limonaire Savoir renoncer avec grâce | Serpico7 a écrit :
Exact, les loyers sont un problème, et aussi le type de biens qui sont pris en compte dans le calcul de l'indice des prix, les augmentations de prix camouflés par le changement de forme ou de contenance des produits, le fait que la baisse de prix de certains produits qu'on achète pas souvent soient pris en compte, et surtout.....que la liste des produits est secrète...
http://www.cnis.fr/ind_actual.htm
Citation :
Le plan de sondage est stratifié selon trois types de critère :
- critère géographique : les relevés sont effectués dans 96 agglomérations de plus de 2 000 habitants dispersées sur le territoire métropolitain et de toute taille ainsi que 10 agglomérations dans les DOM ;
- type de produit : un échantillon d'un peu plus de 1 000 familles de produits, appelées "variétés" est défini pour tenir compte de l'hétérogénéité des produits au sein des postes. La variété est le niveau de base pour le suivi des produits et le calcul de l'indice. La liste des variétés reste confidentielle et l'IPC n'est pas diffusé à ce niveau.
- type de point de vente : un échantillon de 27 000 points de vente, stratifié par forme de vente, a été constitué pour représenter la diversité des produits et modes d'achat des consommateurs et prendre en compte des variations de prix différenciées selon les formes de vente.
Le croisement de ces différents critères aboutit à suivre un peu plus de 140 000 séries (produits précis dans un point de vente donné) donnant lieu à près de 160 000 relevés mensuels. A ces chiffres s'ajoutent environ 30 000 séries de type "tarif", collectées de façon centralisée.
L'échantillon est mis à jour annuellement pour tenir compte de l'évolution des comportements de consommation et, notamment, introduire des produits nouveaux.
Les révisions portent sur la liste et le contenu des variétés ainsi que sur la répartition par forme de vente, voire par agglomération.
Méthodologie générale :
L'IPC est un indice de Laspeyres chaîné annuellement. Outre la composition de l'échantillon, les pondérations utilisées pour agréger les 21 000 indices élémentaires (croisement variétés x agglomération dans le cas général) sont également mises à jour chaque année. Ces pondérations représentent la part des consommations des ménages couvertes par l'IPC. Elles sont obtenues, pour la plupart, à partir des évaluations annuelles des dépenses de consommation des ménages réalisées par la Comptabilité Nationale.
Des traitements spécifiques sont effectués pour les produits frais, les autres variétés saisonnières, les variétés tarifaires et pour déterminer des évolutions de prix "pures", à qualité constante, lorsqu'un produit disparu est remplacé en cours d'année par un autre.
Les promotions et soldes offerts à tous les consommateurs sont pris en compte.
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Attention je ne parle pas de complot mais c'est un défaut de "fabrication" de cet indice.
La CGT n'est pas la seule à demander un débat et remettre en cause cet indice comme référent de l'inflation. C'est Leclerc qui a soulevé le problème avec beaucoup de visibilité, ce qui avait entrainé une réaction de l'INSEE...que je suis en train de recherher sur le site du CNIS...
A noter que les syndicats de l'INSEE demandent un débat depuis 6 ans ! Et dénoncent effectivement, une manipulation politique par Sarko alors ministre de l'intérieur. Donc ce que dit Friot est crédible...
Après on peut jouer sur les mots en disant qu'en cherchant on peut trouver, en faisant des calculs etc....mais par rapport aux publications VISIBLES et à la forme sous laquelle elles sont délivrées, on peut dire qu'il y a un problème de direction des publication de l'INSEE ... et on doit soutenir les syndicaliste de l'INSEE qui demandent à débattre de la nature des enquetes et de l'utilisation de certains chiffres.
