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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°19859375
Camelot2
Posté le 15-09-2009 à 17:17:43  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

el muchacho a écrit :


Non mais c'est toi qui as fait la comparaison avec la réassurance. L'aléa moral ne se situe pas à ce niveau là, il se situe dans le fait de parier de l'argent sur la mortalité de ses contemporains.


 
Il s'agit de titriser les risques.
 
Autrement dit, concevoir un produit qui transfère une partie de ce risque de mortalité vers d'autres acteurs.
Chaque tranche ayant une pondération spécifique en fonction de son exposition au risque de mortalité.
 
Contrairement au risque de défaut, il n'y a pas d'emballement possible du risque de mortalité pour des raisons économiques.
 
Le marché financier ne peut pas créé une bulle qui va impacter le risque de mortalité car ce risque dépend de la mort de l'être humain dont les tables de mortalité sont établies et évoluent assez lentement.
 
C'est à l'étude depuis plusieurs années, ce n'est pas nouveau comme l'article semble le dire.  
 
La grande différence entre le risque de défaut et le risque de mortalité est que l'un peut être influencé par le marché, l'autre non.
C'est d'ailleurs pour cela que le risque de mortalité fait l'objet d'une branche toute particulière et totalement autre que la finance: l'assurance.
 
Au final, le but et les résultats seront le même que la réassurance. Répartir le risque sur une multiplicité d'acteurs avec une pondération en fonction de leur aversion au risque.
 
Edit: Le même raisonnement s'applique, plus généralement, pour le "risque de sinistre" qui englobe aussi l'assurance non-vie.

Message cité 2 fois
Message édité par Camelot2 le 15-09-2009 à 17:18:53
mood
Publicité
Posté le 15-09-2009 à 17:17:43  profilanswer
 

n°19859623
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-09-2009 à 17:37:45  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ca ne répond pas franchement à la question. Le "bon" indicateur des inégalités c'est quoi:
- l'écart entre le sommet (1% ou 0,1%) et tout le reste ?
- l'écart entre les pauvres (~3 premiers déciles) et le reste ?
- l'écart entre les 3 "grandes classes" (pauvre, moyenne, supérieure) ?
- l'écart entre les pauvres et les riches (10% ou 1% ou 0,1% ? mais alors quid de la classe moyenne ?)
- l'écart type ?
 
L'égalité ne peut avoir qu'une seule forme (tout le monde pareil) mais les inégalités possibles sont infinies et pour l'instant j'attends toujours une définition claire (c'est à dire transformable en un indicateur) du concept d'inégalités... (note qu'on met ce mot généralement au pluriel, sous entendu qu'en fait ça prend plusieurs formes)


 
tu te considères plutôt libertarien ou conservateur ? :o


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°19860020
le_noob
Posté le 15-09-2009 à 18:12:22  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ca ne répond pas franchement à la question. Le "bon" indicateur des inégalités c'est quoi:
- l'écart entre le sommet (1% ou 0,1%) et tout le reste ?
- l'écart entre les pauvres (~3 premiers déciles) et le reste ?
- l'écart entre les 3 "grandes classes" (pauvre, moyenne, supérieure) ?
- l'écart entre les pauvres et les riches (10% ou 1% ou 0,1% ? mais alors quid de la classe moyenne ?)
- l'écart type ?
 
L'égalité ne peut avoir qu'une seule forme (tout le monde pareil) mais les inégalités possibles sont infinies et pour l'instant j'attends toujours une définition claire (c'est à dire transformable en un indicateur) du concept d'inégalités... (note qu'on met ce mot généralement au pluriel, sous entendu qu'en fait ça prend plusieurs formes)


Je t'ai donné mon point de vue, je ne vois pas ce que tu veux de plus.
 
Ce qui compte c'est de faire des tranches de valeurs (en argent) à peu près égale et ensuite on met le nombre de personnes dedans. Pour moi c'est très révélateur car on verra tout de suite qu'il y a beaucoup de pauvres et peu de très riches. Et c'est bien la différence entre le maximum et le minimum qui est pertinent en terme d'inégalités. Par ce que ce qui compte c'est que les inégalités restent dans une tranche restreinte.
 
L'idéal serait pas de très riches, pas de très pauvres et peu de riches, peu de pauvres. Ça c'est une société égalitaire dans la mesure du possible. Une société où il y a a des très riches et des très pauvres est une société intrinsèquement inégalitaire.

n°19860068
le_noob
Posté le 15-09-2009 à 18:15:29  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Il s'agit de titriser les risques.
 
Autrement dit, concevoir un produit qui transfère une partie de ce risque de mortalité vers d'autres acteurs.
Chaque tranche ayant une pondération spécifique en fonction de son exposition au risque de mortalité.
 
Contrairement au risque de défaut, il n'y a pas d'emballement possible du risque de mortalité pour des raisons économiques.
 
Le marché financier ne peut pas créé une bulle qui va impacter le risque de mortalité car ce risque dépend de la mort de l'être humain dont les tables de mortalité sont établies et évoluent assez lentement.
 
C'est à l'étude depuis plusieurs années, ce n'est pas nouveau comme l'article semble le dire.  
 
La grande différence entre le risque de défaut et le risque de mortalité est que l'un peut être influencé par le marché, l'autre non.
C'est d'ailleurs pour cela que le risque de mortalité fait l'objet d'une branche toute particulière et totalement autre que la finance: l'assurance.
 
Au final, le but et les résultats seront le même que la réassurance. Répartir le risque sur une multiplicité d'acteurs avec une pondération en fonction de leur aversion au risque.
 
Edit: Le même raisonnement s'applique, plus généralement, pour le "risque de sinistre" qui englobe aussi l'assurance non-vie.


Sauf que les gens vont mourir en masse dans les années qui viennent  :o

n°19860069
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-09-2009 à 18:15:31  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

tu te considères plutôt libertarien ou conservateur ? :o


Forcément pas conservateur. :o


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°19860090
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-09-2009 à 18:16:35  profilanswer
 

le_noob a écrit :

Ce qui compte c'est de faire des tranches de valeurs (en argent) à peu près égale et ensuite on met le nombre de personnes dedans. Pour moi c'est très révélateur car on verra tout de suite qu'il y a beaucoup de pauvres et peu de très riches. Et c'est bien la différence entre le maximum et le minimum qui est pertinent en terme d'inégalités. Par ce que ce qui compte c'est que les inégalités restent dans une tranche restreinte.


Ouais donc écart type quoi.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°19860094
boblion
Posté le 15-09-2009 à 18:16:56  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :

 

Le fait qu'aucune expérience ne contredise une hypothèse fait qu'on peut la considérer comme juste et l'utiliser, pas qu'elle est exacte.


Non j'ai déjà expliqué pourquoi dans mon post précédent [:spamafote]
On peut l'utiliser mais on n'est pas sûr qu'elle soit juste ou exacte.

 
vandepj0 a écrit :


Tout ce qu'on sait prouver par l'expérience, c'est qu'une hypothèse est fausse.
Ainsi, quand il y a plusieurs hypothèses qui ne sont pas contredites, elles peuvent toutes être considérées comme juste jusqu'à ce qu'elles soient totalement ou partiellement infirmée. Par exemple, en l'an 1000, dire que la terre est plate est tout aussi justifié que de dire que la terre est sphérique.


