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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23800308
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 31-08-2010 à 18:00:05  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

poilagratter a écrit :


Ils sont trop cons, ou plutôt n'ont pas le capital matériel nécessaire pour travailler?
 
Etaient ils moins cons y a 30ans?


C'etait une reaction a la discussion de tout a l'heure voulant que pour augmenter la productivite des gens il suffit de les former et hop c'est bon.
 
La realite c'est qu'une societe qui a trop de caissieres et pas assez d'ingenieurs, c'est pas la flexibilite du travail qui va changer quoique ce soit, on va pas transformer un caissier en ingenieur, ca ne correspond a rien.


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
mood
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Posté le 31-08-2010 à 18:00:05  profilanswer
 

n°23800358
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 31-08-2010 à 18:03:23  profilanswer
 


 
Et violà toute l'argumentation des crypto-socialistes, incapable de voir plus loin que le bout de leurs frontières.
Ils se couvrent de toutes les qualités humaines possibles (partage, générosité, égalité, etc) mais dès qu'on parle d'un autre pays, il faut le laisser creuver et ne penser qu'à nous.
 
Le seul humanisme d'amplitude globale, et non à l'échelle de son petit groupe de copain/français/etc, c'est le libéralisme.


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°23800370
Betcour
Building better worlds
Posté le 31-08-2010 à 18:04:20  profilanswer
 


J'ai pas la source pour les années 70 sous le coude mais en 81 c'était encore 64% : http://en.wikipedia.org/wiki/Poverty_in_China

Message cité 1 fois
Message édité par Betcour le 31-08-2010 à 18:04:46

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23800617
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-08-2010 à 18:22:08  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Sérieux, t'es aussi idéologique que poil@. Et ce n'est pas un compliment.
 
Prendre 1990 comme point de référence, c'est aussi honnête que de prendre 1982. Et ce n'est pas non plus un compliment.
 
Quant aux chiffres OCDE, 66% en 1990, 62% en 2008. Sur 31 pays, 5 ont une part supérieure en 2008 qu'en 1990, soit 15% du total.
 
CQFD.


 
D'après l'INSEE : http://www.insee.fr/fr/publication [...] age_VA.htm
figure 1.10
 
Le partage de la VA est très stable en France (c'est celui dont je parlais) : depuis 1990, la part de l'EBE dans la VA varie en France entre 66,2 et 68,1%,
 
Pour les autres pays, il oscille pour la Grande-Bretagne entre 61,1 et 67%, pour les Eu entre 68,8 et 74,1 et pour l'Allemagne de 58,1 à 65,3. Il y a donc une certaine volatilité mais on retrouve des taux comparables entre 1990 et 2007 (dernière année disponible) : de 72,5 à 70 pour les EU. De 65,4 à 64,7 pour la GB. Seule l'Allemagne connaît une baisse continue et assez forte. La Suède connaît une évolution inverse ; l'Italie est stable.
 
Exception faite du cas allemand, on ne peut qu'être surpris alors que la mondialisation des échanges s'intensifient à partir de 1990 et que les effets du marché unique commencent à se faire sentir en Europe, de la stabilité du partage salaire-profits. On est loin, très loin, de l'envolée des profits au détriment des salaires, dénoncés par certains. Il semblerait qu'existe au contraire une loi d'airain du partage salaires-profits qui en stabilise le niveau autour des 67/33 : c'est très net pour la France, les Eu ou la GB (moins en Allemagne, c'est vrai). Il faut bien voir que par ailleurs ces chiffres sont à manier à précaution dans la mesure où les revenus mixtes (rémunération des entrepreneurs individuels) varient d'un pays à l'autre, de même que les impôts liés à la production. Ce sont les ordres de grandeur qui comptent et pas les décimales. Par ailleurs ils ne concernent que les SQs et excluent ainsi toute une partie de la production (banques et services financiers par exemple). Bref, si on prend soin de ne pas surinterpréter et d en pas faire de la statistique sauvage voire de l'économétrie sauvage, on devrait plutôt être marqué par la stabilité des flux de revenus.

n°23800772
Camelot2
Posté le 31-08-2010 à 18:35:08  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
D'après l'INSEE : http://www.insee.fr/fr/publication [...] age_VA.htm
figure 1.10
 
Le partage de la VA est très stable en France (c'est celui dont je parlais) : depuis 1990, la part de l'EBE dans la VA varie en France entre 66,2 et 68,1%,
 
Pour les autres pays, il oscille pour la Grande-Bretagne entre 61,1 et 67%, pour les Eu entre 68,8 et 74,1 et pour l'Allemagne de 58,1 à 65,3. Il y a donc une certaine volatilité mais on retrouve des taux comparables entre 1990 et 2007 (dernière année disponible) : de 72,5 à 70 pour les EU. De 65,4 à 64,7 pour la GB. Seule l'Allemagne connaît une baisse continue et assez forte. La Suède connaît une évolution inverse ; l'Italie est stable.
 
Exception faite du cas allemand, on ne peut qu'être surpris alors que la mondialisation des échanges s'intensifient à partir de 1990 et que les effets du marché unique commencent à se faire sentir en Europe, de la stabilité du partage salaire-profits. On est loin, très loin, de l'envolée des profits au détriment des salaires, dénoncés par certains. Il semblerait qu'existe au contraire une loi d'airain du partage salaires-profits qui en stabilise le niveau autour des 67/33 : c'est très net pour la France, les Eu ou la GB (moins en Allemagne, c'est vrai). Il faut bien voir que par ailleurs ces chiffres sont à manier à précaution dans la mesure où les revenus mixtes (rémunération des entrepreneurs individuels) varient d'un pays à l'autre, de même que les impôts liés à la production. Ce sont les ordres de grandeur qui comptent et pas les décimales. Par ailleurs ils ne concernent que les SQs et excluent ainsi toute une partie de la production (banques et services financiers par exemple). Bref, si on prend soin de ne pas surinterpréter et d en pas faire de la statistique sauvage voire de l'économétrie sauvage, on devrait plutôt être marqué par la stabilité des flux de revenus.


 
Tu me renvois vraiment vers le rapport sur la VA? Seriously?
 
Même en utilisant la méthode INSEE (critiquable, soit dit en passant), tu as une perte de 2/3 points depuis la période 1950-1974.
Ajouté à cette perte, tu as une déformation à l'intérieur de l'EBE qui a pris des proportions vraiment dingues ces dix dernières années.
 
Ton point de référence est aussi biaisé que celui de 1982 car il acte, comme un fait, la perte opérée depuis 1974. C'est tout simplement malhonnête.  
 
C'est fou comme les extrêmes de ce topic se rejoignent dans l'incapacité à acter les faits contraires à leur idéologie. Ton appel à "la loi d'airain" est tout simplement savoureux.

n°23800843
Profil sup​primé
Posté le 31-08-2010 à 18:41:07  answer
 

Betcour a écrit :


J'ai pas la source pour les années 70 sous le coude mais en 81 c'était encore 64% : http://en.wikipedia.org/wiki/Poverty_in_China

 

et comment il calcul ce seuil  de pauvreté...?

 

...Je vais te le dire.

 
Citation :

.../...L’épineuse question du seuil de pauvreté

 

Pour Martin Ravallion et ses collègues, il s’agissait de mesurer la pauvreté dans les pays en développement au regard de ce que la pauvreté « signifiait » dans les pays les plus pauvres du monde. Concrètement, cela a consisté à recueillir les seuils de pauvreté nationaux de 33 pays en développement et de les convertir dans une monnaie commune, le dollar en parité de pouvoir d’achat. Ils ont alors constaté que globalement les seuils de pauvreté des 8 pays les plus pauvres (et donc avec les seuils de pauvreté les plus bas) tournaient autour de $1 par jour et par personne ce qui est devenu le fameux seuil de pauvreté international. Plus précisément, les dernières estimations de l’étendue de la pauvreté dans le monde utilisaient un seuil de pauvreté à $1,08 en PPA de 1993. Ce seuil international devait être ensuite être converti dans les différentes monnaies nationales puis ajusté suivant les indices des prix à la consommation nationaux afin d’être appliqué au niveau national.

 

Or, en décembre 2007, la banque mondiale a révélé les résultats d’une vaste étude visant à comparer le pouvoir d’achat en 2005 de nombreux pays dans le monde et qui sert de base aux conversions en parité de pouvoir d’achat. Les économistes de la banque mondiale auraient pu se contenter de corriger le seuil de $1,08 de l’inflation américaine ce qui l’aurait poussé à $1,45 en 2005 puis d’appliquer la conversion en PPA de 2005. Mais ils ont préféré remettre tout à plat et recalculer un nouveau seuil de pauvreté toujours sur la base de « ce que la pauvreté signifie dans les pays les plus pauvres du monde ». Et rebelote : on sélectionne parmi 75 seuils de pauvreté nationaux les 15 plus bas |7| (Népal, Tadjikistan et 13 pays d’Afrique subsaharienne) et on regarde ce que cela donne en PPA 2005. Le résultat est un seuil de pauvreté à $1,25 plutôt qu’à $1,45.

 

Ainsi le premier problème soulevé par cette méthode est son caractère arbitraire |8|. Sous prétexte de mesurer la pauvreté telle qu’elle est perçue par les pays pauvres eux-mêmes, la banque mondiale n’a pas voulu adopté une approche centrée sur les besoins humains. Est-ce que des dépenses de consommation équivalentes au seuil de pauvreté international de la banque suffisent à satisfaire les besoins élémentaires d’un être humain ? Poge et Reddy remettent en question une telle hypothèse sur la base d’une étude américaine qui stipule que pour atteindre un nombre minimal de calories par jour, il faut $3,05 de 1993 par jour et par personne : en comparaison, $1 par jour et par personne semble bien peu pour assurer un apport minimal de calories, sans parler des autres besoins élémentaires.

