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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22285386
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 20-04-2010 à 13:10:23  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
c'est USA , données Emmanuel Saez  
 
http://elsa.berkeley.edu/~saez/


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
mood
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Posté le 20-04-2010 à 13:10:23  profilanswer
 

n°22285405
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 20-04-2010 à 13:11:44  profilanswer
 

Je trouve ça assez curieux que les droitiers du topic fassent référence à l'Insee, et que les gauchiers la vilipendent, alors qu'à l'Insee, institution publique, ça penche plutôt à gauche :D (bon y a des gars au centre et à droite aussi, mais la tendance est là).


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Horse_man
n°22285438
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 20-04-2010 à 13:14:54  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :

Je trouve ça assez curieux que les droitiers du topic fassent référence à l'Insee, et que les gauchiers la vilipendent, alors qu'à l'Insee, institution publique, ça penche plutôt à gauche :D (bon y a des gars au centre et à droite aussi, mais la tendance est là).


 
ouai enfin Cotis ya pire comme trotskiste


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22285465
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 20-04-2010 à 13:17:08  profilanswer
 

Citation :

Ses travaux ont notamment fait apparaître que les inégalités de revenu aux États-Unis, après avoir baissé après-guerre, jusque dans les années 1970, ont augmenté depuis, retrouvant leurs sommets historiques des années 1920. Cet accroissement des inégalités est majoritairement dû à une augmentation des inégalités des revenus du travail et non des inégalités de patrimoine


 
http://elsa.berkeley.edu/~saez/
 
 
Donc en effet, ils sont travailleurs ces riches :o


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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22285481
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 20-04-2010 à 13:18:19  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
ouai enfin Cotis ya pire comme trotskiste


Je parle des employés. De tout les employés. Pas un seul, et surtout pas celui qui change régulièrement.


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Horse_man
n°22285485
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 20-04-2010 à 13:18:36  profilanswer
 

peaceful a écrit :

Citation :

Ses travaux ont notamment fait apparaître que les inégalités de revenu aux États-Unis, après avoir baissé après-guerre, jusque dans les années 1970, ont augmenté depuis, retrouvant leurs sommets historiques des années 1920. Cet accroissement des inégalités est majoritairement dû à une augmentation des inégalités des revenus du travail et non des inégalités de patrimoine


 
http://elsa.berkeley.edu/~saez/
 
 
Donc en effet, ils sont travailleurs ces riches :o


 
ba oui les stocks options ce sont des revenus du travail (des autres) :o


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22285488
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 20-04-2010 à 13:18:53  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :


Je parle des employés. De tout les employés. Pas un seul, et surtout pas celui qui change régulièrement.


 
l'ENSAE spa non plus Rennes 2 hein


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22285504
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 20-04-2010 à 13:19:40  profilanswer
 

peaceful a écrit :

Citation :

Ses travaux ont notamment fait apparaître que les inégalités de revenu aux États-Unis, après avoir baissé après-guerre, jusque dans les années 1970, ont augmenté depuis, retrouvant leurs sommets historiques des années 1920. Cet accroissement des inégalités est majoritairement dû à une augmentation des inégalités des revenus du travail et non des inégalités de patrimoine


 
http://elsa.berkeley.edu/~saez/
 
 
Donc en effet, ils sont travailleurs ces riches :o


Et c'est la toute l'astuce du système, faire croire que leur paye vient directement de leur travail alors qu'elle vient de la vampirisation accrue de leurs subalternes.


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Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°22285505
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 20-04-2010 à 13:19:40  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
l'ENSAE spa non plus Rennes 2 hein


Tout de suite l'extrême :D
Je suis dans la maison et ça penche plutôt à gauche  [:spamafote]


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Horse_man
n°22285515
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 20-04-2010 à 13:20:07  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
ba oui les stocks options ce sont des revenus du travail (des autres) :o


 
Autant que les billets de banques sont les revenus du travail de la BCE :o
 
La participation et l'interessement aussi :o


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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
mood
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Posté le 20-04-2010 à 13:20:07  profilanswer
 

n°22285549
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-04-2010 à 13:22:04  profilanswer
 


 
Et surtout, qui répondra à mes questions ? :D  

n°22285562
Betcour
Building better worlds
Posté le 20-04-2010 à 13:22:57  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

ba oui les stocks options ce sont des revenus du travail (des autres) :o


Ouais voilà, les stocks options que mon premier employeur m'avait été accordé c'était parce que j'étais un grand patron du CAC40 qui exploite ses salariés.
 
A 23 ans ma carrière commençait sur les chapeaux de roue :sol:


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22285598
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 20-04-2010 à 13:25:20  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :


Tout de suite l'extrême :D
Je suis dans la maison et ça penche plutôt à gauche  [:spamafote]


 
plutot ok ;) direction DSK quoi.
 
concrètement Cotis je l'ai eu 2 ans en cours de finance et politique économique (avant la crise, en 2006 et 2007) ba je peux te dire que c'était assez hallucinant "voila l'output gap avec la croissance potentielle c'est la faute au SMIC qui est trop élevé"


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22285638
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 20-04-2010 à 13:27:56  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
plutot ok ;) direction DSK quoi.
 
concrètement Cotis je l'ai eu 2 ans en cours de finance et politique économique (avant la crise, en 2006 et 2007) ba je peux te dire que c'était assez hallucinant "voila l'output gap avec la croissance potentielle c'est la faute au SMIC qui est trop élevé"


Oui oui, lui me semble clairement de droite. C'est bien un pote à Sarkozy je crois.


