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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23810193
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 01-09-2010 à 15:53:57  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Betcour a écrit :

ils appliquent juste la méthode poil@ :o


 
Il est pour la corruption ? Et il est pour une ouverture des magasins 2 à 3 jours par mois seulement ?
 
Leur principal problème, c'est la corruption des fonctionnaires. Faudrait s'intéresser à ce problème. Pourquoi es-ce qu'il y a de la corruption en Inde ?


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
mood
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Posté le 01-09-2010 à 15:53:57  profilanswer
 

n°23810331
Betcour
Building better worlds
Posté le 01-09-2010 à 16:01:56  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Il est pour la corruption ? Et il est pour une ouverture des magasins 2 à 3 jours par mois seulement ?


Il est pour que l'état se substitue au marché. Et quand l'état organise tout, et bien ses dysfonctionnement sont d'autant plus graves, et il est d'autant plus corruptible. C'est pas par hasard si tous les régimes collectivistes ont été des catastrophes économiques.
 

Citation :

Leur principal problème, c'est la corruption des fonctionnaires. Faudrait s'intéresser à ce problème. Pourquoi es-ce qu'il y a de la corruption en Inde ?


Pourquoi il y a de la corruption en France ? Aux USA ? A partir du moment où tu donnes beaucoup de pouvoir à quelqu'un, il va y avoir quelqu'un d'autre qui voudra l'acheter.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23810502
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 01-09-2010 à 16:12:06  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Il est pour que l'état se substitue au marché.


 
Bof, rien ne garantie que les pauvres auraient accès à la bouffe si c'était le marché qui décidait. Comme le dit l'article, c'est 5 cts le Kg de riz soit 5 fois moins cher que le prix du marché. Le problème vient donc pas du prix mais de la corruption des corruptions. Si on laissait le marché agir, les pauvres n'auraient toujours pas accès à la bouffe car elle serait 5 fois trop cher...
 

Citation :

Et quand l'état organise tout, et bien ses dysfonctionnement sont d'autant plus graves, et il est d'autant plus corruptible.


 
C'est sur que pour qu'il y ait corruption de l'Etat, il faut qu'il y ait Etat. Mais on peut avoir Etat sans corruption. Si si, ça existe.
 

Citation :

Pourquoi il y a de la corruption en France ? Aux USA ? A partir du moment où tu donnes beaucoup de pouvoir à quelqu'un, il va y avoir quelqu'un d'autre qui voudra l'acheter.


 
En France, je ne trouve pas qu'il y a de la corruption. Mais peut-être que lorsque tous les fonctionnaires seront pas assez bien payé pour vivre correctement, la corruption pointera le bout de son nez.


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23810647
Volkhen
Posté le 01-09-2010 à 16:20:37  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Bof, rien ne garantie que les pauvres auraient accès à la bouffe si c'était le marché qui décidait. Comme le dit l'article, c'est 5 cts le Kg de riz soit 5 fois moins cher que le prix du marché. Le problème vient donc pas du prix mais de la corruption des corruptions. Si on laissait le marché agir, les pauvres n'auraient toujours pas accès à la bouffe car elle serait 5 fois trop cher...


Parce que les stocks de céréales de l'Etat sortent d'une corne d'Abondance magique ?
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


En France, je ne trouve pas qu'il y a de la corruption. Mais peut-être que lorsque tous les fonctionnaires seront pas assez bien payé pour vivre correctement, la corruption pointera le bout de son nez.


Une forme de corruption toute simple qui arrive un peu partout "je te file un chantier dans la commune et tu me fais un terrassement à la maison". Ou les permis de construire qui sont donnés beaucoup plus facilement aux membres de la famille.


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Main/Alt1/Alt2/Alt3
n°23810723
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 01-09-2010 à 16:25:48  profilanswer
 

 
Volkhen a écrit :


Une forme de corruption toute simple qui arrive un peu partout "je te file un chantier dans la commune et tu me fais un terrassement à la maison". Ou les permis de construire qui sont donnés beaucoup plus facilement aux membres de la famille.

 

C'est pas de la corruption, surtout dans le deuxième cas, c'est plus du népotisme.

Message cité 2 fois
Message édité par Hazumaki le 01-09-2010 à 16:25:56

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«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23810737
zad38
Posté le 01-09-2010 à 16:26:39  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

En France, je ne trouve pas qu'il y a de la corruption. Mais peut-être que lorsque tous les fonctionnaires seront pas assez bien payé pour vivre correctement, la corruption pointera le bout de son nez.


La France est pourtant loin d'être exemplaire : http://fr.wikipedia.org/wiki/Indic [...] corruption

n°23810775
zad38
Posté le 01-09-2010 à 16:29:18  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :

C'est pas de la corruption, surtout dans le deuxième cas, c'est plus du népotisme.


Bien sûr que si pour le premier cas. Pour le second, ça se discute en effet.


Message édité par zad38 le 01-09-2010 à 16:29:38
n°23810805
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 01-09-2010 à 16:31:28  profilanswer
 

zad38 a écrit :


La France est pourtant loin d'être exemplaire : http://fr.wikipedia.org/wiki/Indic [...] corruption


 
ça va, on a de la marge avec l'Inde...
 