 

Le deuxième problème de cette méthode, c’est qu’elle repose sur des parités de pouvoir d’achat qui ne sont ni bien définies ni adéquates. Les taux de change en parité de pouvoir d’achat sont utilisés pour comparer les niveaux de vie de différents pays. Pour Poge et Reddy, 3 difficultés majeures sont à relever en relation avec la définition d’un seuil de pauvreté :
Les PPA disponibles ne font référence à aucune finalité. En effet, une certaine quantité de monnaie peut être considérée comme équivalente à une autre quantité de monnaie si les deux quantités permettent d’atteindre exactement la même finalité (acheter les mêmes biens et services). Pour avoir du sens, un taux de change en parité de pouvoir d’achat devrait référer à un certain but. Or, le premier intérêt de la production de taux de change PPA était notamment de comparer les PIB à l’échelle internationale si bien que les prix auxquels réfèrent les PPA sont ceux d’une gamme très large de biens et services. Ils sont alors influencés par les prix et les quantités des biens et services consommés disproportionnellement par les non-pauvres et qui ne sont pas pertinents en termes de réduction de la pauvreté. Ainsi que les prix des billets d’avion ou des derniers ordinateurs aient baissé n’a pas grande signification pour un ménage pauvre qui cherche avant tout à se loger, se vêtir et se nourrir.
Les PPA de différentes années ne sont pas comparables en raison des changements de méthodologie et de renouvellement des données ce que reconnaissent Ravallion et ses co-auteurs. Conséquemment, les résultats de la banque mondiale dépendent excessivement de l’année de référence choisie, choix complètement arbitraire. La solution préconisée par la banque mondiale est donc de tracer un trait sur les anciennes estimations réalisées avant le nouveau PPA, ce qui ne permet évidemment pas d’obtenir une tendance générale fiable quant à la réduction de la pauvreté.../...

 

La pauvreté en Chine : aller au delà des chiffres

 

Ce qui fait que ce calcul de la pauvreté et une bouillie infâme,uniquement centré sur la popote économique, et très loin de toutes considérations humaines. En un mot de la merde !!!

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 31-08-2010 à 18:43:44
n°23801003
Profil sup​primé
Posté le 31-08-2010 à 18:59:08  answer
 

Citation :

LES IRLANDAIS VONT-ILS MONTRER LE CHEMIN ?

Les Etats-Unis sont sans autre perspective que d’assister à l’affaiblissement de leur croissance, ce qui menace de les engager dans une claire récession ; le Japon est une fois de plus aux prises avec son vieux démon de la déflation, lançant sans conviction un énième plan pour en sortir ; quant à l’Europe, dont le sort semblait s’améliorer, elle va à nouveau faire parler d’elle.
 
Plus précisément, c’est l’Irlande qui devrait en être l’occasion immédiate, la crise grecque destinée à mûrir plus lentement, et l’espagnole restant toujours sur le fil du rasoir. Le cas irlandais – déjà remarqué en raison de l’ampleur de la récession qu’a connu le pays et de la rigueur du plan d’austérité qui y a été engagé – est en effet à lui tout seul un résumé exemplaire des contradictions dans lesquelles se trouve la zone euro. Comme une mise à nu des mécanismes de contagion entre dette privée et publique qui dominent la scène européenne et ne sont pas prêts d’être résolus.
 
D’ici à la fin septembre, les importants besoins de refinancement des banques irlandaises vont être le détonateur d’un nouvel épisode de la crise de la dette, dévoilant un cercle vicieux bien enclenché. D’un côté l’agence S&P diminue la note de l’Irlande, abaissée à AA-, en raison du poids que représentent les garanties que l’Etat a accordées au système bancaire, de l’autre ce dernier cherche à en obtenir le renouvellement, afin de ne pas se présenter seul sur le marché et supporter des taux qui augmentent avec ceux des obligations souveraines, en raison de l’abaissement de la note. Le cercle est bouclé.
 
Les garanties publiques actuellement en vigueur ne devraient plus être disponibles à la fin du mois de décembre prochain, et les échéances de refinancement des principales banques irlandaises vont intervenir dès ce mois de septembre. Un test attendu et redouté pour la suite des événements. Comment les banques irlandaises vont-elles se présenter sur les marchés et quel accueil vont-elles y recevoir ? Quels montant vont-elles essayer d’y lever et à quelle maturité  ? Quels taux vont-elles devoir consentir  ? Toutes questions auxquelles les prochaines réponses augureront des difficultés qu’elles doivent se préparer à affronter dans un futur qui n’est pas lointain. Et qu’elles voudraient continuer d’esquiver.
 
Le gouvernement irlandais cherche – et le dit clairement – à se dégager de ce poids financier qui n’est pas dans ses moyens et entraîne le pays dans une spirale descendante. Les banques veulent le contraire et le font savoir. La banque centrale irlandaise joue au go between et suggère un renouvellement trimestriel du plan de garantie, car l’effondrement des banques n’est pas non plus dans les moyens de l’Etat. Le décor du prochain acte est planté.
 
Ayant connu un déficit dépassant l’année dernière les 14% de son PIB, ce dernier chutant de plus de 11% la même année, comment l’Irlande pourrait-elle en effet remonter la pente, si en plus du fardeau qu’elle supporte déjà elle devait continuer à financer son système bancaire ? Même sans celui-ci, le chemin va être dans le meilleur des cas très long à parcourir. Le poids de la structure de défaisance mise en place par le gouvernement – NAMA – pourrait même s’accroître, si comme il est plus que probable de nouvelles dépréciations des actifs toxiques qu’elle a recueillis des banques devaient intervenir.
 
Dans un éditorial remarqué à propos de l’Irlande, le Financial Times déclarait tout dernièrement qu’il était temps « d’arrêter la saignée», précisant que « la remise de chèques en blanc aux banques » devait y cesser et qu’elles devaient engager un programme de conversion de leurs dettes en actions. Une détestable issue apparaissant finalement comme un moindre mal, y compris pour les partenaires européens des banques, au premier rang desquels figurent des banques britanniques. Car si un dérapage intervenait, il ne concernerait pas seulement l’Irlande, ce qui explique le ton préoccupé du quotidien financier.
 
On peut se poser la question : si les banques irlandaises, n’ayant pas d’autre choix, devaient s’engager sur cette voie, cela ne donnerait-il pas le signal à d’autres banques dans d’autres pays, afin qu’elles procèdent de même ? Aboutissant à une reconfiguration du système bancaire européen, dont l’interpénétration est grande ? Cela remettrait au premier plan la crise de la dette privée et pourrait engager le début du désamorçage de celle-ci.
 
La BCE va se réunir à nouveau, jeudi prochain, et il en est attendu la confirmation d’une nouveauté : la conversion sans restriction du président de la Bundesbank, Alex Weber, à la poursuite du programme d’injection des liquidités de la banque centrale. Les faits sont là et sont installés désormais, le système bancaire ne peut toujours pas se passer de cette attelle, qui tend à s’inscrire de manière permanente dans le paysage, ses maillons les plus faibles en dépendant étroitement pour se refinancer. Confrontés à la crise de leur propre système bancaire, qu’ils ne parviennent pas à régler, les Allemands en viennent à faire de nécessité vertu.
 
Une autre leçon pourrait être tirée par la BCE, qui se gardera bien de le faire publiquement : son programme d’achat sur le marché secondaire de la dette souveraine n’est pas parvenu à faire baisser les taux que doivent consentir les pays dans la ligne de mire des marchés, comme leurs récentes émissions de l’été l’ont montré.
 
Avant même de s’interroger sur les conséquences à terme de l’accroissement des spreads (écarts) entre les très bas taux dont bénéficient l’Allemagne et la France – en raison du refuge relatif mais recherché que leurs obligations souveraines offrent – et les taux élevés que subit le reste de la zone euro, il faut enregistrer que la BCE est dans l’immédiat au mieux parvenue à calmer le jeu, sans rien régler. Comment les pays les plus étranglés par leur dette vont-ils pouvoir continuer à la refinancer, si les taux restent obstinément au niveau élevé actuel, remettant en question les efforts qu’ils imposent en application de leurs restrictions budgétaires et accroissement de leur fiscalité ?
 
La crise de la dette publique n’est plus dans l’immédiat aiguë, mais elle est également devenue chronique, comme sa petite soeur privée. Dans l’attente d’une nouvelle éruption qui ne manquera pas d’intervenir.
 
Dans l’avenir, quelle politique commune à tous les pays de la zone euro la BCE pourra-t-elle dopter en matière monétaire, pour redéfinir ses taux directeurs, avec une Europe écartelée et n’ayant d’autre avenir que l’éclatement ?
 
Les résultats à l’exportation de l’Allemagne font actuellement l’objet d’évaluations contradictoires. Mais il semble admis que sa croissance actuelle ne va pas se poursuivre, après son redémarrage en flèche. Les incertitudes à ce propos ne doivent cependant pas masquer ce qui est par contre une certitude : l’économie allemande, en raison même de son moteur, continue d’alimenter la crise en accentuant les disparités au sein de la zone euro. Ce paradoxe-là sera-t-il finalement pris en compte, sous la pression des événements à venir ?..../...


http://www.pauljorion.com/blog/?p=15455


Message édité par Profil supprimé le 31-08-2010 à 19:00:02
n°23801052
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 31-08-2010 à 19:05:13  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Et violà toute l'argumentation des crypto-socialistes, incapable de voir plus loin que le bout de leurs frontières.
Ils se couvrent de toutes les qualités humaines possibles (partage, générosité, égalité, etc) mais dès qu'on parle d'un autre pays, il faut le laisser creuver et ne penser qu'à nous.
Le seul humanisme d'amplitude globale, et non à l'échelle de son petit groupe de copain/français/etc, c'est le libéralisme.


 
 [:glass]


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«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
n°23801090
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-08-2010 à 19:08:53  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

 

Tu me renvois vraiment vers le rapport sur la VA? Seriously?

 

Même en utilisant la méthode INSEE (critiquable, soit dit en passant), tu as une perte de 2/3 points depuis la période 1950-1974.
Ajouté à cette perte, tu as une déformation à l'intérieur de l'EBE qui a pris des proportions vraiment dingues ces dix dernières années.

 

Ton point de référence est aussi biaisé que celui de 1982 car il acte, comme un fait, la perte opérée depuis 1974. C'est tout simplement malhonnête.

