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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22580849
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 18:44:45  answer
 

Reprise du message précédent :

Camelot2 a écrit :


 
C'est incorrect.
Les première mesures datent des années 70 (1977 pour être exacte) avec l'adoption du CRA.
Celui-ci a subi des changements assez importants sous l'administration Clinton (en 95 notamment) où FM a reçu les autorisations pour commencer les subprimes.
En 1999, le GSA est abrogé et la SEC reçoit l'interdiction de réguler les CDS.
Jusqu'en 2004, la part de subprimes reste marginale (9%) par rapport aux prêts hypothécaires US.
En 2004, le niveau des fonds propres est relâché pour les établissements de crédit par l'administration Bush et l'absence de régulation sur les CDS est confirmé.
De 2004 à 2007, poussé par le faible niveau des taux, par le type de contrats proposés et par les nouvelles mesures de Bush, le montant des subprimes explosent.
 
Le 11/09/2001 n'a joué aucun rôle là dedans.  
 


 
 
[:cerveau jap]

mood
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Posté le 14-05-2010 à 18:44:45  profilanswer
 

n°22580869
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 18:46:36  answer
 

F22Raptor a écrit :


 :sarcastic:
Je vois que tu as bien écouté le journal de 20h, ainsi que Sarkozy, qui t'ont expliqué que la crise c'était la faute aux méchantes banques.

 

Cela fait plus de 4 ans que je cris a la folie bancaire


Message édité par Profil supprimé le 14-05-2010 à 18:48:26
n°22580902
Camelot2
Posté le 14-05-2010 à 18:49:03  profilanswer
 

moonboots a écrit :


on assiste à ce qu'il est normal d'assister quand la bulle financière a pris une telle importance, c'est à dire une énorme instabilité économique


 
Tu peux remercier Greenspan...
 

Citation :

Président de la FED de 1979 à 1987, le prédécesseur d'Alan Greenspan s'était préoccupé avant tout de la solidité du dollar et du système financier, sacrifiant sans trop hésiter sa popularité auprès de Wall Street. En avril 2008, il écrira dans un éditorial du Washington Post que les années de politique monétaire qui lui ont succédé ont "mené la FED à des actions à la limite de ses pouvoirs légaux et implicites, et transcendé toutes les pratiques et les principes des banquiers centraux américains.
 
Et, en effet, la vision de Greenspan constraste fortement avec celle de Paul Volcker. Alors que ce dernier avait préparé la croissance américaine des années 1980 et 1990 en combattant vigoureusement l'inflation, Greenspan n'a jamais tenté, comme on l'a vu, de maîtriser l'inflation des actifs financiers, créant par sa politique de taux une économie de bulles, maintenue sous anabolisants. Le 10 avril 2005, déjà, Volcker avait exprimé publiquement son scepticisme face à la gestion domestique de son sucesseur, notant que "l'épargne des ménages américains a pratiquement disparu", et que "la propriété immobilière est devenu un véhicule d'endettement autant qu'un moyen d'épargne".


 

n°22580964
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 18:55:07  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Tu peux remercier Greenspan...
 

Citation :

Président de la FED de 1979 à 1987, le prédécesseur d'Alan Greenspan s'était préoccupé avant tout de la solidité du dollar et du système financier, sacrifiant sans trop hésiter sa popularité auprès de Wall Street. En avril 2008, il écrira dans un éditorial du Washington Post que les années de politique monétaire qui lui ont succédé ont "mené la FED à des actions à la limite de ses pouvoirs légaux et implicites, et transcendé toutes les pratiques et les principes des banquiers centraux américains.
 
Et, en effet, la vision de Greenspan constraste fortement avec celle de Paul Volcker. Alors que ce dernier avait préparé la croissance américaine des années 1980 et 1990 en combattant vigoureusement l'inflation, Greenspan n'a jamais tenté, comme on l'a vu, de maîtriser l'inflation des actifs financiers, créant par sa politique de taux une économie de bulles, maintenue sous anabolisants. Le 10 avril 2005, déjà, Volcker avait exprimé publiquement son scepticisme face à la gestion domestique de son sucesseur, notant que "l'épargne des ménages américains a pratiquement disparu", et que "la propriété immobilière est devenu un véhicule d'endettement autant qu'un moyen d'épargne".


 


 
Le coupable avoue ses crimes... :jap:  
 
Ca me paraît limpide : mais sera-ce suffisant pour convaincre les sceptiques du topic ?
 
 

n°22580980
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 14-05-2010 à 18:56:21  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Non non mais au delà des produits financiers compliqués qui ont eu un role bien plus subversif que ce que tu penses, la situation fondamentale c'est que les pays d'occident vivent à crédit depuis un moment, leurs créditeurs étant aussi leurs fournisseurs. CAD qu'on a consommé sans payer, pour l'instant. Point barre. Quand on permet à des gens d'emprunter en sachant qu'ils ne pourront pas payer, qu'on rebascule cette dette sur la dette publique, et qu' ensuite on empeche le systeme de s'effondrer, on fait en sorte que le créditeur soit payé au bout du compte par de la création monétaire. C'est une façon détournée de faire tourner la planche à billets, or il me semble avoir compris que tu n'étais pas contre cela?


Je n'ai jamais dit ça. J'ai dit que j'étais contre le fait qu'on dise que ça n'a jamais aucune utilité.
 
