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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°27522051
nrbr
kesako
Posté le 23-08-2011 à 10:40:20  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

JacenX a écrit :


"Baisser les taxes c'est la solution"... Si tout le monde fait ça, il se passe quoi ?  
Ce n'est pas une solution pour créer de la richesse, c'est juste un avantage temporaire qu'on peut s'octroyer par rapport à une autre entité pour être plus attrayant.
 Sur le long terme, tu veux de la valeur ajoutée, tu veux pouvoir proposer quelque chose, tu veux échanger, t'enrichir mutuellement (ça ne passe pas par le "dumping fiscal", ni par une monnaie artificiellement dévaluée, etc., qui sont autant d'avantage à court terme).  
 


 
La valeur ajoutée, tu vas la créer en attirant les entreprises. Ok, tu fais du dumping, mais tous les pays n'ont pas cette marge de manoeuvre, donc non tous les pays ne vont pas le faire ...  
Le LT se prépare sur le CT, tu peux rien faire à LT si à CT tu ne mets pas en place des mesures te permettant d'assurer un avenir correct à LT


---------------
Senatores boni viri, senatus autem mala bestia
mood
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Posté le 23-08-2011 à 10:40:20  profilanswer
 

n°27522088
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 10:42:52  profilanswer
 

nrbr a écrit :


 
La valeur ajoutée, tu vas la créer en attirant les entreprises. Ok, tu fais du dumping, mais tous les pays n'ont pas cette marge de manoeuvre, donc non tous les pays ne vont pas le faire ...  
Le LT se prépare sur le CT, tu peux rien faire à LT si à CT tu ne mets pas en place des mesures te permettant d'assurer un avenir correct à LT


la course au prix bas c'est une course vers la mort.
L'exemple de l'Irlande fait peur quand même, ils ont baissé les taxes pour faire venir plein d'entreprise, avec la crise ils ont été obligé de sauver les banques avec de l'argent public, il faut donc augmenter les taxes, et les entreprises menacent de partir si on leur demande de participer à l'effort général.


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Light Years Away.
n°27522117
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2011 à 10:45:28  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Pourquoi le secteur A en croissance verrait son chomage augmenté ? En quoi est il concerné par la crise si ça croissance est "vertueuse" ? Parce que c'est une crise de la demande... Et qu'est ce qui empêche de limiter ces effets ? Pourquoi le chomage est nécessaire pour purger des mauvaises créances ? Qu'est ce qui permet de sortir du cercle vicieux du désendettement généralisé, de la non consommation, du non investissement ? Où se trouve le "fond" à atteindre avant de repartir ?

 

L'idée de chômage par insuffisance de la demande est fausse et conduit à de mauvaises thérapies :
- cela va conduire à faire de la création monétaire pour relancer la demande, ce qui créera davantage de cycle. On renforcera la cause qui a déjà créé le cycle initial
- ou cela va conduire l'Etat a augmenter ses dépenses pour soutenir l'activité, en finançant ce surcroît de dépenses par de l'impôt ou de l'emprunt, ce qui soustraira du pouvoir d'achat aux gens qui paient l'impôt ou prêtent à l'Etat. Ce ne serait pas trop gênant si les dépenses de l'Etat étaient plus productives que celles que finançaient les gens soumis à l'impôt. Mais en fait ce ne sera pas le cas : l'Etat risque d'aider plus le secteur B en déclin, car son chômage est plus fort (pression de l'opinion, des élus), ce qui retardera la restructuration de l'économie de B vers A. On retirera du pouvoir d'achat à des agents privés qui consommaient et investissaient pour subventionner par la voie publique des secteurs en déclin : la productivité moyenne de l'économie reculera.

 

Les crises de la demande, ça n'existe pas au plan macro. Il s'agit ici d'une crise de l'endettement à la Fischer si on est néo-classique ou à la Hayek si on est autrichien. On a théorisé ça dès le premier tiers du XXè siècle. Il faut laisser l'économie se restructurer, ce sera plus rapide qu'une intervention de l'Etat qui prolongera et aggravera la crise. Eventuellement en profiter pour faire des gains de productivité dans les dépenses de l'Etat pour faire des économies qui seront redistribuées au secteur privé et faciliteront sa restructuration. Et surtout faire en sorte que cela ne se reproduise plus en s'interdisant les politiques économiques conjoncturelles (du type relance monétaire par exemple).

 

(Au passage, on voit qu'en raisonnant sur 2 secteurs, A et B, on est bien plus proche de la réalité, qu'en raisonnant avec des agrégats uniques reflétant toute l'économie comme le chômage global, le niveau général des prix, la production nationale. Raisonner sur des agrégats macro n'a aucun sens, car aucun agent ne raisonne ainsi. Ce qui compte, ce sont les grandeurs propres à chaque entité : les prix relatifs sont par exemple plus intéressants à étudier, en tant qu'indicateur de rareté et incitation à agir, que les prix absolus ou l'inflation calculés par l'INSEE. Raisonner sur des agrégats macro comme le fait la compta nat et les keynésiens, c'est se fourvoyer totalement dans le diagnostic et ne pas voir les forces qui sont à l'oeuvre dans le tréfonds de l'économie, forces essentiellement gouvernées par les variations de prix relatifs)

Message cité 2 fois
Message édité par limonaire le 23-08-2011 à 10:55:58
n°27522118
Wotton
Grumpy young guy
Posté le 23-08-2011 à 10:45:30  profilanswer
 

JacenX a écrit :


la course au prix bas c'est une course vers la mort.
L'exemple de l'Irlande fait peur quand même, ils ont baissé les taxes pour faire venir plein d'entreprise, avec la crise ils ont été obligé de sauver les banques avec de l'argent public, il faut donc augmenter les taxes, et les entreprises menacent de partir si on leur demande de participer à l'effort général.

