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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°31154442
luckynick
esclave de chat
Posté le 01-08-2012 à 16:40:08  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

M4vrick a écrit :



L'éducation est clairement une dépense de fonctionnement renouvelable année après année. C'est un argument déjà ressorti plusieurs fois, une dépense régulière ne peux pas etre de l'investissement.

Enfin ca me parait logique, tout ce que tu dois payer tous les ans fait parti de tes frais de fonctionnement. Ce que tu ne paye qu'une fois pour un objectif particulier est de l'investissement.
 
A ce titre on devrait emprunter pour des mécanisme d'investissement publique ou de projet nationaux (la fibre optique pour prendre un exemple flagrant) et pas pour payer les salaires des fonctionnaires ou l'entretien des batiments.
 


 
c'est totalement faux, rien oblige un état à fournir une éducation publique gratuite, l'éducation pourrait très bien être confiée au secteur privé.
 

Spoiler :

d'ailleurs comme ça on aurait ptet un "ROI" a se mttre sous la dent :o


 
Je ne parlerai même pas de la phrase juste après tellement elle est ahurissante de bêtise simpliste  [:nasyounz]


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
mood
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Posté le 01-08-2012 à 16:40:08  profilanswer
 

n°31154510
luckynick
esclave de chat
Posté le 01-08-2012 à 16:44:01  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Oui, la Suède a massivement réduit sa dépense publique (de mémoire plus de 10 points de PIB, ce qui est colossal) sans remettre en cause son état providence ni la performance de son économie (au contraire même)
 
Le fait est que les services de l'état (y compris collectivités et entreprises publiques) sont souvent très mal gérés, mais qu'il est plus aisé de tailler à l'aveugle dans les budgets que de remettre à plat l'organisation des services, changer le statut des fonctionnaires et introduire une vrai culture de la performance (c'est à dire d'offrir le meilleur rapport qualité/prix aux usagers).


 
c'est vraiment ce qu'ils ont fait en Suède ? t'as des détails ? ça m'intéresse :o
 
(Les seuls infos que j'ai lu concernant la suède dernièrement c'est la recrudescence de viols commis par des mus..., des bou...., des imm..., des gens qui ne sont pas nés en suède :o :o :o )


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°31154555
xilebo
noone
Posté le 01-08-2012 à 16:46:08  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
c'est vraiment ce qu'ils ont fait en Suède ? t'as des détails ? ça m'intéresse :o
 
(Les seuls infos que j'ai lu concernant la suède dernièrement c'est la recrudescence de viols commis par des mus..., des bou...., des imm..., des gens qui ne sont pas nés en suède :o :o :o )


 
musicien ? boucher ? agent immobilier ? :o

n°31154565
le-poulpe
CONTRADICTION IS BALANCE
Posté le 01-08-2012 à 16:46:45  profilanswer
 

Y'a un seul raisonnement comptable (convention), et il y a autant de raisonnements philosophiques que l'on veut.

 


Libre à certains de considérer la bouffe achetée à auchan comme investissement au motif que ça va les maintenir en vie pour produire.
Mais d'un point de vue comptable, c'est en section de fonctionnement.


Message édité par le-poulpe le 01-08-2012 à 16:48:05
n°31154944
luckynick
esclave de chat
Posté le 01-08-2012 à 17:05:32  profilanswer
 

baggers a écrit :


 
L'agriculture, c'était ça aussi. Coté petit boulots précaires, ça se pose un peu là. Tu n'as jamais été au ramassage des pommes dans  les vergers, étudiant? ^^


 
ou aller taffer à l'usine (version secondaire)  [:spamafoote]


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°31155159
roscocoltr​an
L'enfer c'est les utilisateurs
Posté le 01-08-2012 à 17:16:49  profilanswer
 

Citation :

Les régions espagnoles se rebellent contre les mesures d'austérité
 
MADRID (Sipa) — Le président de la région Andalousie José Antonio Grinan a mené la fronde mercredi contre la tentative du gouvernement espagnol de contrôler les dépenses des 17 régions semi-autonomes, dans le cadre de son plan d'austérité.
 
Le président José Antonio Grinan a prévenu que sa région ne pourrait pas appliquer les économies exigées par le gouvernement de Mariano Rajoy pour le budget 2013, sans fermer des services publics cruciaux. Selon lui, Madrid exige que la région Andalousie économise trois milliards d'euros sur son budget 2013.
 
"C'est impossible à moins de fermer des hôpitaux et des écoles", a déclaré M. Grinan, lors d'une conférence de presse à Séville, a rapporté l'agence de presse locale Europa.
 
Une réunion sur la réduction des déficits des régions semi-autonomes a été boycottée mardi par la puissante Catalogne. Les Asturies et les îles Canaries ont voté contre la proposition, qui a été adoptée par une majorité de gouvernements régionaux.


 
Fallait y penser plus tôt et cesser de faire n'importe quoi au lieu de pester contre la réalité.


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"Your god is too small", Giordano Bruno, 1548 - 1600
n°31155422
Betcour
Building better worlds
Posté le 01-08-2012 à 17:30:12  profilanswer
 

luckynick a écrit :

c'est vraiment ce qu'ils ont fait en Suède ? t'as des détails ? ça m'intéresse :o


Des détails non (Google te trouvera surement des articles ceci dit) mais j'ai un joli graphique : http://www.scb.se/Pages/TableAndChart____308793.aspx
 
Entre 1993 et 1998 les dépenses publiques passé de 69% du PIB à 59%, et c'est tombé à 49% en 2007. [:onclecharlie:4]


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°31155656
luckynick
esclave de chat
Posté le 01-08-2012 à 17:43:20  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Oui, la Suède a massivement réduit sa dépense publique (de mémoire plus de 10 points de PIB, ce qui est colossal) sans remettre en cause son état providence ni la performance de son économie (au contraire même)
 
Le fait est que les services de l'état (y compris collectivités et entreprises publiques) sont souvent très mal gérés, mais qu'il est plus aisé de tailler à l'aveugle dans les budgets que de remettre à plat l'organisation des services, changer le statut des fonctionnaires et introduire une vrai culture de la performance (c'est à dire d'offrir le meilleur rapport qualité/prix aux usagers).


