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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°27519753
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 22-08-2011 à 23:09:14  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

limonaire a écrit :


 
Non :
 
1- l'économie redémarre en 1933 mais s'arrête en 1937, puisqu'il faut un deuxième New Deal. Avec pour résultat final qu'en 1939, on a a peine retrouvé le niveau de production de 1939. Cela montre bien que les remèdes keynésiens marchent à court terme (phénomène d'illusion monétaire par exemple) mais qu'ils sont incapables de résoudre le problème : au mieux, ils le reportent (reculer pour mieux sauter), au pire ils l'aggravent (c'est le plus souvent le cas).
d'une économie de guerre. On ne peut que lui donner raison.


C'est lié à un retour trop brusque à l'austérité.  [:razorbak83]  
 

Citation :

2- l'article montre bien que la fable vendue ad nauseam en France, notamment par l'Education nationale, est complètement à côté de la plaque : c'est bien la mauvaise gestion du monopole étatique dans les années 20 (suite à la création de la fed en 1913) qui crée un excès de liquidités. La crise vient de la politique monétaire, pas du marché. De même Hoover n'est pas le laissez-fairiste que l'on croît : sous son mandat, le déficit budgétaire se creuse et le protectionnisme s'accroît, sous la pression des lobbies industriels, ce qui aggrave la crise. Crise que prolonge Roosevelt par son interventionnisme. La fable du New Deal venant au secours d'une économie plombée par le laissez-faire ne tient pas la route une seconde. Mais c'est quand même cette fable qui tient le haut du pavé en France : les idéologies ont la vie dure...


"crise que prolonge roosevelt" : si par "crise" tu entends retour de la croissance et augmentation de la production industrielle, heu... oui ? Ah et puis en meme temps que ça augmentait, la base monétaire augmentait aussi... Excès de liquidités tu disais ?  
 

Citation :

3- l'économie de guerre, ça aussi ça marche, mais seulement à court terme. Pas étonnant que la guerre, en mobilisant de façon autoritaire des ressources, arrive à obtenir des résultats. Mais au prix d'une inflation, réelle ou masquée, qui ne peut pas durer (l'inflation étant toujours indolore à court terme, et ne révélant son poison qu'à long terme : voir les années 60 qui débouchent sur 1973). Paul Fabra disait d'ailleurs que la gestion keynésienne de l'économie, c'était un peu la gestion


Bah oui 20 ans stoppés par une crise pétrolière c'est du court terme. Les guerres sur la période et leur impact sur le PIB était très limitée, on voit bien pour moi qu'après le coup de pouce de la grosse relance de 1940 - 45, l'économie privée a su repartir sans catastrophe autrichienne "inévitable".
 
Je ne vois pas en quoi s'intéresser au "court terme" est un problème, déjà sociologiquement,  le chomage de longue durée est loin d'être sans impact.  
Pour moi le débat c'est vraiment "comment investir au mieux" ? Pas "faut il investir ou pas".
 
Si l'espace d'un instant on oublie les distinctions privés / publiques, on voit juste plusieurs acteurs économiques, certains endettés, d'autres non, et alors ça paraît évident : si les gens non endettés, qui en plus peuvent s'endetter GRATUITEMENT (les USA) s'endettent un peu pour investir et dépenser à la place des gens qui ne peuvent plus, l'économie va continuer à tourner, à croitre,  les gens endettés vont pouvoir se désendetter plus facilement (ça n'empêche pas qu'ils se désendettent et que les "créances pourries" soient reconnues comme telles), et la vie sera plutôt belle.


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Light Years Away.
mood
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Posté le 22-08-2011 à 23:09:14  profilanswer
 

n°27519803
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2011 à 23:13:06  profilanswer
 

JacenX a écrit :


L'argument que tu sors, se retrouve dans "c'est du chomage structurel" (que je caricature par "les gens sont bons à rien, faut tout reprendre à 0" ). Quand on le confronte à la réalité des choses, plusieurs problèmes apparaissent :
-TOUS les secteurs sont touchés. La réallocation se fait pas de A vers B, tout le monde participe au chômage.  
-Quand la guerre a commencé, les US ont pas eu de mal à former les gens à être utile : c'est l'exemple des mères de famille apprenant à faire des rivets et produisant des bombardiers...
Il n'y a aucune justification pour laisser des gens sans emploi, pour ne rien faire pour les aider. Dans ton exemple, tu fais bien appel à une intervention extérieure pour te guérir...


 
Il n'a pas dit ça. Il dit que le chômage est la conséquence d'erreurs de politiques menées au début du cycle économique. Le chômage n'est donc pas structurel, au sens il va durer 20 ans ou plus car des gens sont structurellement inemployables (un libéral ne considère jamais que des gens sont inemployables et n'emploie jamais l'expression main d'oeuvre non qualifiée, qui ne veut rien dire et qui est très méprisante/peu humaniste). ll dit juste qu'après des erreurs de politiques qui ont conduit à un boom artificiel puis une récession, le chômage consécutif à cette récession n'est que la conséquence du boom artificiel causé par la politique économique (monétaire ou budgétaire) : ce chômage est dès lors inévitable. Une politique keynésienne ne ferait que retarder sa résorption, et éventuellement l'aggraverait en alimentant un nouveau cycle.  
 
En revanche, le cycle boom artificiel (avec bulles et spéculation)-récession est lui évitable, si l'Etat s'abstient de mener des politiques économiques actives type courbe de Phillips.

n°27519830
moonboots
Posté le 22-08-2011 à 23:14:32  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Pas con la remarque de Paul Fabra   [:implosion du tibia]  


tel quel c'est complètement imbécile surtout, la seule ressemblance entre économie de guerre et économie keynesienne c'est la dépense, mais dans un cas on a une dépense en pure perte (qui participe en effet à relancer l'économie mais seulement à court terme) de l'autre on a une dépense productive, un investissement...

n°27519840
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 22-08-2011 à 23:15:19  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
J'apprécie aussi ta bonne foi et ta pensée argumentée, même si les arguments que tu emploies, je les connais en détail depuis des années, voire des dizaines d'années (eh oui, le temps passe). J'ai eu le temps d'en faire le tour et d'en voir les limites, aussi bien théoriques qu'empirique.
 
De mon côté, mes positions viennent vraiment de lectures approfondies : mon point de vue est donc solidement étayé par tout un courant de pensée et n'est pas le fruit d'un coup de tête. En fait, il faut du temps pour digérer les concepts économiques et bien les comprendre. Spontanément, je crois qu'un étudiant qui découvre l'économie sera plutôt keynésien, surtout en France, compte tenu du bain idéologique ambiant.  L'économie keynésienne, c'est l'idéologie du sympa, dirait Renaud Camus : il faut avoir des billes pour oser la contester en public... C'est plus tard, avec le temps, qu'on s'arme contre ce terrorisme idéologique. Et on s'aperçoit que :
1- les recettes keynésiennes, c'est du flan  
2- que ce n'est pas grave, passé le deuil initial : cela n'empêche pas de dessiner les contours d'une politique de gauche qui émancipe les individus. Mais sur des principes économiques qui tiennent la route.