 

L'Irlande leur grave erreur a été de garantir tous les prêts de leurs banques aux autres au début de la crise. C'est ça qui les mets dans une merde noire.

Message cité 1 fois
Message édité par Wotton le 23-08-2011 à 10:49:53
n°27522160
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 10:49:01  profilanswer
 

Wotton a écrit :


 
L'Irlande leur grave erreur a été de garantir tous les prêts de leurs banques aux autres au début de la crise. C'est ça qui les mets dans une meerde noire.


Merci la BCE ?


---------------
Light Years Away.
n°27522227
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 10:54:23  profilanswer
 

limonaire a écrit :


Les crises de la demande, ça n'existe pas au plan macro. Il s'agit ici d'une crise de l'endettement à la Fischer si on est néo-classique ou à la Hayek si on est autrichien. On a théorisé ça dès le premier tiers du XXè siècle. Il faut laisser l'économie se restructurer, ce sera plus rapide qu'une intervention de l'Etat qui prolongera et aggravera la crise.  
[...] Raisonner sur des agrégats macro comme le fait la compta nat et les keynésiens, c'est se fourvoyer totalement dans le diagnostic et ne pas voir les forces qui sont à l'oeuvre dans le tréfonds de l'économie, forces essentiellement gouvernées par les variations de prix relatifs)


Ta théorie est séduisante à ceci près qu'elle sous-entend que la croissance des 60 dernières années c'est du vent... C'est un raisonnement par l'absurde, mais si la relance par les politiques monnétaires et publiques ne marchent pas, et ne créent que de nouvelles bulles... Bah tout ce qu'on a fait depuis 60 ans c'est construire une giga bulle qui n'existe pas... Car à chaque crise, effectivement, même si c'est à demi mesure, on met des liquidités, l'Etat intervient...


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Light Years Away.
n°27522229
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2011 à 10:54:37  profilanswer
 

JacenX a écrit :

http://delong.typepad.com/sdj/2011 [...] dings.html
 
Y'a quelques jolis graphiques qui se passent de commentaire. :o


 
On y voit que :
- la récession crée du chômage : la belle découverte que voilà ! Ben oui, c'est la conséquence des malinvestissements précédents
- que le PNB est  en deçà de son potentiel. Outre que la notion de PNB potentiel est sujette à caution, cela traduit aussi que du capital a été accumulé car on le croyait rentable, alors qu'en fait ce n'était pas le cas. Ce capital accumulé devenu inutile, ce sont ces maisons vides ou ces usines automobile fonctionnant à 50% de leurs capacités. On a construit ces maisons ou ces usines sur la base de taux bas créés artificiellement par la banque centrale : avec des taux de 3%, ces projets semblaient rentables. Quand les taux sont remontés vers leurs taux naturels (correspondant au niveau d'épargne désiré par les ménages), on s'est aperçu que ces investissements ne l'étaient pas (ou plus) : on a donc détourné de ressources (humaines, capital...) vers des secteurs qui finalement ne correspondaient à aucune demande solvable. Ces ressources ne peuvent être rentabilisées : elles ont été gaspillées, c'est ce qu'on appelle des malinvestissements. Au passage, on observe ces malinvestissements se retrouvent surtout dans les secteurs dépendant de la création monétaire, çàd du crédit bancaire pour se financer : immobilier, automobile (les gens paient rarement cash leur voiture neuve), car la création monétaire à l'origine de ces malinvestissements s'est surtout déversée dans ces secteurs (on voit là aussi que la création monétaire, ce n'est pas l'hélicoptère de Friedman : ça se diffuse de façon non linéaire, d'où l'incapacité de la macro à saisir ces phénomènes)
- que les politiques kéynesiennes (augmentation du déficit budgétaire à 10% du Pib, taux directeurs à 0%), passées l'effet positif de court terme, ne donnent pas de résultats tangibles. Qui serait surpris de l'apprendre ?

n°27522342
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 11:04:21  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
On y voit que :


ce que tu devrais y voir :
-le taux de chomage est exceptionnel.
-une progression du PNB relativement lisse, jusqu'à la dépression actuelle qui est exceptionnelle(mais ce n'est pas le moteur à explosion qui validerait que les interventions sur le marché ne servent qu'à créer d'autres bulles).-
-qu'une politique kéynesienne n'a pas été suivie : l'augmentation du déficit budgétaire ne s'est pas faite par l'augmentation des dépenses, mais par la baisse des revenus, à aucun moment le gouvernement a essayé de remplacer le trou créé.
Ce que les autrichiens ne conçoivent pas, c'est qu'un problème localisé (bulle immobilière) s'est répendu à toute l'économie, et c'est bien là le rôle du gouvernemen dans ce cas, faire que le problème soit corrigé (la bulle immobilière) sans que cela ne pénalise tout le monde. Si c'était une simple crise d'un secteur, on aiderait les gens de ce secteur à faire face avec des aides sociales en attendant qu'ils trouvent du boulot ailleurs. Mais nous avons dépassé ce stage : la crise est générale, et cela n'a pas de justification.
Le problème c'est que vous êtes persuadé que tout est pourri qu'il faut tout corriger. C'est faux. La grosse partie de l'économie est parfaitement capable de produire des biens utiles, à des gens solvables, mais les dégâts de l'immobilier vers le bancaire ont été tel que toute la machine est grippée.  