Ce ne sont que deux hypothèses. Il n'est pas question de les qualifier de justes ou d'exactes. Ce genre de vocabulaire peut porter à confusion quand on sait le caractère spéculatif du mot hypothèse.

 
vandepj0 a écrit :


Je me demande si tu ne mélanges pas le boulot de l'économiste et celui du financier.


[:botman]

 
vandepj0 a écrit :


L'économiste va étudier le réel (par exemple le mécanisme de fixation d'un prix) à partir du passé, va le modéliser (agent économique, valeur, prix, quantité de travail, coût de transaction, besoin, demande, offre...), théoriser à partir de sa modélisation (rencontre de l'offre et la demande), confronter sa théorie à la réalité / rechercher des contre-exemples (monopole), adapter sa théorie en fonction de ses observations ultérieures (différents modèles suivant les cas de figure du marché), et ensuite l'utiliser pour arriver à des résultats qui ne sont pas intuitifs ou pour aider à la prise de décision ayant trait à l'économie (comment fixer les taux d'intérêt des banques centrales de façon à préserver au mieux la confiance dans l'outil monétaire sans pour autant étouffer l'activité?).


Oulalalalla c'est n'importe quoi là. Je vais reprendre:
L'économiste n'étudie pas le réel.
Il plaque des concepts mathématiques ( ils sont friands des graphiques ces petits coquins [:mullet] ) sur une représentation du réel qu'il se fait qui est à la fois hautement caricaturale et idéologique. Je partirai de l'exemple le plus célébre que l'on retrouve en micro celui de l'individu toujours avide qui ne cherche qu'à augmenter son utilité.
En quoi une conception comme celle ci est représentative de la réalité ? ( ci ce n'est en étant une caricature ).
Deuxio les économistes ne s'intéressent pas au passé. Ceux qui s'intéressent au passé ce sont des historiens économistes. Et même si ils possèdent aussi certaines compétences économiques ils ne sont pas issus pour la majeure partie de cursus économiques ( au moins en France, aux Usa ou ailleurs peut être que le système universitaire est plus souple et permet d'aménager mieux ses cours et ses options ).
Quant à modéliser le passé, nonnonnon et non. A part dans des cas très précis et bien encadrés ( type crise de 1929 ) les économistes ne touchent pas au passé. Le boulot c'est de l'histoire et si l'on utilise des chiffres ( Pib etc ... ) pour expliquer on ne peut pas modéliser car cela serait grotesque de vouloir résumer des phénomènes aussi complexes et des périodes aussi longues avec des modèles mathématiques quasi trollesques. Le travail se fait donc avec les mots ( chiffres à l'appui ).
Pour ce qui est du reste de ta remarque concernant l'actualité et le conseil c'est effectivement le rôle de l'économiste. Qu'ils remplissent avec brio sans aucun doute [:mullet]

 
vandepj0 a écrit :


Tout comme le physicien va étudier le réel (la pomme tombe de l'arbre) à partir du passé, le modéliser (masse de la pomme, centre de gravité, vitesse de chute), théoriser à partir de sa modélisation (il existe une force constante proportionnelle à la masse qui s'applique sur les corps en leur centre de gravité),confronter son modèle à la réalité (mais pourquoi la pomme et la plume ne tombent elles pas à la même vitesse), adapter sa théorie en fonction de ses observations ultérieures (il existe aussi une force de frottement sur l'air, proportionnelle à la vitesse), et ensuite l'utiliser pour arriver à des résultats qui ne sont pas intuitifs ou pour aider à la prise de décision ayant trait aux systèmes mécaniques (comment faire pour que ma voiture sois légèrement sous-vireuse quel que soit le chargement pour la meilleure sécurité du conducteur?).


Le réel du physicien est quand même bien moins caricatural que celui de l'économiste [:mullet]
Je pense pas qu'une comparaison soit appropriée ( là encore les écoles etc ...  :sleep: )

   
vandepj0 a écrit :


Alors, oui, la modélisation est plus difficile pour l'économiste que pour le physicien (bien que, dans l'exemple de la conception de véhicule, le modèle physique soit simplifié, et certainement pas représentatif de la réalité exacte), car l'objet d'étude est plus complexe, mais la démarche est la même, et sincèrement, je ne vois pas en quoi l'une serait plus "scientifique" que l'autre.


C'est surtout que la modélisation parfaite n'est pas possible. Si tu ne vois pas en quoi les courbes d'utilités sont des caricatures terribles de la réalité je ne peux rien pour toi  :sweat:
Et quand on touche à l'humain il faut savoir rester humble et réaliste. Pas venir fanfaronner et se comparer aux maths ou à la physique qui n'ont pas les mêmes objets d'études. C'est mélanger les carottes et navets :o

 
vandepj0 a écrit :


Que tu mettes les maths à part, c'est normal, puisque les mathématiques ne sont pas une science mais un outil.


Mmm cela peut être utilisé comme un outil certes mais cela demeure quand même une science même si en l'examinant de plus près elle diffère fortement de ses consœurs

 
vandepj0 a écrit :


Que tu fasses une différence entre la physique, la biologie et l'économie, j'ai plus de mal à comprendre.


Le sujet d'étude !
De la barbaque inanimée ou des particules c'est quand même autre chose que des hommes, leur société et leurs interactions [:gaga hurle]

 
vandepj0 a écrit :


Mais justement, c'est parce que le champ d'étude de l'économie est plus complexe et que la modélisation, la mesure et l'expérimentation sont moins simples que les résultats sont moins "aboutis" que ceux de la physique.


Le problème c'est qu'à aucun moment dans l'enseignement de l'économie au niveau licence le prof ne va insister sur le côté caricatural de la chose. Non dans le monde des économistes l'homme veut toujours plus il ne se confronte qu'à un nombre fini d'objets ( tous de même qualité obv ).
Alors bien sûr tu peux dire qu'avec les ordinateurs on peut complexifier les modèles mais bon j'y crois pas trop. Avant de modéliser le comportement d'un être humain il va s'en écouler du temps [:spamafote].
Donc on est dans la caricature.

 


vandepj0 a écrit :


Va dire aux catholiques du XVIème siècle qu'il n'y a pas de grandes controverses, ni de problématiques politiques quant à savoir si la terre est ronde ou plate...


Tu ne vas pas venir me refiler tous les exemples d'obscurantistes religieux pour essayer de me faire gober que l'économie c'est comme la physique quand même [:aloy]

 

Moi je te parle des controverses entre écoles économistes qui ne sont pas tranchées depuis longtemps et qui ne le seront peut être jamais. Ah et aussi de l'importance des concepts moraux dans les postulats économiques.

 


vandepj0 a écrit :


Tout comme on a eu d'incessantes querelles entre les tenants de différentes théories scientifiques, qui n'ont pu être départagées que quand les moyens de mesure et d'expérimentation ont permis d'invalider certaines théories.
Et comme c'est encore le cas aujourd'hui, mais à un niveau qui est devenu complètement inabordable au public (l'univers est il convexe ou concave, le temps linéaire, combien de dimensions possède notre univers, quelles sont les forces élémentaires et qu'est ce qui les sous-tend?)