 

Betcour a écrit :


Des détails non (Google te trouvera surement des articles ceci dit) mais j'ai un joli graphique : http://www.scb.se/Pages/TableAndChart____308793.aspx
 
Entre 1993 et 1998 les dépenses publiques passé de 69% du PIB à 59%, et c'est tombé à 49% en 2007. [:onclecharlie:4]


 
 
http://www.cleiss.fr/docs/regimes/regime_suede.html
 

Citation :

De plus, depuis le 1er janvier 2007, l'assurance chômage a été réformée afin d'inciter les personnes au chômage à la reprise d'un emploi. Cette réforme, qui n'a pas modifié la structure du système, a révisé en profondeur son mode de financement en augmentant significativement les cotisations individuelles ayant pour corollaire un fort désengagement financier de l'Etat, un durcissement des conditions d'ouverture des droits avec l'introduction de la dégressivité du montant de l'allocation dans le temps. En outre, la liberté d'adhésion à une caisse d'assurance chômage n'a pas été modifiée par la réforme, mais cette option a fait l'objet de vifs débats entre le gouvernement et les partenaires sociaux qui s'y sont opposés. Le gouvernement actuel entend rendre obligatoire l'affiliation à l'assurance chômage à plus ou moins long terme.


 
 
mwai, la suède n'a pas réduit son état providence hein :heink:  
 
betcour la suède a inventé un nouveau concept : l'état providence .... payant :o


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°31156074
Betcour
Building better worlds
Posté le 01-08-2012 à 18:13:00  profilanswer
 

luckynick a écrit :

mwai, la suède n'a pas réduit son état providence hein :heink:  
 
betcour la suède a inventé un nouveau concept : l'état providence .... payant :o


Ouais comme en France et a peu près partout en Europe : l'assurance chômage financée via des cotisations sur le salaire. Effectivement ils ont complètement détruit l'état providence (d'ailleurs on se demande bien où parte les 50% du PIB de dépense publique du coup ?)
 
Paye ta mauvaise foi :sarcastic:


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°31158985
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 01-08-2012 à 21:47:26  profilanswer
 
mood
Publicité
Posté le 01-08-2012 à 21:47:26  profilanswer
 

n°31161818
Betcour
Building better worlds
Posté le 02-08-2012 à 04:49:50  profilanswer
 

Des nouvelles de la merveilleuse intervention étatique en Thailande, avec le contrôle des prix du riz : http://faujas.blog.lemonde.fr/2012 [...] rs-du-riz/

Citation :

C’est bien joli de vouloir assurer à ses paysans un prix du riz supérieur de 50 % au cours du marché ! Cela permet de gagner des élections, mais les lendemains déchantent vite et Yingluck Shinawatra, première ministre de la Thaïlande qui a appliqué cette promesse de campagne en 2011, se retrouve avec des montagnes de riz sur les bras dont elle ne sait que faire.


Au passage on notera que les mêmes qui hurlent contre la spéculation qui ferait soit disant flamber les cours du blé se taisent quand le cours du riz plonge. Sauf si un article sort sur les pauvres riziculteurs ruinés, auquel cas ils se réveilleront surement :D


Message édité par Betcour le 02-08-2012 à 04:50:12

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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°31161886
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 02-08-2012 à 07:11:51  profilanswer
 

roscocoltran a écrit :

Citation :

Les régions espagnoles se rebellent contre les mesures d'austérité

 

MADRID (Sipa) — Le président de la région Andalousie José Antonio Grinan a mené la fronde mercredi contre la tentative du gouvernement espagnol de contrôler les dépenses des 17 régions semi-autonomes, dans le cadre de son plan d'austérité.

 

Le président José Antonio Grinan a prévenu que sa région ne pourrait pas appliquer les économies exigées par le gouvernement de Mariano Rajoy pour le budget 2013, sans fermer des services publics cruciaux. Selon lui, Madrid exige que la région Andalousie économise trois milliards d'euros sur son budget 2013.

 

"C'est impossible à moins de fermer des hôpitaux et des écoles", a déclaré M. Grinan, lors d'une conférence de presse à Séville, a rapporté l'agence de presse locale Europa.

 

Une réunion sur la réduction des déficits des régions semi-autonomes a été boycottée mardi par la puissante Catalogne. Les Asturies et les îles Canaries ont voté contre la proposition, qui a été adoptée par une majorité de gouvernements régionaux.

 

Fallait y penser plus tôt et cesser de faire n'importe quoi au lieu de pester contre la réalité.

 

Tu vas sans doute mal le prendre,mais j ai vraiment du mal à voir un suisse (ou un luxembourgeois c est pareil ) donner des leçons aux autres pays...


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Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°31161904
dreamer18
CDLM
Posté le 02-08-2012 à 07:31:24  profilanswer
 

Absolument, ils feraient mieux de vivre à crédit en permanence.


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"Parceque toi tu fracasses du migrant à la batte de baseball, c'est ça ?" - Backbone-
n°31161911
markesz
Destination danger
Posté le 02-08-2012 à 07:40:25  profilanswer
 

Mais si l'état pouvait s'endetter davantage il n'hésiterait pas hein. Les politiques n'ont d'ailleurs jamais hésité à le faire jusqu'à tout récemment. On se demande bien pourquoi. [:ximothov]


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Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout.
n°31162833
roscocoltr​an
L'enfer c'est les utilisateurs
Posté le 02-08-2012 à 09:59:20  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
Tu vas sans doute mal le prendre,mais j ai vraiment du mal à voir un suisse (ou un luxembourgeois c est pareil ) donner des leçons aux autres pays...


On a pourtant donné des leçons à l'Allemagne et ils ne s'en plaignent pas, pays que vous n'allez pas tarder à piller d'ailleurs puisque avoir de l'argent c'est mal.


