Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
3239 connectés 

 


La crise actuelle sera...




Attention si vous cliquez sur "voir les résultats" vous ne pourrez plus voter
Les invités peuvent voter

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  1415  1416  1417  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976
Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°19850776
Camelot2
Posté le 14-09-2009 à 23:31:55  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

neodreams a écrit :


 
- CAE 2008, la crise des subprimes
- Divers articles du FMI et notamment ceux de Randall Dodd
- Datastream, Eurostat, WSJ, The Economist ...
 
principalement
 
En fait, le marché immobilier (prix) est quasi au même niveau (avec fluctuations entre deux,) entre 2005 et 2007 jusqu'aux annonces de provisions pour pertes de Freddie Mac et Fanie Mae en juillet 2007 (après avoir vécu une grande augmentation jusqu'en 2005). Le taux de défaut de paiement ... attention, étant donné qu'il y a eu plus de souscritpions (grâce ou plutôt à cause des banques privés (par opposition aux banques parapubliques FM et FM)) si on regarde les totaux, ça change. Il faut regarder la pondération et on se rend compte du taux de défaut effectif qui augmente considérablement de 2001 à 2006 et principalement dès 2004. Le taux de défaut est effectivement le plus élevé en 2006 (avec la plus grande augmentation) mais le prix immobilier est globalement constant. En fait, début 2006 le prix de l'immobilier est bien plus haut que début 2005 et même fin 2006 est plus haut que début 2005. A noter également encore qu'il faille considérer un décalage important entre le moment ou on accède au défaut de paiement et celui où les banques considèrent réellement le prix du sous-jacent (pour que ça ait un effet réel sur le marché de l'immobilier) qui varie énormément d'ailleurs entre états, villes et situation. Les défauts de paiement étant bcp plus importants, plus les mois augmentent. Donc au final c'est suite au taux d'intérêts particulièrement élévés en 2006 que le taux de défaut a principalement augmenté.
 
Bref, bien évidemment que le prix du sous-jacent joue un rôle et que si le crédit hypothécaire pouvait être adapté proportionnellement à l'augmentation du prix de l'immobiler ça aurait marché. Mais on ne gère pas un marché avec une simple équation de ce type ou alors tout est parfait dans le meilleur des mondes. En bref c'est de loin pas l'unique raison, ça ne reste qu'un élément et tous les économistes s'y accordent.


 
Je suis entièrement d'accord avec ta description.
 
Sauf sur quoi a entraîné quoi.
 
Je vais regarder les chiffres précis demain mais un prix immobilier constant va entraîner une augmentation du risque de défaut (plus de plus-value immobilière escomptée).
 
Pour les chiffres du risque de défaut, j'avais trouvé il y a quelques temps des chiffres indiquant une baisse de 2001 à 2003-04 puis une hausse progressive jusqu'à début 2006 qui marque le retour à la situation de 2001.
Ensuite explosion durant l'année 2006.
 
Je vérifie cela demain.
 

mood
Publicité
Posté le 14-09-2009 à 23:31:55  profilanswer
 

n°19850948
Betcour
Building better worlds
Posté le 14-09-2009 à 23:42:00  profilanswer
 

Badcow a écrit :

La règle numéro 1 quand on fait des statistiques, c'est de ne pas mélanger des torchons et des serviettes, donc de travailler sur des échantillons homogènes (ou au moins aussi homogène que possible), ce qui n'est absolument pas le cas pour le "top 10%".


Sauf que là on divise la société en deux groupes : tu compares les 10% vs 90%, ou les 1% vs 99%. 99% de la population (c'est à dire quasiment tout le monde) c'est un échantillon homogène ? Si on veut des échantillons homogènes c'est pas en 2 qu'il faut diviser la population mais en une bonne dizaine de tranches. :spamafote:
 

Citation :

Par contre, comme la plupart des gens qui forment le "top 10%" sont juste des cadres moyens (> 33 k€ annuel, c'est typiquement le salaire d'un cadre "entrée de gamme" ), cela permet de faire des effets de manche sur ces "inégalités qui se réduisent" alors que ce qui se réduit, c'est juste l'écart entre les salariés (hors "cadres sups" ), le salaire des cadres ne suivant généralement pas les augmentations du SMIC...


Sauf qu'on retourne sur le problème de départ : en quoi mesurer l'écart entre les cadres et le reste de la population serait moins représentatif des inégalités que l'écart entre les millionnaires et les autres ? Comme je l'ai déjà dit on a pas de définition des inégalités, donc affirmer qu'une mesure statistique est la meilleure...  
 

Citation :

Pour ce qui est des inégalités, je m'en contrefout "un peu" dans l'absolu (sauf cas particuliers), mais "trafiquer" les statistiques pour ne pas voir des phénomènes sociologiques, ça me gène beaucoup plus.


Je pourrais retourner l'argument à l'envers. Si une mesure indique peu d'inégalités et une autre plus, c'est pas forcément celle qui en indique le plus qui est "juste". C'est peut être que le phénomène est trop complexe pour être condensé en un seul indicateur :spamafote:


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°19851099
le_noob
Posté le 14-09-2009 à 23:50:31  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Sauf que là on divise la société en deux groupes : tu compares les 10% vs 90%, ou les 1% vs 99%. 99% de la population (c'est à dire quasiment tout le monde) c'est un échantillon homogène ? Si on veut des échantillons homogènes c'est pas en 2 qu'il faut diviser la population mais en une bonne dizaine de tranches. :spamafote:


 
Pourquoi tu parles de diviser en 2, les autres tranches sont toujours là.  :heink:  
 

Betcour a écrit :

Citation :

Par contre, comme la plupart des gens qui forment le "top 10%" sont juste des cadres moyens (> 33 k€ annuel, c'est typiquement le salaire d'un cadre "entrée de gamme" ), cela permet de faire des effets de manche sur ces "inégalités qui se réduisent" alors que ce qui se réduit, c'est juste l'écart entre les salariés (hors "cadres sups" ), le salaire des cadres ne suivant généralement pas les augmentations du SMIC...


Sauf qu'on retourne sur le problème de départ : en quoi mesurer l'écart entre les cadres et le reste de la population serait moins représentatif des inégalités que l'écart entre les millionnaires et les autres ? Comme je l'ai déjà dit on a pas de définition des inégalités, donc affirmer qu'une mesure statistique est la meilleure...


 
Parce que les cadres n'ont pas le pouvoir économique (voir le pouvoir tout court) que possède les millionnaires.
 

Betcour a écrit :

Citation :

Pour ce qui est des inégalités, je m'en contrefout "un peu" dans l'absolu (sauf cas particuliers), mais "trafiquer" les statistiques pour ne pas voir des phénomènes sociologiques, ça me gène beaucoup plus.