On aborde là un autre problème qui celui d'une sorte de "mur de l'abstraction" et des limites de l'entendement humain qui fait que certains concepts poussés sont très difficiles à appréhender et suscitent des controverses. Cela dit comparer ceci avec les controverses économiques ... Il n'y a pas de dimension humaine ou morale là dedans.

 
vandepj0 a écrit :


Non.
La politique est remplie de postulats moraux. La science économique se borne à observer, modéliser, théoriser, valider.


Non.
Individu envieux, droit à la propriété etc ...
Toute la micro est pleine de postulats de ce type ( la macro en est elle plus préservée vu qu'elle n'étudie pas l'individu ).
Si il n'y avait qu'une solution économique on serait pas là à s'engueuler et le topic serait comme le topic math.

 
vandepj0 a écrit :


Les mathématiques ne sont pas une science.


Si [:spamafote]

 
vandepj0 a écrit :


Sinon, effectivement, l'économie est l'étude du comportement des hommes dans la gestion de leurs échanges. Ce n'est pas parce que l'objet en est l'homme que ce n'est pas une science au même titre que les autres.


C'est une science humaine comme je le dit depuis le début. [:mullet]

 

Message cité 2 fois
Message édité par boblion le 15-09-2009 à 18:19:52
n°19860230
le_noob
Posté le 15-09-2009 à 18:26:31  profilanswer
 

boblion a écrit :


Oulalalalla c'est n'importe quoi là. Je vais reprendre:
L'économiste n'étudie pas le réel.
Il plaque des concepts mathématiques ( ils sont friands des graphiques ces petits coquins [:mullet] ) sur une représentation du réel qu'il se fait qui est à la fois hautement caricaturale et idéologique. Je partirai de l'exemple le plus célébre que l'on retrouve en micro celui de l'individu toujours avide qui ne cherche qu'à augmenter son utilité.
En quoi une conception comme celle ci est représentative de la réalité ? ( ci ce n'est en étant une caricature ).
Deuxio les économistes ne s'intéressent pas au passé. Ceux qui s'intéressent au passé ce sont des historiens économistes. Et même si ils possèdent aussi certaines compétences économiques ils ne sont pas issus pour la majeure partie de cursus économiques ( au moins en France, aux Usa ou ailleurs peut être que le système universitaire est plus souple et permet d'aménager mieux ses cours et ses options ).
Quant à modéliser le passé, nonnonnon et non. A part dans des cas très précis et bien encadrés ( type crise de 1929 ) les économistes ne touchent pas au passé. Le boulot c'est de l'histoire et si l'on utilise des chiffres ( Pib etc ... ) pour expliquer on ne peut pas modéliser car cela serait grotesque de vouloir résumer des phénomènes aussi complexes et des périodes aussi longues avec des modèles mathématiques quasi trollesques. Le travail se fait donc avec les mots ( chiffres à l'appui ).
Pour ce qui est du reste de ta remarque concernant l'actualité et le conseil c'est effectivement le rôle de l'économiste. Qu'ils remplissent avec brio sans aucun doute [:mullet]
 


Voilà  :jap:  
 

boblion a écrit :


Le réel du physicien est quand même bien moins caricatural que celui de l'économiste [:mullet]
Je pense pas qu'une comparaison soit appropriée ( là encore les écoles etc ...  :sleep: )


 :jap:  
 
 

boblion a écrit :


Mmm cela peut être utilisé comme un outil certes mais cela demeure quand même une science même si en l'examinant de plus près elle diffère fortement de ses consœurs  
 


Les mathématiques sont à la base un outil, comme toutes les matières finissant en "ique". Depuis elle a été admise comme une science (même phénomène pour l'informatique). Pour moi ces deux domaines resteront toujours des outils, je ne vois pas en quoi le développement d'un outil permet de le cataloguer comme science.
 

boblion a écrit :


Le sujet d'étude !
De la barbaque inanimée ou des particules c'est quand même autre chose que des hommes, leur société et leurs interactions [:gaga hurle]  


 :jap:  

n°19860278
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-09-2009 à 18:30:49  profilanswer
 

non mais qu'est ce qu'il ne faut pas lire, ce n'est pas parce qu'il y a de mauvais économistes et que l'économie n'a pas vertu de prédiction que faut jetter l'économie aux orties comme l'étant pas  une science.

 

Sinon la physique n'est pas une science parce qu'elle ne prédit même pas les tremblements de terre. Si le modèle standard en physique est mit à terre par le LHC, c'est un coup au moins aussi sérieux que l'effondrement de l'hypothèse des marchés efficients

Message cité 1 fois
Message édité par Magicpanda le 15-09-2009 à 18:31:51

---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°19860308
le_noob
Posté le 15-09-2009 à 18:33:59  profilanswer
 

Rien à voir avec la prédiction, là on explique que par ses postulats l'économie ne peut pas être mise au même niveau que les sciences (ou autres sciences). Et c'est bien cette considération en tant que science qui peut-être utile aux économistes pour imposer leurs modèles idéologiques.

mood
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Posté le 15-09-2009 à 18:33:59  profilanswer
 

n°19860421
Svenn
Posté le 15-09-2009 à 18:44:39  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

non mais qu'est ce qu'il ne faut pas lire, ce n'est pas parce qu'il y a de mauvais économistes et que l'économie n'a pas vertu de prédiction que faut jetter l'économie aux orties comme l'étant pas  une science.

Sinon la physique n'est pas une science parce qu'elle ne prédit même pas les tremblements de terre. Si le modèle standard en physique est mit à terre par le LHC, c'est un coup au moins aussi sérieux que l'effondrement de l'hypothèse des marchés efficients


 
Non. On sait en physique que le modele est valable a beaucoup de decimales pres dans les domaines explores jusqu´ici. Le LHC va permettre d´aller explorer de nouvelles regions de la physique qui etaient jusqu´a aujourd´hui inaccessibles pour des raisons techniques. On va alors savoir si ce qui etait valable dans les limites technologiques de 2008 l´est toujours dans les limites du LHC. Si c´est le cas, tant mieux, sinon il faudra trouver le moyen de corriger pour tenir compte des nouvelles donnees. Mais ca ne remet pas en cause ce qui etait connnu auparavant, tout le monde s´en fiche que les modeles qu´on utilise pour concevoir un Airbus soient faux a la 68eme decimale parce que le modele standard n´est pas parfait.
 
L´hypothese des marches efficients, c´est quand meme loin d´etre aussi robuste et a ma connaissance, ca ne permet pas d´expliquer tous les phenomenes economiques connus a ce jour.

n°19860434
boblion
Posté le 15-09-2009 à 18:45:39  profilanswer
 

Si je me permet de la ramener c'est que j'ai passé un an de prépa avec comme thème de l'année "la Science" :o
Cela ne fait pas de moi un prophète mais je retrouve certains thèmes qu'on avait en dissert :(
Alors il me faut pontifier [:mullet]

 
le_noob a écrit :


Les mathématiques sont à la base un outil, comme toutes les matières finissant en "ique". Depuis elle a été admise comme une science (même phénomène pour l'informatique). Pour moi ces deux domaines resteront toujours des outils, je ne vois pas en quoi le développement d'un outil permet de le cataloguer comme science.

 



Oui on peut le voir comme un simple outil si l'on considère qu'une science doit avoir un objet.
Moi j'étais plus pour une science en tant qu'ensemble de savoirs cohérents mais en fait cela dépend de la définition que l'on préfère donc effectivement tu peux argumenter dans mon sens ou le tien. C'est un problème de sémantique. Tout dépend ce que l'on entend par science.