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Horse_man
n°22285673
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 20-04-2010 à 13:29:59  profilanswer
 

Faut quand meme se rappeler qu'a l'époque (campagne présidentielle de 2007) au moment ou Schiller annonçait déja dans son séminaire de Yale que le marché immo US allait se retourner comme une crèpe, Cotis annonçait joyeusement que le  probléme majeur c'était la dette publique de l'Europe continentale et non pas la dette privée des ménages anglo saxons


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22285691
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-04-2010 à 13:31:09  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
plutot ok ;) direction DSK quoi.
 
concrètement Cotis je l'ai eu 2 ans en cours de finance et politique économique (avant la crise, en 2006 et 2007) ba je peux te dire que c'était assez hallucinant "voila l'output gap avec la croissance potentielle c'est la faute au SMIC qui est trop élevé"


 
C'est pas hallucinant : s'il y avait une taxe de 300% sur les tomates, ça ralentirait aussi la croissance.  
 
Et si le SMIC n'a vraiment aucun impact sur la croissance, je propose de le porter à 2000 euros. Parce si vraiment l'augmentation du SMIC ne crée aucun chômage et ne pénalise pas la croissance, il faut être le dernier des salauds pour tolérer qu'on ne donne que 1000 euros nets.  

n°22285726
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 20-04-2010 à 13:33:26  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

Faut quand meme se rappeler qu'a l'époque (campagne présidentielle de 2007) au moment ou Schiller annonçait déja dans son séminaire de Yale que le marché immo US allait se retourner comme une crèpe, Cotis annonçait joyeusement que le  probléme majeur c'était la dette publique de l'Europe continentale et non pas la dette privée des ménages anglo saxons


Ca se vaut selon moi. La bombe grecque fait tic-tac. Et les US ne vont pas si bien...


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Horse_man
n°22286436
luckynick
esclave de chat
Posté le 20-04-2010 à 14:27:42  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :

Je trouve ça assez curieux que les droitiers du topic fassent référence à l'Insee, et que les gauchiers la vilipendent, alors qu'à l'Insee, institution publique, ça penche plutôt à gauche :D (bon y a des gars au centre et à droite aussi, mais la tendance est là).


 
 
L'insee produit ce que l'état lui demande de produire, il est donc évident que suivant un gouvernement voir plus précisément de personnalité d'un gouvernement ils seront amenés a travailler sur tels ou tels sujet avec telles ou telles règles/restrictions.
Par contre à règles/restrictions égales ils sont censés être impartial.


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22286497
luckynick
esclave de chat
Posté le 20-04-2010 à 14:31:23  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ouais voilà, les stocks options que mon premier employeur m'avait été accordé c'était parce que j'étais un grand patron du CAC40 qui exploite ses salariés.
 
A 23 ans ma carrière commençait sur les chapeaux de roue :sol:


 
 
les stocks options pour des personnes qui ne font pas partie des cadres supérieurs/dirigeants d'une boite c'est plutôt rare. donc à moins qu'a 23 ans tu ais été de ceux là (jean sarkozy inside :o ) oui ta carrière a commencé sur les chapeaux de roue et tu a fait partie d'une petite portion de privilégiés.


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22286521
Profil sup​primé
Posté le 20-04-2010 à 14:33:08  answer
 

Black_Jack a écrit :


Ca se vaut selon moi. La bombe grecque fait tic-tac. Et les US ne vont pas si bien...


Ba de toute façon concrètement:
Les ménages occidentaux vivent souvent au dessus de leurs moyens (moins en france mais bon..)
Les états occidentaux vivent souvent au dessus de leurs moyens (plus en france :o)
Bref globalement y'a pas grand chose qui va bien c'est juste une question de temps et de savoir qui craquera le premier :D


Message édité par Profil supprimé le 20-04-2010 à 14:33:26
n°22286544
luckynick
esclave de chat
Posté le 20-04-2010 à 14:35:06  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

Faut quand meme se rappeler qu'a l'époque (campagne présidentielle de 2007) au moment ou Schiller annonçait déja dans son séminaire de Yale que le marché immo US allait se retourner comme une crèpe, Cotis annonçait joyeusement que le  probléme majeur c'était la dette publique de l'Europe continentale et non pas la dette privée des ménages anglo saxons


 
 
 :heink: c'est qwa ce prof à deux balles.
 
Bonjour les jugement idéologiques à l'emporte pièce. Tiens ,ça me rappelle un pote qui me disait que son prof de géographie affirmait que "sur les cartes les croix des églises allaient être remplacées par des croissants de mosquée au train ou va la France"


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22287192
Betcour
Building better worlds
Posté le 20-04-2010 à 15:18:47  profilanswer
 

luckynick a écrit :

les stocks options pour des personnes qui ne font pas partie des cadres supérieurs/dirigeants d'une boite c'est plutôt rare.


C'est pourtant quasiment la norme dans le secteur en question.

