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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23925453
hisvin
Posté le 12-09-2010 à 13:32:39  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
 
Je crois que tout le monde serait terrifié si l'on disait la Vérité.  :whistle:

mood
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Posté le 12-09-2010 à 13:32:39  profilanswer
 

n°23925516
Profil sup​primé
Posté le 12-09-2010 à 13:44:01  answer
 

Black_Jack a écrit :

"Comment le gouvernement manipule les statistiques".
Ergo, pas l'Insee.
"Dont acte" tu devrais dire Zmed.


 
http://zmed.free.fr/stats/Le%20grand%20truquage%20-%20Mozilla%20Firefox.jpg
http://zmed.free.fr/stats/Le%20grand%20truquage%201%20-%20Mozilla%20Firefox.jpg
http://zmed.free.fr/stats/grand%20trucage2.jpg

n°23925533
Camelot2
Posté le 12-09-2010 à 13:46:05  profilanswer
 


 
T'as vraiment pas peur du ridicule. Tu me balances pour la 3ème fois (!) ce bouquin alors que, les deux premières fois, je t'avais mis le nez dans la merde sur l'interprétation que tu en faisais.
 
On lisait par exemple que, sur le calcul du taux de pauvreté, les statisticiens préconisaient la méthodologie d'Eurostat (qui était calculée par l'INSEE) alors que le gouvernement communiquait sur une autre mesure, plus favorable. Or, au même moment, tu affirmais qu'Eurostat bidouillait ces données. Affirmation que tu n'as jamais démontrée...
 
Ce bouquin porte sur la tactique de communication du gouvernement qui choisit certains chiffres et passent sous silence d'autres.
 
A aucun moment il n'est fait mention de manipulation statistique de la part de l'INSEE.  
 
De plus, et au cas où tu n'aurais toujours pas percuté, il y a trois bases de données principales pour la France:
-l'INSEE
-Eurostat
-OCDE
 
Même si le gouvernement tentait de camoufler les chiffres de l'INSEE sur son site, il ne pourrait pas échapper à leur divulgation sur le site d'Eurostat et de l'OCDE. La transmission des données à Eurostat est une obligation européenne qui a couté cher à la Grèce lors de son non-respect.
 
Au final, encore une fois, et c'est au moins la troisième fois que tu balances tes conneries, il n'y a aucun ordre donné à l'INSEE pour ne pas calculer le taux d'emploi par tranche d'âge plus précise. Bien au contraire, ces éléments sont disponibles...si tant est qu'on ait les capacités intellectuelle suffisantes pour aller au-delà des communiqués gouvernementaux.
 
Plus, en détails, dans ton article, on lit:
 

Citation :

En réaffectant certains demandeurs d'emploi dans une nouvelle catégorie, l'ANPE a ainsi, entre 2005 et 2007, fait baisser artificiellement le taux de chômage


 
Sauf que la définition du BIT, de l'OCDE et d'Eurostat (basé sur une enquête emploi et sur la définition du BIT) n'ont pas changé...et que l'INSEE calcule toujours ce taux de chômage-là. C'est donc, encore une fois, la communication gouvernementale qui consiste à ne parler que d'une certaine catégorie de chômeurs mais les séries statistiques sont, quant à elles, complètes et disponibles sur le sujet.
 
On notera, par ailleurs, que l'INSEE n'y est pour rien dans ce changement de catégories et qu'elle est tenu par des définitions internationales du chômage.
 

Citation :

La trouvaille consiste à prendre comme indicateur central de suivi de l'action gouvernementale le taux de pauvreté ancré dans le temps. Derrière ce nom barbare se cache en fait un mécanisme simple : plutôt que de retenir l'indicateur reconnu internationalement, mais qui a l'inconvénient majeur de rester stable, le gouvernement a choisi d'évaluer son action à l'aune d'un autre indicateur qui a la particularité d'avoir enregistré une baisse continue au cours des dernières années


 
Communication gouvernementale, l'indice international est calculé par l'INSEE, disponible sur son site et/ou sur le site d'Eurostat.
 

Citation :

La publication des chiffres de la délinquance fournit ainsi régulièrement l'occasion de manipulations à des politiques pour qui le thème de la sécurité est un véritable fonds de commerce. Confondant les statistiques relatives à l'activité de la police et de la gendarmerie avec une mesure du niveau effectif de la délinquance [...], ils n'hésitent pas à prétendre que la délinquance explosait avant 2002 ou qu'elle baisse de façon miraculeuse depuis cette date, sans que cela ait réellement de rapport avec la réalité vécue par nos concitoyens


 
Communication gouvernementale, j'ai souligné en gras le mot important.
 
Il n'y a que toi pour penser que des statistiques fiables ne sont pas disponibles. Elles le sont. Mais dois-je te rappeler ton commentaire lorsque je t'ai renvoyé vers la base de données de l'OCDE? Dois-je te rappeler ton épic fail lorsque tu fais appel à ton "vécu" qui est en fait un condensé de statistiques parcellaires tirées du cul d'un chameau en rut?

n°23925571
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2010 à 13:51:09  profilanswer
 


 
La "vérité", on la connaît. Prenons les chiffres du chômage : l'INSEE, comme le Pole Emploi, publie les 7 catégories de chômage.  Libre à chacun de raisonner alors avec les chiffres qu'il juge pertinent. Le problème en France n'est en fait pas tellement la collecte de l'information par l'INSEE, que le mauvais usage des statistiques fait par ceux qui raisonnent : que ce soit le gouvernement, Mélenchon ou Friot. Avec des concepts faux ou des théories erronées, auquel on ajoute un zeste d'ignorance et de mauvaise foi, on peut aboutir à proférer des inepties.

n°23925578
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2010 à 13:52:17  profilanswer
 

hisvin a écrit :


Je crois que tout le monde serait terrifié si l'on disait la Vérité.  :whistle:


 
Je pourrais dire exactement la même chose : mais je crois que nous n'avons pas la même vérité. Enfin bref...

n°23925625
Profil sup​primé
Posté le 12-09-2010 à 13:57:52  answer
 

Camelot2 a écrit :

 

Ce bouquin porte sur la tactique de communication du gouvernement qui choisit certains chiffres et passent sous silence d'autres.

 

Pas seulement et tu le sais parfaitement. Et cela m'agace terriblement ta manière de défendre l'indéfendable. A aucun moment je met en doute l'honnêteté des chercheurs en statistiques. Je met en doute  l'institution et les pressions qu'elle exerce sur ses chercheurs pour sortir des stats qui vont dans le sens de nos gouvernements.

 

Si t'es pas capable de voir ça, de comprendre ça, je peux rien pour toi. Mais arrêtes de me prendre pour un con !!!!!!

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 12-09-2010 à 14:26:28
n°23925655
Camelot2
Posté le 12-09-2010 à 14:00:37  profilanswer
 


 
Je ne te prends pas pour un con.
Un con n'affirme pas qu'Eurostat bidouille ses données sans preuve.
Un con n'affirme pas que la tranche 20-60 ans n'est pas disponible.
 
Ou peut-être que si...va savoir...

n°23925673
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 12-09-2010 à 14:02:43  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Y compris la mauvaise transmission de l'orthographe aux jeunes générations  :o  


 
C'était fait exprès. :o


---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23925691
Profil sup​primé
Posté le 12-09-2010 à 14:04:18  answer
 

Camelot2 a écrit :


 
Je ne te prends pas pour un con.
Un con n'affirme pas qu'Eurostat bidouille ses données sans preuve.
Un con n'affirme pas que la tranche 20-60 ans n'est pas disponible.
 
Ou peut-être que si...va savoir...


 
Vas y continu a ramer....  :sleep:  :sleep:  :sleep:

n°23925734
hisvin
Posté le 12-09-2010 à 14:08:24  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je pourrais dire exactement la même chose : mais je crois que nous n'avons pas la même vérité. Enfin bref...


Il n'y a pas de Vérité absolue, c'est surtout cela. Il y a surtout des statistiques qui sont basées sur une collecte d'informations et qui sont compartimentées pour une meilleure lisibilité. Par exemple, les catégories de chomeurs. Après, ce sont ceux qui les utilisent qui les "manipulent" et non les statisticiens même si l'on peut dire que le compartimentage est une manipulation.  
Remarque, je ne soutiens pas du tout le bouglibougla intellectuel de Zmed dont je n'ai pas compris ce qu'il défend réellement vu la quantité de contradiction qu'il y a au final.  
 

mood
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Posté le 12-09-2010 à 14:08:24  profilanswer
 

n°23925790
Profil sup​primé
Posté le 12-09-2010 à 14:13:36  answer
 

limonaire a écrit :

 

La "vérité", on la connaît. Prenons les chiffres du chômage : l'INSEE, comme le Pole Emploi, publie les 7 catégories de chômage.  Libre à chacun de raisonner alors avec les chiffres qu'il juge pertinent. Le problème en France n'est en fait pas tellement la collecte de l'information par l'INSEE, que le mauvais usage des statistiques fait par ceux qui raisonnent : que ce soit le gouvernement, Mélenchon ou Friot. Avec des concepts faux ou des théories erronées, auquel on ajoute un zeste d'ignorance et de mauvaise foi, on peut aboutir à proférer des inepties.

 

Non, je persiste est signe. Les gouvernements font pressions sur les chercheurs via leurs hiérarchies, pour ne  sortir que des stats conformes a l'attente des gouvernants, ou le moins mauvais possible, ou si l'on peut ni magouiller ni biaiser, ben ça reste dans les tiroirs.  D'ailleurs le collectif Lorraine Data et là pour en témoigner et le confirmer.

 

Pourquoi vous niez a ce points ces évidences.  :??:  

Message cité 4 fois
Message édité par Profil supprimé le 12-09-2010 à 14:18:23
n°23925829
Profil sup​primé
Posté le 12-09-2010 à 14:17:24  answer
 

hisvin a écrit :


Il n'y a pas de Vérité absolue, c'est surtout cela. Il y a surtout des statistiques qui sont basées sur une collecte d'informations et qui sont compartimentées pour une meilleure lisibilité. Par exemple, les catégories de chomeurs. Après, ce sont ceux qui les utilisent qui les "manipulent" et non les statisticiens même si l'on peut dire que le compartimentage est une manipulation.  
Remarque, je ne soutiens pas du tout le bouglibougla intellectuel de Zmed dont je n'ai pas compris ce qu'il défend réellement vu la quantité de contradiction qu'il y a au final.  
 


 
Quelle contradiction ? Suffit de lire le livre le grand trucage, témoignages de statisticiens eux mêmes. C'est quand même incroyable cette propension a nier certaines vérités.  :pfff:

n°23925861
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2010 à 14:20:23  profilanswer
 

hisvin a écrit :


Il n'y a pas de Vérité absolue, c'est surtout cela. Il y a surtout des statistiques qui sont basées sur une collecte d'informations et qui sont compartimentées pour une meilleure lisibilité. Par exemple, les catégories de chomeurs. Après, ce sont ceux qui les utilisent qui les "manipulent" et non les statisticiens même si l'on peut dire que le compartimentage est une manipulation.  
Remarque, je ne soutiens pas du tout le bouglibougla intellectuel de Zmed dont je n'ai pas compris ce qu'il défend réellement vu la quantité de contradiction qu'il y a au final.  
 