Pour le reste, je suis totalement d'accord. Mais qui est responsable de cet état de fait ? Qui est responsable du fait que l'on pousse tout le monde à s'endetter parce que les salaires ne suffisent plus ? Et pourquoi les salaires ne suffisent plus ? Parce qu'il faut engranger le moindre bénéfice immédiatement et qu'une manière simple de faire, tout en satisfaisant la voracité des financiers (ou des retraités américains avec leur fonds de pension) c'est de mettre la pression sur les salaires : baisse des charges salariales, délocalisations et j'en passe. Et ensuite, quel est le problème connexe : un chomage de masse d'où des charges supplémentaires énormes pour les états et une baisse des recettes, et hop, une dette qui fuit.
 
N'oublies donc pas de tout prendre en compte. A la base, le problème principal dont on souffre c'est de la disparition du capitalisme à l'ancienne qui était moins virulent envers ses employés.

n°22580984
Camelot2
Posté le 14-05-2010 à 18:56:46  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Le coupable avoue ses crimes... :jap:  
 
Ca me paraît limpide : mais sera-ce suffisant pour convaincre les sceptiques du topic ?
 
 


 
C'est Volcker qui tape sur Greenspan...Mais Greenspan pense toujours qu'il a eu raison. Je me rappelle avoir lu une défense de sa part, le type est vraiment irrécupérable.
 
Par contre, je doute que tu sois ravi des propositions de Volcker.  :D

Message cité 1 fois
Message édité par Camelot2 le 14-05-2010 à 18:57:02
n°22580999
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 14-05-2010 à 18:58:09  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
C'est incorrect.
Les première mesures datent des années 70 (1977 pour être exacte) avec l'adoption du CRA.
Celui-ci a subi des changements assez importants sous l'administration Clinton (en 95 notamment) où FM a reçu les autorisations pour commencer les subprimes.
En 1999, le GSA est abrogé et la SEC reçoit l'interdiction de réguler les CDS.
Jusqu'en 2004, la part de subprimes reste marginale (9%) par rapport aux prêts hypothécaires US.
En 2004, le niveau des fonds propres est relâché pour les établissements de crédit par l'administration Bush et l'absence de régulation sur les CDS est confirmé.
De 2004 à 2007, poussé par le faible niveau des taux, par le type de contrats proposés et par les nouvelles mesures de Bush, le montant des subprimes explosent.
 
Le 11/09/2001 n'a joué aucun rôle là dedans.  


Soit je comprend rien à ce que tu dis, soit c'est toi qui comprend pas ce que je dis :D
 
Mon propos est simple : la combinaison de taux bas et d'un manque de contrôle des prêts ont amené à cette vente massive de prêts pourris. C'est aussi ce que tu dis non ?

n°22581022
Camelot2
Posté le 14-05-2010 à 19:01:19  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Soit je comprend rien à ce que tu dis, soit c'est toi qui comprend pas ce que je dis :D
 
Mon propos est simple : la combinaison de taux bas et d'un manque de contrôle des prêts ont amené à cette vente massive de prêts pourris. C'est aussi ce que tu dis non ?


 
Pour les taux bas, je te rejoins sur l'impact du 11/09.
Pour le manque de contrôle des prêts, le 11/09 n'a eu aucun impact. Le développement du marché des subprimes est un processus long que j'ai détaillé ci-dessus. A aucun moment le 11/09 n'est venu y jouer un rôle.
 
Mais sinon, oui, c'est ce que je dis.
 
EDIT: Je répondais juste à la partie en gras, je n'ai peut être pas été assez clair.  ;)

Message cité 1 fois
Message édité par Camelot2 le 14-05-2010 à 19:01:58
n°22581055
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 14-05-2010 à 19:05:13  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

 

Pour les taux bas, je te rejoins sur l'impact du 11/09.
Pour le manque de contrôle des prêts, le 11/09 n'a eu aucun impact. Le développement du marché des subprimes est un processus long que j'ai détaillé ci-dessus. A aucun moment le 11/09 n'est venu y jouer un rôle.

 

Mais sinon, oui, c'est ce que je dis.

 

EDIT: Je répondais juste à la partie en gras, je n'ai peut être pas été assez clair.  ;)


Mais où t'as vu que je disais ça :??:

 

Quand je parlais du 11/09, c'était uniquement pour les taux bas. Ok, je suis pas assez remonté et j'ai  pas pris en compte la bulle internet, mais bon, le 11 Septembre a joué sur l'économie américaine, en créant une nouvelle panique et en forçant la FED à maintenir ses taux bas voire même à baisser ses taux. Après, pour le manque de contrôle des prêts, ça n'a effectivement rien à voir avec le 11 Septembre ou encore la crise.

 

Mais c'est une combinaison des deux qui a joué : sans des taux très bas, les gens se seraient moins endettés et moins de prêts pourris auraient été vendus.


Message édité par Ernestor le 14-05-2010 à 19:06:58
n°22581103
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 19:11:44  answer
 

bon messieurs je sais tout de la haute finance qui va bien, mais qui est entrain de s'effondrer, ont fait koi ?  
 
Dois je retirer mes pesos de la banque ? Ca pue grave là... :o

mood
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Posté le 14-05-2010 à 19:11:44  profilanswer
 

n°22581113
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 19:12:32  answer
 

Ernestor a écrit :


Soit je comprend rien à ce que tu dis, soit c'est toi qui comprend pas ce que je dis :D
 
Mon propos est simple : la combinaison de taux bas et d'un manque de contrôle des prêts ont amené à cette vente massive de prêts pourris. C'est aussi ce que tu dis non ?