 

Reste que sur le fond c'est une forme de salaire.

Message cité 1 fois
Message édité par Betcour le 20-04-2010 à 16:07:28

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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22287671
Badcow
Posté le 20-04-2010 à 15:53:26  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je suppose que c'est aux EU.
 
Petite question : ce revenu obtenu par les 10% les plus riches a-t-il été volé aux plus pauvres ou s'agit-il d'une création de richesses nette, sans que les pauvres s'appauvrissent ? Bref, le jeu est-il à somme nulle ou non ? En d'autres termes, si les riches n'avaient pas créé ces richesses, le sort des pauvres seraient-il meilleur dans l'absolu (et non en relatif) ?
 
Autre question : comment se forment les richesses ? on les produit collectivement puis ensuite on se réunit autour d'une table pour en déterminer la répartition ou alors la répartition a lieu au moment même où se produisent les richesses, de telle sorte qu'une modification des règles de répartition modifierait (éventuellement à la baisse) le montant des richesses créées ?
 
Bref, l'économie, mon cher Magic, ce n'est pas Robin des bois et monde merveilleux de Disney. C'est un peu moins binaire.  
 
 


 
On en a déjà parlé ici en plus... sur la période Clinton - Bush, le revenu du p90-95 augmente de 0,9% en moyenne annuelle, le revenu du p95-p99 augmente de 5,4% en moyenne, et le revenu du p99 augmente de 11% en moyenne, alors que l'économie US fait moins de 5% de croissance.
 
Donc soit la productivité de 95% de la population baisse régulièrement et il faut remercier le p99 pour travailler autant et soutenir à lui seul la hausse de la productivité, ou alors on peut se dire que comme c'est le p99 qui fondamentalement décide du "partage du gâteau", la répartition des parts n'est pas forcément la plus égale.
 
Un peu comme chez EADS il y a quelques années, lorsque après négo les syndicats ont signés pour 2,9 % d'augmentation, Camus s'est fait voté 8 % d'augmentation par le CA car son objectif était de contenir l'augmentation à moins de 3 %...


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°22288339
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-04-2010 à 16:32:27  profilanswer
 

Badcow a écrit :

 

On en a déjà parlé ici en plus... sur la période Clinton - Bush, le revenu du p90-95 augmente de 0,9% en moyenne annuelle, le revenu du p95-p99 augmente de 5,4% en moyenne, et le revenu du p99 augmente de 11% en moyenne, alors que l'économie US fait moins de 5% de croissance.

 

Donc soit la productivité de 95% de la population baisse régulièrement et il faut remercier le p99 pour travailler autant et soutenir à lui seul la hausse de la productivité, ou alors on peut se dire que comme c'est le p99 qui fondamentalement décide du "partage du gâteau", la répartition des parts n'est pas forcément la plus égale.

 

Un peu comme chez EADS il y a quelques années, lorsque après négo les syndicats ont signés pour 2,9 % d'augmentation, Camus s'est fait voté 8 % d'augmentation par le CA car son objectif était de contenir l'augmentation à moins de 3 %...

 

Ou alors, la productivité des 95% diminue objectivement, au sens où leur travail est moins demandé, du fait du progrès technique qui rend moins utile le travail non qualifié, d'une modification de la structure de la demande qui s'adresse de plus en plus à des emplois qualifiés, et éventuellement de la mondialisation. Dès lors, la paupérisation n'est pas due à la rapacité des derniers percentiles : elle a des causes objectives. Les derniers percentiles ont créé une richesse correspondant à une demande ; et les premiers percentiles n'auraient pas été plus riches si les derniers percentiles n'avaient pas travaillé et n'avaient donc pas été rémunérés. En fait, on en revient toujours à la même question : la répartition a-t-elle lieu après la production ou en même temps. Autrement, il y a-t-il un tas d'or et de richesses pré-existant à se partager, les derniers percentiles prenant une part croissante, et indue, au détriment des premiers percentiles ? ou alors la répartition se fait-elle pendant la production de richesses, chacun venant avec la richesse qu'il a créée ?

 

Le graphique de Magic panda est à cet égard intéressant : il montre une courbe de répartition des revenus. On peut supposer qu'il s'agit de revenus primaires, çàd avant que l'Etat ne redistribue les revenus par l'impôt. Sinon, elle n'aurait pas grand intérêt : elle ne ferait que montrer que l'Etat redistribuait beaucoup pendant les Trente Glorieuses et moins maintenant, d'où des inégalités croissantes : ce serait alors une critique de l'action de l'Etat, et je ne pense pas que c'est ce qu'il voulait montrer. Donc, il s'agit d'inégalités de revenus primaires, issus de la répartition à laquelle procède le marché chaque jour, en même temps qu'il crée les richesses. En d'autres termes, la répartition observée dans ce graphique est bien celle issue de "la loi de la jungle du marché", livré à lui-même, sans que l'Etat intervienne (ou plutôt avant que l'Etat n'intervienne).

 

Or, qu'observe-t-on ? que cette répartition est cyclique :
- fortes inégalités au début du siècle
- inégalités atténuées au milieu
- fortes inégalités en fin de siècle.