Je pourrais retourner l'argument à l'envers. Si une mesure indique peu d'inégalités et une autre plus, c'est pas forcément celle qui en indique le plus qui est "juste". C'est peut être que le phénomène est trop complexe pour être condensé en un seul indicateur :spamafote:


Elle indiquerait beaucoup d'inégalité avec les tranches les plus élevés, je ne vois pas en quoi ce serait injuste, ça refléterait juste la réalité. Présenter les choses comme actuellement c'est juste omettre une partie significative de la société de par son importance économique.

n°19851383
neodreams
Posté le 15-09-2009 à 00:05:36  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Je suis entièrement d'accord avec ta description.
 
Sauf sur quoi a entraîné quoi.
 
Je vais regarder les chiffres précis demain mais un prix immobilier constant va entraîner une augmentation du risque de défaut (plus de plus-value immobilière escomptée).
 
Pour les chiffres du risque de défaut, j'avais trouvé il y a quelques temps des chiffres indiquant une baisse de 2001 à 2003-04 puis une hausse progressive jusqu'à début 2006 qui marque le retour à la situation de 2001.
Ensuite explosion durant l'année 2006.
 
Je vérifie cela demain.
 


 
bah aucune chose n'est dépendant que d'une seule variable. On peut partir du principe que s'il n'y avait pas eu de création de SIV, le banque aurait porté le risque donc pas cette situation. Si le ratio McDonough n'était pas faussement contraignant --> moins de soucis de fonds propres et pas de SIV. Si fiscalité moins attrayante --> moins de souscriptions. Si les banques parapubliques n'avaient pas fauté, les banques privés n'aurait pas investi autant dans les crédits hypo. Si on avait pas donné des crédits hypo à qui on les refusait avant jusqu'en 1999 pour des raisons d'insolvabilité --> pas de défaut de paiement. Si pas de Reinvestment act --> pas de prolifération de crédits à des personnes insolvables. Si moins d'IDE --> moins de baisse du taux directeur donc moins de liquidité donc de taux hypo bas, donc moins de crédit hypo donc moins d'effets de richesse --> déflation --> IDE etc... cercle vicieux. Si on avait des produits structurés plus transparents --> moins de gap par rapport à valeur réelle. Si pas de titrisation ---> risque plus visible et porté. Si la gestion des risques était efficace --> détection plus rapide. Si marchés moins interconnectés, pas de gel interbancaire... --> + de liquidités. Si l'aversion au risque n'avait pas baissé (cf spread en constante diminution) --> le marché n'aurait pas eu cette attitude. Si on n'avait un système de rénumération à long terme --> les hauts dirigeant ne favoriseraient pas le profit à court terme au dépens de la gestion des risques et d'une vision à plus long terme etc... etc... etc....
 
bref l'équation que tu me présentes est un élément. Elément qui est peut-être le principal considéré par l'investisseur qui est en bout de chaine (et par conséquent pas à l'origine de la crise). Bref c'est une crise systémique car en fait, la vraie crise est néée du gel interbancaire. La crise des Subprimes, en soit, est d'une ampleur assez faible (pas plus d'une baisse totale de 4 % du DowJones de novembre 2007 (R. Dodd FMI ou encore Jean Tirole TSE)).
 
J'ai fait un edit pour que ce soit plus clair...  :ange:  (les fléches signifiant "en conséquence" )
 

Spoiler :

même si ça ne l'est pas énormément... mais bon, je n'ai pas trop envie d'écrire plus à sujet. R. Dodd, Krugman ou le CAE décrivent tout en détails.


Message édité par neodreams le 15-09-2009 à 02:49:02
n°19851657
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 15-09-2009 à 00:26:46  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

vous voulez le discours d'obama à wall street ou je le laisse sur le topic us ?


Le président américain Barack Obama a appelé lundi le secteur financier à ne pas entraver la réforme de la régulation. Il a demandé au Congrès d'adopter avant la fin 2009 ses projets en la matière à l'occasion d'un discours à Wall Street, un an après la faillite de Lehman Brothers et le début de la crise. B.Obama a aussi pressé les financiers d'agir sur la question des primes exorbitantes des managers, sans attendre que les parlementaires ne légifèrent. Il a en outre appelé le G20 des pays développés et des économies émergentes, réuni la semaine prochaine,à une réforme énergique de la finance mondiale.
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?s [...] 2960876000
 
on ne peut pas dire qu'il aille bien loin. faudrait savoir quels sont les projets qu'il prépare avec le congrès mais ce ne doit pas être bien passionnant.
 
on verra ce qui sortira du G20 le 25 mais je ne pense pas qu'on avance beaucoup, la priorité est de faire semblant que tout va bien pour rassurer et inciter à consommer.
à part le nabot national qui va jouer les diva en menaçant de quitter si on ne parle pas assez de lui ça devrait encore faire flop.
 
 
Fini le redémarrage de la croissance en V ou U pour les plus optimistes, en W ou L pour les pessimistes ! A l'instar de Karine Berger, économiste chez Euler Sfac Hermès, nombre de conjoncturistes évoquent désormais une sortie de crise en "racine carrée" : un rebond technique en 2009, suivi d'une longue période de croissance faible qui ne permettra pas de faire reculer le chômage en 2010.
La fin de l'année et les premiers mois de 2010 s'annoncent maussades. Entre l'épuisement progressif des effets du plan de relance, la fin de la désinflation, la forte contraction des revenus liée, entre autres, à la hausse du chômage, il n'y a pas de miracle à attendre sur le front de la consommation des ménages, principal moteur de la croissance.
http://www.lemonde.fr/la-crise-fin [...] 01386.html
 
en racine carrée maintenant, c'est original :D


---------------
du vide, j'en ai plein !
n°19851668
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-09-2009 à 00:28:23  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :


Le président américain Barack Obama a appelé lundi le secteur financier à ne pas entraver la réforme de la régulation. Il a demandé au Congrès d'adopter avant la fin 2009 ses projets en la matière à l'occasion d'un discours à Wall Street, un an après la faillite de Lehman Brothers et le début de la crise. B.Obama a aussi pressé les financiers d'agir sur la question des primes exorbitantes des managers, sans attendre que les parlementaires ne légifèrent. Il a en outre appelé le G20 des pays développés et des économies émergentes, réuni la semaine prochaine,à une réforme énergique de la finance mondiale.
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?s [...] 2960876000
 
on ne peut pas dire qu'il aille bien loin. faudrait savoir quels sont les projets qu'il prépare avec le congrès mais ce ne doit pas être bien passionnant.
 
on verra ce qui sortira du G20 le 25 mais je ne pense pas qu'on avance beaucoup, la priorité est de faire semblant que tout va bien pour rassurer et inciter à consommer.
à part le nabot national qui va jouer les diva en menaçant de quitter si on ne parle pas assez de lui ça devrait encore faire flop.
 
