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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23854980
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 06-09-2010 à 09:38:28  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

peaceful a écrit :

Oui grand gourou des pauvres, merci de partager ta sagesse avec nous, pauvres ignares de la condition des petites gens  :jap:  
 

Spoiler :

[:kiki]



 
Ba disons que je suis un peu passé par toutes les phases:
- gosse de mineur, donc années 80 tout ça, pleins de jouet, une audi 80 alors que seul mon père bossait, des vacances tous les ans
- ado de divorcée, donc vivre à 4 sur 1000€, avec un loyer à payer (parce que le mineur est parti avec son droit au logement)
- jeune adulte vivant au smic chez maman, donc très très bien en argent de poche, mais impossible de s'installer seul quelque part, surtout que maman trop pauvre pour être garant
- toujours jeune adulte vivant en couple de manière "normale", en étant dans les top 15% des revenus des ménages en moselle.
 
Donc oui, j'estime pouvoir plus parler de la "pauvreté" que la moyenne des intervenants ici...


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
mood
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Posté le 06-09-2010 à 09:38:28  profilanswer
 

n°23854996
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 06-09-2010 à 09:40:07  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


Donc oui, j'estime pouvoir plus parler de la "pauvreté" que la moyenne des intervenants ici...


dont tu ne sais rien ...


---------------
marilou repose sous la neige
n°23855035
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 06-09-2010 à 09:45:51  profilanswer
 

vapeur_cochonne a écrit :


dont tu ne sais rien ...


 
Mais qui eux savent tout (les libéraux :o).
 
Donc la boucle est bouclée  :D


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°23855163
Betcour
Building better worlds
Posté le 06-09-2010 à 10:05:27  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

Ba disons que je suis un peu passé par toutes les phases:
- gosse de mineur, donc années 80 tout ça, pleins de jouet, une audi 80 alors que seul mon père bossait, des vacances tous les ans


C'est là que ta vision du passé est déformée : mes parents tous les deux BAC+5 et tous les deux bien employés, on avait une deuche et ensuite une Polo.
 
Je te le dis tout net : l'ouvrier moyen des années 80 se payait pas une berline Audi, surtout avec un seul salaire pour une famille.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23855230
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 06-09-2010 à 10:12:34  profilanswer
 

Betcour a écrit :


C'est là que ta vision du passé est déformée : mes parents tous les deux BAC+5 et tous les deux bien employés, on avait une deuche et ensuite une Polo.
 
Je te le dis tout net : l'ouvrier moyen des années 80 se payait pas une berline Audi, surtout avec un seul salaire pour une famille.


 
 
Tes parents auraient du aller travailler à la mine.
 
A la mine il y avait les "ingénieurs des houllières", qui gagnait en 1985 trente cinq milles francs par mois, avec la baraque gratos et des avantages en nature incroyable, du genre un jardinier et une aide ménagère quelques heures par semaines.
 
Et aujourd'hui dans mon coin, les "baraques d'ingénieurs" comme elles sont encore appelés, sont des baraques vendu à des néo bobo 1.5 millions d'euro ;D
 
600 m², sur terrain des 40-50 ares boisés avec piscine  :D  
 


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°23855247
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 06-09-2010 à 10:14:27  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
 
Tes parents auraient du aller travailler à la mine.
 
A la mine il y avait les "ingénieurs des houllières", qui gagnait en 1985 trente cinq milles francs par mois, avec la baraque gratos et des avantages en nature incroyable, du genre un jardinier et une aide ménagère quelques heures par semaines.
 
Et aujourd'hui dans mon coin, les "baraques d'ingénieurs" comme elles sont encore appelés, sont des baraques vendu à des néo bobo 1.5 millions d'euro ;D
 
600 m², sur terrain des 40-50 ares boisés avec piscine  :D  
 


 
 
Mais tout de même, je te crois Betcour, car tu ne m'as pas l'air d'un menteur, mais j'ai vraiment du mal quand même.
 