 
Le "frein à l'endettement" kesako ? petit historique:
 
 
http://hfr-rehost.net/self/pic/ee91716bcbb82b0ecd9956650ec0906c70008cf9.png
 
Remarque que mêmes les suisses, qui pourtant se douchent avec du champagne et s'épongent avec des billets de banques peuvent s'endetter, regarde les années 1990...
 
Mais que s'est-il passé en 2003 ? [:dks] Des riches qui ont passé notre frontière en pagaille, valises de billets sous le bras, et qui se sont installé sur la riviera ?
 
Non.
 
C'est la mise en application de la loi sur "le frein à l'endettement". Contrairement aux français qu'on ne consulte pas pour prendre ce genre de décisions (hé oui, se sont de grands enfants, sarkozy sait tout mieux que tout le monde, Hollande aussi) voici le résultat de la votation fédérale:

Citation :

Arrêté fédéral concernant un frein à l'endettement
 
Ce projet est particulièrement caractérisé par son homogénéité, comme le montrent une approbation extrêmement importante avec 84,7 % des voix ainsi que les petites différences au niveau cantonal lors des résultats de vote. Le frein à l'endettement a trouvé le plus faible soutien auprès des partisans du Parti socialiste (64 %) et des personnes le plus à gauche (50 %). 90 % des partisans du camp conservateur ont approuvé l'arrêté fédéral. Une bonne moitié des votants a justifié son choix par la nécessité d'un budget d'Etat équilibré et d'une diminution des dettes. Un tiers voulait inciter les hommes et femmes politiques à la discipline en répondant oui. Pour la minorité de personnes contre, c'est la peur d'une diminution des prestations sociales et d'une perte de la flexibilité de l'Etat qui l'a emporté.


 
Hé oui, soutien massif du peuple au frein à l'enettement. Le frein à l'endettement, c'est le nom de code de votre "règle d'or". Tu sais, cette loi qui devait sauver la France et qui n'a au final servi que de bâton à sarkozy pour taper sur Hollande. Si vos politiciens avaient 2 sous d'intégrité ils auraient voté une loi semblable depuis belles lurettes. Ils se foutent de votre gueule depuis longtemps et vous laissez faire.
 
analyse du bilan du frein à l'endettement par Victoria Curzon-Price (attention, elle est de droite, elle ment forcément), je vous livre la conclusion.  
 

Citation :

Le fonctionnement du frein à l’endettement en pleine période de crise n’a pas produit d’effets négatifs en Suisse, bien au contraire. En plus, soumettre les dépenses publiques à un régime d’austérité est très largement soutenu par le public.  
Pour une fois, ce qui « marche » économiquement est populaire – une rareté qui mérite d’être signalée. En réalité, la Suisse a trouvé ce chemin à cause de ses institutions politiques uniques et notamment le droit de référendum et d’initiative. Le frein à l’endettement a été adopté en 2001, bien avant la crise. Il a commencé à être mis en route à partir de 2003, pendant une période faste et juste avant la crise des subprimes américains. Il fut appliqué pendant la crise de 2008-2010 avec un succès étonnant et inattendu. La raison en est d’une part l’impossibilité politique d’augmenter les impôts en Suisse et d’autre part, un profond respect pour l’Etat de droit et la Constitution, ce qui a pesé davantage dans les décisions en haut lieu que la doctrine keynésienne ambiante. Avec comme résultat un véritable effort de stabilisation des dépenses publiques. C’est ici que réside l’originalité du cas de la Suisse. Sans le droit de référendum, le frein à l’endettement aurait probablement pris la route d’une augmentation des impôts.  


 
 :hello: au revoir les keynésiannistes, ha oui, vos théories elles ne marchent pas.


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"Your god is too small", Giordano Bruno, 1548 - 1600
n°31163429
macgawel
Posté le 02-08-2012 à 10:33:36  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Des détails non (Google te trouvera surement des articles ceci dit) mais j'ai un joli graphique : http://www.scb.se/Pages/TableAndChart____308793.aspx
 
Entre 1993 et 1998 les dépenses publiques passé de 69% du PIB à 59%, et c'est tombé à 49% en 2007. [:onclecharlie:4]

Je me base sur ce document...
 
1. Si je peux me permettre, le ratio dépenses publiques/PIB ne suffit pas. Un autre indicateur tout aussi important (à mon sens), c'est la dépense par habitant.
Parce que, mine de rien, le salaire d'un prof (par exemple) n'étant pas indexé directement sur le PIB, une forte variation du PIB peut entraîner une forte variation de ce taux de dépenses publiques. A l'inverse, certaines dépenses publiques sont fortement dépendantes du nombre (et du type) de citoyens : s'il faut 6 profs pour 100 élèves, plus on a d'élèves et plus il faut de profs (et donc plus le poids des dépenses publiques / PIB augmente), alors que le coût par personne restera à peu près constant...
 
2. Si j'ai bien compris mon beauf (un suédois qui bosse pour la sécu - mais qui n'est pas fonctionnaire :ange: ), il y a un petit tour de passe-passe :
En gros, la Suède a remplacé les mauvaises administrations pleines de feignants fonctionnaires par des bons établissements (publics mais indépendants) employant juste ce qu'il faut de salariés (qui se trouvent être les mêmes, mais ça doit être un hasard :whistle: ).
 
3. La Suède a beau avoir réduit ses dépenses, elle reste quand-même devant la France.
Ma conclusion logique serait donc plutôt : il faut augmenter nos dépenses pour arriver au niveau suédois [:doc petrus]
 
4. Je te laisse étudier le document en question (et la conclusion qui en est tirée), mais globalement la France n'est pas si mauvaise qu'on essaye de nous faire croire....
Le problème principal - à mon avis - reste le manque de mobilité des fonctionnaires. Mais ce n'est pas une spécificité du publique, c'est plutôt une spécificité française :
- Les employés n'acceptent pas une baisse de revenus. En Suède, pour rester dans le comparatif, une évolution type cadre -> boulanger est relativement normale (il y a la mentalité évidemment, mais aussi le système - bancaire par exemple - qui aide)
- Les employeurs (et le système) ne favorisent pas la reconversion, que ce soit au niveau financier ou au niveau des qualifications.
 
