Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
2026 connectés 

 


La crise actuelle sera...




Attention si vous cliquez sur "voir les résultats" vous ne pourrez plus voter
Les invités peuvent voter

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  3056  3057  3058  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976
Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°27533887
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 10:40:03  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

JacenX a écrit :


La parabole de la fenêtre caché ne marche plus dans un liquidity trap. L'intérêt de la parabole, c'est qu'elle montre que si tu dépenses 6F pour réparer une fenêtre, tu n'as pas dépensé ces 6F dans autre chose, tu n'as donc pas progresser. Mais dans un liquidity trap, ces 6F ne sont pas utilisés. Casser la fenêtre permet donc d'utiliser des ressources productives, de relancer le moteur du travail humain, de la consommation etc. Ca ne veut pas dire qu'une économie doit être basée sur le cassage de fenêtres, ça veut juste dire que quand plus personne ne se sert de ses sous, casser des fenêtres temporairement les forcent à redépenser et à remettre les gens au travail, à leur permettre de consommer et donc à donner à nouveau un sens aux projets d'investissement.  
Comprenez aussi que ce qu'individu fait pour s'enrichier n'est pas une recette pour l'économie dans son ensemble. En période de crise, certains font fortune en paraint sur la baisse des actions. Est-ce que ça veut dire que pour éradiquer la pauvreté dans le monde, tout le monde devrait faire pareil ?
De la même façon, quand en période de crise une entreprise ou un individu amasse des liquidités, il en prive le reste de l'économie. Si tout le monde fait ça, qui va consommer ? Et si une entreprise consomme seul dans son coin, alors que tout le monde économise, elle va se faire avoir aussi. Il faut donc un mouvement de masse, qui aille dans la même direction, pour que les gens consomment et investissement, parce qu'ils savent que demain ils auront toujours un boulot, que leur investissements permettant d'augmenter leur production aura un retour positif car les ventes augmenteront et la prod sera écoulée...  
Une économie qui n'épargnerait pas du tout n'est pas viable non plus évidemment. Mais il faut arrêter de raisonner par absolu "c'est toujours bien d'épargner", "c'est toujours bien d'investir", "c'est toujours bien de consommer"... non, il y a un temps pour tout et des contextes différents...  
La chine épargne épargne épargne, exporte exporte exporte. Tant qu'une partie de son épargne ne se transformera pas en consommation intérieure via des salaires plus haut pour tous, elle restera dépendante des autres. L'excès d'épargne chinoise et le manque d'opportunité intérieure est aussi en train de créer des bulles : immobiliers, infrastructures gigantesques... C'est des projets intéressant, mais sans personne pour y vivre et les exploiter, ça n'a de valeur que parce que les chinois riches spéculent dessus, grâce à leur épargne démesurée.


 
1) Cela n'a aucun sens. Si les 6 euros dorment sous une pile de drap, ou sont enterrés dans un jardin, alors c'est équivalent à une réduction de l'offre de monnaie. Il s'ensuivra une baisse des prix, qui relancera le pouvoir d'achat (effet Pigou)
 
2) On ne dit pas que c'est toujours bien d'épargner. On dit qu'il faut laisser les gens librement le faire (ce qui n'est pas le cas aujourd'hui compte tenu de la fiscalité, de l'Etat-providence, du déficit public), et que s'ils décidaient librement du partage consommation-épargne, ils épargneraient plus qu'ils ne le font aujourd'hui.
 
3) Ce n'est pas l'excès d'épargne chinois mais la création monétaire qui crée les bulles. Suppose que la masse monétaire soit stable : si on épargne plus (pour financer l'immobilier par exemple), on consomme moins. On aura d'un côté une hausse des prix immobiliers suite à l'augmentation de la demande d'immobilier, mais une baisse des prix des biens de consommation, puisqu'on consomme moins. Ce n'est pas ce qu'on constate : l'immobilier flambe, mais les prix à la consommation repartent aussi à la hausse (entre 2 et 4% annuellement). Cela n'est possiblement logiquement que s'il y a plus de monnaie en circulation.

mood
Publicité
Posté le 24-08-2011 à 10:40:03  profilanswer
 

n°27533953
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 10:47:57  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Non on peut pas. Tu confonds encore et toujours "monnaie" et "épargne". Tu peux imprimer de la monnaie tant que tu veux, mais ça n'est pas de l'épargne : tu peux bien imprimer 10000000 trilliards de milliards de monnaie, ça n'augmente pas la quantité de machines, matériaux, etc. (autrement dit le capital, donc l'épargne) qu'il existe sur terre. La richesse ce n'est pas des feuilles de papier imprimées recto-verso (ou des 0 et des 1 dans la base de donnée d'une banque), c'est des biens et services.


Si tu dis tout ça, tu devrais comprendre ce que je dis, sauf si tu oublies le travail. Nous sommes dans une situation ou l'épargne est stockée sous forme de monnaie, et ni l'épargne, ni la monnaie, sont utilisés. Le gouvernement "hawkish" de dallas le dit lui même : les entreprises sont assises sur des tonnes de cash. Ce cash n'a pas été imprimé, ce cash est un actif qu'elles ont produit. Si elle ne transformes pas cette épargne sous forme de monnaie en investissement, en consommation, elles privent de le reste de l'économie de cette épargne et de cette monnaie.  
C'est en ça que l'impression de monnaie n'a pas de conséquence dans le piège à liquidité : on augmente la base monnétaire, mais elle reste stockée, elle n'est jamais utilisée dans l'économie, parce qu'il y a déjà trop de monnaie et on n'en fait rien.  
Par contre, dans une économie qui tourne, où l'épargne ne reste pas sous forme de monnaie, si on créée de la monnaie et qu'on s'en sert, on va créer de l'inflation, car alors effectivement, on ne sera pas en train de créer de la richesse, mais d'imprimer du papier, et on se servira faussement de ce papier pour acheter des trucs que l'on n'aurait pas pu s'acheter autrement (c'est du vol).  
 
Donc, dans la situation actuelle, où la l'épargne n'est pas utilisée, mais stockée sous forme de monnaie qui ne va pas à l'économie, augmenter la base monétaire n'a pas de conséquence.
 
Arrive alors le rôle possible du gouvernement : vous ne vous servez pas de votre épargne monnaie, et vous me la prêtez même alors que je vous propose des rendements inférieurs à l'inflation. Soit, si vous ne savez pas quoi en faire, nous en s'en servira, et on transformera votre monnaie épargnée pour faire tourner les usines, pour soutenir les ménages au bord de la faillite, etc. etc. Et au fur et à mesure que l'économie repartira, vous verrez des opportunités d'investissement plus sympa que les prêts à taux 0, et il sera temps pour le gouvernement de se désendetter.
 
 
 

Citation :


Ben oui, celui qui épargne beaucoup prête son excédent de richesse à d'autres, qui iront le dépenser en machines et usines (entreprises) ou le dépenser (consommation à crédit). Cette richesse n'est pas perdue pour l'économie, elle prend juste une autre route que des écrans plats.


L'achat d'un écran plat n'est pas une perte pour l'économie. Je ne comprends pas ton rejet de l'écran plat comme symbole de la consommation... Une machine, une usine, une entreprise, n'est rien s'il n'y a pas quelqu'un pour consommer au bout. Après, on peut souhaiter une économie qui produise plus de santé, de bien être pour les pauvres, plutôt que des gadgets pour les riches... Mais c'est un problème différent, la consommation est toute aussi importante que l'épargne, elles sont liées ! L'épargne rend possible la consommation, et la consommation donne un sens à l'épargne...


---------------
Light Years Away.
n°27534090
poilagratt​er
Posté le 24-08-2011 à 11:00:36  profilanswer
 

Tant que seuls les pauvres sont dans la mouise, les riches se foutent de l'économie.  
Ils stockent leur épargne, spéculent,  
mais n'investissent pas dans des trucs qui pourraient aider les pauvres, c'est risqué et inutile.
 
Par contre si les riches sont dans la mouise, là tout est bon pour les en sortir.
C'est con, mais en pratique faut une catastrophe qui porte atteinte à leur petit confort: guerre, cataclysme climatique, effondrement économique qui deviendrait dangereux pour leur sécurité, ...   tremblement de terre...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27534341
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 11:23:29  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Cela n'a aucun sens. Si les 6 euros dorment sous une pile de drap, ou sont enterrés dans un jardin, alors c'est équivalent à une réduction de l'offre de monnaie. Il s'ensuivra une baisse des prix, qui relancera le pouvoir d'achat (effet Pigou)
 
2) On ne dit pas que c'est toujours bien d'épargner. On dit qu'il faut laisser les gens librement le faire (ce qui n'est pas le cas aujourd'hui compte tenu de la fiscalité, de l'Etat-providence, du déficit public), et que s'ils décidaient librement du partage consommation-épargne, ils épargneraient plus qu'ils ne le font aujourd'hui.
 