 
Tiens, prenons les statistiques de la mortalité routière : on pourrait se dire, un mort c'est un mort, voilà enfin un domaine où la stat sera objective. Eh bien non : car pour compter les morts sur la route, il faut se mettre d'accord sur une définition ou un concept du mort routier. Pour ceux qui meurent sur le coup, pas d'ambiguïté : mais le problème est que certains, pour emmerder les statisticiens sans doute, meurent un jour après, ou un mois après,  voire 3 ans après d'éventuelles séquelles. On aura alors, selon la définition retenue, un plus ou moins grand nombre de morts. Tout ça pour dire que les statistiques sont des conventions, des représentations contestables de la réalité, et qu'il ne faut pas leur faire dire plus qu'elles ne disent. C'est vrai pour les accidents de la route : alors imaginez pour les stats économiques ! Le Pib est largement contestable, la distinction entre consommation et investissement aussi, de même que la notion de chômeur ou de niveau général des prix. Il faut dès lors être très prudent et ne se lancer dans l''analyse des statistiques que si on a bien compris les concepts mesurés et si l'on s'est doté d'un solide appareil théorique.

n°23925879
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 12-09-2010 à 14:23:07  profilanswer
 


Si ces stats sont disponibles, c'est parce qu'Anon les a publiées ? Ah non, c'est l'Insee...

n°23925890
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 12-09-2010 à 14:24:29  profilanswer
 


 
 
Il y a effectivement souvent des crises. Par contre on peut les controler sur le site de la CGT-Insee heureusement.
 
Le gros problème semble venir du fait que l'INSEE répond à des commandes qui arrangent le pouvoir, alors que d'autres études qui intéresseraient les travailleurs ne sont pas faites.
 
Le problème ensuite c'est que le gouvernement ou le patronat utilisent les indices qui les arrange quand ça les arrange.
 
De fait la polémique la plus importante semble tourner autour du calcul de l'indice des prix VS la notion de cout de la vie.
 
Un élément rassurant pour les salariés est en tout cas les nombreuses critiques de l'IFRAP (conservateur/libéral) à l'égard de l'INSEE.
 
Quelques adresses pour étoffer ton argumentaire ;)
 
CGT-Insee : http://cgtinsee.free.fr/  
 
LE code de déontologie AIS ASTEC : http://cgtinsee.free.fr/dossiers/i [...] r-1986.pdf  
 
Histoire de l'INSEE : http://www.insee.fr/fr/insee-stati [...] -insee.pdf
 
Critiques de l'IFRAP : http://www.ifrap.org/La-pauvrete-e [...] 11579.html
 
Wiki de Jean Philippe Cotis : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Philippe_Cotis (tiens il a été chef économiste de l'OCDE avant d'etre nommé directeur de l'INSEE...)
 
 

Citation :

SYNDICATS NATIONAUX de l’INSEE
CGT, CFDT, SUD, et CGT-FO
Indice des prix Insee : un manque de transparence !
Qui connaît l’Indice des prix en grandes surfaces ?
Publié en catimini dans un « Informations rapides », sans que sa méthodologie ne soit explicitée, sans démonstration de l’utilité de son calcul, qui connaît l’indice des prix en grandes surfaces (même au sein de l’Insee !) ?
Pourtant l’affaire avait fait beaucoup de bruit avant l’été 2004 : Le ministre Nicolas Sarkozy, ne voulant pas appliquer une politique de hausse salariale, préfère essayer de jouer sur la baisse des prix dans les grandes surfaces. Il entame donc avec difficulté des négociations avec les patrons des groupes de la grande distribution.
Comme à son habitude, il réclame qu’un indice ad hoc en mesure l’efficacité . Il demande à l’Insee de le faire plutôt qu’à la Direction de la Prévision, alors que l’on pourrait penser que celle-ci serait plus à même de répondre à une demande ministérielle d’évaluation d’une politique…
Suite à cette demande, l’Insee reste alors discret sur le sujet. En fait, la direction de l’INSEE a agi dans le plus grand secret pour répondre à la demande du Ministre, et a imposé la création de cet indice.
Le débat sur l’Indice des prix est refusé, mais ce nouvel indice « politique » est calculé
Depuis le changement de ministre en novembre, la volonté de négociation d’un accord entre le gouvernement et les patrons de la grande distribution a été abandonnée.
Quel est le bilan de cette triste affaire ?
-L’Insee produit un indice dont il n’est pas très fier, eu égard aux pressions subies pour le réaliser ;
-La direction assure pourtant qu’elle va continuer à le calculer vu qu’il n’y a pas eu de contrordre. Mais à qui ou à quoi sert-il ? On ne sait pas.
Par contre, les demandes d’expertise de fond sur le calcul de l’indice global portées l’an dernier au sein du Conseil National de l’Information Statistique (CNIS) n’ont toujours pas été prises en compte. C’est pourtant l’instance dans laquelle doivent être discutées les demandes de la société en matière de statistiques.
Or c’est bien le problème : l’indice des prix est toujours utilisé dans un champ « social » (réévaluation des pensions, des salaires, d’allocations…) par défaut. En effet,s’il est un indicateur macro économique indispensable, il ne peut se substituer à des notions de coût de la vie ou de pouvoir d’achat, mieux adaptés à ces questions. Sur ces domaines complexes des travaux importants restent à mener !
Autant de sujets sur lesquels l’Insee doit faire des propositions
et en débattre au sein du CNIS !
Paris, le 11 février 2005


 
Lorraine Data est surtout un cri d'alarme quant à la baisse des crédits alloués à l'INSEE et l'énorme crise budgétaire qu'elle traverse, c'est peut etre aussi que l'organisme dérange.
 
Le problème avec ce genre d'agences étant qu'elles dépendent toujours d'une demande et de moins en moins par soucis d'interet publique réel.
 
après il faut aussi faire attention parce que des fois les syndicats utilisent des ficelles un peu grosses pour défendre les salaires, comme prendre 1982 en référence, ce genre de choses. Donc il faut recouper quand meme ce qu'ils disent avec les études des clampins de l'ENA et compagnie...
 
 

n°23925914
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 12-09-2010 à 14:27:33  profilanswer
 

Sinon, admettons qu'on soit dans le monde de zmed.
 
Comment faire une institution vraiment indépendante ? :??:

n°23925922
Camelot2
Posté le 12-09-2010 à 14:28:52  profilanswer
 


 
 
La statistique made in Friot 20-60 ans est-elle disponible? Oui-Non.
 
 
 
 
Il est hilarant de constater que ton collectif fétiche conseille les indices internationaux d'Eurostat et de l'OCDE alors que tu considères que le premier "bidouille ses données" et que tu ne vois aucun intérêt à visiter le site du second.
Schizophrène tu es.

n°23925923
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2010 à 14:28:53  profilanswer
 


 
Oi, enfin bon. Je vais sur le site du Pole Emploi, là : http://www.travail-solidarite.gouv [...] ,9682.html
 
Je télécharge le fichier Excel : il me dit qu'en juillet 2010, il y a 2,6 millions de chômeurs de catégorie A (çàd chômeurs au sens du BIT, ce qui permet les comparaisons internationales) et 4 millions de chômeurs au sens large (catégorie C). Rien de secret donc : les chiffres sont disponibles. Si le gouvernement communique plutôt sur la catégorie A, c'est parce qu'elle permet de faire des comparaison avec les autres Etats. Peut-être que ça l'arrange, pour afficher un chômage officiel moindre (2,6 plutôt que 4 millions) : mais si, en septembre, le chômage catégorie C devait diminuer de 10% alors que la catégorie augmenterait de 5%, crois-moi, le gouvernement communiquerait sur la catégorie C. C'est de bonne guerre : un gouvernement tente de présenter sa politique sous le meilleur jour. Aux journalistes et à l'opposition de faire leur job.  

n°23925929
Profil sup​primé
Posté le 12-09-2010 à 14:29:21  answer
 

Serpico7 a écrit :


 
 
Il y a effectivement souvent des crises. Par contre on peut les controler sur le site de la CGT-Insee heureusement.
 
Le gros problème semble venir du fait que l'INSEE répond à des commandes qui arrangent le pouvoir, alors que d'autres études qui intéresseraient les travailleurs ne sont pas faites.
 
Le problème ensuite c'est que le gouvernement ou le patronat utilisent les indices qui les arrange quand ça les arrange.
 
De fait la polémique la plus importante semble tourner autour du calcul de l'indice des prix VS la notion de cout de la vie.
 
Un élément rassurant pour les salariés est en tout cas les nombreuses critiques de l'IFRAP (conservateur/libéral) à l'égard de l'INSEE.
 
Quelques adresses pour étoffer ton argumentaire ;)
 
CGT-Insee : http://cgtinsee.free.fr/  
 
LE code de déontologie AIS ASTEC : http://cgtinsee.free.fr/dossiers/i [...] r-1986.pdf  
 
Histoire de l'INSEE : http://www.insee.fr/fr/insee-stati [...] -insee.pdf
 
Critiques de l'IFRAP : http://www.ifrap.org/La-pauvrete-e [...] 11579.html
 
Wiki de Jean Philippe Cotis : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Philippe_Cotis (tiens il a été chef économiste de l'OCDE avant d'etre nommé directeur de l'INSEE...)
 
 

Citation :

SYNDICATS NATIONAUX de l’INSEE
CGT, CFDT, SUD, et CGT-FO
Indice des prix Insee : un manque de transparence !
Qui connaît l’Indice des prix en grandes surfaces ?
Publié en catimini dans un « Informations rapides », sans que sa méthodologie ne soit explicitée, sans démonstration de l’utilité de son calcul, qui connaît l’indice des prix en grandes surfaces (même au sein de l’Insee !) ?
Pourtant l’affaire avait fait beaucoup de bruit avant l’été 2004 : Le ministre Nicolas Sarkozy, ne voulant pas appliquer une politique de hausse salariale, préfère essayer de jouer sur la baisse des prix dans les grandes surfaces. Il entame donc avec difficulté des négociations avec les patrons des groupes de la grande distribution.
Comme à son habitude, il réclame qu’un indice ad hoc en mesure l’efficacité . Il demande à l’Insee de le faire plutôt qu’à la Direction de la Prévision, alors que l’on pourrait penser que celle-ci serait plus à même de répondre à une demande ministérielle d’évaluation d’une politique…
Suite à cette demande, l’Insee reste alors discret sur le sujet. En fait, la direction de l’INSEE a agi dans le plus grand secret pour répondre à la demande du Ministre, et a imposé la création de cet indice.
Le débat sur l’Indice des prix est refusé, mais ce nouvel indice « politique » est calculé
Depuis le changement de ministre en novembre, la volonté de négociation d’un accord entre le gouvernement et les patrons de la grande distribution a été abandonnée.
Quel est le bilan de cette triste affaire ?
-L’Insee produit un indice dont il n’est pas très fier, eu égard aux pressions subies pour le réaliser ;
-La direction assure pourtant qu’elle va continuer à le calculer vu qu’il n’y a pas eu de contrordre. Mais à qui ou à quoi sert-il ? On ne sait pas.
Par contre, les demandes d’expertise de fond sur le calcul de l’indice global portées l’an dernier au sein du Conseil National de l’Information Statistique (CNIS) n’ont toujours pas été prises en compte. C’est pourtant l’instance dans laquelle doivent être discutées les demandes de la société en matière de statistiques.
Or c’est bien le problème : l’indice des prix est toujours utilisé dans un champ « social » (réévaluation des pensions, des salaires, d’allocations…) par défaut. En effet,s’il est un indicateur macro économique indispensable, il ne peut se substituer à des notions de coût de la vie ou de pouvoir d’achat, mieux adaptés à ces questions. Sur ces domaines complexes des travaux importants restent à mener !
Autant de sujets sur lesquels l’Insee doit faire des propositions
et en débattre au sein du CNIS !
Paris, le 11 février 2005


 
Lorraine Data est surtout un cri d'alarme quant à la baisse des crédits alloués à l'INSEE et l'énorme crise budgétaire qu'elle traverse, c'est peut etre aussi que l'organisme dérange.
 
Le problème avec ce genre d'agences étant qu'elles dépendent toujours d'une demande et de moins en moins par soucis d'interet publique réel.
 
après il faut aussi faire attention parce que des fois les syndicats utilisent des ficelles un peu grosses pour défendre les salaires, comme prendre 1982 en référence, ce genre de choses. Donc il faut recouper quand meme ce qu'ils disent avec les études des clampins de l'ENA et compagnie...
 
