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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°26812369
poilagratt​er
Posté le 15-06-2011 à 13:07:14  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

doriany a écrit :


La situation à l'instant t dépend de la situation à l'instant t-1, t-2 etc.. jusqu'à l'origine. Si il existe des riches et des pauvre, ce n'est pas dû au hasard, mais bel et bien à leur histoire respective.


Oui, c'est l'histoire de la loi du plus fort/malin/chanceu.
 
Avant c'était par les armes, maintenant c'est par l'argent.

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 15-06-2011 à 13:08:20

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
mood
Publicité
Posté le 15-06-2011 à 13:07:14  profilanswer
 

n°26812380
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 13:08:04  answer
 

Encore un zoli pavé  :D  
 
Mais vous allez voir, c'est passionnant a lire, heuu... pour ceux qui s’intéressent réellement à l’économie  :)  
 
 

Citation :

Texte présenté lors des rencontres Espace Marx en décembre 2010
 
 
 
Bouclier fiscal pour bas revenus et monnaie éthique : Le RCC, Revenu citoyen complémentaire
 
 
 
Marx et notre époque
 
 Marx avait de la considération pour le système capitaliste, le jugeant plus performant et plus profitable que les anciens modes de production. Seul entorse et pas des moindres, l’exploitation des travailleurs avec comme ressort la séparation entre deux classes, les possédants qui ne travaillent pas et les travailleurs qui ne possèdent pas. Selon Marx, le salut pour les travailleurs, c’est se rendre maître du système productif. Et donc, transformation avec comme ressort historique le matérialisme dialectique. Un siècle et demi plus tard, en 2010, le système capitaliste s’est complètement transformé, sans que les problèmes soulevés par Marx aient été résolus. Les sociétés industrielles ont permis le développement des classes moyennes tout en augmentant le niveau de vie pour tous.  Néanmoins, l’exploitation est encore d’actualité et une partie de la société est exclue de l’accès au travail. Mais la question qui se pose, c’est ; Marx est-il d’actualité ? Faut-il reprendre l’essentiel de la pensée de Marx ou alors, partir de l’état actuel du système capitaliste et imaginer ce que pourrait en penser un Marx contemporain qu’on imagine soucieux de corriger le système et de rendre à l’humain sa voie vers la réalisation, l’émancipation, l’invention ? Peut-être faut-il retenir de Marx l’intention humaniste mais revoir les moyens pour parvenir aux fins.
 
 
Pour beaucoup, l’analyse de Marx paraît dépassée. La société actuelle ne peut pas répondre à la séparation en deux classes. Néanmoins, ce n’est pas parce que Marx n’est plus pertinent que les problèmes qu’il a soulevés ont disparu. Un constat, le déplacement de la question centrale de l’exploitation des travailleurs vers celle des inégalités. Et par inégalités, on doit entendre les inégalités de revenus liés à l’accès inégalitaire au travail rémunéré. Si la notion de classe refait surface, alors c’est en considérant les niveaux de revenus. L’existence étant alors « mesurée » non seulement en fonction de la position dans l’appareil productif mais aussi de la place occupée par l’individu dans le système de l’accès aux moyens de consommation. Par exemple, l’intellectuel précaire. Ces moyens étant pris dans un sens non péjoratif, étant entendu que la consommation présente deux volets, l’un étant de satisfaire des besoins fondamentaux, l’autre étant d’offrir à chacun les moyens d’inventer son existence, librement, en jouant sur le potentiel humain illimité faisant que les uns se perdent dans le jeu et les autres créent une oeuvre.  
 
La question des moyens et des fins. Les finalités humaines sont-elles immanentes au système productif ou bien transcendantes, dans le sens où assigner leur détermination suppose de sortir en dehors du système productif ? Serait-ce la philosophie politique, en tant que science des fins entre autres, qui éclaire les fins possibles et/ou souhaitables pour les sociétés ? La faiblesse du marxisme n’est-elle pas dans une fiction idéologique extrapolant une fin collective à partir des moyens industriels et économiques ? La force du « néo-libéralisme » ne repose-t-elle pas sur une finalité qui bien que complexe, reste immanente au système productif. Le succès du néo-libéralisme serait alors d’avoir liquidé ou presque toutes les instances transcendantes pouvant le contraindre à servir une autre fin que le profit. Et parmi ces instances, il y a le fameux autant que décrié Etat providence.  
 
L’époque fordienne du capitalisme et la transition anti-fordienne
 
 Années 60 et 70
 
 Un bref rappel historique est nécessaire pour cerner l’évolution du capitalisme et des problèmes qu’il engendre. Un moment important du capitalisme se déroule sous l’égide de trois personnalités emblématiques, l’industriel Ford, le président Roosevelt et l’économiste Keynes. Le résultat devient visible dans les années 1960. On parle de classes moyennes, d’american way of life et surtout, du capitalisme fordien à qui on doit également la forte croissance au Japon et en Europe après la Guerre. Cette réussite économique désignée comme Trente glorieuses est due à la conjonction de deux dispositifs, l’Etat providence et le capitalisme fordien. Le principe du fordisme est simple dans sa formulation. Il faut payer les ouvriers avec des salaires suffisants pour qu’ils puissent acheter les produits qu’ils fabriquent a dit Ford. Bien que le capitalisme n’ait pas été une œuvre caritative et que les inégalités l’aient toujours accompagné, on doit reconnaître qu’il a permis l’avènement d’une société de consommation de masse et des classes moyennes. Un couple de travailleurs américains dans les années 1970 pouvait devenir propriétaire d’un pavillon, acheter une automobile et s’équiper en électroménager, sans compter quelques dépenses de loisir. Les ouvriers ont fini par acheter les produits qu’ils fabriquaient, conformément au souhait de Ford. Cette ère a vu ainsi se développer les classes intermédiaires, avec comme image saisissante ce concert des Stones à Altamont et toutes ces décapotables garées sur un champ après avoir généré d’impressionnants bouchons. Cette époque n’était pas destinée à perdurer. Un tournant a été amorcé dans les années 1980.  

Transformation de la firme capitaliste.

 
 A la suite des années 1980, les politiques dites libérales, associées à la globalisation, à l’ouverture des marchés, à la circulation des marchandises, ont créé les conditions de développement pour un capitalisme anti-fordien. Les résultats sont connus. Tendance à la baisse du coût du travail. Part des salaires en diminution, profits en augmentation, volatilité des emplois dans les secteurs en transformation, chômage, précarité, inégalités. Dans les années 2000, la montée en puissance des nouveaux pays industrialisés a infléchi considérablement les échanges économiques et les flux financiers qui vont avec. Le jeu ambigu des banques et des Etats a créé les conditions pour une crise financière devenue en 2010 une crise sociale. Les inégalités s’accroissent en Occident. Le nombre de pauvres se stabilise, voire augmente. En Chine ou au Brésil, la tendance est inversée. Les pauvres restent pauvres mais ils sont moins nombreux d’année en année.  
 