Si je pouvais, j'interdirais sur ce topic les remarques sur "le bon sens" et sur "ce qui plait" : les keynesiens disent des autrichiens qu'ils pensent ce qu'ils pensent parce que "dire qu'il faut souffrir ça fait sérieux, surtout quand on souffre déjà donc c'est bien".
J'interdirais aussi les analogies (que chacun retourne dans son sens comme il le souhaite, cf les antibiotiques, les remèdes, les pécheurs etc. :o).  


---------------
Light Years Away.
n°27519845
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 22-08-2011 à 23:15:59  profilanswer
 

moonboots a écrit :


tel quel c'est complètement imbécile surtout, la seule ressemblance entre économie de guerre et économie keynesienne c'est la dépense, mais dans un cas on a une dépense en pure perte (qui participe en effet à relancer l'économie mais seulement à court terme) de l'autre on a une dépense productive, un investissement...

 

Non, certain te diront que la dépense de guerre encourage l'innovation et la recherche.
JacenX le répète assez souvent dans ses interventions : la guerre est une bonne chose, et c'est grace à la guerre et ses 50% de PIB de dépense d'Etat que les USA sont reparties comme sur des roulettes :D

Message cité 2 fois
Message édité par n0name le 22-08-2011 à 23:24:12

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n°27519861
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2011 à 23:16:50  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Mais moi aussi [:ddr555]
 
Il pourrait commencer par : en quoi la 2nde guerre mondiale puis les 20 années suivantes ne sont pas l'exemple de la réussite d'une intervention massive de l'état suivie d'une transition rapide vers le privé, sans bulle, sans drame autrichien...


 
Seconde guerre : c'est du keynésianisme, ça ne marche qu'à court terme, en raison de l'inflation masquée qu'elle engendre.
 
Après 1945 : réforme monétaire (Bretton Woods, même si dans les années 60, ce régime s'avérera inflationniste), libre-échange (accords du GATT faisant baisser les droits de douane de 40% en 1945 à 10% en 1980), dépenses publiques dans le Pib modérées jusqu'à la fin des années 60, marché du travail libre, effet de rattrapage, etc. L'exemple typique, c'est le miracle allemand grâce aux politiques ordo-libérales et à la réforme monétaire de 1949.

n°27519872
moonboots
Posté le 22-08-2011 à 23:17:17  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Non, certain te diront que la dépense de guerre encourage l'innovation et la recherche.


c'est d'ailleurs vrai, mais c'est un bénéfice bien maigre comparé à la dépense

n°27519894
moonboots
Posté le 22-08-2011 à 23:19:02  profilanswer
 

n0name a écrit :

JacenX le répète assez souvent dans ses interventions : la guerre est une bonne chose, et c'est grace à la guerre et ses 50% de PIB de dépense d'Etat que les USA sont reparties comme sur des roulettes :D


ce n'est pas tout à fait ce qu'il dit il me semble, il avance cela comme preuve que la dépense publique peut relancer l'économie dans une perspective de court terme, à terme c'est évident qu'une économie de guerre ne mène nulle part

n°27519914
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2011 à 23:20:24  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Si je pouvais, j'interdirais sur ce topic les remarques sur "le bon sens" et sur "ce qui plait" : les keynesiens disent des autrichiens qu'ils pensent ce qu'ils pensent parce que "dire qu'il faut souffrir ça fait sérieux, surtout quand on souffre déjà donc c'est bien".
J'interdirais aussi les analogies (que chacun retourne dans son sens comme il le souhaite, cf les antibiotiques, les remèdes, les pécheurs etc. :o).  


 
On est sur un forum, c'est inévitable...

n°27519956
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 22-08-2011 à 23:23:12  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Il n'a pas dit ça. Il dit que le chômage est la conséquence d'erreurs de politiques menées au début du cycle économique. Le chômage n'est donc pas structurel, au sens il va durer 20 ans ou plus car des gens sont structurellement inemployables (un libéral ne considère jamais que des gens sont inemployables et n'emploie jamais l'expression main d'oeuvre non qualifiée, qui ne veut rien dire et qui est très méprisante/peu humaniste). ll dit juste qu'après des erreurs de politiques qui ont conduit à un boom artificiel puis une récession, le chômage consécutif à cette récession n'est que la conséquence du boom artificiel causé par la politique économique (monétaire ou budgétaire) : ce chômage est dès lors inévitable. Une politique keynésienne ne ferait que retarder sa résorption, et éventuellement l'aggraverait en alimentant un nouveau cycle.  
 
En revanche, le cycle boom artificiel (avec bulles et spéculation)-récession est lui évitable, si l'Etat s'abstient de mener des politiques économiques actives type courbe de Phillips.


alors pourquoi ce cycle inévitable si l'Etat intervient ne se voit pas entre 1940 et 1970 aux US, après la plus grosse intervention publique qu'ils aient connu ?  
Si le chômage n'est que consécutif à la récession (et à la baisse de la demande), pourquoi ne pourrait on pas aider à le résorber rapidement ? Pourquoi croire que l'Etat ne pourrait pas aider à accélérer le processus ? J'ai l'impression que sous prétexte que la tâche est ardue (dans quoi investir ? qui aider ?), on préfère ne rien faire, c'est défaitiste.  
Mathématiquement, vous ne pouvez pas nier que quand le gouvernement dépense plus, l'économie croit. La question c'est "comment faire pour que ça soit durable ?". Mais si le privé ne fait rien, c'est con d'attendre sans essayer... Surtout que je n'ai pas eu la "preuve" qu'en laissant faire, ça finisse vraiment par repartir... De toute façon, c'est idée de "laisser faire" est assez bizarre, le gouvernement dépend de son peuple, comment imaginer que dans une crise trop longue il ne fasse rien du tout pour l'endiguer ? Comment croire que les gens vont accepter que leur pouvoir collectif ne soit pas utilisé ?  
Il faut que quelqu'un (n'importe qui) dépense et investisse bien, et l'Etat pourrait le faire. Ca n'empêche pas que les acteurs privés, dans des bonnes conditions, sache mieux allouer les ressources que l'Etat.


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Posté le 22-08-2011 à 23:23:12  profilanswer
 

n°27519989
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 22-08-2011 à 23:25:40  profilanswer
 

moonboots a écrit :


ce n'est pas tout à fait ce qu'il dit il me semble, il avance cela comme preuve que la dépense publique peut relancer l'économie dans une perspective de court terme, à terme c'est évident qu'une économie de guerre ne mène nulle part

 

Je revendique le droit de caricaturer comme un gros porc   :o


Message édité par n0name le 22-08-2011 à 23:25:47

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n°27519996
moonboots
Posté le 22-08-2011 à 23:26:11  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
On est sur un forum, c'est inévitable...