Message cité 1 fois
Message édité par JacenX le 23-08-2011 à 11:04:39

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Light Years Away.
n°27522352
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2011 à 11:04:58  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Ta théorie est séduisante à ceci près qu'elle sous-entend que la croissance des 60 dernières années c'est du vent... C'est un raisonnement par l'absurde, mais si la relance par les politiques monnétaires et publiques ne marchent pas, et ne créent que de nouvelles bulles... Bah tout ce qu'on a fait depuis 60 ans c'est construire une giga bulle qui n'existe pas... Car à chaque crise, effectivement, même si c'est à demi mesure, on met des liquidités, l'Etat intervient...


 
Cette croissance, c'est en partie du vent, effectivement, notamment aux Eu, compte tenu de l'endettement de l'ensemble des acteurs (Etat, entreprises, ménages). Idem en Irlande pour la période récente.
 
Mais pas seulement, bien sûr : il y a bien eu de réels gains de productivité, qui expliquent l'amélioration du confort.
 
Tu laisses entendre que "ma" théorie est fausse car on a créé d'énormes liquidités depuis 1950, sans que cela pénalise la croissance (malgré des crises ici ou là). Mais les choses ne sont pas mécaniques. La création de monnaie peut dormir un certain temps dans les bilans des banques centrales (réserves de change) avant de se diffuser dans l'économie. Par ailleurs, la mondialisation, la concurrence accrue rend plus difficile l'inflation sur les biens industriels. C'est une des raisons qui expliquent pourquoi la création monétaire se déverse plutôt aujourd'hui sur les actifs (immobiliers, financiers, obligataires aujourd'hui) que sur les biens industriels. Enfin, il y a eu des crises régulières qui ont permis de purger l'excès de monnaie : choc pétrolier en 1973, récession de 1982, etc.
 
 

n°27522512
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 11:16:46  profilanswer
 

limonaire a écrit :


Tu laisses entendre que "ma" théorie est fausse car on a créé d'énormes liquidités depuis 1950, sans que cela pénalise la croissance (malgré des crises ici ou là). Mais les choses ne sont pas mécaniques. La création de monnaie peut dormir un certain temps dans les bilans des banques centrales (réserves de change) avant de se diffuser dans l'économie. Par ailleurs, la mondialisation, la concurrence accrue rend plus difficile l'inflation sur les biens industriels. C'est une des raisons qui expliquent pourquoi la création monétaire se déverse plutôt aujourd'hui sur les actifs (immobiliers, financiers, obligataires aujourd'hui) que sur les biens industriels. Enfin, il y a eu des crises régulières qui ont permis de purger l'excès de monnaie : choc pétrolier en 1973, récession de 1982, etc.

La cération de liquidité a été relativement continu depuis 1950 et pendant toutes les crises que tu cites, elle n'a augmenté fortement que récemment, face à la nouvelle dépression. L'augmentation a été tellement gigantesque, qu'après 3 ans, si votre théorie était vrai, il serait temps de la voir cette transmission / diffusion...  
 
Les modèles autrichiens prédisent une chose, et la majorité du temps les autrichiens passent à expliquer pourquoi ça ne s'est pas réalisé... Après coup... Votre théorie est une théorie de l'apocalypse et de la souffrance, elle ne sert qu'aux gens moralisateurs qui croient que tous doivent être punis pour les péchés de quelques uns. :o


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Light Years Away.
mood
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Posté le 23-08-2011 à 11:16:46  profilanswer
 

n°27522617
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-08-2011 à 11:21:43  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Je l'ai lu attentivement, et en entier,et c'est parce qu'il est très bien écrit et que je le trouvais pertinent que je suis allé chercher la version "keynesienne" de l'affaire (ou en tout cas des bribes). Et force est de constater que l'article zappe les infos importantes que j'ai cru bon de reprendre dans ma réponse : à partir de 1933 l'économie a commencé à recroître (et la production industrielle en particulier), les dépenses publiques augmentaient, et la base monétaire augmentait. Le protectionnisme n'a pas aidé, mais il est intervenu après une baisse déjà importante des exportations car le reste du monde aussi était déjà touché.  
Enfin, ton article zappe entièrement la sortie de crise qui s'est faite par la seconde guerre mondiale (où les dépenses publiques ont représenté jusqu'à 50% du PIB qd même :D) et la transition vers le privé à la fin de la guerre mondiale, sans bulle, et sans crise économique d'importance pendant 20 ans (liée à un problème de ressources naturelles)... ce qui selon votre théorie du "mauvais investissement" (surtout quand ça vient du public), des "bulles" et du "faut laisser pourir sinon on empire les choses" est totalement impossible...


Tu peux aussi lire la guerre sous un autre angle : gains de productivité forcés énormes, accumulation de capital énorme.