 
 
a noter qu'un certain nombre de prets sont venus de ce que l'on appelle le shadow banking system
 
ce sont des choses qui font des acitivités bancaires mais qui ne sont pas reconnues comme telles par l'etat et donc qui échappent a la régulation
 

n°22581114
Camelot2
Posté le 14-05-2010 à 19:12:32  profilanswer
 

J'avais l'impression en te lisant (et je viens de relire et l'impression est toujours là) que tu établissait un lien entre le 11/09 et la relaxation de la régulation sur les crédits pourris. Autant pour moi, j'ai mal compris.  :jap:  
 

n°22581119
Camelot2
Posté le 14-05-2010 à 19:13:27  profilanswer
 


 
Les dépôts sont garantis, n'aie crainte. [:rhetorie du chaos]
 

n°22581140
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 14-05-2010 à 19:15:24  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Les dépôts sont garantis, n'aie crainte. [:rhetorie du chaos]
 


Par un fonds de garantie ... quasiment vide.  :lol:


---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°22581144
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 14-05-2010 à 19:15:49  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

J'avais l'impression en te lisant (et je viens de relire et l'impression est toujours là) que tu établissait un lien entre le 11/09 et la relaxation de la régulation sur les crédits pourris. Autant pour moi, j'ai mal compris.  :jap:  


Ok, pas de souci ;) C'est vrai en me relisant que j'ai mis les 2 phrases à la suite dans un post, sans lien, mais sans non plus clairement précisé qu'il n'y avait pas de lien.

n°22581146
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 14-05-2010 à 19:15:57  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


Les dépôts sont garantis, n'aie crainte. [:rhetorie du chaos]


 
Par qui déjà ?  [:rhetorie du chaos]
 
Si t'étais vraiment un prolo comme moi, t'aurais pas de pesos en banque zmed, tu es en fait un sale bourgeois  :fou:


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22581148
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 19:16:03  answer
 

Camelot2 a écrit :


 
Les dépôts sont garantis, n'aie crainte. [:rhetorie du chaos]
 


 
 [:bledi51]  
Tu sais parfaitement que l'état est incapable de tenir son engagement en cas d'effondrement général.  
 
si il faut attendre 10 ans pour récupérer une petit partie de son dépôt, comme en Argentine, non merci....

n°22581153
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 19:16:34  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Je n'ai jamais dit ça. J'ai dit que j'étais contre le fait qu'on dise que ça n'a jamais aucune utilité.
 
Pour le reste, je suis totalement d'accord. Mais qui est responsable de cet état de fait ? Qui est responsable du fait que l'on pousse tout le monde à s'endetter parce que les salaires ne suffisent plus ? Et pourquoi les salaires ne suffisent plus ? Parce qu'il faut engranger le moindre bénéfice immédiatement et qu'une manière simple de faire, tout en satisfaisant la voracité des financiers (ou des retraités américains avec leur fonds de pension) c'est de mettre la pression sur les salaires : baisse des charges salariales, délocalisations et j'en passe. Et ensuite, quel est le problème connexe : un chomage de masse d'où des charges supplémentaires énormes pour les états et une baisse des recettes, et hop, une dette qui fuit.
 
N'oublies donc pas de tout prendre en compte. A la base, le problème principal dont on souffre c'est de la disparition du capitalisme à l'ancienne qui était moins virulent envers ses employés.


 
Mais c'est dingue comme tu colportes toutes les fables, clichés, lieux communs qui circulent :
 
- sur les salaires : les salaires bruts progressent comme le Pib, depuis 1959 (les chiffres ont été publiés souvent ici) : l'endettement n'est donc pas lié à une baisse des salaires dans la VA. C'est une légende. Au pire il y a un décrochage de 6 à 8% : tu ne me feras pas croire que c'est un manque-à-gagner de 6 ou 8% seulement qui justifie la montée de l'endettement des agents privés.  
- a contrario, en Chine, les salaires sont très bas, mais les taux d'épargne sont de 40% (car il n'y pas d'Etat providence) : preuve que de bas salaires n'impliquent pas l'endettement.
- les salaires nets stagnent  (alors que, on l'a vu, les salaires bruts croissent comme le Pib) : mais c'est le fait de l'augmentation des cotisations sociales, et non de la part de la rémunération du capital (l'EBE).  
- l'endettement est lié au crédit bancaire. C'est en fait la création monétaire qui permet l'explosion de l'endettement : si les vannes du crédit n'avaient pas été ouvertes par les banques centrales, les ménages, même les plus pauvres, n'auraient pu s'endetter autant. On a vu avec l'exemple chinois que les bas salaires n'impliquaient pas l'endettement ; la création monétaire, si : tout le temps, en tout lieu.
 
Bref, il faut bien cibler les responsabilités avant de dégainer...
 

n°22581159
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 19:16:57  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
C'est Volcker qui tape sur Greenspan...Mais Greenspan pense toujours qu'il a eu raison. Je me rappelle avoir lu une défense de sa part, le type est vraiment irrécupérable.
 
Par contre, je doute que tu sois ravi des propositions de Volcker.  :D


 
Faute de grives...  :D  

n°22581166
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 19:17:27  answer
 

peaceful a écrit :


 
Par qui déjà ?  [:rhetorie du chaos]
 
Si t'étais vraiment un prolo comme moi, t'aurais pas de pesos en banque zmed, tu es en fait un sale bourgeois  :fou:


 
Juste de koi tenir 6 mois, mais j'y tiens  :o  

n°22581182
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 14-05-2010 à 19:19:32  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Je n'ai jamais dit ça. J'ai dit que j'étais contre le fait qu'on dise que ça n'a jamais aucune utilité.
 
Pour le reste, je suis totalement d'accord. Mais qui est responsable de cet état de fait ? Qui est responsable du fait que l'on pousse tout le monde à s'endetter parce que les salaires ne suffisent plus ? Et pourquoi les salaires ne suffisent plus ? Parce qu'il faut engranger le moindre bénéfice immédiatement et qu'une manière simple de faire, tout en satisfaisant la voracité des financiers (ou des retraités américains avec leur fonds de pension) c'est de mettre la pression sur les salaires : baisse des charges salariales, délocalisations et j'en passe. Et ensuite, quel est le problème connexe : un chomage de masse d'où des charges supplémentaires énormes pour les états et une baisse des recettes, et hop, une dette qui fuit.
 