Par exemple, le papa à dantesse, il était pas mineur, mais chef de chantier dans le batiment à l'époque, bossait aussi tout seul, et ne roulait pas en deuche.
Ou alors tes parents avaient fait d'autres choix, et économisait comme WorldIdustry 80% de leurs salaires?


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°23855254
zad38
Posté le 06-09-2010 à 10:15:23  profilanswer
 

Ou peut-être que les mineurs étaient en fait bien mieux payés que les ouvriers de base ?

n°23855268
philibear
Orbital Bacon
Posté le 06-09-2010 à 10:17:32  profilanswer
 

Badcow a écrit :

 

Et donc, ce patrimoine qui n'est pas financier, il est acquis comment ? Il ne serait pas lié à l'épargne par hasard ?

 

Faut-il en déduire que tu a mis sciemment des informations tronquées en vue de faire croire des choses fausses ? Ou que tu t'es simplement planté ??


Ni l'un ni l'autre, son point de vue exclut la part du logement, parce que de toutes façons on doit se loger. A l'instant T, que l'on soit locataire ou emprunteur ne change, dans le principe, rien à l'épargne possible.

Message cité 2 fois
Message édité par philibear le 06-09-2010 à 10:19:35
n°23855275
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 06-09-2010 à 10:18:03  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Ou peut-être que les mineurs étaient en fait bien mieux payés que les ouvriers de base ?


 
En tout cas ils ont leur propre caisse de sécu et de retraite;
 
Ils ont vendu une partie de leur parc immobilier d'ailleurs cette année;

n°23855282
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 06-09-2010 à 10:18:44  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Ou peut-être que les mineurs étaient en fait bien mieux payés que les ouvriers de base ?


 
 
Oui oui bien sur ça je ne le renie pas.
 
Mais ce n'était pas les seuls à l'époque.
 
Une anectode, en moselle minière, jusqu'au début des années 80, les HBL faisaient du lobbying auprès des politiques pour que d'autres usines ne s'implantent pas, car ils avaient peur de se faire piquer la main d'oeuvre.
 
C'est ainsi qu'on a vu l'usine Ford qui aujourd'hui produit les FOCUS pour toute l'europe aller en Sarre (en allemagne).
 
Par ailleurs, les autres "grosses usines" du coin payaient aussi très bien leurs employés, et restent aujourd'hui des superbes boites pour les gens qui y travaillent, sauf qu'ils n'embauchent plus :D
 
Pour exemple à moins de 3 de chez moi:
- Total
- Continental
- Smart
 
etc...


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
mood
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Posté le 06-09-2010 à 10:18:44  profilanswer
 

n°23855283
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 06-09-2010 à 10:18:50  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

Ou alors tes parents avaient fait d'autres choix, et économisait comme WorldIdustry 80% de leurs salaires?


 
LOL, je n'économise pas 80% de mon salaire. Sur 4500 € de revenus dans le couple, on économise 2000 € / mois. On vit très bien en 2010 en couple avec 2500 € tu sais...


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23855305
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 06-09-2010 à 10:20:43  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
LOL, je n'économise pas 80% de mon salaire. Sur 4500 € de revenus dans le couple, on économise 2000 € / mois. On vit très bien en 2010 en couple avec 2500 € tu sais...


 
On a déja eu cette discussion WI, et tu admettras, que , et c'est tout à ton honneur, tu as un mode de vie "particulier".
 
Et qu'au passage si tous les gens qui gagnait 4500€/mois n'en dépensaient que 2000 la société tournerait encore moins bien que ce qu'elle tourne aujourd'hui  :D


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°23855317
zad38
Posté le 06-09-2010 à 10:21:42  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

Et qu'au passage si tous les gens qui gagnait 4500€/mois n'en dépensaient que 2000 la société tournerait encore moins bien que ce qu'elle tourne aujourd'hui  :D


Keynes, sors de ce corps tout de suite !  :o

n°23855325
luckynick
esclave de chat
Posté le 06-09-2010 à 10:22:28  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Je me retiendrai d'un commentaire moqueur.