Le capitalisme occidental s’est transformé, tant dans son esprit (Boltanski et Chiapello) que dans le fonctionnement de la grande firme issue du premier 20ème siècle. Quel fut le principal ressort de ce développement ? Les managers ont-ils cherché à maximiser les profits et servir au mieux les actionnaires ou bien ont-ils placé au centre de leur démarche un autre horizon ? La réponse semble claire pour l’époque des firmes « chandlériennes » si l’on suit les conclusions de JK Galbraith, auteur d’une étude devenue classique, Le nouvel état industriel, paru en 1967 (Olivier Weinstein, pouvoir, économie et connaissance, La découverte) Les décisions prises par les grandes firmes ne sont pas sous la responsabilité des détenteurs de capitaux mais d’une nouvelle classe apparue comme par une sorte de ruse du système, la classe des managers, qu’on appelle aussi technocrates ou alors capitaines d’industrie. Ces managers font pour ainsi dire corps avec la firme dont ils ont en charge le développement, et s’ils ont acquis une légitimité pour occuper cette fonction, c’est parce qu’ils disposent d’une connaissance de tous les rouages de la firme, des hommes, des compétences, de l’organisation, du milieu. Bref, ils sont en quelque sorte le cerveau du système, intégrant les données perçues de l’environnement économique et celle de l’organisation interne. De ce fait, à l’instar d’un système nerveux central, ils sont aptes à prendre les décisions engageant le devenir de la firme. Selon Galbraith, le manager agit en fonction de finalités qui ne sont pas uniquement financières ; il se préoccupe notamment du développement de la firme, phénomène que l’on a constaté pendant les deux premiers tiers du 20ème siècle. Après 1980, les objectifs de la firme vont être altéré et le schéma tracé par Galbraith doit être rectifié pour prendre en compte la montée en puissance de la financiarisation ainsi que l’apparition d’un nouvel état d’esprit dans le management.  

Les mécanismes financiers ont beaucoup changé.
En une formule, c’est au triomphe de la cupidité auquel on assiste. Si le 20ème siècle a vu se dessiner le capitalisme fordien, alors le système hyper productif actuel mérite d’être désigné comme capitalisme anti-fordien, bien que la plupart évoquent un capitalisme financiarisé. Non pas que la finance ait été absente lors du moment fordien, mais que cette finance ait pris un essor marqué faisant d’elle un ressort de plus en plus déterminant dans le cours de l’économie, ses produits, ses flux, ses déplacements, sa dynamique. Plusieurs éléments se sont conjugués. Les nouvelles technologiques, la manière de les utiliser pour générer des flux financiers et des transactions de plus en plus performantes en terme de profit. La gestion des firmes s’est transformée en accordant de plus en plus de priorité au volet financier. Enfin, un nouvel état d’esprit a gagné les élites. Une analyse fine permettait de déceler une variation des finalités présente dans l’esprit des classes dirigeantes. Avec l’émergence d’un nouveau type d’élite si bien décrit par Christopher Lasch.  

A propos de l’économie empire et de la tierce économie

 
L’ère du capitalisme fordien est révolue. Adieu les sixties de Kennedy et les seventies de Carter ou de Giscard, avec leurs rêves et autres utopies gauchisantes. A partir des années 1990, on doit convenir qu’un capitalisme anti-fordien s’est mis en place, avec la financiarisation excessive, l’avènement des nouvelles formes de management et un nouvel esprit du capitalisme associé au déclin de cette fameuse « firme chandlérienne » qui fut l’un des ressorts du capitalisme fordien. Peut-on néanmoins penser que ce type de capitalisme basé sur l’augmentation des salaires à disparu ? Oui selon l’esprit mais pas dans les ressorts mécaniques. En fait, le capitalisme fordien qui avait tendance à se transformer pour s’identifier à la société s’est progressivement dissocié de cette société, devenant un système hyper complexe, intégré, jouant du levier fordien mais pas pour tout le monde. Le processus en mouvement est visible mais disons assez subtil. Une partie de l’économie, celle qu’on nomme empire, voit un développement fordien avec une élévation des salaires pour les individus qualifiés qui peuvent alors acheter les biens sophistiqués que produit le système, ainsi qu’engranger des profits avec les produits d’épargne. Le cercle vertueux du capitalisme fordien se poursuit, sauf qu’il ne coïncide plus avec la société et qu’une tierce économie se dessine, avec aussi dans les marges les exclus du système. Bref, une frange de la société décroche peu à peu alors qu’une autre progresse vers l’accès aux biens et services les plus élaborés que produit le système. En adoptant une grille de lecture inspirée de Luhmann, on peut penser qu’un capitalisme fordien à haute valeur ajoutée, haute technologie, hauts profits, hauts salaires, s’est auto-organisé comme un colossal sous-système avec la complicité des Etats qui structurent la société pour faire prospérer ce sous-système qu’on peut maintenant désigner comme capitalisme anti-social, un capitalisme qui laisse décrocher une partie de la société. On peut parler d’économie à plusieurs vitesses, voire plusieurs niveaux, mais l’idée d’économie empire et tierce économie semble plus appropriée.  
 
Pour préciser les choses, le principe de l’économie empire, c’est de produire des biens et services à haute valeur et d’offrir des revenus suffisants (salaires et profits) pour que ceux qui les produisent puissent les acheter. Le mécanisme fordien fonctionne ainsi sur un segment social, il permet d’élever le niveau matériel des classes supérieures, entraînant dans le sillage une partie des classes moyennes. Par contre, aux marges, on assiste à un décrochage. Les masses de travailleurs servent de variables d’ajustement. Pour preuve l’exemple des constructeurs automobiles renfloués par l’Etat alors que les sous-traitants subissent l’instabilité de l’emploi et des commandes. Autre phénomène marquant, la croissance du travail intérimaire qui par sa plasticité, répond aux besoins d’une économie empire qui sans cesse, se réorganise. Dans le même temps, la tierce économie subit des transformations, s’appauvrissant d’année en année. La dernière innovation dans ce secteur, c’est celui de l’auto-entrepreneur, qui parfois est un ancien salarié d’une entreprise louant ses services aux PME en fonction des carnets de commande. Une vue d’ensemble permet de constater qu’à l’occasion d’une crise financière, c’est la tierce économie qui absorbe la plus grande partie du choc. Ce processus est-il inéluctable ou bien peut-on inventer une autre économie ?  
 
Une politique économique post-fordienne et post-keynésienne

 I. Présentation du problème
 
 Depuis 2008, une crise s’est déployée, d’abord financière puis économique. Comment décide-t-on qu’il y a crise ? A partir d’un chiffre, celui de la croissance. L’économie entre en récession si la croissance est négative pendant deux trimestres consécutifs. Une croissance négative peut l’être d’un dixième de points ou de cinq points. Ensuite, cette tendance peut durer un semestre ou bien deux ans, voire plus. La crise se traduit par une réduction de la production industrielle, engendrant de ce fait un chômage important. La masse salariale se réduisant, la croissance se réduit également et donc, c’est l’engrenage vers la récession durable, sauf si les nouveaux pays industrialisés sont capables d’importer nos produits. Dans certains secteurs, c’est encore possible mais force est de constater que les NPI parviennent de plus en plus vers une autonomie productive. La valeur de la monnaie est déterminante pour les échanges commerciaux. Le Japon et l’Europe peinent à exporter en raison des monnaies appréciées, voire surévaluées.
 