 

C'est fou comme les extrêmes de ce topic se rejoignent dans l'incapacité à acter les faits contraires à leur idéologie. Ton appel à "la loi d'airain" est tout simplement savoureux.

 

Ce qui est drôle, aussi, c'est que les centristes aiment bien trouver des extrêmes pour prouver leurs dires... C'est tout aussi savoureux.

 

Je ne suis pas idéologue : quand la première fois, il y a des années, je me suis penché sur cette mystérieuse déformation de la VA au profit du capital, j'ai été surpris de voir au contraire sa relative stabilité dans le temps. C'est d'ailleurs ce que des économistes aussi divers que Cotis ou ceux de l'OFCE retiennent : la stabilité dans le temps, la période 1968-1990 étant perçue comme une anomalie, explicable, mais une anomalie quand même.

 

Même si on considère la perte de 2/3 points, elle est très faible :
- car elle a eu lieu dans un contexte de bouleversements économiques tels (libéralisation du marché des capitaux notamment) qu'on aurait pou s'attendre à une progression plus forte du capital. Il n'en a rien été.
- ces 3 points ramenés aux 60 points de la part salariale équivalent à une augmentation de 5% (3/60) des salaires. On ne me fera pas croire que cela changerait radicalement la vie des travailleurs en France. 3 points sur 60 ans, c'est vraiment l'épaisseur du trait.
- ces 3 points peuvent s'expliquer en partie par le chômage, les chômeurs ne contribuant pas à la VA des SQS. Si les chômeurs travaillaient, on regagnerait ces 3 points.
- la question de méthodologie est importante : et il y a différentes façons de mesurer ce partage salaires-profits, notamment en raison de l'érosion très forte des revenus mixtes d'entrepreneurs individuels (moitié-salaire, moitié bénéfices), qui fausse un peu les comparaisons dans le temps. Attention à ne pas avoir la religion des chiffres.

 

Bref, avant de prouver que le capital a vu sa part augmenter depuis 1950, et de laisser entendre ensuite que la gouvernance des entreprises ou la mondialisation (capital nomade versus travail sédentaire) en sont les causes, il faut un peu plus de circonspection. Les idéologues sont peut-être en fait ceux qui s'engouffrent dans la brèche de leurs idées pré-conçues.

 

Quant à l'augmentation des dividendes dans l'EBE, il faut bien comprendre qu'ils découlent largement du désendettement des entreprises en France au cours des années 80. La part de l'EBE étant stable sur la longue période, la diminution des intérêts est donc en partie transformée en dividende. La part qui va aux apporteurs de capitaux (dettes et capital) oscille ainsi de 25 à 45% de 1950 à aujourd'hui (45% en 1983, 35% aujourd'hui). Elle est bien moindre que ce qu'elle était en 1983 par exemple, en % de l'EBE. Avant de s'offusquer à partir d'études un peu rapides et peu scientifiques dans leur méthodologie de l'envolée des dividendes dans la VA, il faudrait tenir compte des modes de financement possibles pour une entreprise. Et peut-être mesurer aussi le rapport dividendes/capitaux propres.

 

Bref, l'économie demande un peu d'humilité. Si, si.

 

 


Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 31-08-2010 à 19:13:58
n°23801159
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 31-08-2010 à 19:15:02  profilanswer
 

limonaire a écrit :


- ces 3 points ramenés aux 60 points de la part salariale équivale à uen augmentation de 5% (3/60) des salaires. On ne me fera pas croire que cela changerait radicalement la vie des travailleurs en France. 3 points sur 60 ans, c'est vraiment l'épaisseur du trait.  
- ces 3 points peuvent s'expliquer en partie par le chômage, les chômeurs ne contribuant pas à la VA des SQS. Si les chômeurs travaillaient, on regagnerait ces 3 points.
 


Bingo, tu as bien tout dit là. Le truc c'est que t'as pas du tout percuté sur ce que ça représente.
 
Combien de chômeurs en France ? Disons 3 millions. Donc si on suit ton deuxième point, ça veut dire que ces 3 points de PIB représentent 3 millions de revenus pour des travailleurs. Ce qui est, c'est là où tu te gourres complètement, radicalement important.
 
C'est surréaliste : tu viens d'expliquer que ces 3 points représentent 3 millions de chômeurs tout en disant que c'est pas grand chose  [:mouais]

mood
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Posté le 31-08-2010 à 19:15:02  profilanswer
 

n°23801199
Camelot2
Posté le 31-08-2010 à 19:18:46  profilanswer
 

Citation :

Quant à l'augmentation des dividendes dans l'EBE, il faut bien comprendre qu'ils découlent largement du désendettement des entreprises en France au cours des années 80.


 
C'est faux. Et je l'ai démontré quelques pages auparavant.
 

Citation :

(45% en 1983, 35% aujourd'hui).Elle est bien moindre que ce qu'elle était en 1983 par exemple, en % de l'EBE


 
Hahaha...prendre le point haut des intérêts comme référence. Malhonnête, pas d'autres mot.
 
EDIT:Je ne réponds même pas sur le reste, ça me fatigue d'avoir affaire à un mur.

Message cité 1 fois
Message édité par Camelot2 le 31-08-2010 à 19:19:13
n°23801265
Profil sup​primé
Posté le 31-08-2010 à 19:24:39  answer
 

n0name a écrit :

 

Et violà toute l'argumentation des crypto-socialistes, incapable de voir plus loin que le bout de leurs frontières.
Ils se couvrent de toutes les qualités humaines possibles (partage, générosité, égalité, etc) mais dès qu'on parle d'un autre pays, il faut le laisser creuver et ne penser qu'à nous.

 

Le seul humanisme d'amplitude globale, et non à l'échelle de son petit groupe de copain/français/etc, c'est le libéralisme.

 

et voila le second argument encore plus vaseux que le premier,en plus d'être d'une hypocrisie sans nom. La pseudo entraide libérale " l'internationale libérale" pour venir en aide aux pauvres chinois, en les faisant travailler 12h par jour 6 jours par ce semaine, sans sécu ni retraite, concurrence oblige.

 

[:gopa]

 

C'est a se tordre de rire si ce n'était pas si pathétique !!!

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 31-08-2010 à 19:42:03
n°23801360
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-08-2010 à 19:32:14  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Bingo, tu as bien tout dit là. Le truc c'est que t'as pas du tout percuté sur ce que ça représente.
 
Combien de chômeurs en France ? Disons 3 millions. Donc si on suit ton deuxième point, ça veut dire que ces 3 points de PIB représentent 3 millions de revenus pour des travailleurs. Ce qui est, c'est là où tu te gourres complètement, radicalement important.
 
C'est surréaliste : tu viens d'expliquer que ces 3 points représentent 3 millions de chômeurs tout en disant que c'est pas grand chose  [:mouais]


 
Je vois où tu veux en venir. Si on basculait ces 3 points du capital vers le travail, on résoudrait le chômage. Et du coup, ce serait bien cette déformation de 3points au profit du capital qui serait la cause du chômage.
 
Sauf que...
 
1- on ne peut pas raisonner avec des agrégats : cela conduit à de graves erreurs de raisonnements et de politiques économiques.
2- si on prélevait par l'impôt ces 3 points pour les redistribuer aux salariés, il n'y aurait pas d'emplois supplémentaires créés.
3- si le "capital" n'embauche pas ces 3 millions de chômeurs, c'est que leur coût est trop élevé. Si par exemple on diminue le coût du travail, ces chômeurs seront embauchés et la masse salariale augmentera. Le transfert capital-travail aura eu lieu (la part du capital diminuera au profit du travail) mais ce transfert que tu observerais dans les agrégats n'en est pas un : il y aurait en fait création de richesses, la VA globale serait plus grosse et on serait donc en présence non d'un transfert (idée de jeu à somme nulle) mais d'un jeu à somme positive où capital et travail gagneraient tous deux.
4- Où l'on voit que le concept de partage de la VA induit l'idée d'un antagonisme salariés-capital (ce que prennent les uns est prélevé sur la part des autres), alors qu'en fait il s'agit d'un jeu gagnant-gagnant. Le choix du mot "partage" est également piégeuse pour le grand public : elle laisse croire qu'on crée la VA puis qu'on se réunit autour d'une table pour effectuer le partage. Cette idée est fausse bien sûr, mais très ancrée dans l'esprit des gens. Enfin, l'idée de partage ressuscite l'idée d'une lutte des classes : là encore, c'est un raccourci qui va à l'encontre de l'individualisme méthodologique, que l'on peut trouver plus opérationnel pour expliquer le monde, que la lutte des classes.

n°23801375
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 31-08-2010 à 19:33:30  profilanswer
 

A propos du SMIC : il est dit ici qu'il fausse le marché du travail parce qu'il coûte plus cher qu'il ne rapporte de valeur ajoutée.
Il a été cité comme exemple le cas du pompiste, qui si le SMIC était supprimé, reviendrait dans nos stations-services.
(j'avais d'ailleurs ironisé sur l'exemple et fait le parallèle avec la fin du stock pétrolier :o)
 
Mais, ce que je ne comprends pas, c'est qui si l'emploi de pompiste avait été justifié (par exemple pour des raisons de sécurité), il y en aurait toujours ! Et le prix de l'essence aurait-il augmenté d'une façon importante pour autant ?
Parce que un SMIC par rapport au nombre de litre d'essence vendu par mois dans un hyper, ça doit représenter pas grand chose...
 
Ce qui a supprimé l'emploi de pompiste, ce n'est pas le SMIC, c'est la concurrence entre ceux qui l'avaient gardé et ceux qui l'avaient supprimé, non ?


---------------
OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23801434
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-08-2010 à 19:37:37  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Citation :

Quant à l'augmentation des dividendes dans l'EBE, il faut bien comprendre qu'ils découlent largement du désendettement des entreprises en France au cours des années 80.


 
C'est faux. Et je l'ai démontré quelques pages auparavant.
 

Citation :

(45% en 1983, 35% aujourd'hui).Elle est bien moindre que ce qu'elle était en 1983 par exemple, en % de l'EBE


 
Hahaha...prendre le point haut des intérêts comme référence. Malhonnête, pas d'autres mot.
 
