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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°24411742
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 28-10-2010 à 20:36:23  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Comet a écrit :


De toute manière, si (quand?) la crise obligataire a (aura?) lieu, que ce soit la droite ou la gauche au pouvoir, il faudra pour le gouvernement prendre des décisions de réduction des dépenses ou d'augmentation des taxes.
Car je ne pense pas que le pays bougera, si ce n'est en face du mur. Gouverner à vue, c'est quand même une spécialité française  :o  
 
Là où je te rejoins, c'est que la gauche répartira les efforts de manière beaucoup plus juste que la droite, et ceci parce que cette dernière, à fortiori quand elle est sarkozyste, a donné toute la mesure du copinage et de l'amateurisme dont elle était capable.
Le revers de la médaille pour le gouvernement qui fera ça, c'est que ce sera sans aucun doute un gouvernement très impopulaire. Je ne sais donc pas si on est très chaud à gauche de se voir refiler la patate chaude :o


 
Et c'est pourquoi ça ne se bouscule pas au Ps pour être candidat : ni Aubry ni DSK n'ont vraiment envie. Et le PS est assez content que la droite fasse une partie du sale boulot sur les retraites : il s'oppose formellement, mais sait qu'il ne reviendra pas sur cette réforme en 2012. C'est le lâche soulagement.

mood
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Posté le 28-10-2010 à 20:36:23  profilanswer
 

n°24412719
Terminatux
Communiste
Posté le 28-10-2010 à 21:57:41  profilanswer
 

Comet a écrit :


De toute manière, si (quand?) la crise obligataire a (aura?) lieu, que ce soit la droite ou la gauche au pouvoir, il faudra pour le gouvernement prendre des décisions de réduction des dépenses ou d'augmentation des taxes.
Car je ne pense pas que le pays bougera, si ce n'est en face du mur. Gouverner à vue, c'est quand même une spécialité française  :o  
 
Là où je te rejoins, c'est que la gauche répartira les efforts de manière beaucoup plus juste que la droite, et ceci parce que cette dernière, à fortiori quand elle est sarkozyste, a donné toute la mesure du copinage et de l'amateurisme dont elle était capable.
Le revers de la médaille pour le gouvernement qui fera ça, c'est que ce sera sans aucun doute un gouvernement très impopulaire. Je ne sais donc pas si on est très chaud à gauche de se voir refiler la patate chaude ( :o )


 
Comme en Irlande? [:tammuz:3]

n°24412942
Comet
Posté le 28-10-2010 à 22:13:34  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


Comme en Irlande? [:tammuz:3]


Non, l'Irlande a les comptes plombés par la nationalisation de ses banques, pas par un déficit structurel de plus de 30 ans. Je ne pense donc pas que la comparaison avec la France sur ce sujet soit adaptée.


Message édité par Comet le 28-10-2010 à 22:14:06

---------------
*** ***
n°24414668
python
Posté le 29-10-2010 à 01:06:57  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Pour l'Allemagne ? C'est une blague ?
Et pour le coup des jeunes précarisés, t'as vu leurs situations en France ?


 
En 20 ans le Japon n'a eu qu'une croissance de 1 %.
 
Ce résultat anémique est le résultat de 20 ans de politique hautement restrictive sur l'emploi.  Les entreprises au Japon n'ont aucune liberté, pas plus que les travailleurs.  

n°24417155
Terminatux
Communiste
Posté le 29-10-2010 à 11:27:31  profilanswer
 

python a écrit :

En 20 ans le Japon n'a eu qu'une croissance de 1 %.
 
Ce résultat anémique est le résultat de 20 ans de politique hautement restrictive sur l'emploi.  Les entreprises au Japon n'ont aucune liberté, pas plus que les travailleurs.


 
Ohé on se réveille, on est plus dans les années 70. [:gaga hurle]  
 
http://crisevousavezditcrises.blog [...] arite.html
 

Citation :

Ces quinze dernières années ont été marquées au Japon par la montée de la précarité. [...]
 
La part des salariés « permanents » dans les entreprises, l’équivalent des CDI, est tombée de 80% à 66% entre 1994 et 2006. Leur nombre a baissé de 1.1% par an (-13% sur la durée). Celui des temporaires a progressé de 44%.
 
Il y a toujours eu un volant d’emplois précaires dans les services (restaurant, distribution). Ce sont les « arbeito » (de l’allemand « arbeit ») puis à compter de la fin des années quatre-vingt de « freeters » (furita). Mais un nouveau type de contrat a été introduit en 2002. Il est destiné à l’industrie, hier le bastion de l’emploi à vie. C’est celui d’« haken », d’employé par des agences intérimaires.  
 
9% des salariés avaient un statut de « haken » en 2006 (3.8 millions de personnes). Ils occupaient  12% des emplois dans l’automobile, 15% des emplois dans l’électronique, la distribution et les télécoms. Dans les entreprises de plus de 1 000 salariés, les « haken » ont augmenté de 83%.
 
Ce nouveau statut offre un volant de main d’œuvre ajustable en fonction de la conjoncture et allège les coûts. 53% seulement des « temporaires » bénéficient d’une mutuelle complémentaire et 33% d’un complément de retraite payé par l’employeur. A travail égal un « haken » gagne un tiers de moins bien que travaillant quinze heures de travail de plus par mois. Employer un « haken » représente un gain de 40 à 50%. [...]
 
Quinze ans de stagnation font qu’aujourd’hui 38.7% seulement des moins de 34 ans sont « réguliers » (chiffres de 2003). Cela signifie que les deux tiers n’ont aucune chance de trouver un travail « permanent » durant leurs carrières.
 