 


 
Merci pour ces précisions  :jap:  

n°23925960
Camelot2
Posté le 12-09-2010 à 14:33:10  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
 
De fait la polémique la plus importante semble tourner autour du calcul de l'indice des prix VS la notion de cout de la vie.
 
 


 
C'est surtout que cet indice est une moyenne qui n'est pas destiné à mettre en évidence les inégalités et ses tendances internes. Mais cela n'empêche pas l'INSEE de calculer le pourcentage du budget consacré à tel ou tel poste par décile...et l'on peut dès lors sans problème reconstruire une "distribution d'indice des prix" pour refléter les possibles inégalités.
 
Cependant, on préfère, pour de telles études, se baser sur le revenu disponible, sur la capacité d'épargne, sur l'accumulation du patrimoine qui prennent en compte les transferts sociaux et sont donc mieux à même d'évaluer l'évolution des inégalités dans le temps.
 
C'est assez typique d'un bord ou de l'autre de prendre un indice, de lui reprocher de ne pas dire ce qu'il n'est pas destiné à dire, tout en évitant soigneusement de parler du reste de la base des données qui fournit des éléments amplement suffisant pour combler l'éventuel absence d'un indice plus développé.
 
Il n'y a absolument aucun souci de disponibilité, sur base de l'INSEE, d'Eurostat et de l'OCDE pour dresser un tableau complet et précis de la situation française.

n°23926004
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 12-09-2010 à 14:37:32  profilanswer
 


 
;)
 
En gros perso je préfère parler de "lecture UMP des chiffres de l'INSEE" ou de choix faussés ou déloyaux des indices par le patronat que de remettre en cause directement l'organisme, même si les syndicats de l'INSEE parlent effectivement de manip' pas claires au niveau de la direction.
 
Par contre très intéressant ce que disent les statisticiens de Lorraine Data à propos de l'enfumage de "l'homme de la rue" par les jongleurs de statistiques.  :jap:  
 
 
 

n°23926010
hisvin
Posté le 12-09-2010 à 14:38:09  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Tiens, prenons les statistiques de la mortalité routière : on pourrait se dire, un mort c'est un mort, voilà enfin un domaine où la stat sera objective. Eh bien non : car pour compter les morts sur la route, il faut se mettre d'accord sur une définition ou un concept du mort routier. Pour ceux qui meurent sur le coup, pas d'ambiguïté : mais le problème est que certains, pour emmerder les statisticiens sans doute, meurent un jour après, ou un mois après,  voire 3 ans après d'éventuelles séquelles. On aura alors, selon la définition retenue, un plus ou moins grand nombre de morts. Tout ça pour dire que les statistiques sont des conventions, des représentations contestables de la réalité, et qu'il ne faut pas leur faire dire plus qu'elles ne disent. C'est vrai pour les accidents de la route : alors imaginez pour les stats économiques ! Le Pib est largement contestable, la distinction entre consommation et investissement aussi, de même que la notion de chômeur ou de niveau général des prix. Il faut dès lors être très prudent et ne se lancer dans l''analyse des statistiques que si on a bien compris les concepts mesurés et si l'on s'est doté d'un solide appareil théorique.


Je ne dis pas le contraire.  ;)

n°23926021
hisvin
Posté le 12-09-2010 à 14:39:16  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


je préfère parler de "lecture UMP des chiffres de l'INSEE" ou de choix faussés ou déloyaux des indices par le patronat que de remettre en cause directement l'organisme, même si les syndicats de l'INSEE parlent effectivement de manip' pas claires au niveau de la direction.


Tu me donnes envie de fouiller dans les archives pour voir si la Gauche a une lecture Umpiste du chomage.  :D
 
Edit: Réponse, oui.  :D


Message édité par hisvin le 12-09-2010 à 14:43:54
n°23926052
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2010 à 14:42:56  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
C'est surtout que cet indice est une moyenne qui n'est pas destiné à mettre en évidence les inégalités et ses tendances internes. Mais cela n'empêche pas l'INSEE de calculer le pourcentage du budget consacré à tel ou tel poste par décile...et l'on peut dès lors sans problème reconstruire une "distribution d'indice des prix" pour refléter les possibles inégalités.
 
Cependant, on préfère, pour de telles études, se baser sur le revenu disponible, sur la capacité d'épargne, sur l'accumulation du patrimoine qui prennent en compte les transferts sociaux et sont donc mieux à même d'évaluer l'évolution des inégalités dans le temps.
 
C'est assez typique d'un bord ou de l'autre de prendre un indice, de lui reprocher de ne pas dire ce qu'il n'est pas destiné à dire, tout en évitant soigneusement de parler du reste de la base des données qui fournit des éléments amplement suffisant pour combler l'éventuel absence d'un indice plus développé.
 
Il n'y a absolument aucun souci de disponibilité, sur base de l'INSEE, d'Eurostat et de l'OCDE pour dresser un tableau complet et précis de la situation française.


 
c'est d'ailleurs pourquoi la CGT recalcule un indice des prix, en repondérant les données collectées par l'Insee : c'est donc faisable.  
 
Les instruments de mesure de l'INSEE existent donc bien et sont plutôt bien fait. La question est donc plutôt celle-ci : que veut-on mesurer ? Pour l'indice des prix, si on veut mesurer le pouvoir d'achat de la monnaie, alors, il faut prendre en compte tout ce que la monnaie peut acheter, et pas seulement les biens de consommation. Un bon indice des prix inclurait ainsi la valeur des actifs par exemple (boursiers ou immobiliers) : on s'apercevrait que contrairement à la fable qu'on nous raconte, on a vécu depuis 20 ans non pas une époque d'inflation modérée (2% par an en gros pour les prix à la consommation) mais une période inflationniste assez forte (incluant la hausse du marché immobilier notamment). Ca donnerait du coup une vision de la réalité très différente et ça amènerait des diagnostics et des préconisations radicalement opposées à celles qu'on entend souvent.  
 

n°23926070
Profil sup​primé
Posté le 12-09-2010 à 14:45:44  answer
 

Camelot2 a écrit :

 


La statistique made in Friot 20-60 ans est-elle disponible? Oui-Non.

 

Non elle n'existe pas, elle est toujours comprise dans la tranche 15/24 ou 55/64. On est obliger de faire des recoupements et autres calculs pour avoir quelque chose d'approchant. Et pourtant rien n'interdit à l'insee de faire des sats sur les 20/60 plus logique, alors que c'était maintes fois demandés par les chercheurs en économie. Surtout rien n'interdit d'avoir les deux 15/64 et 20/60.

 

Mais tu vois comment tu dévies du problème de base (la manipulation) pour revenir sans cesse sur ce truc qui n'était là que pour montrer les pratiques douteuses de l'insee.  

 

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 12-09-2010 à 15:03:55
n°23926084
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 12-09-2010 à 14:47:12  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
C'est surtout que cet indice est une moyenne qui n'est pas destiné à mettre en évidence les inégalités et ses tendances internes. Mais cela n'empêche pas l'INSEE de calculer le pourcentage du budget consacré à tel ou tel poste par décile...et l'on peut dès lors sans problème reconstruire une "distribution d'indice des prix" pour refléter les possibles inégalités.
 
Cependant, on préfère, pour de telles études, se baser sur le revenu disponible, sur la capacité d'épargne, sur l'accumulation du patrimoine qui prennent en compte les transferts sociaux et sont donc mieux à même d'évaluer l'évolution des inégalités dans le temps.
 
C'est assez typique d'un bord ou de l'autre de prendre un indice, de lui reprocher de ne pas dire ce qu'il n'est pas destiné à dire, tout en évitant soigneusement de parler du reste de la base des données qui fournit des éléments amplement suffisant pour combler l'éventuel absence d'un indice plus développé.


 
Tout à fait.  :jap:  
 
 

Camelot2 a écrit :


Il n'y a absolument aucun souci de disponibilité, sur base de l'INSEE, d'Eurostat et de l'OCDE pour dresser un tableau complet et précis de la situation française.


 
Surement...mais les syndicats disent tout de meme qu'il y a encore énormément matière à recherche au niveau du cout de la vie, tandis qu'on les oblige à travailler sur un indice des prix qui sert une politique de gel des salaires.
 
Un exemple de conflit et d'utilisation des chiffres des deux cotés : http://cgt.snecma.g.over-blog.com/ [...] 67876.html

n°23926093
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2010 à 14:48:16  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
;)
 
En gros perso je préfère parler de "lecture UMP des chiffres de l'INSEE" ou de choix faussés ou déloyaux des indices par le patronat que de remettre en cause directement l'organisme, même si les syndicats de l'INSEE parlent effectivement de manip' pas claires au niveau de la direction.
 
Par contre très intéressant ce que disent les statisticiens de Lorraine Data à propos de l'enfumage de "l'homme de la rue" par les jongleurs de statistiques.  :jap:  
 
 
 


 
Le problème des stats, c'est leur interprétation : je contesterais la tienne, de bonne foi, tout comme tu contesterais la mienne, de bonne foi tout autant. Est-ce que pour autant je t'enfume ? est-ce que pour autant tu m'enfumes ? c'est plus compliqué, en fait. Il y a bien sûr de la mauvaise foi et de la stratégie de communication chez certains : on veut tordre les chiffres dans le sens qui nous avantage. Je crois cependant aussi qu'il y a beaucoup de méconnaissance de l'économie, de ses concepts et de ses mécanismes, qui amène à des interprétations fausses des chiffres, même si au premier abord, pour l'ignorant, cette interprétation semble évidente et tomber sous le sens. Et cette méconnaissance est très répandue, aussi bien au gouvernement que dans l'opposition, chez les syndicalistes ou chez l'homme de la rue. On le voit bien sur ce topic.

n°23926126
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 12-09-2010 à 14:52:14  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Le problème des stats, c'est leur interprétation : je contesterais la tienne, de bonne foi, tout comme tu contesterais la mienne, de bonne foi tout autant. Est-ce que pour autant je t'enfume ? est-ce que pour autant tu m'enfumes ? c'est plus compliqué, en fait. Il y a bien sûr de la mauvaise foi et de la stratégie de communication chez certains : on veut tordre les chiffres dans le sens qui nous avantage. Je crois cependant aussi qu'il y a beaucoup de méconnaissance de l'économie, de ses concepts et de ses mécanismes, qui amène à des interprétations fausses des chiffres, même si au premier abord, pour l'ignorant, cette interprétation semble évidente et tomber sous le sens. Et cette méconnaissance est très répandue, aussi bien au gouvernement que dans l'opposition, chez les syndicalistes ou chez l'homme de la rue. On le voit bien sur ce topic.


 
Oui le savoir est une arme.
 

n°23926164
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2010 à 14:57:01  profilanswer
 

 

Où voulez-vous en venir, Friot et toi ? Si on prend la tranche 20-60 ans, on montre que les taux d'activité sont en hausse depuis les années 60. Donc tout va très bien ? donc le capitalisme fonctionne à merveille ? L'argument de Friot peut donc se retourner contre lui.

 

Mais bien sûr, ce n'est pas ce que dit Friot. Friot dit en substance : si le gouvernement s'acharne à publier des stats sur les 15-64 ans, c'est pour montrer que les taux d'activité ont fortement baissé depuis 40 ans, notamment chez les jeunes 15-24 ans. Le gouvernement présenterait donc les choses de façon alarmiste (c'est curieux : les gouvernements ont pourtant souvent tendance à enjoliver les choses justement et par exemple à minorer le chômage, mais passons) pour montrer qu'il y a un problème de chômage des jeunes, qu'il faudrait résoudre en comprimant les salaires des jeunes : d'où les projets de Smic-jeunes, de CIP ou de CPE.

 

Admirez l'artiste et le tour de force de sa démonstration. Clap cla clap. Et il avoue avoir mis 30 ans à pondre sa théorie. Quel Danube de la pensée !