 
Fini le redémarrage de la croissance en V ou U pour les plus optimistes, en W ou L pour les pessimistes ! A l'instar de Karine Berger, économiste chez Euler Sfac Hermès, nombre de conjoncturistes évoquent désormais une sortie de crise en "racine carrée" : un rebond technique en 2009, suivi d'une longue période de croissance faible qui ne permettra pas de faire reculer le chômage en 2010.
La fin de l'année et les premiers mois de 2010 s'annoncent maussades. Entre l'épuisement progressif des effets du plan de relance, la fin de la désinflation, la forte contraction des revenus liée, entre autres, à la hausse du chômage, il n'y a pas de miracle à attendre sur le front de la consommation des ménages, principal moteur de la croissance.
http://www.lemonde.fr/la-crise-fin [...] 01386.html
 
en racine carrée maintenant, c'est original :D


 
attention en racine carré on revient bien au dessus du niveau de 2007 :D
 
http://weblogs.baltimoresun.com/news/local/troyandmarc/squareroot.gif


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°19851713
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 15-09-2009 à 00:32:16  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
attention en racine carré on revient bien au dessus du niveau de 2007 :D
 
http://weblogs.baltimoresun.com/ne [...] reroot.gif


 
mais c(est encore mieux qu'un V ou U alors  [:talen]


---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°19853363
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-09-2009 à 08:10:00  profilanswer
 

le_noob a écrit :

Pourquoi tu parles de diviser en 2, les autres tranches sont toujours là.  :heink:


"Les" autres ? Y'a généralement 2 ou 3 tranches dans ce genre de calcul : les (plus ou moins) riches comparé soit au reste soit aux pauvres  (donc max. 3 tranches).
 

le_noob a écrit :

Parce que les cadres n'ont pas le pouvoir économique (voir le pouvoir tout court) que possède les millionnaires.


Ah autant pour moi, je pensais qu'on parlait des inégalités  [:manust]  
Il est vrai que la petite vieille avec ses deux apparts parisiens en location est celle qui tire les ficelles du monde contemporain, contrairement aux cadres qui se contentent de diriger les gens.
 

le_noob a écrit :

Elle indiquerait beaucoup d'inégalité avec les tranches les plus élevés, je ne vois pas en quoi ce serait injuste, ça refléterait juste la réalité.


Toujours de l'esquive : en quoi les 10% les plus riches ne sont pas "les tranches les plus élevées" ? En quoi l'écart entre eux le reste ne représenterais pas les inégalités ? Bref je repose pour la 20ème fois ma question à laquelle on évite soigneusement de répondre : c'est quoi les inégalités ?


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°19853496
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 15-09-2009 à 08:59:34  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Tu connais le film "le viager" ?
Sinon la tontine existe depuis le 17ème siècle et repose aussi le principe de gagner de l'argent en spéculant sur la mort (la sienne y compris).


Oui, et alors ? Toi tu mélanges les viagers et les pratiques des banques pour noyer le poisson. Enfin du Betcour, quoi. J'adore. [:muse]

Message cité 2 fois
Message édité par el muchacho le 15-09-2009 à 09:07:05
n°19853500
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 15-09-2009 à 09:00:45  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

 

Ca fait depuis des années qu'on parle de "titriser" les risques liés à l'assurance.

 

Mais ce risque de sinistre (décès) est très différent du risque de crédit vu qu'il ne dépend pas des conditions économiques.

 

Au fond, c'est un peu le principe de la réassurance appliquée à grande échelle.


Non, ça n'a strictement rien à voir. La réassurance va inciter les gens à éviter les conneries pour éviter d'avoir à payer. Là, on va forcer les conneries par pur appât du gain. Par exemple, si les compagnies pharmaceutiques sont financées par les banques pour trouver un médicament contre une maladie donnée, un vaccin contre le sida par ex. ou une cure de la leucémie, ces dernières seront tentées d'arrêter le financement, histoire que la recherche s'arrête et que les gens crèvent plus tôt. A l'inverse, elles pourraient encourager les mauvaises habitudes alimentaires, etc. Les polices d'assurance des assurés vont augmenter, etc.

 
Citation :

The firm I worked for, in Munich, took the view that it was unseemly, if not unethical, to attempt to profit from others' misfortune. But that's an alien notion in America!

 

What's "new" about Wall Street's approach is the scale of manufacture -- set up the sausage machine and crank out huge volumes of product.

 

The outcome is absolutely predictable: there will be abuse as more and more bankers jump on the band wagon, each one adding a wrinkle (we referred to them as "bells and whistles" ) to the product to try and get a competitive advantage. Some enhancements may be legitimate, others less so (think 'option ARM' and bogus AAA ratings).

 

Warren Buffett described the process perfectly: "innovation, imitation, idiocy". "People don't get smarter about things as basic as greed. You can't stand to see your neighbour getting rich. You know you're smarter than he is, but he's doing all these [crazy] things, and he's getting rich ... so pretty soon you start doing it."

 

Absolutely predictable.


Message édité par el muchacho le 15-09-2009 à 09:32:57

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
mood
Publicité
Posté le 15-09-2009 à 09:00:45  profilanswer
 

n°19853521
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 15-09-2009 à 09:06:27  profilanswer
 

Ex-Floodeur a écrit :


Ils n'ont donc rien compris [:clooney46]


Voila. Comme Betcour et Camelot2.
Enfin pour eux, c'est désespéré. Pour les banques de Wall St, elles savent très bien ce qu'elles font, c'est l'appât du gain et l'absence totale d'éthique qui les motive. Ca, ça n'a pas changé. On prend les mêmes et on recommence.

 

Sinon, j'ai entendu Henri Gaisno, le spécialiste de la langue de bois, ce matin à la radio (interview certainement diffusée bientôt sur france-inter.com) . Avec des types comme ça au G20 qui s'emploient à tout faire pour laisser le système en l'état, on peut dormir tranquille, rien ne va changer.

Message cité 1 fois
Message édité par el muchacho le 15-09-2009 à 09:09:39

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°19853544
arnaudwar
Posté le 15-09-2009 à 09:12:52  profilanswer
 

el muchacho a écrit :


Voila. Comme Betcour et Camelot2.
Enfin pour eux, c'est désespéré. Pour les banques de Wall St, elles savent très bien ce qu'elles font, c'est l'appât du gain et l'absence totale d'éthique qui les motive. Ca, ça n'a pas changé. On prend les mêmes et on recommence.
 
