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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°27395778
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 10-08-2011 à 12:17:11  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

JacenX a écrit :

blablabla lutte sur la définition d'épargne blablabla.  
 
Il ne s'agit pas d'investir dans outil de production nouveau (et quand bien meme, la dette permet aussi d'investir, ce qu'il faut c'est du travail en plus).  
 
Nous sommes dans une situation où l'épargne n'est pas investie. Si tu crées de la monnaie, elle n'est inflationniste que si elle vient faire concurrence à l'épargne pour acheter les mêmes produits (et donc "doubler" la demande pour une même offre). Mais l'épargne est hors jeu, les gens ne s'en sert pas. Il n'y a donc de l'offre, mais pas de demande (ce qui est déflationniste).  
 
Si j'imprime de la monnaie, même fausse, et que j'en fais rien, il n'y a pas d'inflation.  
 
Là, nous sommes dans une situation où l'épargne n'est pas utilisée, ni pour la consommation, ni pour l'investissement, elle reste là, bloquer.  
Elle a 0 effet sur l'économie qui peut offrir (les usines ne produisent pas à pleine capacité, des gens sont au chomage) mais qui n'a pas de demande (l'épargne existante reste épargnée, sur des comptes peu ou pas rémunérés).  
 
On peut donc aider la demande pour que l'offre trouve un débouché, quitte à imprimer de l'argent et dire aux gens : allez vous acheter à manger. A partir du moment où l'argent épargné sera à nouveau dépenser ou investi, alors il faudra faire machine arrière sur les liquidités créées artificiellement pour éviter le risque d'inflation.
Si je remplis une piscine vide, elle ne va pas déborder tout de suite.


Ah bon ? Genre les sous sur un compte en banque ne servent pas, par exemple, pour une banque, à renforcer ses fonds propres, réduisant le risque de destruction de valeur ? Mémé cache tous les billets du QE sous le matelas ?


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"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
mood
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Posté le 10-08-2011 à 12:17:11  profilanswer
 

n°27395876
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 10-08-2011 à 12:28:58  profilanswer
 

nakata a écrit :

Amusant aussi de lire les combats d'experts entre droite keynésienne sociale-démocrate et extrême droite néolibérale, comme des poulets sans tête cherchant à se donner des coups de becs pour savoir comme relancer la sacro-sainte croissance


 :D  :D  :D


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Horse_man
n°27396037
vandepj0
Posté le 10-08-2011 à 12:47:43  profilanswer
 

JacenX a écrit :

Il ne s'agit pas d'investir dans outil de production nouveau (et quand bien meme, la dette permet aussi d'investir, ce qu'il faut c'est du travail en plus).  
 
Nous sommes dans une situation où l'épargne n'est pas investie. Si tu crées de la monnaie, elle n'est inflationniste que si elle vient faire concurrence à l'épargne pour acheter les mêmes produits (et donc "doubler" la demande pour une même offre). Mais l'épargne est hors jeu, les gens ne s'en sert pas. Il n'y a donc de l'offre, mais pas de demande (ce qui est déflationniste).  
 
Si j'imprime de la monnaie, même fausse, et que j'en fais rien, il n'y a pas d'inflation.  
 
Là, nous sommes dans une situation où l'épargne n'est pas utilisée, ni pour la consommation, ni pour l'investissement, elle reste là, bloquer.  
Elle a 0 effet sur l'économie qui peut offrir (les usines ne produisent pas à pleine capacité, des gens sont au chomage) mais qui n'a pas de demande (l'épargne existante reste épargnée, sur des comptes peu ou pas rémunérés).  
 
On peut donc aider la demande pour que l'offre trouve un débouché, quitte à imprimer de l'argent et dire aux gens : allez vous acheter à manger. A partir du moment où l'argent épargné sera à nouveau dépenser ou investi, alors il faudra faire machine arrière sur les liquidités créées artificiellement pour éviter le risque d'inflation.
Si je remplis une piscine vide, elle ne va pas déborder tout de suite.


 
Encore une fois, la monnaie n'est qu'un outil pour compter des poissons et des filets.
 
S'il y a du chômage, c'est qu'il y a:
 - Des raisons structurelles (assurances chômage et SMIC par exemple)
 - Des raisons conjoncturelles (inadéquation entre les besoins et l'offre de travail), par essence temporaires
 
Quelles sont les raisons conjoncturelles? "Les gens" ont emprunté plus que leur capacité de remboursement (et donc que leur capacité de production), ce qui a crée une "surconsommation" et des investissements adaptés à cette "surconsommation".
Des indicateurs de ces mouvements sont la dette détenues par les étrangers et la balance commerciale des Etats.  
 
A un moment, la solvabilité des emprunteurs privés a été mise en question (par exemple lors de la crise des subprimes), et ceux-ci ont été forcés de modifier leur consommation (par exemple immobilière). Tous les investissements dans l'immobilier se sont donc vu dépréciés, car c'étaient des investissements faits dans le cadre d'une période transitoire de hausse trop rapide  de la dette privée. Ainsi, il faut aujourd'hui détruire ces outils de production mal-adaptés, et cela implique des hausses importantes du chômage conjoncturel aux USA, en Espagne (les milliers de travailleurs de l'immobilier).
 
Si on continue avec cet exemple immobilier, ce que tu proposes de faire est de distribuer des bons d'achats de maisons aux gens, de façon à maintenir la surconsommation, pour redonner du travail ces milliers de travailleurs de l'immobilier.
 
Or, ces gens au chômage, dans un marché libre, vont rechercher du travail, de moins en moins bien payé en fonction de la durée de chômage, et devraient se réorienter vers des industries où les besoins son plus en phase avec ceux des consommateurs.
 
Ce qu'on a fait jusqu'à présent, come le problème n'est pas uniquement sur un secteur, mais sur toute l'économie, c'est de substituer à la demande privée (financée par une dette non soutenable) une demande publique (financée par une dette non soutenable également), et on arrive aujourd'hui à la fin de la capacité d'endettement des Etats.  
 