3) Ce n'est pas l'excès d'épargne chinois mais la création monétaire qui crée les bulles. Suppose que la masse monétaire soit stable : si on épargne plus (pour financer l'immobilier par exemple), on consomme moins. On aura d'un côté une hausse des prix immobiliers suite à l'augmentation de la demande d'immobilier, mais une baisse des prix des biens de consommation, puisqu'on consomme moins. Ce n'est pas ce qu'on constate : l'immobilier flambe, mais les prix à la consommation repartent aussi à la hausse (entre 2 et 4% annuellement). Cela n'est possiblement logiquement que s'il y a plus de monnaie en circulation.


1) Ta simplification n'est pas une vérité absolue. La baisse de prix peut avoir des conséquences différentes. Le scénario catastrophe de la déflation c'est : les prix baissent, mon pouvoir d'achat augmente, mais pourquoi acheter maintenant si je crois que les prix vont continuer à descendre? Donc je n'achète pas, et les prix descendent. Pour que les prix descendent, ça veut dire que les salaires vont devoir baisser aussi (sinon les entreprises ne feront plus de profits), etc. A partir de là, les prix baissent... et le pouvoir d'achat aussi... c'est la spirale de la déflation.  
 
2) La spirale de la déflation est la preuve que dans certains cas, la somme des intérêts particuliers (attendre que les prix baissent, car mon épargne me rend de plus en plus riche) va contre le développement de l'économie.  
 
3) Je sui ok avec l'exemple, mais en plus la Chine travaille à sous évaluer sa monnaie, se faisant, elle créé de l'inflation. Ensuite, l'immobilier est un des rares marchés assez ouvert en Chine, c'est normal que les investissements ce concentrent dessus (on en revient au juste milieu sur la liberté et la régulation). Par contre, s'il y a plus de monnaie en circulation, ce n'est pas parce que la FED augmente les liquidités, c'est parce que des chinois s'endettent au près des banques chinoises qui créent de "l'argent dette", se faisant il devient possible que même si que l'investissement (en partie pourri) et la consommation augmentent plus que l'épargne. Ce n'est pas pour autant qu'il faut remettre en cause le principe de l'argent dette : quand un particulier s'endette pour investir dans un projet rentable, c'est positif. De la même façon, quand le public investit dans un projet rentable, c'est positif.
 
J'en reviens donc au fait que le débat dette publique dette privée n'a pas de sens à mes yeux. L'important c'est que la dette, quelqu'elle soit, serve à financer des projets rentables.  
La spirale de la déflation pourrait s'expliquer par un monde où trop de chose que l'on produit n'a plus aucun intérêt pour personne...de là à dire qu'il ne faut plus produire et laisser les gens au chomage, non, il faut produire différement, il faut promouvoir le changement. Et ce changement bénéfique, il dépendra des gens qui sauront convaincre les autres d'aller dans cette direction, le pouvoir public a l'avantage de pouvoir "forcer" les autres, et donc à "convaincre" plus facilement, les agents privés ont l'avantage de la diversité, de la souplesse, etc. Sauf... sauf, quand les agents privés sont de grosses corporations aussi rigides qu'un Etat, et défendant des intérêts qui ne sont peut être pas ceux du changement.
 


---------------
Light Years Away.
n°27534714
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 11:54:40  profilanswer
 

JacenX a écrit :


1) Ta simplification n'est pas une vérité absolue. La baisse de prix peut avoir des conséquences différentes. Le scénario catastrophe de la déflation c'est : les prix baissent, mon pouvoir d'achat augmente, mais pourquoi acheter maintenant si je crois que les prix vont continuer à descendre? Donc je n'achète pas, et les prix descendent. Pour que les prix descendent, ça veut dire que les salaires vont devoir baisser aussi (sinon les entreprises ne feront plus de profits), etc. A partir de là, les prix baissent... et le pouvoir d'achat aussi... c'est la spirale de la déflation.  
 
2) La spirale de la déflation est la preuve que dans certains cas, la somme des intérêts particuliers (attendre que les prix baissent, car mon épargne me rend de plus en plus riche) va contre le développement de l'économie.  
 
3) Je sui ok avec l'exemple, mais en plus la Chine travaille à sous évaluer sa monnaie, se faisant, elle créé de l'inflation. Ensuite, l'immobilier est un des rares marchés assez ouvert en Chine, c'est normal que les investissements ce concentrent dessus (on en revient au juste milieu sur la liberté et la régulation). Par contre, s'il y a plus de monnaie en circulation, ce n'est pas parce que la FED augmente les liquidités, c'est parce que des chinois s'endettent au près des banques chinoises qui créent de "l'argent dette", se faisant il devient possible que même si que l'investissement (en partie pourri) et la consommation augmentent plus que l'épargne. Ce n'est pas pour autant qu'il faut remettre en cause le principe de l'argent dette : quand un particulier s'endette pour investir dans un projet rentable, c'est positif. De la même façon, quand le public investit dans un projet rentable, c'est positif.
 
J'en reviens donc au fait que le débat dette publique dette privée n'a pas de sens à mes yeux. L'important c'est que la dette, quelqu'elle soit, serve à financer des projets rentables.  
La spirale de la déflation pourrait s'expliquer par un monde où trop de chose que l'on produit n'a plus aucun intérêt pour personne...de là à dire qu'il ne faut plus produire et laisser les gens au chomage, non, il faut produire différement, il faut promouvoir le changement. Et ce changement bénéfique, il dépendra des gens qui sauront convaincre les autres d'aller dans cette direction, le pouvoir public a l'avantage de pouvoir "forcer" les autres, et donc à "convaincre" plus facilement, les agents privés ont l'avantage de la diversité, de la souplesse, etc. Sauf... sauf, quand les agents privés sont de grosses corporations aussi rigides qu'un Etat, et défendant des intérêts qui ne sont peut être pas ceux du changement.
 


 
 
3) la Chine crée beaucoup de monnaie parce que la Banque centrale chinoise accumule des dollars qu'elle a du mal à stériliser : d'où l'émission de yauns en contrepartie.
 
Quand au fait que la dette ne soit pas condamnable en soi, certes, c'est une évidence (qui le dit d'ailleurs : quand on plaide pour plus d'épargne il faut bien qu'en fasse il y ait plus de dettes ), mais il ne faut pas confondre :
- endettement sur fonds prêtables, çàd épargne préalable d'une autre agent (c'est sain)
- endettement par crédit bancaire ex nihilo (création monétaire sans épargne préalable) : c'est malsain car inflationniste, créateur de cycles, etc.
 
1) Sur la déflation : les prix baissent très fortement dans l'informatique sans que cela déprime la demande. Ce que tu dis n'a donc absolument aucun fondement.
 
Pour compléter, un post sur la déflation posté sur un autre topic :
 
Je crois que tu as une mauvaise lecture de la déflation. La déflation peut signifier deux choses :
- la baisse des prix et de la production (avec chômage) : c'est le sens commun, surtout depuis les années 30
- la simple baisse des prix, compatible avec une hausse de la production
 
Un système avec étalon or, çàd masse monétaire constante, conduirait à une déflation lente et régulière, au sens de baisse des prix lente et régulière. Mais rien ne dit que la production baisserait. On imagine souvent que la baisse des prix poserait problème, pour deux raisons, qu'il faut analyser de près.
 
La première est qu'on fait la confusion sémantique désignée plus haut. Déflation serait forcément synonyme de baisse de production. On le répète inlassablement car ce fut le cas dans les années 30. Mais si la baisse de la production des années 30 s'est accompagnée d'une baisse des prix, il ne s'en suit pas que la baisse des prix soit la cause de la baisse de la production. On sait, quand on étudie le cycle économique, que celle-ci a d'autres causes : l'expansion monétaire excessive des années 20 (suite à la création de la Fed en 1913 et au Gold exchange standard inflationniste de 1922) et les mesures diminuant les échanges libres (déficit budgétaire, protectionnisme). En fait, une baisse des prix est parfaitement compatible avec une hausse de la production : la croissance a pour origine les gains de productivité et ceux-ci sont pour l'essentiel conditionnés par l'accumulation du capital (les machines, les brevets, etc : pour faire court). Or, la baisse des prix accroît la valeur de la monnaie : elle favorise donc l'épargne et l'accumulation du capital, qui permet à chaque heure travaillée d'être plus productive. Une déflation est donc compatible avec une hausse de la production.
 