Sinon, j'ai entendu Henri Gaisno, le spécialiste de la langue de bois, ce matin à la radio (interview certainement diffusée bientôt sur france-inter.com) . Avec des types comme ça au G20 qui s'emploient à tout faire pour laisser le système en l'état, on peut dormir tranquille, rien ne va changer.


 
 
Et oui le Capitalisme V2 c'est juste le Capitalisme V1 avec un nouveau skin, fallait pas réver les mecs, comment voulez vous que des gens qui adorent (au sens divinatoire) un système puisse le modifier, non c'est au peuple de le changer car il a plus de recul et il est plus terre a terre que ses banquiers ou économistes.
Comme le disait Machiavel, le prince est le plus apte a comprendre les choses du peuple et le peuple le plus apte a comprendre les choses du prince.

n°19853588
doutrisor
Posté le 15-09-2009 à 09:23:02  profilanswer
 

el muchacho a écrit :


Oui, et alors ? Toi tu mélanges les viagers et les pratiques des banques pour noyer le poisson. Enfin du Betcour, quoi. J'adore. [:muse]


 
 
Tu parles quand à un des gens pour qui nous vivons dans le meilleur des mondes possibles, que tout va bien, que tout doit rester figé tellement c'est le paradis sur Terre  :D  La solution pour résoudre un problème étant comme chacun sait de décréter qu'il n'y a pas de problème.


---------------
"A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps"
n°19853942
FranceDenB​as
1 dépense = 1 socialiss' :o
Posté le 15-09-2009 à 10:17:09  profilanswer
 

arnaudwar a écrit :


 
 
Et oui le Capitalisme V2 c'est juste le Capitalisme V1 avec un nouveau skin, fallait pas réver les mecs, comment voulez vous que des gens qui adorent (au sens divinatoire) un système puisse le modifier, non c'est au peuple de le changer car il a plus de recul et il est plus terre a terre que ses banquiers ou économistes.
Comme le disait Machiavel, le prince est le plus apte a comprendre les choses du peuple et le peuple le plus apte a comprendre les choses du prince.


 
C'est comme l'Internet d'aujourd'hui qui est le ouebe 2.0, le capitalisme 2.0, c'est le capitalisme d'aujourd'hui, celui qu'on utilise. [:lefebvre aloy]


---------------
"Il a inventé le bougisme : je bouge donc je suis" :sol: - Dupont-Aignan à propos de Son Altesse Sérénissime Sarkal 1er. Merci Handsome Devil et Meriadeck.
n°19854161
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-09-2009 à 10:39:22  profilanswer
 

Citation :

Wall Street Compensation
 
Obama opposed setting limits on pay to financial industry executives, even in the face of public outrage over some of the multimillion-dollar bonuses and salaries Wall Street companies are still handing out.
 
“Why is it that we’re going to cap executive compensation for Wall Street bankers but not Silicon Valley entrepreneurs or NFL football players?” he said.  
 
Obama said what’s needed is a change in Wall Street compensation so long-term performance rather than short-term profit is rewarded.
 
“Those principles are ones that I want enshrined in Wall Street’s practices,” he said. “But this has been a country where, as a general proposition, we don’t go around saying, ‘You can’t pay people whatever the market will bear in the private sector.’”


 
 :love:  
 
Au fait pourquoi on entend parler de Stiglitz à tort et à travers (je parle pas de l'étude GDP obvious)  ? y a des fans ici ? :o

Message cité 1 fois
Message édité par peaceful le 15-09-2009 à 10:39:57

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°19854179
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-09-2009 à 10:40:36  profilanswer
 

peaceful a écrit :

Citation :

Wall Street Compensation

 

Obama opposed setting limits on pay to financial industry executives, even in the face of public outrage over some of the multimillion-dollar bonuses and salaries Wall Street companies are still handing out.

 

“Why is it that we’re going to cap executive compensation for Wall Street bankers but not Silicon Valley entrepreneurs or NFL football players?” he said.

 

Obama said what’s needed is a change in Wall Street compensation so long-term performance rather than short-term profit is rewarded.

 

“Those principles are ones that I want enshrined in Wall Street’s practices,” he said. “But this has been a country where, as a general proposition, we don’t go around saying, ‘You can’t pay people whatever the market will bear in the private sector.’”

 

:love:

 

Au fait pourquoi on entend parler de Stiglitz à tort et à travers ? y a des fans ici ? :o

 

parce que c'est un des principaux chercheurs a avoir développé une théorie complète (touchant tous des domaines de l'économie) alternative au schéma libéral notamment pas l'étude de l'information et de ses effets sur les marchés.
alors que krugman est un économiste plus "classique" au sens où il travail surtout sur les questions d'offres et de demandes

Message cité 1 fois
Message édité par Magicpanda le 15-09-2009 à 10:41:24

---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°19854244
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-09-2009 à 10:44:47  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

 

parce que c'est un des principaux chercheurs a avoir développé une théorie complète (touchant tous des domaines de l'économie) alternative au schéma libéral notamment pas l'étude de l'information et de ses effets sur les marchés.
alors que krugman est un économiste plus "classique" au sens où il travail surtout sur les questions d'offres et de demandes

 

En lisant sa bio sur wiki, j'ai trouvé ceci :

 
Citation :

Crise

 

En 2002 des parlementaires US républicains, dont les deux candidats à la présidentielle de 2008 John Mac Cain et Ron Paul dénoncent la politique des GSE (Gouvernement Sponsored Enterprises) Fannie Mae et Freddie Mac consistant à cautionner sur demande des Démocrates les crédits immobiliers aux ménages insolvables. Ceci malgré le danger de défaillance du système bancaire que cela peut entrainer.

 

Les deux organismes à caution publique mandatent Joseph Stiglitz pour répondre aux attaques faites. Celui-ci publie un rapport [3] qui conclu à leur quasi absence de risque de défaillance (1 sur 500 000 à 3 000 000 !), affirmant qu'ils disposent de suffisamment de capital.

 


[...]

 

CONCLUSION

 

This analysis shows that, based on historical data, the probability of a shock as severe as embodied in the riskbased capital standard is substantially less than one in 500,000 – and may be smaller than one in three million. Given the low probability of the stress test shock occurring, and assuming that Fannie Mae and Freddie Mac hold sufficient capital to withstand that shock, the exposure of the government to the risk that the GSEs will become insolvent appears quite low.

 

[...]

 


Le document original a été retiré du web après avoir été exhumé fin 2008.