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"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°27522646
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-08-2011 à 11:24:07  profilanswer
 

JacenX a écrit :


L'argument que tu sors, se retrouve dans "c'est du chomage structurel" (que je caricature par "les gens sont bons à rien, faut tout reprendre à 0" ). Quand on le confronte à la réalité des choses, plusieurs problèmes apparaissent :
-TOUS les secteurs sont touchés. La réallocation se fait pas de A vers B, tout le monde participe au chômage.  
-Quand la guerre a commencé, les US ont pas eu de mal à former les gens à être utile : c'est l'exemple des mères de famille apprenant à faire des rivets et produisant des bombardiers...
Il n'y a aucune justification pour laisser des gens sans emploi, pour ne rien faire pour les aider. Dans ton exemple, tu fais bien appel à une intervention extérieure pour te guérir...


Parce qu'il y avait besoin de rivets pour faire la guerre et pour remplacer un pan entier de la population qui devenait inactive. Il y avait donc aussi un intérêt économique à faire travailler les femmes (i.e. la rémunération de l'emploi, en euros et en patriotisme était supérieure au coûts liés à l'emploi).
Pas difficile de "bien" orienter l'économie en temps de guerre, vu que les besoin sont exclusivement tournés vers... La guerre. Ouaou.


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"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°27522707
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 11:28:48  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Parce qu'il y avait besoin de rivets pour faire la guerre et pour remplacer un pan entier de la population qui devenait inactive. Il y avait donc aussi un intérêt économique à faire travailler les femmes (i.e. la rémunération de l'emploi, en euros et en patriotisme était supérieure au coûts liés à l'emploi).
Pas difficile de "bien" orienter l'économie en temps de guerre, vu que les besoin sont exclusivement tournés vers... La guerre. Ouaou.


C'est un exemple de politique keynesienne qui marche et dont la transition avec un retour à la normale et au privé après se passe en douceur.  :)


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Light Years Away.
n°27522719
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 23-08-2011 à 11:29:23  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Parce qu'il y avait besoin de rivets pour faire la guerre et pour remplacer un pan entier de la population qui devenait inactive. Il y avait donc aussi un intérêt économique à faire travailler les femmes (i.e. la rémunération de l'emploi, en euros et en patriotisme était supérieure au coûts liés à l'emploi).
Pas difficile de "bien" orienter l'économie en temps de guerre, vu que les besoin sont exclusivement tournés vers... La guerre. Ouaou.


 
 
n 'empeche que c'est un des exemples intéressant de remobilisation du capital et du travail


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°27522798
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-08-2011 à 11:35:03  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
L'idée de chômage par insuffisance de la demande est fausse et conduit à de mauvaises thérapies :  
- cela va conduire à faire de la création monétaire pour relancer la demande, ce qui créera davantage de cycle. On renforcera la cause qui a déjà créé le cycle initial
- ou cela va conduire l'Etat a augmenter ses dépenses pour soutenir l'activité, en finançant ce surcroît de dépenses par de l'impôt ou de l'emprunt, ce qui soustraira du pouvoir d'achat aux gens qui paient l'impôt ou prêtent à l'Etat. Ce ne serait pas trop gênant si les dépenses de l'Etat étaient plus productives que celles que finançaient les gens soumis à l'impôt. Mais en fait ce ne sera pas le cas : l'Etat risque d'aider plus le secteur B en déclin, car son chômage est plus fort (pression de l'opinion, des élus), ce qui retardera la restructuration de l'économie de B vers A. On retirera du pouvoir d'achat à des agents privés qui consommaient et investissaient pour subventionner par la voie publique des secteurs en déclin : la productivité moyenne de l'économie reculera.
 
Les crises de la demande, ça n'existe pas au plan macro. Il s'agit ici d'une crise de l'endettement à la Fischer si on est néo-classique ou à la Hayek si on est autrichien. On a théorisé ça dès le premier tiers du XXè siècle. Il faut laisser l'économie se restructurer, ce sera plus rapide qu'une intervention de l'Etat qui prolongera et aggravera la crise. Eventuellement en profiter pour faire des gains de productivité dans les dépenses de l'Etat pour faire des économies qui seront redistribuées au secteur privé et faciliteront sa restructuration. Et surtout faire en sorte que cela ne se reproduise plus en s'interdisant les politiques économiques conjoncturelles (du type relance monétaire par exemple).
 
(Au passage, on voit qu'en raisonnant sur 2 secteurs, A et B, on est bien plus proche de la réalité, qu'en raisonnant avec des agrégats uniques reflétant toute l'économie comme le chômage global, le niveau général des prix, la production nationale. Raisonner sur des agrégats macro n'a aucun sens, car aucun agent ne raisonne ainsi. Ce qui compte, ce sont les grandeurs propres à chaque entité : les prix relatifs sont par exemple plus intéressants à étudier, en tant qu'indicateur de rareté et incitation à agir, que les prix absolus ou l'inflation calculés par l'INSEE. Raisonner sur des agrégats macro comme le fait la compta nat et les keynésiens, c'est se fourvoyer totalement dans le diagnostic et ne pas voir les forces qui sont à l'oeuvre dans le tréfonds de l'économie, forces essentiellement gouvernées par les variations de prix relatifs)


Cf. les différences de développement entre Flandre et Wallonie, la flandre ayant tenté coûte que coûte de conserver son industrie sidérurgique devenue obsolète.
 