La deuxième est qu'on ressasse que, confrontés à une baisse des prix régulière, les consommateurs différeraient sans cesse leurs achats, préférant attendre demain pour acheter moins cher. Ce faisant, la demande serait déprimée. Mais, on voit qu'aujourd'hui des secteurs entiers, comme les nouvelles technologies, sont confrontés à des baisses de prix importantes (70% dans l'informatique depuis 1990), sans que cela empêche la croissance de la production dans ce secteur, le développement des entreprises du secteur ou la distribution de salaires élevés. En fait, quand la baisse des prix est prévisible, anticipable, elle ne pose aucun problème : les agents peuvent s'y adapter. Ce qui est dangereux ce sont les variations de prix non anticipées du fait d'une politique monétaire discrétionnaire : là est la source du désordre. Il faut donc voir dans cet argument anti-déflation plus les séquelles des années 30 qui ont laissé un mauvais souvenir que les conséquences d'un raisonnement rigoureux. Bernanos disait qu'Hitler avait déshonoré l'antisémitisme ; il semble que les années 30 aient déshonoré la déflation.
 
Allons plus loin : si on réfléchit aux raisons qui ont fait émerger la monnaie, on comprendra qu'une déflation naturelle, régulière, au rythme prévisible (celui de la croissance : si la masse monétaire est constante, une croissance de 2% entraîne une baisse des prix annuelle de 2%) n'a que des avantages. La monnaie a été inventée par les hommes pour servir de réserve de valeur (entre autres) : si les prix baissent régulièrement, çàd si la monnaie voit son pouvoir d'achat augmenter, alors elle remplit chaque année un peu mieux son rôle. Si on ajoute que la création monétaire est génératrice de cycle (voir 1929 ou la crise actuelle) avec ses récessions inévitables, on voit que l'étalon or et la stabilité de la masse monétaire qu'il implique nous délivre des cycles créés par les perturbations monétaires : les cycles seront lissés, atténués.  
 
La déflation a mauvaise presse car, inconsciemment, tout le monde retient l'idée que la croissance a besoin de liquidités supplémentaires pour se financer. C'est bien sûr erroné, mais c'est le fruit de décennies de keynésianisme et de courbe de Phillips enseignés un peu partout. Et c'est bien sûr l'intérêt de ceux qui en font la propagande : l'Etat, qui par l'inflation prélève un impôt indolore pour financer ses dépenses ; les banques qui tirent un profit facile (mais illégitime) de cette création monétaire.
 
En fait, on stigmatise en bloc la déflation, sans distinguer la bonne (celle obtenue grâce à la stabilité monétaire) de la mauvaise (celle consécutive à une expansion monétaire qui entraîne boom puis baisse de la production). De même que l'on condamne en bloc la spéculation, sans distinguer la bonne (stabilisatrice, car financée sur fonds propres ou fonds prêtables) de la mauvaise (déstabilisatrice, financée par la création monétaire). Ou que l'on maintient bas le niveau des taux d'intérêt, sans distinguer les taux faibles obtenus naturellement (grâce à une épargne abondante), qui sont les conditions d'une croissance durable et les taux faibles obtenus artificiellement (via la banque centrale), qui créent du cycle sans croissance durable. Bref, on vit sur des confusions qui sont la cause des désordres que nous vivons aujourd'hui. Il serait temps de commencer à raisonner juste, ce qui passerait d'abord par la remise à plat du système monétaire international issu des accords de la Jamaïque.

n°27534867
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 12:13:16  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
 
3) - endettement par crédit bancaire ex nihilo (création monétaire sans épargne préalable) : c'est malsain car inflationniste, créateur de cycles, etc.


Non, c'est un outil puissant, qui peut être utilisé en bien (pour accélerer les projets rentables) ou en mal (spéculer, malinvestir), mais ce n'est pas en soit malsain.
 

Citation :

1) Sur la déflation : les prix baissent très fortement dans l'informatique sans que cela déprime la demande. Ce que tu dis n'a donc absolument aucun fondement.


 
J'ai bien parlé de scénario catastrophe, par opposition à ta simplification qui disait que c'était forcément bien.
 

Citation :

En fait, une baisse des prix est parfaitement compatible avec une hausse de la production : la croissance a pour origine les gains de productivité et ceux-ci sont pour l'essentiel conditionnés par l'accumulation du capital (les machines, les brevets, etc : pour faire court). Or, la baisse des prix accroît la valeur de la monnaie : elle favorise donc l'épargne et l'accumulation du capital, qui permet à chaque heure travaillée d'être plus productive. Une déflation est donc compatible avec une hausse de la production.
 


Ben voyons, et le travail dans tout ça? et le fait que la baisse des prix se fassent via la baisse des salaires et réduise la capacité d'épargne et le pouvoir d'achat des salariés ?  
 

Citation :

Il faut donc voir dans cet argument anti-déflation plus les séquelles des années 30 qui ont laissé un mauvais souvenir que les conséquences d'un raisonnement rigoureux. Bernanos disait qu'Hitler avait déshonoré l'antisémitisme ; il semble que les années 30 aient déshonoré la déflation.

 
Parce que l'antiséimatisme avait besoin d'Hitler pour être déshonoré????!!!! what the fuck ?


---------------
Light Years Away.
n°27535028
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 12:32:20  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Non, c'est un outil puissant, qui peut être utilisé en bien (pour accélerer les projets rentables) ou en mal (spéculer, malinvestir), mais ce n'est pas en soit malsain.
 

Citation :

1) Sur la déflation : les prix baissent très fortement dans l'informatique sans que cela déprime la demande. Ce que tu dis n'a donc absolument aucun fondement.


 
J'ai bien parlé de scénario catastrophe, par opposition à ta simplification qui disait que c'était forcément bien.
 

Citation :

En fait, une baisse des prix est parfaitement compatible avec une hausse de la production : la croissance a pour origine les gains de productivité et ceux-ci sont pour l'essentiel conditionnés par l'accumulation du capital (les machines, les brevets, etc : pour faire court). Or, la baisse des prix accroît la valeur de la monnaie : elle favorise donc l'épargne et l'accumulation du capital, qui permet à chaque heure travaillée d'être plus productive. Une déflation est donc compatible avec une hausse de la production.
 


Ben voyons, et le travail dans tout ça? et le fait que la baisse des prix se fassent via la baisse des salaires et réduise la capacité d'épargne et le pouvoir d'achat des salariés ?  
 

Citation :

Il faut donc voir dans cet argument anti-déflation plus les séquelles des années 30 qui ont laissé un mauvais souvenir que les conséquences d'un raisonnement rigoureux. Bernanos disait qu'Hitler avait déshonoré l'antisémitisme ; il semble que les années 30 aient déshonoré la déflation.

 
Parce que l'antiséimatisme avait besoin d'Hitler pour être déshonoré????!!!! what the fuck ?


 
1) Tu auras beau répéter que la création monétaire peut être saine, ça n'en fera pas une vérité faute de démonstration rigoureuse. Distribuer de la monnaie supplémentaire alors que le nombre de biens n'a pas encore augmenter, c'est donner un pouvoir d'achat aux uns qui est forcément prélevé sur les autres.  
 
Par ailleurs, cela crée du cycle : pour résumer Hayek, supposons une économie à deux secteurs : A (les biens de consommations : les yaourts) et B (les biens de production : les pelleteuses). On injecte de la monnaie, le taux d'intérêt baisse. Les agents (ce peut être des entreprises) empruntent pour demander des pelleteuses, puisque le taux de l'emprunt a baisser : face à cette augmentation de la demande, le prix des pelleteuses monte, et les marges bénéficiaires aussi. Le travail et le capital, attirés par des perspectives de profits plus élevés et de meilleurs salaires, quittent le secteur A pour aller dans le secteur B. L'offre dans le secteur A diminue donc. Mais, et c'est le point important de la démonstration, les agents ont toujours le même partage consommation-épargne qu'avant la création de monnaie : autrement dit, la demande de yaourts n'a pas diminué. Or, du fait du déplacement d'une partie du capital et de la main d'oeuvre de A vers B, l'offre du secteur A (yaourts) s'est réduite, alors que la demande est constante. Il s'ensuit une hausse du prix des yaourts. Cette hausse de prix est le signal pour les agents que le secteur A est profitable : travail et capital quittent alors le secteur B pour revenir en A. Ce faisant, ils délaissent les usines de pelleteuses fabriquées quand on pensait que le secteur B était plus rentable : on se retrouve avec des usines tournant à moitié de leurs capacités, des travailleurs qui doivent se reconvertir de A vers B, etc. On a créé des malinvestissements (les usines de pelleteuses qui ne servent plus à rien) car la création monétaire a fait croire aux investisseurs que les agents voulaient plus de pelleteuses et moins de yaourts. Les investisseurs ont cru que le taux d'intérêt faible était le signe d'une épargne abondante, d'une demande forte de biens de production, alors qu'il n'en était rien.  
 