France : 19/179
Inde : 99/179
 
Le Japon fait peur par contre. Aussi nul que l'Inde.


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23810871
Volkhen
Posté le 01-09-2010 à 16:35:43  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
C'est pas de la corruption, surtout dans le deuxième cas, c'est plus du népotisme.


Mais c'est ainsi que les choses commencent. On utilise ses pouvoirs pour en faire profiter et avantager ses connaissances.
Puis on attend gentiment les retours. Puis un jour les retours deviennent du pognon ou simplement des services plutôt chers.


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Main/Alt1/Alt2/Alt3
n°23810875
zad38
Posté le 01-09-2010 à 16:36:02  profilanswer
 

Doit y avoir une erreur pour le Japon, l'indice chute d'une année à l'autre et le classement de 17/163 à 99/179  :heink:

mood
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Posté le 01-09-2010 à 16:36:02  profilanswer
 

n°23810962
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 01-09-2010 à 16:41:46  profilanswer
 

zad38 a écrit :


La France est pourtant loin d'être exemplaire : http://fr.wikipedia.org/wiki/Indic [...] corruption


 
Indice de perception de la corruption. Ça ne fait pas de la France un pays de fonctionnaires corrompus.


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«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23811096
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 01-09-2010 à 16:48:59  profilanswer
 

Volkhen a écrit :

Mais c'est ainsi que les choses commencent. On utilise ses pouvoirs pour en faire profiter et avantager ses connaissances.
Puis on attend gentiment les retours. Puis un jour les retours deviennent du pognon ou simplement des services plutôt chers.


 
Et quelles en sont les causes ? Car dire "c'est parce qu'ils ont trop de pouvoir" ne suffit pas. En Finlande par exemple, il n'y a pas ce genre de chose et leur système n'est pas si éloigné du notre...


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23811140
poilagratt​er
Posté le 01-09-2010 à 16:51:22  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Il est pour que l'état se substitue au marché. Et quand l'état organise tout, et bien ses dysfonctionnement sont d'autant plus graves, et il est d'autant plus corruptible. C'est pas par hasard si tous les régimes collectivistes ont été des catastrophes économiques.
 

Citation :

Leur principal problème, c'est la corruption des fonctionnaires. Faudrait s'intéresser à ce problème. Pourquoi es-ce qu'il y a de la corruption en Inde ?


Pourquoi il y a de la corruption en France ? Aux USA ? A partir du moment où tu donnes beaucoup de pouvoir à quelqu'un, il va y avoir quelqu'un d'autre qui voudra l'acheter.


y a 36 manière d'organiser le truc, et toi tu n'envisages qu'une, et la pire!
Juste une idée au pif:
Les très grandes entreprises sont des formes "d'état", et c'est pourtant pas forcément déconnant du point de vue efficacité.
 
Pourquoi pas s'en inspirer, pour ce qui est de produire?
 
Sachant que leur CA serait composé de salariés, de citoyens et de "clients"
 
--------------------
En fait vous refusez absolument de réfléchir a des alternatives au système, et dans tes gros sabots, tu ressorts les exemples les plus caricaturaux!
 


Message édité par poilagratter le 01-09-2010 à 16:55:03

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23811200
Volkhen
Posté le 01-09-2010 à 16:55:29  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Et quelles en sont les causes ?


Ils sont humains.
Donner du pouvoir à un être humain moyen, il en abusera à un moment (même si c'est "pour la bonne cause" ).
 
Donc le plus simple est de filer le moins de pouvoir et de manière la plus diluée possible.


---------------
Main/Alt1/Alt2/Alt3
n°23811221
poilagratt​er
Posté le 01-09-2010 à 16:56:54  profilanswer
 

Volkhen a écrit :


Ils sont humains.
Donner du pouvoir à un être humain moyen, il en abusera à un moment (même si c'est "pour la bonne cause" ).
 
Donc le plus simple est de filer le moins de pouvoir et de manière la plus diluée possible.


et de laisser faire le marché qui conduit inexorablement à la paupérisation des peuples des pays développés, au profit d'une poignée d'hyper riches?

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 01-09-2010 à 16:57:53

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23811471
Volkhen
Posté le 01-09-2010 à 17:12:08  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


et de laisser faire le marché qui conduit inexorablement à la paupérisation des peuples des pays développés, au profit d'une poignée d'hyper riches?


"Le marché" n'est que l'ensemble des échanges entre humains. On ne le laisse pas faire, on laisse "les gens" faire. Contrairement à "on laisse une élite faire", élite qui quel que soit le moyen de sélection verra les plus corruptibles prendre le pouvoir au bout de quelques années.


---------------
Main/Alt1/Alt2/Alt3
n°23811730
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 01-09-2010 à 17:30:09  profilanswer
 

Volkhen a écrit :


"Le marché" n'est que l'ensemble des échanges entre humains. On ne le laisse pas faire, on laisse "les gens" faire. Contrairement à "on laisse une élite faire", élite qui quel que soit le moyen de sélection verra les plus corruptibles prendre le pouvoir au bout de quelques années.


 
Mouais, remplacer une entité abstraite (l'État) par une autre (le marché)...