A l’instar de la drôle de guerre, la crise de 2010 pourrait être désignée comme une drôle de dépression. S’il n’y avait pas les chiffres du chômage, de la production industrielle et de la dette, personne ne saurait que les pays industrialisés traversent une crise économique. Les réservations sont bien remplies, les familles sont sur les routes, les automobiles circulent et les stations-service servent le plein d’essence. Alors qu’en ville, les cinémas sont remplis et que les restaurants et les terrasses de cafés sont assez fréquentés, comme du reste les grandes surfaces où l’on continue à voir les chariots remplis de victuailles. Malgré ces apparences, la crise fait des ravages mais dans un secteur de la population, un secteur qui du reste n’est pas vraiment visible. La pauvreté est cachée dans les maisons délabrées, les chambres d’étudiant, les quartiers difficiles, et ne fait que de rares apparitions dans les journaux télévisés. Quelques centaines de milliers de travailleurs éjectés du système se sont ajoutés aux déjà précaires. Cela devrait fait quelques huit à dix millions de personnes peinant à exister matériellement, alors un million de plus, cela ne se voit pas. Rien de comparable avec ces images de files d’attente de chômeurs américains attendant la soupe populaire ou un emploi de fortune pendant les années 1930. Les effets sociaux de la crise sont néanmoins visibles aux yeux des bénévoles dans les restos du cœur, des fonctionnaires débordés du pôle emploi, des médiateurs dans les dossiers de surendettement !  
 
Cette crise sociale n’est pas acceptable. Oui mais que faire à part quelques mots d’indignation et pour ceux qui le veulent, un don aux associations. L’économie, l’Etat, ne peuvent-ils rien ? Il se peut qu’il n’y ait rien à faire, sauf gérer le marasme et attendre un redémarrage de la croissance bien incertain. Néanmoins, la raison économique suggère que si l’on connaît les causes de cette crise, alors on devrait trouver les solutions aux problèmes sous réserve qu’on choisisse quels sont les deux ou trois problèmes à résoudre. La raison tentera de comprendre d’où vient cette crise. On pense inévitablement aux activités plutôt obscures des banques, avec des comptes déguisés, des produits financiers opaques et douteux, fabriqués par des as de la finance mathématique, et que même les directeurs de banques ne comprennent pas. A ces facteurs bancaires s’ajoutent les disparités de revenus, la volatilité des capitaux, les colossales liquidités qui errent dans les fonds spéculatifs. Ces processus sont facilités par les banques centrales qui irriguent le système en pratiquant des taux d’intérêt proches de zéro. Le problème, c’est que cette monnaie n’alimente plus l’économie réelle, préférant se placer dans des jeux financiers à hauts risques.  

II. Argumentation

 
 On voit donc se dessiner au moins un facteur, fondamental et généralisé, simple dans son énoncé, susceptible d’expliquer pourquoi cette crise se dessine. Examinons alors comment intervenir pour corriger la crise et redonner à l’économie un visage plus humain ou disons, éthique. Ce facteur est en vérité connu, c’est la disparité des solvabilités, autrement dit d’un côté une économie empire faite par et pour les élites financières, oligarchies et classes supérieures, de l’autre, une tierce économie de la précarité, faite (ou subie) par (mais pas pour) les travailleurs pauvres, les intérimaires, les marchés parallèles parfois, les sous employés et les individus aidés. Globalement, nous avons une économie anti-fordienne. Du coup, la tendance est à la déflation car il n’y a pas assez de masse d’argent pour payer les produits et même, les écouler, d’où la baisse des productions industrielles.  

A cause de la dette, les pays industrialisés appliquent la rigueur
, ce qui accentue le problème de solvabilité. Au Royaume-Uni, des études récentes indiquent qu’au plus fort de la récession, le quintile le plus pauvre a été amputé de presque dix points de revenu, contre deux points pour le quintile le plus riche. Des coupes sévères sont effectuées dans les dépenses sociales, aides publiques autant que salaires publics. Au Portugal, des familles auparavant bien loties se ruent dans les centres d’aide alimentaire alors qu’une femme de ménage est payé 15 euros la journée pour nettoyer les dix étages de cages d’escalier. Il paraîtrait que les achats de viande ont presque cessé dans un supermarché discount, au profit des saucisses, boîtes de thon et pâtes dont la consommation a doublé. Il y donc bel et bien des signes de la crise dont on peut se faire une idée en consultant les bonnes pages de Courrier international, des signes qu’on verra en Espagne, en Grèce, en Italie, en France et bien évidemment aux Etats-Unis où à Detroit, 10 000 logements vont être rasés, y compris des belles demeures dans le centre historique. Les « jetés de l’économie » s’en prennent aux banquiers qu’ils considèrent comme des criminels, alors que l’opinion semble croire à une sorte de fatalité économique suscitant la résignation. Et le philosophe, que peut-il dire ? Eh bien qu’il n’y a pas de fatalité car en connaissant la principale cause de la situation, il peut se donner les moyens pour réagir. Le philosophe dit aussi que s’il y a des moyens disponibles et que les dirigeants ne les utilisent pas, alors ces élites peuvent être désignées, au moins moralement, comme des criminels. Mais sachons rester zen.
 
Des grandes masses de monnaie sont inemployées. La bourse a énormément chuté depuis le déclenchement de la crise financière en 2008. L’immobilier a suivi, notamment aux Etats-Unis. Les économistes qui aiment faire peur, comme Jacques Attali, évoquent la destruction de milliards de dollars et d’euro. C’est faux pour l’essentiel. Lorsque la bourse chute, c’est qu’il y a vente d’actions. Le produit de cette vente va ailleurs. Par exemple dans l’or et l’argent dont le cours n’a cessé de monter depuis 2008. Toutes les matières rares sont la cible de ces énormes liquidités qui se baladent de placement en placement. L’argent n’a pas disparu. Il a simplement quitté l’économie réelle pour se placer dans des lieux où il stagne. Il se raconte que des centaines de milliards d’euros sont en quête de destination et cherchent des structures pour s’investir. Au bout du compte, si tant d’argent à disparu, c’est un phénomène en trompe-l’œil. Cet argent est mal placé et finalement, il ne vaut rien. Mais il participe au processus de génération des disparités de solvabilités, asséchant l’économie réelle et notamment la tierce économie. On voit bien les deux pôles du problème. D’un côté, des gens sans argent et des biens cherchant preneurs au risque de déflation, et de l’autre côté, des masses de monnaie considérables en errance, inutilisées pour le capitalisme industriel, et qui génèrent un surcroît d’individus privés de revenus.  
 