Il faut donc que les pays endettés (dette privée + publique) supportent une réduction de leur consommation intérieure, et une augmentation de leur production, de façon à "rembourser" ce qui a été "trop" emprunté. Ceci devrait se traduire par un commerce extérieur positif et une baisse de la part de dette détenue par des étrangers.  
 
Mais pour cela, il faut arrêter de mobiliser les ressources sur des investissements mal adaptés à une consommation plus réduite, et mobiliser ces ressources sur des investissements plus adaptés à l'export et à une consommation réduite.  
 
Arroser le pays de dettes publiques pour "redynamiser la croissance" sera parfaitement inutile, il ne fera qu'aider à poursuivre  la fuite en avant et à préparer une situation transitoire encore plus douloureuse, avec encore plus de chômage.  
 
Là où il peut-être utile d'arroser de pognon une population, c'est suite à un processus de rééquilibrage des investissements, quand, par peur de l'avenir, le taux d'épargne de la population est trop important en regard des besoins d'outil de production.
 
Dans ce cas, et dans ce cas seulement, un endettement public ou un arrosage de monnaie permettant d'augmenter la consommation permet de redonner suffisamment confiance aux gens pour que le taux d'épargne revienne à une valeur raisonnable (sachant qu'en plus l'arrosage de monnaie dévalue et décourage l'épargne) et que la consommation redonne de la vigueur à l'économie.
 
Pour information, le taux d'épargne des américains a été négatif pendant plusieurs années, et aujourd'hui il est légèrement positif, ce qui sert à commencer à "payer" les excès du passé, mais n'est nullement problématique d'un point de vue macro, l'épargne étant nécessaire à l'investissement et à la hausse de la productivité.

n°27396045
poilagratt​er
Posté le 10-08-2011 à 12:49:03  profilanswer
 

nakata a écrit :

[:lardoncru] sur ce nouveau monde
 
Sympa de voir les Grotas-Unis se faire dégrader avant certains de ceux qu'ils (et leurs copains) stigmatisaient comme "pigs".  
 
Amusant aussi de lire les combats d'experts entre droite keynésienne sociale-démocrate et extrême droite néolibérale, comme des poulets sans tête cherchant à se donner des coups de becs pour savoir comme relancer la sacro-sainte croissance, avec la même grille de lecture trempée dans le formol du productivisme et de l'économisme, sans comprendre que l'effondrement de leur belle civilisation industrielle est inéluctable  :D


 Oh que oui.    :love:


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°27396052
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 10-08-2011 à 12:49:51  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Ah bon ? Genre les sous sur un compte en banque ne servent pas, par exemple, pour une banque, à renforcer ses fonds propres, réduisant le risque de destruction de valeur ? Mémé cache tous les billets du QE sous le matelas ?


 
Te fais pas avoir, il essaie de te caser son bs de trappe à liquidité :o


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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°27396107
vandepj0
Posté le 10-08-2011 à 12:55:07  profilanswer
 

lehman brothers a écrit :


 
- la prevention evidemment, tout le monde est d'accord
- les cotisations : c'est une question de risque individuel. C.a.d. que tu estimes etre pret a courir le risque financier d'avoir a payer pour toi ou pas. Rendre obligatoire la cotisation ou non depend de la vision qu'on se fait de la liberte individuelle.
- marketing : quand on invente un medoc, il faut bien le vendre. C'est ce qui fait la rentabilite des labos et permet de financer la recherche qui y est faite. Ca a ses limites, mais c'est le systeme le plus efficace qu'on ait trouve jusqu'a present.


Bien entendu, l'individualisation du risque ne te pose aucun problème éthique: qu'une femme paye plus cher alors que ce critère est indépendant de sa volonté et de ses choix (normalement) est logique; qu'un homme ayant une maladie au long cours soit résilié ou que sa prime augmente de façon insupportable au moment où sa maladie est déclarée, et qu'il se voit par conséquent dans l'impossibilité de se faire soigner est tout à fait normal.
 
Bien entendu, chacun a une juste appréciation de son risque, en particulier des risque à faible occurrence et à impact élevé. Le bon exemple est l'assurance automobile: il est quasiment inutile de s'assurer en tous risques, et tout le monde le fait. Par contre, l'assurance au tiers est totalement indispensable, car tu es incapable de supporter le prix d'un sinistre corporel (de 100k€ à plusieurs M€), mais si cette assurance n'était pas obligatoire, de très nombreuses personnes ne la souscriraient pas.

n°27396141
vandepj0
Posté le 10-08-2011 à 12:57:46  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Te fais pas avoir, il essaie de te caser son bs de trappe à liquidité :o


 
D'ailleurs, elles sont censées être trappées où ces liquidités?

n°27396179
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 10-08-2011 à 13:01:35  profilanswer
 

Puisqu'on parle de santé, regardez ce qui se fait aux Pays-Bas depuis 2006. C'est un bon exemple de remise en question du monopole de l'Etat.


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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27396215
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 10-08-2011 à 13:07:05  profilanswer
 
n°27396315
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 10-08-2011 à 13:16:54  profilanswer
 

nakata a écrit :

[:lardoncru] sur ce nouveau monde
 
Sympa de voir les Grotas-Unis se faire dégrader avant certains de ceux qu'ils (et leurs copains) stigmatisaient comme "pigs".  
 
Amusant aussi de lire les combats d'experts entre droite keynésienne sociale-démocrate et extrême droite néolibérale, comme des poulets sans tête cherchant à se donner des coups de becs pour savoir comme relancer la sacro-sainte croissance, avec la même grille de lecture trempée dans le formol du productivisme et de l'économisme, sans comprendre que l'effondrement de leur belle civilisation industrielle est inéluctable  :D


Ca fait juste 3 jours que on se fout de leur gueule, mais ils n'ont toujours pas compris semble t'il :D .