---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23811823
zad38
Posté le 01-09-2010 à 17:37:49  profilanswer
 

Les gens, c'est abstrait ?  [:fing fang fung]

n°23812003
Volkhen
Posté le 01-09-2010 à 17:54:41  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
Mouais, remplacer une entité abstraite (l'État) par une autre (le marché)...


 [:jeanlucpicard]


---------------
Main/Alt1/Alt2/Alt3
n°23812075
Badcow
Posté le 01-09-2010 à 18:00:57  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


 :non:  
 
Le chômage est causé par l'inadéquation du système économique,
à l'amélioration des moyens de production.

 
(je le mets en rouge gras pour que ça rentre mieux...)
 
 
Autrement dit, ce système économique est bien adapté aux moyens de production des années 50, pour lequel il a été conçu,
et parfaitement inadapté aux moyens de productions modernes , qui demandent beaucoup moins de maind'oeuvre.
 


 
Tu peux l'écrire en gras et en rouge, c'est pas pour cela que ça devient vrai (idem si tu met des majuscules)...
 
Regarde :
Il va neiger demain !
 
Et bien même en rouge et en gras, ça sera quand même faux.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23812163
Badcow
Posté le 01-09-2010 à 18:08:03  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
C'est faux. Il faut toujours faire le ménage dans les entreprises. Donc c'est une exemple faux.


 
Oui, il faut toujours faire le ménage... au début tu le fais faire tous les jours, puis si le coût double, tu le fais faire tous les 2 jours, puis une fois par semaine, puis tu demande aux femmes de ménage de ne faire que les sols pour que ça prenne moins de temps, etc...
 
C'est plus clair ainsi ?


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23812183
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 01-09-2010 à 18:09:17  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Les gens, c'est abstrait ?  [:fing fang fung]


 
Un groupement de personnes, on ne peut faire plus abstrait.
 
Le "marché" est une abstraction, c'est indéniable. C'est pas un problème, hein.


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«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23812189
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 01-09-2010 à 18:10:11  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Non : sauf contrainte particulière, un service est toujours justifié à un certain prix.
 
Prend le ménage : pour 5 € tu préfèreras payer quelqu'un pour nettoyer à ta place ta maison. Pour 5000 € tu passeras l'aspirateur toi même. Y'a donc bien un niveau de prix ou tu créé ou bien supprime cet emploi. De fait dans les pays avec un SMIC faible ou inexistant, il existe plein d'emplois a faible valeur ajoutée qu'on a supprimé chez nous (et en plus grande quantité : plus de serveurs dans les restos par ex.)


Justement, tu n'as pas compris ce que je voulais dire.
 
Je soulignais le fait que si les pompistes ont disparu, c'est qu'ils n'étaient pas obligatoires : supprimer son emploi donc son salaire a permis deux choses dans un premier temps :

  • baisser le prix de l'essence
  • augmenter le profit du propriétaire

Ensuite, tout le monde a supprimé l'emploi de pompiste et la concurrence s'est de nouveau retrouvée à armes égales avec une charge salariale en moins (sauf les pompistes propriétaires de leur station qui ont fermé boutique, mais dans ce cas il y a aussi l'effet de quantité de carburant acheté et écoulé).
 
Mais que ce serait-il passé si l'obligation de garder les pompistes avait été décrétée obligatoire, par exemple pour des raisons de sécurité ? La concurrence n'aurait pas été faussée, puisque chacun garde son (ses) pompiste(s) et serait restée à armes égales.
Le prix de l'essence serait légèrement supérieur à ce qu'il est aujourd'hui, mais de toutes manières, le coût que représente un salaire de pompiste par rapport aux taxes que nous payons sur l'essence est quasi négligeable.
Par contre, ça serait des chômeurs en moins, donc des cotisations chômage légèrement moins chères.
 
Cette logique n'a rien à voir avec la justification du prix d'un service...
 
Ce que je voulais donc dire, c'est que le premier qui a imaginé augmenté ses profits en licenciant son pompiste a eu pour conséquences de tirer l'ensemble des prix vers le bas pour finalement se retrouver avec les même conditions de concurrence qu'avant... le pompiste en moins !
 
Effectivement, le consommateur a gagné, puisqu'il ne paye plus l'emploi du pompiste. D'un autre coté, il paye d'avantage de cotisations sociales. Sauf si le consommateur est pompiste et qu'il est au chômage... Il paye l'essence moins cher, c'est tout.
 
Au final, celui qui gagne, c'est la patron de la pompe à essence : il économise des charges salariales et laisse le chômeur se faire indemniser par la communauté. Et tout ça, pour arriver aux même conditions de concurrences qu'avant.
Bilan : appauvrissement de la société.
 
Je veux bien admettre que réduire les coûts salariaux en supprimant des emplois soient compréhensibles si l'entreprise est sur un marché d'exportation, mais sur le marché intérieur, ce n'est à mon avis que la recherche d'un profit supplémentaire et éphémère qui pénalise au final l'ensemble de la société.
 
Qui peut m'expliquer ce paradoxe ?


---------------
OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23812223
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 01-09-2010 à 18:13:21  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
Un groupement de personnes, on ne peut faire plus abstrait.
 
Le "marché" est une abstraction, c'est indéniable. C'est pas un problème, hein.