 
En fait, le gros problème (toujours à mon avis) c'est qu'on étudie d'un point de vue économique quelque chose (le service publique) qui par définition est au moins partiellement hors champ.

n°31164059
macgawel
Posté le 02-08-2012 à 11:09:58  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Et c'est bien pour ça encore une fois qu'il faut mettre en place des métriques, mesurer la satisfaction des usagers et optimiser les coûts du service en face. Où est le problème ? Toute entreprise privé normalement gérée fait ça en permanence. Mais dans le public il faudrait dépenser sans compter, sans se demander si c'est bien utilisé ? C'est absurde.

Je vais essayer d'être plus clair.
Prenons (au hasard :o ) le recouvrement contentieux de l'impôt. Comment mesures-tu la "satisfaction des usagers" ? Autre domaine : qui sont les "usagers" du système éducatif ?
 
Quant à ton topo sur les entreprises privée qui feraient ça, lol.
- Sauf cas exceptionnel (sécurité) un agent du public doit communiquer son vrai nom. Et dans tous les cas, l'administration doit pouvoir le retrouver (numéro d'immatriculation). Je te laisse comparer avec tous ces "Stagiaires" qu'on trouve en caisse, ou avec les Germaine Dupont des centres d'appel....
- Il existe un site ou chaque citoyen peut déposer ses propositions pour améliorer le fonctionnement des administrations. Un équivalent dans le privé ?
- La charte Marianne, mise en place depuis 2005 n'a pas - à ma connaissance - d'équivalent dans le privé (par exemple, l'obligation d'utiliser des termes compréhensibles n'existe pas dans les banques :sweat: )
- L'usager a raison jusqu'à preuve du contraire. Ce qui n'est pas toujours valable dans le publique...

Betcour a écrit :

Tu sais très bien que ces incitations n'ont rien à voir avec le privé, soyons sérieux...


 

Betcour a écrit :

Ce n'est pas un argument : c'est pas parce que c'est cher que ça ne peut pas être fait aussi bien pour moins cher.

Il me semble que si.
La question de base (à laquelle tu ne veux manifestement pas répondre) me semblait pourtant claire.
Comment évaluer le "rapport qualité/prix" de traitements médicaux ?
En considérant l'hypothèse parfaite où on a déjà optimisé, et qu'on ne peut plus faire aussi bien pour moins cher. Parce qu'un cancer coûtera toujours (ou en tout cas longtemps) plus cher à soigner qu'un rhume, et que certains cancer coûtent plus cher que d'autres, leurs traitements sont plus ou moins efficaces.
 
Par exemple, faut-il s'engager dans un traitement quand on sait qu'il n'y a que de faibles chances de survie ? Parce que dans ce cas, quel que soit le coût le "rapport qualité/prix" est mauvais...

Citation :

Oui je suis d'accord il faut réorganiser d'abord. Mais il faut pas se leurrer : il y a de nombreux endroits qui sont largement en sureffectifs (lire "Absolument dé-bor-dé" ), donc des postes à supprimer en bout de ligne...

Et peut-être des postes à créer ailleurs ?
J'aimerais une source (autre qu'un "roman autobiographique" ) précisant quels sont ces nombreux endroits qui sont largement en sur-effectifs :jap:  
Parce que, mine de rien, la position de la France n'est pas ridicule par rapport aux autres pays de l'OCDE...

n°31164136
macgawel
Posté le 02-08-2012 à 11:14:50  profilanswer
 

markesz a écrit :

Mais si l'état pouvait s'endetter davantage il n'hésiterait pas hein. Les politiques n'ont d'ailleurs jamais hésité à le faire jusqu'à tout récemment. On se demande bien pourquoi. [:ximothov]

Parce que les banques les y autorisaient et que les "théories" portées par les "économistes" (dont beaucoup émargent dans...les banques) les y incitaient ?
 
C'est un peu le même problème que pour le surendettement des particuliers. Qui est responsable ? Le particulier qui s'endette à tout va, les banques qui prêtent trop, les vendeurs qui poussent à la consommation ?
En général, la conclusion de la commission est que tout le monde est responsable. Mais dans le cas des états, les prêteurs n'ont évidemment aucun tort :o

n°31164376
Rui_
Posté le 02-08-2012 à 11:25:17  profilanswer
 

macgawel a écrit :

Je vais essayer d'être plus clair.
Prenons (au hasard :o ) le recouvrement contentieux de l'impôt. Comment mesures-tu la "satisfaction des usagers" ? Autre domaine : qui sont les "usagers" du système éducatif ?


L'usager c'est les impots dans le recouvrement
Et les usagers du systeme éducatif c'est les étudiants
 
Je vois pas du tout où est le problème pour évaluer la qualité des deux services.

n°31164817
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 02-08-2012 à 11:47:13  profilanswer
 

roscocoltran a écrit :


On a pourtant donné des leçons à l'Allemagne et ils ne s'en plaignent pas, pays que vous n'allez pas tarder à piller d'ailleurs puisque avoir de l'argent c'est mal.

 

:hello: au revoir les keynésiannistes, ha oui, vos théories elles ne marchent pas.

 


C'est mignon comme théorie mais ca ne marche que comme stratégie nationale pour un petit pays dans lequel la demande est surtout extérieure

 

ca marche encore mieux si tu es le vatican, mais ca ne marche pas du tout si tu es les USA ou même le Japon

 

En économie cela s'appelle une stratégie non coopérative

Message cité 3 fois
Message édité par Magicpanda le 02-08-2012 à 11:48:57

---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°31164929
macgawel
Posté le 02-08-2012 à 11:52:21  profilanswer
 

Rui_ a écrit :

L'usager c'est les impots dans le recouvrement
Et les usagers du systeme éducatif c'est les étudiants
 
Je vois pas du tout où est le problème pour évaluer la qualité des deux services.