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mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
mood
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Posté le 10-08-2011 à 13:16:54  profilanswer
 

n°27396337
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 10-08-2011 à 13:19:11  profilanswer
 

Être le sujet de moquerie de clowns, c'est un plaisir de fin gourmet :o


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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27396358
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 10-08-2011 à 13:21:10  profilanswer
 

n0name a écrit :

Être le sujet de moquerie de clowns, c'est un plaisir de fin gourmet :o


Faut bien adapter les citations quand elles ne collent pas :D .


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mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°27396419
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 10-08-2011 à 13:25:48  profilanswer
 

[Toine] a écrit :


Faut bien adapter les citations quand elles ne collent pas :D .


 
Elle collait très bien mais je pensais que le terme imbécile allait vous faire du mal :/


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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27396434
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 10-08-2011 à 13:27:20  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Elle collait très bien mais je pensais que le terme imbécile allait vous faire du mal :/


Je pense plus à un instinct de survie forumesque de ta part [:frag_facile]


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mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°27396504
le pote
Day ON
Posté le 10-08-2011 à 13:34:27  profilanswer
 

Croissance, croissance, croissance !...
Comme si la croissance était le graal suprême...
Comme si la croissance devait absolument se poursuivre indéfiniment !


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Il y a un filtre Sallen-Key qui coupe à 440 Hz après le buffer a ampli-op'. C'est pour ça que j'entends pas ta grande gueule de pucelle.
n°27396524
ese-aSH
Welcome To Avalon
Posté le 10-08-2011 à 13:35:57  profilanswer
 

le pote a écrit :

Croissance, croissance, croissance !...
Comme si la croissance était le graal suprême...
Comme si la croissance devait pouvait absolument se poursuivre indéfiniment !



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On a tous un avis, le donne pas.
n°27396542
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 10-08-2011 à 13:37:31  profilanswer
 

le pote a écrit :

Croissance, croissance, croissance !...
Comme si la croissance était le graal suprême...
Comme si la croissance devait absolument se poursuivre indéfiniment !

 

Une croissance basée uniquement sur la dette et la consommation, ce n'est pas une bonne croissance.
Mais innover et faire mieux avec moins, c'est forcément positif et souhaitable. La croissance peut d'ailleurs être infinie vu comme cela.

Message cité 1 fois
Message édité par n0name le 10-08-2011 à 13:37:53

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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27396786
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 10-08-2011 à 13:52:48  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
A un moment, la solvabilité des emprunteurs privés a été mise en question (par exemple lors de la crise des subprimes), et ceux-ci ont été forcés de modifier leur consommation (par exemple immobilière). Tous les investissements dans l'immobilier se sont donc vu dépréciés, car c'étaient des investissements faits dans le cadre d'une période transitoire de hausse trop rapide  de la dette privée. Ainsi, il faut aujourd'hui détruire ces outils de production mal-adaptés, et cela implique des hausses importantes du chômage conjoncturel aux USA, en Espagne (les milliers de travailleurs de l'immobilier).
 
Si on continue avec cet exemple immobilier, ce que tu proposes de faire est de distribuer des bons d'achats de maisons aux gens, de façon à maintenir la surconsommation, pour redonner du travail ces milliers de travailleurs de l'immobilier.
 
Or, ces gens au chômage, dans un marché libre, vont rechercher du travail, de moins en moins bien payé en fonction de la durée de chômage, et devraient se réorienter vers des industries où les besoins son plus en phase avec ceux des consommateurs.


Tous les secteurs sont touchés par le chomage, tous. Depuis 3 ans. Il n'y a pas de secteur "plus adapté" où il faut se rediriger. Partout ça sabre dans les effectifs. C'est bien un problème d'absence de demande, et pas un problème d'offre inadéquate (qui justifierait qu'on transfert des gens d'un secteur à l'autre).
 

Citation :

Ce qu'on a fait jusqu'à présent, come le problème n'est pas uniquement sur un secteur, mais sur toute l'économie, c'est de substituer à la demande privée (financée par une dette non soutenable) une demande publique (financée par une dette non soutenable également), et on arrive aujourd'hui à la fin de la capacité d'endettement des Etats.


En Grèce, en Irlande oui. Aux USA, en Allemagne, en France non, on a encore la pleine confiance des marchés, des taux bas (inférieur à l'inflation sur 5 ans aux USA même), on peut encore s'endetter plus pour pas cher, et on sait qu'on pourra payer (d'autant plus facilement qu'on aura aidé l'économie à repartir), pourquoi s'en priver?  
 
 

Citation :

Là où il peut-être utile d'arroser de pognon une population, c'est suite à un processus de rééquilibrage des investissements, quand, par peur de l'avenir, le taux d'épargne de la population est trop important en regard des besoins d'outil de production.


L'argent ne circule plus. Les outils de production ne sont pas utilisés, les gens sont au chomage. Il te faut quoi ?  


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Light Years Away.
n°27396872
maponos
Posté le 10-08-2011 à 13:58:08  profilanswer
 

Il a précisé qu'aux USA le taux d'épargne était ridicule.

n°27396978
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 10-08-2011 à 14:05:04  profilanswer
 

maponos a écrit :

Il a précisé qu'aux USA le taux d'épargne était ridicule.


mais on s'en fout.  
Oui le consommateur privé est endetté et des entreprises aussi, et ils sont en train de se désendetter. Mathématiquement, pour que la croissance continue, il faut que quelqu'un s'endette à leur place. Le gouvernement peut tout à fait le faire : le marché lui propose plein d'argent gratuitement, à un taux inférieur à l'inflation. Le problème c'est pas la dette, le problème c'est que la dette est concentrée. Si on aide ces gens à payer, en s'endettant à leur place (parce qu'on peut, parce qu'on est grand, parce que c'est pas cher), l'économie en bénéficiera.


