de 120 pages bourrée de phrases et de renseignements inutiles. On dirai que tu en parles comme si tu voulais le présenter à un éditeur. Mais, au début, et même tout le temps, le plus important est qu’il te plaise, à toi, et que tu ne te sois pas forcé pour l'écrire! Sinon, ça ne plaira à personne! Quand on commence à écrire, on ne se soucie pas encore de ce que pourrai vouloir un éditeur potentiel (bien que je ne sois pas sure que c'était ton intention). En tout cas, tout les écrivains le disent: le plus difficile dans la correction est de rayer toutes les phrases inutiles qui alourdissent le texte.
 
   De plus, tu t’apercevras très vite que, lorsque qu'on est vraiment absorbé dans l'écriture d'une histoire, les mots viennent tout seul, et que la difficulté est de s'arrêter! Si ton histoire t'a vraiment inspiré et plu, tu écrira plus de 30 pages (en tout cas je le pense).

n°9658697
alexandra2​141
Posté le 06-10-2006 à 19:14:14  profilanswer
 

Keskiya, quand je parlais de "précision" concernant les conseils d'Amibe-R Nard, je parlais dans le sens génréal du terme, c'est à dire que lorsqu'il avance quelque chose, cela tient la route.  
 
Après, je suis convaincue qu'en effet, un auteur se doit de garder son style, son idée, et donc ses erreurs pour pouvoir avancer de soi même (sinon autant faire écrire aux autres nos propres idées).  
Amibe-R Nard détaille peut être trop, cherche peut être la petite bête, mais jusqu'à présent, c'est la seule intervention ou presque (et tant pis si je me fais des ennemi(e)s) que je trouve pertinente.
 
J'ai lu le texte de Sincap et j'avoue qu'il faut bien plus qu'un "essai de faire ci" ou "essai de faire ça" pour l'aiguiller dans la bonne direction. Sans dire qu'il faille écrire à sa place ou lui dicter ce qu'il doit exactement faire, je pense que des exemples précis sont nécessaires...
Après tout, il demandait conseil à la base!
 
Et puis, visiblement, sans pour autant que cela soit une critique, j'ai la sensation que Sincap n'est pas tout à fait prêt à s'entendre dire que son texte n'est pas forcément bon. Il conteste et contre-argumente à chaque "critique" ou plutôt à chaque conseil... Son texte lui semble bon, tant mieux, mais du coup ça prouve qu'il n'est pas non plus apte à voir et apprendre de ses erreurs.  
 
Cela dit, pour conclure, je dirais que tes propres conseils pour Sincap me paraissent "d'une très bonne qualité". Mon avis concernant son texte rejoint le tien. ;-)

n°9658844
Arwen Etoi​le du Soir
Posté le 06-10-2006 à 19:32:14  profilanswer
 

alexandra2141 a écrit :

Amibe-R Nard détaille peut être trop, cherche peut être la petite bête, mais jusqu'à présent, c'est la seule intervention ou presque (et tant pis si je me fais des ennemi(e)s) que je trouve pertinente.


 
Mmmmh attention au genre d'ennemi que tu pourrais te faire... Tu ne sais pas qui se cache sous les pseudos... certains peuvent être très susceptibles... et retrouvé la trace de certaines personnes... yark yark yark (rire diabolique)  :lol:  :lol:  :lol:

n°9659088
Arwen Etoi​le du Soir
Posté le 06-10-2006 à 20:05:42  profilanswer
 

Bon à part ça... c'est que ça papote dans ce forum et y a des choses à dire. En tout cas pour Alexandra2141 qui à l'air d'être franche et  qui à l'air de ne pas aller par 4 chemins là où elle veut en venir, peut-être que certaines personnes se sentiront vexés par ces conseils/critiques (ça peut être un peu normal mais il faut savoir encaisser les coups et les voir sous un autre angle, un angle positif) mais je suis prête à prendre ce risque (ouh là là  :whistle: ). Alors est-ce que tu a lu ma mini nouvelle (mini c'est p'têt pas nécessaire car une nouvelle c'est pas grand c'était juste histoire de dire que c'est vraiment pas long)? Si oui, pourrais-tu me dire ce que tu en penses stp?
En tout cas merci à Keskiya pour ses critiques. Ah oui, pour l'histoire de la première et troisième personne, en fait j'avais fait exprès, c'était un genre de dissocion entre mon âme et mon corps, un truc chelou quoi. Bon, j'essaierais d'être plus clair, ou si ça marche pas, de changer ça.
Pour Sincap, euh tu es payé à la page? lol je rigole (c'est un peu la même chose mais bon). Non mais arrêtons de te casser. En fait non on te casse pas on te donne des conseils comme le dit Alexandra2141. Tu sais quand tu as dit que tu voulais faire 120 pages ça m'a fait penser à un sketch étudier en français. Bon je sais pas l'auteur alors désolé à Borabora. Ca parle d'un écrivain qui écrit contre son gré et qui n'arrête pas de râler auprés de sa femme ou de la bonne je sais plus, en gros il se sacrifie pour avoir de quoi nourrir la famille et on ne reconnait pas son sacrifice. Et il doit faire un certain nombre de page.... un peu comme ce que tu as dit.
Le prend pas mal mais ne mets pas de barrières (comme le nombre de page) à ton imagination. Stp. C'est pour toi et pour le lecteur. Au lieu d'atteindre les 120 pages essaies d'atteindre autre chose, essaie que ça te plaise, que tu y prenne du plaisir. Même si ça ne fait que 15 lignes comme mes nouvelles, je sais pas si tu en lu ou vu mais la dernière on pourrait la confondre avec un simple post. Mais peu importe, j'ai beaucoup aimé l'écrire. Je m'y croyais vraiment. Il faut que tu y crois toi aussi. Sinon je rejoins Alexandra2141, Keskiya et l'Amibe_R Nard pour les autres conseils.
Ne te décourage pas, continue tant que tu aimes ça. Dans l'écriture comme dans tout il y a des hauts et des bas. Mais tu n'iras qu'en progressant, sache-le. Ne t'impose pas de barrières inutiles, il y en a déjà tellement comme ça.

n°9659329
elayinwir
Posté le 06-10-2006 à 20:30:13  profilanswer
 

Pour Sincap:
 
CA Y EST! enfin, j'ai eu le temps de lire ton texte. Et très franchement, je n'ai pas réussi (je te dis ca froidement, en toute sincérité ^^) a aller jusqu'au bout. Le vocabulaire donne plus envie de se connecter sur msn pour aller parler a ses propres potes, et l'histoire n'accroche pas du tout... enfin bon, j'ai pas lu tous les posts qui ont suivi donc je pense qu'on te l'a déja dit; je n'en rajouterai donc pas ^^
 
persévérence, persévérence...

n°9659494
laster92
Non aux pseudos à numéro !
Posté le 06-10-2006 à 20:47:36  profilanswer
 

Bon déjà je te remercie keskya, pour ta critique... :jap:  
Par contre, il y a des points sur lesquels je n'adhère pas vraiment.        :??:  :bounce:  
Tu dis que mon personnage est "pessimiste", mais pas du tout ! Bien au contraire ! Il ne dit rien comme "tout est foutu, la vie est finie", il s'emmerde à son travail et a juste envie de connaitre des choses différentes et plus palpitantes. Il est un peu blasé, ok, mais généreux aussi. Il y a dans mon texte des incohérences caractériels, des traits qui ne vont pas ensembles, ça je le reconnais, mais vraiment, question pessimisme, ça se pose là !
Et puis, sinon, je ne vois pas le rapport entre le fait qu'il s'ennuye à son travail, et l'interet de la suite. C'est justement parce qu'il veut vivre des choses moins barbantes qu'il quitte son travail, il veut voir autre chose quoi! Même si tu ne trouve aucun interet à la suite, même si tu ne l'a pas lu, tu ne peux pas te baser sur le début du texte pour deviner ce qui va se passer après. A la limite si je disais que je quitte les forêts d'Amazonie pour aller travailler dans une boite commercial, là tu pourrais trouver ça chiant...
 
Ensuite, tu me dis que "qu'elle s'appelle" n'est pas français du tout. C'est vrai, ce n'est pas toléré à l'école, c'est pas dans le Bescherelle. C'est juste une formulation, un argot un peu vieillissant. Céline emploie lui-même cette tournure dans "Voyage au bout de la nuit". Cet exemple est un peu hors contexte, mais mon personnage n'est pas tout à fait normal, donc il est normal qu'il use d'expressions peu courantes. Un autre exemple : je ne sais pas si tu as déjà lu Emile Ajar, mais tu serais étonné de voir dans ses romans des phrases sans aucun sens syntaxique ni logique, avec dans ces phrases, ( ô comble de la bienséance ! ) des mots familiers, voir grossiers...

mood
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Posté le 06-10-2006 à 20:47:36  profilanswer
 

n°9659523
alexandra2​141
Posté le 06-10-2006 à 20:51:08  profilanswer
 

Arwen, je viens de lire ta nouvelle (celle de la fille qui écrit). J'aime beaucoup, vraiment très sincèrement!
J'aime ton style (qui est un peu le mien... dans certains aspects). L'histoire est belle...
Juste deux petites choses: je ne sais pas si c'est volontaire (peut être me diras-tu) mais la même "image" revient plusieurs fois... Les mêmes mots, les mêmes idées. C'est un peu dommage je trouve. Enfin, oui et non parce que ton texte m'a plu!
Et puis, peut être est-ce un chouilla trop narratif. Enfin plutôt, trop "littéraire"... Enfin, je sais pas comment dire ça.... On est projeté dans un joli monde, on est même transporté (et franchement, encore une fois, je te félicite!), mais c'est TROP... Je sais pas comment te l'expliquer.  
 
Mais quoiqu'il arrive, ton texte est franchement réussi, tu peux être fière de toi! :)

n°9660536
sincap
Posté le 06-10-2006 à 22:21:51  profilanswer
 

J'ai pas dit que j'acceptais pas les critiques, au contraire, à la base je suis venu ici pour ça et j'encaisse très bien, j'essaye de mettre à profit vos conseils.  ;)  
 
J'ai dit 120 pages sur le coup, mais j'veux dire que je veux vraiment le publier, et que ce soit pas une nouvelle.  ;)  
 
Tous mes potes ont kiffé et m'encouragent à continuer, je vous posterait mon premier chapitre modifié, je pensait à un truc, et si je commençait par une petite intro qui raconte la fin, puis je fait genre : "3 mois plus tard..." et là je commence? Le lecteur pourrait se demander que'est-ce qui s'est passé pour arriver à cette fin, et voudra continuer de lire, non?  :)

n°9660589
elayinwir
Posté le 06-10-2006 à 22:26:33  profilanswer
 

Oui, le recours a ce genre d'approches peut être bénéfique, mais fais gaffe, c'est tres dur a utiliser "parfaitement" ^^... je n'ai jamais éssayé, mais j'y ai déja réfléchi, et franchement c'est un peu trop compliqué... mais a mon sens oui, ce n'est pas une mauvaise idée =)
 
NB: a ne pas oublier quand meme, c'est surtout une technique qui marche au cinéma, et qui reste je pense a éviter au maximum... ;)

Message cité 1 fois
Message édité par elayinwir le 06-10-2006 à 22:26:49
n°9661104
alexandra2​141
Posté le 06-10-2006 à 23:05:08  profilanswer
 

elayinwir a écrit :

Oui, le recours a ce genre d'approches peut être bénéfique, mais fais gaffe, c'est tres dur a utiliser "parfaitement" ^^... je n'ai jamais éssayé, mais j'y ai déja réfléchi, et franchement c'est un peu trop compliqué... mais a mon sens oui, ce n'est pas une mauvaise idée =)
 
NB: a ne pas oublier quand meme, c'est surtout une technique qui marche au cinéma, et qui reste je pense a éviter au maximum... ;)


 
Personnellement, j'ai commencé mon livre comme ça. L'intro ne donne aucune date, ni aucune notion d'âge des personnages. Elle est relativement courte mais fait référence au passé.... (et non au futur comme le propose sincap).
Je ne pense pas que ce soit plus difficile qu'autre chose d'avoir recours à ce système. Il faut juste être sûr, dans le cas où on fait appel au futur dans l'intro, à bien calculer son coup tout le long du bouquin pour que ça colle parfaitement!
Mais c'est une façon prenante d'interpeler le lecteur et de lui donner envie de lire le livre en entier. Par contre, il est certain que l'intro ne doit pas en dire trop, ni pas assez... Il ne faut pas dévoiler TOUTE la fin (sinon, il n'y a plus vraiment d'interêt à lire, même pour savoir comment on en arrive là! Ce n'est pas un film, comme le souligne justement elayinwir), mais il faut juste en dire assez pour se dire "tiens, ce bouquin traite de ça! Ca peut être interessant!" ).  
A ce moment là Sincap, je te conseille de vraiment soigner ton style sur l'intro. Lis, relis, re relis, 100 fois s'il le faut, mais fait ça bien! C'est super important!
 
Quant au fait que tu veuille VRAIMENT éditer, alors à ce moment là, ne te fixe pas un nombre de page, mais plutôt un "objectif d'histoire" comme j'appelle ça. Oui, ton histoire se déroule sur trois mois de temps réel, mais ce n'est pas pour autant que tu dois détailler chaque minute. Penses aussi à developper les lieux (en y repensant, je n'ai pas lu de description de la chambre de ton perso par exemple. Il peut être interessant de rentrer dans son univers en découvrant son environnement). Je n'ai vu aucune description physique non plus. Bien entendu, ne donne pas les mensurations, mais pourquoi pas en dire un peu plus. Le physique peut revêtir de l'importance dans le caractère à proprement parler de ton perso. S'il a les cheveux longs, retenus en queue de cheval, ça lui donnera un air très "bohème" s'il a plutôt le crâne rasé ça lui donnera un air plus "rebelle" (OK j'ai recours aux clichés, mais c'est pour donner un exemple!).
 