ça n'apporte rien pourtant

n°27520027
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 22-08-2011 à 23:28:47  profilanswer
 

JacenX a écrit :


alors pourquoi ce cycle inévitable si l'Etat intervient ne se voit pas entre 1940 et 1970 aux US, après la plus grosse intervention publique qu'ils aient connu ?
Si le chômage n'est que consécutif à la récession (et à la baisse de la demande), pourquoi ne pourrait on pas aider à le résorber rapidement ? Pourquoi croire que l'Etat ne pourrait pas aider à accélérer le processus ? J'ai l'impression que sous prétexte que la tâche est ardue (dans quoi investir ? qui aider ?), on préfère ne rien faire, c'est défaitiste.
Mathématiquement, vous ne pouvez pas nier que quand le gouvernement dépense plus, l'économie croit. La question c'est "comment faire pour que ça soit durable ?". Mais si le privé ne fait rien, c'est con d'attendre sans essayer... Surtout que je n'ai pas eu la "preuve" qu'en laissant faire, ça finisse vraiment par repartir... De toute façon, c'est idée de "laisser faire" est assez bizarre, le gouvernement dépend de son peuple, comment imaginer que dans une crise trop longue il ne fasse rien du tout pour l'endiguer ? Comment croire que les gens vont accepter que leur pouvoir collectif ne soit pas utilisé ?
Il faut que quelqu'un (n'importe qui) dépense et investisse bien, et l'Etat pourrait le faire. Ca n'empêche pas que les acteurs privés, dans des bonnes conditions, sache mieux allouer les ressources que l'Etat.

 

Et plus on construit des logements (incitations fiscales, crédits subprimes titrisés avec garantie d'état, etc.), plus l'économie croît  [:alexmagnus:2] .

 

Tu confonds "croissance du PIB" et "création de richesses qui répondent aux besoins réels des agents économiques" mais ce n'est pas étonnant de la part d'un keynesien... :/

Message cité 3 fois
Message édité par n0name le 22-08-2011 à 23:48:11

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n°27520038
moonboots
Posté le 22-08-2011 à 23:29:57  profilanswer
 

plus l'économie croit ou croît ?    :o   ça change tout

n°27520086
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-08-2011 à 23:34:24  profilanswer
 

JacenX a écrit :


alors pourquoi ce cycle inévitable si l'Etat intervient ne se voit pas entre 1940 et 1970 aux US, après la plus grosse intervention publique qu'ils aient connu ?  
Si le chômage n'est que consécutif à la récession (et à la baisse de la demande), pourquoi ne pourrait on pas aider à le résorber rapidement ? Pourquoi croire que l'Etat ne pourrait pas aider à accélérer le processus ? J'ai l'impression que sous prétexte que la tâche est ardue (dans quoi investir ? qui aider ?), on préfère ne rien faire, c'est défaitiste.  
Mathématiquement, vous ne pouvez pas nier que quand le gouvernement dépense plus, l'économie croit. La question c'est "comment faire pour que ça soit durable ?". Mais si le privé ne fait rien, c'est con d'attendre sans essayer... Surtout que je n'ai pas eu la "preuve" qu'en laissant faire, ça finisse vraiment par repartir... De toute façon, c'est idée de "laisser faire" est assez bizarre, le gouvernement dépend de son peuple, comment imaginer que dans une crise trop longue il ne fasse rien du tout pour l'endiguer ? Comment croire que les gens vont accepter que leur pouvoir collectif ne soit pas utilisé ?  
Il faut que quelqu'un (n'importe qui) dépense et investisse bien, et l'Etat pourrait le faire. Ca n'empêche pas que les acteurs privés, dans des bonnes conditions, sache mieux allouer les ressources que l'Etat.


 
Effectivement, plus l'Etat intervient, plus il y a de croissance : ben voyons ! http://www.ifrap.org/La-croissance [...] ,1124.html
 
Pour ce qui est de la période 1945-1970, sans crise financière majeure, c'est parce que nous sommes alors sous le régime de BW (pseudo-étalon or et change fixe). Ca permet de fixer des limites/contraintes aux politiques économiques.

n°27520090
maponos
Posté le 22-08-2011 à 23:34:53  profilanswer
 

JacenX a écrit :


alors pourquoi ce cycle inévitable si l'Etat intervient ne se voit pas entre 1940 et 1970 aux US, après la plus grosse intervention publique qu'ils aient connu ?  
Si le chômage n'est que consécutif à la récession (et à la baisse de la demande), pourquoi ne pourrait on pas aider à le résorber rapidement ? Pourquoi croire que l'Etat ne pourrait pas aider à accélérer le processus ? J'ai l'impression que sous prétexte que la tâche est ardue (dans quoi investir ? qui aider ?), on préfère ne rien faire, c'est défaitiste.  
Mathématiquement, vous ne pouvez pas nier que quand le gouvernement dépense plus, l'économie croit. La question c'est "comment faire pour que ça soit durable ?". Mais si le privé ne fait rien, c'est con d'attendre sans essayer... Surtout que je n'ai pas eu la "preuve" qu'en laissant faire, ça finisse vraiment par repartir... De toute façon, c'est idée de "laisser faire" est assez bizarre, le gouvernement dépend de son peuple, comment imaginer que dans une crise trop longue il ne fasse rien du tout pour l'endiguer ? Comment croire que les gens vont accepter que leur pouvoir collectif ne soit pas utilisé ?  
Il faut que quelqu'un (n'importe qui) dépense et investisse bien, et l'Etat pourrait le faire. Ca n'empêche pas que les acteurs privés, dans des bonnes conditions, sache mieux allouer les ressources que l'Etat.


Là-dessus j'aurais tendance à penser que chaque individu dans sa situation est plus apte à innover que l’État. La fin de la récession pourrait venir de l'explosion des micro entreprises de taille individuelle.

n°27520103
poilagratt​er
Posté le 22-08-2011 à 23:35:47  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Et plus on construit des logements (incitations fiscales, crédits subprimes titrisés avec garantie d'état, etc.), plus l'économie croit  [:alexmagnus:2] .
 
Tu confonds "croissance du PIB" et "création de richesses qui répondent aux besoins réels des agents économiques" mais ce n'est pas étonnant de la part d'un keynesien... :/

Pourquoi ne choisis tu pas des exemples "qui répondent aux besoins réels des agents économiques", y en a pourtant eu un paquet durant les 30 glorieuses!...
 


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27520122
maponos
Posté le 22-08-2011 à 23:37:09  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Et plus on construit des logements (incitations fiscales, crédits subprimes titrisés avec garantie d'état, etc.), plus l'économie croit  [:alexmagnus:2] .
 