Ces « travailleurs pauvres » durant leurs vies actives vont constituer  plus tard des retraités « pauvres » obligés de travailler tant qu’ils auront la santé. En l’absence d’épargne salariale et de compléments de retraites payés par l’employeur, un « précaire » ne peut espérer au mieux que la pension maximale versée par l’Etat, soit 66 000 yens (500 euros). Or, selon une estimation du gouvernement il faut au moins 88 000 yens pour commencer à vivre décemment. [...]

n°24417255
python
Posté le 29-10-2010 à 11:34:39  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Ohé on se réveille, on est plus dans les années 70. [:gaga hurle]  
 
http://crisevousavezditcrises.blog [...] arite.html
 

Citation :

Ces quinze dernières années ont été marquées au Japon par la montée de la précarité. [...]
 
La part des salariés « permanents » dans les entreprises, l’équivalent des CDI, est tombée de 80% à 66% entre 1994 et 2006. Leur nombre a baissé de 1.1% par an (-13% sur la durée). Celui des temporaires a progressé de 44%.
 
Il y a toujours eu un volant d’emplois précaires dans les services (restaurant, distribution). Ce sont les « arbeito » (de l’allemand « arbeit ») puis à compter de la fin des années quatre-vingt de « freeters » (furita). Mais un nouveau type de contrat a été introduit en 2002. Il est destiné à l’industrie, hier le bastion de l’emploi à vie. C’est celui d’« haken », d’employé par des agences intérimaires.  
 
9% des salariés avaient un statut de « haken » en 2006 (3.8 millions de personnes). Ils occupaient  12% des emplois dans l’automobile, 15% des emplois dans l’électronique, la distribution et les télécoms. Dans les entreprises de plus de 1 000 salariés, les « haken » ont augmenté de 83%.
 
Ce nouveau statut offre un volant de main d’œuvre ajustable en fonction de la conjoncture et allège les coûts. 53% seulement des « temporaires » bénéficient d’une mutuelle complémentaire et 33% d’un complément de retraite payé par l’employeur. A travail égal un « haken » gagne un tiers de moins bien que travaillant quinze heures de travail de plus par mois. Employer un « haken » représente un gain de 40 à 50%. [...]
 
Quinze ans de stagnation font qu’aujourd’hui 38.7% seulement des moins de 34 ans sont « réguliers » (chiffres de 2003). Cela signifie que les deux tiers n’ont aucune chance de trouver un travail « permanent » durant leurs carrières.
 
Ces « travailleurs pauvres » durant leurs vies actives vont constituer  plus tard des retraités « pauvres » obligés de travailler tant qu’ils auront la santé. En l’absence d’épargne salariale et de compléments de retraites payés par l’employeur, un « précaire » ne peut espérer au mieux que la pension maximale versée par l’Etat, soit 66 000 yens (500 euros). Or, selon une estimation du gouvernement il faut au moins 88 000 yens pour commencer à vivre décemment. [...]



 
C'est la faute du court-termisme propre aux financiers qui ajustent le nombre d'employés en fonction de la demande.  Une telle instabilité conduit à une morosité, un moral, une loyauté qui disparait chez l'employé.  
 

n°24417299
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2010 à 11:37:17  profilanswer
 

python a écrit :


 
C'est la faute du court-termisme propre aux financiers qui ajustent le nombre d'employés en fonction de la demande.  Une telle instabilité conduit à une morosité, un moral, une loyauté qui disparait chez l'employé.  
 


 
Et d'où vient ce court-termisme propre aux financiers ?  

n°24417325
Terminatux
Communiste
Posté le 29-10-2010 à 11:38:40  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Et d'où vient ce court-termisme propre aux financiers ?


 
De l'État. [:silkana]

n°24417464
python
Posté le 29-10-2010 à 11:48:07  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et d'où vient ce court-termisme propre aux financiers ?  


 
Du rendement démesuré des actionnaires aux détriment des salariés.  

n°24417493
Terminatux
Communiste
Posté le 29-10-2010 à 11:49:50  profilanswer
 

python a écrit :

Du rendement démesuré des actionnaires aux détriment des salariés.  


 
Faux!
Les investisseurs privés sont parfaits, ils permettent toujours une viabilité à long terme parfaite et leurs actions entraînent un développement global sur-humain. :o
 
Édition : http://hfr.toyonos.info/generateurs/alerte/?smiley&t=Humour
 

Message cité 1 fois
Message édité par Terminatux le 29-10-2010 à 11:50:47
mood
Publicité
Posté le 29-10-2010 à 11:49:50  profilanswer
 

n°24417602
python
Posté le 29-10-2010 à 11:56:31  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Faux!
Les investisseurs privés sont parfaits, ils permettent toujours une viabilité à long terme parfaite et leurs actions entraînent un développement global sur-humain. :o
 
Édition : http://hfr.toyonos.info/generateur [...] y&t=Humour
 


FAUX  
 
les actionnaires sont cupides. Se foutent que l'entreprise soit en santé ou non.  Veulent que le pognon rapporte coûte que coûte.  Ils ne s'intéressent pas à l'entrepreneurship ni aux secteur d'activité.  
 
http://www.en-quete.net/fichiers/fou_roi.pdf

Message cité 1 fois
Message édité par python le 29-10-2010 à 11:58:16
n°24417614
zarkdav
Posté le 29-10-2010 à 11:57:02  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je n'ai pas dit ça. Je dis effectivement que le phénomène est marginal.  
 
Une fois identifié comme tel, il faut aussi en analyser les causes, pour y apporter un remède. Personnellement, cela me laisse perplexe : ces jobs à un euro concernent sans doute des gens atypiques (étrangers irréguliers ? étudiants qui font quelques heures par semaine) et ne sont pas stables, en ce sens qu'une même personne n'occupe pas ce type d'emploi très longtemps.
 
Bref, si quelqu'un en sait plus...


 
J'en sais rien, mais moi en tant que patron, payer un euro de l'heure un étudiant, j'aurai vraiment vraiment peur du résultat.
 
Jamais je paierai une femme de ménage ou une baby sitter à ce prix. J'aurai absolument aucune confiance en elle.