 
Et une entreprise ou une SCOOP, est ce une abstraction ? Je ne pense pas puisqu'on peut même parler de "personne morale".
Parcequ'une entreprise, c'est un peu comme le marché : c'est un ensemble de contrat qui relie des hommes.


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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°23812265
poilagratt​er
Posté le 01-09-2010 à 18:16:45  profilanswer
 

Volkhen a écrit :


"Le marché" n'est que l'ensemble des échanges entre humains. On ne le laisse pas faire, on laisse "les gens" faire. Contrairement à "on laisse une élite faire", élite qui quel que soit le moyen de sélection verra les plus corruptibles prendre le pouvoir au bout de quelques années.


Sauf que "l'élite" est d'une part sélectionnée par le peuple qui peut la révoquer, (comme le CA/actionnaires d'une entreprise)
et devra respecter les règles du jeu qui auront été définies.
C'est pas Staline, hein.
 
Tandis que dans le "marché" "les gens" font ce qu'ils veulent, ce qui fait une légère différence.


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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23812313
poilagratt​er
Posté le 01-09-2010 à 18:20:51  profilanswer
 

otobox a écrit :


Justement, tu n'as pas compris ce que je voulais dire.
 
Je soulignais le fait que si les pompistes ont disparu, c'est qu'ils n'étaient pas obligatoires : supprimer son emploi donc son salaire a permis deux choses dans un premier temps :

  • baisser le prix de l'essence
  • augmenter le profit du propriétaire

Ensuite, tout le monde a supprimé l'emploi de pompiste et la concurrence s'est de nouveau retrouvée à armes égales avec une charge salariale en moins (sauf les pompistes propriétaires de leur station qui ont fermé boutique, mais dans ce cas il y a aussi l'effet de quantité de carburant acheté et écoulé).
 
Mais que ce serait-il passé si l'obligation de garder les pompistes avait été décrétée obligatoire, par exemple pour des raisons de sécurité ? La concurrence n'aurait pas été faussée, puisque chacun garde son (ses) pompiste(s) et serait restée à armes égales.
Le prix de l'essence serait légèrement supérieur à ce qu'il est aujourd'hui, mais de toutes manières, le coût que représente un salaire de pompiste par rapport aux taxes que nous payons sur l'essence est quasi négligeable.
Par contre, ça serait des chômeurs en moins, donc des cotisations chômage légèrement moins chères.
 
Cette logique n'a rien à voir avec la justification du prix d'un service...
 
Ce que je voulais donc dire, c'est que le premier qui a imaginé augmenté ses profits en licenciant son pompiste a eu pour conséquences de tirer l'ensemble des prix vers le bas pour finalement se retrouver avec les même conditions de concurrence qu'avant... le pompiste en moins !
 
Effectivement, le consommateur a gagné, puisqu'il ne paye plus l'emploi du pompiste. D'un autre coté, il paye d'avantage de cotisations sociales. Sauf si le consommateur est pompiste et qu'il est au chômage... Il paye l'essence moins cher, c'est tout.
 
Au final, celui qui gagne, c'est la patron de la pompe à essence : il économise des charges salariales et laisse le chômeur se faire indemniser par la communauté. Et tout ça, pour arriver aux même conditions de concurrences qu'avant.
Bilan : appauvrissement de la société.
 
Je veux bien admettre que réduire les coûts salariaux en supprimant des emplois soient compréhensibles si l'entreprise est sur un marché d'exportation, mais sur le marché intérieur, ce n'est à mon avis que la recherche d'un profit supplémentaire et éphémère qui pénalise au final l'ensemble de la société.
 
Qui peut m'expliquer ce paradoxe ?


Très bonne illustration, sachant qu'on peut remplacer le pompiste par n'importe quels emplois, en nombre, éventuellement utiles à la société...
Suffit d'imposer des règles communes à toutes les entreprises qui vendent dans notre pays,  
ce qui implique qu'elles soient aussi appliquées aux entreprises étrangères qui vendent en France...,  
(comme ça l'était durant les trente glorieuses, avant dérégulation!)

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 01-09-2010 à 18:24:13

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23812360
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 01-09-2010 à 18:24:48  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Et une entreprise ou une SCOOP, est ce une abstraction ? Je ne pense pas puisqu'on peut même parler de "personne morale".
Parcequ'une entreprise, c'est un peu comme le marché : c'est un ensemble de contrat qui relie des hommes.


 
Mais arrêtez la mauvaise foi. Une entreprise est une personne morale (de droit privé) qui s'appuie sur des personnes, des actionnaires, des employés, tout ce qu'il y a de plus réel et concret.
 
Le marché, kesako.


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«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23812451
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 01-09-2010 à 18:33:42  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
Mais arrêtez la mauvaise foi. Une entreprise est une personne morale (de droit privé) qui s'appuie sur des personnes, des actionnaires, des employés, tout ce qu'il y a de plus réel et concret.
 
Le marché, kesako.


 
Le marché c'est pareil : c'est un noeud contractuel qui relient les hommes. On peut aussi y trouver des responsabilités, en fonction de la façon dont s'imbriquent les contrats et selon le respect des clauses des contrats.