EDIT:Je ne réponds même pas sur le reste, ça me fatigue d'avoir affaire à un mur.


 
La moyenne des sommes qui vont aux apporteurs de capitaux est de 30% de l'EBE depuis 1950, les chiffres oscillant entre 23 et 45%. Vu sous cet angle la somme de 35% allant aujourd'hui aux dividendes+intérêts n'est pas forcément aberrante, ne t'en déplaise.
 
Quant à ta démonstration d'il y a quelques pages, ce n'en est pas une, évidemment.  

n°23801523
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 31-08-2010 à 19:43:54  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je vois où tu veux en venir. Si on basculait ces 3 points du capital vers le travail, on résoudrait le chômage. Et du coup, ce serait bien cette déformation de 3points au profit du capital qui serait la cause du chômage.
 
Sauf que...
 
1- on ne peut pas raisonner avec des agrégats : cela conduit à de graves erreurs de raisonnements et de politiques économiques.
2- si on prélevait par l'impôt ces 3 points pour les redistribuer aux salariés, il n'y aurait pas d'emplois supplémentaires créés.
3- si le "capital" n'embauche pas ces 3 millions de chômeurs, c'est que leur coût est trop élevé. Si par exemple on diminue le coût du travail, ces chômeurs seront embauchés et la masse salariale augmentera. Le transfert capital-travail aura eu lieu (la part du capital diminuera au profit du travail) mais ce transfert que tu observerais dans les agrégats n'en est pas un : il y aurait en fait création de richesses, la VA globale serait plus grosse et on serait donc en présence non d'un transfert (idée de jeu à somme nulle) mais d'un jeu à somme positive où capital et travail gagneraient tous deux.
4- Où l'on voit que le concept de partage de la VA induit l'idée d'un antagonisme salariés-capital (ce que prennent les uns est prélevé sur la part des autres), alors qu'en fait il s'agit d'un jeu gagnant-gagnant. Le choix du mot "partage" est également piégeuse pour le grand public : elle laisse croire qu'on crée la VA puis qu'on se réunit autour d'une table pour effectuer le partage. Cette idée est fausse bien sûr, mais très ancrée dans l'esprit des gens. Enfin, l'idée de partage ressuscite l'idée d'une lutte des classes : là encore, c'est un raccourci qui va à l'encontre de l'individualisme méthodologique, que l'on peut trouver plus opérationnel pour expliquer le monde, que la lutte des classes.


Ton 3 est très clair de ton idéologie : le capital ne se trompe pas et c'est un "gentil". Tu rejettes implicitement l'idée basique que le capital a tout simplement choisi de faire exploser ses profits via ses moyens de pression. Non, pour toi, le capital, s'il le peut, il aurait forcément embaucher. On nage en plein délire là :D  
 
Donc on oublie ton 3 : nul et non avenu. Les capitalistes ne sont pas sympas avec les salariés, ils sont là pour faire de la thune avant tout.  
 
Le 2 : j'ai expliqué que si. On passe à 32h de travail hebdomadaire, avec un salaire identique. Ce qui engendre un manque d'heures travaillées de 8%. Ces 8% seront alors remplacés par une embauche de 8% de travailleurs en plus. La différence des 32h payées 35h et des 8% d'emplois en plus peuvent être financés par ces 3% du PIB.  
 
Bon, en pratique, ça marchera pas aussi parfaitement bien sur, mais si tu offres aux entreprises une vraie subvention équivalente à la perte subies, ça marchera quand même bien (contrairement aux 35h donc où le subventionnement était insuffisant). On notera que les emplois créés seront alors similaires aux emplois existants. Donc on ne créera pas des sous-pauvres comme avec ta suppression du SMIC sans impôt négatif.

n°23801658
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-08-2010 à 19:58:02  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Ton 3 est très clair de ton idéologie : le capital ne se trompe pas et c'est un "gentil". Tu rejettes implicitement l'idée basique que le capital a tout simplement choisi de faire exploser ses profits via ses moyens de pression. Non, pour toi, le capital, s'il le peut, il aurait forcément embaucher. On nage en plein délire là :D  
 
Donc on oublie ton 3 : nul et non avenu. Les capitalistes ne sont pas sympas avec les salariés, ils sont là pour faire de la thune avant tout.  
 
Le 2 : j'ai expliqué que si. On passe à 32h de travail hebdomadaire, avec un salaire identique. Ce qui engendre un manque d'heures travaillées de 8%. Ces 8% seront alors remplacés par une embauche de 8% de travailleurs en plus. La différence des 32h payées 35h et des 8% d'emplois en plus peuvent être financés par ces 3% du PIB.  
 
Bon, en pratique, ça marchera pas aussi parfaitement bien sur, mais si tu offres aux entreprises une vraie subvention équivalente à la perte subies, ça marchera quand même bien (contrairement aux 35h donc où le subventionnement était insuffisant). On notera que les emplois créés seront alors similaires aux emplois existants. Donc on ne créera pas des sous-pauvres comme avec ta suppression du SMIC sans impôt négatif.


 
Ce qui me frappe toujours, c'est la certitude de nos économistes en chambre. J'étais infiniment moins sûr de moi quand j'ai entamé ma découverte de l'économie il y a quelques années maintenant.
 
Sur le capital qui serait "gentil" : je n'ai jamais dit ça. Quand par exemple, je n'achète pas de tomates à 3 euros car je les trouve trop cher, je ne suis ni gentil ni méchant. J'optimise mes choix en fonction de mes goûts et de ma contrainte de budget. Il est de même pour les entreprises : elles maximisent leur profit en suivant leurs intérêts et en comparant coût du capital et coût du travail. A 1000 euros, elles n'embauchent pas, à 800 elles le feraient. Pas par gentillesse : par intérêt tout simplement. La preuve que ça marche : c'est qu'on a réduit les charges sur le Smic pour justement favoriser l'embauche des non qualifiés, avec une certaine réussite. (on pourrait y revenir, mais bon, je simplifie).
 
Sur ton projet de réduction du temps de travail, t'es-tu penché sur les 35h Aubry ? Qu'est-ce qui te permet d'affirmer que les subventions étaient faibles ? Par ailleurs ton projet de financement porte sur 3 points de Pib prélevés sur le capital : cela représente presque 10% (3/30) de l'EBE, et sans doute un bon tiers des profits nets des entreprises. C'est tout simplement énorme. Tu penses vraiment qu'un tel projet n'aurait aucun impact négatif sur l'investissement des entreprises ? tu penses aussi que cela n'encouragerait pas les entreprises à se délocaliser ? Pour rappel, les lois Aubry, ce doit être (de mémoire, flemme de chercher), 20 à 30 milliards d'allègement de charges, soit 1 à 1,5 point de Pib. C'est déjà beaucoup. Enfin, passer de 35 à 32 ne créera pas 8% d'emplois : certains emplois ne sont pas interchangeables ou divisibles ; certaines entreprises feront faire en 32h ce qui était fait en 35h. Bref, tu auras une grosse déperdition, au maximum 2% (2points) d'emplois crées. Il te restera 8% de chômeurs officiels, et tu auras augmenté les prélèvements obligatoires de 1 point.
 
Mais je devine que tu ne seras pas convaincu. Je te suggère donc d'envoyer ta proposition au PS et au Front de gauche. On verra bien s'ils s'en saisissent. J'ai de gros doutes pour le PS, qui a déjà donné. Mais continue à croire en ton idée et rapproche toi de Larrouturou : il défend la même idée que toi.  

n°23801684
Camelot2
Posté le 31-08-2010 à 19:59:41  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
La moyenne des sommes qui vont aux apporteurs de capitaux est de 30% de l'EBE depuis 1950, les chiffres oscillant entre 23 et 45%. Vu sous cet angle la somme de 35% allant aujourd'hui aux dividendes+intérêts n'est pas forcément aberrante, ne t'en déplaise.
 
Quant à ta démonstration d'il y a quelques pages, ce n'en est pas une, évidemment.  


 
Pourquoi tu raisonnes toujours dans l'EBE? Ca fait mal aux fesses d'admettre que c'est encore pire au niveau de la VA?
 
Quant à ton analyse "en moyenne" alors que tu prends en compte la période "anomalie" de 1975-1986, c'est mythique.
De 1950 à 1974, on a 27.1% de moyenne. (8.3% dans la VA)
De 1986 à 2007, on a 31.5% de moyenne. (10.2% dans la VA)
 
Déjà, ça part mal, il y a deux périodes qui se détachent.
Et, sur les quatre dernières années (2004-2007):
32.9 33.8 33.3 35.4
10.6 10.8 10.7 11.5
 
Si 35.4 et 11.5 ne sont pas des anomalies, je veux bien me faire moine.
 
Drôle n'est-ce pas?
 
Quant à ma démonstration, elle est tout à fait valable et visible, à l'oeil nu, pour les 7 dernières années. Les principaux transferts se font par rapport à l'épargne, pas entre intérêts et dividendes.  
 
Continue à t'enfoncer à justifier l'injustifiable.
 

n°23801700
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 31-08-2010 à 20:02:17  profilanswer
 

les amateurs de bas salaires là, est-ce que vous pensez que c'est un objectif intelligent de payer les gens à des salaires très faibles pour qu'on remplace les moissoneuses batteuses par des faucheurs à la main ? :o


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°23801807
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 31-08-2010 à 20:12:28  profilanswer
 

limonaire a écrit :


Ce qui me frappe toujours, c'est la certitude de nos économistes en chambre. J'étais infiniment moins sûr de moi quand j'ai entamé ma découverte de l'économie il y a quelques années maintenant.

 

Sur le capital qui serait "gentil" : je n'ai jamais dit ça. Quand par exemple, je n'achète pas de tomates à 3 euros car je les trouve trop cher, je ne suis ni gentil ni méchant. J'optimise mes choix en fonction de mes goûts et de ma contrainte de budget. Il est de même pour les entreprises : elles maximisent leur profit en suivant leurs intérêts et en comparant coût du capital et coût du travail. A 1000 euros, elles n'embauchent pas, à 800 elles le feraient. Pas par gentillesse : par intérêt tout simplement. La preuve que ça marche : c'est qu'on a réduit les charges sur le Smic pour justement favoriser l'embauche des non qualifiés, avec une certaine réussite. (on pourrait y revenir, mais bon, je simplifie).