 
dommage  [:spamafoote]


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°23855340
luckynick
esclave de chat
Posté le 06-09-2010 à 10:25:04  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
Ba disons que je suis un peu passé par toutes les phases:
- gosse de mineur, donc années 80 tout ça, pleins de jouet, une audi 80 alors que seul mon père bossait, des vacances tous les ans
- ado de divorcée, donc vivre à 4 sur 1000€, avec un loyer à payer (parce que le mineur est parti avec son droit au logement)
- jeune adulte vivant au smic chez maman, donc très très bien en argent de poche, mais impossible de s'installer seul quelque part, surtout que maman trop pauvre pour être garant
- toujours jeune adulte vivant en couple de manière "normale", en étant dans les top 15% des revenus des ménages en moselle.
 
Donc oui, j'estime pouvoir plus parler de la "pauvreté" que la moyenne des intervenants ici...


 
han le storytelling caÿ le mal :o


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°23855350
luckynick
esclave de chat
Posté le 06-09-2010 à 10:25:42  profilanswer
 

Betcour a écrit :


C'est là que ta vision du passé est déformée : mes parents tous les deux BAC+5 et tous les deux bien employés, on avait une deuche et ensuite une Polo.
 
Je te le dis tout net : l'ouvrier moyen des années 80 se payait pas une berline Audi, surtout avec un seul salaire pour une famille.


 
donc son daron était un malfrat et le job de mineur une couverture  [:as253]


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°23855378
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 06-09-2010 à 10:28:20  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

On a déja eu cette discussion WI, et tu admettras, que , et c'est tout à ton honneur, tu as un mode de vie "particulier".


 
Pas vraiment. J'adapte mes dépenses par rapport à mes besoins et non par rapport à mes revenus. Je n'aime pas la sur-consommation.
 

Citation :

Et qu'au passage si tous les gens qui gagnait 4500€/mois n'en dépensaient que 2000 la société tournerait encore moins bien que ce qu'elle tourne aujourd'hui  :D


 
Tu veux dire que les gens seraient un peu plus mauvais en mathématiques ?  :o Blague à part, 4500 (revenus) - 2000 (économies) = 2500 € (dépenses).


Message édité par W0r1dIndu5tri35 le 06-09-2010 à 10:29:10

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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23855384
luckynick
esclave de chat
Posté le 06-09-2010 à 10:29:05  profilanswer
 

philibear a écrit :


Ni l'un ni l'autre, son point de vue exclut la part du logement, parce que de toutes façons on doit se loger. A l'instant T, que l'on soit locataire ou emprunteur ne change, dans le principe, rien à l'épargne possible.


 
Dans un crédit logement, la part de mensualité consacrée au remboursement de capital est une forme d'épargne, mais pas la part consacrée au paiement des intérets qui elle est une dépense. A noter que la répartition entre ces deux éléments évolue au fil de l'avancée du remboursement.


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°23855427
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 06-09-2010 à 10:33:12  profilanswer
 

luckynick a écrit :

Dans un crédit logement, la part de mensualité consacrée au remboursement de capital est une forme d'épargne, mais pas la part consacrée au paiement des intérets qui elle est une dépense. A noter que la répartition entre ces deux éléments évolue au fil de l'avancée du remboursement.


 
Sauf qu'on parlait d'une épargne financière de quelques centaines d'euros qui au bout de 40 ans permettrait une petite rente blablabla.  
 
L'investissement dans la pierre est différent de l'épargne classique. Une épargne financière doit se faire en plus du paiement du logement. Or un crédit est souvent un remplacement d'un loyer + effort épargne investi dans la pierre.
 
C'est pour ça qu'il ne faut pas vraiment le compter comme de l'épargne pure.


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23855435
philibear
Orbital Bacon
Posté le 06-09-2010 à 10:34:45  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
On a déja eu cette discussion WI, et tu admettras, que , et c'est tout à ton honneur, tu as un mode de vie "particulier".
 
