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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23911432
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 10-09-2010 à 16:34:01  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

n0name a écrit :

[:atsuko] limonaire  [:atsuko]  
 
Je suis admiratif  : passer autant de temps pour démonter une vidéo qui ne mérite même pas d'être regardé ! [:ayuluna]
Si seulement les détracteurs du libéralisme prenaient autant de temps à regarder et à s'intéresser aux idées libérales...
 


 
Ca ne m'a pas demandé beaucoup de temps, pour rédiger le post et faire les calculs. Les deux comédiens ont du talent, en plus : ils sont drôles, il faut le reconnaître.

mood
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Posté le 10-09-2010 à 16:34:01  profilanswer
 

n°23911444
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 10-09-2010 à 16:34:59  profilanswer
 

Badcow a écrit :

Si tu parle de l'acquisition du caractère de résistance au "Round-Up" de certaines Amarantes aux USA, il n'a pas été démontré que cela était lié à l'utilisation de maïs OGM "Round-Up Ready", mais plutôt à l'utilisation systématique de cet herbicide depuis 30 ans sur ces sols.
 
Lis des livres.


Je ne parlais pas de ça, néanmoins ton miroir magique est tout mignon [:itm]
 
edit : un autre sympathique effet de bord (posté précédemment ici), en plus de la dissémination : http://ogm.greenpeace.fr/

Citation :


Samedi dernier, le géant des semences OGM Monsanto annonçait une nouvelle fracassante : les insectes contre lesquels était censé lutter son coton Bt ont développé des résistances à l’insecticide secrété par cette plante génétiquement modifiée. De ce fait, les centaines de milliers d’agriculteurs, petits paysans qui ont depuis plusieurs années adopté cette variété de coton sont désormais contraints d’utiliser une quantité grandissante de pesticide. Greenpeace avait depuis longtemps annoncé les risques de résistance que pouvaient développer les insectes ciblés. Et ce, pas uniquement pour ce coton mais aussi pour de nombreuses variétés d’OGM comme par exemple le maïs MON 810.  

Message cité 1 fois
Message édité par scOulOu le 10-09-2010 à 16:43:37
n°23911724
poilagratt​er
Posté le 10-09-2010 à 16:53:13  profilanswer
 

Thom39 a écrit :


Tu crois que j'aurais mis mes économies et que je me serais crevé le cul le week end à faire les travaux alors que mes potes se baladaient, si je il n'y avaient pas eux une possibilité de plus value ?
 
Ah oui moi j'ai pas eux la chance comme toi, que les trente glorieuses me nourrissent pépère jusqu'à la fin de mes jours. :sarcastic:


travail au noir???


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23911762
Badcow
Posté le 10-09-2010 à 16:55:21  profilanswer
 

scOulOu a écrit :


Je ne parlais pas de ça, néanmoins ton miroir magique est tout mignon [:itm]
 
edit : un autre sympathique effet de bord (posté précédemment ici), en plus de la dissémination : http://ogm.greenpeace.fr/

Citation :


Samedi dernier, le géant des semences OGM Monsanto annonçait une nouvelle fracassante : les insectes contre lesquels était censé lutter son coton Bt ont développé des résistances à l’insecticide secrété par cette plante génétiquement modifiée. De ce fait, les centaines de milliers d’agriculteurs, petits paysans qui ont depuis plusieurs années adopté cette variété de coton sont désormais contraints d’utiliser une quantité grandissante de pesticide. Greenpeace avait depuis longtemps annoncé les risques de résistance que pouvaient développer les insectes ciblés. Et ce, pas uniquement pour ce coton mais aussi pour de nombreuses variétés d’OGM comme par exemple le maïs MON 810.  



 
Et oui, des gens découvrent (150 ans après Darwin) qu'en mettant une pression très forte sur l'environnement (monoculture + mono insecticide), on sélectionne d'autant plus rapidement les individus résistants à cet insecticide...
 
Je ne sais pas s'il faut en rire ou en pleurer.
 
J'avais lu il y a quelque temps un guide des "bonnes pratiques" de désherbage au Canada, et ils décrivaient justement comment combiner au minimum 3 insecticides différents + désherbage mécanique pour éviter l'apparition et la prolifération des variantes résistantes.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23911916
poilagratt​er
Posté le 10-09-2010 à 17:06:33  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1- une croissance de 1,7% de 2010 à 2040 ne double pas le PIB, comme l'affirment nos duettistes sur la vidéo, mais l'augmente de seulement 66% : c'est beaucoup moins.
 
2- si la part des retraites dans le Pib passe de 13% à 21% comme suggéré dans la vidéo, le revenu des actifs augmenterait de 51% seulement sur 30 ans (au lieu de 66%), soit une hausse annuelle réduite à 1,4% par an au lieu de 1,7%. Les salariés sont-ils prêts à voir leur pouvoir d'achat augmenter moins vite, eux qui se plaignent déjà de la faible modération salariale actuelle ? Peut-être, mais il faut annoncer la couleur noir sur blanc et dire qu'on augmentera régulièrement les cotisations pendant 30 ans, au détriment des salaires nets.
 
3- on a raisonné ici comme si l'augmentation des cotisations sociales pour financer des retraites plus importantes (21% du Pib en 2040 au lieu de 13% aujourd'hui)  
n'avait pas d'impact sur le taux de croissance. Or, ces prélèvements accrus ralentiront la croissance du PIb : il faudra donc compter sur moins que sur 1,7% de croissance.  
 
4- l'idée d'une croissance moyenne de 1,7% n'est pas une hypothèse prudente comme ils l'affirment, mais une hypothèse optimiste bien au contraire :en effet de 1990 à 2010, le taux de croissance annuel moyen en France est de 1,5% seulement. http://www.insee.fr/fr/themes/tabl [...] d=0&id=159
 
5- le transfert de 10 points du travail vers le capital est une fable déjà maintes fois ici démontée, la période 68-82 étant absolument atypique et intenable sur le long terme. Un mensonge répété ne se transforme pas pour autant en vérité.
 