Voilà en fait, je pense mettre le doigt sur quelque chose d'important (sans prétention). Tes descriptions sont linéaires donc ininteressantes! Essai de varier tes descriptions. Passe de la description dite "banale" (untel est mon copain depuis tant de temps, il est de telle origine....) aux descriptions plus "profondes ( :ange:  :ange:  :ange: ) du genre une description physique ou d'un lieu ou autre...
 
Et autre chose... Juste une question/remarque, tiens tu vraiment à ce que ton texte soit écrit à la première personne? C'est assez difficile pour certain (pour moi par exemple) d'écrire à la première personne. C'est un style bien défini, un truc dans lequel il faut être à l'aise. Je serais de toi, j'essaierais (et je dis bien essayer, ça ne mange pas de pain!) d'écrire le même texte à la troisième personne et vois dans lequel des deux tu te sens le plus à l'aise! C'est également important...
 
Allez courage!  ;)

n°9662882
galaxia_28
Posté le 07-10-2006 à 10:26:08  profilanswer
 

    Pour Arwen : J'ai lu ton dernier texte et j'aime bien, mais je le trouve sur certain cotés moins bien qu'un autre que tu avais fait ( celui de la fille qui écris, et qu'un ange vient chercher...). Je ne sais pas vraiment comment te dire ça... Mais c'est vrai que le premier nous fait plus rêver... Peut-être parce que, dans ton 2eme, il ya a des mots qui alourdissent un peu le texte. Par exemple:  
 

Citation :

Un son sort de ma bouche et je commence à chanter.


 
C'est plutôt bizarre comme formulation... D'abord, un son sort de sa bouche et après, elle se met à chanter?  
 
Mais dans un texte de cette longueur, ce n'est pas tellement gênant, et je le trouve très bien!  ;) Il faudrait que tu en postes d'autres!

n°9663179
keskiya
I'm lost...
Posté le 07-10-2006 à 11:33:20  profilanswer
 

Citation :

Keskiya, quand je parlais de "précision" concernant les conseils d'Amibe-R Nard, je parlais dans le sens génréal du terme, c'est à dire que lorsqu'il avance quelque chose, cela tient la route.


dsl... j'avais mal compris! ^^
 

Citation :

Pour Sincap:
 
CA Y EST! enfin, j'ai eu le temps de lire ton texte. Et très franchement, je n'ai pas réussi (je te dis ca froidement, en toute sincérité ^^) a aller jusqu'au bout. Le vocabulaire donne plus envie de se connecter sur msn pour aller parler a ses propres potes, et l'histoire n'accroche pas du tout...


faut croire que ça venait pas de moi...
 
pour laster92: moi je t'ai donné l'impression que j'avais eu en lisant ce que tu as écrit. Et j'ai eu l'impression que ton perso était pas mal pessimiste.  
pour le "qu'elle s'appele", je trouve juste que ça fait pas très français, pas très actuel si tu veux... mais si tu es sûr(e) que c'est de l'argot vieillissant... je pense que ça devrait passer.
 

Citation :

Arwen, je viens de lire ta nouvelle (celle de la fille qui écrit). J'aime beaucoup, vraiment très sincèrement!
J'aime ton style (qui est un peu le mien... dans certains aspects). L'histoire est belle...
Juste deux petites choses: je ne sais pas si c'est volontaire (peut être me diras-tu) mais la même "image" revient plusieurs fois... Les mêmes mots, les mêmes idées. C'est un peu dommage je trouve. Enfin, oui et non parce que ton texte m'a plu!
Et puis, peut être est-ce un chouilla trop narratif. Enfin plutôt, trop "littéraire"... Enfin, je sais pas comment dire ça.... On est projeté dans un joli monde, on est même transporté (et franchement, encore une fois, je te félicite!), mais c'est TROP... Je sais pas comment te l'expliquer.  


(d'alexandra2141)
contrairement à tok, je ne trouve pas que ça soit "trop". On reproche justement aux auteurs de ne pas assez transporter leurs lecteurs dans le monde qu'ils crééent et Arwen a réussit. Mieux que réussit d'ailleurs, on part vraiment ailleurs, et je ne pense pas que ça soit trop. Ce genre de chose, ce n'est jamais "trop"...  
enfin, vous avez compris ou pas? j'ai du mal à m'exprimer, c'est difficile de mettre des mots là-dessus...  
 

Citation :

Tous mes potes ont kiffé et m'encouragent à continuer[/quote]
hum... moi je donnerai juste un conseil: soit vous demandez à une personne que vous savez extrêmement sincère, soit vous prenez en compte le fait que ce sont vos amis, votre famille, et vous vous dites que les points négatifs de vos textes sont passés à la trappe. Ce sont vos proches, ils ne veulent pas vous faire de mal en critiquant trop votre texte.
 
[quotemsg]elayinwir a écrit :  
 
 
Oui, le recours a ce genre d'approches peut être bénéfique, mais fais gaffe, c'est tres dur a utiliser "parfaitement" ^^... je n'ai jamais éssayé, mais j'y ai déja réfléchi, et franchement c'est un peu trop compliqué... mais a mon sens oui, ce n'est pas une mauvaise idée =)
 
NB: a ne pas oublier quand meme, c'est surtout une technique qui marche au cinéma, et qui reste je pense a éviter au maximum... ;)
 
 
 
Personnellement, j'ai commencé mon livre comme ça. L'intro ne donne aucune date, ni aucune notion d'âge des personnages. Elle est relativement courte mais fait référence au passé.... (et non au futur comme le propose sincap).


(de Alexandra2141)
la mienne commence par quelque chose qui n'a rien à voir avec l'histoire... enfin, un peu quand même, mais c'est plus quelque chose pour expliquer l'Histoire (et non l'histoire) de ce que j'ai créé. Mais ça se passe en même temps que le premier chapitre (chose qui n'est pas précisée, et que je ne préciserai pas,parce que ça n'a aucune importance... ou plutôt, ça sera peut-être précisé vers le milieu ou la fin de l'histoire!^^j'ai ma petite idée sur la question...)
 

Citation :

A ce moment là Sincap, je te conseille de vraiment soigner ton style sur l'intro. Lis, relis, re relis, 100 fois s'il le faut, mais fait ça bien! C'est super important!


je vais encore vous embêter, et cobntredire... enfin pas totalement, juste le tout tout début de la phrase...lol
ben en fait, c'est pas qu'à ce moment là... c'est tout le temps! Quant à l'histoire, il faut se relire en entier, et je pense que chapitre par chapitre est un bon procédé, mais chacun ses trucs et je sais que certains se relisent et se corrigent toutes les 15lignes, mais perso je troubve qu'on avance moins vite, au début en tout cas. Je préfère écrire pendant un mois, quand j'ai l'inspiration, puis quand il n'y a plus rien qui veitn, relire tout ce que j'ai fait. D'autres ne se relisent aussi que tous els trois ou quatre chapitres, certains tous les dix. Là ça fait beaucoup, mais après ça dépend aussi de la taille de tes chapitres: certains sont des experts pour faire un chapitre d'une page... ^^ mais ça demande de la maîtrise... beaucoup de maîtrise... parce que ça demande de supprimer vraiment toutes les phrases inutiles, de na laisser que le principal, et surtout d'avoir vraiment beaucoup de choses à raconter, sinon ton livre peut tourner à une vingtaines de pages.  
 
pour galaxia_28: je ne trouve pas que ça soit si étrange... enfn, la formulation l'est un peu, tu as raison, mais on comprends, enfin, en tout cas j'avais compris, que la jeune fille se rend compte qu'elle commence à chanter seulement après qu'elle a vraiment commencé... comme si le fait de chanter était un réflexe pour elle, tu comprends?
enfin, j'ai suppose que c'était ça... Arwen?

n°9664627
Arwen Etoi​le du Soir
Posté le 07-10-2006 à 16:20:56  profilanswer
 

galaxia_28 a écrit :

Pour Arwen : J'ai lu ton dernier texte et j'aime bien, mais je le trouve sur certain cotés moins bien qu'un autre que tu avais fait ( celui de la fille qui écris, et qu'un ange vient chercher...). Je ne sais pas vraiment comment te dire ça... Mais c'est vrai que le premier nous fait plus rêver... Peut-être parce que, dans ton 2eme, il ya a des mots qui alourdissent un peu le texte. Par exemple:  
 

Citation :

Un son sort de ma bouche et je commence à chanter.


 
C'est plutôt bizarre comme formulation... D'abord, un son sort de sa bouche et après, elle se met à chanter?  
 
Mais dans un texte de cette longueur, ce n'est pas tellement gênant, et je le trouve très bien!  ;) Il faudrait que tu en postes d'autres!


 
J'avoue que moi aussi je préfère celui de la fille qui écrit, d'ailleurs pour Alexandra2141 (merci d'avoir lu mon texte et fait une critique) c'est normal que les formulations reviennent il faut établir une connexion, par contre je n'ai pas compris ce que tu voulais dire par "ça fait trop littéraire", désolée.  
Et c'est vrai galaxia_28 que la phrase est tournée pas terrible, faut que je revois ça. La formulation est à revoir mais Keskiya en a compris le sens. En tout cas merci à vous pour vos critiques et encouragements.
A laster92 et Keskiya, je ne trouve pas que le perso du type qui quitte son boulot est pessimiste, au contraire j'ai l'impression qu'il est enfin libre et peut faire ce qu'il veut, et j'aime beaucoup l'image que tu as utilisé avec la liane. Sinon, j'aime bien l'idée que le type quitte son boulot comme ça, le problème c'est qu'on s'attend après à un truc qui change du tout au tout. Et j'avoue n'avoir lu que les premières phrases des chapitres qui suivent, resto du coeur, Handicap Amateurs ou un truc comme ça, et ça m'a pas trop captivée. Ce que je veux dire c'est que si ton premier paragraphe m'a donné envie de lire la suite, ceux qui suivent m'ont plutôt incité à aller voir ailleurs car on imagine qu'un type comme ça est dans un moment de folie et va continuer dans cette lancée, vivre ensuite un truc extraordinaire en Patagonie ou en exploration d'un temple, que sa vie change.. bref je ne vais pas trop m'étendre sur le sujet non plus parce que j'ai vraiment l'impression de parler pour ne rien dire vu que je n'ai pas tout lu.

n°9664671
Arwen Etoi​le du Soir
Posté le 07-10-2006 à 16:32:44  profilanswer
 

alexandra2141 a écrit :


Et autre chose... Juste une question/remarque, tiens tu vraiment à ce que ton texte soit écrit à la première personne? C'est assez difficile pour certain (pour moi par exemple) d'écrire à la première personne. C'est un style bien défini, un truc dans lequel il faut être à l'aise. Je serais de toi, j'essaierais (et je dis bien essayer, ça ne mange pas de pain!) d'écrire le même texte à la troisième personne et vois dans lequel des deux tu te sens le plus à l'aise! C'est également important...
 


 
C'est vrai que la première personne est pas la plus facile et personellement je préfère lire un livre à la troisième qu'à la première personne. Je rejoins Alexandra2141 sur le fait que tu devrais essayer d'écrire à la troisième pers. pour voir si c'est mieux. J'entame moi-même une longue histoire (qui je l'avoue n'avance à rien) et ai choisi la 3ème pers, en revanche, vous remarquerez dans les nouvelles que je post, que j'écris parfois à la 1ère pers, parce que je trouve ça plus facile de faire ressentir les émotions avec le "je" (avec la fille qui écrit ou celle qui chante), mais en réalité tout dépend de ce que l'on veut raconter. Dans d'autres nouvelles zarbi j'écris à la 3ème pers. Je pense que c'est un truc qu'il faut ressentir, et savoir avec laquelle on est le plus à l'aise mais il est vrai que la 3 ème est vraiment intéressante surtout si on veut raconter autre chose qui n'a rien à voir avec le protagoniste, parce qu'avec le je...

n°9669093
alexandra2​141
Posté le 08-10-2006 à 12:21:17  profilanswer
 

Keskiya, pour le texte d'Arwen, j'ai en effet dit que ça faisait trop, mais j'ai aussi précisé que je l'aimais bcp comme ça. C'était juste que... oups, j'avais pas compris qu'il s'agissait là d'une nouvelle et donc que ça n'irait pas plus loin... Enfin, je savais que c'était une nouvelle mais je pensais qu'elle allait la poursuivre! Du coup, je me disais qu'une histoire écrite de cette façon là tout le long ferait TROP...
Pour le côté littéraire Arwen, c'est un peu ce que je voulais dire aussi (ce que je viens d'expliquer à Keskiya au dessus).
 