Message cité 1 fois
Message édité par boblion le 15-09-2009 à 18:46:49
n°19860665
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 15-09-2009 à 19:08:42  profilanswer
 

15 du mois, sauf pendant l'été , sortie du GEAB (europe 2020) : rien de nouveau mais intéressant.  
ne pas hésiter à suivre les liens indiqués dans "notes" en fin de page.
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-37-e [...] a3791.html


---------------
du vide, j'en ai plein !
n°19862003
Badcow
Posté le 15-09-2009 à 21:20:49  profilanswer
 

gorthaur bateman a écrit :


Genre les deux sont anti-nomiques......
C'est ridicule.


 
Genre tu as lu mon post...
 

Citation :


Entre un médecin qui a choisit de l'être "pour soigner les gens", et un autre qui a choisi cette voie "pour gagner du fric", à ton avis lequel risque d'être le plus compétent ?


 
Mais si tu veux te faire une idée par toi même, je t'invite à passer quelques heures de cours à la Fac de médecine de Bordeaux (exemple au hasard), et tu aura un petit aperçu du comportement et des motivations de ceux qui risquent de te soigner plus tard, et ça fait vraiment peur...


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°19862287
Badcow
Posté le 15-09-2009 à 21:38:26  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Sauf que là on divise la société en deux groupes : tu compares les 10% vs 90%, ou les 1% vs 99%. 99% de la population (c'est à dire quasiment tout le monde) c'est un échantillon homogène ? Si on veut des échantillons homogènes c'est pas en 2 qu'il faut diviser la population mais en une bonne dizaine de tranches. :spamafote:

 

Pas vraiment, puisque tu fait le ratio entre une tranche (par exemple le "top 1%" ) et la médiane, qui est par définition calculée en prenant 100% de la population.

 

Donc tu ne découpe absolument pas "la population en 2".

 
Betcour a écrit :


Citation :

Par contre, comme la plupart des gens qui forment le "top 10%" sont juste des cadres moyens (> 33 k€ annuel, c'est typiquement le salaire d'un cadre "entrée de gamme" ), cela permet de faire des effets de manche sur ces "inégalités qui se réduisent" alors que ce qui se réduit, c'est juste l'écart entre les salariés (hors "cadres sups" ), le salaire des cadres ne suivant généralement pas les augmentations du SMIC...


Sauf qu'on retourne sur le problème de départ : en quoi mesurer l'écart entre les cadres et le reste de la population serait moins représentatif des inégalités que l'écart entre les millionnaires et les autres ? Comme je l'ai déjà dit on a pas de définition des inégalités, donc affirmer qu'une mesure statistique est la meilleure...

 

Sachant que le D9 commence à 2x le salaire médian, et en faisant le ratio D9/médiane, tu te retrouve juste à comparer potentiellement le niveau de vie d'un couple qui travaille et où chacun touche le salaire médian, avec le cas d'un célibataire du D9 qui finalement touche exactement la même chose, avec un peu moins de frais et un peu plus d'impôts...

 

Bref, lorsque tu gagne 33 k€/an en France, as-tu un train de vie fondamentalement différent d'un couple où chacun gagnerais 18 k€ ?

 

Non.

 

Tu sera aussi obligé de prendre un emprunt sur 20 ans pour te payer une maison en province ou un appartement en RP, tu roulera dans le même type de voiture qu'il faudra acheter à crédit, et tu fera aussi un crédit Sofinco pour acheter ton plasma à Noël.

 

Il n'est donc pas étonnant de constater qu'en se basant sur le ratio D9/médiane, on trouve que les inégalités sont faibles puisqu'on compare des cas qui sont fondamentalement les mêmes ! Tant qu'à vouloir faire des stats qui ne disent rien, pourquoi pas faire le ratio D8/médiane, ou bien D7/médiane, et pourquoi pas D5/médiane tant qu'on y est !

 
Betcour a écrit :


Citation :

Pour ce qui est des inégalités, je m'en contrefout "un peu" dans l'absolu (sauf cas particuliers), mais "trafiquer" les statistiques pour ne pas voir des phénomènes sociologiques, ça me gène beaucoup plus.


Je pourrais retourner l'argument à l'envers. Si une mesure indique peu d'inégalités et une autre plus, c'est pas forcément celle qui en indique le plus qui est "juste". C'est peut être que le phénomène est trop complexe pour être condensé en un seul indicateur :spamafote:

 

Il se trouve que les ONG, confortées par les travaux des sociologues, font le constat de la hausse des inégalités depuis presque 30 ans maintenant, ce à quoi on leur répond "ce n'est pas possible, regardez le ratio D9/médiane diminue régulièrement".

 

Donc lorsqu'un indice indique une chose "démentie" par les travaux sociologiques, c'est probablement que cet indice est mauvais, ou au moins "non représentatif".

Message cité 1 fois
Message édité par Badcow le 15-09-2009 à 22:17:38

---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°19863194
vandepj0
Posté le 15-09-2009 à 22:30:16  profilanswer
 

boblion a écrit :


Oulalalalla c'est n'importe quoi là. Je vais reprendre:
L'économiste n'étudie pas le réel.
Il plaque des concepts mathématiques ( ils sont friands des graphiques ces petits coquins [:mullet] ) sur une représentation du réel qu'il se fait qui est à la fois hautement caricaturale et idéologique. Je partirai de l'exemple le plus célébre que l'on retrouve en micro celui de l'individu toujours avide qui ne cherche qu'à augmenter son utilité.
En quoi une conception comme celle ci est représentative de la réalité ? ( ci ce n'est en étant une caricature ).
Deuxio les économistes ne s'intéressent pas au passé. Ceux qui s'intéressent au passé ce sont des historiens économistes. Et même si ils possèdent aussi certaines compétences économiques ils ne sont pas issus pour la majeure partie de cursus économiques ( au moins en France, aux Usa ou ailleurs peut être que le système universitaire est plus souple et permet d'aménager mieux ses cours et ses options ).
Quant à modéliser le passé, nonnonnon et non. A part dans des cas très précis et bien encadrés ( type crise de 1929 ) les économistes ne touchent pas au passé. Le boulot c'est de l'histoire et si l'on utilise des chiffres ( Pib etc ... ) pour expliquer on ne peut pas modéliser car cela serait grotesque de vouloir résumer des phénomènes aussi complexes et des périodes aussi longues avec des modèles mathématiques quasi trollesques. Le travail se fait donc avec les mots ( chiffres à l'appui ).
Pour ce qui est du reste de ta remarque concernant l'actualité et le conseil c'est effectivement le rôle de l'économiste. Qu'ils remplissent avec brio sans aucun doute [:mullet]
 
 
Le réel du physicien est quand même bien moins caricatural que celui de l'économiste [:mullet]
Je pense pas qu'une comparaison soit appropriée ( là encore les écoles etc ...  :sleep: )
 


 
Oulalalalla c'est n'importe quoi là. Je vais reprendre:
Le physicien n'étudie pas le réel.
Il plaque des concepts mathématiques ( ils sont friands des équation différentielles ces petits coquins [:mullet] ) sur une représentation du réel qu'il se fait qui est à la fois hautement caricaturale et idéologique . Je partirai de l'exemple de la bobine qui est représentée par une inductance et une résistance, sans prendre en compte l'ensemble des phénomènes passionnants et complexes qui se passent au niveau atomique et sub atomique, ou bien encore l'étude des matériaux, gaz et autres transferts thermiques qui utilisent des approches statistiques (similaire à celles des financiers, soit dit en passant) parce qu'il sont bien incapable de modéliser comment se déplacent les atomes, molécules et autres particules de façon individuelle.
 
