sidorku a écrit :
Ah tu as des preuves que les multiples traités US-Russie n'ont pas été respectés ?
Les accords prévoient moins d'armes nucléaires déployées et c'est ce qui se passe, plusieurs sous-marins lanceurs d'engins ont été modifié afin de recevoir plus de missiles conventionnels à la place des missiles nucléaires. Même chose pour les bombardiers: beaucoup de B-52 furent démentelés dans le cadre de ces traités.
Les objectif du SORT dont de maximum 2200 armes déployées pour chacun des deux pays, c'était 10 000 il n'y a pas encore si longtemps.
Ce n'est pas "elles" qui le demande, mais le TNP.
Pour le reste je suis d'accord sur la provoc du président iranien, mais il n'y a pas que le risque de lancement d'une bombe qui est en jeu.
|
tiens un bon lien qui met en lumiere le jeu du chat et la souris que les usa mene avec l'iran ....le TNP autorise le nucleaire civil et l'iran n'a jamais caché sa volonté de ce nucleaire civil ...
http://www.monde-diplomatique.fr/2005/11/SAFDARI/12906
quelques exemples edifiants du "jeu" americain sordide avec l'iran :
"La volonté de Téhéran de maîtriser lensemble du cycle nucléaire civil remonte aux années 1970 : lIran mettait alors en place son programme avec la coopération des Etats-Unis et de divers pays européens. Ladministration Ford avait même proposé, en 1974, dy contribuer directement. En 1981, deux ans après la révolution islamique, le nouveau gouvernement décida de poursuivre dans cette voie, et, en 1982, il annonça la création, à Ispahan, de son propre centre de technologie nucléaire, chargé de traiter luranium.
LAIEA inspecta ce site ainsi que dautres, et se prépara même à aider lIran à convertir le yellow cake en combustible pour les réacteurs. Son rapport affirma que lobjectif était de « contribuer à la formation de compétences locales et du personnel nécessaire pour répondre au très ambitieux programme dans le domaine de la technologie des réacteurs nucléaires et de la technologie du cycle de combustible ». LAIEA envisagea même un programme dassistance technique, mais labandonna sous la pression des Etats-Unis.
Lobstruction de Washington
Toutefois, Téhéran ne renonça pas, et le fit savoir. En 1984, la radio iranienne annonça que des négociations avec le Niger en vue de lachat duranium étaient proches de leur conclusion, et, en 1985, une autre radio évoqua, avec le directeur de lorganisation de lénergie atomique, la découverte de mines duranium (2). Une porte-parole de lAIEA confirma, en 1992, que des inspecteurs avaient visité ces mines et que Téhéran travaillait sur un programme de mise en uvre dun cycle nucléaire complet (3). Le gouvernement négocia alors lacquisition de technologie et de matériel avec plusieurs pays dont le Brésil, la Russie, lInde, lArgentine, lAllemagne, lUkraine et lEspagne : la plupart de ces tractations naboutirent finalement pas, du fait des pressions de Washington. La Chine, qui avait informé lAIEA, en 1996, de sa volonté de construire une unité denrichissement duranium en Iran, se désista également, pour les mêmes raisons : les Iraniens informèrent lagence quils poursuivraient quand même leur projet.
Bref, les efforts iraniens pour maîtriser le cycle nucléaire complet nétaient pas aussi « clandestins » quon le prétend. Après lacceptation par Téhéran de la mise en uvre du protocole additionnel du TNP (4), lAIEA déclara que ce pays avait, auparavant, omis de signaler « du matériel nucléaire, son traitement et utilisation, le lieu de traitement et stockage ». Bien que linterprétation de lAIEA ait été contestée par les Iraniens, les rapports suivants de lagence reconnurent que Téhéran avait entrepris des actions « correctives » et que « lon avançait positivement dans la correction de ces manquements ». Les points en suspens seraient négociés dans le cadre de la mise en application des accords. Les Iraniens affirmèrent que lobstruction des Etats-Unis les avait poussés au secret pour se procurer certains éléments nécessaires au développement de leur technologie, conformément au droit que le TNP leur reconnaît.
Lassertion américaine selon laquelle ce programme allait déboucher sur la fabrication darmes nucléaires était aussi peu étayée. En 1995, le principal interlocuteur américain pour les négociations sur lextension du TNP, M. Thomas Graham, dut reconnaître que les Etats-Unis navaient aucune preuve de lexistence dun tel programme (5). Dix ans plus tard, cest toujours le cas. En mars 2005, selon le New York Times, un rapport dune commission sur le renseignement au président Bush souligna que les informations sur lIran étaient « inadéquates pour permettre un jugement définitif sur le programme darmes nucléaires de lIran (6) ». Et, malgré trois années de recherches intensives, sous légide du protocole additionnel du TNP, lAIEA ne put obtenir aucune preuve de lexistence dun tel programme.