Cela décrit exactement la situation aujourd'hui : d'un côté des usines qui tournent à moitié, des maisons vides aux Eu ou en Espagne (malinvestissements), des surcapacités de production dans l'automobile en Europe (l'automobile est un des bénéficiaires de la création monétaire). Et simultanément, dans le secteur A, une inflation : voire la hausse du gaz, de l'électricité, des loyers, des biens alimentaires etc.
 
2) Si la baisse des prix entraîne une baisse des salaires (admettons), où est la perte de pouvoir d'achat ? les salaires baissent de 10%, les prix aussi, le pouvoir d'achat est alors constant.

n°27535110
vandepj0
Posté le 24-08-2011 à 12:42:09  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
L'euro a un avantage décisif par la loi : il a cours légal et forcé, ce qui ne sera jamais le cas de ces monnaies privées. La concurrence est donc largement faussée.


Qu'est ce que tu appelles cours légal et forcé?

n°27535122
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 12:43:19  profilanswer
 
n°27535512
LooSHA
D'abord !
Posté le 24-08-2011 à 13:24:35  profilanswer
 

Nicodonald a écrit :

Par contre la contrepartie de dégraissement de l'état ne l'est pas, exceptionnelle, mais définitive


C'est surtout gonflé de s'être goinfré jusqu'à maintenant, et venir daigner verser un petit quelque chose, mais de façon ponctuelle. J'estime que ça mérite effectivement une réponse exceptionnelle face à ce culot.
 

n0name a écrit :

http://ricochet.net/main-feed/Krug [...] Big-Enough
 
La pensée keynesienne résumée par Krugman :
 
 
Mais quel imbécile...


n0name qui traite Krugman d'imbécile ? Ben, on s'en fout [:chevalier de labarre:4]  


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
mood
Publicité
Posté le 24-08-2011 à 13:24:35  profilanswer
 

n°27535528
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 24-08-2011 à 13:25:48  profilanswer
 

Deux questions de néophyte:
-comment peut on croire a la croissance si tous les acteurs d' un système souhaitent économiser? A une échelle de l entreprise, on a bien vu la dégringolade des salaires en SSII du a la prise de pouvoir des acheteurs chez les clients.

 


-tous les pays du monde souhaitent avoir une balance commerciale excédentaire:est ce possible?


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°27535581
poilagratt​er
Posté le 24-08-2011 à 13:29:57  profilanswer
 

limonaire a écrit :

2) Si la baisse des prix entraîne une baisse des salaires (admettons), où est la perte de pouvoir d'achat ? les salaires baissent de 10%, les prix aussi, le pouvoir d'achat est alors constant.


Dans tes bouquins, c'est pas expliqué que les prix ne sont pas constitués que de salaires? :whistle:  
 
Y a aussi des frais fixes, qui eux ne baissent pas forcément.
 
Si y a 50% de salaires, et 50%  d'autre (rémunération du capital, des banques, de l'immobilier, des MP...)
 si on baisse les salaires de 10%, et que les frais fixes ne bougent pas, ben les prix ne baissent que de 5%
Le Pouvoir d'Achat baisse donc de 5%.
 
Si tu ne glissais pas de pareilles inepties dans ta prose pseudo sérieuse, on te prendrait peut être plus au sérieux...


Message édité par poilagratter le 24-08-2011 à 13:34:01

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27535633
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 13:33:15  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Tu auras beau répéter que la création monétaire peut être saine, ça n'en fera pas une vérité faute de démonstration rigoureuse.


Ne sombre pas dans la mauvaise foi, mon argument est qu'intrèsquement, la création monétaire / l'argent dette n'est ni bon ni mauvais, ni sain ni malsain, mais que tout dépend des circonstances et de l'utilisation, par opposition à ta vision que c'est forcément mauvais.
 

Citation :

Distribuer de la monnaie supplémentaire alors que le nombre de biens n'a pas encore augmenter, c'est donner un pouvoir d'achat aux uns qui est forcément prélevé sur les autres.


Ca s'appelle un emprunt. C'est temporaire, s'il est productif, il sera remboursé. ca n'est prévelué sur d'autres que si les autres se servaient de leur argent pour produire / consommer / investir. Si l'argent était dormant, ça ne les impacte pas.
 

Citation :

Par ailleurs, cela crée du cycle : pour résumer Hayek, supposons une économie à deux secteurs : A (les biens de consommations : les yaourts) et B (les biens de production : les pelleteuses). On injecte de la monnaie, le taux d'intérêt baisse. Les agents (ce peut être des entreprises) empruntent pour demander des pelleteuses, puisque le taux de l'emprunt a baisser : face à cette augmentation de la demande, le prix des pelleteuses monte, et les marges bénéficiaires aussi. Le travail et le capital, attirés par des perspectives de profits plus élevés et de meilleurs salaires, quittent le secteur A pour aller dans le secteur B. L'offre dans le secteur A diminue donc. Mais, et c'est le point important de la démonstration, les agents ont toujours le même partage consommation-épargne qu'avant la création de monnaie : autrement dit, la demande de yaourts n'a pas diminué.


C'est oublié que grâce à la dette, on a investi et donc on produit plus qu'avant, et que la réallocation des ressources entre un secteur et l'autre, ne signifie pas automatiquement la baisse de l'offre. C'est l'implication même de la productivité : je produis plus avant autant de ressources ou l'offre reste stable avec moins de ressources.
 

Citation :

Cela décrit exactement la situation aujourd'hui : d'un côté des usines qui tournent à moitié, des maisons vides aux Eu ou en Espagne (malinvestissements), des surcapacités de production dans l'automobile en Europe (l'automobile est un des bénéficiaires de la création monétaire). Et simultanément, dans le secteur A, une inflation : voire la hausse du gaz, de l'électricité, des loyers, des biens alimentaires etc.


Non, ça ne décrit que ce que tu veux voir, en ne prenant que ce qui t'arrange. L'inflation au global n'est un danger nul part aujourd'hui, l'augmentation gigantesque de la base monétaire n'a eu aucun impact, c'est bien la preuve que le système fonctionne d'une manière qui correspond beaucoup plus à un modèle de crise de la demande (qui prédisait ça) qu'à un modèle autrichien.
 
http://graphics8.nytimes.com/images/2011/08/20/opinion/082011krugman2/082011krugman2-blog480.jpg
(en bleu la base monétaire, en rouge l'inflation, si vous y voyez une corrélation entre les deux vous êtes forts.)
 

Citation :


2) Si la baisse des prix entraîne une baisse des salaires (admettons), où est la perte de pouvoir d'achat ? les salaires baissent de 10%, les prix aussi, le pouvoir d'achat est alors constant.

Bah ça veut dire qu'à terme, le salaire des travailleurs et les prix des biens sont infinimment bas, alors que la valeur de l'argent dormant est infiniment grande. Mais si ça ne te pose pas de problème :D


---------------
Light Years Away.
n°27535673
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 24-08-2011 à 13:37:10  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

Deux questions de néophyte:
-comment peut on croire a la croissance si tous les acteurs d' un système souhaitent économiser? A une échelle de l entreprise, on a bien vu la dégringolade des salaires en SSII du a la prise de pouvoir des acheteurs chez les clients.
 
 
-tous les pays du monde souhaitent avoir une balance commerciale excédentaire:est ce possible?


La balance commerciale ne signifie quasiment rien.
La croissance c'est aussi faire mieux avec moins :D


---------------
Horse_man
n°27535681
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 13:37:52  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

Deux questions de néophyte:
-comment peut on croire a la croissance si tous les acteurs d' un système souhaitent économiser? A une échelle de l entreprise, on a bien vu la dégringolade des salaires en SSII du a la prise de pouvoir des acheteurs chez les clients.


-la version keynesienne : on y croit pas, il faut une intervention coordoner pour forcer les gens à dépenser / consommer / investir
 la verion autrichienne : quand les acteurs ont tous suffisament économiser et arrêter de dépenser, ils ont reconstitué une épargne qui leur permettra à nouveau de dépenser. (c'est séduisant, mais ça veut dire qu'on imagine tout le monde assis sur un tas d'euros, plus d'économie, et soudainement on se dit : bon bah on va de nouveau se servir de nos euros... qui ne valent surement plus grand chose parce que de toute façon, y'a plus d'économie. :o).
 

Citation :

-tous les pays du monde souhaitent avoir une balance commerciale excédentaire:est ce possible?


En exportant à d'autres civilisations oui, sinon non. Par contre, l'équilibre est possible (surtout si j'achète à A et je vends à B qui vend à C qui vend à A. :o).


---------------
Light Years Away.
n°27535724
poilagratt​er
Posté le 24-08-2011 à 13:41:32  profilanswer
 


Magnifique ce graphique!
 