En quoi une conception comme celle ci est représentative de la réalité ? ( ci ce n'est en étant une caricature ).
 
 
Le réel de l'économiste est quand même bien moins caricatural que celui du physicien [:mullet]
 
Au moins lui il a un objet d'étude intelligible, il ne se branle pas sur des particules de masse nulle qui sautent sur des cordes théoriques. :o
 

boblion a écrit :


 
C'est surtout que la modélisation parfaite n'est pas possible. Si tu ne vois pas en quoi les courbes d'utilités sont des caricatures terribles de la réalité je ne peux rien pour toi  :sweat:  


 
Si tu ne vois pas en quoi la modélisation d'une pomme par une masse appliquée au centre de gravité est une caricature terrible de la réalité, je ne peux rien pour toi :sweat:  
 
Mais je suis d'accord, la modélisation parfaite n'existe pas.  

boblion a écrit :


 
Le problème c'est qu'à aucun moment dans l'enseignement de l'économie au niveau licence le prof ne va insister sur le côté caricatural de la chose. Non dans le monde des économistes l'homme veut toujours plus il ne se confronte qu'à un nombre fini d'objets ( tous de même qualité obv ).
Alors bien sûr tu peux dire qu'avec les ordinateurs on peut complexifier les modèles mais bon j'y crois pas trop. Avant de modéliser le comportement d'un être humain il va s'en écouler du temps [:spamafote].
Donc on est dans la caricature.
 
 


Parce qu'en enseignement au niveau licence, le prof il insiste peut-être sur le côté caricatural de la modélisation en électricité, en chimie, en mécanique? Non, dans le monde des sciences physiques, les gaz sont parfaits, le hasard dans le mouvement des molécules, ni même leur dimensions souvent ne sont pris en compte, et tout ça est noyé dans une approche statistique qui permet d'en tirer des lois...
Alors bien sûr tu peux dire qu'avec les ordinateurs on peut complexifier les modèles mais bon j'y crois pas trop. Avant de modéliser le comportement d'une automobile ou d'un volcan il va s'en écouler du temps [:spamafote].
Donc on est dans la caricature.

boblion a écrit :


Moi je te parle des controverses entre écoles économistes qui ne sont pas tranchées depuis longtemps et qui ne le seront peut être jamais. Ah et aussi de l'importance des concepts moraux dans les postulats économiques.


Les vrais économistes (les scientifiques, pas les ouvriers des salles de marché ou autres investisseurs) sont d'accord sur les limites de certains modèles, certaines démonstrations, et discutent de théories et de leur validité, et cherchent les moyens et expériences qui confirment la pertinence de leur hypothèse, ou démolissent celles de leurs confrères.
 
Tout comme l'ont toujours fait et le font encore aujourd'hui les chercheurs en physique et autres sciences qui trouveraient grâce à tes yeux.  
 

boblion a écrit :


Individu envieux, droit à la propriété etc ...
Toute la micro est pleine de postulats de ce type ( la macro en est elle plus préservée vu qu'elle n'étudie pas l'individu ).
Si il n'y avait qu'une solution économique on serait pas là à s'engueuler et le topic serait comme le topic math.
 


L'homo oeconomicus n'est pas envieux, il souhaite utiliser au mieux les moyens dont il dispose. Pas toi? Tu ne crois pas que statistiquement ça peut se vérifier? Tu es capable de démontrer le contraire?
 
Le droit à la propriété est un choix politique, pas une volonté des économistes. Ils pourraient continuer à étudier les comportements de production et de consommation même sans droit à la propriété individuelle.  
 
Je pense que tu devrais aussi t'intéresser un peu à l'économie en te défaisant de tes préjugés sur "ces gens qui ne s'intéressent qu'à l'argent et spolient les travailleurs". Ce n'est pas cela l'économie en tant que science.  
 

boblion a écrit :

Si je me permet de la ramener c'est que j'ai passé un an de prépa avec comme thème de l'année "la Science" :o
Cela ne fait pas de moi un prophète mais je retrouve certains thèmes qu'on avait en dissert :(
Alors il me faut pontifier [:mullet]


Ouais, concours de CV [:mullet]

boblion a écrit :


Oui on peut le voir comme un simple outil si l'on considère qu'une science doit avoir un objet.
Moi j'étais plus pour une science en tant qu'ensemble de savoirs cohérents mais en fait cela dépend de la définition que l'on préfère donc effectivement tu peux argumenter dans mon sens ou le tien. C'est un problème de sémantique. Tout dépend ce que l'on entend par science.


C'est marrant, je ne vois pas en quoi l'économie ne rentre pas dans ta définition.

n°19863534
boblion
Posté le 15-09-2009 à 22:52:24  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :

 

Oulalalalla c'est n'importe quoi là. Je vais reprendre:
Le physicien n'étudie pas le réel.


Son sujet d'étude c'est la matière et la matière que je sache elle existe ( les atomes tout ça etc ... ) Même si les plus petits éléments n'ont pas été encore clairement définis ( le bordel avec les bosons etc ... ) et qu'on n'est pas arrivé à UNE loi universelle pour les ( différentes ? ) forces, les connaissances  en sont quand même à un tout autre niveau que celles de l'économie ( bon courage pour modéliser un être humain ).
De plus il n'est pas question ici de postulats moraux ou idéologiques. Pas d'écoles.

 
vandepj0 a écrit :


Il plaque des concepts mathématiques ( ils sont friands des équation différentielles ces petits coquins [:mullet] )


Certes mais tu ne va pas me mélanger les graphs trollesques des courbes d'utilité et les boites d'Edgeworth avec des petites équadifs appliquées à des forces.
J'aimerai pas qu'on me compare à une force :(

 
vandepj0 a écrit :


sur une représentation du réel qu'il se fait qui est à la fois hautement caricaturale et idéologique .


Il y a une part de schématisation mais je ne vois pas la part idéologique [:xqwzts]

 
vandepj0 a écrit :


Je partirai de l'exemple de la bobine qui est représentée par une inductance et une résistance, sans prendre en compte l'ensemble des phénomènes passionnants et complexes qui se passent au niveau atomique et sub atomique, ou bien encore l'étude des matériaux, gaz et autres transferts thermiques qui utilisent des approches statistiques (similaire à celles des financiers, soit dit en passant) parce qu'il sont bien incapable de modéliser comment se déplacent les atomes, molécules et autres particules de façon individuelle.


Que le savoir n'est pas parfait je m'en doute. Mais là encore on parle de forces et d'atomes pas d'être humains. Les omissions et les choix d'études sont tout de même bien moins orientés.

 


vandepj0 a écrit :


En quoi une conception comme celle ci est représentative de la réalité ? ( ci ce n'est en étant une caricature ).