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Light Years Away.
n°27396988
nakata
frog game
Posté le 10-08-2011 à 14:05:54  profilanswer
 

n0name a écrit :

Mais innover et faire mieux avec moins, c'est forcément positif et souhaitable. La croissance peut d'ailleurs être infinie vu comme cela.


Sauf que toute la civilisation dans laquelle se sont épanouies vos belles théories a été basée sur le faire mieux avec beaucoup plus, depuis 2 siècles.
 
Vos "innovations", c'est du vent s'il n'y a pas de ressources (beaucoup de ressources) pour les faire tourner. Dans le monde réel, un rendement supérieur à 1, ça n'existe pas.
 
[nota bene : les gugus du progrès magique ont soutenu depuis des années qu'il fallait continuer à privilégier la bagnole et que les progrès techniques permettraient de moins polluer, sauf que dans les faits, l'augmentation du nombre de bagnoles a été plus rapide que la diminution de la consommation de chaque véhicule. Même chose avec l'ère du numérique qui devait nous sauver du gaspi, alors que dans les faits, on n'a jamais autant consommé que depuis que tout le monde a internet. Faut écouter un peu Jancovici là-dessus.]
 
A quoi est dû le recul des politiques keynésiennes depuis quelques décennies ? Pendant un siècle, y en avait assez pour tout le monde, donc on pouvait laisser des miettes aux gueux, d'où également le développement de la démocratie (impliquons le bon peuple dans la gestion du système, il nous le rendra bien). Ensuite, avec la pénurie des matières premières et l'explosion de la demande asiatique, on s'est rendu compte qu'il n'y en aurait plus pour tout le monde, et donc les dominants cherchent à récupérer toutes les billes dans le sauve-qui-peut général, et pour ça, ils ont eu besoin de dérégulation.  
 
Voilà c'est tout, entre les soc-dems et les néolibs, y a pas les gentils et les méchants (les premiers sont tout de même plus moraux mais ça c'est personnel). Y a simplement deux modes de distribution des richesses de la part des dominants pour sauver leurs fesses, le premier ayant été plus rentable en 1950, et le second en 2000.  
 
Normalement, l'écroulement de la civilisation industrielle au XXIe siècle devrait s'accompagner de la fin de la démocratie, qui n'en est qu'une caractéristique.
 
Ça va être très douloureux et les théories économistes (de toutes obédiences) ne seront d'aucune utilité. D'ailleurs quand je vois qu'au lycée, on diminue les heures de vraie science sérieuse (physique, chimie, biologie...) pour augmenter les heures d'économie, j'ai peur qu'on fonce dans le mur sans même ralentir et qu'il n'y ait même pas d'amortissement :sweat:

Message cité 4 fois
Message édité par nakata le 10-08-2011 à 14:11:43
n°27397009
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 10-08-2011 à 14:07:39  profilanswer
 

JacenX a écrit :


mais on s'en fout.
Oui le consommateur privé est endetté et des entreprises aussi, et ils sont en train de se désendetter. Mathématiquement, pour que la croissance continue, il faut que quelqu'un s'endette à leur place. Le gouvernement peut tout à fait le faire : le marché lui propose plein d'argent gratuitement, à un taux inférieur à l'inflation. Le problème c'est pas la dette, le problème c'est que la dette est concentrée. Si on aide ces gens à payer, en s'endettant à leur place (parce qu'on peut, parce qu'on est grand, parce que c'est pas cher), l'économie en bénéficiera.

 

Mais t'arrête avec ton obsession de la croissance ?
On s'en fout de la "fausse" croissance basée sur du vent.
La purge est nécessaire pour le retour à une économie plus saine, plus stable et plus proche de la réalité, dans laquelle les agents économiques peuvent s'engager dans le futur sans que les prix soient distordus par les bulles et les politiques keynésiennes d’inondation d'argent gratuit.

Message cité 1 fois
Message édité par n0name le 10-08-2011 à 14:15:52

---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27397055
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 10-08-2011 à 14:10:17  profilanswer
 

nakata a écrit :


Sauf que toute la civilisation dans laquelle se sont épanouies vos belles théories a été basée sur le faire mieux avec beaucoup plus, depuis 2 siècles.
 
Vos "innovations", c'est du vent s'il n'y a pas de ressources (beaucoup de ressources) pour les faire tourner. Dans le monde réel, un rendement supérieur à 1, ça n'existe pas.
 
A quoi est dû le recul des politiques keynésiennes depuis quelques décennies ? Pendant un siècle, y en avait assez pour tout le monde, donc on pouvait laisser des miettes aux gueux, d'où également le développement de la démocratie (impliquons le bon peuple dans la gestion du système, il nous le rendra bien). Ensuite, avec la pénurie des matières premières et l'explosion de la demande asiatique, on s'est rendu compte qu'il n'y en aurait plus pour tout le monde, et donc les dominants cherchent à récupérer toutes les billes dans le sauve-qui-peut général, et pour ça, ils ont eu besoin de dérégulation.  
 
Voilà c'est tout, entre les soc-dems et les néolibs, y a pas les gentils et les méchants (les premiers sont tout de même plus moraux mais ça c'est personnel). Y a simplement deux modes de distribution des richesses de la part des dominants pour sauver leurs fesses, le premier ayant été plus rentable en 1950, et le second en 2000.  
 
Normalement, l'écroulement de la civilisation industrielle au XXIe siècle devrait s'accompagner de la fin de la démocratie, qui n'en est qu'une caractéristique.
 
Ça va être très douloureux et les théories économistes (de toutes obédiences) ne seront d'aucune utilité. D'ailleurs quand je vois qu'au lycée, on diminue les heures de vraie science sérieuse (physique, chimie, biologie...) pour augmenter les heures d'économie, j'ai peur qu'on fonce dans le mur sans même ralentir et qu'il n'y ait même pas d'amortissement :sweat:


 
On pourrait discuter si tu disais moins de connerie.
La richesse c'est de la création de valeur subjectif. Quand tu transformes un bout de fer, tu créé de la valeur. Quand tu améliores les processus logistiques, tu créé de la valeur. La croissance peut donc être infinie.
 