III. Présentation de la solution du bouclier fiscal pour les bas-revenus
 
 Y a-t-il une solution ? Oui, mais il faut l’inventer. Employons une sagesse de physiocrate contemporain. Imaginons un verger privé d’arrosage. Deux solutions sont possibles. Soit faire venir des camions citernes ou alors forer profondément en quête de nappes phréatiques, soit user d’un stratagème pour faire pleuvoir. La seconde solution est plus efficace sous réserve qu’on puisse attirer la pluie. Observons maintenant l’état de nos économies. Les gens ont besoin d’argent. On peut aller creuser dans les nappes phréatiques, chez les possesseurs d’or, dans les comptes privés, les paradis fiscaux, les profits financiers, mais c’est compliqué. Essayons alors la solution de la pluie et créons de la monnaie pour irriguer la tierce économie. Rien n’est plus facile que cette opération comptable que peut réaliser la BCE, ainsi que les autres banques centrales. Il suffit de le décider. Le directeur de la FED a su trouver 600 milliards de dollars pour renflouer la finance. On peut faire de même mais en choisissant de renflouer les bas revenus et les populations les plus démunies. J’avais auparavant imaginé un revenu universel. En fait, la solution la plus juste serait d’introduire un revenu fiscal, autrement dit un impôt négatif et donc progressif.  
 
Voici donc une suggestion. L’Etat alloue à chaque foyer fiscal, individu, couple avec ou sans enfant, un revenu fiscal progressif en fonction du taux d’imposition de ce contribuable. Une proposition chiffrée Un contribuable non imposable recevra environ 300 euros par mois. Ensuite, progressivement, 150 à 250 euros pour compléter un revenu situé dans la tranches des 5.5 %, puis 50 à 100 euros pour la tranche suivantes. Et pas de complément pour les contribuables situés dans la tranche des 30%, étant convenu qu’à partir de ce seuil, on n’a pas besoin de revenu fiscal complémentaire, avec plus de 26000 euros de revenu pour une part fiscale. Bien évidemment, ces calculs sont donnés à titre indicatif afin d’expliquer le principe du bouclier fiscal pour les individus aux bas revenus. Il peut se combiner avec un Rsa, ou une pension d’invalidité, ou une Aah (qu’il faudra sans doute réajuster) et bien évidemment avec le Smic et autres revenus modestes, les petites pensions de retraite. Si le bouclier fiscal pour les riches a pour principe, l’Etat ne peut pas prélever plus de 50% du revenu d’un contribuable, alors la maxime du bouclier fiscal pour bas revenus, ce serait que nul ne peut avoir moins de 700 euros pour vivre ! Avec ce dispositif, un smicard pourrait disposer de 1400 euros nets par mois. Plus généralement, tous les membres des classes inférieures s’y retrouvent et même les classes moyennes.  
 
Ce qui rend non seulement original mais réalisable cette opération, c’est le couplage avec la création de monnaie sur le principe d’une planche à billet éthique. C’est de l’argent créé ex-nihilo par la banque centrale et qui ensuite, est redistribué sous forme de bouclier fiscal par Etats membres de la zone euro. Cette opération répond parfaitement aux besoins de l’économie. Il faut augmenter la masse monétaire. Le risque d’inflation ? A débattre mais on peut d’ores et déjà le penser comme limité.  

IV Conséquences économiques du capitalisme éthique post-keynésien

 
 La première question qui se pose avec ce type de dispositif, c’est celle de l’inflation. L’évaluation de ce risque n’est pas simple et doit incorporer la complexité du système dès lors qu’il va réagir à ce qui est ni plus ni moins qu’une planche à billet. Néanmoins, cette création de monnaie est utilisée dans un cadre inédit, alors que le contexte économique est différent des situations anciennes où effectivement, la planche à billet était génératrice d’inflation. Le premier constat, c’est qu’une mesure financière ne produit pas les mêmes effets dans une économie qui se transforme. Premier indice, la tendance actuelle est déflationniste et ce, pour un bon moment en cas de scénario à la japonaise, alors l’inflation pourrait être contenue. D’un autre côté, il ne faut pas négliger les évolutions des taux de change. On ne peut pas anticiper la réaction des marchés en cas de création de monnaie éthique. Une baisse de l’euro serait à prévoir mais cette évolution n’est-elle pas profitable aux exportations, même si elle renchérit le coût des matières premières et des importations. Nul ne peut prédire quelle sera la réaction des marchés. On peut même imaginer un effet paradoxal. S’il s’avère que cette opération participe à la réduction des déficits, alors, il se pourrait que la tendance inflationniste de la planche à billet soit compensée par les confiance des marchés envers une dette qui se réduit et sera apurée à moyen ou long terme.
 
 
Passons maintenant à l’économie intérieure. La mesure du bouclier fiscal pour bas revenus doit s’accompagner d’une politique de modération salariale et ce, à toutes les échelles de revenus. Avec la fiscalité compensatoire, un nivellement sera réalisé, participant à plus de justice. De plus, une modération salariale suppose une tendance inflationniste réduite qui s’additionne à la précédente. L’ouverture du marché et la capacité productive sont elles aussi, impliquées dans une modération de l’inflation.  
 
Pour ce qui est de la dette et des déficits, là aussi un processus vertueux est mobilisé. Modération salariale dans la fonction publique et donc, réduction des dépenses. Le RSA et l’AAH sont également réduites mais dans des proportions telles que le revenu alloué sera supérieur à ce qu’il est actuellement. Par exemple, baisse du RSA à 150 euros plus 350 euros de compensation fiscale, cela donne 500 euros minimum pour vivre. AAH baissée à 500, ce qui donne 850 euros au final. Ces mesures ne peuvent qu’améliorer les finances publiques. D’un autre côté, une consommation accrue se traduit par une augmentation des rentrées fiscales sous diverses formes, TVA mais aussi sur les revenus commerciaux et dérivés découlant de cette croissance relancée par la consommation. D’où progressivement, une réduction de la dette. Au final, avec les exportations et la croissance intérieure, les pays de la zone euro sont placés sur l’orbite de la croissance éthique, autrement dit une société qui progresse un peu sur le modèle des Trente glorieuses et non pas sur celui du capitalisme hyper financiarisé des années 2000.  
 