Et les tombereaux de frics ne s'arrêteront pas.
C'est le seul moyen de combler les dettes, (sinon le système s'effondre, et ça faut surtout pas)
puisque personne ne veut plus se risquer à financer l'économie réelle, qui elle se retrouve dépourvue de finances. [:airforceone]
(voyez ma signature... :D )

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 24-08-2011 à 13:42:21

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27535770
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 13:44:53  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

Deux questions de néophyte:
-comment peut on croire a la croissance si tous les acteurs d' un système souhaitent économiser? A une échelle de l entreprise, on a bien vu la dégringolade des salaires en SSII du a la prise de pouvoir des acheteurs chez les clients.
 
 
-tous les pays du monde souhaitent avoir une balance commerciale excédentaire:est ce possible?


 
1) Si économiser veut dire épargner, ça ne pose aucun problème, car l'épargne, comme la consommation, est une dépense immédiate, puisque prêtée à quelqu'un qui va la dépenser (pour acheter un écran plat, une pelleteuse ou embaucher un salarié)
 
2) Si économiser veut dire laisser le consommateur choisir le plus bas prix, c'est bénéfique pour la croissance (çàd le confort matériel de tous). Bien sûr, ce n'est pas confortable pour le producteur/salarié : mais c'est le signe qu'il prélevait auparavant une rente indue, puisqu'il arrive maintenant sous la pression du consommateur à faire le même travail pour moins cher. Tout le monde recherche la rente, la protection, pour pouvoir obtenir un profit/salaire supérieur : c'est humain, la concurrence subie à titre individuelle n'étant jamais agréable. Mais c'est le rôle de l'Etat de traquer ces protections, rentes, privilèges pour stimuler la concurrence. Car cette baisse des prix permettra au consommateur d'obtenir du pouvoir d'achat qu'il pourra dépenser ailleurs : d'autres secteurs (secteur B) pourront en bénéficier qui pourront embaucher, verser des salaires. Ainsi, au lieu qu'avec 100 euros, on ait juste le service de la SSII, on aura pour ces mêmes 100 euros le service de la SSII et un bien/service d'un autre secteur. C'est comme cela que la croissance, l'élévation du niveau de vie, la profusion de biens/services pour tous se propagent. Les prix agricoles ont baissé grâce à la moissonneuse-batteuse : cela a permis aux gens de s'équiper en biens industriels (machine à laver, auto, hifi, Pc...). Puis quand la concurrence et le progrès technique ont fait baisser le prix des biens industriels, cela a permis aux gens d'acheter plus de services (internet et téléphonie, santé, éducation, vacances, inactivité sous forme de retraite ou réduction du temps de travail...). La concurrence par la pression de la clientèle traque les surprofits et les sursalaires, et en baissant les prix, a le même effet qu'un progrès technique.
 
Pour celui qui voit son salaire baisser, son entreprise licencier, ce doit être le signal qu'il faut abandonner le navire pour aller justement vers les nouveaux secteurs plus lucratifs (secteur B). Cela normalement se fait progressivement, si bien que l'ajustement est moins douloureux. Cet ajustement est plus douloureux quand, par déni de réalité, on demande une protection de l'Etat, qu'ensuite l'Etat retire brutalement (par changement de majorité politique, par pression des pays étrangers et des traités internationaux,...) : ce sont là alors de véritables drames humains qui se nouent.
 
Par exemple, l'automobile est la sidérurgie de demain : on le sait (pour des raisons écologiques, pétrole plus cher, villes congestionnées, saturation en Occident de l'équipement...). Ne doivent s'engager dans ce secteur que ceux qui sont sûr de leur coup : pour les autres, il vaut mieux chercher ailleurs, avant que la pression ne soit trop forte et qu'on ait le couteau sous la gorge du licenciement.
 
3) Bien sûr que non, tous les Etats ne peuvent simultanément être en excédent commercial. Et alors ? ce n'est pas un drame que d'être en déficit commercial, si c'est une situation désirée par les agents du pays. Le déficit commercial n'a jamais signifié un manque de compétitivité, mais juste le choix de consommer plus et d'épargner moins à un moment donné.

n°27535839
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 13:49:05  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Magnifique ce graphique!
 
Et les tombereaux de frics ne s'arrêteront pas.
C'est le seul moyen de combler les dettes, (sinon le système s'effondre, et ça faut surtout pas)
puisque personne ne veut plus se risquer à financer l'économie réelle, qui elle se retrouve dépourvue de finances. [:airforceone]
(voyez ma signature... :D )


Non, c'est faux. L'absence d'inflation montre justement que les liquidités créées ne sont pas utilisées, ni pour consommer, ni pour investir, ni pour rembourser des dettes. Les liquidités restent sous forme de liquidité, seules dans leur coin, inutile, parce que personne ne veut en faire quoi que ce soit. Et il est évident que si à la reprise de l'économie, la base n'est pas réajustée, les conséquences seront néfastes, mais ça, la FED le sait parfaitement.


---------------
Light Years Away.
n°27535879
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 24-08-2011 à 13:53:35  profilanswer
 

JacenX a écrit :


 
Non, ça ne décrit que ce que tu veux voir, en ne prenant que ce qui t'arrange. L'inflation au global n'est un danger nul part aujourd'hui, l'augmentation gigantesque de la base monétaire n'a eu aucun impact, c'est bien la preuve que le système fonctionne d'une manière qui correspond beaucoup plus à un modèle de crise de la demande (qui prédisait ça) qu'à un modèle autrichien.
 
http://graphics8.nytimes.com/image [...] log480.jpg
(en bleu la base monétaire, en rouge l'inflation, si vous y voyez une corrélation entre les deux vous êtes forts.)
 
[quote]


 
L'inflation est surtout corrélée à la M2, pas à la base monétaire, et dans ton index d'inflation sympathique là, il manque les prix de l'immobilier (et autres actifs financiers mais bon on laisse de côté).
 
Bien tenté l'enfumage, petit coquin :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°27535898
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 13:55:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Si économiser veut dire épargner, ça ne pose aucun problème, car l'épargne, comme la consommation, est une dépense immédiate, puisque prêtée à quelqu'un qui va la dépenser (pour acheter un écran plat, une pelleteuse ou embaucher un salarié)


Et si économiser veut dire garder son argent en liquide, ou sur un compte courant, etc, c'est à dire ni consommer ni prêté???!!  
 
 

Citation :

Cet ajustement est plus douloureux quand, par déni de réalité, on demande une protection de l'Etat, qu'ensuite l'Etat retire brutalement (par changement de majorité politique, par pression des pays étrangers et des traités internationaux,...) : ce sont là alors de véritables drames humains qui se nouent.


Mais c'est parce que les gens étaient confrontés à des drames que l'Etat est intervenu, les politiques sociales répondent à des besoins, elles ne sont pas imposées avant, elles ne sont pas la cause profondes du problème (le problème étant l'aléa, le drame, l'imprévu, le risque etc.). Ca façon d'intervenir pour compenser ce risque peut être nocive, personne ne le conteste, mais elle peut être bénéfique, et surtout, elle n'est pas la cause première du désastre.
 

Citation :

Par exemple, l'automobile est la sidérurgie de demain : on le sait (pour des raisons écologiques, pétrole plus cher, villes congestionnées, saturation en Occident de l'équipement...). Ne doivent s'engager dans ce secteur que ceux qui sont sûr de leur coup : pour les autres, il vaut mieux chercher ailleurs, avant que la pression ne soit trop forte et qu'on ait le couteau sous la gorge du licenciement.


Et si t'es un ouvrier dont le pouvoir d'achat a baissé, que tu ne peux plus te payer de formation, que tu as un crédit, que tu vois que le hcomage ouvrier est de 15% etc. etc. Tu fais quoi ? Vous êtes des capitaines "il aurait fallu faire ceci", mais vous ne dites jamais ce qu'il faut faire maintenant.


---------------
Light Years Away.
n°27535922
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 24-08-2011 à 13:57:28  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Non, c'est faux. L'absence d'inflation montre justement que les liquidités créées ne sont pas utilisées, ni pour consommer, ni pour investir, ni pour rembourser des dettes. Les liquidités restent sous forme de liquidité, seules dans leur coin, inutile, parce que personne ne veut en faire quoi que ce soit. Et il est évident que si à la reprise de l'économie, la base n'est pas réajustée, les conséquences seront néfastes, mais ça, la FED le sait parfaitement.


 
La défense du pouvoir d'achat est un objectif politique et donc populiste.
Attention à l'interprétation de l'inflation officielle, qui est souvent bien moindre que l'inflation réelle (actifs, immo, etc.).
 
Enfin, ton graphique est trompeur car en partant de la crise de 2007/2008, il inclus de fait une déflation liée au ralentissement économique qui contrebalance la hausse de la masse monétaire.
 