En ce qui concerne le texte de Sincap, bien entendu qu'il doit tout relire 100 fois, qu'il doit tout soigner, mais l'intro qu'il veut faire demande bcp bcp de justesse, donc là il va falloir la travailler vraiment avant de passer au reste!
Voilà ce que je voulais dire :)
 
Pour information (vous vous en fichez peut être mais ça peut donner des idées à certains, ou certaines), je vais vous expliquer comment je procède.
J'écris seulement quand j'ai de l'inspiration. Je me dis pas "Putain, faut que j'écrive... Bon bah je m'y colle!!!!" NON, je m'y mets quand vraiment j'en ressent l'envie, le besoin, et que j'ai donc de l'inspiration.
Je me pose devant mon PC et je relis juste la fin de ce que j'avais écrit précédemment. Je me remets doucement dans le bain et j'écris... Tout ce que je peux, sans réfléchir plus que ça, je pose mes idées à l'état brut quoi. Quand je sens que mon inspiration s'essouffle (besoin de plus de temps pour tourner une phrase, pour trouver un mot de vocabulaire), je m'arrête.
Là, je reprends ce que j'ai écris, je corrige, je tranche...  
Ensuite je fais lire tout ça à mon mari, à haute voix. Je réalise là où ça colle pas, je prends note des réactions de mon mari (pour voir si l'émotion est passée, si ce que je voulais dire a bien été compris....) et puis après ça je relis pour moi même et je re corrige, et je re tranche. Et puis je stoppe mon PC.  
De temps en temps, quand ça fait longtemps que je n'ai pas écrit, je reprends mes textes depuis le début et je revois, je change quelques morceaux, je vois ce qui me choque, je prends du recul... Quelques fois, ça fait venir l'inspiration, mais pas toujours.
Et voilà, de cette façon mes écrits avancent, prennent forme etc... Et au final ça me donne un texte satisfaisant!  
Voilà pour mon expérience personnelle.

n°9672912
druduss
Posté le 08-10-2006 à 21:44:55  profilanswer
 

Salut à tous !
je suis tout nouveau inscrit sur ce forum, mais ça fait un moment que je le consulte de façon général.
j'ai décidé de m'inscrire après avoir cherché et trouvé cette partie du forum. je ne m'attendais pas à ce genre de topic à vrai dire  ;)  
 
donc, moi aussi comme la plupart des gens ici présent j'écris. j'écris un peu de tout et beaucoup de rien, mais je recherche surtout des avis.
les bonnes critiques sont rares.
 
alors tout d'abord, un blog où se trouve divers textes de ma part et même des poèmes  :o  
http://maphiloblabla.over-blog.com/
ps : regardez sous "histoire", ça vaudrait mieux.
 
un petit texte de fantaisie, très court :
http://www.wgpower.net/forum/recit [...] 668_1.html
 
et le récit que je suis en train d'écrire lentement (ne regardez pas les anciens récits  :whistle: )
http://www.wgpower.net/forum/recit [...] 191_1.html
 
 
donc ce que j'aimerais, ce sont vos avis. positifs soit, mais surtout négatif, enfin je veux dire constructifs.
il est facile d'écrire mais difficile de s'améliorer.
je remercie d'avance chaque personne qui lira un de mes textes et émettra un avis (ici bien sûr).


Message édité par druduss le 08-10-2006 à 21:47:11
n°9673384
Amibe_R Na​rd
Posté le 08-10-2006 à 22:15:26  profilanswer
 

Bonjour keskiya
 
>pour Amibe_R Nard: en répondant à  sincap, tu as écris "Ici, on sent bien que tu n'es pas le personnage.  
>Un des délégués... ça ne vaut pas Thierry, ou Henri, ou Killian...  
>Un, c'est un mot vague. ".  
>Je ne suis pas d'accord avec toi. Un est en effet un mot vague, mais il ne faut pas donner trop d'infos dans els phrases non plus. Et même si c'est la seule info qui aurait été donnée dans cette phrase, je ne pense pas qu'il soit nécessaire de tout de suite de préciser le prénom: ça donne des phrases lourdes.  
 
Un prénom moins lourd que "Un des délégués" ?
 
Au nombre de caractères, ce n'est pas mon avis. :-)
Au niveau de la crédibilité du personnage non plus.  
 
En tant que personnage, je connais tous les jeunes de ma classe, et encore plus le délégué qui va m'avertir (puisque je lui ai demandé de le faire, sinon je n'attends pas devant mon ordinateur, à une heure fixée).
Donc dire "un des délégués", ça ne fonctionne pas dans la bouche du personnage.
 
On sent que l'information se destine au lecteur. On voit l'auteur écrire pour le lecteur. (Sans le dire vraiment comme c'était le cas au 19ième siècle, et avant)
 
On sent le premier jet.
(comme on le retrouve toujours chez les débutants qui dise un homme, ou une femme, il, elle... sans jamais donner de prénom. Au point, trop souvent, de finir par le donner, après avoir utilisé un océan de subterfuges, parce qu'ils sont coincés. Et je le sais, parce que je relis, de temps en temps, mes tout premiers jets et ceux d'autres débutants  :-).)
 
Or le nom, le prénom, c'est quelque chose d'essentiel chez un personnage.
Un nom, un prénom, à lui tout seul peut déjà en dire beaucoup sur un personnage, sur sa famille, sur ses origines. (Camille, Ahmed, John, Ulysse, Tatiana, Hans)
 
Si tu ouvres Harry Potter à l'école des sorciers.
Première ligne : Mr et Mrs Dursley, qui habitaient...
 
Harry Potter et la chambre des secrets. Le prénom Harry arrive en fin de premier paragraphe.
 
Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban : A bien des égards, Harry Potter était un garçon...
 
Maupassant, Bel Ami : Quand la caissière lui eut rendu la monnaie de sa pièce de cent sous,  
Georges Duroy sortit du restaurant.
 
Voltaire, Candide  
chapitre premier
---------------------------------
Comment Candide fut élevé dans un beau château, et comment il fut chassé d'icelui
 
Toujours un nom ou un prénom dès le début.
A vérifier dans d'autres best-sellers.
 
Attention, je ne dis pas qu'il est impossible d'oublier le prénom un instant. Voire de faire attendre celui du héros. (comme au théâtre, d'autres personnages peuvent parler du héros pour que le lecteur/spectateur le connaisse), mais le but du jeu est quand même de l'identifier clairement et d'indiquer au lecteur : tu vois, c'est la peau de ce type-là, de cette femme-ci, que je vais te faire endosser. Ou que je vais te montrer.
 
Voilà pourquoi l'utilisation du "Je" est à déconseiller (parce que Je c'est aussi le lecteur)
Et aussi, parce que "Je" est limité à son propre point de vue. "Je" ne peut pas penser à la place d'un autre... et, avec "Je" il n'est pas possible d'utiliser plusieurs points de vue, ni de couper l'histoire en plusieurs trames (comme dans le Seigneur des Anneaux) lorsque les héros se séparent, pour mieux se retrouver.
"Je" ne peut pas non plus trop montrer ses expressions, sans finir par paraître imbu de sa personne. Ou alors, il faut jouer d'astuces, d'italiques.
 
Du style : Il sortit de chez lui et oublia son parapluie
 
Au "Je", "Je" ne peut pas savoir qu'il a oublié son parapluie, sauf à s'en apercevoir lorsqu'il pleut.
 
Je sortis de chez moi. Cinq minutes plus tard, bien sûr, il se mit à pleuvoir. J'avais oublié mon parapluie...
 
Avec la troisième personne, l'auteur peut préparer le lecteur à une attente. Si on mentionne l'oubli du parapluie, c'est qu'il va être utile plus loin, (pas l'oubli, le parapluie aurait écrit Nicole de Buron).
 
Avec le "Je", on est obligé de le préparer ainsi :
Je sortis de chez moi. En oubliant mon parapluie. J'allais le regretter amèrement.
 
En sachant toujours, qu'au moment de la raconter, l'histoire est finie. Ce qui permet certaines avances sur l'histoire (J'allais le regretter amèrement).
 
 
 
>">C'est un peu comme un divertissement, pas de prises de têtes, et j'aurait voulu savoir aussi comment vous trouvez le style??    
>  
>Le style, oui, un grand principe.  
>  
>Pour l'instant, tu n'en es pas là. (A mon avis, hein).  
>Pour l'instant, il te faut trouver un angle d'écriture. "  
>encore une fois, je suis en désaccord: le style est important.  
 
Exact. Mais il faut savoir ce que l'on entend par style.
 
Pour moi, le style c'est la réécriture. Le choix des mots, la façon de tasser des paragraphes entiers de premier jet pour n'en garder que le minimum et obtenir le maximum d'effets.
 
Or le style n'apparaît pas au premier jet.
D'ailleurs, il n'y a pas sa place. Si j'ai envie d'écrire boulot, je l'écris, on verra plus tard si "boulot" correspond au personnage utilisé. Dans la bouche d'un jeune qui kiffe grave, ça le fait. Dans la bouche d'un PDG BCBG, non.
 
Et comme je peux changer mon personnage en cours de route, le style du personnage peut varier d'autant. L'histoire ne sera plus la même.
 
> "Et si je suis en désaccord, c'est également avec la question de SINCAP (dsl pour les majuscules, c'st pour que sincap repère que ça s'adresse également à lui... au cas où... ^^): eh bien quoi? Tu as un style. Le style, c'est la personnalité de l'écrivain. Tout comme tu peux modifier ta personnalité le temps d'une pièce de théâtre, te glisser quelques temps dans la peau d'un autre, tu ne peux pas y rester indéfiniment. Tu es ce que tu es, et ta personnalité en changera pas, ou bien peu. Rares sont les personnes qui changent vraiment. Il y a toujours quelque chose de ce qu'ils étaient avant. Alors ne te casse pas les pieds pour le style, et écris comme tu le sens: le style est l'un des facteurs qui font qu'un éditeur voudra ou non de ton texte. Mais si tu as une bonne intrigue, de bons persos, ça ne devrait pas te poser de problèmes."
 
Tiens, ici c'est amusant de constater que tu as changé d'avis pour rejoindre le mien, en quelques lignes.  :-)))
 
"encore une fois, je suis en désaccord: le style est important."
[...]
"Alors ne te casse pas les pieds pour le style, et écris comme tu le sens:"
 
 
Effectivement, sur un premier jet, on peut tout oublier (les fautes d'orthographes aussi), quitte à écrire en abrégé pour que la plume suive la pensée.
Certains auteurs sautent sur un magnétophone quand leurs doigts ne suivent pas la cadence.
 
 
Pour ce qui est du choix de l'éditeur.
Voilà ce que j'en sais.
 
Au premier paragraphe, il sait.
Au premier chapitre, il est certain. (premier chapitre = trois/quatre premières pages)
 
S'il est emballé, il va à la dernière page, la conclusion.  
S'il est toujours emballé, il saute ici et là dans le roman.
 
 
Un mythe ?
 
Je l'ai cru, moi aussi. C'est cruel. Je vais en décevoir plus d'un. Mais c'est une réalité.
 
 
Pour constater comment ça marche. Installez-vous dans une bibliothèque ou dans une librairie. Et regardez comment choisissent les lecteurs. (regardez-vous en train de choisir un livre, le livre d'un inconnu pour éviter le côté inconditionnel fan d'un auteur)
 
Vous comprendrez très vite comment les gens choisissent, comment vous choisissez si vous êtes capable de vous observer de manière neutre.
 
D'après une petite enquête que j'ai réalisée, et d'après mes propres observations.  
Voici le parcours d'un lecteur qui ne connaît rien d'un auteur, mais qui empoigne son livre.
 
1) La couverture, photo et titre  (votre action y est nulle, le titre ?... vous verrez vite que s'il faut lâcher du lest, c'est bien sur le titre. Et puis l'éditeur y tient, il connaît mieux son public que vous.)
 
2) 4ième de couverture (Vous aurez de la chance si vous pouvez la rédiger.)
 
3) Premier paragraphe/première page. Soit entre dix et vingt lignes pour convaincre.
Là oui, c'est tout à vous. Rien qu'à vous (sauf si l'éditeur vous a suggéré certaines modifications. Eh oui, l'éditeur mise sur votre dos, il peut miser sur quelqu'un d'autre, cela lui donne un pouvoir certain sur votre oeuvre.)
 
Bref, vous avez dix lignes pour convaincre un lecteur d'acheter votre livre.  
Pas un roman complet, mais dix ou vingt lignes.
Et après, il faut tenir les promesses faites dans ces vingt misérables lignes.
 
D'où la nécessité de super-chiader ces lignes (super-peaufiner pour les puristes du verbe :-) ).  
De chercher le meilleur endroit possible pour commencer son texte. Quitte à bricoler une introduction qui va attraper le lecteur avant d'entrer dans le texte.
 
Si vous ne me croyez pas, la prochaine fois allez à la pêche aux livres. Et prenez-en une vingtaine au hasard (en bibliothèque, c'est plus facile. Chez soi, en piochant dans la bibli parentale pour éviter de ne tomber que sur ses propres choix).  
 
Lisez simplement le premier paragraphe. Notez si vous lisez oui ou non.  
Finissez la page. Notez si vous lisez oui ou non.
 
Si vous lisez, notez le bouquin sur 20.
Une fois fini, notez-le à nouveau.
 
Et vous verrez que huit fois sur dix, votre première impression n'a pas bougé d'un pouce.
Pour le reste, on est plus souvent déçu que l'inverse.
 
Pour apprendre, vous pouvez noter plein d'autres choses plus tard : la longueur des phrases, comment est présenté le héros, si la tension est présente, si l'auteur pose bien un problème (d'où ma notion d'action tendue et dramatique). Et imiter les débuts de romans qui vous ont plu. Vous en inspirer.
 
Car on apprend beaucoup par imitation. (et peut-être que, à y réfléchir, on apprend tout par imitation). Par contre si personne ne vous indique ce qui ne va pas, en tant qu'auteur vous ne verrez pas ce qui cloche.  
 
Testez-le sur vos fautes d'orthographe. Relisez trois fois votre texte et corrigez tout.
Donnez-le à lire à quelqu'un (ou au correcteur orthographique si vous en possédez un) et demandez-lui de trouver les fautes.
 