---------------
Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from magic. -- Arthur C. Clarke, "Profiles of The Future", 1962 (Clarke's third law) | Mes photos (flickr)
n°24417652
python
Posté le 29-10-2010 à 11:59:34  profilanswer
 

zarkdav a écrit :


 
J'en sais rien, mais moi en tant que patron, payer un euro de l'heure un étudiant, j'aurai vraiment vraiment peur du résultat.
 
Jamais je paierai une femme de ménage ou une baby sitter à ce prix. J'aurai absolument aucune confiance en elle.


 
A ce prix aucun patron ne dégagerait des profits parce que les euros de l'étudiant n'ont aucun pouvoir d'achat.  
 
 

n°24417654
Terminatux
Communiste
Posté le 29-10-2010 à 11:59:51  profilanswer
 

python a écrit :

FAUX  
 
les actionnaires sont cupides. Se foutent que l'entreprise soit en santé ou non.  Veulent que le pognon rapporte coûte que coûte.  Ils ne s'intéressent pas à l'entrepreneurship ni aux secteur d'activité.  
 
http://www.en-quete.net/fichiers/fou_roi.pdf


 
C'était ironique. :o

n°24417662
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 29-10-2010 à 12:00:10  profilanswer
 

Si c'est le fixe d'un serveur par exemple, ça peut ne pas être chiquant, connaissant la générosité germanique concernant les pourboires.


---------------
"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°24417679
Terminatux
Communiste
Posté le 29-10-2010 à 12:01:33  profilanswer
 

radioactif a écrit :

Si c'est le fixe d'un serveur par exemple, ça peut ne pas être chiquant, connaissant la générosité germanique concernant les pourboires.


 
Oui enfin ça marche pour un serveur dans un grand grand grand restaurant. :pt1cable:

n°24417683
python
Posté le 29-10-2010 à 12:01:46  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
C'était ironique. :o


 
j'ai vu le smiley humour trop tard avant de poster :o

n°24417698
zarkdav
Posté le 29-10-2010 à 12:02:47  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Pour l'Allemagne ? C'est une blague ?


 
A moins que ça ne soit une vision du futur, en effet.


---------------
Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from magic. -- Arthur C. Clarke, "Profiles of The Future", 1962 (Clarke's third law) | Mes photos (flickr)
n°24417714
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2010 à 12:03:37  profilanswer
 

zarkdav a écrit :


 
J'en sais rien, mais moi en tant que patron, payer un euro de l'heure un étudiant, j'aurai vraiment vraiment peur du résultat.
 
Jamais je paierai une femme de ménage ou une baby sitter à ce prix. J'aurai absolument aucune confiance en elle.


 
Moi non plus : c'est pourquoi il faudrait un peu se renseigner sur la réalité de ces emplois : nombre, durée moyenne, quantité d'heures mensuelle, secteur d'activité, profil des salariés qui acceptent ces jobs . A mon avis, on se fait peur pour rien...

n°24417724
python
Posté le 29-10-2010 à 12:04:32  profilanswer
 

zarkdav a écrit :


 
A moins que ça ne soit une vision du futur, en effet.


 
Il me semble qu'on y est déjà  
 
J'ai commencé à bosser à 28 ans alors que je suis supposé commencer à bosser à 21 ans.  Faute du marché d'offrir des emplois potables.  
 
 

n°24417737
zad38
Posté le 29-10-2010 à 12:05:28  profilanswer
 

python a écrit :

Il me semble qu'on y est déjà  
 
J'ai commencé à bosser à 28 ans alors que je suis supposé commencer à bosser à 21 ans.  Faute du marché d'offrir des emplois potables.


 :lol:

n°24417792
Terminatux
Communiste
Posté le 29-10-2010 à 12:10:01  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Moi non plus : c'est pourquoi il faudrait un peu se renseigner sur la réalité de ces emplois : nombre, durée moyenne, quantité d'heures mensuelle, secteur d'activité, profil des salariés qui acceptent ces jobs . A mon avis, on se fait peur pour rien...


 
http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=55045
 
À la page trois on peut lire :  
 

Citation :

La nouveauté réside surtout dans les avantages pour les services d’aide aux
ménages. Pour les employeurs, les cotisations ont augmenté pour les contrats
<400€ ; pour les employés, l’intérêt des nouvelles mesures tient au possible
cumul des contrats sans perte des avantages. Le nombre de mini-jobs est
estimé à plus de 6 mio soit environ 15% de l’emploi. Les mini-jobs auraient
augmenté de plus de 10% du fait de ces mesures, mais les emplois créés ne
sont pas tous nouveaux : Il s’agit pour beaucoup d’anciens emplois non
qualifiés
qui ne bénéficiaient pas des avantages liés aux mini-jobs.


n°24417802
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 29-10-2010 à 12:10:58  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Oui enfin ça marche pour un serveur dans un grand grand grand restaurant. :pt1cable:


Non même pas, ils laissent vraiment pas mal de pourboire en pourcentage de la note. Si t'es serveur dans un grand restaurant, tu vis très bien avec les pourboires, c'est autre chose.


---------------
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n°24417814
Terminatux
Communiste
Posté le 29-10-2010 à 12:11:53  profilanswer
 

radioactif a écrit :

Non même pas, ils laissent vraiment pas mal de pourboire en pourcentage de la note. Si t'es serveur dans un grand restaurant, tu vis très bien avec les pourboires, c'est autre chose.


 
Nous ne devons pas aller dans les mêmes restaurants. :o

n°24417829
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 29-10-2010 à 12:13:26  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Nous ne devons pas aller dans les mêmes restaurants. :o


En Allemagne, Autriche et consorts ? Peut-être.


