hpdp00 bleus, c'est fou | moonboots a écrit :
C'était une façon de parler, je rappelle juste que les libéraux (extrêmes) exècrent l'état, les impôts, les services publics, et ne cessent de nous renvoyer le spectre hideux des nationalisations. Les financiers nous tiennent pas les c*uilles, car laisser crever ces établissements financiers signifie vraisemblablement également un lourd impact sur l'économie réelle. Raison de plus pour réformer tout ça dans les années à venir, mais m'étonnerait que qui que ce soit fasse quoi que ce soit.
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c'est l'état qui est devenu ultra-libéral, et en laissant faire selon sa doctrine on voit le résultat. il y aura des réformes, imposées par l'état sur proposition des financiers eux-mêmes, tout simplement pour imposer des règles à tout le monde, des garde-fous, ce qui permettra de continuer les affaires et donc de gagner des ronds durablement. la collusion entre financiers et état était un piège mortel pour l'ultra-libéralisme puisque la finance est devenu l'état, il ne peut que se détruire, c'est ce qui se passe. donc changement de cap, nationalisations, nouvelles règles du jeux, supervision par l'état, etc, le cours de la puissance publique est en hausse.
le néo-socialisme est en marche.
lokilefourbe a écrit :
Le problème avec ce genre d'intervention massive, c'est d'un coté ça peut rassurer parce que on voit la volonté étatique de stopper la crise.
De l'autre on se demande quelle est la gravité réelle de la situation pour que les banques nationales interviennent avec une telle vigueur (genre : putain on est tellement dans la merde qu'ils lâchent des centaines de milliards).
Lors des attentats du 11/9 la fed avait procédé de la même manière avec succès (injections massives), mais la cause de la chute était identifiée, un attentat, rien à voir avec un problème structurel profond des marchés.
Aujourd'hui, le problème, c'est que personne ne peut chiffrer la montagne de merde que les financiers ont injecté dans les produits financiers avant de les faire passer de banque en banque, d'assureur en assureur, partout dans le monde, avec à chaque fois des revalorisations de ces créances pourries.
La réactions des banques centrales peut très bien être interprétées comme un aveu d'une catastrophe à venir.
Un peu comme si hospitalisé pour un panaris, tu te retrovais au bloc opératoire avec 20 blouses blanches autour de toi, c'est pas vraiment rassurant 
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les subprimes c'était toute une époque, il y a un an, et d'ailleurs ce n'est pas fini mais ce n'est plus l'essentiel de la crise.
il y a eu en gros quatre phases imbriquées ou superposées : 1. la bulle de crédit dûe aux bons soins de la fed qui a fait tourner la planche à billet à tout va. mais il y a une limite à ce que même les ricains peuvent emprunter pour vivre à crédit : l'immobilier.
tant que l'immo montait on pouvait emprunter toujours + en hypothéquant sa baraque (puisqu'elle prenait de la valeur). la croissance américaine depuis 6 ans est essentiellement dûe à l'immo, permettant une conso de haut niveau, donc un PIB important et comme le reste du monde continue d'achyeter les hypothèques des ricains, ça roule.
2. puis ça roule moins bien : des petits malins ont vendu des baraques à crédit pour... rien ou presque. c'était presque possible puisque tant que la baraque prend de la valeur, le banquier y gagne si l'acheteur paye puis bloque. il garde les payement et reprend une baraque qui vaut + cher. sauf que... ça n'a pas monté assez vite, les acheteurs les moins valables ont commencé à se faire virer pour non-payements, ce qui a augmenté le stock de "à vendre" donc posé problème pour payer les constructeurs. donc on brade et les prix baissent. la cata! mais là c'est limité à une petite partie de l'immo, les subprimes seules c'est rien de grave.
