freeza01 | sélection e24 du matin
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Pour son premier voyage officiel en Chine, Barack Obama veut mettre en avant l'amitié sino-américaine. Mais entre la monnaie, les échanges commerciaux, le climat ou internet, les dossiers sensibles ne manquent pas.
Barack Obama l'a affirmé dès le premier jour de son voyage officiel en Chine: Pékin et "les Etats-Unis n'ont pas à être des adversaires". Dans les faits, cependant, les relations entre ces deux grandes puissances mondiales ne sont pas au beau fixe. Les dossiers sensibles ne manquent pas et ce déplacement du président américain sera l'occasion d'en aborder certains. Trouver des compromis risque, en revanche, d'être plus compliqué.
Le yuan
Premier sujet délicat: la monnaie. Pékin est accusé de dévaluer volontairement son yuan pour favoriser ses exportations mondiales, ce qui pénalise celles des autres pays. Les Etats-Unis, aux côtés du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne notamment , militent donc pour que la Chine laisse le marché guider ses taux de change et rééquilibre ainsi les échanges internationaux.
Mais la tâche s'annonce difficile tant le dossier est brûlant entre les deux parties. "Il est préjudiciable à la reprise mondiale et injuste (de la part des Etats-Unis) de demander aux autres (monnaies) de s'apprécier tout en laissant le dollar continuer de plonger", a ainsi déclaré ce lundi devant la presse le porte-parole du ministère du Commerce chinois. La Chine milite en outre depuis plusieurs mois pour instituer une nouvelle monnaie de réserve mondiale à côté du dollar.
Les conflits commerciaux
La question des échanges commerciaux et du protectionnisme est aussi au cœur des mésententes bilatérales. Même si les deux pays assurent que la guerre commerciale n'aura pas lieu, les attaques se multiplient ces dernières semaines.
La dernière en date remonte au 5 novembre. Les Américains ont annoncé qu'ils allaient taxer les tubes d'acier chinois utilisés dans l'industrie pétrolière. Pékin a répliqué en lançant une enquête antidumping et antisubventions sur les voitures américaines. La Chine avait déjà déposé en septembre dernier une plainte devant l'OMC pour imposition abusive des Etats-Unis sur les importations de pneus.
Une mesure qui fait cependant partie "de l'ordre naturel des affaires", a estimé ce lundi le secrétaire au Commerce américain, Gary Locke.
Le climat
A quelques semaines du sommet de Copenhague, le climat est également un sujet qui fâche entre les deux plus gros émetteurs mondiaux de gaz à effets de serre.
Les Etats-Unis appellent Pékin à s'engager davantage dans la réduction de ses émissions. De son côté, le président chinois Hu Jintao a répété ce week-end lors du sommet de l'Apec à Singapour que son gouvernement était "prêt à collaborer" sur le climat, mais que les pays développés devaient assumer leurs responsabilités dans le réchauffement de la planète.
Liberté d'expression sur internet
Dernier dossier et non des moindres: la question des droits de l'homme et d'internet. "Les libertés d'expression et de culte et l'accès à l'information, sont, nous le pensons, des droits universels", a indiqué Barack Obama lors d'un discours devant plusieurs étudiants de Shanghai ce lundi.
Alors que le contrôle du gouvernement chinois sévit sur la Toile, en particulier sur Facebook et Twitter, bloqués depuis les émeutes meurtrières du Xinjiang musulman (nord-ouest) en juillet dernier, le président américain a ainsi réaffirmé être un "partisan fervent de l'internet" et un militant "farouche pour l'absence de censure".
Elsa Meyer avec Agences
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La Fed est "attentive aux implications de l'évolution de la valeur du dollar", a déclaré le président de l'institution.
Le dollar progressait très légèrement face à l'euro mardi matin sur le marché des changes asiatiques. Le billet vert semblait encore profiter des propos du président de la banque centrale américaine Ben Bernanke, lundi, assurant que la Fed était attentive au cours du billet vert.
Cette déclaration devrait satisfaire Européens et Chinois, qui militent pour un dollar fort.
Vers 7h, l'euro cédait un peu de terrain face au billet vert, à 1,4961 dollar, contre 1,4972 dollar lundi soir vers 22h GMT. La devise américaine était apparemment soutenue par la déclaration du patron de la Fed, qui s'exprime rarement sur le thème des changes.