Enfin, tu parles de recul des politiques keynesiennes alors que les dépenses d'Etat n'ont jamais cessées d'augmenter.  
 


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27397109
Terminatux
Communiste
Posté le 10-08-2011 à 14:13:26  profilanswer
 

nakata a écrit :

Amusant aussi de lire les combats d'experts entre droite keynésienne sociale-démocrate et extrême droite néolibérale, comme des poulets sans tête cherchant à se donner des coups de becs pour savoir comme relancer la sacro-sainte croissance, avec la même grille de lecture trempée dans le formol du productivisme et de l'économisme, sans comprendre que l'effondrement de leur belle civilisation industrielle est inéluctable  :D


 
Bonjour le décliniste. :hello:  
La croissance ne doit pas être un but mais un outil de progrès. Il est sûr que tout faire pour faire progresser la croissance n'a pas de sens.
Mais ce n'est certainement pas revenir à une civilisation pré-industrielle qui peut être vecteur de progrès.
La croissance ce n'est pas la même chose que la croissance de l'utilisation des matières premières. Les matières premières sont limitées, mais l'utilisation qu'on en fait peut-être plus efficace, ce qui crée de la croissance sans qu'on est pour autant besoin de plus de matières premières.
 
La production ne peut sans doute pas dépasser un certain niveau en respectant un critère de viabilité à long terme, et dans les limites de notre planète.
Pour autant, ça ne veut pas dire qu'en augmentant la production, on augmente forcément les besoins en matières premières, ni qu'en baissant la production, on réduise forcément les besoins en matières. Justement parce que le niveau de production est le résultat tant du niveau de ressources exploité que de la manière concrète dont ces ressources sont exploités.

n°27397149
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 10-08-2011 à 14:15:27  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Mais t'arrête avec ton obsession de la croissance ?  
On s'en fout de la "fausse" croissance basée sur du vent.
La purge est nécessaire pour le retour à une économie plus saine, plus table et plus proche de la réalité, dans laquelle les agents économiques peuvent s'engager dans le futur sans que les prix soient distordus par les bulles.


Je n'accepterai pas ton "je souffre et j'expie" religieux.  
 
article en anglais sur le problème de la "dette" (pas que publique) :
http://voxeu.org/index.php?q=node/5823
 
en résumé : ce n'est pas le montant de la dette qui est un problème, c'est sa répartition. Aujourd'hui, elle est concentrée sur des foyers qui ne peuvent plus la payer. Ensuite, on ne s'endette pas au même coût selon qu'on soit un foyer, une entreprise, ou un gouvernement (en particulier les USA, qui emprutent gratuitement). C'est pour ça qu'un transfert de la dette des particuliers vers le gouvernement dans le cas des USA aujourd'hui marcherait particulièrement bien. Dès que les particuliers auront assaini leurs finances, ils reconsommeront, l'économie répartira, et via les taxes et les impos le gouvernement paiera la dette (à pas cher) qu'il a récupéré durant la crise.
 


---------------
Light Years Away.
n°27397164
nakata
frog game
Posté le 10-08-2011 à 14:16:30  profilanswer
 

n0name a écrit :

La richesse c'est de la création de valeur subjectif. Quand tu transformes un bout de fer, tu créé de la valeur. Quand tu améliores les processus logistiques, tu créé de la valeur.


Sauf qu'il n'y a pas assez de bouts de fer pour faire de la croissance (je passe sur la logistique, qui relève du cosmétique dans ce contexte).
 

n0name a écrit :

La croissance peut donc être infinie.


OK Mikhail.

n°27397211
Volkhen
Posté le 10-08-2011 à 14:18:58  profilanswer
 

nakata a écrit :


Sauf que toute la civilisation dans laquelle se sont épanouies vos belles théories a été basée sur le faire mieux avec beaucoup plus, depuis 2 siècles.
 
Vos "innovations", c'est du vent s'il n'y a pas de ressources (beaucoup de ressources) pour les faire tourner. Dans le monde réel, un rendement supérieur à 1, ça n'existe pas.
 
[nota bene : les gugus du progrès magique ont soutenu depuis des années qu'il fallait continuer à privilégier la bagnole et que les progrès techniques permettraient de moins polluer, sauf que dans les faits, l'augmentation du nombre de bagnoles a été plus rapide que la diminution de la consommation de chaque véhicule. Même chose avec l'ère du numérique qui devait nous sauver du gaspi, alors que dans les faits, on n'a jamais autant consommé que depuis que tout le monde a internet. Faut écouter un peu Jancovici là-dessus.]
 
A quoi est dû le recul des politiques keynésiennes depuis quelques décennies ? Pendant un siècle, y en avait assez pour tout le monde, donc on pouvait laisser des miettes aux gueux, d'où également le développement de la démocratie (impliquons le bon peuple dans la gestion du système, il nous le rendra bien). Ensuite, avec la pénurie des matières premières et l'explosion de la demande asiatique, on s'est rendu compte qu'il n'y en aurait plus pour tout le monde, et donc les dominants cherchent à récupérer toutes les billes dans le sauve-qui-peut général, et pour ça, ils ont eu besoin de dérégulation.  
 
Voilà c'est tout, entre les soc-dems et les néolibs, y a pas les gentils et les méchants (les premiers sont tout de même plus moraux mais ça c'est personnel). Y a simplement deux modes de distribution des richesses de la part des dominants pour sauver leurs fesses, le premier ayant été plus rentable en 1950, et le second en 2000.  
 
Normalement, l'écroulement de la civilisation industrielle au XXIe siècle devrait s'accompagner de la fin de la démocratie, qui n'en est qu'une caractéristique.
 