 

Pourquoi le marché créerait-il à certaines périodes de grandes inégalités, et de moins grandes à d'autres ? Cette volatilité dans les inégalités issues du seul jeu du marché peut s'interpréter ainsi :  les structures de production, l'état des techniques et du progrès, la structure de la demande ont conduit spontanément, par le seul jeu du marché, à un écrasement des écarts de revenus au milieu du siècle, alors que le même jeu libre du marché a conduit à des inégalités fortes à d'autres périodes. On voit bien que ces inégalités sont en fait dues non à la voracité de certains (on voit mal ce qui aurait pu modifier cette voracité dans le temps, les hommes sont les hommes et ne changent pas), mais à des changements structurels : le travail à la chaîne dans l'industrie a par exemple sans doute favorisé les travailleurs non qualifiés pendant les Trente Glorieuses, en offrant par les gains organisationnels du taylorisme une productivité en forte croissance à des salariés sans diplômes. Puis quand l'industrie décline et est remplacée par les services, les écarts se creusent entre ce que les anglo-saxons appellent les professionnals (avocats, traders, médecins...) et ce que nous appelons les non qualifiés (vendeurs, caissiers, vigiles...). Le travailleur non qualifié a été évincé de l'industrie par le progrès technique ( les machines) et par la mondialisation (les Chinois). Le travailleur non qualifié se retrouve relégué à des métiers tertiaires, dont la productivité est parfois faible (pas de taylorisme possible, par exemple)

 

On voit bien alors ce que l'analyse en termes de lutte des classes peut avoir de réducteur. Elle a sans doute un faible pouvoir explicatif, puisqu'elle ne permet pas de comprendre pourquoi la bourgeoisie aurait accepté de moins se servir pendant les Trente Glorieuses : d'où viendrait ce soudain accès de générosité ?  L'analyse en termes d'offre et de demande sectorielle, d'effets du progrès technique, de déplacement de la demande est sans doute plus intéressante. Krugman, l'avait d'ailleurs pressent depuis longtemps. Il disait d'ailleurs que cette évolution n'était pas irréversible : dans 20 ans, peut-être arriverait-on à informatiser le diagnostic médical, la finance, le traitement des dossiers juridiques, ce qui conduirait à baisser la rémunération de ces emplois qualifiés. Et ce serait alors la revanche des emplois "non qualifiés", d'aide à la personne, de relations humaines, etc.

 

Bref, il faut se méfier de l'analyse rapide des graphiques sans revenir au fondement des choses. Le drame de la pensée keynésienne est de raisonner sur des agrégats, des grands ensembles, dont on oublie qu'ils sont le fruit de millions de décisions humaines, qui à l'échelle individuelle, sont rationnelles. Ce sont elles qu'il faut comprendre, si on veut comprendre le fonctionnement global d'une économie.

 


Message cité 8 fois
Message édité par limonaire le 20-04-2010 à 16:36:35
n°22288576
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-04-2010 à 16:50:46  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
plutot ok ;) direction DSK quoi.
 
concrètement Cotis je l'ai eu 2 ans en cours de finance et politique économique (avant la crise, en 2006 et 2007) ba je peux te dire que c'était assez hallucinant "voila l'output gap avec la croissance potentielle c'est la faute au SMIC qui est trop élevé"


 
Il a beaucoup adouci son discours depuis alors.

n°22288581
luckynick
esclave de chat
Posté le 20-04-2010 à 16:51:19  profilanswer
 

Betcour a écrit :


C'est pourtant quasiment la norme dans le secteur en question.
 
Reste que sur le fond c'est une forme de salaire.


 
 
quel secteur ?
 
même pour le grouillot de base ?


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22288628
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 20-04-2010 à 16:54:52  profilanswer
 

je dis bravo @limonaire  :o


Message édité par peaceful le 20-04-2010 à 16:55:06

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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22288632
Profil sup​primé
Posté le 20-04-2010 à 16:55:05  answer
 

limonaire a écrit :

 

Ou alors, la productivité des 95% diminue objectivement, au sens où leur travail est moins demandé, du fait du progrès technique qui rend moins utile le travail non qualifié, d'une modification de la structure de la demande qui s'adresse de plus en plus à des emplois qualifiés, et éventuellement de la mondialisation. Dès lors, la paupérisation n'est pas due à la rapacité des derniers percentiles : elle a des causes objectives. Les derniers percentiles ont créé une richesse correspondant à une demande ; et les premiers percentiles n'auraient pas été plus riches si les derniers percentiles n'avaient pas travaillé et n'avaient donc pas été rémunérés. En fait, on en revient toujours à la même question : la répartition a-t-elle lieu après la production ou en même temps. Autrement, il y a-t-il un tas d'or et de richesses pré-existant à se partager, les derniers percentiles prenant une part croissante, et indue, au détriment des premiers percentiles ? ou alors la répartition se fait-elle pendant la production de richesses, chacun venant avec la richesse qu'il a créée ?