N'oublies donc pas de tout prendre en compte. A la base, le problème principal dont on souffre c'est de la disparition du capitalisme à l'ancienne qui était moins virulent envers ses employés.


C'est pas directement les fonds de pension qui sont coupables, les coupables sont ceux qui ont mis en place le libre echange total qui dans une économie ou certains produisent et d'autres consomment, place les consommateurs dans une situation paradoxale ou ils ne peuvent plus produire, n'étant pas compétitifs car trop chers, les usines ferment, après quoi les états n'ont plus d'argent et ensuite, comme actuellement, temporairement(?) ils se contentent de consommer à crédit. Puis doivent rembourser le crédit, et donc moins consommer etc... c'est un cycle. Insuffisance structurelle de la demande. Tout le défit de la situation actuelle est de sortir de cette dynamique par le haut, cad en continuant de consommer et sans trop enerver ceux qui nous ont nourri :/


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°22581187
Camelot2
Posté le 14-05-2010 à 19:20:08  profilanswer
 


 
Ne t'inquiète pas, on liquidera les actifs des banques pour te payer:
 

Citation :

Alors...Commençons par le portefeuille d'obligations grecques.
 
1000 obligations x 0 = ....Mmhhh..0.
 
Gardons espoir...Obligations irlandaises...ça a l'air d'être sûr ça!
 
0.
 
Bon sang de bon soir. Obligations belges. C'est du bon ça, du belge, c'est solide. :sweat:

 
 
En fait, c'est assez simple. Si l'Etat fait défaut, il ne devra plus rien à personne mais sa population sera ruinée.  :D  
 

n°22581211
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 14-05-2010 à 19:23:48  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais c'est dingue comme tu colportes toutes les fables, clichés, lieux communs qui circulent :
 
- sur les salaires : les salaires bruts progressent comme le Pib, depuis 1959 (les chiffres ont été publiés souvent ici) : l'endettement n'est donc pas lié à une baisse des salaires dans la VA. C'est une légende. Au pire il y a un décrochage de 6 à 8% : tu ne me feras pas croire que c'est un manque-à-gagner de 6 ou 8% seulement qui justifie la montée de l'endettement des agents privés.  


Les salaires augmentent comme le pib ou comme le pib par habitant..? Et quand bien même, quid de sa fonction de répartition (disparition des classes moyennes, tout ça...).

limonaire a écrit :


- a contrario, en Chine, les salaires sont très bas, mais les taux d'épargne sont de 40% (car il n'y pas d'Etat providence) : preuve que de bas salaires n'impliquent pas l'endettement.
- les salaires nets stagnent  (alors que, on l'a vu, les salaires bruts croissent comme le Pib) : mais c'est le fait de l'augmentation des cotisations sociales, et non de la part de la rémunération du capital (l'EBE).  
- l'endettement est lié au crédit bancaire. C'est en fait la création monétaire qui permet l'explosion de l'endettement : si les vannes du crédit n'avaient pas été ouvertes par les banques centrales, les ménages, même les plus pauvres, n'auraient pu s'endetter autant. On a vu avec l'exemple chinois que les bas salaires n'impliquaient pas l'endettement ; la création monétaire, si : tout le temps, en tout lieu.
 
Bref, il faut bien cibler les responsabilités avant de dégainer...
 


C'est quoi ce raisonnement? [:mlc]
 
Les chinois, non content de vendre pour que dalle, se privent du peu qu'il leur reste. Ce n'est en aucun cas un modèle qui fonctionne correctement.


---------------
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n°22581232
Betcour
Building better worlds
Posté le 14-05-2010 à 19:26:43  profilanswer
 

The NBoc a écrit :

Les chinois, non content de vendre pour que dalle, se privent du peu qu'il leur reste. Ce n'est en aucun cas un modèle qui fonctionne correctement.


Et a part les clichés d'occidental qui regarde TF1 ?
 
Les chinois ont un niveau de vie qui augmente très rapidement, pour un modèle qui soit disant fonctionne pas, il fonctionne drôlement bien.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22581262
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 14-05-2010 à 19:29:30  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Et a part les clichés d'occidental qui regarde TF1 ?
 
Les chinois ont un niveau de vie qui augmente très rapidement, pour un modèle qui soit disant fonctionne pas, il fonctionne drôlement bien.


Non mais je ne dis pas qu'il n'y a pas accumulation de richesses, c'est bien la moindre des choses, c'est juste qu'on a pas l'impression qu'il y'a la mise en place d'une culture de répartition (état providence...), quoi...


---------------
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n°22581263
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 19:29:37  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


C'est pas directement les fonds de pension qui sont coupables, les coupables sont ceux qui ont mis en place le libre echange total qui dans une économie ou certains produisent et d'autres consomment, place les consommateurs dans une situation paradoxale ou ils ne peuvent plus produire, n'étant pas compétitifs car trop chers, les usines ferment, après quoi les états n'ont plus d'argent et ensuite, comme actuellement, temporairement(?) ils se contentent de consommer à crédit. Puis doivent rembourser le crédit, et donc moins consommer etc... c'est un cycle. Insuffisance structurelle de la demande. Tout le défit de la situation actuelle est de sortir de cette dynamique par le haut, cad en continuant de consommer et sans trop enerver ceux qui nous ont nourri :/


 
Ca ne marche pas comme ça non plus : pour acheter, il faut vendre. La Chine se développe, mais pas au détriment de l'Europe, c'est du gagnant-gagnant : des emplois y disparaissent ("ce qui se voit" ) mais d'autres y sont créés ("ce qui ne se voit pas" ). Si bien qu'à moyen terme, c'est neutre.
 