6- la référence au rapport Cotis sur le partage en 3 tiers (1/3 pour les profits, 1/3 pour l'investissement et 1/3 pour les salariés) ne fait pas référence au partage de la valeur ajoutée, mais à celui du profit comptable de l'entreprise, dont Sarkozy avait dit souhaiter qu'un tiers aille par exemple aux salariés sous forme d'intéressement aux résultats. Dans la vidéo, nos duettistes confondent donc résultat comptable (moins de 10% du Pib) et Valeur ajoutée (100% du Pib) : mais à part ça, bien sûr, ils connaissent leur sujet. Ben voyons...
 
Tout ça fait beaucoup d'approximations. Le seul mérite de leur présentation est peut-être de montrer que le raisonnement en termes physiques (ratio actifs.inactifs) est peu pertinent et que c'est bien la productivité qui compte. Pour le reste, le sketch est drôle, mais on rit jaune quand on pense que certains prennent ces pseudo-démonstrations pour la vérité....


Merci :jap:   Tu viens une fois de plus de démontrer que le capitalisme n'est plus compatible avec le progrès social (et technologique) dans les pays développés..


Message édité par poilagratter le 10-09-2010 à 17:25:21

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23911961
poilagratt​er
Posté le 10-09-2010 à 17:09:47  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Et oui, des gens découvrent (150 ans après Darwin) qu'en mettant une pression très forte sur l'environnement (monoculture + mono insecticide), on sélectionne d'autant plus rapidement les individus résistants à cet insecticide...
 
Je ne sais pas s'il faut en rire ou en pleurer.
 
J'avais lu il y a quelque temps un guide des "bonnes pratiques" de désherbage au Canada, et ils décrivaient justement comment combiner au minimum 3 insecticides différents + désherbage mécanique pour éviter l'apparition et la prolifération des variantes résistantes.


Donc, au lieu de 1 insecticide, il en faudrait maintenant 3,  pour utiliser des OGM... :p  


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23912665
Profil sup​primé
Posté le 10-09-2010 à 18:16:10  answer
 

limonaire a écrit :

 

1- une croissance de 1,7% de 2010 à 2040 2050 ne double pas le PIB, comme l'affirment nos duettistes sur la vidéo, mais l'augmente de seulement 66% : c'est beaucoup moins.

 


N'import koi, tu pinailles sur des chiffres  en oubliant totalement la logique qui est derrière, comme le gouvernement qui veut par exemple prolonger le chômage des actifs en repoussant leurs retraites. Là, par contre, tu trouves ça normal, aucun problème, ni de logique, ni d' arithmétique !!!

 

Les chiffres sont ceux du COR, tu sais le fameux rapport que le gouvernement met  en avant pour bien enc... les salairiés travailleurs. Donc on argumente sur CE RAPPORT, vu que c'est la BIBLE du gouvernement, que jamais tu n'as remis en cause malgré les énormités qu'il y a dedans.

 
Citation :

le COR prévoit un PIB de 3 900 milliards d’euros en 2040, le double du PIB d’aujourd’hui

 

Jean-Jacques Chavigné argumente sans relâche contre toutes les contradictions grotesques de la propagande officielle sarkozyste :

 

Avec une croissance de 1 % par an, le PIB serait  multiplié par 1,5 en 40 ans et passerait de 1 950 milliards d’euros aujourd’hui à plus de 2 900 milliards d’euros en 2050. Ce qui, quand on y réfléchit, ne serait déjà pas si mal. Car avec un PIB qui augmenterait de 950 milliards d’euros (constants, une fois neutralisée l’inflation), il serait encore possible de financer les 115 milliards d’euros de besoins de financement prévus par le COR, tout en augmentant les salaires directs, en finançant l’assurance-maladie, les investissements publics et les investissements productifs des entreprises privées…

 

Pour que le PIB double en 40 ans, il faudrait une croissance (moyenne)  annuelle de 1,75 %.  Entre 1988 et 2008 (en 20 ans), le PIB de notre pays a augmenté, selon l’INSEE, de 48,37 %. Rien d’étonnant donc à ce qu’en 40 ans, il puisse augmenter de 100 %. Ce sont d’ailleurs les chiffres du COR qui intègrent ce doublement du PIB en 40 ans. Ces chiffres précisent, en effet, que le besoin de financement de 115 milliards d’euros représenteraient 3 % du PIB de 2050. Ce qui signifie (en multipliant donc 115 par 100 et en divisant le chiffre obtenu par 3) que le COR prévoit  un PIB de 3 900 milliards d’euros du PIB en 2040. [b]Cela n’est donc pas un acte de foi que de considérer que le PIB doublera en 40 ans[/b], c’est simplement reprendre à notre compte les chiffres du COR sur lesquels prétend s’appuyer le gouvernement pour allonger la durée de cotisation et faire reculer l’âge légal de la retraite..../...


http://www.filoche.net/2010/04/23/ [...] ujourdhui/

 

De plus ils n'ont fait  que vulgariser le travail d'un économiste, Bernard FRIOT qui démonte point par point, chiffre par chiffre, virgule après virgule, les arguments des droiteux pour enculer les travailleurs. Je te conseille vivement d'écouter sa conférence qui est une vrai mine d'or sur notre système de retraite, à commencer par son fonctionnement. Et oui, comment réparer un moteur si on sait même pas comment il marche !!!

 

Conférence de Bernard Friot sur les retraites... Comprendre l'enfumage gouvernemental et patronal (8 videos)

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 10-09-2010 à 18:29:06
n°23912801
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 10-09-2010 à 18:31:23  profilanswer
 


 
Au temps pour moi : sur 40 ans, avec 1,7%, on double bien.
 
Il reste quand même :
- augmenter la part des retraites dans le PIb revient à ralentir la progression des salaires, et la ramener au mieux à 1,4%. Pas folichon, mais pourquoi pas.
- 1,7% par an, c'est optimiste : on n'a fait que 1,5% depuis 20 ans et les perspectives à moyen terme, entre déficits publics, récession et augmentation des cotisations sociales qui pèseront sur la croissance, ne vont pas dans le bon sens.
- le bla bla dans la video sur le partage de la valeur ajoutée et ensuite les trois tiers du rapport Cotis : c'est quand même n'importe quoi et ça ne résiste pas à l'analyse.
 