Thierry Breton lui meme a remarqué que le cout de la vie devait etre mieux calculé :
Citation :
2. POUVOIR D’ACHAT : LA NÉCESSITÉ DE MIEUX MESURER LE COÛT DE LA VIE
Restons un instant dans le domaine des indicateurs économiques. Je voudrais en effet préciser les conclusions que je tire de la Conférence de l’Emploi et des Revenus de jeudi dernier en matière de mesure du coût de la vie, sujet de préoccupation majeure pour nos concitoyens.
Le constat partagé, et explicité dans le rapport du CERC, c’est l’écart grandissant entre le ressenti de nos concitoyens et les indicateurs macroéconomiques qui mesurent usuellement l’évolution du coût de la vie. Selon la plupart des enquêtes, cet écart est aujourd’hui au plus haut depuis 20 ans.
Certes, je suis le premier à reconnaître que certains prix ont bondi lors du passage à l’euro. Mais je trouve que l’euro a « bon dos » : d’autres facteurs ont joué, comme le pétrole ou le logement. Surtout, les hausses de prix liées au passage à l’euro, qui ont également eu lieu dans d’autres pays d’Europe, ont été absorbées, preuve qu’aujourd’hui tout ceci est bel et bien derrière nous… Pour autant, en France, on continue aujourd’hui à incriminer l’euro. Je dis stop ! Il faut regarder la vérité en face : des facteurs spécifiquement français ont joué, je veux parler des 35 h. Car quand on renchérit le coût du travail, il ne faut pas s’étonner ensuite que les prix des produits et services de proximité augmentent !
Au-delà de ces effets "mécaniques", il y a l’impact des nouveaux modes de consommation, dont la régulation est d’ailleurs l’objet de mon projet de loi sur la Consommation. C’est pourquoi le Premier ministre a, sur ma proposition, souhaité disposer, à côté des indices déjà produits par l’Insee et dont la qualité n’est pas en cause, d’autres indicateurs permettant de coller au plus près des nouvelles modalités de consommation. J’ai donc décidé d’ouvrir trois chantiers sur ce sujet :
– Le premier besoin identifié est celui de disposer d’indices de prix catégoriels, c’est-à-dire en finir avec la seule image « moyenne » et « monolithique » de l’indice des prix global, dans laquelle personne ne se reconnaît. L’Insee a mis en place 8 premières segmentations de la population qui permettent de mieux se repérer. Il me semble donc indispensable que ces développements puissent être poursuivis, en s’appuyant notamment sur les réflexions en cours au Conseil d’analyse économique (CAE), de façon à mieux saisir l’inflation à laquelle sont exposées des populations particulières, et par conséquent mieux mesurer l’évolution de leur pouvoir d’achat spécifique. Vous pouvez en découvrir ici quelques exemples, avec les écarts d’évolutions par rapport à la moyenne des prix auxquels font face les plus de 75 ans, les ménages urbains de l’agglomération parisienne, les couples avec 3 enfants et plus ou encore les personnes aux revenus les plus modestes. Sans être radicalement différentes de l’inflation globale, ces indices catégoriels donnent effectivement une image nuancée de la réalité du pouvoir d’achat de nos concitoyens.
– Deuxièmement, le logement mérite un effort spécifique. L’indice des prix ne prend en effet en compte qu’une partie du coût du logement, plus précisément les loyers et pas le coût d’acquisition des logements quand on fait le choix de devenir propriétaire. Conformément à la demande formulée par la CLCV, je souhaite que l’Insee puisse me proposer d’ici fin janvier différentes pistes pour prendre en compte les prix de l’ensemble des dépenses de logement des ménages, y compris les dépenses d’achat de logement, notamment les remboursements d’emprunts. Ceci reflètera beaucoup mieux par exemple la hausse des prix de l’immobilier que l’on ne voit pas dans les prix à la consommation.
– Troisièmement, le sujet essentiel des dépenses dites "contraintes". Il est raisonnable de penser que ces dépenses représentent désormais beaucoup plus du tiers des dépenses des ménages : l’Insee les estime grossièrement à 36 %. Je souhaite d’abord que cet indicateur de l’Insee soit affiné et suivi régulièrement à partir de mars.