Encore un préjugé difficile à extirper : l'avantage comparatif est sans doute le concept le plus difficile à expliquer, le plus anti-intuitif. Tout le monde a un avantage comparatif, même le moins doté, qu'il s'agisse d'un Etat ou d'un individu. Le libre-échange est tout sauf de la compétition : pas besoin d'être le meilleur pour échanger.  
 
Quand au couplet sur la demande insuffisante, cela n'a également aucun sens : toute production sécrète des revenus qui sont dépensés, sous forme de consommation (biens présents) ou d'épargne (biens futurs). La demande correspond donc toujours à l'offre, au point de vue global. C'est une sorte d'égalité comptable.

n°22581292
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 19:32:29  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Les salaires augmentent comme le pib ou comme le pib par habitant..? Et quand bien même, quid de sa fonction de répartition (disparition des classes moyennes, tout ça...).


 

The NBoc a écrit :


C'est quoi ce raisonnement? [:mlc]
 
Les chinois, non content de vendre pour que dalle, se privent du peu qu'il leur reste. Ce n'est en aucun cas un modèle qui fonctionne correctement.


 
Où ai-je dit que c'était un modèle ?
 
Je veux juste tordre le cou à ce cliché selon lequel bas salaire implique endettement. Les bas salaires sont également capables d'épargner, tout simplement parce que tout le monde est capable de se projeter dans le futur (faire des enfants, c'est bien se projeter à 20 ans au moins, et ec n'est pas réservé aux riches). Donc, si endettement excessif il y a eu, ce ne sont pas les bas salaires qui en sont la cause. Mais bien l'explosion de M3.

n°22581296
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 19:32:57  answer
 

limonaire a écrit :


 
Mais c'est dingue comme tu colportes toutes les fables, clichés, lieux communs qui circulent :
 
- sur les salaires : les salaires bruts progressent comme le Pib, depuis 1959 (les chiffres ont été publiés souvent ici) : l'endettement n'est donc pas lié à une baisse des salaires dans la VA. C'est une légende. Au pire il y a un décrochage de 6 à 8% : tu ne me feras pas croire que c'est un manque-à-gagner de 6 ou 8% seulement qui justifie la montée de l'endettement des agents privés.  
- a contrario, en Chine, les salaires sont très bas, mais les taux d'épargne sont de 40% (car il n'y pas d'Etat providence) : preuve que de bas salaires n'impliquent pas l'endettement.
- les salaires nets stagnent  (alors que, on l'a vu, les salaires bruts croissent comme le Pib) : mais c'est le fait de l'augmentation des cotisations sociales, et non de la part de la rémunération du capital (l'EBE).  
- l'endettement est lié au crédit bancaire. C'est en fait la création monétaire qui permet l'explosion de l'endettement : si les vannes du crédit n'avaient pas été ouvertes par les banques centrales, les ménages, même les plus pauvres, n'auraient pu s'endetter autant. On a vu avec l'exemple chinois que les bas salaires n'impliquaient pas l'endettement ; la création monétaire, si : tout le temps, en tout lieu.
 
Bref, il faut bien cibler les responsabilités avant de dégainer...
 


 
- alors là je penseque c'est contesté, j'avais vu andré orléan affirmer que la finance de marché avait des exigences fortes de rentabilité et par conséquent le capital avait absorbé la productivité ; je suppose que il n'a pas sorti ça de son chapeau magique et qu'il se base sur des chiffres; je dis pas qu'il a forcément raison mais ca se discute
- oui et les européens ont un taux d'epargne supérieur aux anglo saxons ce qui prouve que l'on peut avoir un bel etat providence et une bonne épargne alors on fait quoi ? la relation n'est certainement pas linéaire entre protection sociale et épargne
 
- la fed est en partie responsable avec ses taux bas mais il y a clairement des défaillances du marché; les banques ont clairement preté a n'importe qui, il y a le probleme du shadow banking system; les responsabilités sont multiples et la politique de la FED est un élément parmi d'autres qui a fait la gravité de cette crise
 

Betcour a écrit :


Et a part les clichés d'occidental qui regarde TF1 ?
 
Les chinois ont un niveau de vie qui augmente très rapidement, pour un modèle qui soit disant fonctionne pas, il fonctionne drôlement bien.


 
 
avec un etat extremement présent  :whistle:  

n°22581352
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 14-05-2010 à 19:39:34  profilanswer
 

 

Si t'as envie de vivre comme les chinois te prive pas pour t'expatrier :o

 

Attendons que la bulle chinoise pète, on fera les comptes à ce moment :o

 

Sinon, je viens de lire le projet de régulation européenne pour les fonds alternatifs: this is madness !  [:leonidas ier]

 

Non mais sans déconner, l'Europe est un continent fini, démographie, mentalité sclérosée, dette publique, aucune vision commune...

 

Je me donne 1 an pour retourner sous des cieux plus cléments, la bataile idéologique est perdue, pour votre grand malheur :o

Message cité 1 fois
Message édité par peaceful le 14-05-2010 à 19:39:58

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22581365
Betcour
Building better worlds
Posté le 14-05-2010 à 19:41:35  profilanswer
 

The NBoc a écrit :

Non mais je ne dis pas qu'il n'y a pas accumulation de richesses, c'est bien la moindre des choses, c'est juste qu'on a pas l'impression qu'il y'a la mise en place d'une culture de répartition (état providence...), quoi...