Sinon, :jap:


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"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°27522824
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 11:36:32  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Cf. les différences de développement entre Flandre et Wallonie, la flandre ayant tenté coûte que coûte de conserver son industrie sidérurgique devenue obsolète.
 
Sinon, :jap:


je me permets une petite parenthèse humouristique pour te dire que ta signature correspond bien aux idées autrichiennes : ""Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©. :o


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Light Years Away.
n°27522853
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-08-2011 à 11:38:20  profilanswer
 

JacenX a écrit :


ce que tu devrais y voir :
-le taux de chomage est exceptionnel.
-une progression du PNB relativement lisse, jusqu'à la dépression actuelle qui est exceptionnelle(mais ce n'est pas le moteur à explosion qui validerait que les interventions sur le marché ne servent qu'à créer d'autres bulles).-
-qu'une politique kéynesienne n'a pas été suivie : l'augmentation du déficit budgétaire ne s'est pas faite par l'augmentation des dépenses, mais par la baisse des revenus, à aucun moment le gouvernement a essayé de remplacer le trou créé.
Ce que les autrichiens ne conçoivent pas, c'est qu'un problème localisé (bulle immobilière) s'est répendu à toute l'économie, et c'est bien là le rôle du gouvernemen dans ce cas, faire que le problème soit corrigé (la bulle immobilière) sans que cela ne pénalise tout le monde. Si c'était une simple crise d'un secteur, on aiderait les gens de ce secteur à faire face avec des aides sociales en attendant qu'ils trouvent du boulot ailleurs. Mais nous avons dépassé ce stage : la crise est générale, et cela n'a pas de justification.
Le problème c'est que vous êtes persuadé que tout est pourri qu'il faut tout corriger. C'est faux. La grosse partie de l'économie est parfaitement capable de produire des biens utiles, à des gens solvables, mais les dégâts de l'immobilier vers le bancaire ont été tel que toute la machine est grippée.  


C'est du révisionnisme économique ! LA bulle immobilière n'est qu'un symptôme. On pourrait aussi dire que la bulle du vin s'est répandue... C'est absurde. LA cause est bien plus profonde que l'éclatement de la bulle immobilière US (la nôtre n'est pas encore dégonflée et pourtant on n'est pas forcément avantagés...), qui n'est qu'un symptôme, le messager du bust.


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n°27522885
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-08-2011 à 11:40:46  profilanswer
 

JacenX a écrit :


C'est un exemple de politique keynesienne qui marche et dont la transition avec un retour à la normale et au privé après se passe en douceur.  :)


Tu en reviens donc à Keynes = guerre.
Le contexte de production nécessaire est quand même spécifique. Les motivations et la valorisation économique des buts par les agents était différente, car incluant cette nécessité.


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n°27522923
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-08-2011 à 11:43:08  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
 
n 'empeche que c'est un des exemples intéressant de remobilisation du capital et du travail


Bien sûr, je ne dis pas le contraire. Mais dans un contexte où il est nécessaire et clair qu'il faut réallouer pour le bien de tous les agents les ressources vers quelques secteurs (armement, transports, médecine, recherche, le tout à visée militaire), c'est assez difficile de se planter, sachant que la plupart des acteurs étaient ok, et que la motivation des agents n'était pas seulement sur la rémunération en valeur mais aussi en "bons points du pays", si tu veux mon avis. Le succès des war bonds est lié à cet état de fait...


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n°27522963
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 23-08-2011 à 11:45:39  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Bien sûr, je ne dis pas le contraire. Mais dans un contexte où il est nécessaire et clair qu'il faut réallouer pour le bien de tous les agents les ressources vers quelques secteurs (armement, transports, médecine, recherche, le tout à visée militaire), c'est assez difficile de se planter, sachant que la plupart des acteurs étaient ok, et que la motivation des agents n'était pas seulement sur la rémunération en valeur mais aussi en "bons points du pays", si tu veux mon avis. Le succès des war bonds est lié à cet état de fait...


 
Mais Bismarck c'était la guerre
Berevidge c'était la guerre
 
La guerre sur une base nationale est le principal moteur historiquement du développement de l'Etat mais aussi de la protection sociale, c'est dommage que ca soit le cas mais c'est comme ca.
 


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°27522978
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 11:46:24  profilanswer
 

radioactif a écrit :


C'est du révisionnisme économique ! LA bulle immobilière n'est qu'un symptôme. On pourrait aussi dire que la bulle du vin s'est répandue... C'est absurde. LA cause est bien plus profonde que l'éclatement de la bulle immobilière US (la nôtre n'est pas encore dégonflée et pourtant on n'est pas forcément avantagés...), qui n'est qu'un symptôme, le messager du bust.


C'est bien ce que je dis, votre théorie vous fait croire que tout est pourri, tout n'est que du vent. Et si on vient de vivre 20 ans pas trop mal ? nananna, "du vent, bulle, burst!".  
Le fait que vous voyez les bulles ne soutient en rien votre théorie. Les neo keynesiens avaient tout aussi bien vu la bulle immobilière depuis 2003 - 2004, et leurs recommendations sont bien plus concrètes que "laissez tout exploser, ça fait du bien" et ils ne viennent pas essayer de nous expliquer qu'il va falloir payer maintenant pour avoir vécu pas trop mal ses dernières années, même si on a rien à voir avec l'immobilier ou les banques.
 

radioactif a écrit :


Tu en reviens donc à Keynes = guerre.
Le contexte de production nécessaire est quand même spécifique. Les motivations et la valorisation économique des buts par les agents était différente, car incluant cette nécessité.