Enfin, pour le fun :
http://www.huffingtonpost.com/2011 [...] 26995.html
 

Citation :

Paul Krugman: Fake Alien Invasion Would End Economic Slump (VIDEO)
 
Paul Krugman is so frustrated by the lack of support for another round of stimulus spending that he's now calling for a fake alien invasion of the United States to spur a World War II-style defense buildup.
 
Krugman was a guest on CNN's "Fareed Zakaria GPS" on Sunday. Speaking with Zakaria and Harvard economist Ken Rogoff, he made the same case he has been making for years--that deficits are not the top economic concern of the day. Krugman noted that the effort of World War II helped end the Great Depression, and joked that something similar was needed today.
 
"If we discovered that, you know, space aliens were planning to attack and we needed a massive buildup to counter the space alien threat and really inflation and budget deficits took secondary place to that, this slump would be over in 18 months," he said. "And then if we discovered, oops, we made a mistake, there aren't any aliens, we'd be better--"
 
"We need Orson Welles, is what you're saying," Rogoff cut in.
 
"There was a 'Twilight Zone' episode like this in which scientists fake an alien threat in order to achieve world peace," Krugman said. "Well, this time, we don't need it, we need it in order to get some fiscal stimulus."
 
Of course, Krugman is just using a space invasion as an example. But that hasn't stopped some people from framing his comments as part of a giant conspiracy by a shadowy group of elites to enslave the world through a fake alien attack.
 

Message cité 2 fois
Message édité par n0name le 24-08-2011 à 13:58:09

---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27535937
poilagratt​er
Posté le 24-08-2011 à 13:58:41  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Non, c'est faux. L'absence d'inflation montre justement que les liquidités créées ne sont pas utilisées, ni pour consommer, ni pour investir, ni pour rembourser des dettes. Les liquidités restent sous forme de liquidité, seules dans leur coin, inutile, parce que personne ne veut en faire quoi que ce soit. Et il est évident que si à la reprise de l'économie, la base n'est pas réajustée, les conséquences seront néfastes, mais ça, la FED le sait parfaitement.


Ben c'est la même chose que ce que je dis!
Personne ne veut se risquer a utiliser ses liquidités pour financer l'économie réelle, qui seule permettrait de rembourser les dettes sainement.
 
Par contre qu'est ce que tu veux dire par "Et il est évident que si à la reprise de l'économie, la base n'est pas réajustée, les conséquences seront néfastes, mais ça, la FED le sait parfaitement."?


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27536002
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 14:03:32  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Ne sombre pas dans la mauvaise foi, mon argument est qu'intrèsquement, la création monétaire / l'argent dette n'est ni bon ni mauvais, ni sain ni malsain, mais que tout dépend des circonstances et de l'utilisation, par opposition à ta vision que c'est forcément mauvais.
 

Citation :

Distribuer de la monnaie supplémentaire alors que le nombre de biens n'a pas encore augmenter, c'est donner un pouvoir d'achat aux uns qui est forcément prélevé sur les autres.


Ca s'appelle un emprunt. C'est temporaire, s'il est productif, il sera remboursé. ca n'est prévelué sur d'autres que si les autres se servaient de leur argent pour produire / consommer / investir. Si l'argent était dormant, ça ne les impacte pas.
 

Citation :

Par ailleurs, cela crée du cycle : pour résumer Hayek, supposons une économie à deux secteurs : A (les biens de consommations : les yaourts) et B (les biens de production : les pelleteuses). On injecte de la monnaie, le taux d'intérêt baisse. Les agents (ce peut être des entreprises) empruntent pour demander des pelleteuses, puisque le taux de l'emprunt a baisser : face à cette augmentation de la demande, le prix des pelleteuses monte, et les marges bénéficiaires aussi. Le travail et le capital, attirés par des perspectives de profits plus élevés et de meilleurs salaires, quittent le secteur A pour aller dans le secteur B. L'offre dans le secteur A diminue donc. Mais, et c'est le point important de la démonstration, les agents ont toujours le même partage consommation-épargne qu'avant la création de monnaie : autrement dit, la demande de yaourts n'a pas diminué.


C'est oublié que grâce à la dette, on a investi et donc on produit plus qu'avant, et que la réallocation des ressources entre un secteur et l'autre, ne signifie pas automatiquement la baisse de l'offre. C'est l'implication même de la productivité : je produis plus avant autant de ressources ou l'offre reste stable avec moins de ressources.
 

Citation :

Cela décrit exactement la situation aujourd'hui : d'un côté des usines qui tournent à moitié, des maisons vides aux Eu ou en Espagne (malinvestissements), des surcapacités de production dans l'automobile en Europe (l'automobile est un des bénéficiaires de la création monétaire). Et simultanément, dans le secteur A, une inflation : voire la hausse du gaz, de l'électricité, des loyers, des biens alimentaires etc.


Non, ça ne décrit que ce que tu veux voir, en ne prenant que ce qui t'arrange. L'inflation au global n'est un danger nul part aujourd'hui, l'augmentation gigantesque de la base monétaire n'a eu aucun impact, c'est bien la preuve que le système fonctionne d'une manière qui correspond beaucoup plus à un modèle de crise de la demande (qui prédisait ça) qu'à un modèle autrichien.
 
http://graphics8.nytimes.com/image [...] log480.jpg
(en bleu la base monétaire, en rouge l'inflation, si vous y voyez une corrélation entre les deux vous êtes forts.)
 

Citation :


2) Si la baisse des prix entraîne une baisse des salaires (admettons), où est la perte de pouvoir d'achat ? les salaires baissent de 10%, les prix aussi, le pouvoir d'achat est alors constant.

Bah ça veut dire qu'à terme, le salaire des travailleurs et les prix des biens sont infinimment bas, alors que la valeur de l'argent dormant est infiniment grande. Mais si ça ne te pose pas de problème :D


 
1) A progrès technique inchangé, le fait de retirer des moyens au secteur A diminue la production du secteur A. Le progrès technique ou les gains de productivité ne viennent pas automatiquement d'une diminution de la main d'oeuvre.
 
2) Tu n'as pas compris ce qu'est l'inflation. L'inflation, ce n'est pas la hausse des prix à la consommation : l'inflation est un phénomène monétaire (c'éatit d'ailelrus sa définition dans le Larousse jusque dans les années 30). C'est d'abord et avant tout un excès de liquidités. On confond un peu trop aujourd'hui le symptôme de l'inflation (la hausse des prix) et l'inflation elle même (le gonflement excessif de la masse monétaire). Or la monnaie ne sert pas à acheter que des biens de consommation : elle sert aussi à acheter des actifs (immobiliers, obligations d'Etat, or...). Pour l'instant, la création monétaire se réfugie dans ces actifs, d'où la bulle immobilière et obligataire : ce qui explique d'ailleurs le paradoxe selon lequel plus les Eu ou la France sont endettés, plus ils arrivent à obtenir des taux d'intérêt faibles (cours élevé des obligations --> intérêt faible)
 
Mais ces actifs seront un jour revendus, redonnant ainsi du pouvoir d'achat à leurs anciens propriétaires : où se déverseront alors ces liquidités ? il est probable qu'une partie aille dans l'achat de biens de consommation, ces liquidités ne disparaissant pas comme ça. D'ailleurs, ça commence déjà : la hausse des prix dans la zone euro dépasse 2%, si bien que Trichet remonte les taux. S'il n'y avait pas de dangers inflationnistes, penses-tu que Trichet prendrait ce risque ?
 
En fait, tu n'as pas compris comment fonctionne l'inflation : ce n'est pas A--> B dans la minute. Tout prend du temps : entre le moment où les liquidités sont créés et où l'on mesure l'inflation à la consommation, il peut s'écouler du temps. De même, l'inflation ne surgit pas dans tous les secteurs au même moment : c'est un processus qui se diffuse en empruntant différents canaux successifs.

n°27536028
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 14:05:15  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
L'inflation est surtout corrélée à la M2, pas à la base monétaire, et dans ton index d'inflation sympathique là, il manque les prix de l'immobilier (et autres actifs financiers mais bon on laisse de côté).
 
Bien tenté l'enfumage, petit coquin :o


Avec la M2 :
http://research.stlouisfed.org/fredgraph.png?g=1LR
 
les prix de l'immobilier... Ceux qui baissent aux USA tu veux dire et qui montreraient encore plus que tu es en tort? Ah mais tu parles des actifs financiers... La bourse se porte si bien depuis 2007, c'est un bel exemple d'inflation.  


---------------
Light Years Away.
n°27536050
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 14:06:34  profilanswer
 

[quotemsg=27535898,122259,22848]
Et si économiser veut dire garder son argent en liquide, ou sur un compte courant, etc, c'est à dire ni consommer ni prêté???!!  
 