Tu confonds "croissance du PIB" et "création de richesses qui répondent aux besoins réels des agents économiques" mais ce n'est pas étonnant de la part d'un keynesien... :/


Depuis les années 60 on est plus dans une économie du désir qu'une économie des besoins (grâce à la publicité). Finalement je me dis que même si ça se trouve c'est un frein à l'innovation (on cherche à vendre l’existant coûte que coûte plutôt que d'innover).

n°27520193
poilagratt​er
Posté le 22-08-2011 à 23:42:22  profilanswer
 

maponos a écrit :


Depuis les années 60 on est plus dans une économie du désir qu'une économie des besoins (grâce à la publicité). Finalement je me dis que même si ça se trouve c'est un frein à l'innovation (on cherche à vendre l’existant coûte que coûte plutôt que d'innover).


On cherche à fire du blé, quitte à fabriquer des produits volontairement non durables, et jetables. Comme quoi on sait innover!

 

Rendons le consommateur idiot grâce à la pub, et innovons!  

 

(si seulement c'était qu'une histoire de création monétaire...)

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 22-08-2011 à 23:47:29

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27520222
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 22-08-2011 à 23:44:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Seconde guerre : c'est du keynésianisme, ça ne marche qu'à court terme, en raison de l'inflation masquée qu'elle engendre.
 
Après 1945 : réforme monétaire (Bretton Woods, même si dans les années 60, ce régime s'avérera inflationniste), libre-échange (accords du GATT faisant baisser les droits de douane de 40% en 1945 à 10% en 1980), dépenses publiques dans le Pib modérées jusqu'à la fin des années 60, marché du travail libre, effet de rattrapage, etc. L'exemple typique, c'est le miracle allemand grâce aux politiques ordo-libérales et à la réforme monétaire de 1949.


"effet de rattrapage" suivi par "exemple typique, c'est le miracle allemand", je n'ai pas pu m'empêcher de sourire. :D Je rajouterai "et le plan marshall" ? :o Et puis le gouvernement allemand a joué un rôle anticyclique assez rapidement, dès les années 60, et pas forcément en mal... Mais Schiller le keynésien a du démissionner en 1972, etc. etc. L'Allemagne a aussi une "belle" histoire économique.
 
J'irai me coucher ce soir en me disant que les problèmes de fonds ça reste la lutte contre les monopoles, la lutte contre les inégalités, la promotion de l'investissement durable, l'interdiction des "casinos"... Qu'au niveau d'un pays, selon les circonstances, certaines réponses peuvent être plus adaptées que d'autres... mais, mais, mais que face à un chômage de masse lié à une baisse soudaine de la demande, un petit boost du gouvernement ne saurait être écarté par principe ou par peur, et que les gens au chômage méritent bien qu'on s'occupe d'eux immédiatement. Et les autrichiens disent qu'on peut pas, les neo keynésiens disent qu'on peut, mais pas "comment" (il me semble), pour la réponse immédiate à la crise, je continue donc de favoriser les neo keynésiens, même si ce n'est pas la panacée. :o


---------------
Light Years Away.
n°27520251
maponos
Posté le 22-08-2011 à 23:46:46  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


On cherche à fire du blé, quitte à fabriquer des produits volontairement non durables, et jetables. Comme quoi on sait innover!
 
Rendons le consommateur idiot grâce à la pub, et innovons!  
 


 
Ce n'est pas de l'innovation ça, c'est du gaspillage. C'est une mauvaise façon de faire du fric.
 
Si on laissait couler les grosses entreprises actuelles, on aurait peut-être plus d'innovation, des entreprises nouvelles pourraient apparaître avec des produits réellement nouveaux. Aujourd'hui on gadgétise mais on innove pas.

Message cité 1 fois
Message édité par maponos le 22-08-2011 à 23:47:04
n°27520304
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 22-08-2011 à 23:52:15  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Et plus on construit des logements (incitations fiscales, crédits subprimes titrisés avec garantie d'état, etc.), plus l'économie croÏt  [:alexmagnus:2] .
 
Tu confonds "croissance du PIB" et "création de richesses qui répondent aux besoins réels des agents économiques" mais ce n'est pas étonnant de la part d'un keynesien... :/


 

limonaire a écrit :


 
 
Effectivement, plus l'Etat intervient, plus il y a de croissance : ben voyons ! http://www.ifrap.org/La-croissance [...] ,1124.html
 
Pour ce qui est de la période 1945-1970, sans crise financière majeure, c'est parce que nous sommes alors sous le régime de BW (pseudo-étalon or et change fixe). Ca permet de fixer des limites/contraintes aux politiques économiques.


Je n'ai pas été assez précis, mais vous ne m'aidez pas non plus. :o  
J'entends "dans la situation de crise actuelle", je ne milite pas pour le communisme, juste pour une intervention du gouvernement quand personne d'autre ne veut plus intervenir et préfère garder son cash à la banque ou en bons du trésor comme c'est le cas actuellement... Mais si effectivement on arrivait à organiser les privés pour créer des micro entreprises, des ong faisant du profit, n'importe quoi qui fassent travailler les gens, leur permette de rester intégrer dans la société, etc, bah oui, on n'aurait pas besoin de l'Etat. Et bien sur, une fois que c'est reparti, l'Etat doit se refaire "petit"...  
Sommes nous vraiment obliger d'être soit "keynésien coco" 100% pro dépense de l'Etat ou "autrichien libéral 100% anti Etat quoi qu'il arrive" ?
Le privé et le public regorge d'exemples de réussites et d'échec... Il y a une question "micro" sur comment bien investir, etc, mais sur le principe de base "l'Etat a t il le droit d'investir durant une crise pour remplacer temporairement le privé ?" répondre "NON", ça me paraît du gâchis.


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Light Years Away.
n°27520310
poilagratt​er
Posté le 22-08-2011 à 23:53:08  profilanswer
 

maponos a écrit :


 
Ce n'est pas de l'innovation ça, c'est du gaspillage. C'est une mauvaise façon de faire du fric.
 
Si on laissait couler les grosses entreprises actuelles, on aurait peut-être plus d'innovation, des entreprises nouvelles pourraient apparaître avec des produits réellement nouveaux. Aujourd'hui on gadgétise mais on innove pas.


Bien sur, j'étais ironique. :o  
 
Mais il faut des grosses boites avec gros capital pour innover dans des domaines "lourds".
Et puis il faudrait autre chose que le marketing et la pub pour orienter ça dans un sens écolo/durable/, .
=> Régulation,  


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27520327
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 22-08-2011 à 23:56:32  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Bien sur, j'étais ironique. :o  
 
Mais il faut des grosses boites avec gros capital pour innover dans des domaines "lourds".
Et puis il faudrait autre chose que le marketing et la pub pour orienter ça dans un sens écolo/durable/, .
=> Régulation,  


ou un truc plus léger, style "crédits / taxe carbone". :o


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Light Years Away.
n°27520359
Badcow
Posté le 23-08-2011 à 00:04:25  profilanswer
 

JacenX a écrit :


L'argument que tu sors, se retrouve dans "c'est du chomage structurel" (que je caricature par "les gens sont bons à rien, faut tout reprendre à 0" ). Quand on le confronte à la réalité des choses, plusieurs problèmes apparaissent :
-TOUS les secteurs sont touchés. La réallocation se fait pas de A vers B, tout le monde participe au chômage.  
-Quand la guerre a commencé, les US ont pas eu de mal à former les gens à être utile : c'est l'exemple des mères de famille apprenant à faire des rivets et produisant des bombardiers...
Il n'y a aucune justification pour laisser des gens sans emploi, pour ne rien faire pour les aider. Dans ton exemple, tu fais bien appel à une intervention extérieure pour te guérir...