Si demain on se convaint que des aliens vont attaquer et qu'il faut se préparer, on va les trouver les ressources pour faire tourner l'économie. Et quand on on nous dira "en fait y a pas d'alien", on aura quand même une économie qui tourne à fond. :o


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n°27522999
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 11:47:59  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Bien sûr, je ne dis pas le contraire. Mais dans un contexte où il est nécessaire et clair qu'il faut réallouer pour le bien de tous les agents les ressources vers quelques secteurs (armement, transports, médecine, recherche, le tout à visée militaire), c'est assez difficile de se planter, sachant que la plupart des acteurs étaient ok, et que la motivation des agents n'était pas seulement sur la rémunération en valeur mais aussi en "bons points du pays", si tu veux mon avis. Le succès des war bonds est lié à cet état de fait...


donc tout le monde a gagné la guerre et s'en est sorti bien ? Le succès des bonds aujourd'hui il est lié à quoi ? A leur taux incroyablement bas et à la peur que le système est pourri et que la dette US ne vaut rien ?

Message cité 1 fois
Message édité par JacenX le 23-08-2011 à 11:48:26

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Light Years Away.
n°27523031
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-08-2011 à 11:50:11  profilanswer
 

JacenX a écrit :


C'est bien ce que je dis, votre théorie vous fait croire que tout est pourri, tout n'est que du vent. Et si on vient de vivre 20 ans pas trop mal ? nananna, "du vent, bulle, burst!".  
Le fait que vous voyez les bulles ne soutient en rien votre théorie. Les neo keynesiens avaient tout aussi bien vu la bulle immobilière depuis 2003 - 2004, et leurs recommendations sont bien plus concrètes que "laissez tout exploser, ça fait du bien" et ils ne viennent pas essayer de nous expliquer qu'il va falloir payer maintenant pour avoir vécu pas trop mal ses dernières années, même si on a rien à voir avec l'immobilier ou les banques.


Ok, les keynésiens dont tu parles croient donc en la création de valeur infinie :jap:
Tu n'as rien à voir avec l'immobilier ou les banques ? En es-tu vraiment sûr ?

JacenX a écrit :


Si demain on se convaint que des aliens vont attaquer et qu'il faut se préparer, on va les trouver les ressources pour faire tourner l'économie. Et quand on on nous dira "en fait y a pas d'alien", on aura quand même une économie qui tourne à fond. :o


Ah ouais, si tu fais des armes pour ne pas faire la guerre, tu as créé de la valeur ?


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"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°27523039
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-08-2011 à 11:50:43  profilanswer
 

JacenX a écrit :


donc tout le monde a gagné la guerre et s'en est sorti bien ? Le succès des bonds aujourd'hui il est lié à quoi ? A leur taux incroyablement bas et à la peur que le système est pourri et que la dette US ne vaut rien ?


Je crois avoir répondu à ça quelques posts au-dessus, Zemmour, Bachelot...


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n°27523058
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 23-08-2011 à 11:51:36  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Ok, les keynésiens dont tu parles croient donc en la création de valeur infinie :jap:
Tu n'as rien à voir avec l'immobilier ou les banques ? En es-tu vraiment sûr ?


 

radioactif a écrit :


Ah ouais, si tu fais des armes pour ne pas faire la guerre, tu as créé de la valeur ?


 
La production de valeur est infinie potentiellement, la production matérielle est finie, c'est différent


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°27523071
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 23-08-2011 à 11:52:31  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Ok, les keynésiens dont tu parles croient donc en la création de valeur infinie :jap:
Tu n'as rien à voir avec l'immobilier ou les banques ? En es-tu vraiment sûr ?


 

radioactif a écrit :


Ah ouais, si tu fais des armes pour ne pas faire la guerre, tu as créé de la valeur ?


 
on va arriver au stade intéressant qui est celui de savoir ta definition de la valeur :)


---------------
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n°27523078
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-08-2011 à 11:52:44  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
La production de valeur est infinie potentiellement, la production matérielle est finie, c'est différent


Tu as raison, je voulais dire croire en une intemporalité de la valeur :jap:


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n°27523114
zad38
Posté le 23-08-2011 à 11:55:38  profilanswer
 

JacenX a écrit :

Si demain on se convaint que des aliens vont attaquer et qu'il faut se préparer, on va les trouver les ressources pour faire tourner l'économie. Et quand on on nous dira "en fait y a pas d'alien", on aura quand même une économie qui tourne à fond. :o


Une économie qui tourne à fond pour des trucs qui ne servent à rien. On aura des tonnes de missiles mais probablement une bouffe rationné, les loisirs inexistants, bref une vie d'austérité vu que toutes les ressources sont mobilisées ailleurs. Le pied.

n°27523125
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 11:56:13  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Ok, les keynésiens dont tu parles croient donc en la création de valeur infinie :jap:
Tu n'as rien à voir avec l'immobilier ou les banques ? En es-tu vraiment sûr ?


je pense qu'on est trop loin d'avoir créer toute la valeur que l'on pouvait créer... La question de si c'est infini ou pas ne se pose même pas...
le crash de l'immobilier et son assainissement n'implique pas qu'on ait plus besoin de voitures propres, de logements mieux isolés, de bouffe, de vêtements etc. Les investisseurs sont prêts à donner leurs sous à l'Etat, que l'Etat s'en serve pour faire tourner l'économie !
 

radioactif a écrit :


Ah ouais, si tu fais des armes pour ne pas faire la guerre, tu as créé de la valeur ?


l'effet multiplicateur, tout ça.