Et donc quand le capital peut demander 1 point de PIB en plus, il le fait. Parce que c'est son rôle. Il n'y a aucune raison que le capital aille par principe, comme tu le dis, embaucher en plus si ça lui rapportera moins que de ponctionner directement le revenu de l'entreprise. Il s'en fout de créer des embauches si ça lui sert pas, il est là pour gagner du pognon.

 
Citation :


Sur ton projet de réduction du temps de travail, t'es-tu penché sur les 35h Aubry ? Qu'est-ce qui te permet d'affirmer que les subventions étaient faibles ? Par ailleurs ton projet de financement porte sur 3 points de Pib prélevés sur le capital : cela représente presque 10% (3/30) de l'EBE, et sans doute un bon tiers des profits nets des entreprises. C'est tout simplement énorme. Tu penses vraiment qu'un tel projet n'aurait aucun impact négatif sur l'investissement des entreprises ? tu penses aussi que cela n'encouragerait pas les entreprises à se délocaliser ? Pour rappel, les lois Aubry, ce doit être (de mémoire, flemme de chercher), 20 à 30 milliards d'allègement de charges, soit 1 à 1,5 point de Pib. C'est déjà beaucoup. Enfin, passer de 35 à 32 ne créera pas 8% d'emplois : certains emplois ne sont pas interchangeables ou divisibles ; certaines entreprises feront faire en 32h ce qui était fait en 35h. Bref, tu auras une grosse déperdition, au maximum 2% (2points) d'emplois crées. Il te restera 8% de chômeurs officiels, et tu auras augmenté les prélèvements obligatoires de 1 point.

 

Mais je devine que tu ne seras pas convaincu. Je te suggère donc d'envoyer ta proposition au PS et au Front de gauche. On verra bien s'ils s'en saisissent. J'ai de gros doutes pour le PS, qui a déjà donné. Mais continue à croire en ton idée et rapproche toi de Larrouturou : il défend la même idée que toi.


Entendre ça de quelqu'un qui qualifiait deux posts au dessus de "grosseur du trait", c'est quand même savoureux :D Donc selon le point de vue, un coup tu dis que c'est rien, un coup tu dis que c'est énorme ? Faudrait quand même savoir.

 

Tu sors ça d'où seulement 2% d'emplois créés ? Marrant comme tu es d'un pessimisme total alors que pour d'autres mesures, t'arrives à dire qu'on peut atteindre le plein emploi, direct, dans un optimisme total. Marrant cette dichotomie dans la perception des choses ...

 

Ce que t'oublies de prendre en compte, c'est que 1 ou 2 millions de chômeurs en moins, c'est 50 milliards de bonus dans les caisses de l'état. Ben oui, ça fait moins de chômage et divers allocs à payer et un tas de rentrées fiscales en plus (taxes, cotisations et impôts en tout genre). En fait ici, c'est plutôt un déplacement à voir : plutôt que de financer des chômeurs, on finance des emplois.

Message cité 1 fois
Message édité par Ernestor le 31-08-2010 à 20:14:12
n°23801838
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-08-2010 à 20:15:33  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Pourquoi tu raisonnes toujours dans l'EBE? Ca fait mal aux fesses d'admettre que c'est encore pire au niveau de la VA?
 
Quant à ton analyse "en moyenne" alors que tu prends en compte la période "anomalie" de 1975-1986, c'est mythique.
De 1950 à 1974, on a 27.1% de moyenne. (8.3% dans la VA)
De 1986 à 2007, on a 31.5% de moyenne. (10.2% dans la VA)
 
Déjà, ça part mal, il y a deux périodes qui se détachent.
Et, sur les quatre dernières années (2004-2007):
32.9 33.8 33.3 35.4
10.6 10.8 10.7 11.5
 
Si 35.4 et 11.5 ne sont pas des anomalies, je veux bien me faire moine.
 
Drôle n'est-ce pas?
 
Quant à ma démonstration, elle est tout à fait valable et visible, à l'oeil nu, pour les 7 dernières années. Les principaux transferts se font par rapport à l'épargne, pas entre intérêts et dividendes.  
 
Continue à t'enfoncer à justifier l'injustifiable.
 


 
Il faut être un constructiviste indécrottable pour s'imaginer connaître les bornes dans lesquels doivent naviguer les agrégats. C'est une démarche scientiste, pas du tout scientifique. L'économie est le reflet du comportement de millions d'agents qui agissent de façon décentralisée sans se connaître : tu ne peux donc  absolument pas dire que tel agrégat doit se rapprocher de la moyenne des années passées. Cela n'a aucun sens. Le simple fait que tu parles de transfert montre que tu ne comprends pas qu'une économie est dynamique, à somme positive. Si ces dernières années, les augmentations de capital ont été fortes, ou si les occasions d'investissement et de lancement de projets ont été faibles, ou si la nécessité de fidéliser les actionnaires s'imposait, on comprend que les entreprises aient versé de forts dividendes. En quoi s'agit-il d'anomalies ? Tu ne peux pas le dire, moi non plus, ni aucun haut fonctionnaire. Seuls les gens responsables, çàd ayant les droits de propriété sur ces entreprises, les dirigeants ou les actionnaires de telle ou telle entreprise peuvent juger les dividendes excessifs ou insuffisants. Pas toi, ni moi. D'autant  que l'étude historique (qui n'a pas valeur de preuve, juste de présomption) montre que la part allant aux apporteurs de capitaux varient très fortement depuis 1949 (de 23 à 43% de l'EBE), et qu'avec aujourd'hui un taux de 35%, on est loin d'être dans des proportions délirantes.
 
Pour prendre un exemple concret, supposons que L'Oréal double le dividende à Mme Bettencourt : au nom de quoi jugerais-tu que cela est excessif ? C'est comme si des parents doublaient l'aide mensuelle qu'ils donnent à leur fils étudiant : qui pourrait dire que c'est excessif ? Dans une économie de marché, seuls comptent les droits de propriété légitimes. Les actionnaires sont donc libres d'affecter librement leurs bénéfices : s'ils distribuent trop de dividendes au détriment de l'autofinancement, le marché saura leur rappeler leur erreur. Mais on ne peut pas ex ante connaître quel est pour tel ou telle entreprise le bon niveau de distribution. C'est absolument contingent : cela dépend de l'entreprise, de son marché, de ses projets, de son secteur d'activité... Si on ne peut pas le dire ex ante pour une entreprise, alors, au niveau macro, tu penses...

n°23801866
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-08-2010 à 20:18:02  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

les amateurs de bas salaires là, est-ce que vous pensez que c'est un objectif intelligent de payer les gens à des salaires très faibles pour qu'on remplace les moissoneuses batteuses par des faucheurs à la main ? :o


 
Ce ne serait pas rentable, tu le sais bien... Tu as l'humeur badine, décidément, ce soir...
 
Quant aux salaires faibles, ce n'est pas moi qui les accorde : c'est le marché, les consommateurs des restaurants, ceux qui paient les femmes de ménage, ...
 
 

n°23801969
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-08-2010 à 20:26:36  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Et donc quand le capital peut demander 1 point de PIB en plus, il le fait. Parce que c'est son rôle. Il n'y a aucune raison que le capital aille par principe, comme tu le dis, embaucher en plus si ça lui rapportera moins que de ponctionner directement le revenu de l'entreprise. Il s'en fout de créer des embauches si ça lui sert pas, il est là pour gagner du pognon.
 

Citation :


Sur ton projet de réduction du temps de travail, t'es-tu penché sur les 35h Aubry ? Qu'est-ce qui te permet d'affirmer que les subventions étaient faibles ? Par ailleurs ton projet de financement porte sur 3 points de Pib prélevés sur le capital : cela représente presque 10% (3/30) de l'EBE, et sans doute un bon tiers des profits nets des entreprises. C'est tout simplement énorme. Tu penses vraiment qu'un tel projet n'aurait aucun impact négatif sur l'investissement des entreprises ? tu penses aussi que cela n'encouragerait pas les entreprises à se délocaliser ? Pour rappel, les lois Aubry, ce doit être (de mémoire, flemme de chercher), 20 à 30 milliards d'allègement de charges, soit 1 à 1,5 point de Pib. C'est déjà beaucoup. Enfin, passer de 35 à 32 ne créera pas 8% d'emplois : certains emplois ne sont pas interchangeables ou divisibles ; certaines entreprises feront faire en 32h ce qui était fait en 35h. Bref, tu auras une grosse déperdition, au maximum 2% (2points) d'emplois crées. Il te restera 8% de chômeurs officiels, et tu auras augmenté les prélèvements obligatoires de 1 point.
 
Mais je devine que tu ne seras pas convaincu. Je te suggère donc d'envoyer ta proposition au PS et au Front de gauche. On verra bien s'ils s'en saisissent. J'ai de gros doutes pour le PS, qui a déjà donné. Mais continue à croire en ton idée et rapproche toi de Larrouturou : il défend la même idée que toi.  


Entendre ça de quelqu'un qui qualifiait deux posts au dessus de "grosseur du trait", c'est quand même savoureux :D Donc selon le point de vue, un coup tu dis que c'est rien, un coup tu dis que c'est énorme ? Faudrait quand même savoir.
 
Tu sors ça d'où seulement 2% d'emplois créés ? Marrant comme tu es d'un pessimisme total alors que pour d'autres mesures, t'arrives à dire qu'on peut atteindre le plein emploi, direct, dans un optimisme total. Marrant cette dichotomie dans la perception des choses ...
 
Ce que t'oublies de prendre en compte, c'est que 1 ou 2 millions de chômeurs en moins, c'est 50 milliards de bonus dans les caisses de l'état. Ben oui, ça fait moins de chômage et divers allocs à payer et un tas de rentrées fiscales en plus (taxes, cotisations et impôts en tout genre). En fait ici, c'est plutôt un déplacement à voir : plutôt que de financer des chômeurs, on finance des emplois.