Ça n'a pas trop l'air de les ennuyer, vu que leur principal problème c'est de contrôler la croissance économique exubérante (bulle, environnement & co). L'état providence n'est pas obligatoire pour assurer le confort et le niveau de vie de la population, par contre avoir un frigo et des sanitaires ça fait une sacré différence.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22581374
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 19:43:29  profilanswer
 


 
 
 
1) André Orléan, j'ai vu son papier : bof. C'est très main stream et peu convaincant. Je suis assez sceptique vis-à-vis des conclusions de l'école de la régulation. Le point où je pourrais être d'accord, c'est effectivement le poids croissant des profits bancaires. Mais ces surprofits, scandaleux, s'expliquent par le manque de contestabilité du marché bancaire, avec des barrières à l'entrée mises en place par les Etats. Sans ces barrières, de nouvelles banques cassant les prix émergeraient : mais elles ne le peuvent pas compte tenu de la réglementation très forte du secteur (pas facile de devenir un nouvel offreur dans la banque). Là encore, on voit les rapports incestueux entre l'Etat et les banques, ce qui n'est pas très libéral.
 
2) Pour l'épargne : si elle est investie dans des titres de la dette publique, qui financent des dépenses de fonctionnement et non d'investissement, c'est tout sauf du capital accumulé.  Elle est peut-être très élevée statistiquement, mais ne contribue pas pour autant à élever le stock de capital, ni donc la productivité.  

n°22581375
Betcour
Building better worlds
Posté le 14-05-2010 à 19:43:30  profilanswer
 


Les pays asiatiques ont généralement un modèle qui mélange libéralisme total et étroite surveillance de l'économie par l'état. Modèle que je qualifierait de pragmatique et qui est souvent efficace.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22581407
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 19:49:12  answer
 

peaceful a écrit :


 
Si t'as envie de vivre comme les chinois te prive pas pour t'expatrier :o
 


 
 
j'y compte bien :o

n°22581418
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 14-05-2010 à 19:50:23  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ca ne marche pas comme ça non plus : pour acheter, il faut vendre. La Chine se développe, mais pas au détriment de l'Europe, c'est du gagnant-gagnant : des emplois y disparaissent ("ce qui se voit" ) mais d'autres y sont créés ("ce qui ne se voit pas" ). Si bien qu'à moyen terme, c'est neutre.


Je ne dis pas que c'est tout négatif, le libre echange permet pour un pays peu développé de se creer un tissu industriel et pour le pays développé d'orienter sa propre production vers plus de valeur ajoutée. C'est ton image d'épinal. Et ça marche, au début. Sauf qu'il arrive un moment ou dans ce que tu admets tres bien comme réalité : "des emplois y disparaissent ("ce qui se voit" ) mais d'autres y sont créés ("ce qui ne se voit pas" )", on passe un point d'inflection ou ce qui est perdu n'est pas compensé par ce qui est gagné, ou du moins est gagné pour une frange marginale ultra riche, et perdu par la masse. La neutralité dont tu parles c'est du bullshit, ça a un effet social dramatique, en augmenant le chomage, ce qui implique moins de production, moins d'exportations, et donc moins d'importations. En détruisant la classe moyenne, aussi, faute d'augmentation suffisante de la quantité de répartition de la richesse par les états. Chose très compliquée à mettre en place, j'en conviens. Mais sans cette répartition, le surplus de liquidité dont certains jouissent du fait du libre échange, cette monnaie inutile, ne sert qu'à faire des petits et gravite dans la sphere financiere. Tout ça abouti à moins de consommation, déficit structurel de la demande.
 

limonaire a écrit :


Encore un préjugé difficile à extirper : l'avantage comparatif est sans doute le concept le plus difficile à expliquer, le plus anti-intuitif. Tout le monde a un avantage comparatif, même le moins doté, qu'il s'agisse d'un Etat ou d'un individu. Le libre-échange est tout sauf de la compétition : pas besoin d'être le meilleur pour échanger.  


Ca marche dans un monde ou les etats ont des vues similaires sur la répartition, un état qui se serre la ceinture et serre la ceinture de sa population pour acheter le monde biaise la théorie des avantages comparatifs.

limonaire a écrit :


Quand au couplet sur la demande insuffisante, cela n'a également aucun sens : toute production sécrète des revenus qui sont dépensés, sous forme de consommation (biens présents) ou d'épargne (biens futurs). La demande correspond donc toujours à l'offre, au point de vue global. C'est une sorte d'égalité comptable.


Non, mais on en revient toujours au même point, c'est pas parce que la demande correspond toujours à l'offre que la force de cette première évolue de manière invariable avec le déséquilibre des échanges commerciaux entre les différentes zones géographiques, conditionnés par le libre échange.


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°22581457
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 14-05-2010 à 19:55:04  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ça n'a pas trop l'air de les ennuyer, vu que leur principal problème c'est de contrôler la croissance économique exubérante (bulle, environnement & co). L'état providence n'est pas obligatoire pour assurer le confort et le niveau de vie de la population, par contre avoir un frigo et des sanitaires ça fait une sacré différence.


Maintenir de fortes inégalités c'est clairement pour la Chine un moteur pour sa croissance, c'est ça qu'il faut voir, or on est loin d'avoir tous les chinois qui ont accès au confort de vie, privatisé ou pas, ou simplement un état qui s'efforce de redistribuer plus.


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n°22581483
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 19:58:57  answer
 

limonaire a écrit :

 


2) Pour l'épargne : si elle est investie dans des titres de la dette publique, qui financent des dépenses de fonctionnement et non d'investissement, c'est tout sauf du capital accumulé.  Elle est peut-être très élevée statistiquement, mais ne contribue pas pour autant à élever le stock de capital, ni donc la productivité.