Selon larticle 19 de laccord de garantie entre lIran et lAIEA, cette dernière peut transmettre le dossier au Conseil de sécurité de lONU si elle est « incapable de vérifier quil ny a pas eu de détournement de matériel nucléaire (...) vers des armes nucléaires ». Or lAIEA elle-même a déclaré que tout le matériel fissible était sous contrôle et que rien navait été détourné. Pourquoi, dans ce cas, son rapport de septembre 2005 prétend-il quil existe « une absence de confiance (...) dans le fait que le programme nucléaire iranien est exclusivement à usage pacifique » ? Et pourquoi lAIEA affirme-t-elle quelle nest toujours pas en position de garantir quil ny a pas de « sites [facilities] non déclarés » en Iran, malgré toutes ses inspections ?
Les étudiants en rhétorique sont habitués à ce type de raisonnement, qui a trouvé un champ dapplication en Irak. Les Etats-Unis ont dramatisé et mis en scène la « découverte » en 2002 du programme iranien denrichissement de luranium, pour inverser la charge de la preuve : cest désormais Téhéran qui doit démontrer quil ne construit pas secrètement des armes atomiques. Et, à travers une campagne médiatique et lutilisation darguments fallacieux répétés ad nauseam, ladministration Bush a tellement élevé la barre quil devient pratiquement impossible à Téhéran de démentir les accusations.
Pourtant, lIran a tout fait pour relever ce défi : mise en uvre du protocole additionnel permettant des inspections intrusives, suspension de son programme denrichissement, etc. Chaque fois, il y a eu surenchère dexigences, jusquà ce que Téhéran ait à prouver quil na pas de sites secrets qui seraient, par magie, restés invisibles à toutes les inspections, et quil ne « pourrait » transformer sa technologie en technologie militaire dans les siècles des siècles. Cest par ces méthodes que ladministration Bush a réussi à persuader la majorité des gouverneurs de lAIEA de mettre lIran en accusation."
"Selon la secrétaire dEtat Condoleezza Rice et le groupe des trois pays européens France, Royaume-Uni et Allemagne qui négocie avec Téhéran (lire « Et lEurope saligna sur les Etats-Unis »), lIran doit se voir refuser la possession des capacités denrichissement de luranium, bien que les inspecteurs de lAIEA naient découvert aucune preuve dun programme darmements. Pourquoi ? Parce que cette technologie « pourrait » servir à fabriquer des bombes. Formulée ainsi, laccusation est irréfutable : nimporte quelle technologie avancée « pourrait » être utilisée pour un programme militaire. Et cela fait vingt-cinq ans que lon annonce que Téhéran possédera la bombe dans cinq ans.
Prétendre que Téhéran na pas le droit dobtenir une technologie, sous prétexte que celle-ci « pourrait » être utilisée pour fabriquer des bombes, est contraire à la lettre et à lesprit du TNP, qui prévoit le plus large échange de technologie. Et cela décrédibilise le système dinspection : à moins de voyager dans lavenir, aucun inspecteur ne peut garantir de quoi demain sera fait."
"La nature politique de lattitude de lAIEA ne fait pas de doute quand on la compare à celle adoptée à légard de la Corée du Sud et de lEgypte, alliées de longue date des Etats-Unis. Les deux pays ont été pris la main dans le sac : ils ont conduit des expérimentations nucléaires secrètes durant plusieurs années. LAIEA sest contentée dune petite remontrance à leur égard (7), et lon na pas spéculé sur le fait que lun de ces pays « pourrait » un jour construire une arme nucléaire, ou quil dispose de facilités non déclarées, pour le priver des droits prévus par le TNP.
En réalité, lobjectif de ladministration Bush nest pas lié à la non-prolifération. La fin du XXe siècle a connu un développement économique impétueux, largement fondé sur le pétrole à bas prix du Proche-Orient un pétrole contrôlé, directement ou indirectement, par les puissances impériales. Mais les analystes sont daccord : lère du pétrole sachève, et lon a sans doute déjà atteint le pic de la production. Son recul affectera en premier lieu les nations en voie de développement : dans la proportion dun tiers à la moitié (plus de 75 % pour la France), un certain nombre de pays européens dépendent du nucléaire pour leur électricité, et Paris comme Washington investissent dans des usines denrichissement duranium. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Corée du Sud et la Chine ont annoncé des plans ambitieux dexpansion de leurs capacités nucléaires. Mme Rice elle-même a admis que les nations en voie de développement devraient inévitablement se tourner vers ce type dénergie (8).
Malgré ses importantes réserves de gaz et de pétrole, la nécessité pour lIran de diversifier ses sources était déjà reconnue dans les années 1970, y compris par certains membres de lactuelle administration Bush (9). Depuis, sa population a triplé, sa production pétrolière a été divisée par trois, et le pays consomme 40 % de sa production. Ladministration américaine feint maintenant dignorer cette réalité, à linstar dun de ses membres, déclarant à lAFP : « Certains dentre nous sinterrogent pour savoir pourquoi ils ont besoin de lénergie nucléaire. Ils vivent sur une mer dhydrocarbures (10). »"
on se fait vraiment blouser par les connards outre atlantique ....
un autre lien sur le tnp :
http://www.ladocumentationfrancais [...] olif.shtml
le tnp demande le desarmement complet des puissance nucleaire et on est loin d'y etre mr sidorku .....