 

comment dire...  [:petrus75]

Message cité 3 fois
Message édité par peaceful le 15-09-2009 à 10:50:46

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°19854425
macgawel
Posté le 15-09-2009 à 10:57:18  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
En lisant sa bio sur wiki, j'ai trouvé ceci :
 
[quote]Les deux organismes à caution publique mandatent Joseph Stiglitz pour répondre aux attaques faites. Celui-ci publie un rapport [3] qui conclu à leur quasi absence de risque de défaillance (1 sur 500 000 à 3 000 000 !), affirmant qu'ils disposent de suffisamment de capital.


On ne mord pas la main qui nous nourrit :o

n°19854445
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-09-2009 à 10:59:29  profilanswer
 

C'est sympa de lui confier l'étude sur le prochain indicateur qui va driver la vie économique en France :o

 

Faut espérer qu'il a gagné en intégrité depuis, ou en compétence (ou les deux) :o


Message édité par peaceful le 15-09-2009 à 10:59:50

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°19854545
Joyrock
Posté le 15-09-2009 à 11:09:46  profilanswer
 

Erf je me suis marré en lisant le nouveau titre du topic ^^

n°19854977
poilagratt​er
Posté le 15-09-2009 à 11:46:05  profilanswer
 

macgawel a écrit :


On ne mord pas la main qui nous nourrit :o


Siglitz joue les repentis, mais derrière il semble qu'il y ait beaucoup de banalités... :o  
Il avait surprit avec son bouquin, on se disait enfin 1 qui a compris, mais bof bof. Je fais mon cinoche avec Sarko...  


Message édité par poilagratter le 15-09-2009 à 11:46:46

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19855022
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-09-2009 à 11:49:10  profilanswer
 

peaceful a écrit :

 

En lisant sa bio sur wiki, j'ai trouvé ceci :

 
Citation :

Crise

 

En 2002 des parlementaires US républicains, dont les deux candidats à la présidentielle de 2008 John Mac Cain et Ron Paul dénoncent la politique des GSE (Gouvernement Sponsored Enterprises) Fannie Mae et Freddie Mac consistant à cautionner sur demande des Démocrates les crédits immobiliers aux ménages insolvables. Ceci malgré le danger de défaillance du système bancaire que cela peut entrainer.

 

Les deux organismes à caution publique mandatent Joseph Stiglitz pour répondre aux attaques faites. Celui-ci publie un rapport [3] qui conclu à leur quasi absence de risque de défaillance (1 sur 500 000 à 3 000 000 !), affirmant qu'ils disposent de suffisamment de capital.

 


[...]

 

CONCLUSION

 

This analysis shows that, based on historical data, the probability of a shock as severe as embodied in the riskbased capital standard is substantially less than one in 500,000 – and may be smaller than one in three million. Given the low probability of the stress test shock occurring, and assuming that Fannie Mae and Freddie Mac hold sufficient capital to withstand that shock, the exposure of the government to the risk that the GSEs will become insolvent appears quite low.

 

[...]

 


Le document original a été retiré du web après avoir été exhumé fin 2008.

 

comment dire...  [:petrus75]

 

ba c'était sans doutes vrai en 2002 quand tu voit le ratio d'endettement du pays et des ménages avant la formation de la bulle spéculative, la guerre en afghanistan et en irak et le bush tax cut

 

en 1997 le prix médiant des maisons est de 150 000 $ aux usa
il est à 160 000 $ en 2002
et à 225 000 $ en 2007

Message cité 1 fois
Message édité par Magicpanda le 15-09-2009 à 11:53:32

---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°19855172
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-09-2009 à 11:59:35  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
ba c'était sans doutes vrai en 2002 quand tu voit le ratio d'endettement du pays et des ménages avant la formation de la bulle spéculative, la guerre en afghanistan et en irak et le bush tax cut  
 
en 1997 le prix médiant des maisons est de 150 000 $ aux usa
il est à 160 000 $ en 2002
et à 225 000 $ en 2007


 
Justement, le but de la manoeuvre c'était d'évaluer l'impact d'un tel organisme à X années, et la probabilité de "shock", pas de faire un état des lieux à l'instant T, sinon on fait appel à un cabinet d'audit.
 
Bref, il n'a absolument rien vu venir, comme tout le monde, sauf qu'il a bien participé au bordel en aidant les démocrates à maintenir à flot cet organisme.


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°19855244
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-09-2009 à 12:05:21  profilanswer
 

peaceful a écrit :

 

Justement, le but de la manoeuvre c'était d'évaluer l'impact d'un tel organisme à X années, et la probabilité de "shock", pas de faire un état des lieux à l'instant T, sinon on fait appel à un cabinet d'audit.

 

Bref, il n'a absolument rien vu venir, comme tout le monde, sauf qu'il a bien participé au bordel en aidant les démocrates à maintenir à flot cet organisme.

 

ba prévoir l'apparition de la bulle avant qu'elle apparaisse et l'explosion de la bulle alors qu'elle existe déja, ce sont deux choses différentes  :sarcastic:

 

parce que sinon Karl Marx l'avait vu venir. et moi je peux te dire que je voit venir la crise du capitalisme de 2315

Message cité 1 fois
Message édité par Magicpanda le 15-09-2009 à 12:05:41

---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°19855260
Camelot2
Posté le 15-09-2009 à 12:06:36  profilanswer
 

Citation :

La réassurance va inciter les gens à éviter les conneries pour éviter d'avoir à payer.


 
Ca, c'est la connerie la plus absolue...
 
Un des principaux problème de l'assurance/réassureur, c'est l'aléa moral engendré par la mise sur pied du contrat.
 
 
Le taux de mortalité est une variable différente du risque de défaut. On ne parle pas du même risque.

n°19855315
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-09-2009 à 12:10:39  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
ba prévoir l'apparition de la bulle avant qu'elle apparaisse et l'explosion de la bulle alors qu'elle existe déja, ce sont deux choses différentes  :sarcastic:  
 
parce que sinon Karl Marx l'avait vu venir. et moi je peux te dire que je voit venir la crise du capitalisme de 2315


 
Je suis daccord avec ça, mais évaluer la probabilité de shock entre 1/500,000 et 1/3,000,000 et ça se réalise 5 ans après, je trouve ça quand même ballot :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°19855335
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-09-2009 à 12:12:38  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Je suis daccord avec ça, mais évaluer la probabilité de shock entre 1/500,000 et 1/3,000,000 et ça se réalise 5 ans après, je trouve ça quand même ballot :o


 
ba vu les changements de politiques économiques aux usa entre 2002 et 2007 ca me parait pas fou  :o


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°19856238
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 15-09-2009 à 13:34:14  profilanswer
 

peaceful a écrit :


...
Le document original a été retiré du web après avoir été exhumé fin 2008.[/quote]

 

comment dire...  [:petrus75]


P-ê qu'en 2002, les conditions n'étaient pas les mêmes qu'en 2008. P-ê qu'en 2002, il n'y avait pas encore de gens insolvables incités par Bush à acheter grâce à des prêts insensés.