3. seulement voilà : il y a les CDS. ce sont des titres émis à partir des hypothèques puis mélangés à un tas de truc. quand tout roule ça rapporte bien. quand les hypo ne sont plus remboursées ça rapporte moins.
moins c'est combien? ça personne ne le sait, justement, c'est bien le problème. personne ne sait ce qu'il y a au juste dans les CDS qu'ils détiennent, donc combien ça vaut, exactement. de là la crise actuelle : personne ne veut vendre pour ne pas tout perdre, et personne ne veut acheter de peur de se faire couilloner avec un truc sans valeur. donc crédit est mort, parce qu'on ne prête pas à un type à peut-être bientôt en faillite, ni à fortiori à une banque pleine de CDS.
d'où l'obligation pour les banques centrales d'injecter des centaines de milliards pour permettre le fonctionnement des entreprises qui n'est plus possible via les banques puisque les fonds propres des banques et entreprises sont très insuffisants sans les rentrées d'argent "normales" quand l'éco fonctionne impecc.
on n'a donc pas fini de voir les banques et autres assureurs crouler, de + en + vite
4. les fantastiques quantités d'argent virtuel (des milliers de milliards de $) constituant la bulle cherchent à se sauver en investissant n'importe où pourvu que ce soit un peu solide, pétrole, bons du trésor, etc. cet argent et les CDS doivent disparaître pour que l'éco reprenne un rythme normal, c'est la dernière phase : inflation, faillites d'entreprises, chute de l'immo, etc. les banques financières sont les principales touchées mais ça va s'étendre à toute l'économie. c'est le retour de balancier, qui va faire mal, surtout aux E-U, qui vont perdre énormément. à la fin, la figure du monde aura sensiblement changé au profit des pays émergents et du néo-socialisme (un tout petit peu de socialisme avec beaucoup d'autoritarisme). les bouleversements éco ont forcément un effet politique.
Les ministres des finances des Etats membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG : Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) se sont réunis, mercredi 17 septembre, à Djedda, en Arabie saoudite, pour adopter un projet d'accord sur la création d'une union monétaire et d'un Conseil monétaire, future Banque centrale du Golfe.
http://www.lemonde.fr/economie/art [...] _3234.html
adieu maître dollar... si une monnaie "pétrolière" indépendante du $ émerge, ce qui se fera forcément, le $ est cuit, il ne sera plus une monnaie d'échange obligatoire, donc plouf.
Les richissimes monarchies du Golfe doivent se préparer à une forte dépréciation de leurs investissements à l'étranger et à une baisse de leurs revenus pétroliers en raison de la crise financière américaine et de son impact sur l'économie mondiale, estiment des analystes.
Mais le secteur bancaire des pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), une région riche en pétrole et en gaz, ne semble pas être menacé, ont-ils dit à l'AFP.
La hausse des prix du pétrole a rapporté, au cours des six dernières années, plus de 1.000 milliards de dollars aux six Etats du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït, Emirats arabes unis, Qatar, Oman) et leurs fonds souverains détiendraient 1.500 milliards de dollars d'investissements à travers le monde.
http://www.romandie.com/ats/news/0 [...] i0dxlt.asp
c'est pas l'argent qui leur manque, c'est la stabilité, que le $ ne représente plus.
Selon le quotidien koweïtien « Al Seyassah » , plusieurs centaines de combattants du Hezbollah libanais, ayant reçu un entrainement militaire en Iran, ont infiltré les pays du Golfe depuis janvier dernier, afin de « militariser » la communauté chiite dans ces pays. Il s’agit notamment du Koweït, de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et du Bahreïn. Leur mission est d’organiser la déstabilisation de ces monarchies et de s’attaquer aux intérêts nationaux vitaux (économiques et stratégiques) et aux Occidentaux (ambassades et entreprises), si les Etats-Unis et/ou Israël menaient des opérations militaires contre l’Iran.
http://mediarabe.info/spip.php?article1513
trop d'argent, des pertes écos, de l'instabilité politique, une monnaie pétrolière, des extrémistes, voilà un beau cocktail bien explosif ---------------
du vide, j'en ai plein !
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