 

Le graphique de Magic panda est à cet égard intéressant : il montre une courbe de répartition des revenus. On peut supposer qu'il s'agit de revenus primaires, çàd avant que l'Etat ne redistribue les revenus par l'impôt. Sinon, elle n'aurait pas grand intérêt : elle ne ferait que montrer que l'Etat redistribuait beaucoup pendant les Trente Glorieuses et moins maintenant, d'où des inégalités croissantes : ce serait alors une critique de l'action de l'Etat, et je ne pense pas que c'est ce qu'il voulait montrer. Donc, il s'agit d'inégalités de revenus primaires, issus de la répartition à laquelle procède le marché chaque jour, en même temps qu'il crée les richesses. En d'autres termes, la répartition observée dans ce graphique est bien celle issue de "la loi de la jungle du marché", livré à lui-même, sans que l'Etat intervienne (ou plutôt avant que l'Etat n'intervienne).

 

Or, qu'observe-t-on ? que cette répartition est cyclique :
- fortes inégalités au début du siècle
- inégalités atténuées au milieu
- fortes inégalités en fin de siècle.

 

Pourquoi le marché créerait-il à certaines périodes de grandes inégalités, et de moins grandes à d'autres ? Cette volatilité dans les inégalités issues du seul jeu du marché peut s'interpréter ainsi :  les structures de production, l'état des techniques et du progrès, la structure de la demande ont conduit spontanément, par le seul jeu du marché, à un écrasement des écarts de revenus au milieu du siècle, alors que le même jeu libre du marché a conduit à des inégalités fortes à d'autres périodes. On voit bien que ces inégalités sont en fait dues non à la voracité de certains (on voit mal ce qui aurait pu modifier cette voracité dans le temps, les hommes sont les hommes et ne changent pas), mais à des changements structurels : le travail à la chaîne dans l'industrie a par exemple sans doute favorisé les travailleurs non qualifiés pendant les Trente Glorieuses, en offrant par les gains organisationnels du taylorisme une productivité en forte croissance à des salariés sans diplômes. Puis quand l'industrie décline et est remplacée par les services, les écarts se creusent entre ce que les anglo-saxons appellent les professionnals (avocats, traders, médecins...) et ce que nous appelons les non qualifiés (vendeurs, caissiers, vigiles...). Le travailleur non qualifié a été évincé de l'industrie par le progrès technique ( les machines) et par la mondialisation (les Chinois). Le travailleur non qualifié se retrouve relégué à des métiers tertiaires, dont la productivité est parfois faible (pas de taylorisme possible, par exemple)

 

On voit bien alors ce que l'analyse en termes de lutte des classes peut avoir de réducteur. Elle a sans doute un faible pouvoir explicatif, puisqu'elle ne permet pas de comprendre pourquoi la bourgeoisie aurait accepté de moins se servir pendant les Trente Glorieuses : d'où viendrait ce soudain accès de générosité ?  L'analyse en termes d'offre et de demande sectorielle, d'effets du progrès technique, de déplacement de la demande est sans doute plus intéressante. Krugman, l'avait d'ailleurs pressent depuis longtemps. Il disait d'ailleurs que cette évolution n'était pas irréversible : dans 20 ans, peut-être arriverait-on à informatiser le diagnostic médical, la finance, le traitement des dossiers juridiques, ce qui conduirait à baisser la rémunération de ces emplois qualifiés. Et ce serait alors la revanche des emplois "non qualifiés", d'aide à la personne, de relations humaines, etc.

 

Bref, il faut se méfier de l'analyse rapide des graphiques sans revenir au fondement des choses. Le drame de la pensée keynésienne est de raisonner sur des agrégats, des grands ensembles, dont on oublie qu'ils sont le fruit de millions de décisions humaines, qui à l'échelle individuelle, sont rationnelles. Ce sont elles qu'il faut comprendre, si on veut comprendre le fonctionnement global d'une économie.

 




Ce qui est marrant c'est que tu tergiverses (avec un certains talent il faut l'avouer ;) )sur les causes et conséquences de ces inégalités mais jamais tu te demandes si c'est "juste" ou moral. Après tout osef un peu de savoir qu'elles sont les causes de ce glissement , le problème est de savoir si celui ci est souhaitable et bénéfique à la société! De savoir si c'est pas une régression sociale (ou au contraire un progrès) et si ça oriente le pays vers une société "meilleur" ou "pire" :o...comme tout les libéraux quoi..du moment que c'est le marché c'est bien  :sarcastic:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 20-04-2010 à 17:05:56
n°22288670
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-04-2010 à 16:57:27  profilanswer
 

Savoir si c'est faisable est utile aussi, histoire d'agir sur les bons leviers...

n°22288710
Profil sup​primé
Posté le 20-04-2010 à 17:00:12  answer
 

radioactif a écrit :

Savoir si c'est faisable est utile aussi, histoire d'agir sur les bons leviers...