Je le sais, en tant qu'auteur, on peut passer vingt-cinq fois sur un texte sans voir la faute qui va crever immédiatement l'oeil du lecteur extérieur. (dommage pour cet oeil, disons donc bondir plutôt que crever  ;o) )
 
 
"Et pour moi, c'est un défaut plus qu'une qualité, même s'il est vrai que Amide_RNard a du passer du temps à lire chaque texte et à le critiquer de cette manière. Pourquoi?  
Parce que, tout simplement, il faut laisser la personne libre de faire des erreurs, pour qu'elle puisse comprendre par elle-même ce qui ne va pas. Souligner les points essentiel, dire qu'il y a d'autres choses qui ne vont pas, sans forcément tout mentionner. Quelque chose que l'on trouve par soi-même est tuours plus instructif que quelque chose qui nous a été dicté, sans qu'on l'ait compris, sans qu'on ait compris le pourquoi."
 
J'aurais donc une question :
Mais qui va dire à l'auteur qu'il a commis une erreur ?
L'éditeur ? (lui, c'est la lettre de refus, pré-tapée parce qu'il a autre chose à faire)
Le lecteur qui ne souligne pas tout ? (s'il ne souligne pas tout, il faudra une autre lecture pour qu'il le souligne)
 
D'où l'idée de travailler sur un atelier d'écriture, là où d'autres auteurs sont prêts à lire et relire une dizaine de versions d'un même texte.
 
Comprendre par soi-même ce qui ne va pas.
Hum... pas évident. Puisque sur un texte on travaille forcément à deux : l'auteur et le lecteur.
Le lecteur ne comprend pas, l'auteur revient sur son texte, jusqu'à ce que le lecteur comprenne tout.  
On peut décider de mettre le texte dans un tiroir et de décider de le relire après une quinzaine, ça marche pour les plus grosses erreurs, mais l'oeil de l'autre – comme je l'ai dit – remarque aussitôt ce qui ne va pas, parce qu'il n'a pas les lunettes de l'auteur, ni l'histoire dans sa tête. :-)
 
Comprendre par soi-même ce qui ne va pas.
Peut-être bien en regardant un autre texte mal foutu et chercher à le "corriger" : voilà comment moi je l'aurais écrit.  
(Ce qui ne veut pas dire qu'il s'agisse de la bonne façon de l'écrire... mais l'auteur en lisant la suggestion de l'autre voit son texte autrement et peut comprendre ce qui ne va pas. C'est un double-échange. L'autre est un miroir puissant et Flaubert avait un ami, exigeant et sincère, qui l'a amené à sa notoriété littéraire. A vrai dire, très rares sont les auteurs qui n'ont pas cette éminence grise pour les épauler et leur permettre de progresser.)
 
Cela n'empêche pas de rebondir sur une remarque et de chercher à la comprendre par soi-même. De l'accepter ou de la refuser telle qu'elle. De la tester, de la réécrire, à sa façon.
De l'utiliser sur un autre texte. Etc.
 
Mais sans remarque, il n'y a pas de progrès.
 
Quand il y en a trop d'un coup ?
On les mord par petites bouchées.
Et on y revient par petites couches.
 
Cent fois sur le métier, remettre son ouvrage.
 
 
Alexandra2 l'a bien dit : l'écriture, c'est une question de persévérance. Au début on tombe, et on retombe, et on tombe encore, puis finalement on est debout, et on marche.
Vient alors le temps où on marche depuis tellement longtemps qu'on en a oublié le principal : il nous a fallu du temps pour marcher, beaucoup, et le soutien d'autres personnes pour que ce soit moins long et moins douloureux.
 
 
Amélie Nothomb n'a été publiée qu'à son cinquième roman.
D'autres ont revu/relu/repris leur roman d'espionnage 59 fois avant de trouver un éditeur. (travailler seul, ça prend juste plus longtemps pour aboutir :-) )
 
Le génie, ça se travaille.
 L'Amibe_R Nard (encore bien long, je sais :-) )
 
 
 

n°9674061
Amibe_R Na​rd
Posté le 08-10-2006 à 23:12:54  profilanswer
 


Salut druduss
 
 
http://www.wgpower.net/forum/recit [...] 668_1.html
 
Donc une histoire qui suivant ton âge pourrait aller de "bien écrite à gentillette"  
 
Oui, c'est un peu vache :-)
Et je ne suis pas Taureau
Mais, contrairement aux orcs, je manie une hache.
Une hache de mots
 
Donc
Gentillette, parce que la fin laisse à désirer.
Gentillette, parce que tu démarres comme un conte, mais tu ne respectes pas le canon des contes (trois combats seraient nécessaires pour le respect de ce canon)
Gentillette, parce que se faire posséder par deux gobelins, c'est la méga-honte !
 
Donc ça veut dire que, à mon avis, ton histoire possède les défauts suivants :
 
- qui raconte ?
- qui raconte à qui ?
- pourquoi les gobelins, puissants magiciens comme ils sont, n'ont-ils pas tué l'orc d'un coup de zapette magique ?  
(perso, je les vois bien répondre à ce genre de question du lecteur par un truc comme :  
- la prochaine fois on le trucide sur place, marre de créer des monstres que ces imbéciles n'apprécient pas.
- Hummmm... Ok, mais c'est toi qui le porteras !
- Euh... tout ça mérite quand même réflexion.)
 
Mixé à la sauce gobelin, off course ! Et à la tienne, encore plus.
 
Autres incohérences :
A noter qu'intrinsèquement tes orcs n'ont plus d'adversaires (c'est dit dans le début)... Or voici des gobelins ! J'avoue gratter mon crâne de troll épais. (épée damultisse'pire :o) )
 
 
Il faudrait aussi expliquer le premier (seul combat), le justifier.
 
Par exemple tuer le fils permet de tuer le père, sinon on ne comprend pas l'intérêt de : "Ainsi tu veux du mal à mon père ? Apprête toi à mourir !".  
et de  
"Dépêche toi porteur de l'épée, tu dois frapper le monstre avant qu'il ne soit trop tard, sinon tu mourras.",
 
 
Je n'ai pas compris :  
"Je vois, tu portes ce maudit vieillard avec toi."  (???)
 
 
Bref, ton histoire est bien écrite pour un public peu exigeant.
 
Un public plus exigeant voudrait bien savoir les motivations de ton héros à battre la campagne  (une femme pourrait le pousser à battre la campagne, pour diverses raisons).  
Comprendre celle des gobelins magiciens : pourquoi ont-ils créé un poupon géant ? Pourquoi ils le nourrissent, et s'obligent à le nourrir ?  (toutefois, là, ça n'a rien d'une obligation)
 
Cela pourrait se réaliser en une seule phrase à chaque fois.
Ou en quelques mots supplémentaires.
 
Exemple de suggestions
"Hors donc Grimmitz s´ennuyait ferme en ces temps de calme, sans même une bonne bataille à se mettre sous la dent. Ainsi chaque jour il partait dans les forêts du nord à la recherche d´un adversaire à sa taille, ce qui était fort rare. "
 
"Or donc Grimmitz s´ennuyait ferme en ces temps de calme, sans même une bonne bataille à se mettre sous la dent. Ainsi chaque jour, pour s'aérer l'esprit, il partait dans les forêts du Nord à la recherche d´un adversaire à sa taille, ce qui était fort rare. "
 
Exemple de suggestions
"Si tu le réveille avant que nous soyons prêt je peux te jurer Qu´il ne nous le pardonnera jamais.".  
 
"Si tu le réveilles avant que nous soyons prêts je peux te jurer qu´Il ne nous le pardonnera jamais. Quand Il a faim, Il a faim !".
 
 
 
Pour les fautes d'orthographe, mon cerveau de Troll analytique, en a décompté une bonne vingtaine.
Pour se relire efficacement, au niveau de l'orthographe, il faut partir de la fin d'une phrase et remonter.
 
Ah oui, un truc. Une inversion sujet verbe => un tiret.  
Dépêche-toi
Apprête-toi  
 
Vérifie tes "leurs",  
leurs création / leurs plan / leurs bébé
 
C'est un de tes tics de langage  (moi c'est voie pour voix, chacun le sien)
Et ces s manquent ailleurs  ;-)
 
Evite les répétitions rapprochées "Alors qu'il"
 
Par contre, l'aération et la longueur des paragraphes est impeccable.
Et j'aime bien l'expression :
"sans même une bonne bataille à se mettre sous la dent." Qui fait très Orc !
 
Or donc, (Argent donc, c'est moins riche)
A toi de voir qui raconte l'histoire, à qui, et pourquoi il la raconte.
 
Un shaman Orc ? à ses jeunes élèves ? pour leur donner une leçon ?
Ce n'est pas la même chose que
La femme de Grimmitz ? A ses enfants ? Pour leur expliquer l'absence de leur père et la haine de leur esclave gobelin ?
 
A toi de voir ce qu'il en est.  :-)
 L'Amibe_R Nard

n°9675332
druduss
Posté le 09-10-2006 à 10:42:51  profilanswer
 

merci beaucoup ^^
excellente critique, ça m'aide beaucoup, vraiment  :)  
 
"mieux expliquer les raisons des évènements" je vais m'insérer ça dans la tête  ;)  
 

Citation :

Par contre, l'aération et la longueur des paragraphes est impeccable.


ouf un point positif  :sarcastic:  
le pire c'est que c'est le forum qui m'est mon texte en page comme ça, ceux que j'écris sont des gros pavés. mais comme je sais que le forum va tout remettre en forme *fénéant*
 

Citation :

A toi de voir qui raconte l'histoire, à qui, et pourquoi il la raconte.


note : ne plus utiliser de conteur omniscient pour un conte.
 

Citation :

Vérifie tes "leurs",  
leurs création / leurs plan / leurs bébé  
 
C'est un de tes tics de langage  (moi c'est voie pour voix, chacun le sien)  
Et ces s manquent ailleurs  ;-)


c'est ma malédiction effectivement, maudit S !
 
 
encore une fois, merci d'avoir lu et critiqué  :)
 
 
ps :

Citation :

A noter qu'intrinsèquement tes orcs n'ont plus d'adversaires (c'est dit dans le début)... Or voici des gobelins !


à ton avis les orcs comptent-ils (tiret !) les gob' comme des adversaires valables ?


Message édité par druduss le 09-10-2006 à 10:45:03
n°9676149
alexandra2​141
Posté le 09-10-2006 à 12:51:17  profilanswer
 

Druduss, jevais être honnête avec toi, je n'ai visité que ton premier lien, lu que ta première histoire et m'en suis arrêtée là.
C'est dommage me diras-tu, peut-être y avait-il de meilleures choses sur tes deux autres liens...
 
Mais tes répétitions, ton style "rapide", et trop pompeux pour si peu d'éléments, ça m'ennui... Désolée si mes mots sont crus mais je ne vois pas comment l'exprimer autrement.
Tu essai de bien formuler tes phrases (ce que tu n'arrives pas toujours d'ailleurs!) alors que ces mêmes phrases tendent à nous expliquer, nous, lecteurs, une banalité sans pareille.
Si tu te lances dans une grande et belle phrase avec une formulation soignée, fais en sorte qu'elle nous apporte de quoi nous nourrir.  
 
Je te cite:
>Ma création avait pour but de faire cesser les conflits et d'aider à l'expansion de l'homme dans l'univers.
 
C'est très bien tout ça, mais tu nous parle de création, devrions nous en déduire que tu n'as pas été fait comme le commun des mortels (ce qui s'expliquerait étant donné la date et surtout, la suite de ton récit)?? Mais à ce moment là expliques-nous... Sinon tu perds ton lecteur dès le commencement, car un lecteur qui s'apprête à lire un récit aimerais au moins savoir à qui et à quoi s'attendre.  
Tu nous parles de conflits. Ca aussi c'est bien, mais quels conflits??? Ne nous parle pas de la guerre en Irak... Ou alors elle détiendrait le record de longévité...
En 2046, ton lecteur n'est pas censé savoir quel conflit a lieu. Il serait peut-être bon de nous en dire un peu plus.
 
Et tu nous parle d'expansion de l'homme dans l'univers. Super ça aussi, mais pourquoi, par quel moyen, dans quel but??? Enfin je sais pas moi, mais je lis cette phrase et je me dis que tu l'as noté parce qu'elle te paraissait jolie, mais on se demande franchement à quoi ça mène!
 
Tu as une histoire ne tête (d'où l'importance de la trame) c'est génial, mais si tu veux la faire connaître au lecteur, penses que EUX ne savent pas du tout où tu veux en venir, ni d'où tu reviens d'ailleurs!!!!
 
Sans faire des phrases trop longues, trop lourdes, trop inutiles, il faut quand même donner un minimum de détails. J'ai un peu la sensation que tu t'appliques à construire des phrases courtes et concises, mais du coup tu en oubli le but principal: raconter.  
 
Bon, j'essaierais de regarder tes autres liens, pour voir... Et je reviens!

n°9676250
alexandra2​141
Posté le 09-10-2006 à 13:06:09  profilanswer
 

Bon, me revoilà, très vite finalement...  
 
Je viens de... parcourir (on peut pas appeler lire ce que je viens de faire) le chapitre 1: la colonie minière... sur ton troisième lien.
 
Que dire?  
 
J'ai lu les 5 premières phrases environ et j'ai déjà rien compris... Ensuite je me suis dit que c'était peut-être dû à mon esprit brumeux en ce lundi midi (ou plutôt 13 heures). J'ai donc actionné ma molette de souris et ai pris un passage au hasard....
 
Que dire?
 
Me voilà bien ennuyée. Je serais même incapable de lister toutes les erreurs, tous les passages incompréhensibles... bref, tout ce qui ne me convient pas!
 
Tu utilises un langage bien à toi (ça encore, ça pourrait passer si le texte était bon). Tu oubli souvent que la ponctuation est nécessaire à la lecture. Tu pars dans ton idée et laisses le lecteur sur la touche sans lui laisser l'occasion de pcomprendre ce que tu racontes. Tu inventes des mots mais ne donnes même pas une image qui pourrait nous aiguiller dans la compréhension de ce nouveau mot (attention, je ne demande pas une définition, mais au moins une image. Savoir si c'est une arme, un vaisseau, ou que sais-je? un monstre inter-planétaire).  
 