---------------
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n°24417839
zarkdav
Posté le 29-10-2010 à 12:14:37  profilanswer
 


 
Y a-t-il un texte associé à ce graphe? Cette histoire de moyennes m'intrigue. Moyenne sur quoi? Si c'est sur la durée du graphe, alors on voit un très net décrochement de la part des salaires depuis 1984, à comparer avec une augmentation relative de la part de l'EBE (mais tendance à la diminution sur le court terme, due à l'augmentation de la part des impôts en 2005 (!?) ).


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n°24417849
Terminatux
Communiste
Posté le 29-10-2010 à 12:15:16  profilanswer
 

radioactif a écrit :

En Allemagne, Autriche et consorts ? Peut-être.


 
C'est vrai que dans certains pays les pourboires sont plus importants, mais dans une petite pizzeria ou un restaurant bas de gamme je ne sais pas comment cela se passe dans ces même pays.

n°24417860
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 29-10-2010 à 12:16:21  profilanswer
 

Quand j'étais dans l'aire germanique, les pourboires étaient plus conséquents. Zad, tu confirmes ? :o


---------------
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n°24417867
zad38
Posté le 29-10-2010 à 12:17:31  profilanswer
 

Dans mon coin les gens donnent des pourboires (conséquents ou pas je sais pas vraiment :o). Y'a que les étudiants fauchés et les étrangers (surtout français [:raph0ux] ) pas au courant que les serveuses/serveurs sont sous-payés qui n'en donnent pas :o

Message cité 1 fois
Message édité par zad38 le 29-10-2010 à 12:18:26
n°24417921
zarkdav
Posté le 29-10-2010 à 12:21:57  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Dans mon coin les gens donnent des pourboires (conséquents ou pas je sais pas vraiment :o). Y'a que les étudiants fauchés et les étrangers (surtout français [:raph0ux] ) pas au courant que les serveuses/serveurs sont sous-payés qui n'en donnent pas :o


 
Je confirme aussi, pour avoir travaillé pas mal de temps en Allemagne. Ne pas laisser de pourboire (pour n'importe quel service en fait, ce n'est pas lié à la restauration) est très très mal vu.


---------------
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n°24418019
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2010 à 12:33:24  profilanswer
 

zarkdav a écrit :


 
Y a-t-il un texte associé à ce graphe? Cette histoire de moyennes m'intrigue. Moyenne sur quoi? Si c'est sur la durée du graphe, alors on voit un très net décrochement de la part des salaires depuis 1984, à comparer avec une augmentation relative de la part de l'EBE (mais tendance à la diminution sur le court terme, due à l'augmentation de la part des impôts en 2005 (!?) ).


 
1- Moyenne sur la période du graphe
 
2- Décrochement très relatif : les écarts à la moyenne sont faibles. Au maximum 3 points sur 65, si on exclut la période atypique 1968-1982. D'une certaine façon ce  graphe illustre bien l'auto-régulation du marché : le partage est stable dans le temps sans que l'Etat intervienne vraiment (moins ne tout cas que dans la répartition secondaire des revenus)

n°24418147
aroll
Posté le 29-10-2010 à 12:49:15  profilanswer
 

Bonjour limonaire.
Tu n'as rien répondu à mon message précédent, mais je me suis aperçut qu'il était mal "quoté".
C'est sans doute la raison de ta non réaction, je te le remet donc:

Citation :

limonaire a écrit :
 
1) J'ai ici l'évolution du nombre de familles monoparentales : http://www.senat.fr/rap/r05-388/r05-3884.gif
En gros, en % de la population ( qui a augmenté entretemps), le nombre de familles monoparentales a doublé de 1962 à 1999.
 
Je n'ai pas trouvé celui des ménages unipersonnels, mais je ne crois pas non plus me tromper en disant qu'il est lui aussi en forte hausse. On se mariait très jeune (plus tôt qu'aujourd'hui) et presque tout le monde se mariait.


Attention, je n'ai pas dit que le nombre de familles monoparentales n'avait nettement augmenté, j'ai dit seulement que si l'on pouvait faire vivre une famille nombreuses avec un salaire, c'était encore plus facile tout seul, point.
 
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
2) Dans les années 50 ou 60, de nombreux ménages vivaient effectivement avec un seul salaire mais :
- la femme accomplissait des tâches domestiques équivalent à un revenu (cuisine, ménage, élever les enfants) : faire la cuisine à partir de produits bruts coûte moins cher que les céréales qu'on sert au petit déjeuner, même dans les familles pauvres
- le niveau de vie était plus bas et on se contentait de peu : par exemple, on était deux ou trois par chambre, et on se refilait les vêtements entre frères, on n'avait des loisirs peu coûteux.


C'est exacte, mais c'est encore le cas aujourd'hui dans beaucoup de famille, et cela n'empêche qu'il leur serait impossible de vivre, même dans  ces conditions, avec 500 €, et cela, même corrigé des dérives des loyers.
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
- les enfants quittaient le domicile familial très tôt pour travailler.


 
D'accord mais avant qu'ils ne trouvent un travail et quittent le domicile, le seul salaire du père suffisait (péniblement certes, mais suffisait), alors que de nos jours ce n'est même pas envisageable (je veux dire pour ton chiffre de 500 €, même corrigé du loyer)
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
3) Quand je dis qu'on ne pouvait vivre seul, c'est bien sûr essentiellement des femmes que je parle

 
 
OK, eh bien si leur (ex)mari pouvait les faire vivre avec son seul salaire (au Smic), alors elles auraient pu aussi vivre avec un Smic, et c'est plus leur "non travail" que la croissance de la productivité qui explique cette différence.
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
4) Avec moins de 1000 euros quand on est seul, on vit effectivement très mal.  


 
Il y en a même qui doivent faire vivre toute une famille avec ce même montant..
 