Et qu'au passage si tous les gens qui gagnait 4500€/mois n'en dépensaient que 2000 la société tournerait encore moins bien que ce qu'elle tourne aujourd'hui  :D


Je crois que je ne saurais pas dépenser 2500€/mois.

n°23855475
Badcow
Posté le 06-09-2010 à 10:38:56  profilanswer
 

philibear a écrit :


Ni l'un ni l'autre, son point de vue exclut la part du logement, parce que de toutes façons on doit se loger. A l'instant T, que l'on soit locataire ou emprunteur ne change, dans le principe, rien à l'épargne possible.


 
hypothèse pratique, mais fausse (puisqu'on parlait d'épargne en vue de la constitution d'un capital)... considère un locataire qui paie un loyer de 500 €/mois et qui met de côté 300 €/mois, avec un "propriétaire en devenir" qui rembourse 800 €/mois pour son crédit. Tu va conclure qu'au bout de 15 ans, le locataire s'est constitué un patrimoine (financier) de 54 k€, alors que le "propriétaire en devenir" n'a lui aucun patrimoine, puisqu'il est "juste le propriétaire de son logement" (c) W0r1dIndu5tri35.


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23855489
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 06-09-2010 à 10:40:03  profilanswer
 

philibear a écrit :


Je crois que je ne saurais pas dépenser 2500€/mois.


 
en couple.


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23855513
Badcow
Posté le 06-09-2010 à 10:42:23  profilanswer
 

philibear a écrit :


Je crois que je ne saurais pas dépenser 2500€/mois.


 
Achète un logement, tu verra que c'est tout de suite très facile...


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23855568
philibear
Orbital Bacon
Posté le 06-09-2010 à 10:46:55  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
Dans un crédit logement, la part de mensualité consacrée au remboursement de capital est une forme d'épargne, mais pas la part consacrée au paiement des intérets qui elle est une dépense. A noter que la répartition entre ces deux éléments évolue au fil de l'avancée du remboursement.


Oui oui, bien sûr. Mais dans le fil, c'était ce qu'on peut mettre de coté (et dans cette optique la répartition interet/capital n'est pas pertinente).  
Si on entre dans les considérations d'arbitrage loyer/remboursement-TH-entretien et différence des biens jouissibles selon l'un ou l'autre cas, ça peut même rattraper sur la moyenne la différence induite par la finitude des remboursements.

n°23855576
philibear
Orbital Bacon
Posté le 06-09-2010 à 10:47:37  profilanswer
 


Oui oui. Nous, on est même 3.
 
EDIT:

Badcow a écrit :


 
Achète un logement, tu verra que c'est tout de suite très facile...


Harf, oui j'oublie souvent que j'ai déjà réglé ça.  [:julm3]  
Du coup je barre la réponse faite à Dante.

Message cité 1 fois
Message édité par philibear le 06-09-2010 à 10:52:47
n°23855590
philibear
Orbital Bacon
Posté le 06-09-2010 à 10:48:19  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
hypothèse pratique, mais fausse (puisqu'on parlait d'épargne en vue de la constitution d'un capital)... considère un locataire qui paie un loyer de 500 €/mois et qui met de côté 300 €/mois, avec un "propriétaire en devenir" qui rembourse 800 €/mois pour son crédit. Tu va conclure qu'au bout de 15 ans, le locataire s'est constitué un patrimoine (financier) de 54 k€, alors que le "propriétaire en devenir" n'a lui aucun patrimoine, puisqu'il est "juste le propriétaire de son logement" (c) W0r1dIndu5tri35.


On ne fait pas au bout de 15 ans pour une personne donnée, mais pour tout le monde. A la fin du remboursement la capacité d'épargne hors logement des propriétaires change.

n°23855610
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 06-09-2010 à 10:50:55  profilanswer
 

philibear a écrit :

Oui oui. Nous, on est même 3.


 
Et tu trouves ça peu ou beaucoup ?


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23855666
philibear
Orbital Bacon
Posté le 06-09-2010 à 10:56:07  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Et tu trouves ça peu ou beaucoup ?