 :jap:  
Le problème qui se pose c'est
1) est ce que c'est "bien", "juste" ...si oui basta  :o  
2) sinon est ce possible d'inverser la tendance?
3) comment le faire de manière efficace et utile? Comment mesurer les pros et les cons?
Pour moi la réponse a la question 1) est clairement "non" après on peut discuter sur la suite ;)

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 20-04-2010 à 17:01:12
n°22288786
Badcow
Posté le 20-04-2010 à 17:06:04  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ou alors, la productivité des 95% diminue objectivement, au sens où leur travail est moins demandé, du fait du progrès technique qui rend moins utile le travail non qualifié, d'une modification de la structure de la demande qui s'adresse de plus en plus à des emplois qualifiés, et éventuellement de la mondialisation. Dès lors, la paupérisation n'est pas due à la rapacité des derniers percentiles : elle a des causes objectives. Les derniers percentiles ont créé une richesse correspondant à une demande ; et les premiers percentiles n'auraient pas été plus riches si les derniers percentiles n'avaient pas travaillé et n'avaient donc pas été rémunérés. En fait, on en revient toujours à la même question : la répartition a-t-elle lieu après la production ou en même temps. Autrement, il y a-t-il un tas d'or et de richesses pré-existant à se partager, les derniers percentiles prenant une part croissante, et indue, au détriment des premiers percentiles ? ou alors la répartition se fait-elle pendant la production de richesses, chacun venant avec la richesse qu'il a créée ?
 
Le graphique de Magic panda est à cet égard intéressant : il montre une courbe de répartition des revenus. On peut supposer qu'il s'agit de revenus primaires, çàd avant que l'Etat ne redistribue les revenus par l'impôt. Sinon, elle n'aurait pas grand intérêt : elle ne ferait que montrer que l'Etat redistribuait beaucoup pendant les Trente Glorieuses et moins maintenant, d'où des inégalités croissantes : ce serait alors une critique de l'action de l'Etat, et je ne pense pas que c'est ce qu'il voulait montrer. Donc, il s'agit d'inégalités de revenus primaires, issus de la répartition à laquelle procède le marché chaque jour, en même temps qu'il crée les richesses. En d'autres termes, la répartition observée dans ce graphique est bien celle issue de "la loi de la jungle du marché", livré à lui-même, sans que l'Etat intervienne (ou plutôt avant que l'Etat n'intervienne).  
 
Or, qu'observe-t-on ? que cette répartition est cyclique :
- fortes inégalités au début du siècle
- inégalités atténuées au milieu
- fortes inégalités en fin de siècle.
 
Pourquoi le marché créerait-il à certaines périodes de grandes inégalités, et de moins grandes à d'autres ? Cette volatilité dans les inégalités issues du seul jeu du marché peut s'interpréter ainsi :  les structures de production, l'état des techniques et du progrès, la structure de la demande ont conduit spontanément, par le seul jeu du marché, à un écrasement des écarts de revenus au milieu du siècle, alors que le même jeu libre du marché a conduit à des inégalités fortes à d'autres périodes. On voit bien que ces inégalités sont en fait dues non à la voracité de certains (on voit mal ce qui aurait pu modifier cette voracité dans le temps, les hommes sont les hommes et ne changent pas), mais à des changements structurels : le travail à la chaîne dans l'industrie a par exemple sans doute favorisé les travailleurs non qualifiés pendant les Trente Glorieuses, en offrant par les gains organisationnels du taylorisme une productivité en forte croissance à des salariés sans diplômes. Puis quand l'industrie décline et est remplacée par les services, les écarts se creusent entre ce que les anglo-saxons appellent les professionnals (avocats, traders, médecins...) et ce que nous appelons les non qualifiés (vendeurs, caissiers, vigiles...). Le travailleur non qualifié a été évincé de l'industrie par le progrès technique ( les machines) et par la mondialisation (les Chinois). Le travailleur non qualifié se retrouve relégué à des métiers tertiaires, dont la productivité est parfois faible (pas de taylorisme possible, par exemple)
 
On voit bien alors ce que l'analyse en termes de lutte des classes peut avoir de réducteur. Elle a sans doute un faible pouvoir explicatif, puisqu'elle ne permet pas de comprendre pourquoi la bourgeoisie aurait accepté de moins se servir pendant les Trente Glorieuses : d'où viendrait ce soudain accès de générosité ?  L'analyse en termes d'offre et de demande sectorielle, d'effets du progrès technique, de déplacement de la demande est sans doute plus intéressante. Krugman, l'avait d'ailleurs pressent depuis longtemps. Il disait d'ailleurs que cette évolution n'était pas irréversible : dans 20 ans, peut-être arriverait-on à informatiser le diagnostic médical, la finance, le traitement des dossiers juridiques, ce qui conduirait à baisser la rémunération de ces emplois qualifiés. Et ce serait alors la revanche des emplois "non qualifiés", d'aide à la personne, de relations humaines, etc.
 
Bref, il faut se méfier de l'analyse rapide des graphiques sans revenir au fondement des choses. Le drame de la pensée keynésienne est de raisonner sur des agrégats, des grands ensembles, dont on oublie qu'ils sont le fruit de millions de décisions humaines, qui à l'échelle individuelle, sont rationnelles. Ce sont elles qu'il faut comprendre, si on veut comprendre le fonctionnement global d'une économie.
 
 


 
Désolé de répondre de manière si brève à un post aussi complet et argumenté, mais j'ai beaucoup de mal à considérer sérieusement ton hypothèse comme quoi 95% de l'emploi puisse être de nature "non qualifiée", surtout quand la fraction p90-95 se trouve être essentiellement constituée d'ingénieurs ou d'un équivalent Fr d'un bac+5...
 