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 12-09-2010 à 14:57:53
n°23926170
Profil sup​primé
Posté le 12-09-2010 à 14:57:34  answer
 

limonaire a écrit :


 
Le problème des stats, c'est leur interprétation : je contesterais la tienne, de bonne foi, tout comme tu contesterais la mienne, de bonne foi tout autant. Est-ce que pour autant je t'enfume ? est-ce que pour autant tu m'enfumes ? c'est plus compliqué, en fait. Il y a bien sûr de la mauvaise foi et de la stratégie de communication chez certains : on veut tordre les chiffres dans le sens qui nous avantage. Je crois cependant aussi qu'il y a beaucoup de méconnaissance de l'économie, de ses concepts et de ses mécanismes, qui amène à des interprétations fausses des chiffres, même si au premier abord, pour l'ignorant, cette interprétation semble évidente et tomber sous le sens. Et cette méconnaissance est très répandue, aussi bien au gouvernement que dans l'opposition, chez les syndicalistes ou chez l'homme de la rue. On le voit bien sur ce topic.


 
Entre la manipulation évidente des chiffres du chômage et l'interpretation divergente des données du nomadisme  des roms à travers l'Europe de deux chercheurs en statistiques, il y a un monde.  [:beckaman007]

n°23926403
Camelot2
Posté le 12-09-2010 à 15:22:52  profilanswer
 


 
Mon pauvre ami,
 
Si je te calcule en direct ton indice fétiche 20-60 ans sur base des données INSEE transmises à Eurostat, seras-tu prêt à t'agenouiller devant l'autel des statistiques et à t'excuser pour les multiples conneries que tu balances à un rythme rarement égalé sur ce sujet?
 
Je reviens sans cesse sur ce truc car c'est l'argument utilisé par Friot pour sa démonstration que l'INSEE est aux ordres. Il parle même d'un "mensonge d'état". Or, cette démonstration est totalement fausse.
Tout comme tes accusations contre Eurostat.
Tout comme ton interprétation schizophrène des avertissements des statisticiens de l'INSEE.
 
Tu n'as aucune idée du but de l'indice 15-64, tu répètes inlassablement la rhétorique de ton maître à penser sans réfléchir une seconde à la disponibilité ou non de ces données...et encore moins à leur pertinence. Tu n'es qu'un perroquet aux ordres.
 

n°23926519
Camelot2
Posté le 12-09-2010 à 15:39:15  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Tout à fait.  :jap:  
 
 
 
 
Surement...mais les syndicats disent tout de meme qu'il y a encore énormément matière à recherche au niveau du cout de la vie, tandis qu'on les oblige à travailler sur un indice des prix qui sert une politique de gel des salaires.
 
Un exemple de conflit et d'utilisation des chiffres des deux cotés : http://cgt.snecma.g.over-blog.com/ [...] 67876.html


 
Une première chose: l'IPC est cohérent avec l'IPCH (standard européen) et les autres indices nationaux qui tentent tous de converger vers l'indice standard européen (13 pays le composent, si ma mémoire est bonne) . Cet indice sert notamment à la politique monétaire de l'Euro...ce n'est donc pas anodin. Quelques détails sur le site de la banque national de Belgique:
 
http://www.nbb.be/doc/TS/Publicati [...] 008_H3.pdf
 
On y lit notamment:
 

Citation :

L’IPCH ne tient actuellement pas compte des coûts de
l’hébergement des propriétaires occupant leur logement.
Seuls les loyers réellement versés par les locataires figurent
dans l’IPCH, proportionnellement à leur importance
dans la consommation finale. Cela s’explique par le fait
qu’aucun prix proprement dit n’est observé ni payé en
ce qui concerne les coûts liés à l’occupation d’un logement
propre. Lors du lancement de l’IPCH, l’intégration
de cet élément semblait aller à l’encontre du principe
selon lequel seules les transactions effectuées à des fins
de consommation et assorties d’une dépense monétaire
seraient prises en compte par l’indice. De plus, il n’existait
(et il n’existe toujours) pas d’accord quant à la manière
dont il convient d’appréhender ces coûts. L’opportunité
d’intégrer les coûts de l’hébergement des propriétaires
occupants de même que la question du choix de
la méthodologie à utiliser à cet effet sont à l’étude au
niveau européen. Toutefois, la prise en compte éventuelle
de ces coûts n’interviendra vraisemblablement pas avant
2010. Il n’y a par ailleurs aucune certitude que ces coûts
figureront un jour dans l’IPCH. En effet, l’intégration du
logement en tant que bien d’investissement dans l’IPC
national ou dans l’IPCH, qui mesurent chacun l’évolution
des prix des biens de consommation, ne serait pas chose
aisée. L’IPC national, qui ne couvre lui aussi que les loyers
effectivement versés par les locataires, ne prend pas
davantage ces coûts en considération.


 
C'est LA problématique majeure actuelle: le logement. Comment intégrer ceci dans l'indice des prix en sachant que >50% des ménages sont propriétaires et que l'on associe volontiers l'immobilier à de l'investissement (est-ce qu'on inclus la hausse du prix des actions dans l'IPC? Non...comme quoi...)?
 
Et l'INSEE est déjà en avance sur l'indice belge car il a construit un "loyer fictif" qui est ajouté aux propriétaires et qui permet de mieux mettre en évidence les inégalités face au changement. Cependant, inclure ceci dans l'IPC de manière "cash" serait erroné vu qu'on sur-pondérerait le poids du logement en faisant "comme si" tout le monde était locataire. Ce qui n'est pas le cas.
 
On aboutit donc à la conclusion que l'IPC n'a pas pour vocation de traduire cette problématique. Elle en tient compte (pondération de 13%) en tant que comportement moyen. Mais si l'on veut aborder la problématique du logement, il faut le faire avec des études spécifiques.
 
Concernant ton article, il parle surtout du décalage entre augmentation de productivité et augmentation des salaires dans l'industrie. Ils parlent de +3.3% de productivité par an pour l'industrie en France. C'est possible, il faudrait que j'aille vérifier le détail dans le rapport sur la VA. En tout cas, ce ne serait pas étonnant un tel décalage vu qu'on sait que le secteur industriel (ouvrier principalement) est celui subissant le plus le gap entre productivité et salaire. Je signalerais juste, ironiquement, que le calcul de la productivité est fait par l'INSEE.  :D  
 
 
Au final, rien n'est simple. D'où la nécessité des organisations syndicales et de la négociation afférente. Les pays nordiques l'ont très bien compris. En France, on se tape dessus par grèves/licenciements interposés. Allez comprendre... Cet état de fait est en tout cas bien éloigné de la vision "zmédique" consistant à jeter le discrédit sur les statistiques qui ne lui plaisent pas tout en les utilisant lorsqu'elles vont dans son sens.

n°23926664
Profil sup​primé
Posté le 12-09-2010 à 16:08:34  answer
 

limonaire a écrit :

 

Où voulez-vous en venir, Friot et toi ? Si on prend la tranche 20-60 ans, on montre que les taux d'activité sont en hausse depuis les années 60. Donc tout va très bien ? donc le capitalisme fonctionne à merveille ? L'argument de Friot peut donc se retourner contre lui.

 

Mais bien sûr, ce n'est pas ce que dit Friot. Friot dit en substance : si le gouvernement s'acharne à publier des stats sur les 15-64 ans, c'est pour montrer que les taux d'activité ont fortement baissé depuis 40 ans, notamment chez les jeunes 15-24 ans. Le gouvernement présenterait donc les choses de façon alarmiste (c'est curieux : les gouvernements ont pourtant souvent tendance à enjoliver les choses justement et par exemple à minorer le chômage, mais passons) pour montrer qu'il y a un problème de chômage des jeunes, qu'il faudrait résoudre en comprimant les salaires des jeunes : d'où les projets de Smic-jeunes, de CIP ou de CPE.

 

Admirez l'artiste et le tour de force de sa démonstration. Clap cla clap. Et il avoue avoir mis 30 ans à pondre sa théorie. Quel Danube de la pensée !

 

Mais pas du tout, je me demande si tu as vraiment écouté . Il dit même le contraire.

 

Idem pour toi camelot, tu t'acharnes sur ce 15/64 comme un chien sur un os. Faut pas t'en promettre à toi...   :D

 

Écoutons exactement ce qu'il a dit . Je laisse juge les lecteurs du topic. J'ai sorti l'extrait de la vidéo cela fait moins de 3mn.

 

Friot, les jeunes et les stats

 



Message édité par Profil supprimé le 12-09-2010 à 16:20:12
n°23926814
Camelot2
Posté le 12-09-2010 à 16:36:48  profilanswer
 

Friot sur le chômage des jeunes et le taux d'emploi:
 
 
"Alors on l'a cru sur base d'un mensonge d'état. Je peux le dire car j'ai rencontré à l'époque des gens de l'INSEE, leur disant "Enfin, c'est scandaleux que vous publiez seulement le taux de chômage chez les jeunes et pas le poids du chômage". Il me répondait "Mais, nous avons ordres". De même qu'aujourd'hui, l'INSEE ne publiera jamais le taux d'emploi des 20-60 ans. L'INSEE publie le taux d'emploi des 15-64 ans, qui est un truc qui n'a aucun sens. Plutôt qui a un sens politique très clair, il faudrait être au boulot à 15 ans et n'en partir qu'à 64 ans. Donc, les statistiques sont évidemment l'objet d'une manipulation politique permanente."
 
http://www.dailymotion.com/video/x [...] from=embed
 
Je ne fais pas l'insulte de recopier le reste de son délire sur le poids du chômage.
 
Oui, je laisse les lecteurs juge des propos de Friot en allant sur le site de l'INSEE et de constater que l'indice est différencié en trois catégories qui correspondent à l'objectif de Friot (son 20-60 ans est aussi absurde en terme de "début du travail" et "fin du travail" que le 15-64). J'invite aussi le lecteur à se rendre sur Eurostat qui, sur base des instituts statistiques nationaux, permet d'avoir accès à l'ensemble des taux d'emploi par tranche de 5 ans.
 

n°23926944
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 12-09-2010 à 16:56:22  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Une première chose: l'IPC est cohérent avec l'IPCH (standard européen) et les autres indices nationaux qui tentent tous de converger vers l'indice standard européen (13 pays le composent, si ma mémoire est bonne) . Cet indice sert notamment à la politique monétaire de l'Euro...ce n'est donc pas anodin. Quelques détails sur le site de la banque national de Belgique:
 
http://www.nbb.be/doc/TS/Publicati [...] 008_H3.pdf
 
On y lit notamment:
 

Citation :

L’IPCH ne tient actuellement pas compte des coûts de
l’hébergement des propriétaires occupant leur logement.
Seuls les loyers réellement versés par les locataires figurent
dans l’IPCH, proportionnellement à leur importance
dans la consommation finale. Cela s’explique par le fait
qu’aucun prix proprement dit n’est observé ni payé en
ce qui concerne les coûts liés à l’occupation d’un logement
propre. Lors du lancement de l’IPCH, l’intégration
de cet élément semblait aller à l’encontre du principe
selon lequel seules les transactions effectuées à des fins
de consommation et assorties d’une dépense monétaire
seraient prises en compte par l’indice. De plus, il n’existait
(et il n’existe toujours) pas d’accord quant à la manière
dont il convient d’appréhender ces coûts. L’opportunité
d’intégrer les coûts de l’hébergement des propriétaires
occupants de même que la question du choix de
la méthodologie à utiliser à cet effet sont à l’étude au
niveau européen. Toutefois, la prise en compte éventuelle
de ces coûts n’interviendra vraisemblablement pas avant
2010. Il n’y a par ailleurs aucune certitude que ces coûts
figureront un jour dans l’IPCH. En effet, l’intégration du
logement en tant que bien d’investissement dans l’IPC
national ou dans l’IPCH, qui mesurent chacun l’évolution
des prix des biens de consommation, ne serait pas chose
aisée. L’IPC national, qui ne couvre lui aussi que les loyers
effectivement versés par les locataires, ne prend pas
davantage ces coûts en considération.