Bref, avec les hypothèses du Cor, on a :  
- 41 ou 42 ans de cotisations
- des retraites indexées sur les prix et non les salaires, d'où une paupérisation relative des retraités sur 40 ans.
 
Et malgré ces mesures déjà un peu dures, cela conduit les salaires nets à accepter au mieux une hausse de 1,4% par an ( et sans doute moins). Bref, il y a bien un problème des retraites avec pauvreté grandissante des vieux et stagnation des revenus des actifs. Bel avenir en vérité.  
 
 

n°23912926
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 10-09-2010 à 18:44:14  profilanswer
 

n0name a écrit :

[:atsuko] limonaire  [:atsuko]  
 
Je suis admiratif  : passer autant de temps pour démonter une vidéo qui ne mérite même pas d'être regardé ! [:ayuluna]
Si seulement les détracteurs du libéralisme prenaient autant de temps à regarder et à s'intéresser aux idées libérales...
 


 [:milf hunter]


---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23913150
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 10-09-2010 à 19:06:08  profilanswer
 


 
Je viens de regarder les 2 premières videos : il n'a quand même pas honte. Que d'approximations et de raisonnements ad hoc absolument non scientifiques. Mais il a le talent rhétorique de ces sociologues marxistes (marxistes par sa référence à l'armée de réserve, par exemple ; sociologue, car holiste, et donc bien peu économiste) qui plaît en France car ça donne un côté "intellectuel total". C'est assez consternant, et en même temps effrayant d'efficacité rhétorique : ça donne à entendre ce que l'opinion veut entendre tout en donnant une caution scientifique au discours de l'homme de la rue. C'est très difficile de déconstruire ce type de discours idéologique fermé sur lui-même (très forte cohérence interne malgré son manque de cohérence externe). Et pourtant, que de bêtises sont proférées ici sous le masque de l'intelligence et de la profondeur.  

mood
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Posté le 10-09-2010 à 19:06:08  profilanswer
 

n°23913194
Profil sup​primé
Posté le 10-09-2010 à 19:11:10  answer
 

n0name a écrit :

[:atsuko] limonaire  [:atsuko]

 

Je suis admiratif  : passer autant de temps pour démonter une vidéo qui ne mérite même pas d'être regardé ! [:ayuluna]
Si seulement les détracteurs du libéralisme prenaient autant de temps à regarder et à s'intéresser aux idées libérales...

 


 


Regarde plutôt ton système se casser la gueule en le vénérant comme tout idolâtre tournant autour du veau d'or pendant que d'autres essaient de trouver des systèmes alternatifs pour nous sortir de la merde ou vous nous avez mis.

 

En plus tu n'as même pas l'excuse de l'ignorance, car il suffit de regarder autour de toi. Mais t'es tellement fixer sur ton nombril, et aussi voir tourner le monde autour de ton nombril, que tu en deviens aveugle. Franchement je te plains, c'est pathétique d'en arriver a ce point là .  :sweat:

 

C'est bien a leur suffisance qu'on l'on reconnait les gens de ton espèce. D'ailleurs je suis bien con de te répondre.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-09-2010 à 07:16:10
n°23913748
Profil sup​primé
Posté le 10-09-2010 à 20:23:25  answer
 

Citation :


Aux Etats-Unis, le libéralisme n'est plus la panacée
 
Les États-Unis connaissent aujourd'hui les premiers revers d'un libéralisme à outrance. Et les premières victimes de cette sacralisation des marchés ne sont autres que des domaines essentiels pour la société et ses citoyens, révèle Laurent Pinsolle.
 
Les libéraux et les néolibéraux affirment que la libéralisation et le marché pourraient être la solution à nos soucis dans presque tous les domaines, y compris la santé, la retraite et l’éducation. Malheureusement pour eux, les États-Unis montrent que ce n’est pas le cas.

Quand les universités dérapent

 
    *Retraite: même les Américains fustigent le dogme du «travailler plus longtemps»
 
C’est The Economist, guère porté au collectivisme, qui a signé un papier très critique sur les universités étasuniennes, n’hésitant pas à les comparer aux constructeurs automobiles locaux avant leur chute. Pourtant, comme l’hebdomadaire anglais le souligne, ces universités dominent tous les classements internationaux, les étudiants se battent pour y entrer malgré un coût annuel proche de 40 000 dollars sans prendre en compte le logement et toutes les autres dépenses courantes.
 
Mais le portrait fait dans cet article n’est guère flatteur. Des étudiants qui travaillent de moins en moins (14 heures par semaine au lieu de 24 auparavant), des professeurs qui ne travaillent pas davantage (multipliant les congés sabbatiques et s’entendant tacitement avec les élèves pour ne pas se surcharger mutuellement), des dirigeants qui embauchent une administration pléthorique et font des travaux somptuaires pour le prestige de leur campus : voici les critiques du  journal.
 
En fait, le prix semble être devenu un argument de vente, poussant toujours plus haut les frais d’inscription, dans une espèce de bulle où les frais supplémentaires ne rapportent rien de concret. Pour The Economist, les universités étasuniennes doivent se réveiller rapidement si elles ne veulent pas subir le sort des constructeurs automobiles de Détroit ! Et encore, le papier ne prend pas en compte l’effet très pervers du blocage de l’ascenseur social qu’évoque Paul Krugman.
 