Nan mais je me suis trompé, [:cerveau aurelie22] je ne prenais pas en compte le logement.

n°23856111
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 06-09-2010 à 11:31:13  profilanswer
 

philibear a écrit :


Je crois que je ne saurais pas dépenser 2500€/mois.


pareil :D  


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marilou repose sous la neige
n°23856178
zad38
Posté le 06-09-2010 à 11:36:49  profilanswer
 

philibear a écrit :

Je crois que je ne saurais pas dépenser 2500€/mois.



Vous manquez d'imagination  [:julm3]

n°23856501
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 06-09-2010 à 12:04:04  profilanswer
 


 
C'est pourtant assez simple :
 
- 500 € d'impôts,
- 400 € d'alimentation,
- 600 € de loyer.  
 
Juste avec ces trois postes, on est déjà à 1500 €. Il reste donc 1000 € pour le reste (assurances, sorties, transport, vêtements, vacances, équipement de la maison...)


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23856891
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 06-09-2010 à 12:53:37  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
Ba disons que je suis un peu passé par toutes les phases:
- gosse de mineur, donc années 80 tout ça, pleins de jouet, une audi 80 alors que seul mon père bossait, des vacances tous les ans
- ado de divorcée, donc vivre à 4 sur 1000€, avec un loyer à payer (parce que le mineur est parti avec son droit au logement)
- jeune adulte vivant au smic chez maman, donc très très bien en argent de poche, mais impossible de s'installer seul quelque part, surtout que maman trop pauvre pour être garant
- toujours jeune adulte vivant en couple de manière "normale", en étant dans les top 15% des revenus des ménages en moselle.
 
Donc oui, j'estime pouvoir plus parler de la "pauvreté" que la moyenne des intervenants ici...


 
Oui parceque la moyenne des intervenants HFR est dans le dernier décile :D
 
 [:neuropsy:3]  


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23856986
Badcow
Posté le 06-09-2010 à 13:02:52  profilanswer
 


 
C'est pourtant assez simple...
 
Logement
Remboursement du crédit de la maison : 1500 €/mois
Assurance maison : 36 €/mois
 
Énergies
Gaz : 97 €/mois (moyenne annuelle)
Électricité : 55 €/mois (idem)
 
Communications
ADSL : 20 €/mois
Téléphone fixe : 35 €/mois
 
Transports
Voiture : 280 €/mois (coût global de possession, inclue la décote, le carburant, l'entretien, les assurances...)
 
Impôts
IR : 504 €/mois
Taxe foncière : 108 €/mois
Taxe habitation : 75 €/mois
 
Total : 2710 €/mois en frais fixes, sans avoir commencé à "dépenser".


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23857098
philibear
Orbital Bacon
Posté le 06-09-2010 à 13:15:54  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
 
Total : 2710 €/mois en frais fixes, sans avoir commencé à "dépenser".


Ha ! tu vois que pour toi aussi "dépenser" ça a un sens caché. :D

n°23857178
Badcow
Posté le 06-09-2010 à 13:23:48  profilanswer
 

philibear a écrit :


Ha ! tu vois que pour toi aussi "dépenser" ça a un sens caché. :D


 
C'est pour cela que j'ai utilisé des parenthèses  ;)


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23857223
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 06-09-2010 à 13:27:45  profilanswer
 

non mais tant mieux pour vous [:elessar53]  
j'en suis loin mais je gagne bcp moins que vous


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marilou repose sous la neige
n°23858020
Betcour
Building better worlds
Posté le 06-09-2010 à 14:38:16  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

Tes parents auraient du aller travailler à la mine.
 
A la mine il y avait les "ingénieurs des houllières", qui gagnait en 1985 trente cinq milles francs par mois, avec la baraque gratos et des avantages en nature incroyable, du genre un jardinier et une aide ménagère quelques heures par semaines.