 
1) C'est compliqué de répondre. Je crois que je n'arriverais pas à te convaincre car tu as une vision de ce qu'est la VA, son partage, ou le capital, une vision fausse. Le capital, ça n'existe pas. Ce qui existe, c'est l'entrepreneur ou l'actionnaire : et lui embauche plus quand le salaire baisse. C'est incontestable. Tu raisonnes de façon binaire : je consomme ou pas, j'embauche ou pas, j'investis ou pas. Mais ces choix sont contingents et dépendent notamment des prix. Si le taux d'intérêt baisse, j'investis plus. Si le prix baisse, je consomme plus. Et de même, si les salaires baissent, j'embauche plus.
 
2) L'épaisseur du trait, c'est compte tenue de la durée (60 ans, de 1950 à aujourd'hui), de la comparaison avec les salaires (60% et non les 30% de l'EBE), et des problèmes de méthodologie (les revenus mixtes notamment)
 
3) Pour les 2% d'emplois créés quand on réduit la durée du travail de 8% : il suffit de voir l'expérience Aubry. Elle diminue la durée du travail de 10% (de 39 à 35h) : il n' y a pas eu pourtant 1,6 millions d'emplois créés (10%*16 millions), mais seulement 400.000, en comptant large. Soit une déperdition de 75%. Et pourtant, il y en a eu, des subventions.
 
4) L'idée de financer des emplois plutôt que des chômeurs est séduisante. Mais bon... Une autre fois.

n°23801971
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 31-08-2010 à 20:26:54  profilanswer
 

limonaire a écrit :


Il faut être un constructiviste indécrottable pour s'imaginer connaître les bornes dans lesquels doivent naviguer les agrégats. C'est une démarche scientiste, pas du tout scientifique. L'économie est le reflet du comportement de millions d'agents qui agissent de façon décentralisée sans se connaître : tu ne peux donc  absolument pas dire que tel agrégat doit se rapprocher de la moyenne des années passées. Cela n'a aucun sens. Le simple fait que tu parles de transfert montre que tu ne comprends pas qu'une économie est dynamique, à somme positive. Si ces dernières années, les augmentations de capital ont été fortes, ou si les occasions d'investissement et de lancement de projets ont été faibles, ou si la nécessité de fidéliser les actionnaires s'imposait, on comprend que les entreprises aient versé de forts dividendes. En quoi s'agit-il d'anomalies ? Tu ne peux pas le dire, moi non plus, ni aucun haut fonctionnaire. Seuls les gens responsables, çàd ayant les droits de propriété sur ces entreprises, les dirigeants ou les actionnaires de telle ou telle entreprise peuvent juger les dividendes excessifs ou insuffisants. Pas toi, ni moi. D'autant  que l'étude historique (qui n'a pas valeur de preuve, juste de présomption) montre que la part allant aux apporteurs de capitaux varient très fortement depuis 1949 (de 23 à 43% de l'EBE), et qu'avec aujourd'hui un taux de 35%, on est loin d'être dans des proportions délirantes.
 
Pour prendre un exemple concret, supposons que L'Oréal double le dividende à Mme Bettencourt : au nom de quoi jugerais-tu que cela est excessif ? C'est comme si des parents doublaient l'aide mensuelle qu'ils donnent à leur fils étudiant : qui pourrait dire que c'est excessif ? Dans une économie de marché, seuls comptent les droits de propriété légitimes. Les actionnaires sont donc libres d'affecter librement leurs bénéfices : s'ils distribuent trop de dividendes au détriment de l'autofinancement, le marché saura leur rappeler leur erreur. Mais on ne peut pas ex ante connaître quel est pour tel ou telle entreprise le bon niveau de distribution. C'est absolument contingent : cela dépend de l'entreprise, de son marché, de ses projets, de son secteur d'activité... Si on ne peut pas le dire ex ante pour une entreprise, alors, au niveau macro, tu penses...


Tu ne comprends effectivement pas grand chose puisque tu considères qu'il est pas anormal de donner des salaires de quelques centaines d'€ à des travailleurs. Ca va de paire avec ton histoire Bettencourt là. Pour toi, tout marche comme le marché le décide et point barre. Le marché seul est suffisant. Et qu'importe ce que pensent les êtres humains dans tout ça, c'est pas le sujet. L'économie c'est eux et pour eux, mais jamais ça n'intervient comme variable de base dans tes propos.
 
De l'idéologie à l'état pur. On a jamais eu la bonne idée de suivre un idéologue sans que ça mène au carnage.

n°23801983
Profil sup​primé
Posté le 31-08-2010 à 20:27:33  answer
 

limonaire a écrit :

 

Il faut être un constructiviste indécrottable pour s'imaginer connaître les bornes dans lesquels doivent naviguer les agrégats. C'est une démarche scientiste, pas du tout scientifique. L'économie est le reflet du comportement de millions d'agents qui agissent de façon décentralisée sans se connaître : tu ne peux donc  absolument pas dire que tel agrégat doit se rapprocher de la moyenne des années passées. Cela n'a aucun sens. Le simple fait que tu parles de transfert montre que tu ne comprends pas qu'une économie est dynamique, à somme positive. Si ces dernières années, les augmentations de capital ont été fortes, ou si les occasions d'investissement et de lancement de projets ont été faibles, ou si la nécessité de fidéliser les actionnaires s'imposait, on comprend que les entreprises aient versé de forts dividendes. En quoi s'agit-il d'anomalies ? Tu ne peux pas le dire, moi non plus, ni aucun haut fonctionnaire. Seuls les gens responsables, çàd ayant les droits de propriété sur ces entreprises, les dirigeants ou les actionnaires de telle ou telle entreprise peuvent juger les dividendes excessifs ou insuffisants. Pas toi, ni moi. D'autant  que l'étude historique (qui n'a pas valeur de preuve, juste de présomption) montre que la part allant aux apporteurs de capitaux varient très fortement depuis 1949 (de 23 à 43% de l'EBE), et qu'avec aujourd'hui un taux de 35%, on est loin d'être dans des proportions délirantes.

 

Pour prendre un exemple concret, supposons que L'Oréal double le dividende à Mme Bettencourt : au nom de quoi jugerais-tu que cela est excessif ? C'est comme si des parents doublaient l'aide mensuelle qu'ils donnent à leur fils étudiant : qui pourrait dire que c'est excessif ? Dans une économie de marché, seuls comptent les droits de propriété légitimes. Les actionnaires sont donc libres d'affecter librement leurs bénéfices : s'ils distribuent trop de dividendes au détriment de l'autofinancement, le marché saura leur rappeler leur erreur. Mais on ne peut pas ex ante connaître quel est pour tel ou telle entreprise le bon niveau de distribution. C'est absolument contingent : cela dépend de l'entreprise, de son marché, de ses projets, de son secteur d'activité... Si on ne peut pas le dire ex ante pour une entreprise, alors, au niveau macro, tu penses...

 

:sleep:  :sleep:

 

et une fois que Bettencourt aura multiplier par mille ses dividendes, elle en fait quoi ? une dizaine d'iles en plus au soleil.  :pfff:  :pfff:

 

Pendant ce temps on va supprimer le SMIC pour en donner encore plus a la Bettenccourt. Tu ne vois pas le ridicule du système, tu vois pas la décadence dans laquelle on est entrain de plonger.

 

Oui, je sais, tous ça te passe au dessus de la tête. Tu planes a 15 miles !!!

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 31-08-2010 à 20:28:48
n°23802026
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-08-2010 à 20:30:40  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Tu ne comprends effectivement pas grand chose puisque tu considères qu'il est pas anormal de donner des salaires de quelques centaines d'€ à des travailleurs. Ca va de paire avec ton histoire Bettencourt là. Pour toi, tout marche comme le marché le décide et point barre. Le marché seul est suffisant. Et qu'importe ce que pensent les êtres humains dans tout ça, c'est pas le sujet. L'économie c'est eux et pour eux, mais jamais ça n'intervient comme variable de base dans tes propos.
 
De l'idéologie à l'état pur. On a jamais eu la bonne idée de suivre un idéologue sans que ça mène au carnage.


 
En quoi rappeler que dans une économie de marché, les droits de propriété sont premiers, fait de moi un idéologue. Les révolutionniares de 1789 étaient aussi idéologues ? On en découvre tous les jours.

n°23802042
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-08-2010 à 20:32:03  profilanswer
 


 
Mais qui possède L'Oréal ? toi, les salariés de L'Oréal ou l'Etat  ?  

n°23802063
Profil sup​primé
Posté le 31-08-2010 à 20:34:04  answer
 

limonaire a écrit :


 
Mais qui possède L'Oréal ? toi, les salariés de L'Oréal ou l'Etat  ?  


 
Sans les salariés l'Oréal serait rien. N'oublie jamais ça  :o

n°23802065
xilebo
noone
Posté le 31-08-2010 à 20:34:06  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
En quoi rappeler que dans une économie de marché, les droits de propriété sont premiers, fait de moi un idéologue. Les révolutionniares de 1789 étaient aussi idéologues ? On en découvre tous les jours.


 

limonaire a écrit :


 
Mais qui possède L'Oréal ? toi, les salariés de L'Oréal ou l'Etat  ?  


 
 
C'est pour cela qu'il faudrait redéfinir le droit à la propriété, et le borner.

n°23802066
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 31-08-2010 à 20:34:10  profilanswer
 

limonaire a écrit :


Entendre ça de quelqu'un qui qualifiait deux posts au dessus de "grosseur du trait", c'est quand même savoureux :D Donc selon le point de vue, un coup tu dis que c'est rien, un coup tu dis que c'est énorme ? Faudrait quand même savoir.
 
Tu sors ça d'où seulement 2% d'emplois créés ? Marrant comme tu es d'un pessimisme total alors que pour d'autres mesures, t'arrives à dire qu'on peut atteindre le plein emploi, direct, dans un optimisme total. Marrant cette dichotomie dans la perception des choses ...
 
Ce que t'oublies de prendre en compte, c'est que 1 ou 2 millions de chômeurs en moins, c'est 50 milliards de bonus dans les caisses de l'état. Ben oui, ça fait moins de chômage et divers allocs à payer et un tas de rentrées fiscales en plus (taxes, cotisations et impôts en tout genre). En fait ici, c'est plutôt un déplacement à voir : plutôt que de financer des chômeurs, on finance des emplois.


