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Mardi, le ministre français des affaires étrangères, Michel Barnier, avait vertement répliqué à M. Allaoui, qui avait à nouveau accusé la France de "vivre dans le passé" et d'avoir "le complexe des deux otages français". "Dans la situation dramatique où se trouve l'Irak", chacun, à commencer par le premier ministre de ce pays, "a mieux à faire que des polémiques de cette nature", avait-il dit.
Juste avant d'arriver à Bruxelles retrouver les dirigeants de l'UE, le premier ministre irakien a fait une escale à Rome, où il a été reçu par le pape Jean Paul II. Il y a également rencontré le président du conseil italien, Silvio Berlusconi, l'un des plus fermes soutiens en Europe de la politique américaine. A l'issue de ces entretiens, il a réaffirmé sa défiance à l'égard de ceux qui ne soutiennent pas la même ligne, déclarant qu'il souhaitait profiter du sommet européen pour s'adresser "aux pays qui se sont contentés d'un rôle de spectateur, pour leur demander leur soutien".
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