 
Hum... j'aurai tendance à dire que c'est faux
 
http://www.insee.fr/fr/themes/tabl [...] ATASF03362
 
Le taux de chômage des salariés est inversement proportionnel à leur qualification (et dans une proportion énorme), et donc paradoxalement au salaire (plus on est payé, et moins on a de risques d'être au chômage).


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°27520395
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 00:10:07  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Hum... j'aurai tendance à dire que c'est faux
 
http://www.insee.fr/fr/themes/tabl [...] ATASF03362
 
Le taux de chômage des salariés est inversement proportionnel à leur qualification (et dans une proportion énorme), et donc paradoxalement au salaire (plus on est payé, et moins on a de risques d'être au chômage).


je parle des US !


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Light Years Away.
n°27520420
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 00:13:54  profilanswer
 

Badcow a écrit :

 

Hum... j'aurai tendance à dire que c'est faux

 

http://www.insee.fr/fr/themes/tabl [...] ATASF03362

 

Le taux de chômage des salariés est inversement proportionnel à leur qualification (et dans une proportion énorme), et donc paradoxalement au salaire (plus on est payé, et moins on a de risques d'être au chômage).


et heu, en prenant la peine de regarder le tableau, entre 2008 et 2009, le chômage augmente partout, sans exceptions. Pas dans les mêmes proportions, certes, mais il augmente. Mieux vaut etre cadre, mais le chômage des cadres a quand même augmenté. Pour que l'argument de l'allocation des ressources soit convaincant, il faudrait que dans un secteur le chômage baisse, et que dans les autres il augmente, et que le fameux "transfert" pointe le bout de son nez. Ce n'est pas le cas aux US, et sur l'exemple donnée, ça ne semble pas être le cas en France.

Message cité 2 fois
Message édité par JacenX le 23-08-2011 à 00:14:42

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Light Years Away.
n°27520477
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2011 à 00:26:58  profilanswer
 

JacenX a écrit :


et heu, en prenant la peine de regarder le tableau, entre 2008 et 2009, le chômage augmente partout, sans exceptions. Pas dans les mêmes proportions, certes, mais il augmente. Mieux vaut etre cadre, mais le chômage des cadres a quand même augmenté. Pour que l'argument de l'allocation des ressources soit convaincant, il faudrait que dans un secteur le chômage baisse, et que dans les autres il augmente, et que le fameux "transfert" pointe le bout de son nez. Ce n'est pas le cas aux US, et sur l'exemple donnée, ça ne semble pas être le cas en France.


 
Mais il y a là une confusion : la théorie du déversement marche dans les périodes normales. Dans les périodes de récession d'un cycle, il est prévisible que le chômage augmente partout jusqu'à ce que l'économie soit purgée de ses mauvaises créances et que les banques se remettent à prêter.

n°27520532
Badcow
Posté le 23-08-2011 à 00:43:16  profilanswer
 

JacenX a écrit :


et heu, en prenant la peine de regarder le tableau, entre 2008 et 2009, le chômage augmente partout, sans exceptions. Pas dans les mêmes proportions, certes, mais il augmente. Mieux vaut etre cadre, mais le chômage des cadres a quand même augmenté. Pour que l'argument de l'allocation des ressources soit convaincant, il faudrait que dans un secteur le chômage baisse, et que dans les autres il augmente, et que le fameux "transfert" pointe le bout de son nez. Ce n'est pas le cas aux US, et sur l'exemple donnée, ça ne semble pas être le cas en France.


 
Merci, mais il m'arrive de temps en temps de lire les liens que je poste...
 
Le chômage total des cadres passe de 3% à 3,8%, je ne suis pas économiste mais il parait que ça s'appelle dans les deux cas "du plein emploi", et il faudrait certainement regarder une série longue plutôt qu'une comparaison en deux ans pour en conclure une tendance.
 
A part cela, un commentaire sur le fait que le chômage des cadres soit de 3,8% (en 2009) alors que le chômage des ouvriers est de 13,2%, et que celui des ouvriers non-qualifiés soit de plus de 20%, et ton affirmation que "TOUS les secteurs sont touchés. La réallocation se fait pas de A vers B, tout le monde participe au chômage" ? (modulo les différences entre la situation US et la situation Fr).


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°27520647
Profil sup​primé
Posté le 23-08-2011 à 01:12:14  answer
 

Citation :

Le Scandale du Réseau mafieux des Banques Centrales éclate – Le FED LOAN DISCLOSURE  

Un scandale vient d'èclater à Wall Street. Vous êtes les premiers à en bénèficier sur ObjectifEco. Aucun média francophone n'en parle pour l'heure. Après le Foreclosure gate rèvèlé en avant première par mon confrère Vincent Benard, un autre scandale de la Banksteraucratie vient d'èclater : le FED LOAN DISCLOSURE.  
 
Le 8 Août 2011, Olivier Delamarche (Gèrant chez Platinum Gestion) nous fournissait un billet dont il a seul le secret. Il écrivait que "ces marchés ne sont finalement portés que par l'ivresse que leur procure l'abus « criminel » de liquidités fournies par le réseau mafieux des banques centrales".
 
Tiens, tiens. Un gérant qui se lâche. Quand on connaît la personnalité du personnage, qui a tendance à s'emporter, on aurait matière à penser qu'il n'y soit pas allé de main morte histoire de se faire remarquer. Pourtant, ce Gérant est extra lucide. Il a vu avant tout le monde ou le Déficit des états allait nous mener. Lorsqu' Olivier Delamarche parle de "réseau mafieux des banques centrales" je pense que ce n'est ni plus ni moins que la stricte réalité. Il s'agit même d'un euphémisme, aux vues de ce qui est actuellement divulgué aux US sur les pratiques de la Banque Fédérale américaine qui a favorisé à coups de Milliards de Dollars la Planète Finance... pendant que les victimes des Subprimes en étaient laissées pour leur sort.  
 
Le FED LOAN DISCLOSURE : des dizaines de banques ont pu utiliser des programmes d'emprunts de la Fed entre Août 2007 et Avril 2010 portant sur des Milliers de milliard de dollars afin de se renflouer à bon compte. En clair, il s'agissait de faire payer aux contribuables les erreurs des Banques, et leur permettre de recommencer. En prenant des risques inconsidérés...  
 