Message édité par el muchacho le 15-09-2009 à 13:41:00

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°19856266
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 15-09-2009 à 13:35:58  profilanswer
 

peaceful a écrit :

 

Justement, le but de la manoeuvre c'était d'évaluer l'impact d'un tel organisme à X années, et la probabilité de "shock", pas de faire un état des lieux à l'instant T, sinon on fait appel à un cabinet d'audit.

 

Bref, il n'a absolument rien vu venir, comme tout le monde, sauf qu'il a bien participé au bordel en aidant les démocrates à maintenir à flot cet organisme.


Quel est le rapport entre FM et la crise :??: :??:  :??: Ce n'est pas eux qui ont fait des prêts insensés ficelés sous forme de credit default swap.

Message cité 2 fois
Message édité par el muchacho le 15-09-2009 à 13:40:05

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°19856308
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 15-09-2009 à 13:38:40  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Citation :

La réassurance va inciter les gens à éviter les conneries pour éviter d'avoir à payer.


 
Ca, c'est la connerie la plus absolue...
 
Un des principaux problème de l'assurance/réassureur, c'est l'aléa moral engendré par la mise sur pied du contrat.
 
Le taux de mortalité est une variable différente du risque de défaut. On ne parle pas du même risque.


Non mais c'est toi qui as fait la comparaison avec la réassurance. L'aléa moral ne se situe pas à ce niveau là, il se situe dans le fait de parier de l'argent sur la mortalité de ses contemporains.


---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°19856959
vandepj0
Posté le 15-09-2009 à 14:24:42  profilanswer
 

boblion a écrit :


Non.
Le fait que l'expérience ne contredit pas une hypothèse n'assure pas qu'elle est exacte. Quand on a plusieurs hypothèses en concurrence pour expliquer un phénomène il faut parfois attendre longtemps avant de pouvoir en valider une. En effet il peut arriver que l'expérience n'en contredise aucune. Il faut alors mettre sur pied une ou des expériences scientifiques visant à tester spécifiquement chacune des hypothèses. Et pour cela il faut parfois attendre des années afin de bénéficier d'un matériel technique ultra perfectionné.
On pourrait prendre l'exemple du LHC vis à vis de théories sur certaines particules élémentaires.


 
Le fait qu'aucune expérience ne contredise une hypothèse fait qu'on peut la considérer comme juste et l'utiliser, pas qu'elle est exacte.  
 
Tout ce qu'on sait prouver par l'expérience, c'est qu'une hypothèse est fausse.
 
Ainsi, quand il y a plusieurs hypothèses qui ne sont pas contredites, elles peuvent toutes être considérées comme juste jusqu'à ce qu'elles soient totalement ou partiellement infirmée. Par exemple, en l'an 1000, dire que la terre est plate est tout aussi justifié que de dire que la terre est sphérique.  
 

boblion a écrit :


Non.
Les seuls qui s'intéressent au passé de l'économie c'est les historiens [:spamafote]
Va pas me mélanger Bloch, Bairoch etc ... avec des gens dont le boulot consiste à plaquer des applications mathématiques sur des raisonnements économiques.
Pour avoir eu la chance d'avoir fait un peu d'histoire éco en prépa et maintenant de la micro / macro à la Fac je peux te dire que ça n'a rien à voir.
Peut être qu'à des niveaux plus élevés ( doctorat ? ) il y a plus de synergies mais j'en doute fortement tant les deux matières sont différentes.
A la rigueur des explications de cas particuliers ( telle ou telle crise ) par des économistes avec leurs modèles ... mais l'histoire avec un grand H celle des temps longs et bien c'est du boulot d'historien et t'avales des pages de chiffres. Pas question de caler un graph à la con + l'équation bidon qui va avec.
Là on rédige, on disserte et on pond du chiffre. On vient pas recracher IS/LM et le babil du petit macroéconomiste.


 
Je me demande si tu ne mélanges pas le boulot de l'économiste et celui du financier.  
 
L'économiste va étudier le réel (par exemple le mécanisme de fixation d'un prix) à partir du passé, va le modéliser (agent économique, valeur, prix, quantité de travail, coût de transaction, besoin, demande, offre...), théoriser à partir de sa modélisation (rencontre de l'offre et la demande), confronter sa théorie à la réalité / rechercher des contre-exemples (monopole), adapter sa théorie en fonction de ses observations ultérieures (différents modèles suivant les cas de figure du marché), et ensuite l'utiliser pour arriver à des résultats qui ne sont pas intuitifs ou pour aider à la prise de décision ayant trait à l'économie (comment fixer les taux d'intérêt des banques centrales de façon à préserver au mieux la confiance dans l'outil monétaire sans pour autant étouffer l'activité?).  
 
Tout comme le physicien va étudier le réel (la pomme tombe de l'arbre) à partir du passé, le modéliser (masse de la pomme, centre de gravité, vitesse de chute), théoriser à partir de sa modélisation (il existe une force constante proportionnelle à la masse qui s'applique sur les corps en leur centre de gravité),confronter son modèle à la réalité (mais pourquoi la pomme et la plume ne tombent elles pas à la même vitesse), adapter sa théorie en fonction de ses observations ultérieures (il existe aussi une force de frottement sur l'air, proportionnelle à la vitesse), et ensuite l'utiliser pour arriver à des résultats qui ne sont pas intuitifs ou pour aider à la prise de décision ayant trait aux systèmes mécaniques (comment faire pour que ma voiture sois légèrement sous-vireuse quel que soit le chargement pour la meilleure sécurité du conducteur?).  
 
 
 

boblion a écrit :


J'ai dit que ce n'était pas une science au même titre que les maths et la physique ou bien la bio.
C'est une science humaine avec tout le lot d'imperfections inhérentes que cela implique.
 
Oui d'ailleurs je ne pense pas non plus que la biologie et la physique sont tout à fait comparables aux mathématiques. Dans le cas de la bio et de la physique l'objet d'étude est le réel qui nous entoure dans l'autre cas on est dans l'abstraction totale et le concept.


Alors, oui, la modélisation est plus difficile pour l'économiste que pour le physicien (bien que, dans l'exemple de la conception de véhicule, le modèle physique soit simplifié, et certainement pas représentatif de la réalité exacte), car l'objet d'étude est plus complexe, mais la démarche est la même, et sincèrement, je ne vois pas en quoi l'une serait plus "scientifique" que l'autre.
 
Que tu mettes les maths à part, c'est normal, puisque les mathématiques ne sont pas une science mais un outil.  
 