---------------
Light Years Away.
n°27523152
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 11:57:41  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Une économie qui tourne à fond pour des trucs qui ne servent à rien. On aura des tonnes de missiles mais probablement une bouffe rationné, les loisirs inexistants, bref une vie d'austérité vu que toutes les ressources sont mobilisées ailleurs. Le pied.


et tout le monde travaillera...  
Alors pourquoi tout le monde ne peut pas travailler aujourd'hui, à produire des trucs utiles ? Il n'y a plus d'épargne? Il n'y a plus de projet à mener? Il faut qu'on pleure sur la bêtise de la bulle immobilière encore combien de temps avant d'avoir le courage de repartir ? [:dawa]


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Light Years Away.
n°27523176
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-08-2011 à 12:00:11  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


on va arriver au stade intéressant qui est celui de savoir ta definition de la valeur :)


Satisfaction des besoins des agents. C'est la définition la plus commune que je connaisse. Ainsi, le déambulateur n'a pas de valeur pour un double manchot.
Bien sûr, les besoins sont à prendre au sens large, on y inclut donc les besoins idéologiques (acheter du gel douche Yannick Noah par exemple). Tu ne m'auras pas sur la distinction prix/valeur :o


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n°27523187
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-08-2011 à 12:00:46  profilanswer
 

JacenX a écrit :


et tout le monde travaillera...  
Alors pourquoi tout le monde ne peut pas travailler aujourd'hui, à produire des trucs utiles ? Il n'y a plus d'épargne? Il n'y a plus de projet à mener? Il faut qu'on pleure sur la bêtise de la bulle immobilière encore combien de temps avant d'avoir le courage de repartir ? [:dawa]


 [:alexmagnus:2]


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n°27523199
zad38
Posté le 23-08-2011 à 12:01:34  profilanswer
 

JacenX a écrit :

et tout le monde travaillera...


Le travail est un moyen, pas une fin. Que tu ne l'ais pas compris explique bien des choses :whistle:

JacenX a écrit :

Alors pourquoi tout le monde ne peut pas travailler aujourd'hui, à produire des trucs utiles ? Il n'y a plus d'épargne? Il n'y a plus de projet à mener? Il faut qu'on pleure sur la bêtise de la bulle immobilière encore combien de temps avant d'avoir le courage de repartir ? [:dawa]


Déjà répondu 15 fois.

Message cité 1 fois
Message édité par zad38 le 23-08-2011 à 12:02:02
n°27523250
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 12:05:31  profilanswer
 


nous sommes dans une société où le travail est nécessaire à l'intégration, le chomage subi est un drame. Donner du travail aux gens, même subventionné, ça a un sens, celui d'inclure tout le monde dans l'économie et de multiplier les opportunités d'échange.  
Si on était dans une société plus avancée, où les richesses étaient distribuées plus facilement, on pourrait payer des gens à "ne rien faire", leur donner les moyens de subsister dans contrepartie spéciale (on produit assez de trucs de base pour tout le monde), comme on dans une société qui trouve ça inacceptable, faut donner aux gens l'opportunité de faire semblant pour mériter de recevoir de l'argent et d'en dépenser. :o


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Light Years Away.
n°27523267
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 12:06:49  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Le travail est un moyen, pas une fin. Que tu ne l'ais pas compris explique bien des choses :whistle:  


Pas toujours, miroir magique ça revient sur toi.
 

zad38 a écrit :


Déjà répondu 15 fois.


faut croire que ce n'était pas convaincant.


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Light Years Away.
n°27523315
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 23-08-2011 à 12:11:03  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Satisfaction des besoins des agents. C'est la définition la plus commune que je connaisse. Ainsi, le déambulateur n'a pas de valeur pour un double manchot.
Bien sûr, les besoins sont à prendre au sens large, on y inclut donc les besoins idéologiques (acheter du gel douche Yannick Noah par exemple). Tu ne m'auras pas sur la distinction prix/valeur :o


 
 
Attention parce que satisfaction des besoins c'est sacrément marxiste et ca n'a rien à voir avec les désirs, l'offre et la demande sur un marché, etc ...
 
Le but pour moi n'est pas le plein emploi, c'est la pleine satisfaction des besoins primaires et un niveau très limités d'inégalités (en raison des conséquences politiques de l'inégalité économique).
 
la définition de la valeur : c'est la quantité de travail socialement nécessaire à la production d'un bien


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°27523358
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-08-2011 à 12:13:34  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


Attention parce que satisfaction des besoins c'est sacrément marxiste et ca n'a rien à voir avec les désirs, l'offre et la demande sur un marché, etc ...
 