 
 
 
 
Dans ce cas, c'est comme si la masse monétaire en circulation avait baissé : les prix baisseront, ce qui aura un effet de relance (hausse des salaires réels). C'est l'effet Pigou ou effet d'encaisses réelles, déjà évoqué ce matin. Fatigant de se répéter à la longue.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Pigou
 

n°27536088
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 14:08:31  profilanswer
 

JacenX a écrit :


 
Et si t'es un ouvrier dont le pouvoir d'achat a baissé, que tu ne peux plus te payer de formation, que tu as un crédit, que tu vois que le hcomage ouvrier est de 15% etc. etc. Tu fais quoi ? Vous êtes des capitaines "il aurait fallu faire ceci", mais vous ne dites jamais ce qu'il faut faire maintenant.


 
L'Etat doit favoriser la reconversion des salariés, donner une bonne formation de base et une formation continue, etc. Mais il ne doit pas empêcher la reconversion de l'économie et le déclin de certains secteurs. Sinon, il empêche l'émergence de nouveaux secteurs plus productifs.
 
J'ai bon, là ? :o  

n°27536097
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 14:09:31  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
La défense du pouvoir d'achat est un objectif politique et donc populiste.
Attention à l'interprétation de l'inflation officielle, qui est souvent bien moindre que l'inflation réelle (actifs, immo, etc.).


 
Alors montre nous l'inflation "réelle". Les faits que je vois ne me permettent pas de te croire sur parole.
 

Citation :

Enfin, ton graphique est trompeur car en partant de la crise de 2007/2008, il inclus de fait une déflation liée au ralentissement économique qui contrebalance la hausse de la masse monétaire.


mais puisque vous nous dites que la hausse de la masse monétaire crée forcément de l'inflation...
 


C'est une blague pour illustrer qu'on ne souffre que parce qu'on veut ou qu'on "croit".  [:razorbak83]  


---------------
Light Years Away.
n°27536163
poilagratt​er
Posté le 24-08-2011 à 14:13:53  profilanswer
 

limonaire a écrit :

[quotemsg=27535898,122259,22848]
Et si économiser veut dire garder son argent en liquide, ou sur un compte courant, etc, c'est à dire ni consommer ni prêté???!!  
 
 
 
 
 
Dans ce cas, c'est comme si la masse monétaire en circulation avait baissé : les prix baisseront, ce qui aura un effet de relance (hausse des salaires réels). C'est l'effet Pigou ou effet d'encaisses réelles, déjà évoqué ce matin. Fatigant de se répéter à la longue.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Pigou
 

Il est rigolo Pigou.
 

Citation :

Exemple[modifier]
Un agent épargne 100€ qui lui permettent d'acheter 10 places de cinéma. La place de cinéma vaut 10€. Supposons que les prix augmentent : la place de cinéma passe à 11€. Pour pouvoir consommer autant qu'auparavant (10 places de cinéma), l'agent va accroître son épargne : 110 €. Problème : si son revenu n'augmente pas, il devra diminuer sa consommation, et sans doute réduire ses sorties au cinéma, ou réduire autre chose !...


... et la demande de cinéma baisse, le prix du cinéma baisse...
 
... Et le cinéma n'ayant plus suffisamment de ressources, ferme ses portes.  (ça c'est l'effet poilagratter, auquel pigou n'a pas pensé)
 
 


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27536178
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 24-08-2011 à 14:15:13  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Avec la M2 :
http://research.stlouisfed.org/fredgraph.png?g=1LR
 
les prix de l'immobilier... Ceux qui baissent aux USA tu veux dire et qui montreraient encore plus que tu es en tort? Ah mais tu parles des actifs financiers... La bourse se porte si bien depuis 2007, c'est un bel exemple d'inflation.  


 
Eh bien fais donc le graph qui compare les prix de l'immo US + actifs financiers  depuis 30 ans et la M2  
 
Hint pour la bourse: y'a pas que les actions dans la vie, les matières premières, les produits de taux/crédit (CDS & CO), le marché des changes, les obligations (souveraines ET corpo) etc...


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°27536203
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 14:16:35  profilanswer
 

JacenX a écrit :


 
Alors montre nous l'inflation "réelle". Les faits que je vois ne me permettent pas de te croire sur parole.
 

Citation :

Enfin, ton graphique est trompeur car en partant de la crise de 2007/2008, il inclus de fait une déflation liée au ralentissement économique qui contrebalance la hausse de la masse monétaire.


mais puisque vous nous dites que la hausse de la masse monétaire crée forcément de l'inflation...
 


C'est une blague pour illustrer qu'on ne souffre que parce qu'on veut ou qu'on "croit".  [:razorbak83]  


 
On répète :
 
- les liquidités se déversent d'abord dans les obligations d'Etat, les matières premières, l'or, l'immobilier
- elles commencent à faire leur apparition dans les prix à la consommation : http://www.daily-bourse.fr/l-infla [...] 164330.php

n°27536233
vandepj0
Posté le 24-08-2011 à 14:19:01  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

1) Cela n'a aucun sens. Si les 6 euros dorment sous une pile de drap, ou sont enterrés dans un jardin, alors c'est équivalent à une réduction de l'offre de monnaie. Il s'ensuivra une baisse des prix, qui relancera le pouvoir d'achat (effet Pigou)

 

2) On ne dit pas que c'est toujours bien d'épargner. On dit qu'il faut laisser les gens librement le faire (ce qui n'est pas le cas aujourd'hui compte tenu de la fiscalité, de l'Etat-providence, du déficit public), et que s'ils décidaient librement du partage consommation-épargne, ils épargneraient plus qu'ils ne le font aujourd'hui.

 

3) Ce n'est pas l'excès d'épargne chinois mais la création monétaire qui crée les bulles. Suppose que la masse monétaire soit stable : si on épargne plus (pour financer l'immobilier par exemple), on consomme moins. On aura d'un côté une hausse des prix immobiliers suite à l'augmentation de la demande d'immobilier, mais une baisse des prix des biens de consommation, puisqu'on consomme moins. Ce n'est pas ce qu'on constate : l'immobilier flambe, mais les prix à la consommation repartent aussi à la hausse (entre 2 et 4% annuellement). Cela n'est possiblement logiquement que s'il y a plus de monnaie en circulation.

 

Pour illustrer la "source" du problème de bulle, et la raison de la crise actuelle, le taux de croissance de la masse monétaire M3 en zone euro:

 

http://sdw.ecb.europa.eu/servlet/quickviewChart?SERIES_KEY=BSI.M.U2.Y.V.M30.X.I.U2.2300.Z01.A&

 

On voit bien qu'il y a eu un excès de création financière (15% par an, c'est plus que croissance + 2-3%), source d'inflation sur les actifs (les biens de consommation n'ayant pas été impactés).

 

Et que cette création monétaire est en train d'être purgée, mais que ça va être long et/ou violent.

Message cité 1 fois
Message édité par vandepj0 le 24-08-2011 à 14:19:19
n°27536237
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 24-08-2011 à 14:19:26  profilanswer
 

J'en viens à rêver d'hyper inflation juste pour ridiculiser Jacenx et les autres groupies de Krugman :o (et puis aussi parceque j'ai de l'or :D )


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27536250
poilagratt​er
Posté le 24-08-2011 à 14:20:06  profilanswer
 

En fait les tombereaux de frics vont se réfugier dans les biens naturellement limités, (immobilier parisien, MP de valeur, foncier recherché, terres agricoles fertiles, oeuvres d'art...) ce qui fait grimper leurs prix, les rendants inaccessibles au commun des mortels, accentuant les effets de la crise pour ceux là.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27536266
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 24-08-2011 à 14:21:47  profilanswer
 

Poil@gratter, c'est un peu la coccinelle de Gotlib.
Il fait sa petite remarque dans son coin, il n'apporte absolument rien au débat, mais on peut le lire pour rigoler un bon coup.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27536267
vandepj0
Posté le 24-08-2011 à 14:21:48  profilanswer
 


Est-ce que tu peux me le traduire en termes simples?
 
Je comprends que l'Etat n'accepte que des euros, et à la limite, pourquoi pas.  
Mais un vendeur peut-il afficher des prix en Schtroumpfs, et n'accepter que des Schtroumpfs?

n°27536279
poilagratt​er
Posté le 24-08-2011 à 14:22:27  profilanswer
 

n0name a écrit :

Poil@gratter, c'est un peu la coccinelle de Gotlib.
Il fait sa petite remarque dans son coin, il n'apporte absolument rien au débat, mais on peut le lire pour rigoler un bon coup.


Bah c'est déja pas mal!


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27536284
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 24-08-2011 à 14:23:07  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Est-ce que tu peux me le traduire en termes simples?
 
Je comprends que l'Etat n'accepte que des euros, et à la limite, pourquoi pas.  
Mais un vendeur peut-il afficher des prix en Schtroumpfs, et n'accepter que des Schtroumpfs?