 
1) C'est compliqué de répondre. Je crois que je n'arriverais pas à te convaincre car tu as une vision de ce qu'est la VA, son partage, ou le capital, une vision fausse. Le capital, ça n'existe pas. Ce qui existe, c'est l'entrepreneur ou l'actionnaire : et lui embauche plus quand le salaire baisse. C'est incontestable. Tu raisonnes de façon binaire : je consomme ou pas, j'embauche ou pas, j'investis ou pas. Mais ces choix sont contingents et dépendent notamment des prix. Si le taux d'intérêt baisse, j'investis plus. Si le prix baisse, je consomme plus. Et de même, si les salaires baissent, j'embauche plus.
 
2) L'épaisseur du trait, c'est compte tenue de la durée (60 ans, de 1950 à aujourd'hui), de la comparaison avec les salaires (60% et non les 30% de l'EBE), et des problèmes de méthodologie (les revenus mixtes notamment)
 
3) Pour les 2% d'emplois créés quand on réduit la durée du travail de 8% : il suffit de voir l'expérience Aubry. Elle diminue la durée du travail de 10% (de 39 à 35h) : il n' y a pas eu pourtant 1,6 millions d'emplois créés (10%*16 millions), mais seulement 400.000, en comptant large. Soit une déperdition de 75%. Et pourtant, il y en a eu, des subventions.
 
4) L'idée de financer des emplois plutôt que des chômeurs est séduisante. Mais bon... Une autre fois.
[/quotemsg]
1) Je parlais d'un point de vue général. Tu nous sors au début : si le capital peut embaucher, il embauche. Tu as écrit ça. C'est juste totalement faux. Il embauche que si ça lui rapporte.
 
2) Ne viens pas dire alors que ça change rien ces 3% puis quand on te dit qu'on va aller sur l'autre bout de l'épaisseur que ça devient du coup énorme. Ca n'a pas de sens. On reste sur l'épaisseur du trait avec 3% en moins, toujours.
 
3) Calcul simple : PIB de la France : 2100 milliards. 1/3 va aux salariés : 700 milliards. 10% à financer par l'état : 70 milliards. Si tes allégements de charge de 30 milliards dont tu parles tout à l'heure sont les bonnes, il manque plus que la moitié.
 
4) Je pense qu'on ne peut pas y couper. Les hausses de productivité n'arrivent plus à financer suffisamment le revenu du travail (SMIC ou pas SMIC, il y a qu'à voir l'expérience allemande qui arrive juste à créer des pauvres en masse). Donc il faudra bien passer par une répartition autre, notamment financer des emplois. Ce qui n'empêche pas d'autres mesures à coté.

n°23802104
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 31-08-2010 à 20:37:04  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
En quoi rappeler que dans une économie de marché, les droits de propriété sont premiers, fait de moi un idéologue. Les révolutionniares de 1789 étaient aussi idéologues ? On en découvre tous les jours.


Les révolutionnaires sont arrivés à cause de types comme toi qui trouvaient  normal de s'accaparer toutes les ressources pendant que d'autres crevaient la dalle. C'est ça que tu ne percutes pas. Un système qui fabrique de l'injustice massive (n'importe laquelle : politique, sociale, économique ...) ne peut pas tenir. A moins de tomber en dictature.

n°23802143
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-08-2010 à 20:39:54  profilanswer
 

 

Si les salariés sont capables de faire L'Oréal sans l'actionnaire qu'est Bettencourt, et s'ils jugent que les dividendes qu'elle touche devraient leur revenir, pourquoi ne créent-ils pas une entreprise concurrente pour conserver tous les bénéfices qu'ils pourront générer par leur savoir-faire ? S4ils ne le font pas, c'est en partie parce qu'ils n'ont pas le capital, les ressources pour acheter usines, machines et brevets. Madame Bettencourt ne fait pas rien : elle accepte d'immobiliser son capital chez L'oréal, alors qu'elle pourrait le claquer ailleurs (en faisant le tour du monde avec son photographe par exemple). Ce capital qu'elle accepte d'immobiliser pendant plusieurs décennies a permis à L'Oréal d'acheter ces usines, machines, brevets.

 

Il vous manque en fait pour comprendre le fonctionnement de l'économie une conception qui soit juste du rôle de l'actionnaire et de l'entrepreneur. Tous deux apportent des capitaux et/ou prennent des risques (risque de tout perdre). Or, pour vous, ce sont des parasites. Si ce sont des parasites, je vous donne un conseil : quittez votre entreprise où vous êtes exploité et créez votre entreprise. Vous recevrez ainsi l'intégralité de la VA que vous produisez.


Message édité par limonaire le 31-08-2010 à 20:56:58
n°23802156
Camelot2
Posté le 31-08-2010 à 20:41:14  profilanswer
 

Citation :

D'autant  que l'étude historique (qui n'a pas valeur de preuve, juste de présomption) montre que la part allant aux apporteurs de capitaux varient très fortement depuis 1949 (de 23 à 43% de l'EBE), et qu'avec aujourd'hui un taux de 35%, on est loin d'être dans des proportions délirantes.


 
Décidément, tu continues.
 
Quelles sont les seules années à dépasser 35%? 1975,80-85,93-95 et...2007.
Ca ne fait pas tilt?
 
Je vais t'aider: l'endettement est un facteur d'appoint de capitaux qui n'atteint des proportions importantes que durant les années de crise. Et cela au détriment de l'épargne. C'est le mécanisme premier de l'entreprise: bénéfice reporté/perte reporté ; pas d'endettement/endettement
 
Or, on constate que malgré un endettement proche des années 50-74, on se retrouve en décalage (oui oui, c'est une anomalie) dans la rémunération des capitaux. Pourquoi? Parce que les dividendes bouffent l'épargne.
 
Et tu me justifies ça par un "manque d'opportunité" ou autres joyeusetés? Je ris.
 
Les actionnaires se gavent car une importante partie de la population active qui arrive à l'âge de la retraite est détentrice d'un patrimoine financier important qui circule facilement, bien plus facilement que le travail. Il y a donc une pression, volontaire ou involontaire, à la rentabilité (aggravé par le lien entre rémunérations et résultats de l'entreprise). Pour le coup, le "comportement de millions d'agents" est facilement identifiable et fait peser un poids important sur la population active qui reste et/ou arrive.
 
Ce poids est certes moins important que l'impact direct des cotisations. Mais, additionné, ils sont vecteurs d'inégalités et de déséquilibres.
 
Il faut être sacrément aveugle pour se dire que le développement financier de ces dix dernières années n'a pas modifié l'équilibre entre capital et travail.

n°23802274
poilagratt​er
Posté le 31-08-2010 à 20:50:51  profilanswer
 

xilebo a écrit :


 
 
C'est pour cela qu'il faudrait redéfinir le droit à la propriété, et le borner.


 :jap: , evidement, mais faut attendre je ne sais quelle catastrophe pour que ce le soit pour tout le monde.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23802293
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-08-2010 à 20:52:39  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

 

1) C'est compliqué de répondre. Je crois que je n'arriverais pas à te convaincre car tu as une vision de ce qu'est la VA, son partage, ou le capital, une vision fausse. Le capital, ça n'existe pas. Ce qui existe, c'est l'entrepreneur ou l'actionnaire : et lui embauche plus quand le salaire baisse. C'est incontestable. Tu raisonnes de façon binaire : je consomme ou pas, j'embauche ou pas, j'investis ou pas. Mais ces choix sont contingents et dépendent notamment des prix. Si le taux d'intérêt baisse, j'investis plus. Si le prix baisse, je consomme plus. Et de même, si les salaires baissent, j'embauche plus.

 

2) L'épaisseur du trait, c'est compte tenue de la durée (60 ans, de 1950 à aujourd'hui), de la comparaison avec les salaires (60% et non les 30% de l'EBE), et des problèmes de méthodologie (les revenus mixtes notamment)

 

3) Pour les 2% d'emplois créés quand on réduit la durée du travail de 8% : il suffit de voir l'expérience Aubry. Elle diminue la durée du travail de 10% (de 39 à 35h) : il n' y a pas eu pourtant 1,6 millions d'emplois créés (10%*16 millions), mais seulement 400.000, en comptant large. Soit une déperdition de 75%. Et pourtant, il y en a eu, des subventions.

 

4) L'idée de financer des emplois plutôt que des chômeurs est séduisante. Mais bon... Une autre fois.

  


1) Je parlais d'un point de vue général. Tu nous sors au début : si le capital peut embaucher, il embauche. Tu as écrit ça. C'est juste totalement faux. Il embauche que si ça lui rapporte.

 

2) Ne viens pas dire alors que ça change rien ces 3% puis quand on te dit qu'on va aller sur l'autre bout de l'épaisseur que ça devient du coup énorme. Ca n'a pas de sens. On reste sur l'épaisseur du trait avec 3% en moins, toujours.

 

3) Calcul simple : PIB de la France : 2100 milliards. 1/3 va aux salariés : 700 milliards. 10% à financer par l'état : 70 milliards. Si tes allégements de charge de 30 milliards dont tu parles tout à l'heure sont les bonnes, il manque plus que la moitié.

 

4) Je pense qu'on ne peut pas y couper. Les hausses de productivité n'arrivent plus à financer suffisamment le revenu du travail (SMIC ou pas SMIC, il y a qu'à voir l'expérience allemande qui arrive juste à créer des pauvres en masse). Donc il faudra bien passer par une répartition autre, notamment financer des emplois. Ce qui n'empêche pas d'autres mesures à coté.

 

1) enfin on est d'accord : j'ai bien dit que le capital embauchait si le coût du travail le permettait. Il n'embauche que si ça lui rapporte, çàd si le coût du travail est plus faible que la productivité du salarié.

 

2) Les 2/3 du PIb vont aux salariés, soit 1400 milliards, pas 700. Ça change tes prévisions. Du simple au double : une paille, quoi.