Quand le système social dérape
 
Mais la libéralisation s’est également étendue au système de protection sociale, pour le plus grand malheur des États-Unis. Le système de retraite par capitalisation a montré toutes ses limites ces dernières années, puisque les krachs boursiers et immobiliers ont réduit les retraites de certaines personnes à des niveaux leur imposant de se remettre à travailler, passé 75 ans. Ceci démontre la folie d’un système par capitalisation où les petites pensions varient avec le marché…

Mais ce n’est guère mieux pour la santé. Les États-Unis arrivent à la situation paradoxale où leur système, coûte au moins 50% de plus que tous les autres systèmes de santé du monde (France incluse) tout en ayant un résultat qualitatif très médiocre (la 37ème place sur le classement mondial de l’OMS ). Bref, là encore, la libéralisation et le marché ne sont pas forcément la solution pour l’intérêt général. Les exemples abondent outre-Atlantique de disfonctionnements du marché.
 
Pour le système de santé, les raisons sont multiples. Le coût extrêmement élevé de la santé a plusieurs sources directement explicables par la libéralisation : l’explosion des frais de commercialisation, la marge bénéficiaire demandée par les actionnaires et l’envolée des coûts que peut provoquer un marché libre, comme l’illustre bien la situation des universités. Mais le pire est que pour la santé, l’efficacité n’est même pas au rendez-vous et 15% de la population en était exclue !

Bien sûr, la nationalisation n’est pas toujours la solution et le secteur public est loin d’être toujours efficace. Mais les libéraux devraient tout de même reconnaître que tel est aussi le cas de leur très cher marché, comme le montre bien la situation des États-Unis.


http://www.marianne2.fr/Aux-Etats- [...] 97209.html

n°23913871
Badcow
Posté le 10-09-2010 à 20:36:53  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Donc, au lieu de 1 insecticide, il en faudrait maintenant 3,  pour utiliser des OGM... :p  


 
Non, utiliser 1 insecticide, c'est comme utiliser 1 antibiotique, c'est juste un moyen garanti de faire émerger des souches résistantes, et les OGM n'ont rien à voir là dedans.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23915348
Thom39
Posté le 10-09-2010 à 23:01:05  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


travail au noir???


Depuis quand c'est travailler au noir de refaire les appartements que j'ai acheté ?
 
Tu m'expliques là ca m'interesse !!!


---------------
Hier n'est plus et demain ne viendra peut être jamais
n°23916757
python
Posté le 11-09-2010 à 01:14:50  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Quel intérêt de rénover si tu ne peux rien en retirer ?
 
Poil@, il faut absolument que tu fasses un one man show avec toutes tes théories économiques.


 
Quel intérêt il y a à financer la retraite d'un rentier plutôt que sa propre retraite.  
 

n°23917028
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 11-09-2010 à 02:01:12  profilanswer
 

n0name a écrit :

Ca limite grandement l'utilisation des pesticides tout de même.


 
Pas vraiment non.


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23917086
python
Posté le 11-09-2010 à 02:14:53  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Non, utiliser 1 insecticide, c'est comme utiliser 1 antibiotique, c'est juste un moyen garanti de faire émerger des souches résistantes, et les OGM n'ont rien à voir là dedans.


 
L'humain ne devrait pas s'investir apprenti-sorcier sans réfléchir aux conséquences.  C'est comme ouvrir la boîte de Pandore.  

n°23917259
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-09-2010 à 04:31:04  profilanswer
 


 
C'est un honneur pour moi d'agacer Zmed, le mec qui vomit du marianne, autre lien et consoeur sans même pouvoir comprendre les incohérences inhérentes, tout en croyant que le libéralisme est le courant dominant dans notre société.   [:implosion du tibia]  
 
J'attend avec impatience ton prochain copié collé.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°23917260
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-09-2010 à 04:32:05  profilanswer
 

python a écrit :


 
L'humain ne devrait pas s'investir apprenti-sorcier sans réfléchir aux conséquences.  C'est comme ouvrir la boîte de Pandore.  


 
Donc l'humain n'aurait jamais du découvrir l'énergie nucléaire ?


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°23917261
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 11-09-2010 à 04:32:05  profilanswer
 

python a écrit :


 
L'humain ne devrait pas s'investir apprenti-sorcier sans réfléchir aux conséquences.  C'est comme ouvrir la boîte de Pandore.  


 
Donc l'humain n'aurait jamais du découvrir l'énergie nucléaire ?


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°23917266
Betcour
Building better worlds
Posté le 11-09-2010 à 04:44:10  profilanswer
 

n0name a écrit :

Donc l'humain n'aurait jamais du découvrir l'énergie nucléaire ?


Le feu déjà, c'est sacrément dangereux [:alph-one]


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23917308
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2010 à 06:45:10  answer
 

A écouter et surtout méditer ! Tout y passe, les jeunes, les vieux, l'iNSEE, le mythe des 30 glorieuses....

 

Retraites : Bernard Friot, 3ème partie

 

Question: Pourquoi l'INSEE  publie  le taux d'emploi des 15/64 ans qui n'a vraiment de sens vu le taux de scolarisation des jeunes et du très peu d'emploi des plus 60 ans. Par contre aucune de trace du taux d'emploi des 20/60ans  qui aurait bien plus de sens.

 

Camelot écoute bien vers 3,20mn,  quand il parle des stats et de l'insse.

 

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-09-2010 à 07:06:11
n°23917321
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2010 à 07:22:19  answer
 

n0name a écrit :


 
C'est un honneur pour moi d'agacer Zmed, le mec qui vomit du marianne, autre lien et consoeur sans même pouvoir comprendre les incohérences inhérentes, tout en croyant que le libéralisme est le courant dominant dans notre société.   [:implosion du tibia]  
 
J'attend avec impatience ton prochain copié collé.


 
Pas chance c'est pas du Marianne, meme si c'est publié chez eux  :o  
 
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
 
Merde des gens de droite qui critique le cœur du système  :whistle:  
 
ET puis voir des tares dans Marianne et lire le Figaro, ça fait doucement rigoler.  
 
 
 

n°23917329
hisvin
Posté le 11-09-2010 à 07:30:47  profilanswer
 

La fourchette 15-64 ans est, en partie, une fourchette harmonisée avec celle d'Eurostat permettant ainsi une comparaison un peu plus facile entre les pays.
 