 
Non, un commerçant n'a pas le droit d'accepter d'autres devises que l'euro sur le territoire européen.
Les SEL ne marchent que pour des services non marchand il me semble.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27536325
vandepj0
Posté le 24-08-2011 à 14:26:27  profilanswer
 

n0name a écrit :

 

Non, un commerçant n'a pas le droit d'accepter d'autres devises que l'euro sur le territoire européen.
Les SEL ne marchent que pour des services non marchand il me semble.


Echanger des cours de piano contre du jardinage avec des crédits d'heures, je ne sais pas si tu réalises que c'est techniquement un échange marchand avec comme monnaie le crédit d'heures.

 

Edit: qui n'est pas grave à petite échelle, mais pose un vrai problème de fiscalité à grande échelle, car c'est finalement les échanges marchands qui sont taxés, et qu'une grande partie de l'intérêt des SEL est d'échapper à l'impôt. Une forme de défiscalisation du pauvre, maquillé en système solidaire, en quelque sorte.

Message cité 2 fois
Message édité par vandepj0 le 24-08-2011 à 14:28:27
n°27536365
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 24-08-2011 à 14:29:25  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Par contre qu'est ce que tu veux dire par "Et il est évident que si à la reprise de l'économie, la base n'est pas réajustée, les conséquences seront néfastes, mais ça, la FED le sait parfaitement."?


que si l'argent "imprimée" fait concurrence à de l'argent épargner pour investir ou consommer, l'inflation va augmenter.
 

limonaire a écrit :


 
1) A progrès technique inchangé, le fait de retirer des moyens au secteur A diminue la production du secteur A. Le progrès technique ou les gains de productivité ne viennent pas automatiquement d'une diminution de la main d'oeuvre.


Non, mais ils peuvent, et c'est généralement ce qui se passe, ce qui est un exemple d'argent dette bien utilisé.
 

Citation :

2) Tu n'as pas compris ce qu'est l'inflation. L'inflation, ce n'est pas la hausse des prix à la consommation : l'inflation est un phénomène monétaire (c'éatit d'ailelrus sa définition dans le Larousse jusque dans les années 30). C'est d'abord et avant tout un excès de liquidités. On confond un peu trop aujourd'hui le symptôme de l'inflation (la hausse des prix) et l'inflation elle même (le gonflement excessif de la masse monétaire). Or la monnaie ne sert pas à acheter que des biens de consommation : elle sert aussi à acheter des actifs (immobiliers, obligations d'Etat, or...). Pour l'instant, la création monétaire se réfugie dans ces actifs, d'où la bulle immobilière et obligataire : ce qui explique d'ailleurs le paradoxe selon lequel plus les Eu ou la France sont endettés, plus ils arrivent à obtenir des taux d'intérêt faibles (cours élevé des obligations --> intérêt faible)


Il n'y a pas de lien automatique entre augmentation de la masse monétaire et augmentation de prix si la masse monétaire n'est pas utilisée.  
L'autre explication pour les faibles taux d'intérêt, c'est que dans un monde incertain, les investisseurs considèrent que ce sont les applications les plus sûres, les plus liquides...
 

Citation :

Mais ces actifs seront un jour revendus, redonnant ainsi du pouvoir d'achat à leurs anciens propriétaires : où se déverseront alors ces liquidités ? il est probable qu'une partie aille dans l'achat de biens de consommation, ces liquidités ne disparaissant pas comme ça. D'ailleurs, ça commence déjà : la hausse des prix dans la zone euro dépasse 2%, si bien que Trichet remonte les taux. S'il n'y avait pas de dangers inflationnistes, penses-tu que Trichet prendrait ce risque ?


L'économie ralentit partout en Europe, le chomage est élevé, les économies du sud sont confrontés à la déflation, Trichet se plante.  
 
 

Citation :

En fait, tu n'as pas compris comment fonctionne l'inflation : ce n'est pas A--> B dans la minute. Tout prend du temps : entre le moment où les liquidités sont créés et où l'on mesure l'inflation à la consommation, il peut s'écouler du temps. De même, l'inflation ne surgit pas dans tous les secteurs au même moment : c'est un processus qui se diffuse en empruntant différents canaux successifs.


Je suis donc supposé croire à un truc que je ne vois pas... Oui, mais non.  
 

limonaire a écrit :

[quotemsg=27535898,122259,22848]
Et si économiser veut dire garder son argent en liquide, ou sur un compte courant, etc, c'est à dire ni consommer ni prêté???!!  
Dans ce cas, c'est comme si la masse monétaire en circulation avait baissé : les prix baisseront, ce qui aura un effet de relance (hausse des salaires réels). C'est l'effet Pigou ou effet d'encaisses réelles, déjà évoqué ce matin. Fatigant de se répéter à la longue.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Pigou


On n'est pas encore d'accord sur l'éffet de la baisse des prix, tu m'excuseras si je ne l'ai pas "intégré" dans mon raisonnement...
 

limonaire a écrit :


L'Etat doit favoriser la reconversion des salariés, donner une bonne formation de base et une formation continue, etc. Mais il ne doit pas empêcher la reconversion de l'économie et le déclin de certains secteurs. Sinon, il empêche l'émergence de nouveaux secteurs plus productifs.
J'ai bon, là ? :o  


Je sais pas, il va pas créer une bulle de l'éducation se faisant, et investir dans des salariés qui en fait sont informables et ça serait mieux de les laisser au chomage sans rien faire plutot que de préveler de l'argent aux bons épargnants pour donner une chance à ces bons à rien ?  
 


---------------
Light Years Away.
n°27536372
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 24-08-2011 à 14:29:54  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Est-ce que tu peux me le traduire en termes simples?
 
Je comprends que l'Etat n'accepte que des euros, et à la limite, pourquoi pas.  
Mais un vendeur peut-il afficher des prix en Schtroumpfs, et n'accepter que des Schtroumpfs?


 
Cours légal : personne, aucun commerçant, ne peut refuser un paiement en euros. Si tu veux payer un commerçant en dollars et que ce dernier accepte, c'est possible, bien sûr. Mais si tu n'as que des euros en poche, et que tu veux payer en euro, sur le territoire de la zone euro, aucune commerçant ne peut refuser. Si c'est pas un avantage, ça, pour le producteur de l'euro ! Comment veux-tu que d'autres monnaies puissent concurrencer l'euro sur le territoire de la zone euro ?
 
Cours forcé : l'euro est inconvertible en or. Cela veut dire que l'euro n'a aucune valeur prédéfinie à l'avance. L'Etat (ou la BCE) peut faire une inflation de 100% par an, ou dévaluer l'euro par rapport au dollar, tu ne pourras pas convertir ton euro dévalué en or. Cela veut dire que le producteur de monnaie n'est lié par aucun engagement. Une banque qui te promet 2% sur un livret, tu peux l'attaquer en justice si elle ne respecte pas sa promesse. Mais la BCE peut décider de t'appauvrir de 50% (par inflation ou dévaluation) sans que tu ne puisses rien dire devant un tribunal, ni changer de monnaie. Cela s'appelle l'Etat de droit (prière de ne pas rire).
 
Cela permet à l'Etat d'imposer sa (mauvaise) monnaie et de l'imprimer à gogo si ça lui chante pour capter à son profit (çàd au détriment des autres) la rente d'inflation.
 
 

n°27536377
xilebo
noone
Posté le 24-08-2011 à 14:30:07  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Echanger des cours de piano contre du jardinage avec des crédits d'heures, je ne sais pas si tu réalises que c'est techniquement un échange marchand avec comme monnaie le crédit d'heures.
 
Edit: qui n'est pas grave à petite échelle, mais pose un vrai problème de fiscalité à grande échelle, car c'est finalement les échanges marchands qui sont taxés, et qu'une grande partie de l'intérêt des SEL est d'échapper à l'impôt. Une forme de défiscalisation du pauvre, maquillé en système solidaire, en quelque sorte.


je dirais que le "t'as pas le droit" signifie que ça n'est pas reconnu légalement.
 
Si bien que si la personne a qui t'as donné des cours de piano ne veut pas racheter tes heures pour faire ton jardin, tu ne peux rien réclamer à personne.
 
 

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  3056  3057  3058  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
La crise du couple SARKOZY : INFO ou INTOX ?Géopolitique : Face au Pic Pétrolier et la Future Crise Economique
Crise bancaire au Royaume UniJET : Les jeux en direct (relais appel gagnant -)
crise d'angoisseChanger autoradio d'origine (beta) VW POLO
Peut-on acheter ou vendre une voiture sans carte crise?Le modèle social Francais est-il en crise ?
Gratte-ciel et architecture : quel impact de la crise sur les projets? 
Plus de sujets relatifs à : [ECO] Can it run Crises ?


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)