Le mécanisme de monnaie éthique apparaît comme vertueux. Pour compléter cette brève analyse, on doit examiner l’effet de cette création de monnaie sur l’économie globale, celle qui inclut la puissance de l’empire. Compte-tenu des tendances inflationnistes, on peut imaginer une réaction de la banque centrale visant à élever les taux d’intérêts. Le crédit deviendra plus cher et les opérations spéculatives moins rentables. Ce mécanisme est bien connu des économistes. Une monnaie accessible aux marchés facilite les opérations économiques mais aussi les montages spéculatifs. On l’a bien vu dans les années 2000 avec les subprimes, les LBO, les CDS, les hedge funds. Mais dès que les taux d’intérêt montent, ces opérations sont rendues moins rentables. Le mécanisme de monnaie éthique permet donc de déplacer le levier monétaire depuis l’économie empire vers la tierce économie. Par exemple, le crédit immobilier se renchérit. On peut alors penser que l’accès à la propriété pour les classes moyennes est altéré. Oui, sauf que par la logique des mécanismes, l’immobilier chute. Et l’on comprend que la monnaie libérée par la banque centrale ne vient plus s’accumuler dans la spéculation. Même processus pour le crédit à la consommation, ce dispositif pervers qui fait payer plus cher un bien à ceux qui ont des moyens déjà limités. L’argent facile des années 2000 a permis aux banques d’engranger des profits colossaux par le biais du crédit à la consommation. Avec le mécanisme de la monnaie éthique, les personnes aux bas revenus peuvent contourner l’engrenage de l’endettement. Cela dit, le meilleur moyen de ne pas s’endetter, c’est de réfréner son désir consumériste quand un bien n’est pas indispensable. L’argent ne peut pas tout résoudre. L’intelligence est aussi un outil pour mieux vivre.
 
Une certaine vision de l’homme.
 
 Le dispositif de la monnaie éthique participe d’une rationalité économique appliquée à une morale politique. Il aurait pu déjà être appliqué déjà dans les années 2000, car le capitalisme est parvenu à un stade permettant de choisir deux voies pour son développement. Ce stade est une combinaison de technique, de productivité, d’ouverture et de globalisation. Il peut s’orienter soit au profit de l’hyper-finance avec les crises qu’on connaît, celles de 1993, de 2001 et la plus importante, celle de 2010, pour ne citer que celles ayant touché l’Occident car en Asie, d’autres crises ont émaillé l’histoire économique récente de ce continent ; soit de manière équitable en redonnant au capitalisme les instruments pour un développement post-fordien dont la finalité est d’ajuster au mieux possible les capacités productives pour améliorer la vie de tas de gens. Le capitalisme financiarisé est arrivé à un stade de réversion permettant d’utiliser le mécanisme de rééquilibrage par la monnaie éthique. De plus, il est devenu impossible de résoudre la crise sociale par les solutions conventionnelles de l’emploi, parce que il n’y a pas de liquidité pour payer les salaires. Si donc la correction par la politique de l’emploi n’est pas possible, l’autre option c’est une politique monétaire telle que celle ici proposée.  
 
Si cette option plus post-fordienne que néo-fordienne s’impose, c’est que l’avancement du système productif a modifié considérablement la conjoncture des moyens matériels et qui dit moyens transformés dit aussi fins réévaluées. Pour le dire sans détour, le travail n’a plus la même place qu’auparavant dans le champ technico-économique, pas plus que dans la sphère des valeurs. Le travail (je précise, rémunéré et dans l’entreprise) n’est plus la seule et unique activité par laquelle l’homme se transforme, s’accomplit, se réalise, s’élève à une dignité anthropologique. De plus, dans les pays industrialisés avancés, le travail n’est plus la source de revenus permettant de satisfaire les besoins financiers des populations dont une partie est amputée des moyens permettant de mener une « vie décente ». Le mécanisme de correction fiscale des bas revenus est possible mais deux obstacles doivent être levés et le plus difficile n’est pas tant de résoudre le côté technique que de convaincre les citoyens et les politiques de la justesse de ce dispositif. Il faut faire sauter les verrous idéologiques et moraux. La partie n’est pas gagnée car comment faire admettre qu’un citoyen puisse toucher un complément de revenu par un mécanisme conçu comme un don de la société et ce, sans contrepartie, tout simplement pour augmenter ses moyens matériels et lui permettre d’accéder à quelques fondamentaux de l’existence moderne ?  
 
Ce dispositif de correction fiscale des inégalités par création de monnaie éthique présente donc deux volets. Premièrement, il corrige les défauts du capitalisme anti-fordien, infléchissant l’économie vers une meilleure répartition des revenus. Deuxièmement, il devrait permettre aux pays de la zone euro, France incluse, de sortir lentement mais sûrement de cette impasse de l’endettement. A ces deux aspects somme toute prosaïques s’ajoute une considération sur le type de société alternative auquel répond ce dispositif. Le principe est d’introduire une finalité transcendante au système productif. En fait, il s’agit de renforcer le dispositif de l’Etat comme ressort du lien social et de la solidarité mais en traçant un cadre idéologique nouveau où se dessine une confiance dans l’homme capable d’user des moyens matériels non pas pour fuir et se perdre dans le jeu et la fainéantise mais de cultiver son jardin personnel, de participer à une existence faites de rencontres, d’enrichissements mutuels, de développement intellectuel…


http://www.espaces-marx.net/spip.php?article624

n°26812388
doriany
Posté le 15-06-2011 à 13:08:59  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


L'essentiel c'est que dans un système libéral, plus on est riche, plus on peut s'enrichir, laissant des miettes toujours plus petites aux pauvres. ça se vérifie partout ou l'état est faible ou inexistant.
 
Logique, mieux ont est armé, mieux on peut écraser.


Celà se vérifie partout où il n'existe pas d'Etat de droit et où la propriété privée n'est pas respectée, nuance. D'autre part, il n'existe pas de lien logique entre "plus on peut s'enrichir" et "laissant des miettes toujours plus petites aux pauvres".


---------------
Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
n°26812410
Terminatux
Communiste
Posté le 15-06-2011 à 13:11:05  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Parce que c'est un pays plus libéral que la Grèce : 17è mondial au classement des libertés économiques de l'Héritage index, contre 88è pour la Grèce  (  http://www.heritage.org/index/ranking ). Chypre n'a pas de Smic, est plus ou moins un paradis fiscal, a arrêté en 2010 de recruter des fonctionnaires ce qui n'est pas le cas en Grèce, a contenu sa dette publique, etc. Pas exactement des mesures communistes. Dès lors, il n'est guère surprenant que les résultats soient meilleurs.
 
Merci encore d'apporter de l'eau à notre moulin


 
Entre 2001 et 2008 Chypre a accru de 50% la part de ses dépenses sociales dans le PIB, pratiquement multiplié par deux ses dépenses publiques en matière d'éducation, accru ses dépenses publiques totales de 4 points du PIB dont 3 point pour ses prestations sociales et augmenté de 7 points la part de ses recettes publiques dans le PIB.

n°26812432
doriany
Posté le 15-06-2011 à 13:12:29  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Oui, c'est l'histoire de la loi du plus fort/malin/chanceu.
 
Avant c'était par les armes, maintenant c'est par l'argent.


Chanceux peut-être (encore que les gens qui gagnent une fortune par hasard ne sont pas légions), malin sûrement, mais je trouve plutôt logique le fait qu'un système privilégie les plus intelligents, donc ceux susceptibles de produire le plus de valeur ajoutée et donc de tirer la croissance économique.