Ça va être très douloureux et les théories économistes (de toutes obédiences) ne seront d'aucune utilité. D'ailleurs quand je vois qu'au lycée, on diminue les heures de vraie science sérieuse (physique, chimie, biologie...) pour augmenter les heures d'économie, j'ai peur qu'on fonce dans le mur sans même ralentir et qu'il n'y ait même pas d'amortissement :sweat:


La terre n'est pas le seul astre à notre portée en tant que race.


---------------
Main/Alt1/Alt2/Alt3
n°27397233
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 10-08-2011 à 14:20:36  profilanswer
 

n0name a écrit :


Enfin, tu parles de recul des politiques keynesiennes alors que les dépenses d'Etat n'ont jamais cessées d'augmenter.  


Mais faut arrêter de dire que politiques keynesiennes = dépenses d'Etat.  
Un etat keynesien comme singapore, il dépense pendant la crise, et il économise quand tout va bien, il sert d'acteur anticyclique.  
Ce ne sont pas les keynesiens qui ont dit à Bush d'accroitre le déficit dès le moment qu'il a pris le pouvoir, en baissant les taxes et en "s'offrant" deux guerres.


---------------
Light Years Away.
n°27397245
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 10-08-2011 à 14:21:14  profilanswer
 

nakata a écrit :


Sauf qu'il n'y a pas assez de bouts de fer pour faire de la croissance (je passe sur la logistique, qui relève du cosmétique dans ce contexte).


 
La croissance c'est une amélioration de la productivité. Elle n'est pas nécessairement couplée aux matières premières et n'est pas nécessairement objective, à plus forte raison dans nos économies du tertiaire. Si tu ne veux pas comprendre cela, ça ne sert à rien qu'on discute.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27397263
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 10-08-2011 à 14:22:12  profilanswer
 

Volkhen a écrit :


La terre n'est pas le seul astre à notre portée en tant que race.


 
En plus. De toute façon, à TTTLT, il faudra changer de système solaire pour survivre :o


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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27397310
Terminatux
Communiste
Posté le 10-08-2011 à 14:25:38  profilanswer
 

nakata a écrit :

Normalement, l'écroulement de la civilisation industrielle au XXIe siècle devrait s'accompagner de la fin de la démocratie, qui n'en est qu'une caractéristique.t


 
http://blogues.cyberpresse.ca/lapresseaffaires/dufour/wp-content/uploads/2008/12/tintin.gif

n°27397337
Wotton
Grumpy young guy
Posté le 10-08-2011 à 14:27:38  profilanswer
 

La dégradation d'une note souveraine est en fait au topic Economie ce que Rolland Garros est au topic tennis ou encore ce que l'arrivée des Qataris dans l'actionnariat du psg est au topic foot. Après les tennix et les footix, les economix :o

n°27397341
JacenX
Light Years Ahead
Posté le 10-08-2011 à 14:28:01  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
La croissance c'est une amélioration de la productivité. Elle n'est pas nécessairement couplée aux matières premières et n'est pas nécessairement objective, à plus forte raison dans nos économies du tertiaire. Si tu ne veux pas comprendre cela, ça ne sert à rien qu'on discute.


Définis te stermes, la croissance du pib, c'est l'accroissement des échanges monnétaires entre humain, ça implique pas forcément une meilleure productivité (qui correspond à capacité à une ressource de produire un maximum de chose). Dans une entreprise dont les ventes baissent, tu peux virer des gens et demander à ceux qui restente de produire plus pour moins (et donc d'augmenter ta productivité), t'auras pas forcément de la croissance au bout.
 
Le débat sur les limites des ressources, il est assez "religieux". Moi je pars du principe qu'on a 6 milliards de personnes à nourir aujourd'hui, 9 demain, et qu'il va bien falloir qu'on trouve comment améliorer la gestion de l'économie (donc des activités humaines) et l'utilisation des ressources naturelles pour s'en sortir. Que ça soit par des économies d'énergie, l'utilisation de moyens de transports moins polluant, la fin de la voiture, la consommation d'insectes, je m'en fous, l'important c'est qu'on se dise pas "on peut plus rien faire, la science ne peut plus rien pour nous, il reste plus qu'à tuer les gens en trop ou à les bouffer".  
A ce niveau là, j'oserai presque dire que le discours des décroissants et des autrichiens se ressemble tristement pour moi : "l'humain ne peut rien face à l'économie / la nature, il faut que les plus faibles disparaissent au profit des plus forts qui eux seuls survivront sur une planète en ruine".


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Light Years Away.
n°27397356
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 10-08-2011 à 14:29:26  profilanswer
 

Jorion, avec beaucoup de justesse
 

Citation :

INTERVIEW - Paul Jorion, anthropologue de formation et blogueur sur l'actualité économique, connu notamment pour avoir identifié et annoncé la crise qui a suivi la faillite de Lehman Brothers en 2008, livre à 20Minutes son analyse du mouvement de crise de ces derniers jours...
La crise boursière de ces derniers jours rappelle la dégringolade de septembre 2008.  Selon vous, sommes-nous en train de vivre un nouveau krach? Risque-t-on de vivre une nouvelle période de récession semblable à celle qui a suivi la faillite de Lehman Brothers?
 
 Il n’y a pas eu deux crises successives, mais une seule, qui continue. C’est un même processus que l’on n’est pas parvenu à arrêter et qui se manifeste d’une manière différente. Il y a eu un premier mouvement en 2007-2008 puis un deuxième aujourd’hui qui s’inscrit dans son sillage. Aujourd’hui, une nouvelle récession se dessine, elle est presque arrivée aux Etats-Unis qui représentent entre ¼ et 1/3 de l’économie mondiale, mais elle s’explique largement par les mêmes raisons que celle de 2008.  
Quelles sont ses causes?  
 