 

Citation :

Le taux d'emploi est obtenu en divisant le nombre de personnes occupées âgées de 15 à 64  
ans par la population totale de la même tranche d'âge. Cet indicateur est dérivé de l'enquête  
communautaire sur les forces de travail (EFT), qui couvre l'ensemble de la population vivant  
dans des ménages privés. Elle exclut les  personnes vivant dans des ménages collectifs  
(pensions, cités universitaires, établissements hospitaliers). La population occupée comprend  
les personnes qui, durant la semaine de référence et pendant une heure au moins, ont  
accompli un travail pour une rémunération ou un profit ou qui, n'ayant pas travaillé, avaient  
néanmoins un emploi dont elles étaient temporairement absentes.  

Message cité 1 fois
Message édité par hisvin le 11-09-2010 à 07:32:37
n°23917332
Profil sup​primé
Posté le 11-09-2010 à 07:34:56  answer
 

hisvin a écrit :

La fourchette 15-64 ans est, en partie, une fourchette harmonisée avec celle d'Eurostat permettant ainsi une comparaison un peu plus facile entre les pays.  


 
Parce cela ne serait pas encore plus facile avec le 20/60 ans .[:debeman]  
 
Et puis le taux scolarisation et de retraite est sensiblement équivalant en Europe.

n°23917337
hisvin
Posté le 11-09-2010 à 07:42:13  profilanswer
 

Je ne fais que donner une réponse pouvant expliquer la fourchette.

n°23917359
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2010 à 08:16:15  profilanswer
 


 
Non, justement. Quand la France a abaissé l'âge de la retraite à 60 ans, les autres étaient restés à 65 ans. Il en est de même pour les 15-20 ans, l'apprentissage ou le travail manuel précoce (Allemagne, Portugal...) étant plus répandu dans certains pays. Contrairement à ce que dit Friot, il ne s'agit pas d'un complot pour truquer les stats. Mesurer les taux d'activité sur les 15-64 ans a un sens, notamment pour comparer avec d'autres Etats.
 
De même, quand il dit que l'emploi ne recule pas puisque le taux d'activité était de 62% en 1960 alors qu'il serait de 76% aujourd'hui (sur les 20-60 ans je suppose). C'est que le taux d'activité des femmes était faible en 1960 : il y avait alors beaucoup de femmes au foyer (la moitié environ). Les économistes expliquent très bien ce phénomène : quand les salaires horaires sont faibles, le manque à gagner (coût d'opportunité) à rester à la maison à réaliser les tâches domestiques plutôt qu'à travailler est faible. Dès que le salaire horaire s'élève (notamment pour les non qualifiés après 1968, voir la forte hausse du Smic jusqu'en 1990), il devient de plus en plus coûteux de rester à la maison : il est plus rentable de travailler, et de payer sur le marché les tâches domestiques qu'on réalisait auparavant chez soi (cuisine, ménage, garde des enfants...)

n°23917444
otobox
Posté le 11-09-2010 à 09:24:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Non, justement. Quand la France a abaissé l'âge de la retraite à 60 ans, les autres étaient restés à 65 ans. Il en est de même pour les 15-20 ans, l'apprentissage ou le travail manuel précoce (Allemagne, Portugal...) étant plus répandu dans certains pays. Contrairement à ce que dit Friot, il ne s'agit pas d'un complot pour truquer les stats. Mesurer les taux d'activité sur les 15-64 ans a un sens, notamment pour comparer avec d'autres Etats.

 

De même, quand il dit que l'emploi ne recule pas puisque le taux d'activité était de 62% en 1960 alors qu'il serait de 76% aujourd'hui (sur les 20-60 ans je suppose). C'est que le taux d'activité des femmes était faible en 1960 : il y avait alors beaucoup de femmes au foyer (la moitié environ). Les économistes expliquent très bien ce phénomène : quand les salaires horaires sont faibles, le manque à gagner (coût d'opportunité) à rester à la maison à réaliser les tâches domestiques plutôt qu'à travailler est faible. Dès que le salaire horaire s'élève (notamment pour les non qualifiés après 1968, voir la forte hausse du Smic jusqu'en 1990), il devient de plus en plus coûteux de rester à la maison : il est plus rentable de travailler, et de payer sur le marché les tâches domestiques qu'on réalisait auparavant chez soi (cuisine, ménage, garde des enfants...)


Peut être que la hausse des salaires y est pour quelque chose, pour une femme c'est plus "rentable" d'aller bosser que de rester à la maison, mais il n'y a pas que ça : ce qui a motivé les femmes à rentrer sur le marché du travail, ce sont des raisons d'émancipation principalement, elles ne dépendaient plus de leur mari. Et puis il y a énormément de ménages dont les deux parents travaillent et qui n'ont pas les moyens de se payer quelqu'un pour la cuisine, le ménage ou la garde d'enfant. Ces deux dernières tâches sont plutôt vues dans les foyer aisés, où les deux adultes sont payés chacun au delà du smic.
Si les deux travaillent, c'est surtout qu'avec un seul salaire, on ne s'en sort pas.

Message cité 2 fois
Message édité par otobox le 11-09-2010 à 09:25:38
n°23917500
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2010 à 09:57:30  profilanswer
 

otobox a écrit :


Peut être que la hausse des salaires y est pour quelque chose, pour une femme c'est plus "rentable" d'aller bosser que de rester à la maison, mais il n'y a pas que ça : ce qui a motivé les femmes à rentrer sur le marché du travail, ce sont des raisons d'émancipation principalement, elles ne dépendaient plus de leur mari. Et puis il y a énormément de ménages dont les deux parents travaillent et qui n'ont pas les moyens de se payer quelqu'un pour la cuisine, le ménage ou la garde d'enfant. Ces deux dernières tâches sont plutôt vues dans les foyer aisés, où les deux adultes sont payés chacun au delà du smic.
Si les deux travaillent, c'est surtout qu'avec un seul salaire, on ne s'en sort pas.