C'était clairement des conditions salariales très exceptionnelles. Tu m'étonnes que les mines de charbon étaient pas rentables :D
Ça doit être 2 ou 3 fois plus qu'un ingé informaticien (qui à l'époque était une spécialité encore peu courante et un diplôme qui avait plus de valeur)
 

dante2002 a écrit :

Ou alors tes parents avaient fait d'autres choix, et économisait comme WorldIdustry 80% de leurs salaires?


Ils ont clairement fait des économies significatives (qui ont ensuite été bien rentabilisées avec la bulle immo) mais pas de façon absurde non plus (ils m'ont trimballé régulièrement à l'étranger en avion par ex.).
 
En même temps dans les années 80 Audi n'avait pas encore le même standing, ils sont un peu montés en gamme et en prix.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23858135
Profil sup​primé
Posté le 06-09-2010 à 14:49:47  answer
 

Citation :


Pourquoi l'économie américaine est en danger
 
 
Des chômeurs de longue durée de plus en plus nombreux, des ménages qui n'osent plus dépenser, des saisies immobilières à nouveau en hausse... La première économie mondiale patine. De quoi doucher les espoirs de redémarrage européens.  
 
"Jamais la situation n'a été si incertaine." Le 11 août dernier, Ben Bernanke, patron de la Réserve fédérale, apparaissait moins comme un sauveur providentiel que comme le témoin un peu gêné de sa propre impuissance. Devant des élus du Congrès angoissés pour leur réélection, en novembre prochain, l'ancien universitaire, spécialiste de la crise de 1929, fort critiqué pour n'avoir su prévoir l'effondrement financier de 2008, ne pouvait, cette fois, que confirmer ses doutes. Après six mois d'embellie et de stimulation forcenée, l'économie américaine n'a, de fait, cet été, envoyé que des signaux pour le moins inquiétants. Un chômage persistant, une consommation atone, un marché immobilier toujours déprimé et un déficit commercial aggravé, notamment vis-à-vis de la Chine. Au deuxième trimestre de cette année, la croissance n'a pas dépassé 0,6 % (1,6 % en rythme annuel), un niveau bien trop faible pour influer de manière significative sur l'emploi et le moral d'une nation. Depuis un mois, la fragilité de la reprise tire Wall Street vers le bas. Et les courses de rentrée, autrefois période faste pour les Wal-Mart, Macy's et autres supermarchés, n'ont pas déclenché la frénésie habituelle.  
 
Le message d'une croissance "plus modeste que prévu" arrive au moment même où Barack Obama, fort de deux réformes spectaculaires, celles de la santé et de la réglementation financière, espérait faire du mois d'août préélectoral son "été de la reprise". Il en est quitte pour l'affront infligé par un panel de 53 économistes réunis par le Wall Street Journal, qui, pour les deux tiers, s'inquiètent non seulement d'une possible rechute dans la récession (le fameux W, le "double creux" ), mais aussi d'une éventuelle déflation, ouvrant une "décennie perdue" comparable à celle vécue par le Japon dans les années 1980.  
 
Le chômage reste bloqué à un taux de 9,5 %
 
La relance tant espérée de la consommation, moteur de 70 % du PIB américain, n'est pas au rendez-vous : les dépenses des ménages n'ont augmenté que de 1,6 % entre avril et juin, et l'indice de confiance des consommateurs, malgré une remontée de deux points en août, "n'approche en rien d'un niveau qui puisse caractériser une période de croissance", reconnaît David Rosenberg, économiste du cabinet de conseil Gluskin Sheff.  
 
La raison de cette morosité est évidente : si les entreprises ont massivement investi, leurs emplettes de logiciels et de biens d'équipement dernier cri n'ont contribué qu'à améliorer leur productivité, sans créer suffisamment d'emplois. En dépit d'une baisse de un point depuis janvier, le chômage reste bloqué à un taux de 9,5 %. Un chiffre inédit depuis trente ans, qui recouvre le quotidien désespérant de près de 15 millions d'Américains sans travail. Et une toute nouvelle réalité : le rallongement extrême de la durée de recherche d'un emploi. Six mois en moyenne, dans un pays où, jusqu'en 2007, l'indemnisation s'arrêtait, justement, après six mois. Trois extensions des aides publiques sont restées sans effet pour 1,4 million de chômeurs, en rade depuis plus de 99 semaines, la limite extrême de l'indemnisation dans les 30 Etats les plus protecteurs. Ces fameux "99ers" représentent maintenant une classe de défavorisés à part. Ils incarnent un chômage structurel, incompatible avec une culture américaine fondée sur la fluidité du marché du travail et les "secondes chances professionnelles".  
 