J’en compte trois principales: une complexité financière extrême, une spéculation généralisée qui représente plus de la moitié des opérations financières actuelles, et enfin une économie qui est fondée sur le crédit et non sur une répartition équitable des richesses. On ne s’est pas attaqué en profondeur à ces problèmes, on a seulement réaliser des modifications à la marge ou bien on s’est attelé à relancer l’activité. Or, la période actuelle se distingue des précédentes puisqu’aujourd’hui la récession n’est pas le problème en lui-même, ce n’est que le symptôme de maux plus graves, comme l’épuisement des ressources et ceux que je citais précédemment.  
Quelles mesures devraient-être prises?
 
 Le crédit est devenu la forme essentielle de remplacement d’un véritable accès à la richesse. Aujourd’hui, les salariés empruntent les salaires qu’ils n’ont pas. Il faut d’abord revoir la répartition des richesses, en faveur des salariés. Il faut ensuite rendre moins complexe la finance, et interdire les produits financiers que l’on n’est pas en mesure de comprendre. Enfin il faut s’attaquer à la spéculation, en interdisant les marchés à terme à ceux qui n’ont rien à vendre ou à acheter.
Depuis 2008, vous prônez également une réforme globale du système financier international. Pouvez-vous nous résumer ce projet?
 
 Il y a eu un premier système monétaire international en 1944, défini à Bretton Woods, qui reposait sur une parité dollar-or. Rapidement déséquilibré, sa fin a été décidée en 1971. Depuis, il n’y a plus d’ordre monétaire international et nous en subissons les conséquences. Je plaide pour un nouveau Bretton Woods qui mettrait sur pied une vaste chambre de compensation internationale, comme l’entendait John Maynard Keynes à Bretton Woods en 1944, dans sa proposition qui ne fut pas retenue. C’est là que le commerce international se régulerait et serait pacifié. Les pays qui créent des déséquilibres en exportant trop comme l’Allemagne - ou l’inverse comme la Grèce- seraient pénalisés automatiquement sur le cours de leur monnaie, qui se réajusterait par la dévaluation ou la réévaluation.
Pensez-vous qu’une réforme d’une telle ampleur soit possible?  
 
 L’idée fait son chemin, les dirigeants en parlent dans les réunions actuelles. Elle permettrait une sortie par le haut de la crise.


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°27397357
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 10-08-2011 à 14:29:29  profilanswer
 

Volkhen a écrit :


La terre n'est pas le seul astre à notre portée en tant que race.


Euh comment dire... à nos ordres de grandeur politique, si :D .


---------------
mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°27397366
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 10-08-2011 à 14:29:57  profilanswer
 

JacenX a écrit :


Définis te stermes, la croissance du pib, c'est l'accroissement des échanges monnétaires entre humain, ça implique pas forcément une meilleure productivité (qui correspond à capacité à une ressource de produire un maximum de chose). Dans une entreprise dont les ventes baissent, tu peux virer des gens et demander à ceux qui restente de produire plus pour moins (et donc d'augmenter ta productivité), t'auras pas forcément de la croissance au bout.
 
Le débat sur les limites des ressources, il est assez "religieux". Moi je pars du principe qu'on a 6 milliards de personnes à nourir aujourd'hui, 9 demain, et qu'il va bien falloir qu'on trouve comment améliorer la gestion de l'économie (donc des activités humaines) et l'utilisation des ressources naturelles pour s'en sortir. Que ça soit par des économies d'énergie, l'utilisation de moyens de transports moins polluant, la fin de la voiture, la consommation d'insectes, je m'en fous, l'important c'est qu'on se dise pas "on peut plus rien faire, la science ne peut plus rien pour nous, il reste plus qu'à tuer les gens en trop ou à les bouffer".  
A ce niveau là, j'oserai presque dire que le discours des décroissants et des autrichiens se ressemble tristement pour moi : "l'humain ne peut rien face à l'économie / la nature, il faut que les plus faibles disparaissent au profit des plus forts qui eux seuls survivront sur une planète en ruine".


 
Ca fait 10 pages que je dis que le PIB c'est naze. Si j'embauche 4000 fonctionnaire pour qu'ils creusent rebouchent des trous j'augmente mon PIB :o
 
Le discours des autrichiens, c'est qu'une croissance saine ce n'est pas une fausse croissance financée par la dette. C'est très différents des décroissants.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°27397371
voor0ck
Bois, Eau, Feu, Métal et Terre
Posté le 10-08-2011 à 14:30:17  profilanswer
 

Ami smicard speciale dedicace, et ne t'etouffe pas à cause des montants cités :)
 

Citation :

Crise : plus de 900 milliards d'euros partis en fumée en deux jours (Dexia)
 
 
Plus de 900 milliards d'euros sont partis en fumée en Bourse en deux jours aux Etats-Unis et en Europe, selon les estimations des analystes de Dexia Securities, la filiale de courtage de la banque franco-belge Dexia.
 
La facture de la tempête qui s'est abattue vendredi et lundi sur les places financières s'élève au total à 917 milliards d'euros pour les entreprises sur les deux rives de l'Atlantique, précise ce document, qui parle du "coût des grandes peurs de l'an 2011".
 
Le vendredi 5 août, les Bourses européennes avaient chuté en raison de craintes entourant l'économie américaine et des inquiétudes sur une contagion de la crise de la dette en zone euro.
 
Ce jour-là, Londres avait lâché 2,71%, Francfort 2,78% et Paris 1,26%. Sur la semaine, la Bourse de Francfort avait perdu 13%, celle de Londres près de 10%, et celle de Paris près de 11%.
 
Lundi 8 août, les places financières avaient été prises de panique après la dégradation historique de la note de crédit des Etats-Unis. La Bourse de New York avait chuté de 5,55%, sa pire journée depuis décembre 2008. En Europe, Francfort avait plongé de 5,02%, Paris de 4,68% et Londres de 3,39%.
 