---------------
Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
n°26812461
Terminatux
Communiste
Posté le 15-06-2011 à 13:15:00  profilanswer
 

limonaire a écrit :

1) Pour la Grèce, tu manques vraiment de rigueur dans le raisonnement, ce qui rend les discussions difficiles avec toi. Tu me dis que le miracle irlandais explose. Je réponds que les Irlandais malgré tout s'en tireront mieux que les Grecs. Tu me réponds "je quote", pour bien signifier que je me trompe et que donc, les Grecs s'en tireront mieux. Et tu me présentes des chiffres où tu reconnais toi même que ça "empire moins" qu'en Grèce, ce qui est excatement la définition de "s"en sortir mieux". Comme tu ne veux pas reconnaître tes torts, tu bottes ne touches en disant : les Grecs s'en sortent moins bien, mais à cause d'une mauvaise politique qu'on leur impose. Peut-être : mais ce n'était pas la question. Sois un peu rigoureux, bon sang, sinon toute discussion est impossible : admets que tu avais dit une bêtise. Et apprends aussi à donner aux mots un sens précis.


 
Excuse-moi j'ai lu rapidement et mon cerveau a compris français au lieu de grecs. :sweat:

n°26812463
poilagratt​er
Posté le 15-06-2011 à 13:15:03  profilanswer
 

doriany a écrit :


Chanceux peut-être (encore que les gens qui gagnent une fortune par hasard ne sont pas légions), malin sûrement, mais je trouve plutôt logique le fait qu'un système privilégie les plus intelligents, donc ceux susceptibles de produire le plus de valeur ajoutée et donc de tirer la croissance économique.


Ah mais moi aussi!
 
Mais qui tient le couteau pour partager le gateau?...
 
Ceci dit, pauvre = moins intelligent c'est un peu léger...

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 15-06-2011 à 13:22:09

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26812511
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-06-2011 à 13:20:05  profilanswer
 


 
Ce n'est qu'un critère : pour apprécier les libertés économiques, il faut regarder la liberté de mouvements de capitaux, la liberté d'investir, le marché du travail plus ou moins réglementé, la politique monétaire plus ou moins inflationniste, l'Etat de droit et le degré de corruption des fonctionnaires, etc.  
 
Et selon l'ensemble de ces critères, Chypre fait partie des Etats les plus libéraux du monde (19è) alors que la Grèce l'est beaucoup moins (88è). C'est comme ça.

n°26812530
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-06-2011 à 13:21:54  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Excuse-moi j'ai lu rapidement et mon cerveau a compris français au lieu de grecs. :sweat:


 
Pas grave : ça arrive à tout le monde.
 
Tu admets donc que les Irlandais (7è mondial au classement des libertés économiques) s'en sortent mieux que les Grecs (88è mondiaux) ?
 
 

n°26812537
doriany
Posté le 15-06-2011 à 13:22:45  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ah mais moi aussi!
 
Mais qui tient le couteau pour partager le gateau?...


L'offre et la demande. De plus, tu sais également que le gâteau n'est pas de taille fixe.
 

Citation :

Ceci dit, pauvre = moins intelligent c'est un peu léger...


 
J'ai pas dit ça, j'ai dit que je trouvais normal que quelqu'un réussisse à s'enrichir grace à son intelligence

Message cité 2 fois
Message édité par doriany le 15-06-2011 à 13:24:35

---------------
Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
mood
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Posté le 15-06-2011 à 13:22:45  profilanswer
 

n°26812550
poilagratt​er
Posté le 15-06-2011 à 13:24:13  profilanswer
 

doriany a écrit :


L'offre et la demande  SOLVABLE . De plus, tu sais également que le gâteau n'est pas de taille fixe.


Et donc, les besoins des pauvres ne sont pas pris en compte dans ce système!


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26812573
doriany
Posté le 15-06-2011 à 13:25:44  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Et donc, les besoins des pauvres ne sont pas pris en compte dans ce système!


D'où l'intérêt de se former afin d'avoir des compétences recherchées sur le marché du travail -> pouvoir de négociation accru

Message cité 1 fois
Message édité par doriany le 15-06-2011 à 13:26:29

---------------
Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
n°26812584
doriany
Posté le 15-06-2011 à 13:27:06  profilanswer
 

Ouf, c'est fatiguant mine de rien une séance de poilagratter, je vais manger un morceau


---------------
Un avantage acquis par la force illégitime ne peut être légitimé.
n°26812594
poilagratt​er
Posté le 15-06-2011 à 13:28:00  profilanswer
 

doriany a écrit :


 
J'ai pas dit ça, j'ai dit que je trouvais normal que quelqu'un réussisse à s'enrichir grace à son intelligence


Moi aussi.
 
Le pb est que, même si le gateau grossit, la part ds pauvres ne grossit pas en rapport, voire diminue pour certains, et ça se fait en bousillant beaucoup de choses...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26812609
poilagratt​er
Posté le 15-06-2011 à 13:29:46  profilanswer
 

doriany a écrit :


D'où l'intérêt de se former afin d'avoir des compétences recherchées sur le marché du travail -> pouvoir de négociation accru


ça c'est de la zolie théorie.
 
En pratique, du fait du progrès technique, les riches ont de moins en moins besoin des pauvres, pour satisfaire leurs immenses besoins.
 
Et s'ils n'en ont plus besoin, ils les laissent crever, comme une ressource quelconque. (loi du marché)


Message édité par poilagratter le 15-06-2011 à 13:31:42

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26812617
poilagratt​er
Posté le 15-06-2011 à 13:30:24  profilanswer
 

doriany a écrit :

Ouf, c'est fatiguant mine de rien une séance de poilagratter, je vais manger un morceau


 :D    pareil...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26812695
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 13:38:21  answer
 

je ne débat pas, mais je suis convaincu par poil@

n°26812839
Terminatux
Communiste
Posté le 15-06-2011 à 13:48:37  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Pas grave : ça arrive à tout le monde.

 

Tu admets donc que les Irlandais (7è mondial au classement des libertés économiques) s'en sortent mieux que les Grecs (88è mondiaux) ?

 

Je pense que l’austérité fait des dégâts en Irlande comme en Grèce.

 
limonaire a écrit :

Ce n'est qu'un critère : pour apprécier les libertés économiques, il faut regarder la liberté de mouvements de capitaux, la liberté d'investir, le marché du travail plus ou moins réglementé, la politique monétaire plus ou moins inflationniste, l'Etat de droit et le degré de corruption des fonctionnaires, etc.  

 

Et selon l'ensemble de ces critères, Chypre fait partie des Etats les plus libéraux du monde (19è) alors que la Grèce l'est beaucoup moins (88è). C'est comme ça.

 

Je préfère me référer à des statistiques précises venus d'un institut de statistiques plutôt qu'à des indices généraux calculés par un groupe de réflexion.

Message cité 1 fois
Message édité par Terminatux le 15-06-2011 à 13:59:17
n°26812913
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-06-2011 à 13:53:32  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Je pense que l’austérité fait des dégâts en Irlande comme en Grèce.