De plus, ton analyse ("on voit mal ce qui aurait pu modifier cette voracité dans le temps, les hommes sont les hommes et ne changent pas" ) évite de considérer un évènement très particulier dans l'histoire des USA, à savoir la 2ème GM et la période de la guerre froide. Du point de vue sociologique, il n'est pas idiot de considérer que durant cette période la "voracité" de la grande bourgeoisie ait pu être contenue par différents mécanismes sociaux. On peut constater que depuis la fin des années 80 (et donc la chute du grand satan communiste), la grande bourgeoisie est de retour à son niveau "historique".


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°22288796
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-04-2010 à 17:06:33  profilanswer
 

 

Si, je me pose la question et j'y réponds. Je montre bien que les hauts revenus n'ont pas volé leurs revenus, qu'il ne s'agit pas d'un complot ou d'un rapport de force entre possédants et prolétaires, mais simplement d'une évolution des structures du marché : dès lors, cette répartition est juste, au sens où personne n'a souhaité que les pauvres s'appauvrissent et que les riches s'enrichissent (je simplifie, hein : les pauvres ne s'appauvrissent pas, mais voient la progression de leurs revenus être moins grande). C'est juste un effet de la décentralisation de millions de décisions, qu'on appelle le marché, et qui fait que les gens sont prêts à payer cher un trader ou un avocat, mais pas une caissière.

 

Le miracle égalitaire des Trente glorieuses n'est donc pas liée à des politiques sociales-démocrates, ou  au compromis fordiste comme on le serine ad nauseam au lycée ou à la fac, mais bien au marché lui-même.

 

Dès lors, que faut-il faire ?
- sans doute se dire que tout ça est cyclique et que les cartes seront rebattues dans 10 ou 20 ans
- sans doute qualifier les gens, même si l'effet sera limité compte tenu de la structure de la demande (d'où ces BTS au smic que déplore Dante 2002)
- corriger les inégalités par l'impôt (en sachant que ça aura quand même un effet sur la croissance, donc la hausse des salaires, y compris des bas salaires)
- et surtout mener des politiques favorables à la croissance, le salaire, même le plus bas, dépendant aussi de la productivité moyenne de l'économie : plus celle-ci sera forte, plus les bas salaires en profiteront. Il y aura certes des inégalités assez fortes, mais les bas salaires s'enrichiront quand même (alors qu'aujourd'hui, ça stagne un peu, il faut le dire)

Message cité 4 fois
Message édité par limonaire le 20-04-2010 à 17:07:46
n°22288803
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 20-04-2010 à 17:06:51  profilanswer
 


 

Citation :

La morale (du latin moralitas, « façon, caractère, comportement approprié ») se rapporte au concept de l'action humaine qui concerne les sujets du juste et de l'injuste, également désignés sous le nom « bien et mal ».


 
 [:ethnik:3]


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22288834
Betcour
Building better worlds
Posté le 20-04-2010 à 17:08:51  profilanswer
 

luckynick a écrit :

quel secteur ?


Internet.
 

Citation :

même pour le grouillot de base ?


Oui, même la secrétaire qui faisait le standard téléphonique avait ses stocks options.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22288872
Profil sup​primé
Posté le 20-04-2010 à 17:11:36  answer
 

limonaire a écrit :


 
Si je me pose la question et j'y réponds. Je montre bien que les hauts revenus n'ont pas volé leurs revenus, qu'il ne s'agit pas d'un complot ou d'un rapport de force entre possédants et prolétaires, mais simplement d'une évolution des structures du marché :  
 


C'est pas parceque tu ne vols pas que c'est moral [:mr marron derriere]
Les banques qui font des bénef ahurissants pendant que le reste de l'économie est en galère à cause d'elles c'est pas très moral....pourtant c'est pas un complot, c'est juste le "marché"  :o  
 

limonaire a écrit :


dès lors, cette répartition est juste, au sens où personne n'a souhaité que les pauvres s'appauvrissent et que les riches s'enrichissent (je simplifie.  


Tu ne comprends pas....
La "justice" ne se trouve pas dans l'intention mais dans les faits. Crois tu qu'il est souhaitable d'avoir une société moins égalitaire? Crois tu que c'est bénéfique à cette même société, à l'intérêt général? Ici on s'en tape du marché je te parle de valeur, c'est pas parceque le marché le fait que c'est obligatoirement "bien"? si?

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 20-04-2010 à 17:14:43
n°22288877
Profil sup​primé
Posté le 20-04-2010 à 17:12:08  answer
 

peaceful a écrit :


 

Citation :

La morale (du latin moralitas, « façon, caractère, comportement approprié ») se rapporte au concept de l'action humaine qui concerne les sujets du juste et de l'injuste, également désignés sous le nom « bien et mal ».


 
 [:ethnik:3]


Et?  :heink:

n°22288922
Badcow
Posté le 20-04-2010 à 17:15:30  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Si, je me pose la question et j'y réponds. Je montre bien que les hauts revenus n'ont pas volé leurs revenus, qu'il ne s'agit pas d'un complot ou d'un rapport de force entre possédants et prolétaires, mais simplement d'une évolution des structures du marché : dès lors, cette répartition est juste, au sens où personne n'a souhaité que les pauvres s'appauvrissent et que les riches s'enrichissent (je simplifie, hein : les pauvres ne s'appauvrissent pas, mais voient la progression de leurs revenus être moins grande). C'est juste un effet de la décentralisation de millions de décisions, qu'on appelle le marché, et qui fait que les gens sont prêts à payer cher un trader ou un avocat, mais pas une caissière.  
 