La Fed a ainsi prêté aux banques internationales
(vous verrez que la SG en a bénèficié à hauteur de 12,5 Milliards d'Euros en Mai 2008 alors qu'elle disait que tout allait bien ; BNP a reçu aussi des fonds, de même que Dexia) des milliers de dollars (jusqu'à 1200 milliards de dollars lors de la journée du 5 Dècembre 2008). Plusieurs programmes ont alors été mis en place : les Asset-Backed Commercial Paper, les Money Market Mutual Fund Liquidity Facility, les Commercial Paper Funding Facility, les "Discount window", les PDCF, les TAF, les Term Securities Lending Facility et autres "Single-tranche Open Market Operations". Sans la moindre transparence.
 
 
L'objectif initial des fonds de sauvetage mis en place par la Fed et le Trésor américain était de garantir une liquidité sur le marché et poursuivre l'obtention des Prêts. Maisen réalité, les grandes banques ont en fin de compte bénéficié de faveurs. En utilisant ces fonds, qui étaient la source de financement la moins chère avec des taux cadeaux à 1% et dans n'importe quelle condition, de nombreux abus ont été constatés (spéculation, renflouement…) laissant courir un risque énorme, sans le moindre contrôle démocratique.
 
Un secret bien gardé
 
 
Les efforts sans précédent du président de la Fed, Ben Bernanke, pour maintenir l'économie à flot
et éviter de plonger dans la dépression ont mené à des prêts s'élevant jusqu'à 1200 Milliards $ d'argent public en simultané, soit le montant équivalent aux prêts des 6,5 millions d'américains empêtrés dans des crédits hypothécaires faisant l'objet de saisies (pour qui l'Etat ne fait rien, et encore moins leurs banques). Ces données ont été obtenues grâce au "Freedom of Information Act", après des mois de contentieux et une loi au Congrès. Jusqu'au bout, les Banques ont fait pression pour interdire ces publications. En vain. Le 22 Mars 2011, une dècision est rendue : c'est la fin des arrangements entre amis.
 
Les Responsables de la Fed ont même plaidé pour attendre deux ans avant que les données sur les programmes de sauvetage sous forme de prêts ne soient divulguées. La Fed réclamait que l'identité des emprunteurs et les modalités de leurs prêts ne soient pas connus au motif que cela stigmatiserait les banques, ayant un effet dévastateur sur leur cours de bourse.  
 
Un groupe de plusieurs grandes banques US a donc demandé l'année dernière à la Cour suprême américaine de garder la liste des emprunts de la Fed secrète. En Mars, la Haute Court a refusé cet appel, avec une injonction à la banque centrale de publier les données.
 
29346 pages rendues publiques  
 
Pour tout vous dire, je m'attendais à ce que ce soit Wikileaks qui balance les News (on parlait des tuyaux sur Bank of America il n'y a pas si longtemps , mais tout a eté court-circuité). Mais ce fut en rèalité Bloomberg ce dimanche 21 Août. Ils sont entrain de digèrer la tonne de documents. On devrait avoir des petits biscuits au compte goutte. Mais ce qui sort au fur et à mesure est de plus en plus gros. Les bloggers amèricains viennent ce lundi de commencer à publier quelques extraits (comme Barry Ritholtz).  
 
Ces données totalisent 29346 pages de documents obtenus en vertu du "Freedom of Information Act" tirées des bases de données de la Fed laissant apparaître plus de 21000 transactions et montrant clairement pour la première fois à quel point les plus grandes banques du monde dépendaient de la banque centrale américaine pour conjurer leurs manques de trésorerie.  
 
Alors même que les grandes banques occidentales affirmaient
dans des communiqués ou lors de la présentation de leurs résultats financiers qu'elles disposaient de liquidités suffisantes et abondantes, elle recevaient en réalité des fonds de la Fed dans le secret, en évitant soigneusement de montrer leur faiblesse. Mais tous les grands ont du se passer le mot : surtout ne rien dire !  
 
Des filiales pour manger à tous les rateliers  
 
Afin de maximiser leurs emprunts, des filiales de grandes banques ont été utilisées pour exploiter les programmes de la Fed. En Mars 2009, la filiale de Bank of America basée en Caroline du Nord a ainsi reçu quelques 78 milliards de dollars à travers deux filiales bancaires et 11,8 milliards de plus à partir de deux autres programmes via Bank of America Securities LLC.  
 
Des banques ont également jonglé
entre les programmes de la Fed. Beaucoup ont préféré le TAF parce qu'il était mieux perçu que le "Discount window", souvent considéré comme le dernier recours pour les prêteurs en situation de détresse, selon les économistes de la Fed de New York.
 
 
Les grandes banques internationales partagent le banquet
 

 
La finance américaine n'était pas la seule bénéficiaire. Presque la moitié des 30 premiers emprunteurs ont été des entreprises européennes.
 
 
Les bénèficiaires comprenaient la Royal Bank of Scotland, qui a reçu 84,5 milliards de dollars, et UBS qui a obtenu 77,2 milliards de dollars. Hypo Real Estate a emprunté 28,7 milliards de dollars - soit une moyenne de 21 millions de dollars pour chacun de ses 1366 employés.
 
Le pic de 1200 Milliards de dollars de prêts a été atteint le 5 décembre 2008 – cette somme comprend le total cumulé des sept programmes de sauvetage compilés par Bloomberg – ce qui représente presque trois fois la taille du déficit du budget fédéral américain cette année et davantage que les bénéfices de toutes les banques US sur la période 2000-2010.
 
Des européens ont été soigneusement arrosés par l'hèlicoptère de Bernanke.
Dexia, BNP... et même notre fierté nationale la SG qui cumulait à elle seule en Mai 2008, tenez vous bien, 12.5 Milliards de dollars de prêts de la Fed alors même que son Pdg Daniel Bouton déclarait que la SocGen allait "très bien" (celui-ci n'a bien entendu jamais parlé de ce programme).
 
Dans la plupart des cas, la Fed a exigé des garanties pour ses prêts - des bons du Trésor ou des obligations de sociétés et des obligations hypothécaires qui pourraient être saisis et vendus, si l'argent ne pouvait pas être remboursé. Le principal problème était que les garanties déposées auprès de la banque centrale pouvaient très bien avoir une valeur nulle.  
 
Des prêts sans garantie
 
Alors que la crise s'aggravait, la Fed a assoupli ses critères de garanties. En temps normal, la banque centrale accepte uniquement des Obligations avec une très bonne note de crédit, tels que les bons du Trésor américain. Fin 2008, le fait est qu'elle a été accepté des obligations de type "junk bonds", cotées avec une qualité inférieure. La Fed a même accepté des titres cotés en bourse.
 
 
Par exemple, on a appris que Morgan Stanley a bénéficié d'un programme d'emprunt de 61,3 milliards de dollars en Septembre 2008. De plus, la Fed a même promis un total de 66,5 milliards de dollars de garanties. Cela comportait 21,5 milliards de dollars de titres cotés en bourse, 6,68 milliards de dollars d'obligations ayant une notation de "junk bonds" et 19,5 milliards de dollars d'actifs avec une note "inconnue" !  
 