 
On ne te demande pas de penser, mais d'observer...

n°26812954
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 13:56:12  answer
 


Le problème c'est que le libéralisme implique encore plus d'oligarchie.

n°26812975
poilagratt​er
Posté le 15-06-2011 à 13:58:10  profilanswer
 


ça résume tout. :jap:


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°26813008
Terminatux
Communiste
Posté le 15-06-2011 à 14:00:34  profilanswer
 

limonaire a écrit :

On ne te demande pas de penser, mais d'observer...


 
J'ai cette prétention de pouvoir penser en me basant sur des observations. ;)  
 

Spoiler :

Moi aussi je sais faire des « petites phrases ».

n°26813017
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 14:01:03  answer
 

poilagratter a écrit :


ça résume tout. :jap:


Il faudrait un vrai régime parlementaire démocratique, avec pas plus d'une échelon entre les décideur et les votant. un recours systématique au référendum pour les point clé qui font débat (retraire, privatisation, éducation etc...) et un état fort mais pas trop pour contrebalancer le pouvoir de l'argent, un secteur publique qui prend le relais quand le privée est inefficace et inutile pour la communauté (banque, énergie, poste etc..), un secteur financier ralentie ..bref une économie mixte quoi ou les pouvoir sont dilué entre état, entreprise publique et entreprise privée...:o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-06-2011 à 14:04:17
n°26813028
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 14:01:39  answer
 

poilagratter a écrit :


ça résume tout. :jap:


 
+1 gogolplex  :jap:

n°26813065
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-06-2011 à 14:04:26  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
J'ai cette prétention de pouvoir penser en me basant sur des observations. ;)  
 

Spoiler :

Moi aussi je sais faire des « petites phrases ».



 
Désolé, mais l'observation donne pour le présent des meilleurs résultats en Irlande qu'en Grèce. Et les perspectives futures vont également dans le même sens.
 
Et quid de Chypre et de la Grèce, hein ?  :D  

n°26813084
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 14:05:46  answer
 

limonaire a écrit :


 
 
 
Et quid de Chypre et de la Grèce, hein ?  :D  


et quid de comparer l'irlande et la france par exemple?   :o  

n°26813289
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 14:18:09  answer
 


 
Le régime parlementaire n'est pas la solution, parce qu'il fini toujours par être dévoyé un moment ou un autre. Les dépositaires de la représentativité finissent toujours tôt ou tard par succomber a la "corruption", soit par cupidité ,soit par esprit de groupes, soit parce qu'il n'ont pas le choix.  
Pourquoi les députés UMP votent souvent des lois contre leurs volontés ? Ils n'ont pas choix, c'est plus souvent grâce au Parti qu'ils sont élus et donc si ils tiennent a leur fauteuil, il faut voter comme le parti le demande. ET voter très souvent contre l’intérêt général au profit d’intérêts privés... qui soutiennent financièrement le parti ou leurs dirigeants pour qu'ils votent des lois en leur faveur. La boucle est bouclée.  [:beckaman007]

n°26813310
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 14:19:20  answer
 

on appel cela une démocratie dictatoriale

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-06-2011 à 14:20:13
n°26813385
Terminatux
Communiste
Posté le 15-06-2011 à 14:23:26  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Désolé, mais l'observation donne pour le présent des meilleurs résultats en Irlande qu'en Grèce. Et les perspectives futures vont également dans le même sens.
 
Et quid de Chypre et de la Grèce, hein ?  :D


 
Tu fais les comparaisons qui t'arrangent. :whistle:  
 
Les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Irlande sont tous mieux classés que la France.
 
Par ailleurs, l'Argentine a un score significativement plus bas que lors de la grande crise qui a abouti à son défaut de paiement en 2001. Pourtant le pays semble se porter beaucoup mieux aujourd'hui!

n°26813431
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-06-2011 à 14:26:39  profilanswer
 


 
la bulle immobilière a été moins forte en France car la France et l'Allemagne d-font partie du coeur de la zone euro : on peut dire que pour eux, en gros, l'euro est une zone monétaire optimale. Les taux d'intérêt de la BCe, même s'ils se sont écartés du taux d'équilibre, ont été ciblés pour la moyenne de la zone euro, dont justement France et Allemagne font partie. D'où la moindre ampleur de la bulle, même si elle existe.
 
Pour le reste, d'ici deux à trois ans, les perspectives ne sont pas roses en France : un scénario à la Grec est prévisible (hausse des taux, emballement de l'endettement public, dégradation de la signature, obligation de couper dans les dépenses). Et pas à cause de l'ultra-libéralisme : non, à cause d'un Etat-Providence en croissance qu'on ne sait plus comment financer et qui tarit la croissance, donc les recettes fiscales et sociales (2,5% de croissance dans les années 8à, 1,5% dans les années 90, 1% dans les années 2000, ce qui ne permet pas de financer une hausse des dépenses publiques). D'où une crise des finances publiques inévitable. Tout cela a été masqué par la baisse des taux au cours des années 2000 : plus on s'endettait, moins cela coûtait cher. Magie de la création monétaire. Mais le jeu va s'arrêter bientôt (hausse des taux de la BCE, éclatement à venir de la bulle obligataire, refinancement en 2013 des emprunts massifs de 2008) et la facture sera assez salée. Les Français s'en remettront à moyen terme, malgré un cap très douloureux à franchir, mais cela leur permettre de redéfinir de façon plus saine les contours de leur Etat-providence : un mal pour un bien, finalement.

n°26813463
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-06-2011 à 14:29:04  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Tu fais les comparaisons qui t'arrangent. :whistle:  
 
Les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Irlande sont tous mieux classés que la France.
 
Par ailleurs, l'Argentine a un score significativement plus bas que lors de la grande crise qui a abouti à son défaut de paiement en 2001. Pourtant le pays semble se porter beaucoup mieux aujourd'hui!


 
Mais c'est toi qui parlait de l'Irlande, de la Grèce et de Chypre ! Je me place sur ton terrain. Donc avant de changer de sujet, ce que dont tu sembles coutumier dès que ça t'arrange, finissions en avec l'Irlande, Chypre et la Grèce !
 
On parlera de l'Argentine ou des Eu après, si tu le veux bien.

n°26813473
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 14:30:02  answer
 

limonaire a écrit :

 

la bulle immobilière a été moins forte en France car la France et l'Allemagne d-font partie du coeur de la zone euro : on peut dire que pour eux, en gros, l'euro est une zone monétaire optimale. Les taux d'intérêt de la BCe, même s'ils se sont écartés du taux d'équilibre, ont été ciblés pour la moyenne de la zone euro, dont justement France et Allemagne font partie. D'où la moindre ampleur de la bulle, même si elle existe.