Bref, c'est illisible!!!!!  
 
J'ai un gros conseil à te donner. Lis!!! Lis et relis... Non, pas ton texte, mais des livres de fantasy (puisqu'apparement c'est le genre auquel tu te destines). Lis, comprends ce que tu lis, et apprends de tes lectures.
 
On ne peux pas prétendre écrire si on a aucun vocabulaire, aucune notion de construction de texte, aucune connaissance de la ponctuation... Et aucune "technique de trame" d'un texte.
Tu ne peux pas te permettre de partir dans tous les sens, ni de nous balancer les mêmes termes à chaque phrase faisant fi des répétitions à tout va, ni de nous traîner le long de phrases interminables sans ponctuations qui, pour le lecteur acharné, pourrait provoquer un arrêt cardiaque par manque d'oxygène...  
 
Tuveux écrire, grand bien te fasse!!!! Mais essai de galner ça et là les éléments nécessaires à l'écriture.
 
J'ignore ton âge, mais il n'est jamais trop tard ou trop tôt pour s'instruire...  
Tu peux me trouver dures dans mes propos, mais je te dis ça pour ton bien, car à force de persévérer dans l'écriture sans essayer d'améliorier son niveau, tu te risques à ne trouver plus personne pour te lire.  
 
Ton seul remède c'est la lecture... Beaucoup de lecture. Les grands auteurs comme les petits. Essai de gagner en vocabulaire, en construction de texte et ensuite réessai l'écriture...

n°9676465
druduss
Posté le 09-10-2006 à 13:35:32  profilanswer
 

un jugement bien dure, mais j'aimerais comprendre :
 

Citation :

J'ai lu les 5 premières phrases environ et j'ai déjà rien compris... Ensuite je me suis dit que c'était peut-être dû à mon esprit brumeux en ce lundi midi (ou plutôt 13 heures). J'ai donc actionné ma molette de souris et ai pris un passage au hasard....  
 
Que dire?  
 
Me voilà bien ennuyée. Je serais même incapable de lister toutes les erreurs, tous les passages incompréhensibles... bref, tout ce qui ne me convient pas!


 
si tu pouvais prendre un passage, le noter et me dire ce qui ne va pas ça irait mieux.
là je comprend pas ce que tu ne comprends pas.
 

Citation :

Ton seul remède c'est la lecture... Beaucoup de lecture. Les grands auteurs comme les petits. Essai de gagner en vocabulaire, en construction de texte et ensuite réessai l'écriture...


 
je lis déjà beaucoup  :whistle:  
 

Citation :

On ne peux pas prétendre écrire si on a aucun vocabulaire, aucune notion de construction de texte, aucune connaissance de la ponctuation...


 
tu me dis que la ponctuation n'est pas bonne, ni la construction du texte. (et Amibe_R Nard me dit le contraire  :pt1cable:  )
enfin pas sur le même texte, si tu as encore un peu de temps parcours le troisième texte  ;)  même si je pense que tu diras la même chose.


Message édité par druduss le 09-10-2006 à 13:35:55
n°9676812
alexandra2​141
Posté le 09-10-2006 à 14:13:34  profilanswer
 

Bien, alors Druduss, étrangement, en lisant le texte qu'a lu Amibe_R Nard, je l'ai beaucoup plus apprécié que les autres. Le style est meilleur (bien que pas encore parfait!) et l'idée tient debout (je veux dire qu'on arrive à comprendre un peu mieux).
 
Cela dit, le vocabulaire manque encore un peu. Mais la ponctuation est améliorée, ton texte est plus agréable à la lecture. Il mérieterait d'être encore travaillé en bien des points, mais on va dire "qu'il passe".
 
Maintenant, revenons-en aux précisions que tu me demandes plus haut.
 
>5h21 du matin, le réveil sonne, me sortant d´un rêve embrumé procuré par le ouyski du coin.
 
Déjà, il me semble qu'un rêve est rarement "procuré"... A vrai dire, je m'interroge encore sur la signification exacte de cette phrase!!!!
De même que 5H21 est l'heure que tu cites la phrase juste au-dessous de celle-ci. A quoi cela te sert-il de l'écrire deux fois???  
 
Donc justement, venons-en à la phrase au-dessous:
 
>5h21 ? foutu champ magnétique et foutu matériel de seconde zone. 2 ans à trimer dans ce coin à se faire réveiller à n´importe quel moment par un matériel merdique sur une planète de même type.
 
Ah oui, d'accord, ça y est, j'ai compris!!!! Là, c'est du dialogue c'est ça??? Bon, alors il serait bien que tu annonces ton dialogue par des guillements ou un tiret, ce serait plus clair pour le lecteur...
Ensuite, saches que dans un livre, à part les dates pour lesquelles on peut faire une exception, on n'écrit pas "2" mais "deux".  
Ensuite, tu parles de matériel de seconde zone. Tu fais allusion au réveil??? J'ai pas bien saisi là. De même que l'historie du champ magnétique, en quoi est-il responsable du réveil matinal de ton perso? Ce serait-bien de nous l'expliquer, parce que déjà là je comprends rien...
Mais bon admettons, continuons...
 
>Mais bon, pas question de partir avant d´avoir "expié" la peine de 3 ans pour "modification" d´IA. Foutu néo-mormon, toujours aussi malade, et le fait d´entretenir des colonies minières non-rentable à seul but d´éduquer les détenus n´arrange pas leur réputation de cinglés de la galaxie.
 
Alors là....... Je l'avoue, peut-être est-ce dû à moi, mais là je suis déjà complètement "larguée". Et puis, dit-on "expier une peine" ou "expier une faute"??? Bon donc admettons, ton perso, si ej comprends bien, est "en prison" (en quelques sortes) pour je ne sais quelle faute (parce que là j'ai rien compris!!!!). Et il travaille dans des colonies minières durant son "incarcération". OK... (je précise que tout le long de ton récit, je suis obligée de m'arrêter dans ma lecture pour en déduire ce que j'ai compris, ce qui ne devrait pas avoir lieu...)
 
>Je m´appelle Jhon et je suis né sur Mormy, ce qui est vraiment la pire épreuve que l´on peut subir
 
Que l'on "puisse" subir (cette faute m'énerve!!!!)
 
>Je m´appelle Jhon et je suis né sur Mormy, ce qui est vraiment la pire épreuve que l´on peut subir, et être né orphelin n´a fait qu´aggraver les choses, heureusement que j´ai eu le vieux avec moi. Il m´a élevé depuis que je suis né, il n´était pas néo-mormon et pourtant il était venu y habiter. Chaque fois que je lui ai demandé d´ou je pouvais bien venir, il m´a répondu que j´étais trop jeune pour le savoir, il m´avait promis de tout me dire le jour de mes vingt ans, date à laquelle j´aurais eu le droit de prendre une navette, pas avant... Le vieux parlait peu, il avait l´air d´attendre quelque chose, quelque chose qui ne venait pas, à force de trop attendre il est mort pendant ma dix-septième année. C´est lui qui m´a appris à bidouiller les robots et autres IA ménagère, activité hautement interdite. Si les cybots ont été finalement accepté dans la société mormone, il a par contre été interdit à quiconque de s´en occuper. Tout robots étant destinés à pourrir sur pied plutôt que d´être réparés.
 
Et voici le passage où tu m'as perdu en tant que lectrice!!!!!
D'abord, la ponctuation, ensuite les fautes d'orthographe, ensuite la construction des phrases, puis le vocabulaire, et enfin la compréhension (ou plutôt l'incompréhension) du texte...
Tu parles ou tu écris un livre??? Parce que là tu serais en train d'expliquer ta bvie à ton meilleur pote dans une cour de récré ça donnerait la même chose!
Tu utilises un vocabulaire assez particulier (mais comme je te l'ai dit, ça passerait si le reste était bon!) tu laisses partir tes phrases dans tous les sens... Enfin, c'est une catastrophe!!!!
 
Bon alors je vais détailler parce que je sens que tu vas encore pas comprendre ce que j'essai de te dire...
 
>Je m´appelle Jhon et je suis né sur Mormy, ce qui est vraiment la pire épreuve que l´on peut subir, et être né orphelin n´a fait qu´aggraver les choses, heureusement que j´ai eu le vieux avec moi.
 
N'as-tu pas l'impression que cette phrase est lourde et mériterais qu'on la ponctue différemment? De plus, c'est une phrase clé de ton récit puisqu'on sait que ton perso est orphelin, est né sur Mormy, s'appelle Jhon et qu'il avait un vieux a ses côtés. OK. Mais à ce moment, tourne ce passage autrement, appliques-toi. Et pour tout! Vovcabulaire, ponctuation, orthographe, formulation... Bref, c'est dommage, cettephrase est pénible à lirepour le lecteur alors qu'elle devrait l'aider à se mettre dans le bain.
 
>Il m´a élevé depuis que je suis né, il n´était pas néo-mormon et pourtant il était venu y habiter. Chaque fois que je lui ai demandé d´ou je pouvais bien venir, il m´a répondu que j´étais trop jeune pour le savoir, il m´avait promis de tout me dire le jour de mes vingt ans, date à laquelle j´aurais eu le droit de prendre une navette, pas avant...
 
PPpppfffff, c'est lassant à dire, mais là encore, la ponctuation on dirait que tu connais pas! De même que la formulation qui est, on peut le dire, désastreuse.... Et pourquoi ne pas nous en dire plus sur ce "vieux", c'est le moment idéal là non????
Si tu voulais vraiment arranger ce passage, il faudrait que tui commences en nous expliquant briévement qui est ce vieux (ton grand-père, un voisin, ou alors le grand sage de la tribu...), ensuite tu travailles ta formulation de texte (encore une fois, tu es en train d'écrire non de parler). Et puis soignes la ponctuation. Les points sont importants tout autant que les points virgules, les deux points et j'en passe!!!! Il n'y a pas que les virgules...
 
>C´est lui qui m´a appris à bidouiller les robots et autres IA ménagère, activité hautement interdite. Si les cybots ont été finalement accepté dans la société mormone, il a par contre été interdit à quiconque de s´en occuper. Tout robots étant destinés à pourrir sur pied plutôt que d´être réparés.
 
Et puis là, c'est la débandade. Je comprends absolument rien à ce que tu veux dire en plus de batailler avec le vocabulaire, la ponctuation, la formulation.... Et c'est là où j'arrête de m'accrocher en me disant "Allez, la suite est peut-être meilleure!!!!"
 
En résumé, en quelques lignes tu as réusii à me dissuader d'acheter ou plutôt d'adhérer à ton histoire.
 
Comme le dit Amibe_R Nard, l'ensemble d'un écrit est important, mais les 20 premières lignes le sont d'autant plus qu'elles donnent envie au lecteur de poursuivre la lecture... Et là, Druduss, j'ai le regret de t'annoncer que tu as réussi à convaincre le lecteur de passer à autre chose plutôt qu'à la lecture de ton récit.  
 
Quand tu écris, il faut avoir en tête que TOUT est important, l'histoire est essentielle certes, mais la ponctuation, le vocabulaire, la formulation et la trame le sont tout autant.
Travailles d'arrache-pied pour obtenir quelque chose de bon.  
 
Quant au texte qu'à lu Amibe_R Nard, et dont je te parlais au début de ce post, même s'il est bon, je dirais qu'il estbanal. Pourquoi? Parce que je n'ai pas été jusqu'au bout. Et pourtant, j'appréciais l'effort de formulation. Mais l'histoire ne m'a pas vraiment passionnée et jepenses que c'est dû, pour l'essentiel, à un souci d etrame. Tu ne sais pas comment "classer" les évènements de façon à ce que le lecteur soit suspendu à ta plume... Il faut leur en donner, puis leur laisser imaginer, puis leur en donner un peu plus et de nouveau leur laisser ce moment d'intense suspens où le lecteur s'oblige à s'imaginer la suite... C'est essentiel pour mener le lecteur au bout d'un écrit.  
 
Voilà, je ne sais pas comment te le dire mieux.  
Courage et persévérance....
 
 

n°9676939
Amibe_R Na​rd
Posté le 09-10-2006 à 14:30:43  profilanswer
 

http://maphiloblabla.over-blog.com/
 
Donc ici pas d'histoire, un synopsis à creuser. En reprenant les conseils que j'ai donnés à Syncap (un lieu, un personnage dans une situation tendue. Tendue, pas forcément mortelle, mais il faut que le lecteur sente que ça va bouger)
 
http://www.wgpower.net/forum/recit [...] 191_1.html
texte de SF
 
Rapide.
Trop.
 
Parlant à des aficionados des jeux de rôle. Donc un public ciblé, qui n'est pas pour tout le monde.
Là aussi, en écriture, il faut savoir pour qui on écrit. Pour tout le monde, il faut expliciter plus, pour ceux qui connaissent (une série, une trilogie, etc.), on peut aller plus vite. Exemple : Sherlock Holmes.
 
Problème du Je. Evoqué dans le post précédent.
 
 
Donc à retravailler à coup de pourquoi.
 
>An 2501 après J.-Christ.
>Planète Teti-4, système solaire Abigael, colonie minière "dionysos".
 
Pourquoi Abigael ?
Pourquoi dionysos ?
 
Quel rapport avec un centre pénitentiaire mormon ?
(Comprendre : en quoi ces noms sont-ils mormons et rattaché à la rédemption des criminels ?)
 
>5h21 du matin, le réveil sonne, me sortant d'un rêve embrumé procuré par le ouyski >du coin.
 