 

Quand je dis passer par le marché pour faire la cuisine, je veux dire que le temps où les femmes achetaient des produits bruts pour cuisiner ensuite au moins deux heures par jour à la maison est révolu : elles achètent des plats surgelés ou en conserve tout faits, elles mangent à la cantine de l'entreprise, elles vont de temps en temps au fast-food ou au restaurant, elles se font livrer des pizzas. Bref, la cuisine a bien été externalisée : et c'est possible du fait de l'augmentation du salaire horaire. Au lieu de passer deux heures par jour à cuisiner, je travaille pendant deux heures, ce qui me permet de gagner au moins 16 euros nets (le smic), qui me permettent largement de payer un repas confectionné par un autre (supermarché, cantine, ou restaurant). Quand le salaire est de 3 euros, l'opération est moins rentable : il est moins coûteux alors de cuisiner chez soi les produits bruts. Ca prend plus de temps, certes mais ce temps ne me coûte que 3 euros par heure. A 8 ou 12 euros de l'heure, le temps passé à cuisiner devient une sorte de luxe, compte tenu du manque à gagner (j'aurais gagné 16 ou 24 euros à travailler plutôt qu'à cuisiner).

 

On peut toujours, de façon générale, trouver des explications pseudo-culturelles pour expliquer tel ou tel phénomène : mais ces explications n'expliquent pas grand chose en fait. "Les femmes travaillent car elles avaient envie de travailler"  : la belle affaire. Mais pourquoi maintenant ? pourquoi cette envie soudaine de se "désaliéner" ? On voit là les limites de l'explication culturelle. Il est quand même troublant de voir que le taux d'activité des femmes s'élève au fur et à mesure que le taux de salaire horaire augmente. L'avantage de cette explication, c'est qu'elle fournit un schéma explicatif global, applicable en tous temps et en tous lieux. Le taux d'activité des femmes en Afrique augmentera par exemple quand le salaire horaire augmentera : il est d'ailleurs probable que le processus est enclenché (à vérifier). En France, l'existence de crèche et d'écoles maternelles (ce n'est pas le cas en Allemagne) rend la rentabilité du travail plus élevée encore, puisque le coût direct de la garde d'enfants est nul ou presque. D'où des taux d'activité des femmes en France un peu plus élevées qu'en Allemagne (en tout cas pour les femmes ayant des enfants en bas âge).

 

J'ai appris à me méfier des explications culturelles. Elles ne sont pas sans intérêt mais elles sont la solution de facilité, une sorte de paresse intellectuelle : la délinquance en banlieue, c'est culturel, le travail des femmes, c'est culturel, le divorce, c'est culturel, la colocation, c'est culturel, etc. Alors que l'explication économique est souvent plus performante et plus rigoureuse. A deux conditions : mener un raisonnement rigoureux et ne pas limiter l'économie (par exemple les bénéfices ou les coûts attendus de telle action) à la seule sphère monétaire.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 11-09-2010 à 09:58:53
n°23917561
otobox
Posté le 11-09-2010 à 10:13:45  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Quand je dis passer par le marché pour faire la cuisine, je veux dire que le temps où les femmes achetaient des produits bruts pour cuisiner ensuite au moins deux heures par jour à la maison est révolu : elles achètent des plats surgelés ou en conserve tout faits, elles mangent à la cantine de l'entreprise, elles vont de temps en temps au fast-food ou au restaurant, elles se font livrer des pizzas. Bref, la cuisine a bien été externalisée : et c'est possible du fait de l'augmentation du salaire horaire. Au lieu de passer deux heures par jour à cuisiner, je travaille pendant deux heures, ce qui me permet de gagner au moins 16 euros nets (le smic), qui me permettent largement de payer un repas confectionné par un autre (supermarché, cantine, ou restaurant). Quand le salaire est de 3 euros, l'opération est moins rentable : il est moins coûteux alors de cuisiner chez soi les produits bruts. Ca prend plus de temps, certes mais ce temps ne me coûte que 3 euros par heure. A 8 ou 12 euros de l'heure, le temps passé à cuisiner devient une sorte de luxe, compte tenu du manque à gagner (j'aurais gagné 16 ou 24 euros à travailler plutôt qu'à cuisiner).  
 
On peut toujours, de façon générale, trouver des explications pseudo-culturelles pour expliquer tel ou tel phénomène : mais ces explications n'expliquent pas grand chose en fait. "Les femmes travaillent car elles avaient envie de travailler"  : la belle affaire. Mais pourquoi maintenant ? pourquoi cette envie soudaine de se "désaliéner" ? On voit là les limites de l'explication culturelle. Il est quand même troublant de voir que le taux d'activité des femmes s'élève au fur et à mesure que le taux de salaire horaire augmente. L'avantage de cette explication, c'est qu'elle fournit un schéma explicatif global, applicable en tous temps et en tous lieux. Le taux d'activité des femmes en Afrique augmentera par exemple quand le salaire horaire augmentera : il est d'ailleurs probable que le processus est enclenché (à vérifier). En France, l'existence de crèche et d'écoles maternelles (ce n'est pas le cas en Allemagne) rend la rentabilité du travail plus élevée encore, puisque le coût direct de la garde d'enfants est nul ou presque. D'où des taux d'activité des femmes en France un peu plus élevées qu'en Allemagne (en tout cas pour les femmes ayant des enfants en bas âge).
 
J'ai appris à me méfier des explications culturelles. Elles ne sont pas sans intérêt mais elles sont la solution de facilité, une sorte de paresse intellectuelle : la délinquance en banlieue, c'est culturel, le travail des femmes, c'est culturel, le divorce, c'est culturel, la colocation, c'est culturel, etc. Alors que l'explication économique est souvent plus performante et plus rigoureuse. A deux conditions : mener un raisonnement rigoureux et ne pas limiter l'économie (par exemple les bénéfices ou les coûts attendus de telle action) à la seule sphère monétaire.