Que tu fasses une différence entre la physique, la biologie et l'économie, j'ai plus de mal à comprendre.
 

boblion a écrit :


Je suis d'accord dans le sens où effectivement les représentations que la physique ou la biologie nous donnent du réel sont inexactes ( d'autant plus que sans en venir à des notions philosophiques, notre entendement et nos sens ont leurs propres limites face à des choses aussi éloignées de nous que les atomes ou l'espace ).
Cela dit elles différent des sciences humaines dans le sens où il n'y a pas de grandes controverses ( hormis sur les sujets "à la pointe" pour lesquels plusieurs hypothèses s'affrontent afin de les expliquer ).
On n'a pas des écoles de pensées, pas d'orientation politiques etc ...
Inversement il n'y a pas plus idéologisant et politisé que les sciences humaines.
Dans le cadre de la biologie non. Hormis le cas de quelques l'hurluberlus qui nient l'évidence à cause de leurs convictions religieuses ( théorie de l'évolution, contestation de l'existence du VIH etc ... ) ou les cas où le politique à été tellement fort qu'il a réussi a avoir une emprise totale sur cette science et à la pervertir et à la transformer en fausse Science. ( Lyssenkisme ).


Mais justement, c'est parce que le champ d'étude de l'économie est plus complexe et que la modélisation, la mesure et l'expérimentation sont moins simples que les résultats sont moins "aboutis" que ceux de la physique.  
 
Va dire aux catholiques du XVIème siècle qu'il n'y a pas de grandes controverses, ni de problématiques politiques quant à savoir si la terre est ronde ou plate...
 

boblion a écrit :


Bref on n'a pas droit aux éternelles querelles entre Keynésiens / classiques etc ... car on est dans le cadre d'une science qui n'accepte qu'une vérité ( qu'on peut bien sûr redéfinir et préciser ) alors qu'en économie la part morale et politique est très importante ( ce qui est logique vu que l'on traite des rapports entre les hommes ).  


Tout comme on a eu d'incessantes querelles entre les tenants de différentes théories scientifiques, qui n'ont pu être départagées que quand les moyens de mesure et d'expérimentation ont permis d'invalider certaines théories.  
Et comme c'est encore le cas aujourd'hui, mais à un niveau qui est devenu complètement inabordable au public (l'univers est il convexe ou concave, le temps linéaire, combien de dimensions possède notre univers, quelles sont les forces élémentaires et qu'est ce qui les sous-tend?)
 

boblion a écrit :


Le problème c'est que l'économie est remplie de postulats moraux.  
 


Non.  
La politique est remplie de postulats moraux. La science économique se borne à observer, modéliser, théoriser, valider.

boblion a écrit :


 
On en revient toujours au même et cette citation l'illustre. Il y a des écoles d'économistes. Il n'y a pas des écoles de mathématiciens ( du moins si mais cela ne prend pas le même sens :D ).
Il y a trop d'implications morales pour faire de l'économie une science au même titre que la physique ou que les maths. Son sujet d'études étant l'interaction entre les hommes c'est une science humaine ( ou sociale comme on la désigne dans nos chères universités :D ).
 
Je ne vois d'ailleurs pas ce qu'il y a de honteux d'ailleurs.
Entre une science humaine même "imparfaite" et un matheux qui trigonalise comme un hamster fait tourner sa roue le choix est vite fait perso [:mullet]


Les mathématiques ne sont pas une science.  
 
Sinon, effectivement, l'économie est l'étude du comportement des hommes dans la gestion de leurs échanges. Ce n'est pas parce que l'objet en est l'homme que ce n'est pas une science au même titre que les autres.

el muchacho a écrit :


Les deux premières théories citées n'ont pas été infirmées, mais complétées. Les résultats de ces théories sont en effet déductibles de théories plus précises (le modèle de Van der Waals et la relativité) dans les limites classiques. Ce qui me permet de souligner un point très important: une théorie ne fonctionne que dans un cadre déterminé. Les théories mathématiques économiques ne fonctionnent pas autrement. Le problème est l'application à la réalité, le comportement humain étant difficilement modélisable, car il est irrationnel: il y en a toujours qui chercheront à tirer leur épingle du jeu, donc à sortir des conditions dans lesquelles ces modèles sont applicables, souvent des modèles probabilistes, basés sur la loi des grands nombres.
Quand à la relativité formulée par Einstein, de quelles expériences parles-tu ? Je n'ai pas eu vent d'une seule expérience infirmant la relativité d'Einstein.


 
En fait, les théories que je cite donnent de bonne approximations du comportement du réel sous certaines conditions.  
Ces théories trouvent leurs limites quand les conditions d'expérimentation sortent d'un certain cadre, ce qui fait que ces théories ne sont pas universelles, donc seulement partiellement vraies.
 
Et effectivement, il semblerait qu'il n'y ait pas eu d'expérimentation remettant en cause la relativité générale. :jap:

n°19857736
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-09-2009 à 15:24:33  profilanswer
 

el muchacho a écrit :


Quel est le rapport entre FM et la crise :??: :??:  :??: Ce n'est pas eux qui ont fait des prêts insensés ficelés sous forme de credit default swap.


 
Justement si :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°19858018
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-09-2009 à 15:44:40  profilanswer
 

Pour les motivés : le rapport Sen-Stiglitz
 
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf [...] ort_fr.pdf


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°19858095
vandepj0
Posté le 15-09-2009 à 15:49:34  profilanswer
 

Le petit Peaceful est demandé sur le topic immobilier...
 

yanis12 a écrit :


 
bof
 
il dit certains trucs intéressants, mais c'est très tendancieux (ultra libéral)
 
I.e le gros problème c'est "l'Etat"
 
le raisonnement ne tient qu'à moitié quand on voit ce que l'absence de régulation a fait aux Etats Unis par exemple (comme s'il n'y avait pas eu de bulle immo la bas ?)
 
Il est évident que certaines lois ne permettent pas actuellement un développement parfait de l'immobilier, tout le problème est que l'absence de régulation ne le permet pas non plus, et est largement plus destructeur que ce soit au niveau écologique, environnemental et social.
 
Il ferait mieux de proposer des lois plus adaptées que de critiquer le fait qu'il y ait "des lois", mais j'ai pas encore tout écouté alors je verrais ce qu'il raconte
 
ceci dit, certaines choses sont pertinentes notamment dans son historique du développement immobilier


n°19858228
le_noob
Posté le 15-09-2009 à 15:58:37  profilanswer
 

Betcour a écrit :


"Les" autres ? Y'a généralement 2 ou 3 tranches dans ce genre de calcul : les (plus ou moins) riches comparé soit au reste soit aux pauvres  (donc max. 3 tranches).
 