Dans le sens qu'elle correspond à ce que nos sens ou nos instruments peuvent mesurer.
On peut "voir" les atomes avec un microscope atomique, on peut faire des instruments électriques etc ...
On peut calculer quand est ce que ça va casser etc ...
Hélas les économistes n'en sont pas encore au niveau des ingénieurs des ponts et chaussé ou aéronautiques.
Ouups on s'égare de plus en plus vers un débat sur la technique et non plus la science.

 


vandepj0 a écrit :


Le réel de l'économiste est quand même bien moins caricatural que celui du physicien [:mullet]


Si tu le dis [:hollande_heureux]
Elle gère ta courbe d'utilité sinon ?

 
vandepj0 a écrit :


Au moins lui il a un objet d'étude intelligible, il ne se branle pas sur des particules de masse nulle qui sautent sur des cordes théoriques. :o
 


CQFD

 
vandepj0 a écrit :


Si tu ne vois pas en quoi la modélisation d'une pomme par une masse appliquée au centre de gravité est une caricature terrible de la réalité, je ne peux rien pour toi :sweat:

 

Mais je suis d'accord, la modélisation parfaite n'existe pas.


Parce qu'il s'agit d'étudier les forces qui s'appliquent à cette pomme ? Et que si on voulait étudier la constitution biologique de cette pomme on ferait de la bio ?

 
vandepj0 a écrit :


Parce qu'en enseignement au niveau licence, le prof il insiste peut-être sur le côté caricatural de la modélisation en électricité, en chimie, en mécanique? Non, dans le monde des sciences physiques, les gaz sont parfaits, le hasard dans le mouvement des molécules, ni même leur dimensions souvent ne sont pris en compte, et tout ça est noyé dans une approche statistique qui permet d'en tirer des lois...


Au moins il y  des stats qui correspondent à peu près à la réalité mesurée.
Les économistes n'en sont même pas encore là :(

 


vandepj0 a écrit :


Alors bien sûr tu peux dire qu'avec les ordinateurs on peut complexifier les modèles mais bon j'y crois pas trop. Avant de modéliser le comportement d'une automobile ou d'un volcan il va s'en écouler du temps [:spamafote].
Donc on est dans la caricature.


Je sais pas moi j'ai l'impression que le dév des voitures et avions par des ingé ça marche pas trop mal. Je dois être fou.

 


vandepj0 a écrit :


Les vrais économistes (les scientifiques, pas les ouvriers des salles de marché ou autres investisseurs) sont d'accord sur les limites de certains modèles, certaines démonstrations, et discutent de théories et de leur validité, et cherchent les moyens et expériences qui confirment la pertinence de leur hypothèse, ou démolissent celles de leurs confrères.

 

Tout comme l'ont toujours fait et le font encore aujourd'hui les chercheurs en physique et autres sciences qui trouveraient grâce à tes yeux.


Ca fait quand même beuacoup de vérités différentes [:implosion de carla]
Surtout qu'après il y a tout le rôle politique de l'économiste qui s'en va donner ses conseils ( coucou le FMi, l'école de Chicago, les économistes soviétiques etc ... ).

  
vandepj0 a écrit :


L'homo oeconomicus n'est pas envieux, il souhaite utiliser au mieux les moyens dont il dispose. Pas toi?


Non. J'ai tendance à être un branleur bordélique [:stifler]

 
vandepj0 a écrit :


 Tu ne crois pas que statistiquement ça peut se vérifier? Tu es capable de démontrer le contraire?


J'imagine que cela diffère d'une personne à une autre [:spamafote]

 
vandepj0 a écrit :


Le droit à la propriété est un choix politique, pas une volonté des économistes. Ils pourraient continuer à étudier les comportements de production et de consommation même sans droit à la propriété individuelle.


Oui mais ils ne le font pas. on en revient donc au postulat politique.

 
vandepj0 a écrit :


Je pense que tu devrais aussi t'intéresser un peu à l'économie en te défaisant de tes préjugés sur "ces gens qui ne s'intéressent qu'à l'argent et spolient les travailleurs". Ce n'est pas cela l'économie en tant que science.


J'ai jamais dit ça [:botman]

vandepj0 a écrit :


Ouais, concours de CV [:mullet]


Oué exactement.
Et ma bite fait 25 cm. [:botman]

 
vandepj0 a écrit :


C'est marrant, je ne vois pas en quoi l'économie ne rentre pas dans ta définition.


Bah elle rentre puisque j'ai dit que c'est une science humaine.
Juste qu'elle n'est pas comparable à la bio ou les maths ( si on les considère comme une science ) du fait de son sujet d'étude et de tout ce que cela implique.
Fait une comparaison entre ce topic et le topic math [:spamafote]
Tu verras pas des gens qui s'engueulent là bas.

Message cité 1 fois
Message édité par boblion le 15-09-2009 à 22:56:06
n°19864132
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-09-2009 à 23:22:09  profilanswer
 

Badcow a écrit :

Bref, lorsque tu gagne 33 k€/an en France, as-tu un train de vie fondamentalement différent d'un couple où chacun gagnerais 18 k€ ?
 
Non.


En gros tu pars de la conclusion ("les inégalités augmentent" ) et tu cherches un indice qui aillent dans ce sens.
Normalement on définit formellement ce qu'on veux mesurer, on construit une méthode de mesure et ensuite on tire une conclusion des résultats qui tombent...
 
Si le D9 n'est pas très éloigné de la médiane c'est peut être tout simplement qu'il y a pas tant d'inégalités que ça ?
 

Badcow a écrit :

Il se trouve que les ONG, confortées par les travaux des sociologues, font le constat de la hausse des inégalités depuis presque 30 ans maintenant, ce à quoi on leur répond "ce n'est pas possible, regardez le ratio D9/médiane diminue régulièrement".


- les ONG sont des lobbies à part entière. Le but de leur communication est de mobiliser l'opinion, les politiques et les médias autour de leur activité et de sortir des rapports qui vont dans leur sens. Par ex. la NRA (association pro-armes à feu aux USA) affirme que les armes en libre circulation sauvent des vies et luttent efficacement contre la criminalité...
- à ce niveau les sociologues se basent sur les stats (on peut éventuellement constater l'évolution de la misère de visu mais l'écart entre la médiane et le 1% plus riche, comment tu fais ça sans passer par des stats ?). C'est de la logique circulaire.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°19864170
boblion
Posté le 15-09-2009 à 23:23:51  profilanswer
 

GINI GINI GINI.

n°19864553
le_noob
Posté le 15-09-2009 à 23:47:55  profilanswer
 

Betcour a écrit :


En gros tu pars de la conclusion ("les inégalités augmentent" ) et tu cherches un indice qui aillent dans ce sens.
Normalement on définit formellement ce qu'on veux mesurer, on construit une méthode de mesure et ensuite on tire une conclusion des résultats qui tombent...
 
Si le D9 n'est pas très éloigné de la médiane c'est peut être tout simplement qu'il y a pas tant d'inégalités que ça ?
 