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
Mais on peut se loger : chez les parents (comme cela se faisait assez couramment dans les années 50 ou 60, où un des frères vivaient avec les parents), en colocation, ou dans un studio (HLM ou avec APL). Je choque volontairement en écrivant cela, bien que cela soit la réalité. Mais je veux surtout réaffirmer le logement n'est pas un droit de l'homme absolu, au sens de la déclaration de 1789 : c'est un droit créance qui n'existe que si l'on exerce une contrainte sur d'autres personnes qui doivent vous loger. C'est donc un droit contingent, aléatoire, qui dépend du niveau de vie de la société.  


 
Et si je défends l'idée que le logement doit être un droit de l'homme absolu, est-ce que cela te choque?
 
 
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
Se loger est en fait de plus en plus facile au fur et à mesure qu'il y a des gains de productivité. J'avais déjà donné ici la statistique de la taille moyenne des logements : elle augmente depuis 1970. Pour les pauvres, cela reste effectivement difficile, mais guère plus que dans les années 50 ou 60 dont tu parles (existence de taudis, appel de l'Abbé Pierre, bidonvilles). Leur sort s'améliore, même si on peut toujours trouver que ce n'est pas assez rapide.  


 
Si je te dis qu'il existe un certains nombre de choses (un nombre restreint, rassure-toi) qui ne doivent pas dépendre de l'éventuelle évolution future de la société, mais qui sont une vraie priorité "civilisationnelle", ça te choque aussi?
Eh bien ,pour moi, le logement en fait partie.
 
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
Si cette amélioration est moins évidente pour le logement, c'est qu'on mène des politiques malthusiennes dans le logement qui pénalisent les plus pauvres, les outsiders. Et que la spéculation depuis 2000 a contribué a doubler artificiellement les prix de l'immobilier.


 
C'est exacte, mais chaque fois que tu remets ce fait en lumière sans autre commentaires ou propositions, je me surprends à penser que la dénonciation de l'état te suffit, alors que c'est une SOLUTION qu'il faudrait proposer, et une solution rapide, bien plus rapide que d'espérer les conséquences éventuelles et lointaines de l'avènement d'un libéralisme suffisamment vrai pour te convenir....
 
 

Citation :

 
limonaire a écrit :
 
Mais derrière cette raréfaction du foncier et cette spéculation, il y a d'abord et avant tout des politiques publiques. C'est à elles qu'il faut s'attaquer si on veut améliorer le sort des pauvres.


 
C'est ce que je disais, d'abord changer la politique et peut-être que dans 5 ou 10 ans, si tout se passe comme prévu...
Je me demande si ton discours serait à ce point "détaché" si tu cherchais vainement un logement décent depuis plusieurs années...
 
 

limonaire a écrit :

Or, ton propos ne le fait pas et laisse plutôt entendre que c'est le marché et la cupidité des riches qui seraient responsables de ce que tu pourrais appeler (même si tu ne l'as pas fait) l'exploitation des pauvres pour un salaire de misère.  

Je n'ai jamais dit une telle chose, et ma pensée est quand même un peu plus "construite" que ça.
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
5) On peut si on raisonne comme toi  augmenter le Smic à 1500 euros, comme le proposent certains (contre 1055 aujourd'hui).

 
 
Je n'ai jamais dit (ni demandé) cela non plus.....................................
 
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
Crois-tu vraiment que cela n'augmentera pas le chômage ? crois-tu vraiment que l'on peut payer les gens 40% de plus sans qu'il y ait en contrepartie une productivité accrue de 40% ? D'où viennent les revenus : de la poche du ministre qui signe le décret ou des gains de productivité ?

 
 
.................................. Justement parce que je sais que cela augmente le chômage, et que je sais que l'argent ne sort pas de la poche du ministre, SURTOUT LE MINISTRE!!!!!!
 
Amicalement, Alain

n°24418355
python
Posté le 29-10-2010 à 13:13:49  profilanswer
 

zarkdav a écrit :


 
Je confirme aussi, pour avoir travaillé pas mal de temps en Allemagne. Ne pas laisser de pourboire (pour n'importe quel service en fait, ce n'est pas lié à la restauration) est très très mal vu.


 
J'en donne seulement depuis que je travaille.  Avant j'en donnais jamais, je laissais mes parents le faire :o  
 

n°24418410
zarkdav
Posté le 29-10-2010 à 13:18:32  profilanswer
 

limonaire a écrit :


2- Décrochement très relatif : les écarts à la moyenne sont faibles. Au maximum 3 points sur 65, si on exclut la période atypique 1968-1982. D'une certaine façon ce  graphe illustre bien l'auto-régulation du marché : le partage est stable dans le temps sans que l'Etat intervienne vraiment (moins ne tout cas que dans la répartition secondaire des revenus)


 
Ouai donc ce qui nous sépare, c'est ton grand sens de la nuance (litote).


---------------
Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from magic. -- Arthur C. Clarke, "Profiles of The Future", 1962 (Clarke's third law) | Mes photos (flickr)
n°24418512
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2010 à 13:27:14  profilanswer
 

aroll a écrit :

Bonjour limonaire.
Tu n'as rien répondu à mon message précédent, mais je me suis aperçut qu'il était mal "quoté".
C'est sans doute la raison de ta non réaction, je te le remet donc:

Citation :

limonaire a écrit :
 
1) J'ai ici l'évolution du nombre de familles monoparentales : http://www.senat.fr/rap/r05-388/r05-3884.gif
En gros, en % de la population ( qui a augmenté entretemps), le nombre de familles monoparentales a doublé de 1962 à 1999.
 
Je n'ai pas trouvé celui des ménages unipersonnels, mais je ne crois pas non plus me tromper en disant qu'il est lui aussi en forte hausse. On se mariait très jeune (plus tôt qu'aujourd'hui) et presque tout le monde se mariait.


Attention, je n'ai pas dit que le nombre de familles monoparentales n'avait nettement augmenté, j'ai dit seulement que si l'on pouvait faire vivre une famille nombreuses avec un salaire, c'était encore plus facile tout seul, point.
 