Face à la devise nippone, le dollar était stable à 89,04 yens contre 89,05 yens lundi soir. Face au yen, la monnaie unique européenne reculait par contre légèrement à 133,22 yens contre 133,35 yens la veille.
Les propos de Ben Bernanke lundi avaient momentanément dopé le billet vert. Mais celui-ci est rapidement revenu au point de départ face à l'euro, les cambistes pariant visiblement sur un maintien à un niveau proche de zéro des taux d'intérêt, un paramètre qui rend le dollar peu intéressant pour les investisseurs.
Pression à la vente
"La tendance à la vente sur le dollar a semblé ralentir légèrement après les propos de Bernanke, qui a pourtant signalé que les taux d'intérêt américains resteront bas pour l'instant", soulignait mardi Yosuke Hosokawa, chef de la division change de Chuo Mitsui Trust. "Mais la pression à la vente sur le dollar devrait reprendre rapidement".
Lors d'une adresse au Club économique de New York, le président de la Réserve fédérale américaine a affirmé lundi qu'il surveillait étroitement le taux de change du dollar. L'institution est "attentive aux implications de l'évolution de la valeur du dollar" pour sa politique, a-t-il ajouté.
Dollar faible satisfaisant
Mais "dans les faits, la Fed est probablement satisfaite d'un dollar faible, étant donné l'impact positif que cela a sur l'économie, tout en n'ayant pas d'incidence négative sur l'inflation", assurait mardi Mitul Kotecha, analyste chez Calyon.
"Il est clair, d'après les remarques (de Bernanke), que la baisse du dollar ne prend pas des proportions suffisantes pour provoquer un changement dans la politique monétaire américaine", estimait lundi soir Marc Chandler, de Brown Brothers Harriman.
G. G. avec AFP
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Le surcoût lié à la précipitation de la Fed serait de plusieurs dizaines de milliards de dollars.
Le sauvetage de l'assureur AIG, bouclé en un temps record en septembre 2008 par la banque centrale américaine (Fed), a été mal ficelé. A tel point qu'il aura coûté plusieurs dizaines de milliards de dollars pour les contribuables américains, selon un audit officiel publié lundi.
"Dans sa précipitation à agir", la branche new-yorkaise de la Fed, à l'origine d'un prêt d'urgence de 85 milliards de dollars consenti à AIG le 16 septembre, n'a "pas défini elle même les conditions" de son aide. Elle a simplement repris "un projet à l'étude par un consortium de banques privées", conclut cet audit réalisé par l'inspecteur général Neil Barofsky.
Taux d'intérêt punitif
Le taux d'intérêt punitif associé à ce prêt a contribué à affaiblir davantage AIG, écrit Barofsky. Il a réduit le pouvoir de négociation de la Fed pour obtenir des concessions de la part d'AIG à qui le groupe devait de l'argent. En effet, écrit Barofsky, ce pouvoir de pression a diminué du fait même que "la menace d'une faillite d'AIG avait été levée par l'assistance accordée par la Fed de New York" au groupe.
Finalement, après la restructuration du prêt de la Fed à AIG dans le cadre d'une intervention concertée avec le département du Trésor américain en novembre, le coût total du sauvetage d'AIG s'est élevé à plus de 170 milliards de dollars.
Sur cette somme, écrit Barofsky, 62,1 milliards ont été "virés effectivement" par l'Etat directement à des contreparties d'AIG en vertu de la réalisation de contrats d'assurance contre le risque de défaut de paiement (CDS).
Capacités de remboursement
Finalement, le sauvetage d'AIG a eu pour résultat que "des dizaines de milliards de dollars d'argent public ont été acheminés directement et inexorablement aux contreparties d'AIG", ajoute le rapport.
Pour Barofsky, il est difficile d'évaluer le véritable coût des actions de la Réserve fédérale tant qu'on n'y verra pas plus clair sur la capacité d'AIG à rembourser tous" les fonds avancés par l'Etat. Le président de la Fed de New York au moment du sauvetage d'AIG était Timothy Geithner, l'actuel secrétaire au Trésor des Etats-Unis.
G. G. avec AFP
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L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
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