On ne manquera pas de vous tenir au courant des derniers biscuits. A suivre !
 


 
http://www.objectifeco.com/economi [...] disclosure

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 23-08-2011 à 01:23:02
n°27520684
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 23-08-2011 à 01:29:05  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Effectivement, plus l'Etat intervient, plus il y a de croissance : ben voyons ! http://www.ifrap.org/La-croissance [...] ,1124.html
 
Pour ce qui est de la période 1945-1970, sans crise financière majeure, c'est parce que nous sommes alors sous le régime de BW (pseudo-étalon or et change fixe). Ca permet de fixer des limites/contraintes aux politiques économiques.


Citation :

(en ôtant, faute de données disponibles, l’Australie, la Nouvelle- Zélande et la Suisse et en rajoutant la Corée du Sud)


Ça manque donc d'objectivité.


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Signature des messages
n°27520753
Proute2000
¡ sǝssǝɟ sǝɯ ɹǝʇɐɯ ǝp ǝʇǝɹɹɐ
Posté le 23-08-2011 à 01:54:02  profilanswer
 

Bonsoir/jour !  [:ootransparent]  
 
Question : c'est quoi le rapport entre la valeur d'une entreprise en bourse et le nombre d'actions vendues/achetées ?
 
Est-ce obligatoire que le prix de l'action d'une entreprise baisse si beaucoup revendre leurs actions (c'est à dire (enfin je crois) retrouvent leurs billes auprès de l'entreprise) ? Et vis-versa.

n°27520755
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 23-08-2011 à 01:54:23  profilanswer
 


On le savait déjà, c'était dit dans Overdose: The Next Financial Crisis par exemple.


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Signature des messages
n°27520805
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 23-08-2011 à 02:15:08  profilanswer
 

Proute2000 a écrit :

Bonsoir/jour !  [:ootransparent]  
 
Question : c'est quoi le rapport entre la valeur d'une entreprise en bourse et le nombre d'actions vendues/achetées ?


 
Tu sembles ne pas t'y connaitre.
La bourse, c'est un endroit ou des gens, n'importe qui, se rencontrent pour faire des affaires.
Sur les actions, il y a des vendeurs et des acheteurs. On s'en fout des gens, ce qui compte c'est ce qu'ils veulent. Pour dire ce qu'ils veulent, ils passent des ordres.
On va prendre un exemple :
http://hfr-rehost.net/self/pic/b705902e720de7ca4ae0ffcb00d3f550fb1fcfd1.png
Cela indique les ordres existants actuellement.
Dans la colonne de gauche, il y a les ordres d'achat :

  • La première ligne nous dit qu'il existe un ordre pour acheter 345 actions à 4,98€.
  • La deuxième ligne nous dit qu'il existe un ordre pour acheter 500 actions à 4,93€.
  • etc...

Dans la colonne de droite, il y a les ordres de vente.

  • La première ligne nous dit qu'il existe un ordre pour vendre 15 actions à 5,05€.
  • etc...

Tu remarques que les offres sont classées d'une manière particulière, de la plus intéressante à la moins intéressante.
Tu remarques aussi qu'il y a une différence entre la meilleure offre d'achat et la meilleure offre de vente : elle s'appelle le spread.
Le prix de la meilleure offre d'achat s'appelle le bid, pour la meilleure offre de vente c'est le ask.
Cette différence est toujours supérieure à 0, car si une offre d'achat a lieu au même prix qu'une offre de vente, la transaction est réalisée.
Le cours est la valeur à laquelle s'est effectuée la dernière transaction.
Voici l'historique des transactions, et donc du cours :
http://hfr-rehost.net/self/pic/2d6d311e38d4729902a753a318f42febcfca3117.png
La première ligne signifie qu'à 17:18:44, une transaction a eu lieu : 5 actions ont été échangées au prix de 4.98€.
Le cours est donc actuellement de 4.98. Il ne bougera pas avant demain matin, car la bourse est fermée la nuit.
 
Pour ta question :
On va continuer dans l'exemple. Si je passe un ordre d'achat pour 15 actions à 5.05€, mon ordre va disparaître instantanément avec le premier ordre de vente, j'aurai mes actions et le cours passera à 5.05€.
Si ensuite j'achète 100 actions à 5.15€, ça va monter à 5.15€.
etc...
Pendant ce temps d'autres gens auront peut-être émis d'autres ordres, ce qui déclenchera peut-être de nouvelles transactions et fera varier le cours.

Proute2000 a écrit :

Est-ce obligatoire que le prix de l'action d'une entreprise baisse si beaucoup revendre leurs actions (c'est à dire (enfin je crois) retrouvent leurs billes auprès de l'entreprise) ? Et vis-versa.


Ils ne les revendent pas à l'entreprise, mais à des acheteurs.
 
Si beaucoup passent des ordres de vente, le résultat dépend du prix auquel ils vendent.
Dans l'exemple, 1 million d'ordre de vente à 5.50 ne changerait pas grand chose.
Si les vendeurs veulent être surs de vendre ou sont pressés, ils vont proposer le bid. (4.98€)
Cela va fonctionner pour les 345 premières actions vendues, puis ils vont vouloir proposer 4.93€, ce qui va encore faire diminuer le cours etc...

Message cité 1 fois
Message édité par VictorVVV le 23-08-2011 à 03:01:04

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Signature des messages
n°27520852
VictorVVV
Citation personnelle
Posté le 23-08-2011 à 02:32:40  profilanswer
 

J'ai moi aussi des questions.
 

  • Si il y a plusieurs ordres de vente au même prix, un ordre d'achat arrive à ce même prix. Quel(s) ordre(s) de vente cela affecte-t-il ? Le plus ancien ?
  • Comment s'assure-t-on que les acheteurs aient de quoi payer ? Leurs ordres peuvent rester plusieurs jours ; l'argent est-il bloqué durant cette période, c-à-d, si l'acheteur en a besoin, il devra se rétracter ?
  • La nuit, il peut se passer des choses. Peut-on rétracter ou faire de nouvelles offres durant la fermeture ? Juste avant l'ouverture ? Si oui, quand sont-elles rendues publiques ? Si non, n'y a-t-il pas un rush le matin pour s'accorder avec les infos de la nuit ?

edit :
Par exemple ici, une transaction a été effectuée dès l'ouverture :
http://hfr-rehost.net/self/pic/d18283d34f9f0c852cb7ee21f0e4208e0bb2274f.png (la dernière)
Quand l'ordre correspondant (celui d'achat ou de vente qui est le plus récent) a-t-il pu être passé ?

  • Peut-on passer un ordre d'achat supérieur à un ordre de vente ?

edit : oui, cf 13:33:45, dans ce cas cela "remonte" les ordres préexistants.