- Si on prend les impôts comme usagers, ne vous inquiétez pas. Ils ont toute une batterie d'indicateurs, objectifs et autres pour évaluer le travail (collectif et individuel) des agents...
- Pour les étudiants (à prendre au sens large puisque ça comprend aussi les élèves de maternelle), mesurer leur "satisfaction" à court terme (fin de l'année scolaire) peut poser quelques problèmes. Ne serait-ce que parce que l'objectif de l'EN n'est pas la satisfaction des usagers mais leur éducation :o  
 
Quant à l'évaluation individualisée, je n'y crois pas trop, que ce soit dans le public ou dans le privé.
En tout cas, je pense que ce n'est pas pertinent dans tous les domaines (travail collectif, par exemple).

n°31164981
zad38
Posté le 02-08-2012 à 11:55:06  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

C'est mignon comme théorie mais ca ne marche que comme stratégie nationale pour un petit pays dans lequel la demande est surtout extérieure
 
ca marche encore mieux si tu es le vatican, mais ca ne marche pas du tout si tu es les USA ou même le Japon
 
En économie cela s'appelle une stratégie non coopérative


Prouve-le.

n°31165006
luckynick
esclave de chat
Posté le 02-08-2012 à 11:57:12  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
 
C'est mignon comme théorie mais ca ne marche que comme stratégie nationale pour un petit pays dans lequel la demande est surtout extérieure
 
ca marche encore mieux si tu es le vatican, mais ca ne marche pas du tout si tu es les USA ou même le Japon
 
En économie cela s'appelle une stratégie non coopérative


 
c'est aussi très mignon de parler d'un système mis en place il y a 10 ans hors période de crise :o
 
different shit different response  [:spamafoote]


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°31165245
Betcour
Building better worlds
Posté le 02-08-2012 à 12:08:53  profilanswer
 

macgawel a écrit :

1. Si je peux me permettre, le ratio dépenses publiques/PIB ne suffit pas. Un autre indicateur tout aussi important (à mon sens), c'est la dépense par habitant.
Parce que, mine de rien, le salaire d'un prof (par exemple) n'étant pas indexé directement sur le PIB, une forte variation du PIB peut entraîner une forte variation de ce taux de dépenses publiques.


Les salaires ne sont pas légalement indexés sur le PIB mais en pratique c'est quasiment le cas (ce qui explique qu'un prof aux USA gagne plus qu'au Bengladesh, alors qu'il fournit globalement le même travail)
 
Pour le reste je vois pas bien où tu veux en venir par là : il faut forcément une métrique pour comparer et le ratio dépense/PIB c'est de très loin le chiffre le plus significatif. La dépense par habitant absolue n'a pas beaucoup de sens puisque les coûts ne sont pas les même d'un pays à l'autre.
 

Citation :

2. Si j'ai bien compris mon beauf (un suédois qui bosse pour la sécu - mais qui n'est pas fonctionnaire :ange: ), il y a un petit tour de passe-passe :
En gros, la Suède a remplacé les mauvaises administrations pleines de feignants fonctionnaires par des bons établissements (publics mais indépendants) employant juste ce qu'il faut de salariés (qui se trouvent être les mêmes, mais ça doit être un hasard :whistle: ).


C'est pas le même nombre de salariés en tout cas, d'autre part ils sont pas managés de la même façon (et ça change tout en terme de productivité). Je vois donc pas en quoi c'est un "tout de passe passe" ?
 

Citation :

3. La Suède a beau avoir réduit ses dépenses, elle reste quand-même devant la France.
Ma conclusion logique serait donc plutôt : il faut augmenter nos dépenses pour arriver au niveau suédois [:doc petrus]


Le graphique indique 52% en 2009 pour la Suède, la France était à 56% environ. Tu as raison : alignons notre niveau de dépense sur le leur. Faisons 4 points de PIB d'économies [:rhetorie du chaos]  
 

Citation :

Le problème principal - à mon avis - reste le manque de mobilité des fonctionnaires.


Ça découle directement du statut des fonctionnaires : supprimons le et passons tous le monde en contrat de droit privé (et oui je suis pour qu'on aligne aussi les salaires sur ceux du privé)
 

macgawel a écrit :

Je vais essayer d'être plus clair.Prenons (au hasard :o ) le recouvrement contentieux de l'impôt. Comment mesures-tu la "satisfaction des usagers" ? Autre domaine : qui sont les "usagers" du système éducatif ?


a) En quoi est-ce une métrique importante pour les contrôleurs fiscaux ? Leur but n'est pas de rendre service à l'usager, mais de récupérer des fonds dû à l'état, on mesure donc leur efficacité sur ce qu'ils ramènent dans les caisses
b) Les usagers de l'éduc c'est les enfants et, secondairement, leurs parents.
 

macgawel a écrit :

Il me semble que si.
La question de base (à laquelle tu ne veux manifestement pas répondre) me semblait pourtant claire.
Comment évaluer le "rapport qualité/prix" de traitements médicaux ?
En considérant l'hypothèse parfaite où on a déjà optimisé, et qu'on ne peut plus faire aussi bien pour moins cher. Parce qu'un cancer coûtera toujours (ou en tout cas longtemps) plus cher à soigner qu'un rhume, et que certains cancer coûtent plus cher que d'autres, leurs traitements sont plus ou moins efficaces.


C'est sûr que si tu parts de l'hypothèse que tout est déjà absolument parfait et optimal, y'a plus rien à améliorer, là c'est indéniable.
 
Mais comme c'est pas le cas...
 

Citation :

Par exemple, faut-il s'engager dans un traitement quand on sait qu'il n'y a que de faibles chances de survie ? Parce que dans ce cas, quel que soit le coût le "rapport qualité/prix" est mauvais...


Un rapport qualité/prix n'est jamais "mauvais" pris isolément, l'intérêt de mesurer ce rapport c'est de le comparer à d'autres. Avec X Millions d'Euro, combien de vies sauve t-on avec tel traitement et avec tel autre ? Seule la comparaison a un sens, sortir un chiffre abstrait et isolé, que veux tu qu'on en fasse ?