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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°23812466
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 01-09-2010 à 18:35:05  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Très bonne illustration, sachant qu'on peut remplacer le pompiste par n'importe quels emplois, en nombre, éventuellement utiles à la société...
Suffit d'imposer des règles communes à toutes les entreprises qui vendent dans notre pays,
ce qui implique qu'elles soient aussi appliquées aux entreprises étrangères qui vendent en France...,
(comme ça l'était durant les trente glorieuses, avant dérégulation!)


Ca me semble logique, mais peut être que Limonaire, Camelot ou Badcow ont une autre explication. Je serais curieux de la connaitre et j'espère qu'ils me répondront.

 

Message cité 1 fois
Message édité par otobox le 01-09-2010 à 18:38:14

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OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23812490
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-09-2010 à 18:37:08  profilanswer
 

otobox a écrit :


Justement, tu n'as pas compris ce que je voulais dire.
 
Je soulignais le fait que si les pompistes ont disparu, c'est qu'ils n'étaient pas obligatoires : supprimer son emploi donc son salaire a permis deux choses dans un premier temps :

  • baisser le prix de l'essence
  • augmenter le profit du propriétaire

Ensuite, tout le monde a supprimé l'emploi de pompiste et la concurrence s'est de nouveau retrouvée à armes égales avec une charge salariale en moins (sauf les pompistes propriétaires de leur station qui ont fermé boutique, mais dans ce cas il y a aussi l'effet de quantité de carburant acheté et écoulé).
 
Mais que ce serait-il passé si l'obligation de garder les pompistes avait été décrétée obligatoire, par exemple pour des raisons de sécurité ? La concurrence n'aurait pas été faussée, puisque chacun garde son (ses) pompiste(s) et serait restée à armes égales.
Le prix de l'essence serait légèrement supérieur à ce qu'il est aujourd'hui, mais de toutes manières, le coût que représente un salaire de pompiste par rapport aux taxes que nous payons sur l'essence est quasi négligeable.
Par contre, ça serait des chômeurs en moins, donc des cotisations chômage légèrement moins chères.
 
Cette logique n'a rien à voir avec la justification du prix d'un service...
 
Ce que je voulais donc dire, c'est que le premier qui a imaginé augmenté ses profits en licenciant son pompiste a eu pour conséquences de tirer l'ensemble des prix vers le bas pour finalement se retrouver avec les même conditions de concurrence qu'avant... le pompiste en moins !
 
Effectivement, le consommateur a gagné, puisqu'il ne paye plus l'emploi du pompiste. D'un autre coté, il paye d'avantage de cotisations sociales. Sauf si le consommateur est pompiste et qu'il est au chômage... Il paye l'essence moins cher, c'est tout.
 
Au final, celui qui gagne, c'est la patron de la pompe à essence : il économise des charges salariales et laisse le chômeur se faire indemniser par la communauté. Et tout ça, pour arriver aux même conditions de concurrences qu'avant.
Bilan : appauvrissement de la société.
 
Je veux bien admettre que réduire les coûts salariaux en supprimant des emplois soient compréhensibles si l'entreprise est sur un marché d'exportation, mais sur le marché intérieur, ce n'est à mon avis que la recherche d'un profit supplémentaire et éphémère qui pénalise au final l'ensemble de la société.
 
Qui peut m'expliquer ce paradoxe ?


 
C'est le phénomène très connu d'externalités négatives. Certains économistes préconisent pour le contenir d'internaliser les coûts en augmentant les cotisations sur les entreprises qui licencient, et en les diminuant sur celles qui ne le font pas. Mais ça n'a pas que des avantages.

n°23812624
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 01-09-2010 à 18:45:57  profilanswer
 

otobox a écrit :


Ca me semble logique, mais peut être que Limonaire, Camelot ou Badcow ont une autre explication. Je serais curieux de la connaitre et j'espère qu'ils me répondrons.

 


 

Imposer des règles communes aux entreprise (des règles de gestion), c'est tuer la concurrence qui justement repose sur la différenciation, l'innovation, la recherche de nouvelles méthodes. La concurrence n'est jamais une concurrence entre égaux, comme on le croit souvent à tort, mais entre inégaux qui vont proposer des talents, des services différents.  Imposer la présence d'un pompiste ou à l'inverse sa suppression n'a pas de sens : c'est au "marché" par un processus de sélection naturelle des meilleures méthodes de gestion de découvrir par tâtonnement, essais, erreurs, la forme optimale de gestion. Par exemple, c'est le cas des caissières : la tentation est grande de les supprimer, pour économiser des coûts. Techniquement ça marche, et les tests montrent que la fraude est faible. Mais les grandes surfaces qui ont essayé voient bien la réticence des clients à fréquenter un magasin sans personnel, sans caissières. Quelle est la meilleure façon de gérer ? nul ne le sait ex ante : ça dépend des coûts et aussi de la demande (est-ce que pour le client la baisse du prix est plus importante que la présence humaine de la caissière). Les solutions sont multiples : garder 50 caissières, choisir un modèle mixte ou supprimer toutes les caissières. On ne peut savoir quelle solution sera sélectionnée par le marché : mais ce qui est certain, c'est que ce n'est pas à un énarque, à un haut fonctionnaire ou à 500 personnes élues de décider. C'est aux consommateurs de décider, dans une sorte de vaste référendum quotidien : selon qu'ils iront plutôt faire leurs courses dans les grandes surfaces avec caissières que sans, on les gardera ou on s'en passera.