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
2) Dans les années 50 ou 60, de nombreux ménages vivaient effectivement avec un seul salaire mais :
- la femme accomplissait des tâches domestiques équivalent à un revenu (cuisine, ménage, élever les enfants) : faire la cuisine à partir de produits bruts coûte moins cher que les céréales qu'on sert au petit déjeuner, même dans les familles pauvres
- le niveau de vie était plus bas et on se contentait de peu : par exemple, on était deux ou trois par chambre, et on se refilait les vêtements entre frères, on n'avait des loisirs peu coûteux.


C'est exacte, mais c'est encore le cas aujourd'hui dans beaucoup de famille, et cela n'empêche qu'il leur serait impossible de vivre, même dans  ces conditions, avec 500 €, et cela, même corrigé des dérives des loyers.
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
- les enfants quittaient le domicile familial très tôt pour travailler.


 
D'accord mais avant qu'ils ne trouvent un travail et quittent le domicile, le seul salaire du père suffisait (péniblement certes, mais suffisait), alors que de nos jours ce n'est même pas envisageable (je veux dire pour ton chiffre de 500 €, même corrigé du loyer)
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
3) Quand je dis qu'on ne pouvait vivre seul, c'est bien sûr essentiellement des femmes que je parle

 
 
OK, eh bien si leur (ex)mari pouvait les faire vivre avec son seul salaire (au Smic), alors elles auraient pu aussi vivre avec un Smic, et c'est plus leur "non travail" que la croissance de la productivité qui explique cette différence.
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
4) Avec moins de 1000 euros quand on est seul, on vit effectivement très mal.  


 
Il y en a même qui doivent faire vivre toute une famille avec ce même montant..
 
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
Mais on peut se loger : chez les parents (comme cela se faisait assez couramment dans les années 50 ou 60, où un des frères vivaient avec les parents), en colocation, ou dans un studio (HLM ou avec APL). Je choque volontairement en écrivant cela, bien que cela soit la réalité. Mais je veux surtout réaffirmer le logement n'est pas un droit de l'homme absolu, au sens de la déclaration de 1789 : c'est un droit créance qui n'existe que si l'on exerce une contrainte sur d'autres personnes qui doivent vous loger. C'est donc un droit contingent, aléatoire, qui dépend du niveau de vie de la société.  


 
Et si je défends l'idée que le logement doit être un droit de l'homme absolu, est-ce que cela te choque?
 
 
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
Se loger est en fait de plus en plus facile au fur et à mesure qu'il y a des gains de productivité. J'avais déjà donné ici la statistique de la taille moyenne des logements : elle augmente depuis 1970. Pour les pauvres, cela reste effectivement difficile, mais guère plus que dans les années 50 ou 60 dont tu parles (existence de taudis, appel de l'Abbé Pierre, bidonvilles). Leur sort s'améliore, même si on peut toujours trouver que ce n'est pas assez rapide.  


 
Si je te dis qu'il existe un certains nombre de choses (un nombre restreint, rassure-toi) qui ne doivent pas dépendre de l'éventuelle évolution future de la société, mais qui sont une vraie priorité "civilisationnelle", ça te choque aussi?
Eh bien ,pour moi, le logement en fait partie.
 
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
Si cette amélioration est moins évidente pour le logement, c'est qu'on mène des politiques malthusiennes dans le logement qui pénalisent les plus pauvres, les outsiders. Et que la spéculation depuis 2000 a contribué a doubler artificiellement les prix de l'immobilier.


 
C'est exacte, mais chaque fois que tu remets ce fait en lumière sans autre commentaires ou propositions, je me surprends à penser que la dénonciation de l'état te suffit, alors que c'est une SOLUTION qu'il faudrait proposer, et une solution rapide, bien plus rapide que d'espérer les conséquences éventuelles et lointaines de l'avènement d'un libéralisme suffisamment vrai pour te convenir....
 
 

Citation :

 
limonaire a écrit :
 
Mais derrière cette raréfaction du foncier et cette spéculation, il y a d'abord et avant tout des politiques publiques. C'est à elles qu'il faut s'attaquer si on veut améliorer le sort des pauvres.


 
C'est ce que je disais, d'abord changer la politique et peut-être que dans 5 ou 10 ans, si tout se passe comme prévu...
Je me demande si ton discours serait à ce point "détaché" si tu cherchais vainement un logement décent depuis plusieurs années...
 
 


 

aroll a écrit :

Je n'ai jamais dit une telle chose, et ma pensée est quand même un peu plus "construite" que ça.
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
5) On peut si on raisonne comme toi  augmenter le Smic à 1500 euros, comme le proposent certains (contre 1055 aujourd'hui).

 
 
Je n'ai jamais dit (ni demandé) cela non plus.....................................
 
 

Citation :

limonaire a écrit :
 
Crois-tu vraiment que cela n'augmentera pas le chômage ? crois-tu vraiment que l'on peut payer les gens 40% de plus sans qu'il y ait en contrepartie une productivité accrue de 40% ? D'où viennent les revenus : de la poche du ministre qui signe le décret ou des gains de productivité ?

 
 
.................................. Justement parce que je sais que cela augmente le chômage, et que je sais que l'argent ne sort pas de la poche du ministre, SURTOUT LE MINISTRE!!!!!!
 
Amicalement, Alain


 
Si j'avais lu, mais la flemme. Je dis trois choses : en saucissonnant mon propos tu en dis 12. Si je commentais chacun des 12 points, tu répondrais peut-être ne 36 points. On ne s'en sort pas. C'est la limité de la discussion sur un forum.  
 
Il faudrait en fait se concentrer sur le coeur du débat et laisser de côté les points annexes.
 