 


rofl

 

le stock de capital je pense pas que ce soit ça le probleme en france, ni dans les pays dev
comme l'a dit monsieur solow, la croissance ne dépend pas de l'épargne sur le long terme

 

quant au coup des dépenses de fonctionnement et pas des dépenses d'investissement....

 


Citation :


On retrouve ce problème avec la question de "l'investissement", et la vieille scie selon laquelle la dette n'est valable que lorsqu'elle finance des "investissements" qui garantissent la croissance future. Le rapport compare alors l'élévation de la dette pour constater qu'elle sert surtout à payer des dépenses courantes, donc que l'hypothèse des "investissements" ne tient pas. Mais il s'agit de l'application abusive des règles de la comptabilité des entreprises dans un cadre de finances publiques ou elles ne sont pas valides. Pour une entreprise, lier investissements et dette a un sens, dans la mesure ou c'est son patrimoine qui garantit sa capacité de remboursement future. Pour un état, c'est entièrement différent. La capacité de remboursement de la dette future dépend de ce que le gouvernement pourra collecter sur l'économie nationale. Il faudrait donc distinguer entre dépenses qui contribuent à la croissance future et celles qui n'y contribuent pas. Or cette distinction est pratiquement impossible à réaliser. Le rapport Pebereau le fait en comparant l'évolution de la dette avec les dépenses d'investissement public, et les dépenses d'enseignement supérieur (pourquoi l'enseignement supérieur? Parce que c'est l'occasion de rappeler que ces dépenses sont faibles en France, et que c'est un problème). Il constate effectivement que la dette n'a pas financé ces "investissements".

 

Le problème, c'est que cela n'a strictement aucun sens. Si l'on peut admettre que les dépenses d'enseignement supérieur contribuent à la croissance; pour les dépenses d'investissement, c'est plus douteux. Par exemple, si le gouvernement achète des avions de combat pour l'armée de l'air, c'est compté comme investissement, cela peut être une dépense très utile pour améliorer le fonctionnement de la défense; mais il est peu probable que cela contribue à la croissance économique. Dans un autre genre, la construction massive par le gouvernement japonais dans les années 90 de routes ne menant nulle part, ou de ponts reliés à rien, pour soutenir l'activité du BTP, est compté comme "investissement" : peut-on dire que cela contribue à la croissance du pays et la capacité de l'Etat à percevoir dans le futur des recettes fiscales?
De la même façon, les dépenses "de fonctionnement" peuvent fort bien contribuer à la croissance. En effet, elles constituent une somme perçue par les ménages (chose que l'on oublie souvent, comme si la dépense publique s'évaporait sauf lorsqu'elle sert à construire des machins en béton). J'ai cité l'exemple des dépenses de santé; mais en réalité, toute dépense est un versement aux ménages, que ceux-ci peuvent affecter à la consommation, soit au rachat d'une partie de la dette publique (ce qui en neutralise la charge pour eux), soit à la constitution d'un patrimoine, qui générera de la croissance dans l'avenir. Au bout du compte, c'est ce que font les agents privés de l'argent qu'ils reçoivent - sous forme de revenu, ou de dépense publique reçue - qui détermine la croissance future : Savoir quelles sont là dedans, les dépenses publiques qui "contribueront à la croissance" est un exercice dépourvu de signification.

 

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 14-05-2010 à 19:59:56
n°22581486
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 19:59:09  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Je ne dis pas que c'est tout négatif, le libre echange permet pour un pays peu développé de se creer un tissu industriel et pour le pays développé d'orienter sa propre production vers plus de valeur ajoutée. C'est ton image d'épinal. Et ça marche, au début. Sauf qu'il arrive un moment ou dans ce que tu admets tres bien comme réalité : "des emplois y disparaissent ("ce qui se voit" ) mais d'autres y sont créés ("ce qui ne se voit pas" )", on passe un point d'inflection ou ce qui est perdu n'est pas compensé par ce qui est gagné, ou du moins est gagné pour une frange marginale ultra riche, et perdu par la masse. La neutralité dont tu parles c'est du bullshit, ça a un effet social dramatique, en augmenant le chomage, ce qui implique moins de production, moins d'exportations, et donc moins d'importations. En détruisant la classe moyenne, aussi, faute d'augmentation suffisante de la quantité de répartition de la richesse par les états. Chose très compliquée à mettre en place, j'en conviens. Mais sans cette répartition, le surplus de liquidité dont certains jouissent du fait du libre échange, cette monnaie inutile, ne sert qu'à faire des petits et gravite dans la sphere financiere. Tout ça abouti à moins de consommation, déficit structurel de la demande.
 


 

The NBoc a écrit :


Ca marche dans un monde ou les etats ont des vues similaires sur la répartition, un état qui se serre la ceinture et serre la ceinture de sa population pour acheter le monde biaise la théorie des avantages comparatifs.


 

The NBoc a écrit :


Non, mais on en revient toujours au même point, c'est pas parce que la demande correspond toujours à l'offre que la force de cette première évolue de manière invariable avec le déséquilibre des échanges commerciaux entre les différentes zones géographiques, conditionnés par le libre échange.


 
Je veux bien tout croire mais la France échange 75% avec des pays à niveau de vie et protection sociale équivalente. Si les exportations/importations représentent 25% du PIB, les échanges avec les pays à bas salaires représentent donc au maximum 6% du PIB. Ce ne sont donc pas eux qui à eux seuls expliquent un taux de chômage de 10% en France : là encore soyons sérieux.
 