Le miracle égalitaire des Trente glorieuses n'est donc pas liée à des politiques sociales-démocrates, ou  au compromis fordiste comme on le serine ad nauseam au lycée ou à la fac, mais bien au marché lui-même.  
 
Dès lors, que faut-il faire ?  
- sans doute se dire que tout ça est cyclique et que les cartes seront rebattues dans 10 ou 20 ans
- sans doute qualifier les gens, même si l'effet sera limité compte tenu de la structure de la demande (d'où ces BTS au smic que déplore Dante 2002)
- corriger les inégalités par l'impôt (en sachant que ça aura quand même un effet sur la croissance, donc la hausse des salaires, y compris des bas salaires)
- et surtout mener des politiques favorables à la croissance, le salaire, même le plus bas, dépendant aussi de la productivité moyenne de l'économie : plus celle-ci sera forte, plus les bas salaires en profiteront. Il y aura certes des inégalités assez fortes, mais les bas salaires s'enrichiront quand même (alors qu'aujourd'hui, ça stagne un peu, il faut le dire)


 
Pas tout à fait.. tu écarte rapidement toute hypothèse sociologique ("les hommes sont les hommes", "on voit mal pourquoi etc.." ) et du coup il ne reste plus qu'une seule hypothèse, c'est que le marché en a décidé ainsi.
 
Et du coup, comme c'est le marché qui en a décidé ainsi, c'est tout bon ! Si on lit un peu rapidement, on peut se faire avoir, mais si c'était une hypothèse sérieuse ("les hommes ne changent pas" ), les sociologues auraient beaucoup moins de travail.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°22288923
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 20-04-2010 à 17:15:32  profilanswer
 


 
 [:orly2]  
 

Citation :

la notion de justice n'a de sens que relativement à l'intention et à la volonté de l'homme : l'action d'un animal n'est ni juste ni injuste, la survenance d'un ouragan n'est ni juste ni injuste, et de même pour Hayek, l'ordre économique puisqu'il résulte d'un jeu spontané n'est ni juste ni injuste, mais seulement heureux ou malheureux.


 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Justice_sociale


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22288965
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-04-2010 à 17:18:15  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Désolé de répondre de manière si brève à un post aussi complet et argumenté, mais j'ai beaucoup de mal à considérer sérieusement ton hypothèse comme quoi 95% de l'emploi puisse être de nature "non qualifiée", surtout quand la fraction p90-95 se trouve être essentiellement constituée d'ingénieurs ou d'un équivalent Fr d'un bac+5...
 
De plus, ton analyse ("on voit mal ce qui aurait pu modifier cette voracité dans le temps, les hommes sont les hommes et ne changent pas" ) évite de considérer un évènement très particulier dans l'histoire des USA, à savoir la 2ème GM et la période de la guerre froide. Du point de vue sociologique, il n'est pas idiot de considérer que durant cette période la "voracité" de la grande bourgeoisie ait pu être contenue par différents mécanismes sociaux. On peut constater que depuis la fin des années 80 (et donc la chute du grand satan communiste), la grande bourgeoisie est de retour à son niveau "historique".


 
Ce que tu dis est possible, mais on entre dans un champ d'explication sociologique ou culturel, difficile à valider sur le plan scientifique : dès lors on peut tout dire et son contraire, puisque rien n'est réfutable, tellement c'est contextualisé, et on trouve toujours une cause sociologique plus ou moins bidon pour donner une caution scientifique à une discours qui n'est parfois que du café du commerce ou de l'idéologie. C'est pourquoi je m'en méfie, car  l'explication sociologique ou culturelle est le premier réflexe que l'on a pour comprendre un phénomène : or, ces explications  qui expliquent tout, n'expliquent souvent rien.
 
Mais encore une fois, tu as peut-être raison : ce que tu dis se défend. Je me limite quant à moi juste à la recherche de causes économiques et je m'aperçois que mon "modèle" explique bien la réalité.  Il est peut-être faux mais il explique bien. En fait, je veux juste montrer à travers cet exemple qu'il faut se méfier des évidences et qu'on peut raisonner différemment (mon raisonnement en est un exemple). Je trouve que la pensée française est trop imprégnée de pensée holiste et marxiste, avec un mélange de Marx, Keynes et Bourdieu. Très rapidement, on a un discours de lutte de classes, opposant bourgeoisie-prolétariat, dominants-dominés, riches et pauvres, travail et capital. Or, je ne crois pas à ces schémas de pensée : pour moi, ils ne permettent ni de comprendre le monde, ni de faire de bonnes prévisions. Je crois au contraire qu'il faut toujours partir de l'individu (l'individualisme méthodologique) : or force est de constater que cette façon de penser, pourtant féconde, est peu pratiquée en France, que ce soit au lycée, à l'Université, dans les médias ou chez les politiques. Ne parlons même pas du café du commerce, qui pratique la vulgate marxiste sans même le savoir...

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