 

Betcour a écrit :


Ah autant pour moi, je pensais qu'on parlait des inégalités  [:manust]  
Il est vrai que la petite vieille avec ses deux apparts parisiens en location est celle qui tire les ficelles du monde contemporain, contrairement aux cadres qui se contentent de diriger les gens.
 


 

Betcour a écrit :


Toujours de l'esquive : en quoi les 10% les plus riches ne sont pas "les tranches les plus élevées" ? En quoi l'écart entre eux le reste ne représenterais pas les inégalités ? Bref je repose pour la 20ème fois ma question à laquelle on évite soigneusement de répondre : c'est quoi les inégalités ?


Parce que y a clairement un écart important encore après. Ce qui compte c'est pas le nombre de personnes dans chaque tranche mais la taille des tranches en terme de revenu. Ensuite on va combien y a de personnes il y a dedans. C'est le seul moyen de révéler les inégalités.
Pour en revenir à ce que tu disais un monde ou 99% n'a rien et 1% a tout est très inégale. C'est le Brésil ou la France de l'Ancien Régime.

n°19858437
le_noob
Posté le 15-09-2009 à 16:13:20  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Le fait qu'aucune expérience ne contredise une hypothèse fait qu'on peut la considérer comme juste et l'utiliser, pas qu'elle est exacte.  
 
Tout ce qu'on sait prouver par l'expérience, c'est qu'une hypothèse est fausse.
 
Ainsi, quand il y a plusieurs hypothèses qui ne sont pas contredites, elles peuvent toutes être considérées comme juste jusqu'à ce qu'elles soient totalement ou partiellement infirmée. Par exemple, en l'an 1000, dire que la terre est plate est tout aussi justifié que de dire que la terre est sphérique.  
 


Justement non, ce n'est pas ça la science.
 
Tu ne sors pas un truc en l'air en disant que tant qu'on a pas prouvé que c'est faux, c'est vrai  :heink:
 
 
De plus l'économie n'est pas une science car le sujet n'est pas un sujet scientifique. Le comportement humain n'est pas universel et figé dans le temps. Le fait même d'émettre des hypothèses modifient le comportement. L'humain contrôle lui même sa propre évolution, il a une capacité d'adaptation telle que son comportement n'est pas théorisable.
 
Bref les théories économiques ne servent qu'a justifier les idéologies politiques, elles n'ont pas d'autre utilité.


Message édité par le_noob le 15-09-2009 à 16:20:05
n°19859059
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-09-2009 à 16:53:46  profilanswer
 

el muchacho a écrit :


Oui, et alors ? Toi tu mélanges les viagers et les pratiques des banques pour noyer le poisson. Enfin du Betcour, quoi. J'adore. [:muse]


Je mélange rien du tout, je souligne que l'outrage sur les gens qui "spéculent sur la mort" est 300 ans en retard au grand minimum.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°19859078
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-09-2009 à 16:55:50  profilanswer
 

Au fait le LEAP n'avait pas prévu la fin du monde et des US l'été dernier? :o
Ils sont où les illuminés qui agitaient ce torchon à tout va ? :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°19859102
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-09-2009 à 16:57:00  profilanswer
 

http://www.youtube.com/watch?v=O5A_UF2qLVs
 
ron paul tire à boulets rouges, pour ceux qui aiment la théorie autrichienne :o


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°19859179
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-09-2009 à 17:02:50  profilanswer
 

le_noob a écrit :


Parce que y a clairement un écart important encore après. Ce qui compte c'est pas le nombre de personnes dans chaque tranche mais la taille des tranches en terme de revenu.


Ca ne répond pas franchement à la question. Le "bon" indicateur des inégalités c'est quoi:
- l'écart entre le sommet (1% ou 0,1%) et tout le reste ?
- l'écart entre les pauvres (~3 premiers déciles) et le reste ?
- l'écart entre les 3 "grandes classes" (pauvre, moyenne, supérieure) ?
- l'écart entre les pauvres et les riches (10% ou 1% ou 0,1% ? mais alors quid de la classe moyenne ?)
- l'écart type ?

 

L'égalité ne peut avoir qu'une seule forme (tout le monde pareil) mais les inégalités possibles sont infinies et pour l'instant j'attends toujours une définition claire (c'est à dire transformable en un indicateur) du concept d'inégalités... (note qu'on met ce mot généralement au pluriel, sous entendu qu'en fait ça prend plusieurs formes)

Message cité 2 fois
Message édité par Betcour le 15-09-2009 à 17:03:58

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°19859375
Camelot2
Posté le 15-09-2009 à 17:17:43  profilanswer
 

el muchacho a écrit :


Non mais c'est toi qui as fait la comparaison avec la réassurance. L'aléa moral ne se situe pas à ce niveau là, il se situe dans le fait de parier de l'argent sur la mortalité de ses contemporains.


 
Il s'agit de titriser les risques.
 
Autrement dit, concevoir un produit qui transfère une partie de ce risque de mortalité vers d'autres acteurs.
Chaque tranche ayant une pondération spécifique en fonction de son exposition au risque de mortalité.
 
Contrairement au risque de défaut, il n'y a pas d'emballement possible du risque de mortalité pour des raisons économiques.
 
Le marché financier ne peut pas créé une bulle qui va impacter le risque de mortalité car ce risque dépend de la mort de l'être humain dont les tables de mortalité sont établies et évoluent assez lentement.
 
C'est à l'étude depuis plusieurs années, ce n'est pas nouveau comme l'article semble le dire.  
 
La grande différence entre le risque de défaut et le risque de mortalité est que l'un peut être influencé par le marché, l'autre non.
C'est d'ailleurs pour cela que le risque de mortalité fait l'objet d'une branche toute particulière et totalement autre que la finance: l'assurance.
 
Au final, le but et les résultats seront le même que la réassurance. Répartir le risque sur une multiplicité d'acteurs avec une pondération en fonction de leur aversion au risque.
 
Edit: Le même raisonnement s'applique, plus généralement, pour le "risque de sinistre" qui englobe aussi l'assurance non-vie.

Message cité 2 fois
Message édité par Camelot2 le 15-09-2009 à 17:18:53
mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  1415  1416  1417  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
La crise du couple SARKOZY : INFO ou INTOX ?Géopolitique : Face au Pic Pétrolier et la Future Crise Economique
Crise bancaire au Royaume UniJET : Les jeux en direct (relais appel gagnant -)
crise d'angoisseChanger autoradio d'origine (beta) VW POLO
Peut-on acheter ou vendre une voiture sans carte crise?Le modèle social Francais est-il en crise ?
Gratte-ciel et architecture : quel impact de la crise sur les projets? 
Plus de sujets relatifs à : [ECO] Can it run Crises ?


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)