Le but pour moi n'est pas le plein emploi, c'est la pleine satisfaction des besoins primaires et un niveau très limités d'inégalités (en raison des conséquences politiques de l'inégalité économique).
 
la définition de la valeur : c'est la quantité de travail socialement nécessaire à la production d'un bien


C'est exactement ce que je disais : tu as tes critères d'évaluation de la valeur. C'est une des raisons pour lesquelles raisonner globalement et déduire d'agrégats des conduites individuelles n'a aucun sens. La valeur se crée (pour moi) au niveau des individus.
 
Quantité de travail nécessaire, je ne pige pas le truc. Si je crée une machine extrêmement complexe qui tourne pour tourner, elle a de la valeur ? (Hormis artistique...).


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n°27523370
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2011 à 12:14:25  profilanswer
 

JacenX a écrit :

La cération de liquidité a été relativement continu depuis 1950 et pendant toutes les crises que tu cites, elle n'a augmenté fortement que récemment, face à la nouvelle dépression. L'augmentation a été tellement gigantesque, qu'après 3 ans, si votre théorie était vrai, il serait temps de la voir cette transmission / diffusion...  
 
Les modèles autrichiens prédisent une chose, et la majorité du temps les autrichiens passent à expliquer pourquoi ça ne s'est pas réalisé... Après coup... Votre théorie est une théorie de l'apocalypse et de la souffrance, elle ne sert qu'aux gens moralisateurs qui croient que tous doivent être punis pour les péchés de quelques uns. :o


 
Après tout, on dit bien que le keynésianisme est une théorie de la jouissance...
 
Sur l'augmentation des liquidités :
- depuis 10 ans : la conséquence en a été la bulle immobilière des subprimes (notamment, pas seulement)
- depuis 3 ans : la conséquence en a été la bulle immobilière qui se poursuit dans certains pays (Paris, Londres, Shanghaï...), la bulle sur les matières premières, la bulle obligataire...
 
Et je passe bien sûr sur les conséquences de ces bulles sur l'activité économique, quand ces bulles éclatent...
 
C'est suffisant comme preuves, non ?

n°27523446
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 23-08-2011 à 12:22:48  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Après tout, on dit bien que le keynésianisme est une théorie de la jouissance...
 
Sur l'augmentation des liquidités :
- depuis 10 ans : la conséquence en a été la bulle immobilière des subprimes (notamment, pas seulement)
- depuis 3 ans : la conséquence en a été la bulle immobilière qui se poursuit dans certains pays (Paris, Londres, Shanghaï...), la bulle sur les matières premières, la bulle obligataire...

Et je passe bien sûr sur les conséquences de ces bulles sur l'activité économique, quand ces bulles éclatent...
 
C'est suffisant comme preuves, non ?


J'avais bien aimé la courbe des prix de Singapour qu'avait postée Betcour [:ddr555]


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"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°27523449
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2011 à 12:23:09  profilanswer
 

JacenX a écrit :


et tout le monde travaillera...  
Alors pourquoi tout le monde ne peut pas travailler aujourd'hui, à produire des trucs utiles ? Il n'y a plus d'épargne? Il n'y a plus de projet à mener? Il faut qu'on pleure sur la bêtise de la bulle immobilière encore combien de temps avant d'avoir le courage de repartir ? [:dawa]


 
L'épargne est réduite par la fiscalité et l'Etat-providence. Et quand elle existe, elle est siphonnée par les Etats pour financer des dépenses de consommation, consommation qui n'est jamais que de la destruction de biens, et non de l'investissement permettant d'améliorer les conditions matérielles de tous demain.
 
La croissance est plus forte en Chine ou en Inde, car l'épargne y est bien plus élevée (même si aux aussi sont concernés par le risque inflationniste)

n°27523457
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 23-08-2011 à 12:23:43  profilanswer
 

radioactif a écrit :


C'est exactement ce que je disais : tu as tes critères d'évaluation de la valeur. C'est une des raisons pour lesquelles raisonner globalement et déduire d'agrégats des conduites individuelles n'a aucun sens. La valeur se crée (pour moi) au niveau des individus.
 
Quantité de travail nécessaire, je ne pige pas le truc. Si je crée une machine extrêmement complexe qui tourne pour tourner, elle a de la valeur ? (Hormis artistique...).


 
c'est là ou tu te trompes, la valeur ne peut être créée qu'en référence à des normes sociales.
C'est pour cela qu'on parle de quantité de travail "socialement nécessaire" : si tu met 3 jours à faire un stylo mais que plusieurs autres personnes dans la société peuvent le faire en 10 minutes, la quantité de travail socialement nécessaire à la production du stylo c'est 10 minutes et pas 3 jours. Mais attention, cela inclut aussi le travail mort inclut dans la production (ie le travail qui a servit à produire les machines, l'énergie, extraire et transporter les matières premières).
 
 
Sur le point de la machine qui tourne à vide, c'est ce que les critiques du Marx appelle le "mudpie argument" : si tu fait une tarte de terre tu as travaillé mais personne ne veut manger ca, donc la valeur ne vient sans doutes pas du travail.
 
une petite vidéo sur le sujet qui explique plus clairement que je ne peux le faire en quelques lignes
 
http://www.youtube.com/watch?v=UltE6U4t8Vc
http://www.youtube.com/watch?v=Ujk [...] re=related


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
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