Ensuite, il nous faut aussi suivre de près les prix de certaines de ces dépenses contraintes. C’est pourquoi j’ai décidé de faire élaborer un « bouquet de services-type », sur le modèle du « chariot type ». Cet indicateur me paraît particulièrement utile pour certaines dépenses contraintes qui sont liées par des contrats, des abonnements et des forfaits en tous genres pour lesquels les consommateurs ne savent plus vraiment ce que leur coûte le service rendu. Il pourrait à mon sens contenir par exemple le coût des services bancaires, des assurances de toute nature, de la téléphonie fixe et mobile, d’Internet, de la télévision, de l’énergie… Il sera évidemment indispensable de définir des profils type de consommation, tout le monde n’ayant pas Internet ou le câble, chaque ménage n’ayant pas le même nombre d’abonnements de téléphone, ni les mêmes besoins de couverture d’assurances.
Ce nouvel indicateur, élaboré sur la base des dépenses mensuelles avec les associations de consommateurs, constituera un outil de lisibilité et d’alerte puissant pour éviter les dérives et le cas échéant les corriger. Pour mener à bien ce chantier, je souhaite que tout le monde – Insee, DGCCRF, DGTPE, Institut national de la consommation, Credoc et associations de consommateurs – se mette autour de la table et j’ai demandé au DGCCRF d’animer ce travail collectif avec l’objectif de fournir la première valeur de ce « bouquet de services » portant sur les dépenses de février prochain. La première réunion de ce groupe de travail se tiendra le 5 janvier.
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http://www.finances.gouv.fr/presse [...] 612191.php
Ce travail n'a toujours pas été fait apparemment....ça date d'il y a quatre ans pourtant...
Et voilà ce qui peut faire dire aux gens que les chiffres de l'INSEE sont orientés : http://www.liberation.fr/politique [...] ir-d-achat
Sarkozy gruge sur le pouvoir d’achat…
DESINTOX
A l'heure du bilan de ses trois premières années d'action, le Président se félicite d'une hausse de 2,1% du pouvoir d'achat des ménages en 2009. C'est vite dit
Citation :
INTOX
Engagement phare de la campagne Sarkozy, le pouvoir d’achat se trouve au cœur du débat, à l’heure où l’Elysée dresse un premier bilan. Dans un document vantant les résultats de l’action présidentielle, l’Elysée se félicite d’un bond de 2,1% du pouvoir d’achat des ménages en 2009.
DESINTOX
La dernière note de conjoncture de l’Insee donne en apparence raison à Sarkozy : la hausse du pouvoir d’achat des ménages en 2009 y est même évaluée à 2,2%, en bonne partie en raison de la très faible inflation. Le pouvoir d’achat se calcule en fonction de deux paramètres : le revenu disponible brut des ménages (en clair ce qu’il leur reste après prélèvements fiscaux et sociaux), et l’indice des prix. En 2009, les revenus des ménages ont progressé de 2% : la stagnation des revenus du travail (+ 0%) a été contrebalancée par les mesures sociales du plan de relance ou la progression des prestations sociales (+ 4,9%). Dans le même temps, les prix de la consommation des ménages ont baissé de 0,2%. Au total, le pouvoir d’achat global a donc augmenté de 2,2%. Un chiffre qui pourrait faire croire que les promesses de Sarkozy ont été tenues.