Non c'est une mesure qui ne permet tout simplement pas de montrer des inégalités s'il y en avait.

n°19864585
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-09-2009 à 23:49:59  profilanswer
 

Svenn a écrit :


 
Non. On sait en physique que le modele est valable a beaucoup de decimales pres dans les domaines explores jusqu´ici. Le LHC va permettre d´aller explorer de nouvelles regions de la physique qui etaient jusqu´a aujourd´hui inaccessibles pour des raisons techniques. On va alors savoir si ce qui etait valable dans les limites technologiques de 2008 l´est toujours dans les limites du LHC. Si c´est le cas, tant mieux, sinon il faudra trouver le moyen de corriger pour tenir compte des nouvelles donnees. Mais ca ne remet pas en cause ce qui etait connnu auparavant, tout le monde s´en fiche que les modeles qu´on utilise pour concevoir un Airbus soient faux a la 68eme decimale parce que le modele standard n´est pas parfait.
 
L´hypothese des marches efficients, c´est quand meme loin d´etre aussi robuste et a ma connaissance, ca ne permet pas d´expliquer tous les phenomenes economiques connus a ce jour.


 
l'hypothèse des marchés efficients a cependant été fortement critiquée et dès l'origine, même si la critique a été minoritaire dans le champ académique


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°19864626
grozibouil​le
Posté le 15-09-2009 à 23:54:12  profilanswer
 

C'est surtout la loi de Gauss qui a fait du tort aux modèles mathématiques des banques, enfin du moins son usage intensif.

n°19865773
python
Posté le 16-09-2009 à 02:18:03  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Oulalalalla c'est n'importe quoi là. Je vais reprendre:
Le physicien n'étudie pas le réel.
Il plaque des concepts mathématiques ( ils sont friands des équation différentielles ces petits coquins [:mullet] ) sur une représentation du réel qu'il se fait qui est à la fois hautement caricaturale et idéologique . Je partirai de l'exemple de la bobine qui est représentée par une inductance et une résistance, sans prendre en compte l'ensemble des phénomènes passionnants et complexes qui se passent au niveau atomique et sub atomique, ou bien encore l'étude des matériaux, gaz et autres transferts thermiques qui utilisent des approches statistiques (similaire à celles des financiers, soit dit en passant) parce qu'il sont bien incapable de modéliser comment se déplacent les atomes, molécules et autres particules de façon individuelle.
 
En quoi une conception comme celle ci est représentative de la réalité ? ( ci ce n'est en étant une caricature ).
 
 
Le réel de l'économiste est quand même bien moins caricatural que celui du physicien [:mullet]
 
Au moins lui il a un objet d'étude intelligible, il ne se branle pas sur des particules de masse nulle qui sautent sur des cordes théoriques. :o
 


 
Mais c'est du café du commerce c'est discussions sans fondement et sans sources pour appuyer ses dires.  Il faudrait que vous lisez un manuel d'Analyse financière.  Mon auteur préféré est Elie Cohen, professeur de finance à Paris-Dauphine,  La finance jette ses bases sur le diagnostic financier.  Par analogie au diagnostic médical, le diagnostic financier évalue sur la base de nombreux critères si les entités étudiées sont en mesure de faire face à leur obligations (Le diagnostic médical évalue si le corps humain est en mesure de guérir de ses blessures...). Si l'ensemble des débiteurs du monde des affaires est solvable, on peut conclure que l'économie est solide.  Si, pour beaucoup d'entreprises, les résultats ne sont pas à la hauteurs des critères basés sur la loi sur la faillite et l'insolvabilité alors l'économie est certaine de baisser.  
 
Il faut prendre en compte tous les indicateurs susceptibles de montrer des signes avant-coureurs, telles le nombre de faillites, le niveau d'épargne des ménages, les salaires, la fiscalité,


Message édité par python le 16-09-2009 à 02:23:32
n°19865990
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 16-09-2009 à 02:57:59  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Je mélange rien du tout, je souligne que l'outrage sur les gens qui "spéculent sur la mort" est 300 ans en retard au grand minimum.


Sauf que là, c'est à grande échelle, et on sait ce que ça donne, quand la spéculation porte sur des milliards (marché de 500 Mds de $ d'après les estimations).

n°19866035
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 16-09-2009 à 03:06:43  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Il s'agit de titriser les risques.
 
Autrement dit, concevoir un produit qui transfère une partie de ce risque de mortalité vers d'autres acteurs.
Chaque tranche ayant une pondération spécifique en fonction de son exposition au risque de mortalité.
 
Contrairement au risque de défaut, il n'y a pas d'emballement possible du risque de mortalité pour des raisons économiques.
 
Le marché financier ne peut pas créé une bulle qui va impacter le risque de mortalité car ce risque dépend de la mort de l'être humain dont les tables de mortalité sont établies et évoluent assez lentement.
 
C'est à l'étude depuis plusieurs années, ce n'est pas nouveau comme l'article semble le dire.  
 
La grande différence entre le risque de défaut et le risque de mortalité est que l'un peut être influencé par le marché, l'autre non.
C'est d'ailleurs pour cela que le risque de mortalité fait l'objet d'une branche toute particulière et totalement autre que la finance: l'assurance.
 
Au final, le but et les résultats seront le même que la réassurance. Répartir le risque sur une multiplicité d'acteurs avec une pondération en fonction de leur aversion au risque.
 
Edit: Le même raisonnement s'applique, plus généralement, pour le "risque de sinistre" qui englobe aussi l'assurance non-vie.


Il y a tout autant risque d'emballement que pour l'immobilier, par définition, parce que c'est de la spéculation. Et la spéculation, ce sont des phénomènes de masse, quels que soient les schémas existants pour limiter les risques, sauf régulations sérieuses (par un règlement). Il faut arrêter de croire à l'autorégulation des marchés, ça n'existe pas. On peut trouver X raisons pour lesquelles un titre peut s'effondrer, comme je l'ai déjà dit. Un vaccin contre le sida, un traitement contre la leucémie, etc, le niveau de vie qui augmente et hop, la durée de vie moyenne dans un pays qui augmente de 5 ans. Heureusement, il y a des guerres, des famines, des dictatures, des Républicains pour garder des dividendes rondelets en fin d'année.


---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°19866076
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 16-09-2009 à 03:18:38  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Oulalalalla c'est n'importe quoi là. Je vais reprendre:
Le physicien n'étudie pas le réel.
Il plaque des concepts mathématiques ( ils sont friands des équation différentielles ces petits coquins [:mullet] ) sur une représentation du réel qu'il se fait qui est à la fois hautement caricaturale et idéologique . Je partirai de l'exemple de la bobine qui est représentée par une inductance et une résistance, sans prendre en compte l'ensemble des phénomènes passionnants et complexes qui se passent au niveau atomique et sub atomique, ou bien encore l'étude des matériaux, gaz et autres transferts thermiques qui utilisent des approches statistiques (similaire à celles des financiers, soit dit en passant) parce qu'il sont bien incapable de modéliser comment se déplacent les atomes, molécules et autres particules de façon individuelle.

 

En quoi une conception comme celle ci est représentative de la réalité ? ( ci ce n'est en étant une caricature ).