 
C'est LA problématique majeure actuelle: le logement. Comment intégrer ceci dans l'indice des prix en sachant que >50% des ménages sont propriétaires et que l'on associe volontiers l'immobilier à de l'investissement (est-ce qu'on inclus la hausse du prix des actions dans l'IPC? Non...comme quoi...)?
 
Et l'INSEE est déjà en avance sur l'indice belge car il a construit un "loyer fictif" qui est ajouté aux propriétaires et qui permet de mieux mettre en évidence les inégalités face au changement. Cependant, inclure ceci dans l'IPC de manière "cash" serait erroné vu qu'on sur-pondérerait le poids du logement en faisant "comme si" tout le monde était locataire. Ce qui n'est pas le cas.
 
On aboutit donc à la conclusion que l'IPC n'a pas pour vocation de traduire cette problématique. Elle en tient compte (pondération de 13%) en tant que comportement moyen. Mais si l'on veut aborder la problématique du logement, il faut le faire avec des études spécifiques.
 
Concernant ton article, il parle surtout du décalage entre augmentation de productivité et augmentation des salaires dans l'industrie. Ils parlent de +3.3% de productivité par an pour l'industrie en France. C'est possible, il faudrait que j'aille vérifier le détail dans le rapport sur la VA. En tout cas, ce ne serait pas étonnant un tel décalage vu qu'on sait que le secteur industriel (ouvrier principalement) est celui subissant le plus le gap entre productivité et salaire. Je signalerais juste, ironiquement, que le calcul de la productivité est fait par l'INSEE.  :D  
 
 
Au final, rien n'est simple. D'où la nécessité des organisations syndicales et de la négociation afférente. Les pays nordiques l'ont très bien compris. En France, on se tape dessus par grèves/licenciements interposés. Allez comprendre... Cet état de fait est en tout cas bien éloigné de la vision "zmédique" consistant à jeter le discrédit sur les statistiques qui ne lui plaisent pas tout en les utilisant lorsqu'elles vont dans son sens.


 
Exact, les loyers sont un problème, et aussi le type de biens qui sont pris en compte dans le calcul de l'indice des prix, les augmentations de prix camouflés par le changement de forme ou de contenance des produits, le fait que la baisse de prix de certains produits qu'on achète pas souvent soient pris en compte, et surtout.....que la liste des produits est secrète...
 
http://www.cnis.fr/ind_actual.htm
 

Citation :

Le plan de sondage est stratifié selon trois types de critère :
- critère géographique : les relevés sont effectués dans 96 agglomérations de plus de 2 000 habitants dispersées sur le territoire métropolitain et de toute taille ainsi que 10 agglomérations dans les DOM ;
- type de produit : un échantillon d'un peu plus de 1 000 familles de produits, appelées "variétés" est défini pour tenir compte de l'hétérogénéité des produits au sein des postes. La variété est le niveau de base pour le suivi des produits et le calcul de l'indice. La liste des variétés reste confidentielle et l'IPC n'est pas diffusé à ce niveau.
- type de point de vente : un échantillon de 27 000 points de vente, stratifié par forme de vente, a été constitué pour représenter la diversité des produits et modes d'achat des consommateurs et prendre en compte des variations de prix différenciées selon les formes de vente.
Le croisement de ces différents critères aboutit à suivre un peu plus de 140 000 séries (produits précis dans un point de vente donné) donnant lieu à près de 160 000 relevés mensuels. A ces chiffres s'ajoutent environ 30 000 séries de type "tarif", collectées de façon centralisée.
L'échantillon est mis à jour annuellement pour tenir compte de l'évolution des comportements de consommation et, notamment, introduire des produits nouveaux.
Les révisions portent sur la liste et le contenu des variétés ainsi que sur la répartition par forme de vente, voire par agglomération.
 
Méthodologie générale :
L'IPC est un indice de Laspeyres chaîné annuellement. Outre la composition de l'échantillon, les pondérations utilisées pour agréger les 21 000 indices élémentaires (croisement variétés x agglomération dans le cas général) sont également mises à jour chaque année. Ces pondérations représentent la part des consommations des ménages couvertes par l'IPC. Elles sont obtenues, pour la plupart, à partir des évaluations annuelles des dépenses de consommation des ménages réalisées par la Comptabilité Nationale.
Des traitements spécifiques sont effectués pour les produits frais, les autres variétés saisonnières, les variétés tarifaires et pour déterminer des évolutions de prix "pures", à qualité constante, lorsqu'un produit disparu est remplacé en cours d'année par un autre.
Les promotions et soldes offerts à tous les consommateurs sont pris en compte.


 
Attention je ne parle pas de complot mais c'est un défaut de "fabrication" de cet indice.
 
La CGT n'est pas la seule à demander un débat et remettre en cause cet indice comme référent de l'inflation. C'est Leclerc qui a soulevé le problème avec beaucoup de visibilité, ce qui avait entrainé une réaction de l'INSEE...que je suis en train de recherher sur le site du CNIS...
 
A noter que les syndicats de l'INSEE demandent un débat depuis 6 ans ! Et dénoncent effectivement, une manipulation politique par Sarko alors ministre de l'intérieur. Donc ce que dit Friot est crédible...
 
Après on peut jouer sur les mots en disant qu'en cherchant on peut trouver, en faisant des calculs etc....mais par rapport aux publications VISIBLES et à la forme sous laquelle elles sont délivrées, on peut dire qu'il y a un problème de direction des publication de l'INSEE ... et on doit soutenir les syndicaliste de l'INSEE qui demandent à débattre de la nature des enquetes et de l'utilisation de certains chiffres.
 
Thierry Breton lui meme a remarqué que le cout de la vie devait etre mieux calculé :
 

Citation :

2. POUVOIR D’ACHAT : LA NÉCESSITÉ DE MIEUX MESURER LE COÛT DE LA VIE
 
Restons un instant dans le domaine des indicateurs économiques. Je voudrais en effet préciser les conclusions que je tire de la Conférence de l’Emploi et des Revenus de jeudi dernier en matière de mesure du coût de la vie, sujet de préoccupation majeure pour nos concitoyens.
Le constat partagé, et explicité dans le rapport du CERC, c’est l’écart grandissant entre le ressenti de nos concitoyens et les indicateurs macroéconomiques qui mesurent usuellement l’évolution du coût de la vie. Selon la plupart des enquêtes, cet écart est aujourd’hui au plus haut depuis 20 ans.
 
Certes, je suis le premier à reconnaître que certains prix ont bondi lors du passage à l’euro. Mais je trouve que l’euro a « bon dos » : d’autres facteurs ont joué, comme le pétrole ou le logement. Surtout, les hausses de prix liées au passage à l’euro, qui ont également eu lieu dans d’autres pays d’Europe, ont été absorbées, preuve qu’aujourd’hui tout ceci est bel et bien derrière nous… Pour autant, en France, on continue aujourd’hui à incriminer l’euro. Je dis stop ! Il faut regarder la vérité en face : des facteurs spécifiquement français ont joué, je veux parler des 35 h. Car quand on renchérit le coût du travail, il ne faut pas s’étonner ensuite que les prix des produits et services de proximité augmentent !
Au-delà de ces effets "mécaniques", il y a l’impact des nouveaux modes de consommation, dont la régulation est d’ailleurs l’objet de mon projet de loi sur la Consommation. C’est pourquoi le Premier ministre a, sur ma proposition, souhaité disposer, à côté des indices déjà produits par l’Insee et dont la qualité n’est pas en cause, d’autres indicateurs permettant de coller au plus près des nouvelles modalités de consommation. J’ai donc décidé d’ouvrir trois chantiers sur ce sujet :
 
– Le premier besoin identifié est celui de disposer d’indices de prix catégoriels, c’est-à-dire en finir avec la seule image « moyenne » et « monolithique » de l’indice des prix global, dans laquelle personne ne se reconnaît. L’Insee a mis en place 8 premières segmentations de la population qui permettent de mieux se repérer. Il me semble donc indispensable que ces développements puissent être poursuivis, en s’appuyant notamment sur les réflexions en cours au Conseil d’analyse économique (CAE), de façon à mieux saisir l’inflation à laquelle sont exposées des populations particulières, et par conséquent mieux mesurer l’évolution de leur pouvoir d’achat spécifique. Vous pouvez en découvrir ici quelques exemples, avec les écarts d’évolutions par rapport à la moyenne des prix auxquels font face les plus de 75 ans, les ménages urbains de l’agglomération parisienne, les couples avec 3 enfants et plus ou encore les personnes aux revenus les plus modestes. Sans être radicalement différentes de l’inflation globale, ces indices catégoriels donnent effectivement une image nuancée de la réalité du pouvoir d’achat de nos concitoyens.
 
– Deuxièmement, le logement mérite un effort spécifique. L’indice des prix ne prend en effet en compte qu’une partie du coût du logement, plus précisément les loyers et pas le coût d’acquisition des logements quand on fait le choix de devenir propriétaire. Conformément à la demande formulée par la CLCV, je souhaite que l’Insee puisse me proposer d’ici fin janvier différentes pistes pour prendre en compte les prix de l’ensemble des dépenses de logement des ménages, y compris les dépenses d’achat de logement, notamment les remboursements d’emprunts. Ceci reflètera beaucoup mieux par exemple la hausse des prix de l’immobilier que l’on ne voit pas dans les prix à la consommation.
 
– Troisièmement, le sujet essentiel des dépenses dites "contraintes". Il est raisonnable de penser que ces dépenses représentent désormais beaucoup plus du tiers des dépenses des ménages : l’Insee les estime grossièrement à 36 %. Je souhaite d’abord que cet indicateur de l’Insee soit affiné et suivi régulièrement à partir de mars.
Ensuite, il nous faut aussi suivre de près les prix de certaines de ces dépenses contraintes. C’est pourquoi j’ai décidé de faire élaborer un « bouquet de services-type », sur le modèle du « chariot type ». Cet indicateur me paraît particulièrement utile pour certaines dépenses contraintes qui sont liées par des contrats, des abonnements et des forfaits en tous genres pour lesquels les consommateurs ne savent plus vraiment ce que leur coûte le service rendu. Il pourrait à mon sens contenir par exemple le coût des services bancaires, des assurances de toute nature, de la téléphonie fixe et mobile, d’Internet, de la télévision, de l’énergie… Il sera évidemment indispensable de définir des profils type de consommation, tout le monde n’ayant pas Internet ou le câble, chaque ménage n’ayant pas le même nombre d’abonnements de téléphone, ni les mêmes besoins de couverture d’assurances.
 
Ce nouvel indicateur, élaboré sur la base des dépenses mensuelles avec les associations de consommateurs, constituera un outil de lisibilité et d’alerte puissant pour éviter les dérives et le cas échéant les corriger. Pour mener à bien ce chantier, je souhaite que tout le monde – Insee, DGCCRF, DGTPE, Institut national de la consommation, Credoc et associations de consommateurs – se mette autour de la table et j’ai demandé au DGCCRF d’animer ce travail collectif avec l’objectif de fournir la première valeur de ce « bouquet de services » portant sur les dépenses de février prochain. La première réunion de ce groupe de travail se tiendra le 5 janvier.


 
http://www.finances.gouv.fr/presse [...] 612191.php
 
 
Ce travail n'a toujours pas été fait apparemment....ça date d'il y a quatre ans pourtant...
 
Et voilà ce qui peut faire dire aux gens que les chiffres de l'INSEE sont orientés : http://www.liberation.fr/politique [...] ir-d-achat
 
Sarkozy gruge sur le pouvoir d’achat…
DESINTOX
 
A l'heure du bilan de ses trois premières années d'action, le Président se félicite d'une hausse de 2,1% du pouvoir d'achat des ménages en 2009. C'est vite dit

 

Citation :

INTOX
 
Engagement phare de la campagne Sarkozy, le pouvoir d’achat se trouve au cœur du débat, à l’heure où l’Elysée dresse un premier bilan. Dans un document vantant les résultats de l’action présidentielle, l’Elysée se félicite d’un bond de 2,1% du pouvoir d’achat des ménages en 2009.
 