Mais voilà, on ne peut en rester là. Quitte à faire le bilan de trois années de pouvoir, l’Elysée aurait pu communiquer les chiffres de 2008 (+ 0,7% de croissance du pouvoir d’achat) ainsi que les tristes prévisions du premier semestre 2010 (+ 0,3%). Par ailleurs, l’Elysée a aussi choisi l’indicateur le plus avantageux, mais pas le plus pertinent. En effet, la hausse de 2,2% en 2009 correspond à la croissance de l’ensemble des revenus perçus par la totalité des ménages et ne tient pas compte de l’évolution démographique du pays (augmentation du nombre d’habitant et du nombre de ménages). Un peu comme si on se félicitait d’avoir un plus gros gâteau sans préciser qu’il y a également plus de gens pour le partager. Dans la dernière note de conjoncture, l’Insee rappelle que, pour mesurer le pouvoir d’achat moyen des Français, l’indicateur, le plus pertinent est le pouvoir d’achat par unité de consommation. Ainsi calculé, le gain du pouvoir d’achat des Français en 2009 est estimé par l’Insee à 1,5% et non plus 2,2%. Après une stagnation (+ 0%) en 2008. Un bilan moins reluisant.
Hélas, ces statistiques doivent encore être assombries. Ces dernières années, les chiffres du pouvoir d’achat ont été largement contestés. Principal argument : le revenu «disponible» des Français est cannibalisé, pour une part croissante, par des dépenses contraintes (logement, téléphone, énergie, etc.). Il y a un an, l’Insee a donc mis en avant un nouvel outil statistique, le «pouvoir d’achat du revenu arbitrable», correspondant à ce qui reste aux Français une fois honorées ces dépenses contraintes. Et si l’on se fie à cet indicateur, le pouvoir d’achat arbitrable par unité de consommation a baissé de 0,7% en 2008 (les données de 2009 ne sont pas encore connues). Ni l’Elysée ni Bercy n’ont communiqué sur ce chiffre.
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Les chiffres de l'INSEE qui correspondent : http://www.insee.fr/fr/indicateurs [...] 010_f2.pdf Donc en réalité il faut continuer de calculer l'indice des prix au plan macro économique et parce que c'est une référence internationale.
Mais en utilisant cet indice au niveau social et des salaires ça devient une arnaque.
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Oui, enfin, bon : la vérité, c'est que l'indice des prix au niveau macro n'a d'intérêt que pour la gestion de la monnaie. Il sert à déterminer si la masse monétaire émise l'est en trop grande quantité ou non. Mais pour qu'il soit pertinent pour la BC, il faut bien sûr que cet indice inclut la hausse du prix des actifs. Sinon, on se retrouve comme au cours des années 2000, lorsque ce bon Trichet nous affirmait que l'inflation était contenue, chiffres de l'indice des prix à la consommation sous les yeux, alors qu'une inflation sans précédent se produisait dans l'immobilier.
Pour le reste, au niveau social comme tu dis, un indice global est impossible à construire. Il y a autant d'indice des prix que d'individus ou de ménages, en fonction du panier de biens qu'il achète. Vouloir construire un meilleur indice que celui de l'INSEE est une quête qui n'aura pas de fin : il faudrait en construire 28 millions, autant que de ménages. De toutes façons, cela n'a aucune importance. Chaque individu est capable d'avoir une idée de son propre indice d'inflation et de la hausse ou baisse de son pouvoir d'achat. Dès lors, s'il constate que son indice personnel de hausse des prix a augmenté fortement, il agit en conséquence : soit pour augmenter ses revenus, soit pour modifier les biens qu'il consomme en se reportant sur ceux dont les prix progressent moins vite. Une économie de marché ne fonctionne pas autrement et n'a pas besoin d'indice composite pour guider les agents : les différents prix auxquels sont confrontés les agents suffisent comme incitation à agir (chercher un emploi mieux rémunéré, travailler plus, ou modifier sa consommation, économiser, etc.). Nul besoin d'indice des prix pour l'homme de la rue, en fait. La preuve : beaucoup considèrent à raison que l'indice calculé par l'INSEE ne reflète pas ce qu'ils vivent : ils ne raisonnent pas en fonction de cet indice mais en fonction des salaires et de l'échantillon limité des prix auxquels ils sont directement confrontés.
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