Pour ce qui est du premier point : l'augmentation des salaires a permis "d'externaliser" les tâches liées à la cuisine. OK, mais il est aussi intéressant de noter la baisse de qualité, de ce coté là, on a bien régressé. Là où avant on mangeait un repas complet, maintenant c'est sandwich, fast food ou surgelé. Plus d'argent, mais une baisse globale de la qualité de vie.
 
Puis sur les explications culturelles, je ne sais pas quel âge tu pouvais avoir dans les années 60, mais je pense que, comme moi, tu n'as pas connu la condition des femmes à cette époque. Pourquoi leur émancipation s'est passé à cette époque ? Je n'en sais rien, mais il y a certainement des explications. Mais je suis loin d'être certain que les femmes se sont mise à travailler parce que les salaires ont augmenté, ni que les salaires ont augmenté parce que les femmes se sont mises au travail.

n°23917575
python
Posté le 11-09-2010 à 10:18:59  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Donc l'humain n'aurait jamais du découvrir l'énergie nucléaire ?


 
non mais je parlais du maïs au OGM.  
 
Mosanto n'a pas fait d'étude poussée et n'a pas pensé que les animaux mangeant ce maïs deviendraient infertiles et incapables de se reproduire.  
 
Tu imagines le déclin de notre civilisation si on ne pouvait pas se reproduire après avoir mangé du maïs aux OGM

n°23917582
python
Posté le 11-09-2010 à 10:20:20  profilanswer
 

otobox a écrit :


Peut être que la hausse des salaires y est pour quelque chose, pour une femme c'est plus "rentable" d'aller bosser que de rester à la maison, mais il n'y a pas que ça : ce qui a motivé les femmes à rentrer sur le marché du travail, ce sont des raisons d'émancipation principalement, elles ne dépendaient plus de leur mari. Et puis il y a énormément de ménages dont les deux parents travaillent et qui n'ont pas les moyens de se payer quelqu'un pour la cuisine, le ménage ou la garde d'enfant. Ces deux dernières tâches sont plutôt vues dans les foyer aisés, où les deux adultes sont payés chacun au delà du smic.
Si les deux travaillent, c'est surtout qu'avec un seul salaire, on ne s'en sort pas.


 
Moi je suis suffisamment riche pour vivre avec un seul salaire :o

n°23917591
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2010 à 10:23:14  profilanswer
 

otobox a écrit :


Pour ce qui est du premier point : l'augmentation des salaires a permis "d'externaliser" les tâches liées à la cuisine. OK, mais il est aussi intéressant de noter la baisse de qualité, de ce coté là, on a bien régressé. Là où avant on mangeait un repas complet, maintenant c'est sandwich, fast food ou surgelé. Plus d'argent, mais une baisse globale de la qualité de vie.

 

Puis sur les explications culturelles, je ne sais pas quel âge tu pouvais avoir dans les années 60, mais je pense que, comme moi, tu n'as pas connu la condition des femmes à cette époque. Pourquoi leur émancipation s'est passé à cette époque ? Je n'en sais rien, mais il y a certainement des explications. Mais je suis loin d'être certain que les femmes se sont mise à travailler parce que les salaires ont augmenté, ni que les salaires ont augmenté parce que les femmes se sont mises au travail.

 

1) Les gens sont libres : s'ils préfèrent la qualité des plats maison, ils peuvent le faire, quitte à travailler moins. Bien peu le font. Donc, par leurs actes, les gens votent et révèlent leurs préférences : ils préfèrent avoir un travail qui donne des relations sociales et un revenu plus élevé, quitte à mal manger,  plutôt que de rester à la maison faire de bons plats.

 

2) Et en 1900, le sort des femmes était-il plus enviable ? (encore qu'en 1900, si mes souvenirs sont bons, le taux d'activité des femmes était supérieur à ce qu'il était en 1960, donc il faudra que je creuse un peu plus le problème). Et puis on dira que les femmes ont accédé à une conscience politique après 1945, leur faisant prendre conscience de leur aliénation : vote des femmes, accès aux études... Mouais, peut-être...

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 11-09-2010 à 10:23:58
n°23917762
Camelot2
Posté le 11-09-2010 à 11:01:00  profilanswer
 


 
Mon petit zmedichounet,
 
1. Ou as-tu vu que je faisais appel, à un moment donné, aux statistiques sur le "chômage" des jeunes? Ou as-tu vu que je reprenais la communication gouvernementale sur les "25% de chômage"?  
2. Bernard Friot est-il aveugle?:
 
http://www.insee.fr/fr/themes/tabl [...] ATnon03177
http://www.insee.fr/fr/themes/tabl [...] MPTEF03135
 
Ce qu'il confond, en long et en large, c'est la communication du gouvernement à partir des statistiques de l'INSEE...et les statistiques de l'INSEE en elle-même. Il sort ensuite l'idée d'un "20-60" qui empêcherait les comparaisons dans le temps et les comparaisons avec les autres pays. Or, la méthodologie de l'INSEE de garder un indice cohérent dans le temps et dans l'espace (Européen) est valable si, dans le même temps, ils dissèquent cette indice pour en déceler les tendances internes.
 
Il voudrait faire croire que l'INSEE n'a pas la permission de publier tel ou tel chiffre ce qui, bien évidemment, totalement erroné. L'INSEE ne publie pas le chiffre "de Bernard Friot" mais l'INSEE publie bien assez de statistiques pour re-calculer le chiffre "de Bernard Friot" tout en gardant une cohérence temporelle et européenne.
 
Aussi, mon cher zmed, je t'invite à remettre quelque peu en question l'avis de ton gourou Friot dont l'idéologie a pris le pas, depuis un certain temps, sur l'analyse objective de la problématique des retraites.
 
EDIT: Ai-je oublié de préciser de l'OCDE/Eurostat dissèque le marché du travail par tranche de 5 ans dans sa base de données? Bernard Friot connaît-il seulement le site de l'OCDE?  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Camelot2 le 11-09-2010 à 11:08:10
n°23918167
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 11-09-2010 à 12:01:52  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Les gens sont libres : s'ils préfèrent la qualité des plats maison, ils peuvent le faire, quitte à travailler moins. Bien peu le font. Donc, par leurs actes, les gens votent et révèlent leurs préférences : ils préfèrent avoir un travail qui donne des relations sociales et un revenu plus élevé, quitte à mal manger,  plutôt que de rester à la maison faire de bons plats.  
 