Si je te comprends bien, tu veux dire qu'on arrivait à vivre avec un seul salaire, même faible, dans les années 50 ou 60, seul ou en famille. Et aujourd'hui, même si le Smic est un obstacle à l'emploi, sa suppression baisserait les salaires à un niveau tel qu'il serait impossible de vivre seul.
 
Je réponds  
 
1) A long terme, une politique libérale (relance de l'épargne notamment) permettrait d'une part d'augmenter tous les salaires dans des proportion sensibles, d'autre part, offrirait des perspectives d'évolution que l'écrasement actuel de la hiérarchie des salaires ne permet pas. Il y aurait des travailleurs pauvres, mais cela ne durerait pas (ce qui rejoint cette autre idée qu'il est plus important de connaître la durée dans laquelle on touche un salaire de misère que le taux de pauvres en tant que tel). Il faut bien comprendre qu'on ne peut pas résoudre le problème des bas salaires par la hausse administrée et rapide de ces salaires : ça ne marche pas, ça crée du chômage. Seuls les gains de productivité créent la hausse durable des salaires, sans chômage. Ce qui est drôle, c'est que les mêmes qui accusent le libéralisme de créer des salaires faibles avec lesquels on ne peut pas vivre (ce que j'admets, mais à court terme seulement) n'accusent jamais les politiques interventionnistes de créer du chômage quand un Smic est instauré. Quand il n'y a pas de Smic (mesure libérale) : le chômage disparaît et les salaires sont faibles, mais c'est la faute du libéralisme. Et quand il y a un Smic (mesure non libérale) : le chômage de masse apparaît, et c'est encore la faute du libéralisme. C'est à ça que l'on voit que certaines façons de penser relèvent de l'idéologie, car elles ne sont pas réfutables au sens de Popper.  
 
2) Le fait que les gens puissent dans les années 50 avec un seul salaire élever une famille s'explique largement par le fait que le standard de vie de l'époque était très frugal, et serait aujourd'hui peu accepté. Par ailleurs, on sous-estime le fait que l'habitat collectif (au sens où on héberge le grand-père, qui apporte sa retraite au revenu de la famille) était plus répandu qu'on ne le pense.  
 
3) Par ailleurs, les logements sont chers à cause de la réglementation étatique. Tu me réponds, je veux bien, mais c'est une solution à long terme. O que non : si on libéralisait le foncier et les loyers, la construction de logements repartirait très rapidement. Or, il faut 6 mois ou un an maxi entre le moment où on décide de construire et le moment où le bien est loué. Le problème serait résolu très rapidement.  
 
4) Maintenant, si tu demandes des solutions à très court terme, il n'en est pas de bonne. Il faut alors, si on veut soulager immédiatement la misère, subventionner encore et toujours. Mais ce faisant on prolonge et aggrave le mal qu'on n'était censé faire disparaître. On guérit le symptôme (les gens mal logés) mais pas la cause réelle (la pénurie de logements lié à la politique de l'Etat). Le problème est que, démocratie et cycle électoral obligent, on ne cesse depuis des années de prendre des décisions à court terme, sous la pression de gens comme toi qui demandent des réponses urgentes. Or, l'Etat par sa politique de logement nous a éloignés de l'optimum ; revenir à l'optimum, çàd passer du point A au point B, suppose inévitablement des coûts de transition, qu'on ne peut éviter. Un peu comme a Russie qui passe du communisme au marché : ça ne se fait pas sans casser des oeufs, çàd sans que certains y perdent provisoirement ( car à long terme, en revanche tout le monde est gagnant).
 
On dit souvent : le libéralisme est cruel car il crée des bas salaires, il jette les gens à la rue, etc.  Mais c'est ce qui se produit seulement à court terme ; car à long terme, le marché loge mieux les gens, offre de meilleurs salaires, etc. La comparaison RFA-RDA ou entre les deux Corées le démontre amplement.  Si, à court terme, le libéralisme donne des résultats en apparence inhumains, la cause en est le coûts de transition pour passer de A à B. C'est parce que le logement est réglementé depuis un siècle que, si on retire cette réglementation, temporairement, des ajustements douloureux se font. Mais, parce qu'il y a ces ajustements à court terme, faut-il y renoncer et maintenir l'interventionnisme dont on sait et on voit qu'il crée de la pénurie et des logements chers ? Si on supprime la réglementation des loyers, comme il n'y a pas pas plus de logements, les loyers flamberont immédiatement : et cela fera les unes du Monde diplo ou de Marianne pour stigmatiser l'inefficacité et l'injustice du libéralisme. Mais à moyen terme (un an, deux ans), la liberté de construire, si elle aussi est restaurée, entraînera une offre abondante de logements qui fera baisser les loyers. Mais la phase de hausse temporaire des loyers est inévitable pour rétablir les incitations à produire des logements : elle est douloureuse et coûteuse, mais inévitable. Mais ce n'est pas le libéralisme qui en est la cause : mais bien l'interventionnisme antérieur qui a crée cette pénurie de logements. De même, les problèmes de la Russie dans les années 1990 (forte chute du Pib) ne sont pas à mettre sur le dos du libéralisme : c'est en fait l'ultime conséquence de l'économie administrée qui prévalait jusqu'en 1991.

n°24418577
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2010 à 13:32:50  profilanswer
 

zarkdav a écrit :


 
Ouai donc ce qui nous sépare, c'est ton grand sens de la nuance (litote).


 
J'ai déjà expliqué ici comment était reconstruite cette série. Ce ne sont pas des chiffres bruts, de l'observation incontestable de faits comptables, ils sont retraités selon une méthodologie que les statisticiens eux-mêmes trouvent un peu limite. Les 3 points sont donc peut-être une erreur de retraitement. Mais j'en ai un peu marre de me répéter.
 
De même, cette baisse s'explique aussi par le chômage de masse : je l'avais expliqué aussi, mais là aussi ça me fatigue de me répéter.
 