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°31165532
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 02-08-2012 à 12:29:19  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
 
C'est mignon comme théorie mais ca ne marche que comme stratégie nationale pour un petit pays dans lequel la demande est surtout extérieure
 
ca marche encore mieux si tu es le vatican, mais ca ne marche pas du tout si tu es les USA ou même le Japon
 
En économie cela s'appelle une stratégie non coopérative


 
Et ces stratégies non coopératives sont la seule raison pour laquelle certains s'en sortent mieux que d'autres.
Et tous les intelligents de ce monde d'avoir la certitude que tout le monde devrait faire de même :D


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°31165842
zad38
Posté le 02-08-2012 à 12:57:40  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

Et ces stratégies non coopératives sont la seule raison pour laquelle certains s'en sortent mieux que d'autres.
Et tous les intelligents de ce monde d'avoir la certitude que tout le monde devrait faire de même :D


Prouve-le bis.

n°31165880
roscocoltr​an
L'enfer c'est les utilisateurs
Posté le 02-08-2012 à 13:00:41  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
c'est aussi très mignon de parler d'un système mis en place il y a 10 ans hors période de crise :o
 
different shit different response  [:spamafoote]


j'ai pas compris.


---------------
"Your god is too small", Giordano Bruno, 1548 - 1600
n°31166442
AshkaraN
Le Patron
Posté le 02-08-2012 à 13:42:57  profilanswer
 

Et un defaut synchronisé des xx plus gros pays du monde pour remettre a zero avec en contrepartie d y aller molo sur la dette apres ?


---------------
Perf Bourse des Frers POGNON|| Le Topic Bourse
n°31166471
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 02-08-2012 à 13:45:16  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Prouve-le bis.


Théorie des jeux ?


---------------
Horse_man
n°31168951
zad38
Posté le 02-08-2012 à 15:40:07  profilanswer
 

Mais encore ? :o

n°31169674
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 02-08-2012 à 16:15:56  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Prouve-le.


 
Si tous les pays du monde, notamment les plus gros, votent un budget à l'équilibre, ca veut dire que la quantité de richesse produite va diminuer (le gouvernement achete moins, paye moins de salariés)
 
=> donc les recettes fiscales du gouvernement baissent pour l'année suivante
 
=> donc il doit réduire ses dépenses  
 
=> donc les recettes fiscales baissent
 
[le mécanisme général est connu sous le nom de spirale dette-déflation : cf http%3A%2F%2Ffraser.stlouisfed.org%2Fdocs%2Fmeltzer%2Ffisdeb33.pdf&ei=-YkaUNTwBqet0QXuqoGABg&usg=AFQjCNGwb2LMyquSY23ZzHELBfyhUHRu4w  pour la démonstration originale ]
 
Si un pays est le seul à le faire, et que de surcroit ce pays réalise beaucoup d'exportation, alors il peut compenser la baisse des dépenses d'état par une hausse des exportations, et ainsi maintenir ses recettes fiscales dans le même temps.
Mais cela ne fonctionne que parce que les pays voisins ne réduisent pas, eux, leur dépenses.
Si ils les réduisaient, le pays non coopératif, en l'occurence la Suisse, ne pourrait plus exporter.
 
Le mécanisme s'étend de façon générale aux pays exportateurs industriels : L'Allemagne, le Japon et la Chine.
Pour une démonstration complète, voir le bouquin de Rajan : http://www.amazon.com/Fault-Lines- [...] 0691146837
 
Ce mécanisme général provoque ce que l'on appelle les "global imbalances", c'est à dire les déséquilibres économiques mondiaux qui sont des facteurs aggravant de la crise de 2008 et ne permette pas de sortie de crise simple (parce que les USA ne peuvent pas continuer de dépenser et que les pays exportateurs ne peuvent pas continuer d'exporter, du moins ces changements ne peuvent pas être rapides parce qu'ils demandent une réorganisation totale de l'économie mondiale qui ne se fera que sur des décennies).
 
Sinon l'idée de voter des budgets à l'équilibre a environ 150 ans de retard, elle a été tentée à répétition entre 1830 et 1934, ca a été un désastre intégral jusqu'au new deal


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°31169692
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 02-08-2012 à 16:16:58  profilanswer
 


 
Je suis plutot pour qu'on aligne les salaires du privé sur ceux du public, par exemple dans le domaine médical.


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°31169855
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 02-08-2012 à 16:25:27  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
Si tous les pays du monde, notamment les plus gros, votent un budget à l'équilibre, ca veut dire que la quantité de richesse produite va diminuer (le gouvernement achete moins, paye moins de salariés)
 
=> donc les recettes fiscales du gouvernement baissent pour l'année suivante
 
=> donc il doit réduire ses dépenses  
 
=> donc les recettes fiscales baissent


 
C'est quoi ce raisonnement à 2 balles ? :o
 
Le secteur privé peut croître même si les dépenses publiques diminuent et plus que compenser la création de richesse puisqu'il est plus efficient dans la plupart des domaines....


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°31170361
zad38
Posté le 02-08-2012 à 16:48:04  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

Si tous les pays du monde, notamment les plus gros, votent un budget à l'équilibre, ca veut dire que la quantité de richesse produite va diminuer (le gouvernement achete moins, paye moins de salariés)


L'argent que les états empruntent pour financer le déficit n'aurait pas créé de richesses ailleurs s'il n'avait pas été emprunté ?
Et même sans ça, la non-diminution de la création de richesses aujourd'hui par le déficit va forcément se traduire par une diminution de la création de richesse dans l'avenir (prélèvement d'impôts au moment de rembourser la dette). Donc à quoi bon déplacer le problème (et ne rien résoudre) ?
 