Message cité 1 fois
Message édité par VictorVVV le 23-08-2011 à 02:59:09

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Signature des messages
n°27521103
poilagratt​er
Posté le 23-08-2011 à 08:01:34  profilanswer
 

JacenX a écrit :


ou un truc plus léger, style "crédits / taxe carbone". :o


Si l'on veut etre efficace, on régule par des lois.
C'est ce qu'on fait en matière de sécurité, pour ça que les véhicules sont surs, ou encore les jouets, la nourriture, etc.
Pourquoi pas de même interdire les objets non durables ou recyclables, ou énergivore?
Pousser au réparable, recyclage...

 

En fait l'Europe impose deja un tas de règles, mais pour défendre d'autres intérêts...


Message édité par poilagratter le 23-08-2011 à 08:44:15

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27521632
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 09:56:56  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais il y a là une confusion : la théorie du déversement marche dans les périodes normales. Dans les périodes de récession d'un cycle, il est prévisible que le chômage augmente partout jusqu'à ce que l'économie soit purgée de ses mauvaises créances et que les banques se remettent à prêter.


Non, tu n'es pas cohérent. Tu ne peux pas dire que le chomage que l'on voit est dû à une mauvaise allocation (les gens sont dans le mauvais secteur) puis dire que s'il le chomage augmente de partout c'est à cause de la récession...
On ne voit pas de transfert.
 
 

Badcow a écrit :


 
Merci, mais il m'arrive de temps en temps de lire les liens que je poste...
 
Le chômage total des cadres passe de 3% à 3,8%, je ne suis pas économiste mais il parait que ça s'appelle dans les deux cas "du plein emploi", et il faudrait certainement regarder une série longue plutôt qu'une comparaison en deux ans pour en conclure une tendance.
 
A part cela, un commentaire sur le fait que le chômage des cadres soit de 3,8% (en 2009) alors que le chômage des ouvriers est de 13,2%, et que celui des ouvriers non-qualifiés soit de plus de 20%, et ton affirmation que "TOUS les secteurs sont touchés. La réallocation se fait pas de A vers B, tout le monde participe au chômage" ? (modulo les différences entre la situation US et la situation Fr).


Il faut que tu distingues deux choses : une c'est la tendance générale / normale d'avant crise et l'autre c'est "que se passe-t-il depuis la crise de 2008" ?  
La normale avant crise c'est que oui, il vaut mieux être cadre qu'ouvrier. Viens la crise, qui touche tous les secteurs, y compris les cadres, puisque le chomage augmente chez eux aussi. Si la crise était un problème d'allocation ouvrier / cadre, on verrait le chomage des ouvriers augmenter, et celui des cadres diminuer. On ne le voit pas, ça augmente partout. C'est donc bien une crise de la demande, et pas une crise du manque de compétence des salariés.  
Enfin, dans notre cas on s'en fout des séries longues : la crise se fait là depuis 3 ans quand même, ses impacts sont immédiats, et les chiffres dont on dispose sont largement suffisament pour en conclure à une crise de la demande. Une intervention gouvernementale neo keynesienne viserait à corriger l'effet négatif induit par la crise (l'augmentation du chomage pour tous ces 3 dernières années), par contre, le problème de fond de l'inégalité entre ouvrier et cadres, ce n'est pas le gouvernement qui va le résoudre.  

Message cité 2 fois
Message édité par JacenX le 23-08-2011 à 09:58:12

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Light Years Away.
n°27521679
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-08-2011 à 10:01:09  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Non, tu n'es pas cohérent. Tu ne peux pas dire que le chomage que l'on voit est dû à une mauvaise allocation (les gens sont dans le mauvais secteur) puis dire que s'il le chomage augmente de partout c'est à cause de la récession...
On ne voit pas de transfert.
 
 


 
Si, les deux effets se cumulent :
- en période normale, un chômage de 3% dans le secteur A en croissance et un chômage de 13% dans le secteur B en déclin : les salariés sont ainsi incités à quitter le secteur B, qui licencie, dont les salaires n'augmentent plus, pour aller dans le secteur A
- en période de crise lié à un cycle crée par une politique monétaire laxiste : le chômage augmente de 5 points dans tous les secteurs : 8% dans le A, 18% dans le B. Ce surchômage de 5 points est temporaire et s'arrête quand le cycle s'achève (mauvaises créances purgées ou soldées)

n°27521723
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 10:08:05  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Si, les deux effets se cumulent :
- en période normale, un chômage de 3% dans le secteur A en croissance et un chômage de 13% dans le secteur B en déclin : les salariés sont ainsi incités à quitter le secteur B, qui licencie, dont les salaires n'augmentent plus, pour aller dans le secteur A
- en période de crise lié à un cycle crée par une politique monétaire laxiste : le chômage augmente de 5 points dans tous les secteurs : 8% dans le A, 18% dans le B. Ce surchômage de 5 points est temporaire et s'arrête quand le cycle s'achève (mauvaises créances purgées ou soldées)


Pourquoi le secteur A en croissance verrait son chomage augmenté ? En quoi est il concerné par la crise si ça croissance est "vertueuse" ? Parce que c'est une crise de la demande... Et qu'est ce qui empêche de limiter ces effets ? Pourquoi le chomage est nécessaire pour purger des mauvaises créances ? Qu'est ce qui permet de sortir du cercle vicieux du désendettement généralisé, de la non consommation, du non investissement ? Où se trouve le "fond" à atteindre avant de repartir ?


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Light Years Away.
n°27521863
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 23-08-2011 à 10:22:49  profilanswer
 

http://delong.typepad.com/sdj/2011 [...] dings.html
 
Y'a quelques jolis graphiques qui se passent de commentaire. :o


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Light Years Away.
n°27522051
nrbr
kesako
Posté le 23-08-2011 à 10:40:20  profilanswer
 

JacenX a écrit :


"Baisser les taxes c'est la solution"... Si tout le monde fait ça, il se passe quoi ?  
Ce n'est pas une solution pour créer de la richesse, c'est juste un avantage temporaire qu'on peut s'octroyer par rapport à une autre entité pour être plus attrayant.
 Sur le long terme, tu veux de la valeur ajoutée, tu veux pouvoir proposer quelque chose, tu veux échanger, t'enrichir mutuellement (ça ne passe pas par le "dumping fiscal", ni par une monnaie artificiellement dévaluée, etc., qui sont autant d'avantage à court terme).  
 


 
La valeur ajoutée, tu vas la créer en attirant les entreprises. Ok, tu fais du dumping, mais tous les pays n'ont pas cette marge de manoeuvre, donc non tous les pays ne vont pas le faire ...  
Le LT se prépare sur le CT, tu peux rien faire à LT si à CT tu ne mets pas en place des mesures te permettant d'assurer un avenir correct à LT


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Senatores boni viri, senatus autem mala bestia
mood
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Posté le   profilanswer
 

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