J'écris longuement, je justifie, et à chaque fois je tombe sur un sniper qui en gros me prend pour un con : lui serait nuancé, et moi le gros lourd anti-étatiste, bien poujadiste. Et le tout, en dégommant en une phrase ce que j'écris et argumente ici depuis des mois dans de longs posts. Excuse-moi, mais ça fatigue.
 
Sais-tu au moins comment est "recalculé" sur la longue période ce partage de la VA entre salaires et EBE ? On en reparle quand tu auras fait cet effort.

n°24418622
Terminatux
Communiste
Posté le 29-10-2010 à 13:36:18  profilanswer
 

Les problèmes de l'URSS étaient dues aux agents infiltrés de l'Ouest pas au système qui était merveilleux.
Comprenne qui pourra.
 
Et alors quels sont les agents infiltrés en Irlande? Pourquoi un pays qui a pratiqué une politique si parfaite (http://www.alternative-liberale.fr/communiques/060712_Irlande_Retrouver_la_confiance_et_la_prosperite.htm) est-il dans la crise?
Quels syndicalistes faut-il enfermer pour que l'économie reparte? Faut-il que l'impôt sur les sociétés soit négatif? Est-ce la faute de l'État?

n°24418672
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2010 à 13:39:33  profilanswer
 

Terminatux a écrit :

Les problèmes de l'URSS étaient dues aux agents infiltrés de l'Ouest pas au système qui était merveilleux.
Comprenne qui pourra.
 
Et alors quels sont les agents infiltrés en Irlande? Pourquoi un pays qui a pratiqué une politique si parfaite (http://www.alternative-liberale.fr/communiques/060712_Irlande_Retrouver_la_confiance_et_la_prosperite.htm) est-il dans la crise?
Quels syndicalistes faut-il enfermer pour que l'économie reparte? Faut-il que l'impôt sur les sociétés soit négatif? Est-ce la faute de l'État?


 
Tu n'es pas de bonne foi et tu pratiques l'ironie à deux balles : je ne te répondrai donc pas. A quoi bon expliquer en 30 lignes ce qui sera détruit et ridiculisé par toi par un post d'une ligne ? quel intérêt de discuter alors ?
 
 

n°24418788
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 29-10-2010 à 13:48:56  profilanswer
 

Terminatux a écrit :

Les problèmes de l'URSS étaient dues aux agents infiltrés de l'Ouest pas au système qui était merveilleux.
Comprenne qui pourra.
 
Et alors quels sont les agents infiltrés en Irlande? Pourquoi un pays qui a pratiqué une politique si parfaite (http://www.alternative-liberale.fr/communiques/060712_Irlande_Retrouver_la_confiance_et_la_prosperite.htm) est-il dans la crise?
Quels syndicalistes faut-il enfermer pour que l'économie reparte? Faut-il que l'impôt sur les sociétés soit négatif? Est-ce la faute de l'État?


 
Un pays libéral s'adapte beaucoup plus vite à un contexte économique mondiale. Ce qu'elle fait aujourd'hui, c'est ce que la France devrait faire. Il faudra comparer à MT pour voir la supériorité des décisions Irlandaise. De plus, le contexte n'est pas le même : les problèmes Irlandais ne sont pas structurel, mais contextuel suite à l'aide d'un système bancaise hypertrophié. Enfin, ne pas oublier la croissance pré crise, qui était phénoménale grace à la libéralisation. L'Irlande était un des pays les plus pauvres d'Europe en 1980. Les Ilrlandais en ont sans doute plus conscience que toi, et c'est pour cela qu'ils acceptent bien mieux les décisions prises aujourd'hui.

Message cité 1 fois
Message édité par n0name le 29-10-2010 à 13:49:53

---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°24418947
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2010 à 14:03:02  profilanswer
 

n0name a écrit :

 

Un pays libéral s'adapte beaucoup plus vite à un contexte économique mondiale. Ce qu'elle fait aujourd'hui, c'est ce que la France devrait faire. Il faudra comparer à MT pour voir la supériorité des décisions Irlandaise. De plus, le contexte n'est pas le même : les problèmes Irlandais ne sont pas structurel, mais contextuel suite à l'aide d'un système bancaise hypertrophié. Enfin, ne pas oublier la croissance pré crise, qui était phénoménale grace à la libéralisation. L'Irlande était un des pays les plus pauvres d'Europe en 1980. Les Ilrlandais en ont sans doute plus conscience que toi, et c'est pour cela qu'ils acceptent bien mieux les décisions prises aujourd'hui.

 

Les Irlandais souffrent du système monétaire international qui est devenu ivre depuis la démonétisation de l'or (années 70). Or, ce système monétaire international n'est pas libéral, puisque il ne responsabilise aucun acteur. Il est fondé sur des cartels nationaux de banques, avec des monnaies à cours légal et forcé, ce qui là encore n'est pas très libéral. Il permet la création monétaire infinie, sans contrainte, puisque la référence à l'or est supprimé et que la concurrence, qui permettrait de réguler la création monétaire, est aussi interdite dans chaque territoire national. D'où la catastrophe, annoncée par Rueff dès les années 60.

Message cité 2 fois
Message édité par limonaire le 29-10-2010 à 14:03:17
n°24418948
Terminatux
Communiste
Posté le 29-10-2010 à 14:03:06  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Tu n'es pas de bonne foi et tu pratiques l'ironie à deux balles : je ne te répondrai donc pas. A quoi bon expliquer en 30 lignes ce qui sera détruit et ridiculisé par toi par un post d'une ligne ? quel intérêt de discuter alors ?


 
Connais-tu la soumission des théories à l'expérience?
La stagnation des salaires depuis plus de dix ans aux États-Unis, en Allemagne?
La chute actuelle de l'Irlande? (oui c'est ça ils vont repartir sur de bonnes bases, avec une consommation en chute de 7%, 14% de chômage, une dette à 100%, un déficit hors sauvetage des banques de 12%...)

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