Voila, première ligne, deux problèmes dans ta théorie, donc pour la suite on va attendre :o  
 
Gros lol pour la dernière phrase sinon.

n°31170663
roscocoltr​an
L'enfer c'est les utilisateurs
Posté le 02-08-2012 à 17:01:56  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
C'est quoi ce raisonnement à 2 balles ? :o
 
Le secteur privé peut croître même si les dépenses publiques diminuent et plus que compenser la création de richesse puisqu'il est plus efficient dans la plupart des domaines....


 
Je comprends pas non plus.
 
tiré du PDF que j'avais linké

Citation :

Conséquences macroéconomiques  
Il n’empêche que la Suisse a traversé la première partie de la crise actuelle en  
adoptant une politique macroéconomique à contre-courant de la grande majorité des  
pays de la « vieille Europe ». Ces derniers ont pratiqué soit une « relance »  
volontariste en creusant délibérément les déficits publics, parfois de façon  
spectaculaire, soit une « relance » par défaut, en laissant se creuser tous seuls les  
déficits, invoquant doctement les fameux « stabilisateurs automatiques ». Il n’est  
donc pas inintéressant de comparer l’évolution des PIB respectifs. La Suisse et la  
Suède, adoptant une politique d’austérité en période de récession, auraient dû  
enregistrer une baisse du PIB plus importante que leurs voisins qui ont tout fait pour  
relancer la croissance.
 
 
 
Le tableau 1 montre, au contraire, que la Suisse et la Suède ont plutôt réussi à  
tirer leur épingle du jeu. Elles ont connu une croissance, certes modeste, mais bien  
meilleure que les adeptes de la relance à tout crin. On ne parle même pas ici de la  
Grèce, dont l’évolution est particulièrement catastrophique et dont les statistiques  
mêmes sont suspectes. Mais ni le Japon, ni les Etats-Unis, ni le Royaume-Uni, ni  
même l’Allemagne ou la France n’ont réussi à insuffler de la croissance à leurs  
économies, malgré des politiques de relance exceptionnelles (entre dix et vingt  
points de pourcentage du PIB d’endettement en plus, un véritable remède de  
cheval).
Entre-temps, la Suisse a diminué son taux d’endettement public de 43,7% en  
2008 à 40,2% en 2010 et la Suède l’a tenu constant. Un tel résultat va à l’encontre  
de la théorie macroéconomique keynésienne reçue : la Suisse et la Suède auraient  
dû souffrir d’une récession aggravée alors que les autres pays auraient dû bénéficier  
d’une belle relance de la croissance économique. Or c’est exactement le contraire  
qui s’est produit. Comment expliquer un tel paradoxe ?


 
Et si le Keynésianisme c'était de la merde ? [:dks]

Citation :

Le caractère inattendu du succès du frein à l’endettement mérite qu’on s’y attarde un moment. Tout d’abord, il tend à nouveau à conforter la théorie autrichienne, ce qui est intéressant d’un point de vue doctrinal. Il est presque comique de voir à quel point les autorités fédérales elles-mêmes ne comprennent pas le pourquoi de leur succès. Deuxièmement, l’expérience suisse suggère que les politiques de relance keynésiennes adoptées par la majorité des démocraties occidentales ne vont pas fonctionner comme prévu, et que de nombreux pays se seront endettés pour rien. Elle suggère également qu’il faudrait de toute urgence que les politiques de relance keynésiennes actuellement en cours soient abandonnées à la faveur d’une réduction des dépenses publiques (au lieu de chercher le bonheur par l’augmentation de la charge fiscale).


---------------
"Your god is too small", Giordano Bruno, 1548 - 1600
n°31172074
macgawel
Posté le 02-08-2012 à 18:13:32  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Les salaires ne sont pas légalement indexés sur le PIB mais en pratique c'est quasiment le cas (ce qui explique qu'un prof aux USA gagne plus qu'au Bengladesh, alors qu'il fournit globalement le même travail)
 
Pour le reste je vois pas bien où tu veux en venir par là : il faut forcément une métrique pour comparer et le ratio dépense/PIB c'est de très loin le chiffre le plus significatif. La dépense par habitant absolue n'a pas beaucoup de sens puisque les coûts ne sont pas les même d'un pays à l'autre.

:??:  
Il y a une étude comparant les salaires des enseignants, y compris par rapport au PIB. La notion de "rémunération relative prévue" est intéressante. En gros, plus le pays est développé, moins le salaire des enseignants est élevé comparativement au PIB/habitant (ce qui explique qu'un prof aux USA gagne moins, en pourcentage du PIB, qu'au Bengladesh, alors qu'il fournit globalement le même travail :D ).
Et pour rester sur cette étude, je te laisse juger les rapports salaire/PIB, qui montrent bien que non, les salaires ne sont pas indexés sur le PIB (on notera au passage que la France est un des pays où les enseignants font le plus d'heure et ont le plus d'enfants)...
Quant au coût global (qui ne tient pas compte que du salaire), le lien avec le PIB me semble encore plus lâche - je ne pense pas que les ordinateurs (par exemple) soient 10 fois moins cher en Bolivie qu'aux USA.
 
Pour la métrique, je ne suis pas d'accord (non plus). Déjà à cause du principe de "rémunération relative prévue" qui fait que logiquement un instit coûte proportionnellement plus cher au Mali qu'aux USA.
Mais aussi parce que c'est un peu difficile de juger uniquement sur le ratio dépense/PIB, qui ne tient pas compte (par définition) des résultats (en caricaturant, il suffirait de supprimer toute forme d'éducation pour améliorer notre ratio).
Et enfin, parce que ça ne tient pas compte des situations relatives. Pour rester dans l'éducation, une France à forte natalité dépensera logiquement plus qu'un Japon de retraités.

Betcour a écrit :

Ça découle directement du statut des fonctionnaires : supprimons le et passons tous le monde en contrat de droit privé (et oui je suis pour qu'on aligne aussi les salaires sur ceux du privé)

Comme je l'ai écrit, je pense plutôt que ça découle directement de la société française (frilosité des employeurs et des employés, entre autres).

Betcour a écrit :

C'est sûr que si tu parts de l'hypothèse que tout est déjà absolument parfait et optimal, y'a plus rien à améliorer, là c'est indéniable.
 