Toutes les études un peu abouties montrent que les délocalisations et la concurrence des pays à bas salaires expliquent une infime partie du chômage en France. C'est un cliché sympathique, mais non vérifié. Le problème du chômage en France a d'autres causes que ces délocalisations médiatiques dont les télés se repaissent. C'est l'écume du phénomène.  
 
Les sommes que les consommateurs économisent en achetant chinois permettent en fait d'acheter d'autres biens dans d'autres secteurs qui eux se développent : ce schéma est toujours valide dans la France de 2010. Les créations d'emplois et la croissance n'existent que parce que d'autres secteurs détruisent des emplois : un monde sans destruction d'emplois serait un monde sans créations d'emplois, et sans croissance.

n°22581487
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 14-05-2010 à 19:59:18  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais c'est dingue comme tu colportes toutes les fables, clichés, lieux communs qui circulent :
 
- sur les salaires : les salaires bruts progressent comme le Pib, depuis 1959 (les chiffres ont été publiés souvent ici) : l'endettement n'est donc pas lié à une baisse des salaires dans la VA. C'est une légende. Au pire il y a un décrochage de 6 à 8% : tu ne me feras pas croire que c'est un manque-à-gagner de 6 ou 8% seulement qui justifie la montée de l'endettement des agents privés.  
- a contrario, en Chine, les salaires sont très bas, mais les taux d'épargne sont de 40% (car il n'y pas d'Etat providence) : preuve que de bas salaires n'impliquent pas l'endettement.
- les salaires nets stagnent  (alors que, on l'a vu, les salaires bruts croissent comme le Pib) : mais c'est le fait de l'augmentation des cotisations sociales, et non de la part de la rémunération du capital (l'EBE).  
- l'endettement est lié au crédit bancaire. C'est en fait la création monétaire qui permet l'explosion de l'endettement : si les vannes du crédit n'avaient pas été ouvertes par les banques centrales, les ménages, même les plus pauvres, n'auraient pu s'endetter autant. On a vu avec l'exemple chinois que les bas salaires n'impliquaient pas l'endettement ; la création monétaire, si : tout le temps, en tout lieu.
 
Bref, il faut bien cibler les responsabilités avant de dégainer...


Enorme. Ton argumentation consiste à comparer un pays occidental avec la ... Chine. Et tu penses avoir la moindre once de crédibilité en faisant ça ? Nan mais sérieux :D
 
Ben ouais, un pays pauvre en pleine explosion économique ça ressemble structurellement vachement à un pays riche. Si effectivement il faut en arriver là pour ne pas tomber dans les clichés, je vais rester dans les clichés alors.
 
Et t'as oublié de parler du chômage de masse. Celui là même qui est la conséquence aussi d'un tirage des coûts salariaux pas le bas (pour délocaliser en Chine, au hasard) et qui coute cher aux états, très cher.

n°22581490
le_noob
Posté le 14-05-2010 à 19:59:36  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Par qui déjà ?  [:rhetorie du chaos]
 
Si t'étais vraiment un prolo comme moi, t'aurais pas de pesos en banque zmed, tu es en fait un sale bourgeois  :fou:


+1

n°22581498
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 14-05-2010 à 20:00:22  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


C'est pas directement les fonds de pension qui sont coupables, les coupables sont ceux qui ont mis en place le libre echange total qui dans une économie ou certains produisent et d'autres consomment, place les consommateurs dans une situation paradoxale ou ils ne peuvent plus produire, n'étant pas compétitifs car trop chers, les usines ferment, après quoi les états n'ont plus d'argent et ensuite, comme actuellement, temporairement(?) ils se contentent de consommer à crédit. Puis doivent rembourser le crédit, et donc moins consommer etc... c'est un cycle. Insuffisance structurelle de la demande. Tout le défit de la situation actuelle est de sortir de cette dynamique par le haut, cad en continuant de consommer et sans trop enerver ceux qui nous ont nourri :/


Exactement :jap:
 
Mais t'inquiètes pas, Limonaire a la solution : transformons nous en Chine :D

n°22581512
le_noob
Posté le 14-05-2010 à 20:02:01  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais c'est dingue comme tu colportes toutes les fables, clichés, lieux communs qui circulent :
 
- sur les salaires : les salaires bruts progressent comme le Pib, depuis 1959 (les chiffres ont été publiés souvent ici) : l'endettement n'est donc pas lié à une baisse des salaires dans la VA. C'est une légende. Au pire il y a un décrochage de 6 à 8% : tu ne me feras pas croire que c'est un manque-à-gagner de 6 ou 8% seulement qui justifie la montée de l'endettement des agents privés.  
- a contrario, en Chine, les salaires sont très bas, mais les taux d'épargne sont de 40% (car il n'y pas d'Etat providence) : preuve que de bas salaires n'impliquent pas l'endettement.
- les salaires nets stagnent  (alors que, on l'a vu, les salaires bruts croissent comme le Pib) : mais c'est le fait de l'augmentation des cotisations sociales, et non de la part de la rémunération du capital (l'EBE).  
- l'endettement est lié au crédit bancaire. C'est en fait la création monétaire qui permet l'explosion de l'endettement : si les vannes du crédit n'avaient pas été ouvertes par les banques centrales, les ménages, même les plus pauvres, n'auraient pu s'endetter autant. On a vu avec l'exemple chinois que les bas salaires n'impliquaient pas l'endettement ; la création monétaire, si : tout le temps, en tout lieu.
 
Bref, il faut bien cibler les responsabilités avant de dégainer...
 


En cela tu es d'accord avec Zmed sur la dangerosité des banques centrales. Mais peut-être pas pour les mêmes raisons.

Message cité 1 fois
Message édité par le_noob le 14-05-2010 à 20:06:29
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