Pourquoi 5h21, et pas 5h20 ?
 
Pourquoi peut-on se procurer du whisky sur une planète pénitentiaire... alors que les mormons devraient y être plutôt opposés.
 
>
>5h21 ? foutu champ magnétique et foutu matériel de seconde zone. 2 ans à trimer >dans ce coin à se faire réveiller à n'importe quel moment par un matériel merdique >sur une planète de même type.
 
Là, on ne comprend rien.
 
A moi de te poser la question. Que comprends-tu à :
6h12 ? foutu champ de vase et foutu tech de seconde zone. 2 ans à trimer dans ce coin à se faire trépaner les tympans à n'importe quel moment par un matériel merdique sur une planète de même type.
 
 
Tu comprends quoi ?
Mon personnage bosse juste dans un marais et récupère le méthane (provenant des déjections canines de la cité à côté), avec un aspirateur démodé, Marc Trois.  
 
>
>Mais bon, pas question de partir avant d'avoir "expié" la peine de 3 ans pour >"modification" d'IA. Foutu néo-mormon, toujours aussi malade, et le fait d'entretenir >des colonies minières non-rentable à seul but d'éduquer les détenus n'arrange pas >leur réputation de cinglés de la galaxie.
 
Le personnage dit, sans prouver.
Pourquoi est-ce préjudiciable de modifier les IA ?
Pourquoi ce châtiment de trois ans ?  
Pourquoi cinglés de la galaxie ?
 
Je te donne une réponse possible
Mais bon, pas question de partir avant d'avoir "expié" la peine de 3 ans pour "modification" d'IA. Foutus néo-mormons, toujours aussi malade de leur ordre immuable, et le fait d'entretenir des colonies minières non-rentables à seul but d'éduquer les détenus n'arrange pas leur réputation de cinglés de la galaxie.
 
Avec "ordre immuable", tu réponds au trois pourquoi ci-dessus.
Modifier est un crime, pas trop grave, donc on est puni de trois ans.
Ne pas vouloir modifier les choses, dans un univers en perpétuel changement est le fait de cinglés.
 
Autre possibilité, autres sens
Mais bon, pas question de partir avant d'avoir "expié" la peine de 3 ans pour "modification" d'IA. Foutus néo-mormons, toujours aussi malade d'ordre et de respect des anciens temps, et le fait d'entretenir des colonies minières non-rentables à seul but d'éduquer les détenus n'arrange pas leur réputation de cinglés de la galaxie.
 
 
>Je m'appelle Jhon et je suis né sur Mormy, ce qui est vraiment la pire épreuve que >l'on peut subir, et être né orphelin n'a fait qu'aggraver les choses, heureusement >que j'ai eu le vieux avec moi. Il m'a élevé depuis que je suis né, il n'était pas néo->mormon et pourtant il était venu y habiter.  
 
Là, c'est de l'information à destination du lecteur.
Le personnage sait fort bien comment il s'appelle (encore que, avec l'alcool, il pourrait l'avoir oublié)... Donc en l'écrivant comme ceci, ton personnage vient devant la scène s'incline et se présente. Manque plus que le Bonjour, je m'appelle Jhon  
 
 
Une autre façon de le présenter, sans en avoir l'air, pourrait être :
 
Putain, ce que le vieux peut me manquer.
"Allez, bouge-toi le môme, on n'a pas toute la journée pour nous, et les cybots n'attendent pas... Allez, bouge, merde, il est cinq heures trente, c'est l'heure de gagner ta pitance... John, tu te bouges ou je te livre à domicile" et ça ne manquait pas, tout arrivait d'un coup : le petit déj, les vêtements, et la douche, longue, froide et copieuse."
Vieux bonhomme, et dire que tu n'étais même pas néo-mormon. Qu'est-ce que tu venais foutre ici.
 
Trop de gros mots ?
 
Barchol, ce que le vieux peut me manquer.
"Allez, bouge-toi le môme, on n'a pas toute la journée pour nous, et les cybots n'attendent pas... Allez, bouge, merlan frit, il est cinq heures trente, c'est l'heure de gagner ta pitance... John, tu te bouges ou je te livre à domicile" et ça ne manquait pas, tout arrivait d'un coup : le petit déj, les vêtements, et la douche, longue, froide et copieuse."
Vieux bonhomme, et dire que tu n'étais même pas néo-mormon. Qu'est-ce que tu venais chercher ici.
 
 
 
Je reviens sur les pourquoi
 
Pourquoi est-ce important que ton personnage sache modifier les cybots ?
Pourquoi n'utilise-t-il pas son expérience pour sa récolte ?
Pourquoi personne n'a vidé le vaisseau qu'il a découvert ? (bien caché, zone déserte ?)
Pourquoi n'est-il pas contrôlé ?
Pourquoi la planète est-elle une vraie passoire où l'alcoolisme est phénoménal ?
Pourquoi ne monte-t-il pas dans un vaisseau en tant que clandestin ?
Pourquoi des diamants sur une planète magnétique et pas une roche magnétique spéciale ?
 
Pourquoi a-t-il besoin de quatre pierres et pas d'une seule ?
Pourquoi les trouve-t-il seulement maintenant, et pas au fur et à mesure ?
 
Pourquoi :
il ne fait pas bon rester dans le coin, mais il faut m´assurer d´une chose...
 
minerai. (quel minerai ? quel genre ? qui permet quoi ? pourquoi l'exploite-t-on ?)
 
 
Dans un premier jet, on n'y pense pas.
Mais dans la réécriture, il faut y revenir, trouver une logique à chaque élément présenté au lecteur (quitte à en laisser une partie dans l'ombre, quitte à supprimer certains éléments et les garder pour une autre histoire)
 
Dans cette histoire :
J'aime bien la notion de noeud. C'est à creuser un peu plus : comment ça marche ? pourquoi ça créée du minerai plutôt que de la bouillie pour chat ? Ce serait bien si c'était vraiment dangereux, s'il y avait des risques.
 
 L'Amibe_R Nard

n°9679102
Alisdair
Encre noire, ami des corbeaux
Posté le 09-10-2006 à 19:08:46  profilanswer
 

Ca fait un moment que je ne suis pas repassé par ce forum.
Voici un début de nouvelle qui traînait dans un tiroir depuis 6 mois. Venant de m'y ré-atteler et de produire une page en plus je vous la soumets.
Le style est volontairement pédant et dense pour coller à l'époque.
La nouvelle se voulait lovecraftisante et puis au fil du texte, a pris son indépendance pour ne retrouver que peu de l'atmosphère.
Merci Kipling pour cette lecture de l'Inde enchanteresse.
 
 
 
Si je reviens en ce lieu maudit pour une dernière fois, il faut savoir que c'est par nécessité de retranscrire ces fâcheux évènements qui ont et mis fin à la grande lignée des Bowes-Shelley et ruiné les ultimes lambeaux de ma capacité à juger. Santé mentale qui depuis trois mois s'effrite vers un delirium tremens des plus aigus. En ce 18 octobre, la plume hésitante et le geste fébrile, je relate la perdition des miens par un de ces hasards les plus inouïs. Un peu peu comme si l'ironie du sort avait placé sur le chemin de notre destin, l'objet le plus insignifiant, le plus surprenant – le plus incongru devrais-je dire – non sans une once d'humour tragique.  
Les dieux mânes incarnés dans cette immonde créature s'en sont allés, pour un court instant, daignant m'accorder tel un bourreau avant son office, le fugace répit d'une dernière introspection.
Je n'ai pour ainsi dire que ce bref moment pour revenir sur cette période, ne me laissant face à mes antépénultièmes heures, ni le choix de la mort, ni son modus operandi. Fleuron d'une aristocratie anglaise sur le déclin en ce siècle naissant, il ne nous appartient pas de régler par nous mêmes ce genre de détails répréhensibles. C'est donc non sans émotion que je rédige le testament qui je l'espère, survivra à son faible auteur. J'entreprends par un effort qui me semble au-dessus de toutes mes forces restantes réunies, d'accabler par un écrit ce fléau de notre " gens nobilitia " entière. Le trop plein d'adrénaline, me fait croire à son retour à chaque nouvelle minute qui passe. Plus la lumière du jour pénètre à travers le coton de poussière, plus l'impression que notre injuste Némesis ne me laisse espérer que pour me faire d'avantage souffrir lors de la confrontation qui me verra tomber inerte, moi Jeddediah Bowes-Shelley 6ème héritier d'un armateur du Sussex émigré à Damas. Où le travail des armes blanches prisés pour les duels d'honneur et les douces soieries indiennes exotiquement colorées, firent sensations dans le Tout-Londres. De ces pérégrinations longues et éreintantes, mon aïeul en garda le secret le plus total sauf une expédition ratée en Amérique tropicale, région que ses contemporains ne goûtaient que très modestement et avec raison.
Accompagné de ce grand ami, jeune explorateur dilettante peu renseignés sur la dureté de la vie là-bas, il fut le seul à revenir vivant de ce périple maudit. Toutefois, il ramena comme seul témoin de ses mésaventures, un ara gris aux empennes écarlates, auquel il se lia très rapidement. On n'aurait pu y voir le signe que le vieux trisaïeul considérait son perroquet comme le dernier souvenir d'une amitié forte avec son ami, mort d'une de ces maladies que même les indiens ne connaissent pas et évitent précautionneusement.
Amaigri et usé par les années, le patriarche ne nous permit jamais de penser la même chose du volatile. Était-ce ce plumage sombre dont le bout de l'empennage écarlate semblait avoir été trempé dans du sang indigène, je ne saurais-dire, mais un événement allait écourter cette gêne.
Décidé à reprendre ses affaires en Asie, il repartit seulement quelques mois après son retour, son animal avec lui. Il ne resta parmi nous que le temps de mobiliser quelques fonds – c'est dire si l'aventure sud-américaine avait été un inestimable gâchis de temps et de livres mais l'avait rendu vigilant – et reparti à bord d'une goélette blanche qui devait en deux mois, rallier Pashamnari et par la même occasion, faire oublier à ce pauvre vieillard, ses malheurs précédents.
Parti en fringuant quarantenaire, Leonius Bowes-Shelley, loin de ne plus être un de ces jeunes premiers - avides jeunes hommes pleins de superbe issus du monde des affaires que l'on appelait " jeunes lions " par chez nous – feu mon grand père en était revenu érodé par le poids d'années qui semblaient avoir compté double. Cependant, Sir Bowes-Shelley paraissait dans ces quelques mois de retrouvailles à la demeure familiale recouvrer à mesure de force promenades et administration du domaine à cheval, une santé que l'on croyait évaporée pour de bon.p)nergie retrouvée, le patriarche de la lignée la partageait avec l'exotique oiseau qui devait se jurait-il, devenir l'emblème de la Maison. Ce que mon père ne goûtait pas, mais j'y reviendrait en un temps ultérieur. En compagnie du gris perroquet, il passait les journées de fin d'automne à, aussi étonnant que cela puisse paraître, se documenter sur la région qui avait vu le décès de son ami, Sir Hillmore. Le lecteur récipiendaire de ma lettre testamentaire pourra y voir la recherche macabre d'une raison quant à la mort de Hillmore, manie d'un vieillard rempli de désillusions. Toutefois, eu égard au respect porté à notre vénérable lignage qui n'a jamais fait défaut à la Couronne, par cet acte  
je préfère y déceler un désarroi non maîtrise et une tentative de deuil définitive non faite auparavant. L'ami de la famille contractant un mal si rare que ces pauvres sauvages voyaient dans cette dégénerescence, une empreinte de condamnation divine pour avoir exploré une forêt fluviale sacrée, chose que le peuple autochtone lui même ne s'était jamais permise. Ni mon arrière-grand-père ni ses relations ne savaient vraiment pourquoi et qu’importe ! Esprits tourmenteurs et antiques superstitions n’auraient pu émousser leur volonté. Cette forêt au sol poisseux d’humidité était le foyer d’une espèce d’arbres à essence rare. Le diable lui même ne pouvaient empêcher ces hommes d’accomplir leur ouvrage pour le bien et le confort de notre société.
Quoiqu’il en soit, ces stupides allégations preuves d'un obscurantisme depuis longtemps disparu de nos contrées ne suffiront nullement à faire revenir l'ancien de la famille ou à donner une raison à sa perte, cependant, qu’il m’arrive de me demander...
Et conjure au récipiendaire de ces ultimes mémoires de prier pour le salut de l'âme des grands hommes issus des Bowes-Shelley, tout en pleurant de regrets amers pour n'avoir pas pu apporter ma contribution à cette noble entreprise que fut notre établissement en Inde ni empêcher ce destin, bien qu'il se révèle d'une implacable efficacité.
Un instant, je me retourne. Il est là. Je les entends, ces accents de méchantes promesses de souffrances propre à sa sinistre nature; mais la hâte de consigner par écrit le reste de ce pérygée, évite toute idée de fuite. Fuite qui d'ailleurs n'accélèreraient qu'un peu plus le dénouement de cette tragédie.
Oedipe gagnerait-il à mourir avant son exil à l'antique Colone ? Mon esprit s'égare en tentant une réponse – vaine de toute façon – si bien que je comprends alors que ce tintamarre était celui d'un accès subit d'hallucination désormais si récurrents. Après un instant passé à reprendre un souffle hésitant et irrégulier, je m'attèle à la suite de ma narration.
Le 21 du mois clôturant la douce période de relative sensation de sécurité, Leonius comte de Bowes upon Halliford se mit à réunir les fonds d'une véritable fortune placée dans l'immobilier londonnien. Ces fonds prirent un bon moment à être récupérées suite aux ventes fastidieusement lente et lorsque l’on sait que les comptes familiaux auraient lancés une nouvelle expédition sur l’heure, cela démontre sa volonté de ne pas porter un coup à notre prestigie et notre patrimoine en cas de nouvelle déveine. La somme des expériences autour de l’agonie de Sir Hillmore au Brésil lui avait beaucoup appris. La sagesse acquise au prix de la vie est la plus précieuse.
Ce 21ème jour conclua ces quelques mois de douceurs dans le havre familial bercé par la chute des premières feuilles de marroniers. La fortune était rassemblée et servit à l’achat d’un deux-mâts ventru et des outils nécéssaire Cette matinée où l’Ancien s’habilla en tenue de voyage fut un rappel de la vie qui continuait malgré tout. Nous y vîmes tous le signe qu’elle devait reprendre son cours. Les femmes vivants sur les rives de l’Halliford préparaient le retour des jeunes diplômés ,qui officiers, qui médecins et autres notables, venus célébrer la fin d’un long cursus d’études mené à la capitale, revenaient dans leurs familles auréolés d’un statut social supérieur. Ces demoiselles éclatantes de blancheur étendaient de grandes nappes claires sur de longs traiteaux pour former le banquet qu’un grec ancien n’aurait pas désavoué.
Ainsi donc, jeunes filles, récents lauréats et feu mon arrière-grand-père entamaient un nouveau chapitre dans leur existence. Pour ce dernier, l’heure du départ avait sonné. Une semaine de plus pour préparer les denrées de premier ordre tel que du matériel de stockage lourd et des produits non moins important dans ce genre de périple loins des plaisirs de notre bonne civilisation, quatre caisses contenant le brandy le plus raffiné. Ce chargement à bord, la goélette fit voile vers Pashamnari en une matinée particulièrement brumeuse pour la saison. Contingence climatique qui ne révéla sa troublante ironie que bien des années plus tard. Emmenant sur son pont, un vieil homme à qui la vie semblait vouloir redonner quelque espérance et son ara volens, le vaisseau à faible tonneaux s’éloigna du port. Jamais nous ne le revîmes.
 