"Comme on peut le voir, l'addition est lourde", a commenté à l'AFP Jean-Paul Pierret de Dexia Securities.
 
Sur sept mois, c'est environ 3.400 milliards d'euros qui sont partis en fumée, ce qui représente près d'un tiers du Produit intérieur brut des Etats-Unis (14.500 milliards de dollars), selon M. Pierret.
 
Ces estimations prennent en compte les pertes de 500 entreprises américaines regroupées dans l'indice boursier SP 500 et 600 entreprises européennes recensées par l'indice DJ Stoxx 600, précise Dexia Securities.
 
Tous les secteurs de l'économie sont représentés, des services à la finance en passant par la santé, le transport, le luxe et la consommation.
 
On retrouve ainsi les groupes énergétiques américain ExxonMobil, français Total, britannique BP, les banques américaines Citigroup et Goldman Sachs, la française BNP Paribas, la britannique Barclays, l'espagnole Banco Santander, l'allemande Deutsche Bank et les laboratoires pharmaceutiques Merck et Sanofi.

Message cité 1 fois
Message édité par voor0ck le 10-08-2011 à 14:32:42

---------------
L'invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l'attaque. Sun Tzu.
n°27397378
uxam
Posté le 10-08-2011 à 14:30:53  profilanswer
 


arrete de dire de la merde et va chez un psy plutot

n°27397385
patx3
Posté le 10-08-2011 à 14:31:03  profilanswer
 


JacenX a écrit :


Quand les marchés ont tellement confiance en sa dette et sa capacité à rembourser qu'ils lui proposent des taux d'intérêt inférieur à l'inflation, oui, clairement, ça serait con de pas profiter d'une telle opportunité d'investissement.

 

Avec plus de 30% de la dette us détenue par la FED, c'est sur que la confiance règne... :o

n°27397393
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 10-08-2011 à 14:31:37  profilanswer
 

voor0ck a écrit :

Ami smicard speciale dedicace, et ne t'etouffe pas à cause des montants cirés :)
 


Citation :

Crise : plus de 900 milliards d'euros partis en fumée en deux jours (Dexia)
 
 
Plus de 900 milliards d'euros sont partis en fumée en Bourse en deux jours aux Etats-Unis et en Europe, selon les estimations des analystes de Dexia Securities, la filiale de courtage de la banque franco-belge Dexia.
 
La facture de la tempête qui s'est abattue vendredi et lundi sur les places financières s'élève au total à 917 milliards d'euros pour les entreprises sur les deux rives de l'Atlantique, précise ce document, qui parle du "coût des grandes peurs de l'an 2011".
 
Le vendredi 5 août, les Bourses européennes avaient chuté en raison de craintes entourant l'économie américaine et des inquiétudes sur une contagion de la crise de la dette en zone euro.
 
Ce jour-là, Londres avait lâché 2,71%, Francfort 2,78% et Paris 1,26%. Sur la semaine, la Bourse de Francfort avait perdu 13%, celle de Londres près de 10%, et celle de Paris près de 11%.
 
Lundi 8 août, les places financières avaient été prises de panique après la dégradation historique de la note de crédit des Etats-Unis. La Bourse de New York avait chuté de 5,55%, sa pire journée depuis décembre 2008. En Europe, Francfort avait plongé de 5,02%, Paris de 4,68% et Londres de 3,39%.
 
"Comme on peut le voir, l'addition est lourde", a commenté à l'AFP Jean-Paul Pierret de Dexia Securities.
 
Sur sept mois, c'est environ 3.400 milliards d'euros qui sont partis en fumée, ce qui représente près d'un tiers du Produit intérieur brut des Etats-Unis (14.500 milliards de dollars), selon M. Pierret.
 
Ces estimations prennent en compte les pertes de 500 entreprises américaines regroupées dans l'indice boursier SP 500 et 600 entreprises européennes recensées par l'indice DJ Stoxx 600, précise Dexia Securities.
 
Tous les secteurs de l'économie sont représentés, des services à la finance en passant par la santé, le transport, le luxe et la consommation.
 
On retrouve ainsi les groupes énergétiques américain ExxonMobil, français Total, britannique BP, les banques américaines Citigroup et Goldman Sachs, la française BNP Paribas, la britannique Barclays, l'espagnole Banco Santander, l'allemande Deutsche Bank et les laboratoires pharmaceutiques Merck et Sanofi.


Ca n'a strictement aucun sens, comment quelquechose qui n'a jamais existé pourrait il disparaitre? :D


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mes ventes : http://forum.hardware.fr/hfr/Achat [...] 0413_1.htm .
n°27397412
vandepj0
Posté le 10-08-2011 à 14:32:45  profilanswer
 

JacenX a écrit :

article en anglais sur le problème de la "dette" (pas que publique) :
http://voxeu.org/index.php?q=node/5823
 
en résumé : ce n'est pas le montant de la dette qui est un problème, c'est sa répartition. Aujourd'hui, elle est concentrée sur des foyers qui ne peuvent plus la payer. Ensuite, on ne s'endette pas au même coût selon qu'on soit un foyer, une entreprise, ou un gouvernement (en particulier les USA, qui emprutent gratuitement). C'est pour ça qu'un transfert de la dette des particuliers vers le gouvernement dans le cas des USA aujourd'hui marcherait particulièrement bien. Dès que les particuliers auront assaini leurs finances, ils reconsommeront, l'économie répartira, et via les taxes et les impos le gouvernement paiera la dette (à pas cher) qu'il a récupéré durant la crise.


Le problème, c'est que ton liquidity trap, il est pas aux USA mais en Chine.  
 
http://criseusa.blog.lemonde.fr/files/2011/07/AT3.jpg
 
Quand aux détenteurs de la dette privée américaine, c'est nettement plus difficile à trouver, mais il n'y a pas de raison pour qu'elle ne soit pas détenue dans des proportions équivalentes par des étrangers.

mood
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