Mais comme c'est pas le cas...
 

Citation :

Par exemple, faut-il s'engager dans un traitement quand on sait qu'il n'y a que de faibles chances de survie ? Parce que dans ce cas, quel que soit le coût le "rapport qualité/prix" est mauvais...

Un rapport qualité/prix n'est jamais "mauvais" pris isolément, l'intérêt de mesurer ce rapport c'est de le comparer à d'autres. Avec X Millions d'Euro, combien de vies sauve t-on avec tel traitement et avec tel autre ? Seule la comparaison a un sens, sortir un chiffre abstrait et isolé, que veux tu qu'on en fasse ?

Je partais de cette hypothèse parce que tu persistais à ne pas répondre.
Maintenant on peut discuter :jap:  
La question n'est pas uniquement de comparer les vies sauvées pour la même somme - ce serait trop simple.
Elle est de comparer les "vies sauvées" (je mets entre guillemets parce que c'est encore la partie la plus simple puisque estimable) avec des sommes différentes.
En clair, vaut-il mieux dépenser 10 % de PIB pour sauver 10 % de la population, ou 15 % pour en sauver 12 % ?
Une fois que tu auras fait ce calcul, je te laisse généraliser à l'éducation et aux autres éléments de confort apportés par les services publics...
 
En attendant, je reste sur :

Citation :

En fait, le gros problème (toujours à mon avis) c'est qu'on étudie d'un point de vue économique quelque chose (le service public) qui par définition est au moins partiellement hors champ.

n°31172121
luckynick
esclave de chat
Posté le 02-08-2012 à 18:16:12  profilanswer
 

zad38 a écrit :


L'argent que les états empruntent pour financer le déficit n'aurait pas créé de richesses ailleurs s'il n'avait pas été emprunté ?
Et même sans ça, la non-diminution de la création de richesses aujourd'hui par le déficit va forcément se traduire par une diminution de la création de richesse dans l'avenir (prélèvement d'impôts au moment de rembourser la dette). Donc à quoi bon déplacer le problème (et ne rien résoudre) ?
 
Voila, première ligne, deux problèmes dans ta théorie, donc pour la suite on va attendre :o  
 
Gros lol pour la dernière phrase sinon.


 
non parce-qu'il me semble que cet argent vient en grande partie de création monétaire plutôt que de l'épargne.
 
Après il faut surtout se poser la question de pourquoi les banques préfèrent acheter des oblig d'état plutôt que de prêter aux entreprises  [:spamafoote]


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°31175193
yoyo173
Posté le 02-08-2012 à 21:46:32  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
C'est quoi ce raisonnement à 2 balles ? :o
 
Le secteur privé peut croître même si les dépenses publiques diminuent et plus que compenser la création de richesse puisqu'il est plus efficient dans la plupart des domaines....


 
Ca ça m'intéresse.
Tu as les chiffres ou liens le démontrant ?
 
stp.
 
Merci
 
:jap:

Message cité 1 fois
Message édité par yoyo173 le 02-08-2012 à 21:47:01
n°31176127
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 02-08-2012 à 22:59:18  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


 
Ca ça m'intéresse.
Tu as les chiffres ou liens le démontrant ?
 
stp.
 
Merci
 
:jap:


 
Cours d'économie de seconde monopole vs concurrence.
 
Pour les données empiriques, tu peux aussi regarder du côté de la convergence tarifaires (T2A) des Hopitaux/cliniques, où les cliniques sont largement plus efficientes (d'où l'existence du plan de convergence tarifaire du public vers privé). je suis sympa en plus, je te donne un secteur où il peut y'avoir débat :o
 
Tu peux aussi regarder l'historique des Telecoms, on aurait bien rigolé si FT était toujours un monopole publique. :o  
 
 
 


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°31176162
helicon2
Posté le 02-08-2012 à 23:02:50  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Cours d'économie de seconde monopole vs concurrence.
 
Pour les données empiriques, tu peux aussi regarder du côté de la convergence tarifaires (T2A) des Hopitaux/cliniques, où les cliniques sont largement plus efficientes (d'où l'existence du plan de convergence tarifaire du public vers privé). je suis sympa en plus, je te donne un secteur où il peut y'avoir débat :o
 
Tu peux aussi regarder l'historique des Telecoms, on aurait bien rigolé si FT était toujours un monopole publique. :o  


 
- Un contre-exemple en France est l'eau courante.
- Un autre contre-exemple est Argentine est le transport ferroviaire.
- Un autre contre-exemple est le système de santé français plutôt public Vs système de santé américain plutôt privé.
 
Bref, il ne faut pas être si catégorique sur l'efficacité public/privé.
 


---------------
Si vous voulez qu'ils s'en aillent tous, si vous voulez dégager tous les professionnels de la politique, soutenez Charlotte !
n°31176274
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 02-08-2012 à 23:11:34  profilanswer
 

helicon2 a écrit :


 
- Un contre-exemple en France est l'eau courante.
- Un autre contre-exemple est Argentine est le transport ferroviaire.
- Un autre contre-exemple est le système de santé français plutôt public Vs système de santé américain plutôt privé.
 
Bref, il ne faut pas être si catégorique sur l'efficacité public/privé.
 


Citation :

puisqu'il est plus efficient dans la plupart des domaines....


 
Faut aussi regarder dans des environnements comparables... Si on avait le mode de vie des ricains (2/3 en surpoid, 1/3 d'obèses par ex...), pas sûr que le "système de santé français" aurait le dessus.
 
Ensuite faut zoomer sur les hostos et le système de remboursement (mutuelles/assurances), ce sont deux parties de la chaîne de valeur qui sont différentes.
 
Bref, pas aussi simple que ça, la réglementation étant un biais supplémentaire et exogène au secteur privé...
 
Par contre on peut comparer la chine avant l'autorisation du secteur privé et après, et regarder la période du grand bon en avant, je crois que c'est assez éloquent :D


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
mood
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