DESINTOX
 
La dernière note de conjoncture de l’Insee donne en apparence raison à Sarkozy : la hausse du pouvoir d’achat des ménages en 2009 y est même évaluée à 2,2%, en bonne partie en raison de la très faible inflation. Le pouvoir d’achat se calcule en fonction de deux paramètres : le revenu disponible brut des ménages (en clair ce qu’il leur reste après prélèvements fiscaux et sociaux), et l’indice des prix. En 2009, les revenus des ménages ont progressé de 2% : la stagnation des revenus du travail (+ 0%) a été contrebalancée par les mesures sociales du plan de relance ou la progression des prestations sociales (+ 4,9%). Dans le même temps, les prix de la consommation des ménages ont baissé de 0,2%. Au total, le pouvoir d’achat global a donc augmenté de 2,2%. Un chiffre qui pourrait faire croire que les promesses de Sarkozy ont été tenues.
 
Mais voilà, on ne peut en rester là. Quitte à faire le bilan de trois années de pouvoir, l’Elysée aurait pu communiquer les chiffres de 2008 (+ 0,7% de croissance du pouvoir d’achat) ainsi que les tristes prévisions du premier semestre 2010 (+ 0,3%). Par ailleurs, l’Elysée a aussi choisi l’indicateur le plus avantageux, mais pas le plus pertinent. En effet, la hausse de 2,2% en 2009 correspond à la croissance de l’ensemble des revenus perçus par la totalité des ménages et ne tient pas compte de l’évolution démographique du pays (augmentation du nombre d’habitant et du nombre de ménages). Un peu comme si on se félicitait d’avoir un plus gros gâteau sans préciser qu’il y a également plus de gens pour le partager. Dans la dernière note de conjoncture, l’Insee rappelle que, pour mesurer le pouvoir d’achat moyen des Français, l’indicateur, le plus pertinent est le pouvoir d’achat par unité de consommation. Ainsi calculé, le gain du pouvoir d’achat des Français en 2009 est estimé par l’Insee à 1,5% et non plus 2,2%. Après une stagnation (+ 0%) en 2008. Un bilan moins reluisant.
 
Hélas, ces statistiques doivent encore être assombries. Ces dernières années, les chiffres du pouvoir d’achat ont été largement contestés. Principal argument : le revenu «disponible» des Français est cannibalisé, pour une part croissante, par des dépenses contraintes (logement, téléphone, énergie, etc.). Il y a un an, l’Insee a donc mis en avant un nouvel outil statistique, le «pouvoir d’achat du revenu arbitrable», correspondant à ce qui reste aux Français une fois honorées ces dépenses contraintes. Et si l’on se fie à cet indicateur, le pouvoir d’achat arbitrable par unité de consommation a baissé de 0,7% en 2008 (les données de 2009 ne sont pas encore connues). Ni l’Elysée ni Bercy n’ont communiqué sur ce chiffre.


 
Les chiffres de l'INSEE qui correspondent : http://www.insee.fr/fr/indicateurs [...] 010_f2.pdf  
 
 
Donc en réalité il faut continuer de calculer l'indice des prix au plan macro économique et parce que c'est une référence internationale.
 
Mais en utilisant cet indice au niveau social et des salaires ça devient une arnaque.

Message cité 3 fois
Message édité par Serpico7 le 12-09-2010 à 17:02:00
n°23927019
otobox
Posté le 12-09-2010 à 17:05:42  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

Citation :

– Le premier besoin identifié est celui de disposer d’indices de prix catégoriels, c’est-à-dire en finir avec la seule image « moyenne » et « monolithique » de l’indice des prix global, dans laquelle personne ne se reconnaît. L’Insee a mis en place 8 premières segmentations de la population qui permettent de mieux se repérer. Il me semble donc indispensable que ces développements puissent être poursuivis, en s’appuyant notamment sur les réflexions en cours au Conseil d’analyse économique (CAE), de façon à mieux saisir l’inflation à laquelle sont exposées des populations particulières, et par conséquent mieux mesurer l’évolution de leur pouvoir d’achat spécifique. Vous pouvez en découvrir ici quelques exemples, avec les écarts d’évolutions par rapport à la moyenne des prix auxquels font face les plus de 75 ans, les ménages urbains de l’agglomération parisienne, les couples avec 3 enfants et plus ou encore les personnes aux revenus les plus modestes. Sans être radicalement différentes de l’inflation globale, ces indices catégoriels donnent effectivement une image nuancée de la réalité du pouvoir d’achat de nos concitoyens.


 
Donc en réalité il faut continuer de calculer l'indice des prix au plan macro économique et parce que c'est une référence internationale.
 
Mais en utilisant cet indice au niveau social et des salaires ça devient une arnaque.


C'est marrant, parce que c'est ce que je disais la semaine dernière. Les réponses ont été "fais le toi même", "va falloir embaucher à l'INSEE, tes impôts vont augmenter et tu vas (encore) pleurer"...
 
C'est marrant de voir que je pense comme les anciens ministres  :D

n°23927128
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2010 à 17:19:23  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Exact, les loyers sont un problème, et aussi le type de biens qui sont pris en compte dans le calcul de l'indice des prix, les augmentations de prix camouflés par le changement de forme ou de contenance des produits, le fait que la baisse de prix de certains produits qu'on achète pas souvent soient pris en compte, et surtout.....que la liste des produits est secrète...
 
http://www.cnis.fr/ind_actual.htm
 

Citation :

Le plan de sondage est stratifié selon trois types de critère :
- critère géographique : les relevés sont effectués dans 96 agglomérations de plus de 2 000 habitants dispersées sur le territoire métropolitain et de toute taille ainsi que 10 agglomérations dans les DOM ;
- type de produit : un échantillon d'un peu plus de 1 000 familles de produits, appelées "variétés" est défini pour tenir compte de l'hétérogénéité des produits au sein des postes. La variété est le niveau de base pour le suivi des produits et le calcul de l'indice. La liste des variétés reste confidentielle et l'IPC n'est pas diffusé à ce niveau.
- type de point de vente : un échantillon de 27 000 points de vente, stratifié par forme de vente, a été constitué pour représenter la diversité des produits et modes d'achat des consommateurs et prendre en compte des variations de prix différenciées selon les formes de vente.
Le croisement de ces différents critères aboutit à suivre un peu plus de 140 000 séries (produits précis dans un point de vente donné) donnant lieu à près de 160 000 relevés mensuels. A ces chiffres s'ajoutent environ 30 000 séries de type "tarif", collectées de façon centralisée.
L'échantillon est mis à jour annuellement pour tenir compte de l'évolution des comportements de consommation et, notamment, introduire des produits nouveaux.
Les révisions portent sur la liste et le contenu des variétés ainsi que sur la répartition par forme de vente, voire par agglomération.
 
Méthodologie générale :
L'IPC est un indice de Laspeyres chaîné annuellement. Outre la composition de l'échantillon, les pondérations utilisées pour agréger les 21 000 indices élémentaires (croisement variétés x agglomération dans le cas général) sont également mises à jour chaque année. Ces pondérations représentent la part des consommations des ménages couvertes par l'IPC. Elles sont obtenues, pour la plupart, à partir des évaluations annuelles des dépenses de consommation des ménages réalisées par la Comptabilité Nationale.
Des traitements spécifiques sont effectués pour les produits frais, les autres variétés saisonnières, les variétés tarifaires et pour déterminer des évolutions de prix "pures", à qualité constante, lorsqu'un produit disparu est remplacé en cours d'année par un autre.
Les promotions et soldes offerts à tous les consommateurs sont pris en compte.


 
Attention je ne parle pas de complot mais c'est un défaut de "fabrication" de cet indice.
 
La CGT n'est pas la seule à demander un débat et remettre en cause cet indice comme référent de l'inflation. C'est Leclerc qui a soulevé le problème avec beaucoup de visibilité, ce qui avait entrainé une réaction de l'INSEE...que je suis en train de recherher sur le site du CNIS...
 
A noter que les syndicats de l'INSEE demandent un débat depuis 6 ans ! Et dénoncent effectivement, une manipulation politique par Sarko alors ministre de l'intérieur. Donc ce que dit Friot est crédible...
 
Après on peut jouer sur les mots en disant qu'en cherchant on peut trouver, en faisant des calculs etc....mais par rapport aux publications VISIBLES et à la forme sous laquelle elles sont délivrées, on peut dire qu'il y a un problème de direction des publication de l'INSEE ... et on doit soutenir les syndicaliste de l'INSEE qui demandent à débattre de la nature des enquetes et de l'utilisation de certains chiffres.
 
Thierry Breton lui meme a remarqué que le cout de la vie devait etre mieux calculé :
 

Citation :

2. POUVOIR D’ACHAT : LA NÉCESSITÉ DE MIEUX MESURER LE COÛT DE LA VIE
 
Restons un instant dans le domaine des indicateurs économiques. Je voudrais en effet préciser les conclusions que je tire de la Conférence de l’Emploi et des Revenus de jeudi dernier en matière de mesure du coût de la vie, sujet de préoccupation majeure pour nos concitoyens.
Le constat partagé, et explicité dans le rapport du CERC, c’est l’écart grandissant entre le ressenti de nos concitoyens et les indicateurs macroéconomiques qui mesurent usuellement l’évolution du coût de la vie. Selon la plupart des enquêtes, cet écart est aujourd’hui au plus haut depuis 20 ans.
 
Certes, je suis le premier à reconnaître que certains prix ont bondi lors du passage à l’euro. Mais je trouve que l’euro a « bon dos » : d’autres facteurs ont joué, comme le pétrole ou le logement. Surtout, les hausses de prix liées au passage à l’euro, qui ont également eu lieu dans d’autres pays d’Europe, ont été absorbées, preuve qu’aujourd’hui tout ceci est bel et bien derrière nous… Pour autant, en France, on continue aujourd’hui à incriminer l’euro. Je dis stop ! Il faut regarder la vérité en face : des facteurs spécifiquement français ont joué, je veux parler des 35 h. Car quand on renchérit le coût du travail, il ne faut pas s’étonner ensuite que les prix des produits et services de proximité augmentent !
Au-delà de ces effets "mécaniques", il y a l’impact des nouveaux modes de consommation, dont la régulation est d’ailleurs l’objet de mon projet de loi sur la Consommation. C’est pourquoi le Premier ministre a, sur ma proposition, souhaité disposer, à côté des indices déjà produits par l’Insee et dont la qualité n’est pas en cause, d’autres indicateurs permettant de coller au plus près des nouvelles modalités de consommation. J’ai donc décidé d’ouvrir trois chantiers sur ce sujet :
 
– Le premier besoin identifié est celui de disposer d’indices de prix catégoriels, c’est-à-dire en finir avec la seule image « moyenne » et « monolithique » de l’indice des prix global, dans laquelle personne ne se reconnaît. L’Insee a mis en place 8 premières segmentations de la population qui permettent de mieux se repérer. Il me semble donc indispensable que ces développements puissent être poursuivis, en s’appuyant notamment sur les réflexions en cours au Conseil d’analyse économique (CAE), de façon à mieux saisir l’inflation à laquelle sont exposées des populations particulières, et par conséquent mieux mesurer l’évolution de leur pouvoir d’achat spécifique. Vous pouvez en découvrir ici quelques exemples, avec les écarts d’évolutions par rapport à la moyenne des prix auxquels font face les plus de 75 ans, les ménages urbains de l’agglomération parisienne, les couples avec 3 enfants et plus ou encore les personnes aux revenus les plus modestes. Sans être radicalement différentes de l’inflation globale, ces indices catégoriels donnent effectivement une image nuancée de la réalité du pouvoir d’achat de nos concitoyens.
 