(Je poste la suite un autre jour pour ne pas flooder).


Message édité par Alisdair le 09-10-2006 à 19:10:02
n°9679315
galaxia_28
Posté le 09-10-2006 à 19:41:04  profilanswer
 

Bin dis donc, il y a eu plein de pnouveau post depuis que je suis venue... Alisdair, j'ai lu ton texte, et honnêtement, j'ai eu beaucoup de mal à le finir. Ton style est lourd, pesant, bourré de phrases compliquées... ex:  
 

Citation :

En ce 18 octobre, la plume hésitante et le geste fébrile, je relate la perdition des miens par un de ces hasards les plus inouïs. Un peu peu comme si l'ironie du sort avait placé sur le chemin de notre destin, l'objet le plus insignifiant, le plus surprenant – le plus incongru devrais-je dire – non sans une once d'humour tragique.  


 
Sans une once d'humopur tragique?? Enfin bon, je te donne cet exemple, mais ce n'est pas le seul: ta nouvelle est bourrée de phrases alambiquées, que l'on comprend difficilement, et qui finalement ne veulent rien dire (ou en tout cas pas grand chose). Tu dis que c'est " volontairement pédant et dense pour coller à l'époque".. Mais de quelle époque parles-tu? En fait, cela m'a tout l'air d'une mauvaise imitation d'un style. Tu nous met plein de mots compliqués en pensant ressembler au style de l'époque.. pour obtenir quelque chose d'assez décousu en fin de compte. Un style non récent ne veux pas dire surchargé de vocabulaire inutile! C'est dommage, parce que ton histoire est pas mal. Vouloir adopter le style d'une époque ne peut pas justifier le fait de le rendre incompréensible...  
     
       Désolée d'être aussi crue, mais je ne vois pas coment le dire autrement... Enfin bon, je te conseille de te relire en adoptant le point de vue du modeste lecteur du 21eme siècle, pour enlever les surcharges, sans pour autant faire de ton texte un texte "moderne", mais un de l'époque que tu veux représenter.    Bonne chance! :bounce:  

n°9679927
Alisdair
Encre noire, ami des corbeaux
Posté le 09-10-2006 à 20:55:27  profilanswer
 

Merci de ta critique. Rassure toi, si je poste c'ets pour recevoir plusieurs sons de cloche même ceux qui ne sont pas les plus flatteurs.
Phrase alambiquées, j'adhère , mots compliqués pas trop.
Le côté tragique est naturel pour une histoire qui finit mal (fantastique).  
Le style est surement perfectible, mais n'est résolument pas anachronique pour du XIXème siècle.

n°9679945
sincap
Posté le 09-10-2006 à 20:59:09  profilanswer
 

Amibe_R Nard a écrit :


 
En tant que personnage, je connais tous les jeunes de ma classe, et encore plus le délégué qui va m'avertir (puisque je lui ai demandé de le faire, sinon je n'attends pas devant mon ordinateur, à une heure fixée).
Donc dire "un des délégués", ça ne fonctionne pas dans la bouche du personnage.
 


Dans une classe y a deux délégués, et à la base si aucun est connecté, on atend au moins un des deux pour savoir le verdict. Ici, ce n'est pas un délégué mais un pote du perso qui était devant le lycée pour atendre la fin du conseil et la sortie des délégués et ainsi avoir la réponse plus vite qui s'est connecté, c'est par l'intermédiaire de cet ami donc que le perso aprend la nouvelle. Et son ami j'ai bien mis son prénom. ;)

Message cité 1 fois
Message édité par sincap le 09-10-2006 à 21:42:43
n°9681084
Amibe_R Na​rd
Posté le 09-10-2006 à 22:53:07  profilanswer
 

sincap a écrit :

Dans une classe y a deux délégués, et à la base si aucun est connecté, on atend au moins un des deux pour savoir le verdict. Ici, ce n'est pas un délégué mais un pote du perso qui était devant le lycée pour atendre la fin du conseil et la sortie des délégués et ainsi avoir la réponse plus vite qui s'est connecté, c'est par l'intermédiaire de cet ami donc que le perso aprend la nouvelle. Et son ami j'ai bien mis son prénom. ;)


 
Salut du soir Sincap.
 
Oui, je sais qu'il y a deux délégués dans une classe. Un gars et une fille, quand c'est possible.  :-)... avec, en général, le gars qui parle aux gars, et la fille aux autres filles.
D'où l'idée que le personnage connaît quand même celui qui va le contacter.
 
Maintenant, si je relis ton texte
 
[...] Un des délégués de ma classe va bientôt se connecter et je pourrais savoir la décision du conseil de classe pour ce dernier trimestre de première S.  
[...] « Ting ! », Nasar vient de se connecter.
 
Le délégué s'appelle donc Nasar. C'est le cas ?
Je n'ai pas cette impression. J'ai plutôt l'impression que Nasar est un pote, mais qu'il n'est pas le délégué.
 
 
Au passage, si tu cherches le début de ton texte, tu pourrais commencer ici.
 
« Ting ! », Nasar vient de se connecter. Avec lui on se connaissait juste de vue avant cette année de première S, mais maintenant c’est l’un de mes meilleurs potes. Peut-être parce qu’on est dans la même galère tout les deux.
 
 
Zappe ce qui précède. Ou déplace les informations ailleurs dans ton texte.
Et pense à qui ton personnage raconte son histoire. Le ton sera plus évident.
 
Il y a aussi une règle de lisibilité : pas plus de 7 lignes par paragraphe, en moyenne.
Ce qui veut dire que tu peux avoir des paragraphes courts et d'autres un peu plus longs.
Mais il faut éviter au maximum les paquets de plus de 7 lignes en enfilades.
Sinon on tombe devant l'effet pavé... et l'oeil se révolte d'entrée quand il voit arriver un, puis deux, puis trois cassoulets de lettres.  
 
 
 
Pour le texte à l'éditeur, c'est du caractère de 14, double interligne. (25 lignes de 60 caractères = 1500 caractères par page, espace compris)
Donc tes 120 pages peuvent facilement se transformer en 240-280.
 
Bonne réécriture et continuation dans ton texte.
 L'Amibe_R Nard

n°9683533
sincap
Posté le 10-10-2006 à 13:16:25  profilanswer
 

Bah oui Nasar c'est son pote et non le délégué, c'est ce que j'ai dis...
 
Merci pour les longueurs de paragraphes je savait pas. ;)

n°9685517
Amibe_R Na​rd
Posté le 10-10-2006 à 17:46:57  profilanswer
 

sincap a écrit :

Bah oui Nasar c'est son pote et non le délégué, c'est ce que j'ai dis...
 
Merci pour les longueurs de paragraphes je savait pas. ;)


 
Salut
 
Donc, c'est bien pourquoi je t'ai suggéré d'utiliser un autre prénom.
Parce que là, tel que c'est écrit, c'est comme si tu disais que Nasar est le délégué.
 
Le lecteur ne peut rien inventer, il déduit tout du texte et des mots.  :-))
 
Continue à écrire.
Dans ton texte, il y a de l'idée.
Réécrire, c'est aussi éclairer la route du lecteur.
   l'Amibe_R Nard
 

n°9687620
galaxia_28
Posté le 10-10-2006 à 22:39:05  profilanswer
 

A Alisdair
 
lol, j'ai relus mon post, et c'est vrai que je n'ai pas été très simpa :sarcastic: ...excuse-moi Je m'explique.
 
     Ce que je voulais dire par phrases alambiquées et compliquées, c'est que tu écris comme si XIXeme s. rime avec vocabulaire le plus riche possible ( à mon sens). Je ne suis pas vraiment d'accord. C'est évidemment vrai que le style du 19eme est plus recherché et plus riche que celui du 21eme, il n'empèche que là, je trouve que c'est...trop. Trop de mots qui alourdissent tes phrases. Ce style rend ta nouvelle parfois dure à comprendre, on doit relire plusieurs phrases pour être sure d'en comprendre le sens, ect.  
 
Par exemple:
 

Citation :

Je n'ai pour ainsi dire que ce bref moment pour revenir sur cette période, ne me laissant face à mes antépénultièmes  heures, ni le choix de la mort, ni son modus operandi.


 
     :??: Qu'est-ce que veut dire antépénultièmes?   Il y a aussi quelques phrases ou expressions que je trouve étranges, par exemple:  un vieillard rempli de désillusions ; et conjure au récipiendaire de ces ultimes mémoires... Après, peut être que je suis particulièrement lente à percuter, je ne sais pas.  :pfff:  
 
Voila, je t'ai dis ce que j'en pense, maintenant libre à toi de tenir compte de ces conseils ou pas. Bonne chance!
   

n°9691739
keskiya
I'm lost...
Posté le 11-10-2006 à 14:48:00  profilanswer
 

Pour Amibe_RNard:  
 
pour le prénom, c'est sûr que c'est important. Mais on peut le donner après, après avoir quelque peu décrit le perso, il n'est pas nécessaire de le donner la toute première fois qu'on parle du perso. J'ai lu pas mal de livres où on ne connaissait pas vraiment le prénom au début. C'était "il", toujours "il", et puis, à un moment, on apprend comment le héros s'appelle par une tierce personne qui l'interpelle. Bon, après c'est un style qu'il faut maîtriser, mais...
 
et puis j'avoue que ce n'est pas vraiment le genre de sincap...  
 
tu cites Harry Potter; alors je vais reprendre Harry Potter. Il est vrai que JKRowling, maintenant célèbre, se permet un peu plus de libertés dans ses derniers romans que dans son premier, et c'est, je trouve, ce qui les rend meilleurs. Bref, dans son tome V, elle écrit "La seule personne encore dehors était un jeune homme..." et elle continue la description, avant de dire "La tenue de Harry Potter".
 
Mais tu as raison: c'est lui le héros...
 

Citation :

Voilà pourquoi l'utilisation du "Je" est à déconseiller (parce que Je c'est aussi le lecteur)
Et aussi, parce que "Je" est limité à son propre point de vue. "Je" ne peut pas penser à la place d'un autre... et, avec "Je" il n'est pas possible d'utiliser plusieurs points de vue, ni de couper l'histoire en plusieurs trames (comme dans le Seigneur des Anneaux) lorsque les héros se séparent, pour mieux se retrouver.
"Je" ne peut pas non plus trop montrer ses expressions, sans finir par paraître imbu de sa personne. Ou alors, il faut jouer d'astuces, d'italiques.


Pour ce genre de choses, tu fais bien de l'écrire, même si perso je pense que c'est à chacun son tyle: le "est à déconseiller" est de trop pour moi... certains arrivent beaucoup mieux à écrire à la première personne...
 
contrairement à toi, pour moi le style est le premier jet, ce qu'on peut y passer des heures, se dire à la fin, wahou, ça fait quatre heures que je suis en train d'écrire? non, pas possible... il doit y avoir un problème à mon horloge!
 

Citation :

"Et si je suis en désaccord, c'est également avec la question de SINCAP (dsl pour les majuscules, c'st pour que sincap repère que ça s'adresse également à lui... au cas où... ^^): eh bien quoi? Tu as un style. Le style, c'est la personnalité de l'écrivain. Tout comme tu peux modifier ta personnalité le temps d'une pièce de théâtre, te glisser quelques temps dans la peau d'un autre, tu ne peux pas y rester indéfiniment. Tu es ce que tu es, et ta personnalité en changera pas, ou bien peu. Rares sont les personnes qui changent vraiment. Il y a toujours quelque chose de ce qu'ils étaient avant. Alors ne te casse pas les pieds pour le style, et écris comme tu le sens: le style est l'un des facteurs qui font qu'un éditeur voudra ou non de ton texte. Mais si tu as une bonne intrigue, de bons persos, ça ne devrait pas te poser de problèmes."
 