 

3) Les gains de productivité se sont ralentis au fur et à mesure que le poids de l'Etat augmentait. Et c'est logique : les prélèvements de l'Etat détruisent les incitations à investir, travailler, épargner, puisque 45% des fruits de mon effort, en moyenne, vont à l'Etat. Tu me diras : on me les reversera sous forme d'allocs, ou d'école gratuite. Mais le problème c'est que je n'ai pas besoin de travailler, investir, épargner, pour voir la couleur de ces allocs ou de cette école gratuite. J'en bénéficie même si je ne fais rien. En sens inverse, si mon investissement, mon épargne, mon travail me font gagner 100, il ne m'en restera que 55. Ca réduit donc le rendement de l'effort, et son intérêt. Le revenu des gens (direct ou indirect = allocs ou école gratuite...) n'est plus le reflet exact de leurs efforts : il y a une certaine déconnexion : un smicard ne gagne que deux fois plus que celui qui ne fait rien par exemple. Il existe en fait  une corrélation forte, qu'une étude de l'OCDE avait montrée, entre poids de l'Etat et croissance : en prenant pour les 40 ou 50 pays de l'OCDE les chiffres de prélèvements obligatoires et de croissance depuis 1960, on voit qu'à chaque fois que l'Etat grossit de 10 points, la croissance chute de 1 point. J'essaierai de la retrouver.

 

Dès lors, tu ne peux pas prendre comme un effet de la fatalité le fait que les gains de productivité se sont ralentis. C'est en fait la conséquence du poids croissant de l'Etat. Si tu fais maigrir l'Etat, tu retrouveras des sentiers de croissance plus vigoureux, et une croissance des salaires plus importante (comme dans les pays émergents ou dans des pays plus libéraux que la France). C'est la voie de sortie par le haut pour la France et ses travailleurs pauvres. Le reste n'est que logique comptable, malthusianisme, gestion de la pénurie, et cautère sur jambe de bois.

Message cité 2 fois
Message édité par limonaire le 31-08-2010 à 20:58:36
n°23802344
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-08-2010 à 20:56:45  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Les révolutionnaires sont arrivés à cause de types comme toi qui trouvaient  normal de s'accaparer toutes les ressources pendant que d'autres crevaient la dalle. C'est ça que tu ne percutes pas. Un système qui fabrique de l'injustice massive (n'importe laquelle : politique, sociale, économique ...) ne peut pas tenir. A moins de tomber en dictature.


 
Oui et non.
 
A long terme, le capitalisme brasse les fortunes et redistribue les cartes : c'est la chance des parvenus, des nouveaux riches, de ceux qui ne sont pas des héritiers. Comme ces créateurs de start up par exemple. Les exemples sont légions de fortunes acquises rapidement et à l'inverse d'empires financiers ou commerciaux qui s'effondrent.
 
A court terme, le capitalisme pur serait plus inégalitaire que le nôtre : d'où des frustrations, et peut-être des violences. C'est pourquoi je suis partisan de la redistribution (il faut que je le répète combien de fois); mais je ne suis pas de ceux qui pensent que la redistribution est efficace économiquement, qu'elle crée de l'emploi ou des richesses. Ce n'est pas le cas. Ce qui ne m'empêche pas de défendre la redistribution.

n°23802353
poilagratt​er
Posté le 31-08-2010 à 20:57:21  profilanswer
 

Merci limonaire d'avoir démontré que la pure économie de marché conduit à une paupérisation généralisée des travailleurs/chômeurs.
 
On s'en doutait un peu, mais la c'est très clair.
 
--------------------
 
Que proposes tu comme alteranative viable?
 
(sinon on ira voir ailleurs)
 


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23802415
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-08-2010 à 21:02:06  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Citation :

D'autant  que l'étude historique (qui n'a pas valeur de preuve, juste de présomption) montre que la part allant aux apporteurs de capitaux varient très fortement depuis 1949 (de 23 à 43% de l'EBE), et qu'avec aujourd'hui un taux de 35%, on est loin d'être dans des proportions délirantes.


 
Décidément, tu continues.
 
Quelles sont les seules années à dépasser 35%? 1975,80-85,93-95 et...2007.
Ca ne fait pas tilt?
 
Je vais t'aider: l'endettement est un facteur d'appoint de capitaux qui n'atteint des proportions importantes que durant les années de crise. Et cela au détriment de l'épargne. C'est le mécanisme premier de l'entreprise: bénéfice reporté/perte reporté ; pas d'endettement/endettement
 
Or, on constate que malgré un endettement proche des années 50-74, on se retrouve en décalage (oui oui, c'est une anomalie) dans la rémunération des capitaux. Pourquoi? Parce que les dividendes bouffent l'épargne.
 
Et tu me justifies ça par un "manque d'opportunité" ou autres joyeusetés? Je ris.
 
Les actionnaires se gavent car une importante partie de la population active qui arrive à l'âge de la retraite est détentrice d'un patrimoine financier important qui circule facilement, bien plus facilement que le travail. Il y a donc une pression, volontaire ou involontaire, à la rentabilité (aggravé par le lien entre rémunérations et résultats de l'entreprise). Pour le coup, le "comportement de millions d'agents" est facilement identifiable et fait peser un poids important sur la population active qui reste et/ou arrive.
 
Ce poids est certes moins important que l'impact direct des cotisations. Mais, additionné, ils sont vecteurs d'inégalités et de déséquilibres.
 
Il faut être sacrément aveugle pour se dire que le développement financier de ces dix dernières années n'a pas modifié l'équilibre entre capital et travail.


 
Moi aussi je ris quand je lis ta prose. Continue...


Message édité par limonaire le 31-08-2010 à 21:03:36
n°23802444
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 31-08-2010 à 21:04:31  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

1) enfin on est d'accord : j'ai bien dit que le capital embauchait si le coût du travail le permettait. Il n'embauche que si ça lui rapporte, çàd si le coût du travail est plus faible que la productivité du salarié.

 

2) Les 2/3 du PIb vont aux salariés, soit 1400 milliards, pas 700. Ça change tes prévisions. Du simple au double : une paille, quoi.

 

3) Les gains de productivité se sont ralentis au fur et à mesure que le poids de l'Etat augmentait. Et c'est logique : les prélèvements de l'Etat détruisent les incitations à investir, travailler, épargner, puisque 45% des fruits de mon effort, en moyenne, vont à l'Etat. Tu me diras : on me les reversera sous forme d'allocs, ou d'école gratuite. Mais le problème c'est que je n'ai pas besoin de travailler, investir, épargner, pour voir la couleur de ces allocs ou de cette école gratuite. J'en bénéficie même si je ne fais rien. En sens inverse, si mon investissement, mon épargne, mon travail me font gagner 100, il ne m'en restera que 55. Ca réduit donc le rendement de l'effort, et son intérêt. Le revenu des gens (direct ou indirect = allocs ou école gratuite...) n'est plus le reflet exact de leurs efforts : il y a une certaine déconnexion : un smicard ne gagne que deux fois plus que celui qui ne fait rien par exemple. Il existe en fait  une corrélation forte, qu'une étude de l'OCDE avait montrée, entre poids de l'Etat et croissance : en prenant pour les 40 ou 50 pays de l'OCDE les chiffres de prélèvements obligatoires et de croissance depuis 1960, on voit qu'à chaque fois que l'Etat grossit de 10 points, la croissance chute de 1 point. J'essaierai de la retrouver.

 

Dès lors, tu ne peux pas prendre comme un effet de la fatalité le fait que les gains de productivité se sont ralentis. C'est en fait la conséquence du poids croissant de l'Etat. Si tu fais maigrir l'Etat, tu retrouveras des sentiers de croissance plus vigoureux, et une croissance des salaires plus importante (comme dans les pays émergents ou dans des pays plus libéraux que la France). C'est la voie de sortie par le haut pour la France et ses travailleurs pauvres. Le reste n'est que logique comptable, malthusianisme, gestion de la pénurie, et cautère sur jambe de bois.


2) Non, du coup c'est ton assertion "Aubry a financé les 10% de pertes de ressources via des subventions aux entreprises" qui prend encore plus une claque. Pour mes 8%, faut voir ce que ça donnera en pratique.

 

3) Déjà je voudrais voir la courbe qui montre ça. Ensuite, la croissance pour la croissance ça n'a pas d'intérêt : si les salariés ne ramassent que les miettes, ça ne les avantage pas beaucoup. D'où un état fort nécessaire et redistributeur pour compenser avec les inconvénients que tu décris mais si à la base les ressources n'étaient pas accaparés par une minorité au dépend de la grande majorité, on aurait pas besoin de cet état fort. Tout est lié et tu ne peux pas mettre tout sur le dos de l'état en oubliant qu'on a pas créé un état fort pour le fun mais par nécessité pour l'aspect social que le capitalisme seul n'arrivait pas à satisfaire. Toujours l'aspect humain totalement absent de toutes tes analyses ...

Message cité 1 fois
Message édité par Ernestor le 31-08-2010 à 21:05:43
n°23802499
Profil sup​primé
Posté le 31-08-2010 à 21:10:36  answer
 

limonaire a écrit :


 
1) enfin on est d'accord : j'ai bien dit que le capital embauchait si le coût du travail le permettait. Il n'embauche que si ça lui rapporte, çàd si le coût du travail est plus faible que la productivité du salarié.
 
2) Les 2/3 du PIb vont aux salariés, soit 1400 milliards, pas 700. Ça change tes prévisions. Du simple au double : une paille, quoi.
 
3) Les gains de productivité se sont ralentis au fur et à mesure que le poids de l'Etat augmentait.


 
Ben tu vas nous expliquer le paradoxe chinois, d'un etat communiste tout puissant ou les gains  de productivités ont explosés  :D

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 31-08-2010 à 21:12:02
n°23802569
Hazumaki
Je crois Kathryn Mayorga.
Posté le 31-08-2010 à 21:18:25  profilanswer
 

 

Libéralisme économique sans libéralisme politique, c'est la solution miracle pour avoir une croissance à deux chiffres. [:cosmoschtroumpf]  :o


Message édité par Hazumaki le 31-08-2010 à 21:18:43

---------------
«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
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