– Deuxièmement, le logement mérite un effort spécifique. L’indice des prix ne prend en effet en compte qu’une partie du coût du logement, plus précisément les loyers et pas le coût d’acquisition des logements quand on fait le choix de devenir propriétaire. Conformément à la demande formulée par la CLCV, je souhaite que l’Insee puisse me proposer d’ici fin janvier différentes pistes pour prendre en compte les prix de l’ensemble des dépenses de logement des ménages, y compris les dépenses d’achat de logement, notamment les remboursements d’emprunts. Ceci reflètera beaucoup mieux par exemple la hausse des prix de l’immobilier que l’on ne voit pas dans les prix à la consommation.
 
– Troisièmement, le sujet essentiel des dépenses dites "contraintes". Il est raisonnable de penser que ces dépenses représentent désormais beaucoup plus du tiers des dépenses des ménages : l’Insee les estime grossièrement à 36 %. Je souhaite d’abord que cet indicateur de l’Insee soit affiné et suivi régulièrement à partir de mars.
Ensuite, il nous faut aussi suivre de près les prix de certaines de ces dépenses contraintes. C’est pourquoi j’ai décidé de faire élaborer un « bouquet de services-type », sur le modèle du « chariot type ». Cet indicateur me paraît particulièrement utile pour certaines dépenses contraintes qui sont liées par des contrats, des abonnements et des forfaits en tous genres pour lesquels les consommateurs ne savent plus vraiment ce que leur coûte le service rendu. Il pourrait à mon sens contenir par exemple le coût des services bancaires, des assurances de toute nature, de la téléphonie fixe et mobile, d’Internet, de la télévision, de l’énergie… Il sera évidemment indispensable de définir des profils type de consommation, tout le monde n’ayant pas Internet ou le câble, chaque ménage n’ayant pas le même nombre d’abonnements de téléphone, ni les mêmes besoins de couverture d’assurances.
 
Ce nouvel indicateur, élaboré sur la base des dépenses mensuelles avec les associations de consommateurs, constituera un outil de lisibilité et d’alerte puissant pour éviter les dérives et le cas échéant les corriger. Pour mener à bien ce chantier, je souhaite que tout le monde – Insee, DGCCRF, DGTPE, Institut national de la consommation, Credoc et associations de consommateurs – se mette autour de la table et j’ai demandé au DGCCRF d’animer ce travail collectif avec l’objectif de fournir la première valeur de ce « bouquet de services » portant sur les dépenses de février prochain. La première réunion de ce groupe de travail se tiendra le 5 janvier.


 
http://www.finances.gouv.fr/presse [...] 612191.php
 
 
Ce travail n'a toujours pas été fait apparemment....ça date d'il y a quatre ans pourtant...
 
Et voilà ce qui peut faire dire aux gens que les chiffres de l'INSEE sont orientés : http://www.liberation.fr/politique [...] ir-d-achat
 
Sarkozy gruge sur le pouvoir d’achat…
DESINTOX
 
A l'heure du bilan de ses trois premières années d'action, le Président se félicite d'une hausse de 2,1% du pouvoir d'achat des ménages en 2009. C'est vite dit

 

Citation :

INTOX
 
Engagement phare de la campagne Sarkozy, le pouvoir d’achat se trouve au cœur du débat, à l’heure où l’Elysée dresse un premier bilan. Dans un document vantant les résultats de l’action présidentielle, l’Elysée se félicite d’un bond de 2,1% du pouvoir d’achat des ménages en 2009.
 
DESINTOX
 
La dernière note de conjoncture de l’Insee donne en apparence raison à Sarkozy : la hausse du pouvoir d’achat des ménages en 2009 y est même évaluée à 2,2%, en bonne partie en raison de la très faible inflation. Le pouvoir d’achat se calcule en fonction de deux paramètres : le revenu disponible brut des ménages (en clair ce qu’il leur reste après prélèvements fiscaux et sociaux), et l’indice des prix. En 2009, les revenus des ménages ont progressé de 2% : la stagnation des revenus du travail (+ 0%) a été contrebalancée par les mesures sociales du plan de relance ou la progression des prestations sociales (+ 4,9%). Dans le même temps, les prix de la consommation des ménages ont baissé de 0,2%. Au total, le pouvoir d’achat global a donc augmenté de 2,2%. Un chiffre qui pourrait faire croire que les promesses de Sarkozy ont été tenues.
 
Mais voilà, on ne peut en rester là. Quitte à faire le bilan de trois années de pouvoir, l’Elysée aurait pu communiquer les chiffres de 2008 (+ 0,7% de croissance du pouvoir d’achat) ainsi que les tristes prévisions du premier semestre 2010 (+ 0,3%). Par ailleurs, l’Elysée a aussi choisi l’indicateur le plus avantageux, mais pas le plus pertinent. En effet, la hausse de 2,2% en 2009 correspond à la croissance de l’ensemble des revenus perçus par la totalité des ménages et ne tient pas compte de l’évolution démographique du pays (augmentation du nombre d’habitant et du nombre de ménages). Un peu comme si on se félicitait d’avoir un plus gros gâteau sans préciser qu’il y a également plus de gens pour le partager. Dans la dernière note de conjoncture, l’Insee rappelle que, pour mesurer le pouvoir d’achat moyen des Français, l’indicateur, le plus pertinent est le pouvoir d’achat par unité de consommation. Ainsi calculé, le gain du pouvoir d’achat des Français en 2009 est estimé par l’Insee à 1,5% et non plus 2,2%. Après une stagnation (+ 0%) en 2008. Un bilan moins reluisant.
 
Hélas, ces statistiques doivent encore être assombries. Ces dernières années, les chiffres du pouvoir d’achat ont été largement contestés. Principal argument : le revenu «disponible» des Français est cannibalisé, pour une part croissante, par des dépenses contraintes (logement, téléphone, énergie, etc.). Il y a un an, l’Insee a donc mis en avant un nouvel outil statistique, le «pouvoir d’achat du revenu arbitrable», correspondant à ce qui reste aux Français une fois honorées ces dépenses contraintes. Et si l’on se fie à cet indicateur, le pouvoir d’achat arbitrable par unité de consommation a baissé de 0,7% en 2008 (les données de 2009 ne sont pas encore connues). Ni l’Elysée ni Bercy n’ont communiqué sur ce chiffre.


 
Les chiffres de l'INSEE qui correspondent : http://www.insee.fr/fr/indicateurs [...] 010_f2.pdf  
 
 
Donc en réalité il faut continuer de calculer l'indice des prix au plan macro économique et parce que c'est une référence internationale.
 
Mais en utilisant cet indice au niveau social et des salaires ça devient une arnaque.


 
Oui, enfin, bon : la vérité, c'est que l'indice des prix au niveau macro n'a d'intérêt que pour la gestion de la monnaie. Il sert à déterminer si la masse monétaire émise l'est en trop grande quantité ou non. Mais pour qu'il soit pertinent pour la BC, il faut bien sûr que cet indice inclut la hausse du prix des actifs. Sinon, on se retrouve comme au cours des années 2000, lorsque ce bon Trichet nous affirmait que l'inflation était contenue, chiffres de l'indice des prix à la consommation sous les yeux, alors qu'une inflation sans précédent se produisait dans l'immobilier.
 
Pour le reste, au niveau social comme tu dis, un indice global est impossible à construire. Il y a autant d'indice des prix que d'individus ou de ménages, en fonction du panier de biens qu'il achète. Vouloir construire un meilleur indice que celui de l'INSEE est une quête qui n'aura pas de fin : il faudrait en construire 28 millions, autant que de ménages. De toutes façons, cela n'a aucune importance. Chaque individu est capable d'avoir une idée de son propre indice d'inflation et de la hausse ou baisse de son pouvoir d'achat. Dès lors, s'il constate que son indice personnel de hausse des prix a augmenté fortement, il agit en conséquence : soit pour augmenter ses revenus, soit pour modifier les biens qu'il consomme en se reportant sur ceux dont les prix progressent moins vite. Une économie de marché ne fonctionne pas autrement et n'a pas besoin d'indice composite pour guider les agents : les différents prix auxquels sont confrontés les agents suffisent comme incitation à agir (chercher un emploi mieux rémunéré, travailler plus, ou modifier sa consommation, économiser, etc.). Nul besoin d'indice des prix pour l'homme de la rue, en fait. La preuve : beaucoup considèrent à raison que l'indice calculé par l'INSEE ne reflète pas ce qu'ils vivent : ils ne raisonnent pas en fonction de cet indice mais en fonction des salaires et de l'échantillon limité des prix auxquels ils sont directement confrontés.  

n°23927265
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 12-09-2010 à 17:40:06  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Oui, enfin, bon : la vérité, c'est que l'indice des prix au niveau macro n'a d'intérêt que pour la gestion de la monnaie. Il sert à déterminer si la masse monétaire émise l'est en trop grande quantité ou non. Mais pour qu'il soit pertinent pour la BC, il faut bien sûr que cet indice inclut la hausse du prix des actifs. Sinon, on se retrouve comme au cours des années 2000, lorsque ce bon Trichet nous affirmait que l'inflation était contenue, chiffres de l'indice des prix à la consommation sous les yeux, alors qu'une inflation sans précédent se produisait dans l'immobilier.

 

Pour le reste, au niveau social comme tu dis, un indice global est impossible à construire. Il y a autant d'indice des prix que d'individus ou de ménages, en fonction du panier de biens qu'il achète. Vouloir construire un meilleur indice que celui de l'INSEE est une quête qui n'aura pas de fin : il faudrait en construire 28 millions, autant que de ménages. De toutes façons, cela n'a aucune importance. Chaque individu est capable d'avoir une idée de son propre indice d'inflation et de la hausse ou baisse de son pouvoir d'achat. Dès lors, s'il constate que son indice personnel de hausse des prix a augmenté fortement, il agit en conséquence : soit pour augmenter ses revenus, soit pour modifier les biens qu'il consomme en se reportant sur ceux dont les prix progressent moins vite. Une économie de marché ne fonctionne pas autrement et n'a pas besoin d'indice composite pour guider les agents : les différents prix auxquels sont confrontés les agents suffisent comme incitation à agir (chercher un emploi mieux rémunéré, travailler plus, ou modifier sa consommation, économiser, etc.). Nul besoin d'indice des prix pour l'homme de la rue, en fait. La preuve : beaucoup considèrent à raison que l'indice calculé par l'INSEE ne reflète pas ce qu'ils vivent : ils ne raisonnent pas en fonction de cet indice mais en fonction des salaires et de l'échantillon limité des prix auxquels ils sont directement confrontés.

 

Euh....je sais pas....l'homme de la rue qui a vu sa productivité augmenter doit aussi avoir des références pour demander une augmentation surtout...et/ou exiger que le prix de son travail suive l'inflation.

  


Message cité 1 fois
Message édité par Serpico7 le 12-09-2010 à 17:43:56
n°23927293
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 12-09-2010 à 17:44:08  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Euh....je sais pas....l'homme de la rue qui a vu sa productivité augmenter doit aussi avoir des références pour demander une augmentation surtout...
 
 
 


 
Non, un ouvrier voit bien s'il fait plus de pièces à l'heure ou s'il résout plus de problèmes. Un commercial voit bien s'il vend plus ou non. Etc. Il voit autour de lui les augmentations de salaires, la vitalité du marché de l'emploi, la santé économique de son employeur, les possibilités d'embauche ailleurs. Bref, il peut se débrouiller sans attendre que l'Insee délivre son oracle. Au demeurant comment faisait-on avant que l'indice des prix ne soit à ce point entré dans les moeurs ? l'économie s'arrêtait, les contrats étaient suspendus ?  

n°23927412
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 12-09-2010 à 18:01:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Non, un ouvrier voit bien s'il fait plus de pièces à l'heure ou s'il résout plus de problèmes. Un commercial voit bien s'il vend plus ou non. Etc. Il voit autour de lui les augmentations de salaires, la vitalité du marché de l'emploi, la santé économique de son employeur, les possibilités d'embauche ailleurs. Bref, il peut se débrouiller sans attendre que l'Insee délivre son oracle. Au demeurant comment faisait-on avant que l'indice des prix ne soit à ce point entré dans les moeurs ? l'économie s'arrêtait, les contrats étaient suspendus ?  