 

Pour le reste, d'ici deux à trois ans, les perspectives ne sont pas roses en France : un scénario à la Grec est prévisible (hausse des taux, emballement de l'endettement public, dégradation de la signature, obligation de couper dans les dépenses). Et pas à cause de l'ultra-libéralisme : non, à cause d'un Etat-Providence en croissance qu'on ne sait plus comment financer et qui tarit la croissance, donc les recettes fiscales et sociales (2,5% de croissance dans les années 8à, 1,5% dans les années 90, 1% dans les années 2000, ce qui ne permet pas de financer une hausse des dépenses publiques). D'où une crise des finances publiques inévitable. Tout cela a été masqué par la baisse des taux au cours des années 2000 : plus on s'endettait, moins cela coûtait cher. Magie de la création monétaire. Mais le jeu va s'arrêter bientôt (hausse des taux de la BCE, éclatement à venir de la bulle obligataire, refinancement en 2013 des emprunts massifs de 2008) et la facture sera assez salée. Les Français s'en remettront à moyen terme, malgré un cap très douloureux à franchir, mais cela leur permettre de redéfinir de façon plus saine les contours de leur Etat-providence : un mal pour un bien, finalement.


C'est bizarre je vois l'avenir totalement autrement...bien que pas plus rose  :o
Pour moi le libéralisme actuel va clairement dans le mur à moyen terme (<20ans). Avec la crise climatique à venir, la raréfaction des matière première et les crises économiques qui vont surement nous tombé dessus (ba oui on a rien changé à la finance donc même cause même effet) il faudrait bien qu'un jour quelqu'un siffle la fin de la récré, du greed is good et du mythe de la croissance infini...et ça devra être l'état [:mr marron derriere]

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-06-2011 à 14:31:11
n°26813497
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-06-2011 à 14:31:53  profilanswer
 


 
Je crois plutôt que c'est l'Etat-providence dans sa forme traditionnelle qui est ne train d'agoniser. La France n'y échappera pas.  

n°26813515
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 14:33:13  answer
 

limonaire a écrit :

 

Je crois plutôt que c'est l'Etat-providence dans sa forme traditionnelle qui est ne train d'agoniser. La France n'y échappera pas.


Pour moi c'est le libéralisme qui agonise, du moins sous ça forme "reaganienne" des année 80. On devra redéfinir la forme de l'état certes, pour moi surtout au niveau de sa représentativité, mais surement pas dans le sens qui te plaira  :D
La dernière crise actuel à bien montré qu'un système économique pas assez régulé est instable, en particulier au niveau de la finance
de plus les gens se rendent bien compte que c'est une grosse arnaque au profit d'une minorité et que depuis 20ans le niveau de vie n’augmente pas ou très peu en comparaison de l'augmentation du PIB pour la classe moyenne en occident

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-06-2011 à 14:39:07
n°26813532
Terminatux
Communiste
Posté le 15-06-2011 à 14:34:14  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Mais c'est toi qui parlait de l'Irlande, de la Grèce et de Chypre ! Je me place sur ton terrain. Donc avant de changer de sujet, ce que dont tu sembles coutumier dès que ça t'arrange, finissions en avec l'Irlande, Chypre et la Grèce !
 
On parlera de l'Argentine ou des Eu après, si tu le veux bien.


 
Tu as introduit la Grèce avec ce commentaire :
 

limonaire a écrit :

Les Irlandais s'en remettront plus facilement que les Grecs, crois-moi.


 
Là-dessus j'ai répondu comme si tu avais dit français et non grecs.
Avant cela j'établissais des comparaisons entre l'Irlande et la France :
 

Terminatux a écrit :

http://www.alternative-liberale.fr [...] perite.htm
 

Citation :

Retrouver la confiance et la prospérité, c'est possible. L'Irlande nous le prouve !


 
L'Irlande a-t-elle été pour toi aussi un modèle? :lol:  
 
Il semble que ce modèle ait quelques soucis ces derniers temps.
 
Leur dette publique était en 2010 de 96,2% du PIB contre 81,7% en France. Leur taux de chômage de 13,7% contre 9,7% en France. Le pays connaissait au dernier trimestre de 2010 une chute de son PIB de 1,6% contre une hausse de 0,3% en France. La FCBF (Formation Brute de Capital Fixe) au dernier trimestre de l'année 2010 était inférieure de 47% à celle du dernier trimestre 2008. En France la chute n'a été « que » de 6%. Enfin, toujours sur la même période, les dépenses privées de consommation finale ont plongées de plus de 7% contre une hausse de 2,3% en France.

n°26813634
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 14:40:17  answer
 


 
Etienne Chouard en parle très bien, son analyse est très intéressante. Voir la partie 4

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-06-2011 à 14:41:04
n°26813648
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 15-06-2011 à 14:40:50  profilanswer
 

limonaire a écrit :


la bulle immobilière a été moins forte en France


 
Je ne suis pas d'accord. La France est un des pays moteurs de la bulle, avec l'Espagne et le Royaume-Uni. Selon certaines sources, la France était même le pays où l'immo était le plus surestimé (désolé pour le pléonasme). Et c'est un des pays où elle tarde le plus à éclater suite à un rebond (bull trap ?) assez faramineux, surtout à Paris.


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Horse_man
n°26813691
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 14:43:50  answer
 
n°26813755
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 14:49:14  answer
 

Tocqueville savait déjà les dérives de la démocratie et surtout ses illusions


Message édité par Profil supprimé le 15-06-2011 à 14:49:34
n°26813776
Profil sup​primé
Posté le 15-06-2011 à 14:50:43  answer
 

Black_Jack a écrit :


 
Je ne suis pas d'accord. La France est un des pays moteurs de la bulle, avec l'Espagne et le Royaume-Uni. Selon certaines sources, la France était même le pays où l'immo était le plus surestimé (désolé pour le pléonasme). Et c'est un des pays où elle tarde le plus à éclater suite à un rebond (bull trap ?) assez faramineux, surtout à Paris.


 :jap:  
Depuis la crise les prix ont encore augmenté je sais pas si c'est le cas de bcp de pays...

n°26813790
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-06-2011 à 14:51:45  profilanswer
 


 
Moi, ce qui m'intéresse, ce n'est pas le moyen (terrasser le capitalisme quand on est marxiste) mais le but : éliminer la misère et la pauvreté. Et dans ce but, pour moi, aujourd'hui, l'Etat trop omniprésent et inefficace a plus de responsabilité que le marché.
 
Pour ce qui est de la minorité qui voient ses revenus augmenter, sin on réfléchit rationnellement et non idéologiquement, on en identifie les causes :
- certaines personnes ont désormais devant elles un marché mondial, et non plus national : d'où des rémunérations décuplées (stars du foot, du spectacle, des medias, grands patrons
- la demande se tourne plus vers les secteurs exigeant des qualifications pointues (grands avocats, grands médecins, finance, marketing, informatique...) au détriment des professions plus anciennes que l'on a su mécaniser. C'est la théorie classique du déversement : les prix relatifs baissent dans les secteurs mécanisables et augmentent dans les autres.
- la création monétaire explique l'explosion des rémunérations dans la finance.

mood
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Posté le   profilanswer
 

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