Le 12 août, une vingtaine d'entre eux avaient eu le courage de manifester devant l'entrée du New York Stock Exchange, à Wall Street, avec l'appui de la fédération syndicale AFL-CIO. Pour un résultat ambigu et édifiant : sommés par un trader goguenard de "trouver un job", évités comme des pestiférés par les salariés du quartier, ces démentis vivants du rêve américain ont dû se contenter des applaudissements de touristes étrangers !  
 
Leur sort ouvre au moins le débat sur l'adaptation du filet de sécurité aux contraintes inédites de cette "drôle de crise" : une croissance beaucoup trop molle pour doper l'emploi dans les trois ans à venir. Au coeur de la débâcle financière de 2008, la presse américaine analysait, avec un ton d'ethnologue, les avantages de la protection sociale européenne comme amortisseur de la récession et, en 2009, le Congrès démocrate obtenait, malgré l'opposition d'une frange extrémiste républicaine, d'étendre la durée des indemnisations, toujours limitées à la moitié du salaire, avec un plafond de 450 dollars par semaine...  
 
Même les statistiques peinent à décrire cette nouvelle réalité du chômage de longue durée : la (légère) baisse du nombre de sans-emploi à 9,5 % reflète aussi l'abandon de tout recours par une frange de chômeurs découragés, et la part croissante des personnes en fin de droits, exclues des chiffres officiels. Un rapport, publié au début d'août par le Bureau of Economic Analysis, révèle d'ailleurs que le revenu moyen a chuté spectaculairement dans les grandes villes, comme Chicago (- 3,6 %), Los Angeles (- 3,8 %) et New York (- 4,6 %).  
 
Conséquence, dans un pays où les deux tiers des ménages possèdent leur logement, le nombre des foreclosures(saisies par les banques pour cause de défaut de paiement des traites immobilières) remonte sensiblement, de près de 7 % depuis l'année dernière, pour toucher plus de 2 millions de foyers. La majorité de ces impayés (60 %) sont aujourd'hui dus à la perte d'un emploi. D'où l'intervention de la Maison-Blanche, le 11 août, sous la forme d'une aide d'urgence de 3 milliards de dollars de prêts relais destinés aux propriétaires chômeurs, les plus vulnérables. Cette mesure vient s'ajouter aux invitations du gouvernement, depuis un an, à plus d'indulgence et de patience de la part des banques, priées d'accepter les renégociations de taux et, dans certains cas, une réduction du montant du capital à rembourser. Les résultats sont, là aussi, mitigés, en raison de la réticence des prêteurs... et, de plus en plus, du cynisme de certains débiteurs.  
 
Selon une récente étude d'Experian, organisme de crédit à la consommation, environ 20 % des impayés sont le fait de ménages qui auraient les moyens de s'acquitter de leurs traites, mais choisissent d'abandonner à la banque un bien dont la valeur est considérablement inférieure au montant des remboursements. Ces "walk away" (fugueurs) du crédit nourrissent une nouvelle industrie du conseil juridique spécialisé, qui en dit long sur les perspectives du marché immobilier. Au mieux stabilisé, ce dernier pourrait s'affaisser de 5 % dans les dix-huit mois, selon les estimations pour le moins pessimistes de Paul Dales, analyste en chef de l'institut de recherche Capital Economics : "Nous sommes en présence de chiffres qui annoncent un double dip immobilier", prévient-il. Un nouveau plongeon... C'en est fini, pour longtemps, du légendaire soutien de l'immobilier à la croissance américaine, de ce "sentiment de richesse" des ménages fondé sur la valeur possible de leur logement à la revente, clef des lendemains qui chantent et du crédit facile. Devant tant d'incertitudes, la vertu s'impose : le taux d'épargne des ménages, proche de zéro en 2007, dépasse maintenant 6 % des revenus disponibles - un niveau record - ce qui réduit d'autant la consommation. L'Etat peut-il prendre la relève ?  
 