 

Dans une économie de marché, le client vote tous les jours. C'est lui qui finalement décide de la structure de l'économie, des biens produits, de la présence ou non d'intermédiaires... C'est l'application de l'axiome de Coluche "et dire que si les gens n'achetaient pas, ça ne se vendrait pas." La responsabilité du client est grande : il est co-responsable du monde dans lequel il vit, selon les produits qu'il achète, les magasins qu'il fréquente, les films qu'il va voir, etc.

Message cité 5 fois
Message édité par limonaire le 01-09-2010 à 18:56:21
n°23812768
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 01-09-2010 à 18:59:12  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Imposer des règles communes aux entreprise (des règles de gestion), c'est tuer la concurrence qui justement repose sur la différenciation, l'innovation, la recherche de nouvelles méthodes. La concurrence n'est jamais une concurrence entre égaux, comme on le croit souvent à tort, mais entre inégaux qui vont proposer des talents, des services différents.  Imposer la présence d'un pompiste ou à l'inverse sa suppression n'a pas de sens : c'est au "marché" par un processus de sélection naturelle des meilleures méthodes de gestion de découvrir par tâtonnement, essais, erreurs, la forme optimale de gestion. Par exemple, c'est le cas des caissières : la tentation est grande de les supprimer, pour économiser des coûts. Techniquement ça marche, et les tests montrent que la fraude est faible. Mais les grandes surfaces qui ont essayé voient bien la réticence des clients à fréquenter un magasin sans personnel, sans caissières. Quelle est la meilleure façon de gérer ? nul ne le sait ex ante : ça dépend des coûts et aussi de la demande (est-ce que pour le client la baisse du prix est plus importante que la présence humaine de la caissière). Les solutions sont multiples : garder 50 caissières, choisir un modèle mixte ou supprimer toutes les caissières. On ne peut savoir quelle solution sera sélectionnée par le marché : mais ce qui est certain, c'est que ce n'est pas à un énarque, à un haut fonctionnaire ou à 500 personnes élues de décider. C'est aux consommateurs de décider, dans une sorte de vaste référendum quotidien : selon qu'ils iront plutôt faire leurs courses dans les grandes surfaces avec caissières que sans, on les gardera ou on s'en passera.  
 
Dans une économie de marché, le client vote tous les jours. C'est lui qui finalement décide de la structure de l'économie, des biens produits, de la présence ou non d'intermédiaires... C'est l'application de l'axiome de Coluche "et dire que si les gens n'achetaient pas, ça ne se vendrait pas." La responsabilité du client est grande : il est co-responsable du monde dans lequel il vit, selon les produits qu'il achète, les magasins qu'il fréquente, les films qu'il va voir, etc.


 
 
Très bonne explication. Je la met de côté.
 
Au passage, merci de ta persévérance sur ce forum. C'est pas facile d'arriver à prendre autant de recul et à avoir un discours posé et constructif avec ce qu'on peut lire ici... (perso je n'y arrive pasà


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°23812773
Camelot2
Posté le 01-09-2010 à 18:59:27  profilanswer
 

Limonaire, tu aurais l'étude OCDE sous la main mettant en avant le lien entre dépenses de l'état et croissance?

n°23812954
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 01-09-2010 à 19:12:50  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Limonaire, tu aurais l'étude OCDE sous la main mettant en avant le lien entre dépenses de l'état et croissance?


 
http://www.ifrap.org/Croissance-du-PIB,1124.html
 
:)


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°23813036
Profil sup​primé
Posté le 01-09-2010 à 19:19:57  answer
 

otobox a écrit :


Justement, tu n'as pas compris ce que je voulais dire.
 
Je soulignais le fait que si les pompistes ont disparu, c'est qu'ils n'étaient pas obligatoires : supprimer son emploi donc son salaire a permis deux choses dans un premier temps :

  • baisser le prix de l'essence
  • augmenter le profit du propriétaire

Ensuite, tout le monde a supprimé l'emploi de pompiste et la concurrence s'est de nouveau retrouvée à armes égales avec une charge salariale en moins (sauf les pompistes propriétaires de leur station qui ont fermé boutique, mais dans ce cas il y a aussi l'effet de quantité de carburant acheté et écoulé).
 
Mais que ce serait-il passé si l'obligation de garder les pompistes avait été décrétée obligatoire, par exemple pour des raisons de sécurité ? La concurrence n'aurait pas été faussée, puisque chacun garde son (ses) pompiste(s) et serait restée à armes égales.
Le prix de l'essence serait légèrement supérieur à ce qu'il est aujourd'hui, mais de toutes manières, le coût que représente un salaire de pompiste par rapport aux taxes que nous payons sur l'essence est quasi négligeable.
Par contre, ça serait des chômeurs en moins, donc des cotisations chômage légèrement moins chères.
 
Cette logique n'a rien à voir avec la justification du prix d'un service...
 