 
              La grève !
                 /
http://hfr-rehost.net/social.bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L180xH216/krasu-9b586.jpg
 
 
Effectivement comme le montre l'article CGT que j'ai posté tout à l'heure, les tentatives d'enfumage par le patronat par l'utilisation de l'indice des prix n'empeche pas la greve :lol:
 
Rappel : http://cgt.snecma.g.over-blog.com/ [...] 67876.html
 
Sinon l'IDP a effectivement trop de roles amha :
 

Citation :

L'IPC est l'instrument de mesure de l'inflation. Il permet d'estimer, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages. C'est une mesure synthétique de l'évolution "pure" de prix des produits, c'est-à-dire à qualité constante.
L'IPC joue un tripe rôle :
- économique : il permet de suivre, au mois le mois, l'inflation. L'IPC est également utilisé comme déflateur de nombreux agrégats économiques (consommation, revenus...) pour calculer des évolutions en volume, ou en termes réels ("en euros constants" ).
- socio-économique : l'IPC, publié au Journal Officiel chaque mois, sert à indexer de nombreux contrats privés, des pensions alimentaires, des rentes viagères et aussi à indexer le SMIC. L'indice retenu pour le SMIC est celui des ménages urbains dont le chef de famille est employé ou ouvrier, hors tabac.
- monétaire et financier : à des fins de comparaison internationale, les indices de prix ont fait l'objet d'un travail d'harmonisation coordonné par Eurostat, tant au plan des méthodes que des données produites. Les indices de prix à la consommation harmonisés (IPCH) ainsi obtenus ne se substituent pas aux IPC nationaux. Ils sont destinés aux comparaisons internationales et au calcul d'un indice de prix pour l'Union Européenne. La mise en place de l'Union monétaire renforce le rôle de l'IPCH, principal instrument de pilotage de la politique monétaire dans la zone Euro. Dans le cas de la France l'IPC et l'IPCH ont des évolutions assez voisines, reflet de leur proximité méthodologique. IPC et IPCH diffèrent toutefois sur leur champ : celui de l'IPCH est la dépense de consommation finale monétaire des ménages. L'IPCH suit les prix "nets" des remboursements des administrations alors que l'IPC suit les prix "bruts", représentatifs des prix d'achat des produits consommés. Les indices et pondérations calculés sont donc différents dans les secteurs où la prise en charge par la collectivité nationale est importante (santé, services de protection sociale).
En septembre 1998, des obligations indexées sur l'inflation (l'IPC national dans ce cas), ont été émises par le Trésor français, impliquant pour la première fois l'indice des prix dans la définition d'un instrument financier.
Production et publication :
L'IPC est publié mensuellement dans diverses nomenclatures de consommation par produit. La nomenclature de base est une version plus détaillée de la nomenclature internationale COICOP. Elle comprend 161 groupes et 305 postes regroupés par fonctions. Les indices de groupes sont diffusés mensuellement, ceux des postes en moyenne annuelle.


 

n°23927435
Camelot2
Posté le 12-09-2010 à 18:05:11  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :


 
Exact, les loyers sont un problème, et aussi le type de biens qui sont pris en compte dans le calcul de l'indice des prix, les augmentations de prix camouflés par le changement de forme ou de contenance des produits, le fait que la baisse de prix de certains produits qu'on achète pas souvent soient pris en compte, et surtout.....que la liste des produits est secrète...
 
 
Attention je ne parle pas de complot mais c'est un défaut de "fabrication" de cet indice.
 


 
Je ne suis guère opposé à rendre public la liste des produits pris en compte par l'INSEE. Il y a des avantages et des inconvénients. Typiquement, je prédis la sortie d'une étude du monde diplomatique qui aura été prendre 100 produits au supermarché du coin et ne trouvera pas les mêmes prix...  :D  
 
Mais si cette réflexion a un sens dans une optique de "transparence" vis-à-vis du public, elle n'en a guère en terme de teneur de l'indice vu qu'il est cohérent avec l'indice européen et les indices des partenaires européens. Il n'y a pas un choix "spécifique" de l'INSEE qui masquerait une situation franco-française. L'inflation française, fortement dépendante de la politique monétaire, est en moyenne à 2%. La trajectoire d'inflation française me semble cohérente avec les autres trajectoires (de la Belgique notamment). On peut donc considérer, à moins d'un gros complot concerté d'Eurostat, que l'INSEE ne fait ni mieux, ni moins bien, que les autres instituts de statistiques.
 
Le choix est arbitraire et sensé refléter le comportement moyen.
 

Serpico7 a écrit :


La CGT n'est pas la seule à demander un débat et remettre en cause cet indice comme référent de l'inflation. C'est Leclerc qui a soulevé le problème avec beaucoup de visibilité, ce qui avait entrainé une réaction de l'INSEE...que je suis en train de recherher sur le site du CNIS...
 
A noter que les syndicats de l'INSEE demandent un débat depuis 6 ans ! Et dénoncent effectivement, une manipulation politique par Sarko alors ministre de l'intérieur. Donc ce que dit Friot est crédible...
 
Après on peut jouer sur les mots en disant qu'en cherchant on peut trouver, en faisant des calculs etc....mais par rapport aux publications VISIBLES et à la forme sous laquelle elles sont délivrées, on peut dire qu'il y a un problème de direction des publication de l'INSEE ... et on doit soutenir les syndicaliste de l'INSEE qui demandent à débattre de la nature des enquetes et de l'utilisation de certains chiffres.
 


 
 
Je pense que la CGT confond deux choses. Comme indicateur de l'inflation, les IPC nationaux et l'IPCH sont, à l'heure actuelle, des indices fiables et qui reflètent correctement les objectifs monétaires de la zone Euro. Ce n'est pas un hasard si l'inflation moyenne depuis 2000 est légèrement inférieure à 2% et que les swaps d'inflation sur l'ICPH prédisent une tendance long-terme de 2%.
 
Maintenant, je le redis, cet indice n'est pas un indicateur pertinent d'inégalité et des difficultés réelles de pouvoir d'achat pour l'ensemble des français. En moyenne oui. Et cela permet de guider les principales lignes directrices de l'économie.
 
Car, s'il y a certes des ajustements à faire en fonction du comportement des hauts/bas déciles, on ne construit pas une économie sur base de la trajectoire de l'ouvrier métallurgiste de 50 ans qui vient de perdre son emploi. Certains ont essayé en Wallonie, ils ont eu des problèmes.  :o  
 
Je tiens à dire que, dans les FAQ de l'INSEE, il est explicitement dit que cet indice ne reflète pas l'évolution du coût de la vie:
 

Citation :

Non, l'IPC n'est ni un indice du coût de la vie, ni un indice de dépense.
 
Il mesure l'évolution des prix à qualité constante.
 
Mais il ne suit pas la variation des quantités achetées d'un mois à l'autre.
 
Les opérations financières ne relevant pas de la consommation proprement dite sont exclues de son champ : c'est le cas de l'achat de logement, qui est considéré comme de l'investissement, des opérations d'épargne, des impôts directs, des cotisations sociales.


 
Les choses sont assez claires au niveau de l'interprétation de l'INSEE.
Pour le reste, l'avis de Friot n'est, au vu de l'exemple qu'il a pris, pas crédible. Ce n'est pas parce que "l'indice Friot" n'est pas calculé que, tout à coup, l'INSEE est empêché de calculer tel ou tel chiffre.
 
Comme je l'ai déjà dit, la problématique est communicative, pas statistique. Rien que pour le chômage des jeunes, Friot passe allègrement de la notion de "taux de chômage" à "poids du chômage" en fonction de celle qui l'arrange le mieux. Et lorsqu'il balance "qu'il n'y a aucune raison pour que les jeunes de maintenant subissent un chômage spécifique", je me marre. Idem pour le "mensonge démographique". Son discours que "rien n'a changé depuis 1962" et qu'on agite l'épouvantail des vieux comme on a agité l'épouvantail des jeunes est un discours de contre-idéologie.
 
Face à la communication idéologique gouvernementale, il met en place un contre-feux tout aussi idéologique. Mais, tout comme le gouvernement manipule les résultats de l'INSEE selon son point de vue, Friot en fait de même. Au final, je renvoie ces deux acteurs dos à dos. J'en veux même un peu plus à Friot car il est sensé être universitaire et n'a aucune pression électorale sur les épaules.
 
Pour le reste, je n'ai eu aucun souci à trouver telle ou telle donnée lorsque cela a été nécessaire. Ce fut parfois plus compliqué (passage par l'OCDE/Eurostat) mais à part ça...Je fais même l'effort, depuis un certain temps, d'utiliser les données des différentes bases statistiques pour éviter un biais "INSEE" éventuel.
 
Il faut tout de même noter que sur un sujet aussi sensible que le partage de la VA, l'INSEE a très clairement mis en évidence la déformation de l'EBE. Il n'y a eu aucun travestissement des chiffres. Idem pour les inégalités de revenus. Je pense qu'on fait un très mauvais procès à cette institution, d'autant plus dans le contexte d'harmonisation statistique européenne qui rend globalement inopérante toute tentative du gouvernement d'empêcher telle ou telle enquête.
 
 
 

Serpico7 a écrit :


Ce travail n'a toujours pas été fait apparemment....ça date d'il y a quatre ans pourtant...
 
Et voilà ce qui peut faire dire aux gens que les chiffres de l'INSEE sont orientés : http://www.liberation.fr/politique [...] ir-d-achat


 
Je ne partage pas cette interprétation. Cet article est réellement intéressant car il met en exergue où sont les responsabilités.
-Sarkozy annonce 2.1% de gain de pouvoir d'achat en 2009.
 
Quelles sont les remarques de Libération?
1.Sur un historique plus long, Sarkozy peut aller bouffer du foin. Cet historique est obtenue sur base des chiffres de l'INSEE.
2.En se basant sur une notion de gain moyen, on est à 1.5%. Cette donnée est calculée par l'INSEE qui la recommande même "pour mesurer le pouvoir d’achat moyen des Français"
3.Suivant le nouvel indice de l'INSEE, on est à -0.7%.  
 
On constate donc qu'il n'y a aucune référence à des chiffres "orientés" de l'INSEE mais qu'il y a une interprétation partiel et partial des statistiques par le gouvernement. La vue d'ensemble est écartée, le débat sur l'indice n'est pas signalé, et l'approche par UC est jetée aux orties. C'est typiquement un exemple de communication plutôt que d'analyse objective.
 
Pourtant, celle-ci est pratiquée par l'INSEE.
 
Il est d'ailleurs important de mettre en avant l'évolution des différents indices et la réflexion posée par l'INSEE sur ce sujet. C'est une preuve éclatante que la véritable problématique ne se situe pas dans la méthodologie statistique ou dans le recueil des données (qui est de plus en plus encadrée par Eurostat) mais dans l'interprétation faite par le gouvernement.
 
 
 

Serpico7 a écrit :


Donc en réalité il faut continuer de calculer l'indice des prix au plan macro économique et parce que c'est une référence internationale.
 
Mais en utilisant cet indice au niveau social et des salaires ça devient une arnaque.


 
Je suis assez d'accord avec cette conclusion. Le problème de cet indice est que son décalage avec certaines trajectoires (notamment au niveau des bas quantiles) est trop important pour qu'il reste pertinent pour ces cas-là.
 
Il n'y a toutefois pas de solution miracle qui permettrait d'évaluer précisément la hausse à appliquer à tel ou tel salaire. Cette démarche "économétrique" me semble voué à l'échec vu la quantité de travail à mettre en oeuvre et la subjectivité qui va y être ajoutée. Seul un dialogue social convenable, dans un cadre défini par l'Etat, peut aboutir à un équilibre adéquat.
 
Les statistiques ne peuvent décider du combat social, elles peuvent par contre localiser les champs de bataille de demain.  :)  
 
 
 

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