Un programme de relance presque épuisé
 
L'engagement pris par la Fed, au début d'août, de racheter pour 10 à 20 milliards de dollars par mois de bons du Trésor américain et de titres immobiliers revient à faire tourner la légendaire planche à billets fédérale pour gonfler la masse monétaire. Et irriguer un terrain qui s'assèche malgré le déversement de centaines de milliards de liquidités par la Réserve fédérale et le Trésor depuis le grand chambardement de la fin 2008. De son côté, le gouvernement n'a pas lésiné sur les moyens. Rares sont les autoroutes américaines qui n'affichent pas, sur fond de goudron neuf et de ballet de pelleteuses, un panneau de remerciement à l'American Recovery and Reinvestment Act de 2009, mieux connu sous le nom de "Stimulus Plan". Ce fameux programme de relance de 800 milliards de dollars de grands travaux d'infrastructures, de sauvegarde des services publics dans les Etats exsangues et de dégrèvements fiscaux, a été offert par Barack Obama dès son entrée en fonction. Et est déjà aux trois quarts dépensé. Le président assure avoir ainsi sauvé 3 millions d'emplois et tentera d'obtenir, cet automne, au Congrès, une nouvelle subvention fiscale pour les PME, les plus créatrices d'emplois. La résurrection de l'automobile américaine, assainie, réformée et fière de ses premiers bénéfices, un an après l'aide spectaculaire de Washington, pourrait lui offrir un argument de poids. Mais un gouvernement déjà attaqué pour son renflouement massif de Wall Street en 2009, puis pour le coût (80 milliards annuels) de sa réforme historique de l'assurance santé, peine aujourd'hui à défendre l'idée d'une injection supplémentaire de fonds publics, au moment où s'amorce un nouveau ralentissement.  
 
L'énormité du déficit budgétaire fédéral et de l'endettement américain obère en effet l'avenir de la première économie mondiale, tant financièrement, par la hausse probable des taux d'intérêt, que politiquement, par sa dépendance de plus en plus malaisée envers le grand créancier chinois. Mais, à court terme, Obama imaginait avoir reçu de son électorat un mandat pour des réformes sociales minimales et une politique d'intervention pragmatique visant au retour de la croissance. Le voici confronté, à la veille des élections de mi-mandat, à un débat idéologique violent sur le rôle et le poids de l'Etat dans une "société de liberté", débat dominé par les républicains, qui s'acharnent à vouloir reconduire les baisses d'impôts instituées par George Bush, notoirement favorables aux plus hauts revenus. La photo souriante de l'ex-président décrié, soudain à la Une de BusinessWeek, en dit long sur la confusion ambiante. Elle reflète non pas de la nostalgie, mais une nouvelle peur américaine, inédite au pays des pionniers : celle du futur.


http://www.lexpress.fr/actualite/e [...] 17018.html


Message édité par Profil supprimé le 06-09-2010 à 19:54:49
n°23858336
le_noob
Posté le 06-09-2010 à 15:04:44  profilanswer
 

vapeur_cochonne a écrit :


dont tu ne sais rien ...


Euh si on en sait déjà pas mal maintenant, faut suivre.

n°23858448
le_noob
Posté le 06-09-2010 à 15:12:26  profilanswer
 

philibear a écrit :


Je crois que je ne saurais pas dépenser 2500€/mois.


Tout seul peut-être pas, à deux si carrément.

n°23858490
le_noob
Posté le 06-09-2010 à 15:15:27  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Vous manquez d'imagination  [:julm3]


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