2) Et en 1900, le sort des femmes était-il plus enviable ? (encore qu'en 1900, si mes souvenirs sont bons, le taux d'activité des femmes était supérieur à ce qu'il était en 1960, donc il faudra que je creuse un peu plus le problème). Et puis on dira que les femmes ont accédé à une conscience politique après 1945, leur faisant prendre conscience de leur aliénation : vote des femmes, accès aux études... Mouais, peut-être...


Ta réponse au 1 m'étonne, car otobox part du principe que toutes les femmes sont des cordons bleus et qu'il n'existe plus de cantines d'entreprises, de petits restos du midi et de coins cuisine :o

n°23918181
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2010 à 12:03:52  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Ta réponse au 1 m'étonne, car otobox part du principe que toutes les femmes sont des cordons bleus et qu'il n'existe plus de cantines d'entreprises, de petits restos du midi et de coins cuisine :o


 
Je simplifie et caricature : ça aide souvent à penser.

n°23918384
otobox
Posté le 11-09-2010 à 12:40:23  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Ta réponse au 1 m'étonne, car otobox part du principe que toutes les femmes sont des cordons bleus et qu'il n'existe plus de cantines d'entreprises, de petits restos du midi et de coins cuisine :o


Pas forcément, mais les p'tits resto sympas et pas chers ca se fait rare. Et les cantoches d'entreprise, c'est souvent du réchauffé de bouffe élaborée en cuisine centrale.

n°23918439
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-09-2010 à 12:49:59  profilanswer
 

otobox a écrit :


Pas forcément, mais les p'tits resto sympas et pas chers ca se fait rare. Et les cantoches d'entreprise, c'est souvent du réchauffé de bouffe élaborée en cuisine centrale.


 
Sur cette histoire de restos chers, j'en avais donné l'explication sur un autre topic. Je recopie en dessous. Quant à la cantine, si elle n'est pas bonne, libre aux gens d'apporter leur bouffe sur le lieu de travail ou de rester au foyer. S'ils ne le font pas, c'est que les avantages l'emportent sur les inconvénients, les gens étant libres.  
 

Sur cette histoire de prix de la restauration  qui s'envolent (sous-entendu les restaurateurs s'en mettent plein les fouilles , raisonnement économique de base du béotien en économie : c'est toujours à cause du patron), essayons de raisonner théoriquement, puisqu'on sait ce qu'on doit penser des psuedo-preuves statistiques. Imaginons une économie à deux secteurs :
- le secteur A, à fort progrès technologique, et dont les prix baissent régulièrement (informatique, automobile, etc.)
- le secteur B, à fort contenu en personnel, du type service de restauration (ou troupe de théâtre ou n'importe quelle activité de services gourmande en personnel et peu automatisable.)
 
 
Supposons aussi que la masse monétaire soit constante, çàd que le niveau général des prix est stable (pas d'inflation). Dès lors, si les prix baissent dans le secteur A du fait des gains de productivité importants, ils augmentent dans le secteur B, là où il n'y a pas ou peu de gains de productivité, de telle sorte que le niveau général des prix (moyenne des secteurs A et B) soit constant, du fait de la stabilité de la masse monétaire. On voit donc qu'il est logique que les prix augmentent relativement plus vite dans le secteur à faible progrès technique que dans l'autre secteur : voilà pourquoi une représentation d'opéra est hors de prix aujourd'hui ou que les restaurants voient leurs prix relatifs augmenter. Les prix relatifs du secteur A par rapport au secteur B n'ont donc aucune raison d'évoluer de la même façon : tout dépend de la façon dont se diffuse le progrès technique, diffusion dans les différents secteurs qui n'a aucune raison d'être homogène. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que les prix relatifs de la restauration augmentent plus vite que d'autres, puisque ce secteur connaît moins de gains de productivité (un peu quand même avec les préparations toutes faites et le fait qu'on reste moins longtemps à table, mais tout de même)

 

n°23919151
poilagratt​er
Posté le 11-09-2010 à 14:30:22  profilanswer
 

Thom39 a écrit :


Depuis quand c'est travailler au noir de refaire les appartements que j'ai acheté ?
 
Tu m'expliques là ca m'interesse !!!


Refaire un appart pour le louer/vendre, c'est comme du travail au noir, bien que ce soit toléré.
 
Mais tu ne peux pas à la fois ne pas déclarer le travail que tu y réalises,  
et regretter que cet investissement ne soit pas déduit de la plus value..!

Message cité 3 fois
Message édité par poilagratter le 11-09-2010 à 14:34:29

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23919189
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 11-09-2010 à 14:36:54  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Refaire un appart pour le louer, c'est comme du travail au noir, bien que ce soit tolérer.


 
Le travail au noir, c'est le fait d'employer un salarié sans le déclarer. Acheter une maison et passer ses weekends à la retaper, ça n'a rien à voir avec du travail au noir. Tu voudrais que chaque personne qui retape sa propre maison ou ses propres appartements montent une société d'auto-entrepreneur et se facture à lui-même ?
 

Citation :

Mais tu ne peux pas à la fois ne pas déclarer le travail que tu y réalises,  
et regretter que cet investissement ne soit pas déduit de la plus value..!


 
Ce qui peut être déduit d'une plus-value doit être prouvé par facture il me semble... Donc le travail personne ne peut pas être déduit d'une plus-value et c'est bien normal.


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23919194
jameson
Posté le 11-09-2010 à 14:37:58  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Refaire un appart pour le louer/vendre, c'est comme du travail au noir, bien que ce soit toléré.
 


 
 
 [:lol_yvele]  
 
Sans compter tes heures de ménages chez toi, normalement faut te payer en CESU, mais c'est toléré.
 
Bon, enfin seulement dans le monde de poilagratter.

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