Ce que je voulais donc dire, c'est que le premier qui a imaginé augmenté ses profits en licenciant son pompiste a eu pour conséquences de tirer l'ensemble des prix vers le bas pour finalement se retrouver avec les même conditions de concurrence qu'avant... le pompiste en moins !
 
Effectivement, le consommateur a gagné, puisqu'il ne paye plus l'emploi du pompiste. D'un autre coté, il paye d'avantage de cotisations sociales. Sauf si le consommateur est pompiste et qu'il est au chômage... Il paye l'essence moins cher, c'est tout.
 
Au final, celui qui gagne, c'est la patron de la pompe à essence : il économise des charges salariales et laisse le chômeur se faire indemniser par la communauté. Et tout ça, pour arriver aux même conditions de concurrences qu'avant.
Bilan : appauvrissement de la société.
 
Je veux bien admettre que réduire les coûts salariaux en supprimant des emplois soient compréhensibles si l'entreprise est sur un marché d'exportation, mais sur le marché intérieur, ce n'est à mon avis que la recherche d'un profit supplémentaire et éphémère qui pénalise au final l'ensemble de la société.
 
Qui peut m'expliquer ce paradoxe ?


 
 :jap:  :jap:  :jap:  :jap:  
 
Tu oublies aussi le fait  que le clients perd l'agréable satisfaction d'être servi par le pompiste, plus le petit coup sur le pare brise qui va bien. Sans compter le fait que le client fait le boulot du pompiste.  

n°23813112
Camelot2
Posté le 01-09-2010 à 19:25:58  profilanswer
 


 
Il me semble que ce n'est pas une étude de l'OCDE. Ce sont des stats tirées de l'OCDE mises à jour sur base d'un article de l'institut CATO:
 

Citation :

[1] Gwartney J., Holcombe R., Lawson R. The Scope of Government and the wealth of nations. 1998. Cato Journal. Vol. 18, No 2.


 
J'aimerais, comment dire, avoir une source...plus...objective.
 
EDIT: Je viens de parcourir l'étude CATO en diagonale et je suis tombé sur un R² de 0.42...les connaisseurs apprécieront.  :o


Message édité par Camelot2 le 01-09-2010 à 19:29:46
n°23813183
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 01-09-2010 à 19:31:21  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Imposer des règles communes aux entreprise (des règles de gestion), c'est tuer la concurrence qui justement repose sur la différenciation, l'innovation, la recherche de nouvelles méthodes. La concurrence n'est jamais une concurrence entre égaux, comme on le croit souvent à tort, mais entre inégaux qui vont proposer des talents, des services différents.  Imposer la présence d'un pompiste ou à l'inverse sa suppression n'a pas de sens : c'est au "marché" par un processus de sélection naturelle des meilleures méthodes de gestion de découvrir par tâtonnement, essais, erreurs, la forme optimale de gestion. Par exemple, c'est le cas des caissières : la tentation est grande de les supprimer, pour économiser des coûts. Techniquement ça marche, et les tests montrent que la fraude est faible. Mais les grandes surfaces qui ont essayé voient bien la réticence des clients à fréquenter un magasin sans personnel, sans caissières. Quelle est la meilleure façon de gérer ? nul ne le sait ex ante : ça dépend des coûts et aussi de la demande (est-ce que pour le client la baisse du prix est plus importante que la présence humaine de la caissière). Les solutions sont multiples : garder 50 caissières, choisir un modèle mixte ou supprimer toutes les caissières. On ne peut savoir quelle solution sera sélectionnée par le marché : mais ce qui est certain, c'est que ce n'est pas à un énarque, à un haut fonctionnaire ou à 500 personnes élues de décider. C'est aux consommateurs de décider, dans une sorte de vaste référendum quotidien : selon qu'ils iront plutôt faire leurs courses dans les grandes surfaces avec caissières que sans, on les gardera ou on s'en passera.  
 
Dans une économie de marché, le client vote tous les jours. C'est lui qui finalement décide de la structure de l'économie, des biens produits, de la présence ou non d'intermédiaires... C'est l'application de l'axiome de Coluche "et dire que si les gens n'achetaient pas, ça ne se vendrait pas." La responsabilité du client est grande : il est co-responsable du monde dans lequel il vit, selon les produits qu'il achète, les magasins qu'il fréquente, les films qu'il va voir, etc.


Merci pour cette réponse complète et pédagogique :) J'étais sur wikipedia en train  de lire la section sur les externalités négatives pendant ce temps.
Ce que je ne comprends pas, c'est que tu dis qu'imposer des règles de gestions tue la concurrence. Mais pourtant, c'est ce qu'on fait avec les taxes (TIPP ou TVA) et pourtant, la concurrence est toujours là !
Pourquoi ne pas imposer la présence d'un pompiste ? C'est comme une taxe, surtout s'ils sont payés au SMIC, identique dans tout le pays.
Il reste encore des tas de facteurs pour faire jouer la concurrence, comme le volume de marchandise ou l'emplacement.
 
Il est nécessaire d'imposer des règles, car le public ne peut pas toujours voter tous les jours comme tu le dis, parce qu'il n'est pas conscient des conséquences qui peuvent le desservir.
 