Tiens, ici c'est amusant de constater que tu as changé d'avis pour rejoindre le mien, en quelques lignes.  :-)))


lol, je crois qu'en fait on pense à peu près la même chose et qu'on l'explique avec des mots contradictoires... ^^
 

Citation :

Effectivement, sur un premier jet, on peut tout oublier (les fautes d'orthographes aussi), quitte à écrire en abrégé pour que la plume suive la pensée.
Certains auteurs sautent sur un magnétophone quand leurs doigts ne suivent pas la cadence.


le magnéto, je suis pas tellement pour... enfin, ça c'est mon choix, parce que je sais qu'autant à l'écrit ça glisse tout seul, autant à l'oral ça coince: quand je vais raconter une histoire en même temps que je l'invente, je vais bégayer, hésiter, alors que quand j'écris si je me trompe je raye le mot aussitôt et j'écris le bon, je ne reste pas pendant cinq minutes comme une c**** à essayer de retrouver le mot que j'ai sur le bout de la langue...
mais bon, ça c'est plus un choix perso...
 
c'est sympa de ta part, d'avoir regroupé les conseils pour les vingt premières lignes...^_^ mais j'avoue que moi je me suis déjà observée chercher un livre, et souvent quand je vais à la médiathèque je regarde surtout la tranche des livres: il y a une certaine édition que j'adore, et j'ai aimé presque tous les livres que j'ai lu qui sont chez eux... autrement dit pas mal. L'éditeur fait donc aussi beaucoup, même si on choisit pas toujours... et puis le titre est vachement super important! Je n'arrive pas à poser un titre sur ce que j'écrit et ça m'énerve. Mais je me dit que je verrai peut-être quand j'aurais terminé d'écrire, que j'aurais peut-être une idée par rapport à un truc précis qui se passe... bref, je préfère éviter de me précipiter pour choisir un titre!!!
 

Citation :

Car on apprend beaucoup par imitation. (et peut-être que, à y réfléchir, on apprend tout par imitation).


principe même des enfants qui apprennent à parler: ils imitent les sons qu'ils reconnaissent, puis les associent avec d'autres comme le font les plus grands, ceux qui savent parler et qui leur parlent.  
Mais pour l'écriture, je ne trouve pas que ça soit une très bonne idée. Soit, on apprend beaucoup en lisant, mais parfois, il est bon de laisser tomber les autres, d'apprendre par soi-même. De tracer sa voie, de la tracer, pas juste de faire semblant de couper quelques lianes dans la jungle pour passer derrière un autre.
 

Citation :

"tout simplement, il faut laisser la personne libre de faire des erreurs, pour qu'elle puisse comprendre par elle-même ce qui ne va pas. Souligner les points essentiel, dire qu'il y a d'autres choses qui ne vont pas, sans forcément tout mentionner. Quelque chose que l'on trouve par soi-même est toujours plus instructif que quelque chose qui nous a été dicté, sans qu'on l'ait compris, sans qu'on ait compris le pourquoi."
 
J'aurais donc une question :
Mais qui va dire à l'auteur qu'il a commis une erreur ?
L'éditeur ? (lui, c'est la lettre de refus, pré-tapée parce qu'il a autre chose à faire)
Le lecteur qui ne souligne pas tout ? (s'il ne souligne pas tout, il faudra une autre lecture pour qu'il le souligne)
 


justement, je en disais pas de ne rien dire à l'auteur, mais parfois il ne faut pas trop lui forcer la main, car si il y a un détail qui cloche -bon ça n'a plus rien à voir avec le texte de sincap, c'est en gérénal- c'est peut-être fait exprès, pour la suite... (je ne parle pas des fautes d'orthographe, de syntaxe, mais des problèmes de continuité, des problèmes de logique: comme tu le dis, le pourquoi. Pourquoi est-ce qu'à la page 1 il y a un couteau sur la table de la cuisine, et plus à la page 4? Peut-être parce que quelqu'un est passé par là pour le prendre.. seule éventualité qui en offre à elle même plusieurs: qui sait si c'est un vol -ben quoi? Il y a bien eu des vols de poubelles il y a quelques années, je ne sais plus trop où, en france- le mari ou la femme ou les enfants ou bref quelqu'un qui est passé par là et l'a rangé-bon, pas si il est sale, mais il a pu le nettoyer puis le ranger- ou bien encore un tueur en série, une personne à qui le héros a fait du mal et qui veut tuer le héros?)
 

Citation :

(encore bien long, je sais :-) )


lol, on t'en veut pas! justement, depuis quelques temps ça papote ici, et c'est bien. Il y avait eu un blanc pendant lequel plus personne ne paralit, alors c'est bien qu'il y ait à nouveau des échanges (même si ça veut dire qu'il faut que je lise une vingtaine de mess aussi lngs avant de répondre tous les deux ou trois jours...mdr)
 

Citation :

Citation :

Bah oui Nasar c'est son pote et non le délégué, c'est ce que j'ai dis...

 
 
Donc, c'est bien pourquoi je t'ai suggéré d'utiliser un autre prénom.
Parce que là, tel que c'est écrit, c'est comme si tu disais que Nasar est le délégué.


j'avoue que là, tu n'est pas très clair dans ton texte sincap: moi aussi j'ai cru que nasar était le délégué!!!  
 
pour l'histoire d'alisdair/galaxia_28: alisdair, tu peux très bien écrire avec des mots simples, mais recherchés-des mots que tout le monde comprend mais qu'on n'utilise pas forcément tous les jours. Ca te donnera un style XIXe, mais sans que ton texte soit trop compliqué.

n°9691809
Alisdair
Encre noire, ami des corbeaux
Posté le 11-10-2006 à 14:55:49  profilanswer
 

Les mots sont pas compliqués, je dirais que c'ets plus les figures de styles qui les rendent pas toujours compréhensibles, enfin ça dépend du vocabulaire de chacun.
Antépultième est peut-être de trop je l'accorde, mais "vieillard plein de désillusion" n'est qu'un effet de style pour écrire de façon un peu plus enlevé que "le vieillard aigri". Si l'on regarde dans le texte , c'ets aussi pour éviter les redites.
Récipiendaire et bien c'est le receveur.
Comme destinataire/destinateur. Destinataire pour moi faisait plus "colis postal".
 
A la suite de cette nouvelle, je vous en proposeria une contemporaine, pour ne pas vous laisser sur une mauvaise impression.

n°9691839
Alisdair
Encre noire, ami des corbeaux
Posté le 11-10-2006 à 14:58:48  profilanswer
 

Les légers sillons contigus, tracés par la proue du navire sont le seul souvenir qu’il me revient alors que ma petite main infantile demeurait enserrée dans celle chaude et paternelle de l’héritier. Le chemin aqueux creusé par le navire, parallèle, représentait nos vies luttant contre les sommets d’eaux salés. Toujours continuer en sachant que la chute est vertigineuse et sans retour. Et lorsque le vaisseau de la providence dont la route est sinueuse s’en était allé, les sillons se retrouvaient séparés les uns des autres, dérivant au gré du vent comme autant d’élément de notre famille. Je ne sais quand cette idée s’est substituée à cette simple image d’au revoir, mais dès lors elle ne me quitta pas. Or ne dit-on pas que la moindre vague se fait un devoir de revenir mouiller le sable ? Au-delà de l’horizon, une vague plus sombre qui avait caressé la coque du navire était revenue nous arrasser dès que nous tournâmes le dos.
La vie sans notre patriarche nous changea sans tout déstabiliser pour autant. Mon père devînt le Lord gestionnaire de la fortune familaile sur les terres de Bowes; quand bien même Sir Leonius continuait en Inde, le commerce et l’exploitation  d’une mine d’argent récemment achetée. On eut dit le partage de l’empire romain séparés par la mer entre deux rois magnifiques. Quelques fois, mon oncle qui préférait le fumoir où raisonnait la musique à l’intendance et aux affaires, m’expliquait que là-bas, à Pashamnari, des petits Indous – la question religieuse n’a jamais été cruciale chez nous – apprenaient notre arbre généalogique et le bien fondé de notre compagnie commerciale. Puis aussitôt, entre deux sourires, racontaient que rien ne serait étonnant si Sahib Léonius Bowes-Shelley fondait une branche à peau noire sur ses terres.
L’idiot, qui en accentuant sur les “Sahib” souillait la mémoire de son propre père. Sa mort fait honneur aux convenances. Elle fut comme sa vie: courte, misérable et ridiculeusement nonchalante. Quand cette branche pourrie de l’arbre ne venait pas sussurer à mon oreille, vêtu des plus beaux oripeaux trompeurs que sont les liens fraternels du sang, j’allais contempler les rares objets que mon grand-père avait ramené du Brésil. Ces artefacts  indiens emprisonnés dans les caisses de bois portaient fièrement quelques entailles géométriques à la manière d’un vétéran du Lancashire Fusilliers. Si l’on y regardait de plus près, ces gravures cunéiformes semblaient indiquer en abréviations sybillines, aussi bien le contenu que la zone d’extraction. Les coffres éaient presque tous semblables pour justement faire poser le regard du visiteur sur les deux boîtes au matiériau différent. Pour celles-ci, je n’eus pas de peine à reconnaître le bois blanc exotique, moteur de l’entreprise américaine et des malheurs de Sir Hillmore & Bowes-Shelley. La première fois que j’entrais dans le bureau patriarcal après le départ de mon grand-père fut lors d’une après-midi pluvieuse particulièrement exécrable pour tout petit enfant cherchant à parfaire son jeu au conkers*. Les poches pleines d’ennui, je me décidai à maîtriser mon destin le temps de cette journée bien maussade. Sans volonté prédéterminée, je passai devant le bureau de Lord Leonius situé à l’étage, pour rejoindre le petit salon qui servait de fumoir. J’avais dans l’idée de retrouver le sac de billes que m’avait confisqué mon oncle au cours d’une dispute, quand le patronyme pyrogravé sur la porte du bureau en jolies arabesques sanskrites m’interpella. Je suis absolument certain de les avoir vu maintes fois au paravant, malgré ma petite taille et bien qu’elles contrastassent faiblement du reste de la porte et pourtant.
Pensez-vous que l’on peut vivre toute une enfance chez soi et découvrir encore un bibelot, un interrupteur à gaz, un portrait ou un livre séculaire bien des années plus tard; passant des milliers de fois devant,  sans jamais le remarquer ? L’idée me plaît assez.
Ces signes tout droit sorties d’une invocation védique se révélaient à moi pour la première fois. Non pas que la vision des trois mots originalement gravés me surprissent, mais ces courbures, ces boucles vrillées, ces arceaux brisant le rectiligne du dessus des lettres semblaient éroder leur prime signification.  Il n’y avait plus rien d’anglais dans ces hiéroglyphe orientaux. Ils auraient aussi bien pu renseigner d’un maharadja ou d’un sorcier vouant un culte secret à Kali la destructrice. Sur l’instant, aucune évocation romanesque ou cliché absurde, le simple blanc face à une découverte annonciatrice de révélations. Résolu à franchir ce portail des mystères, j’arrachai mes yeux à cette écriture ronceuse pour pousser la porte. J’avais huit ans.
       
Conkers: Jeu typique anglais où il s’agit de briser à l’aide d’un marron attaché à une ficelle celui de l’adversaire sans détruire le sien en un mouvement sec. Tout un savoir-faire se développoe autour du séchage des marrons et la manière de casser le marron de l’adversaire en  un  coup.


Message édité par Alisdair le 11-10-2006 à 15:01:54
n°9692249
Arwen Etoi​le du Soir
Posté le 11-10-2006 à 15:43:34  profilanswer
 

Citation :

[...] Un des délégués de ma classe va bientôt se connecter et je pourrais savoir la décision du conseil de classe pour ce dernier trimestre de première S.  
[...] « Ting ! », Nasar vient de se connecter.  
 
Le délégué s'appelle donc Nasar. C'est le cas ?  
Je n'ai pas cette impression. J'ai plutôt l'impression que Nasar est un pote, mais qu'il n'est pas le délégué.


 
et plus loin
 

Amibe_R Nard a écrit :

Salut
 
Donc, c'est bien pourquoi je t'ai suggéré d'utiliser un autre prénom.
Parce que là, tel que c'est écrit, c'est comme si tu disais que Nasar est le délégué.
 


 
 Dis donc Nanard tu t'embrouilles. lol  pour le Nanard of course. Par contre tu t'embrouilles vraiment. Parce qu'au début tu dis que tu as plutôt l'impression que Nasar est un pote et pas un délégué, et après tu dis que tel que c'est écrit tu as l'impression que c'est Nasar le délégué. Au final on sait pas ce que tu crois, mais ça traduit bien le fait qu'ici il y a confusion.

n°9692323
Arwen Etoi​le du Soir
Posté le 11-10-2006 à 15:51:17  profilanswer
 

keskiya a écrit :

Pour Amibe_RNard:  
 
Pour ce genre de choses, tu fais bien de l'écrire, même si perso je pense que c'est à chacun son tyle: le "est à déconseiller" est de trop pour moi... certains arrivent beaucoup mieux à écrire à la première personne...
 


 
Je suis d'accord avec Keskiya pour ce qui est du "à déconseiller", toutefois il est important d'essayer les deux personnes pour qqn qui écrit habituellement à la première, et surtout les débutants dans l'écriture. Pourquoi? Car c'est une autre manière de mettre en forme une histoire et que les procédés pour faire parvenir une information sont plus nombreux, parce que aussi, au "je" rien ne nous oblige à croire celui qui raconte contrairement au "il". Il est plus facile d'écrire au "il" mais dans certains cas le "je" est mieux adapté mais ça je l'ai déjà dit dans un autre post.

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Posté le   profilanswer
 

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