Je vais prendre un exemple, celui de la sécurité, parce qu'il impose des règles coûteuses la plupart du temps invisibles du public, mais qui n'influencent pas la concurrence :
 
Si on laissait faire le marché en n'imposant aucune règle, par exemple le nombre et la taille des portes de sécurité dans une discothèque, il est assez évident que les propriétaires de ces établissements n'achèteraient pas ces portes coûteuses en nombre suffisant lors de la construction de la boite.
Penses-tu que le public est suffisamment averti de ce genre de choses et qu'il ne fréquenterait pas cette discothèque parce que le nombre de portes n'est pas suffisant pour s'échapper en cas d'incendie ? Bien sûr que non, il est incapable de le savoir !
Pourtant, la loi impose aux établissements recevant du public d'avoir un nombre suffisant de porte de secours en fonction du nombre de personne accueillies !
C'est un coût fixe, identique pour tous qui ne fausse ni ne tue la concurrence ! Il est imposé à tous, point barre ! (et externalité positive (si j'ai bien compris wiki) ça fait marcher le commerce des portes de sécurité !)
 
Pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas avec les emplois ?
 
Ton exemple avec les caissières est d'actualité et est très bien choisi. Les caisses automatiques arrivent en masse dans les hypers, et à terme plus ou moins proche dans les supérettes. Les clients peuvent très bien décider de les boycotter ou de les adopter, laisser faire le marché, je suis d'accord (bien que lorsque je vais au supermarché, il y a moins de caisses traditionnelles ouvertes que des caisses automatiques, t'es un peu obligé de les utiliser...) Mais pensent-ils ou se rendent-ils compte des conséquences sociales de leur action ?
Tout se passe comme mon exemple de la discothèque ci-dessus. Tant que la catastrophe n'est pas visible, tout va bien, mais quand on est pris au piège, on regrette son choix !
 
Tu dis que c'est au marché de trouver des processus de sélections naturelles de trouver la forme optimale de gestion. Mais dans la mesure où le coût social du chômage n'impacte pas le marché d'une façon suffisante, le marché continuera à son profit. Ne risque t-il pas d'envoyer tout le monde dans le mur, y compris lui même ?


---------------
OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23813259
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 01-09-2010 à 19:36:52  profilanswer
 


Oui, mais en même temps (je me fais l'avocat du diable), c'est un métier pas forcément agréable qui a disparu. Je n'aurais pas aimé être pompiste.
 
Cependant, je connais des personnes qui préfèreraient travailler dans une station-service que de rester glander toute la journée comme aujourd'hui.


---------------
OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23813287
Profil sup​primé
Posté le 01-09-2010 à 19:39:02  answer
 

limonaire a écrit :


 
 
 
Dans une économie de marché, le client vote tous les jours. C'est lui qui finalement décide de la structure de l'économie, des biens produits, de la présence ou non d'intermédiaires... C'est l'application de l'axiome de Coluche "et dire que si les gens n'achetaient pas, ça ne se vendrait pas." La responsabilité du client est grande : il est co-responsable du monde dans lequel il vit, selon les produits qu'il achète, les magasins qu'il fréquente, les films qu'il va voir, etc.


 
La grosse blague  [:bledi51]  
 
C'est le pot de fer contre le pot de terre. Suffit de lire les rapport de le DGCCRF , pour ce rendre compte que le consommateur vaut rien.  Individuellement, il est une merde face aux multinationales de la distributions et de l'industrie. Et comme jusqu'à  aujourd'hui il n'y aucune structure qui permet aux consommaterus de se fédérer et faire des actions collectives d'envergures...
 
 
...Ton propos, c'est vent !!  :o


Message édité par Profil supprimé le 01-09-2010 à 19:40:44
n°23813446
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 01-09-2010 à 19:52:18  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Le marché c'est pareil : c'est un noeud contractuel qui relient les hommes. On peut aussi y trouver des responsabilités, en fonction de la façon dont s'imbriquent les contrats et selon le respect des clauses des contrats.


 
Mouais, un nœud indéfinissable.
 
Après quand on prend la première définition Google, tirée de Wiki, on a:
 

Citation :

Par extension, le terme désigne tout système d'échanges réunissant un nombre d'acteurs économiques important.


 
On retombe bien dans une abstraction, rien que dans les termes utilisés.
 

limonaire a écrit :

La concurrence n'est jamais une concurrence entre égaux, comme on le croit souvent à tort, mais entre inégaux qui vont proposer des talents, des services différents.


 
Pourquoi on nous prend la tête avec la concurrence libre et non faussée quand l'État veut garder son monopole sur ses services publiques ?  :??:  
 

limonaire a écrit :

mais ce qui est certain, c'est que ce n'est pas à un énarque, à un haut fonctionnaire ou à 500 personnes élues de décider.


 
Mais qui a dit ça ? :??:  
 
Toujours en train de placer une petite pique sur l'État. L'État vous a frappé quand vous étiez gosse ou quoi ? :o
 
 


---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23814643
crepator4
Deus ex machina
Posté le 01-09-2010 à 21:28:30  profilanswer
 

Sur arte la face caché du petrole  
http://www.playtv.fr/television/#arte


---------------
...survivre à ses Medecins...
mood
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Posté le   profilanswer
 

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