 

Le réel de l'économiste est quand même bien moins caricatural que celui du physicien [:mullet]

 

Au moins lui il a un objet d'étude intelligible, il ne se branle pas sur des particules de masse nulle qui sautent sur des cordes théoriques. :o
 


Non, on est parfaitement capable de savoir ce qui se passe au niveau atomique, là n'est pas le problème. On pourrait parfaitement, en théorie, modéliser le comportement de chacune des particules de ta barre de fer. Mais ça n'apporterait aucune information utile. Parce qu'un axiome de base est que si on connait les caractéristiques quantiques des particules, on peut considérer qu'elles sont indifférenciables les unes des autres et auront donc toutes le même comportement. Donc on peut utiliser la statistique et obtenir des lois générales qui s'appliquent aux erreurs statistiques près. C'est pour cela que l'on peut réduire une pomme à sa masse et à son centre de gravité quand on veut étudier son mouvement de chute: parce que toutes les molécules de la pomme peuvent être considérées comme identiques et peuvent elles-mêmes être réduites à leur centre de masse. Il suffit donc de cela pour prédire avec 99,99999999999999999999999% de chances que le mouvement de la pomme sera une accélération rectiligne du haut vers le bas et non le contraire (bien qu'en principe, il n'est nullement interdit que le mouvement inverse puisse arriver).

 

C'est là que l'on diffère fondamentalement de l'économie: l'hypothèse de base valable en Physique qui est que les individus sont identiques et complètement déterminés par quelques caractéristiques parfaitement connues est fausse; il n'y a pas deux êtres humains identiques et ayant les mêmes comportements (et c'est tant mieux). L'économie tente de modéliser des phénomènes de masse, mais comme chacun, dans une économie libérale, tente de faire mieux que la moyenne, on n'est justement pas dans un modèle où l'individu est représentatif du groupe, et vice versa. Du coup, les modèles ont un domaine d'application très limitée, qui ne peut être qu'essentiellement descriptif et rarement prédictif, ce que s'empressent d'oublier les financiers. C'est en cela que l'économie est une science sociale: elle se contente (ou devrait se contenter) de décrire une économie. Mais on demande aux économistes de fournir des outils de prédiction. Ces derniers ne peuvent être que très imprécis et surtout, ne sont pas infaillibles.

 

J'ai toujours pensé que les financiers devraient faire un peu de Physique (en sus d'aller faire des stages en usine), ça les rendrait un chouillas plus humbles et plus critiques envers leurs modèles.

Message cité 1 fois
Message édité par el muchacho le 16-09-2009 à 03:41:54

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°19866964
vandepj0
Posté le 16-09-2009 à 09:56:27  profilanswer
 

boblion a écrit :


...blah blah blah...

 

En fait, une partie du problème vient du fait qu'en France on apprends les sciences physiques comme on apprend les mathématiques: on ne se pose pas la question de la modélisation, de la description du réel, de l'origine des théories et de leurs implications.

 

On t'apprend dès le départ les modélisations, en les prenant pour acquises, et ensuite on te fait utiliser les mathématiques à partir des modélisations et des théories, et ça pourrait n'avoir aucun rapport avec le "réel", ce serait pareil.

 

Cette méthode amène à penser que ce que nous apprenons est LA vérité, le savoir juste, et pas des théories globalement bien applicables dans un cadre donné.

 
el muchacho a écrit :


Non, on est parfaitement capable de savoir ce qui se passe au niveau atomique, là n'est pas le problème. On pourrait parfaitement, en théorie, modéliser le comportement de chacune des particules de ta barre de fer. Mais ça n'apporterait aucune information utile. Parce qu'un axiome de base est que si on connait les caractéristiques quantiques des particules, on peut considérer qu'elles sont indifférenciables les unes des autres et auront donc toutes le même comportement. Donc on peut utiliser la statistique et obtenir des lois générales qui s'appliquent aux erreurs statistiques près. C'est pour cela que l'on peut réduire une pomme à sa masse et à son centre de gravité quand on veut étudier son mouvement de chute: parce que toutes les molécules de la pomme peuvent être considérées comme identiques et peuvent elles-mêmes être réduites à leur centre de masse. Il suffit donc de cela pour prédire avec 99,99999999999999999999999% de chances que le mouvement de la pomme sera une accélération rectiligne du haut vers le bas et non le contraire (bien qu'en principe, il n'est nullement interdit que le mouvement inverse puisse arriver).

 

C'est là que l'on diffère fondamentalement de l'économie: l'hypothèse de base valable en Physique qui est que les individus sont identiques et complètement déterminés par quelques caractéristiques parfaitement connues est fausse; il n'y a pas deux êtres humains identiques et ayant les mêmes comportements (et c'est tant mieux). L'économie tente de modéliser des phénomènes de masse, mais comme chacun, dans une économie libérale, tente de faire mieux que la moyenne, on n'est justement pas dans un modèle où l'individu est représentatif du groupe, et vice versa. Du coup, les modèles ont un domaine d'application très limitée, qui ne peut être qu'essentiellement descriptif et rarement prédictif, ce que s'empressent d'oublier les financiers. C'est en cela que l'économie est une science sociale: elle se contente (ou devrait se contenter) de décrire une économie. Mais on demande aux économistes de fournir des outils de prédiction. Ces derniers ne peuvent être que très imprécis et surtout, ne sont pas infaillibles.

 

J'ai toujours pensé que les financiers devraient faire un peu de Physique (en sus d'aller faire des stages en usine), ça les rendrait un chouillas plus humbles et plus critiques envers leurs modèles.

 

A une certaine échelle, on peut aussi approximer le comportement des êtres humains comme étant des particules homogènes, et valider que cette approximation est valable avec un intervalle de confiance raisonnable.
Et dans les modèles économiques, justement l'homo oeconomicus essaie de maximiser sa satisfaction en fonction des moyens dont il dispose.

 

Ensuite, ce que les économistes arrivent à décrire sont les implications théoriques d'un changement de paramètre dans un système, pour expliquer et pour aider à anticiper. Par exemple, si j'augmente les taux d'intérêt, qu'est ce qui se passe? Si j'imprime de la monnaie? Quelle est l'évolution probable de la concurrence dans un marché avec de fortes barrières à l'entrée? D'où viennent les rentes? Comment se constitue l'équilibre entre rémunération du travail et du capital dans le partage de la valeur ajoutée?

 

A la plupart de ces questions, les économistes sont capables de répondre avec un niveau de fiabilité relativement bon. Ce n'est pas parce que le niveau de fiabilité de la réponse est inférieur à celui obtenu en physique (qui n'est pas 100% non plus, comme tu le dis justement) qu'il faut pour autant dénigrer la science en question.

 

Et il ne faut pas confondre l'économiste (i.e. le scientifique) qui va s'attacher à modéliser, formuler des hypothèses, des théories, tenter de les confronter à la réalité, le mathématicien financier, qui va tenter de mettre en place des modèles prédictifs sur les marchés d'actions pour gagner du pognon, et le guignol, qui va parler à la télé en racontant de la merde et en prenant le titre d'économiste simplement parce que son métier consiste à observer les cours de bourse...

 

Pour finir, même les mathématiciens de la finance tant décriés ici ont souvent un niveau en physique, et notamment en physique statistique et quantique, plus proche du doctorat que de la licence...

Message cité 2 fois
Message édité par vandepj0 le 16-09-2009 à 09:59:52
n°19867131
boblion
Posté le 16-09-2009 à 10:12:20  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :

 

En fait, une partie du problème vient du fait qu'en France on apprends les sciences physiques comme on apprend les mathématiques: on ne se pose pas la question de la modélisation, de la description du réel, de l'origine des théories et de leurs implications.
On t'apprend dès le départ les modélisations, en les prenant pour acquises, et ensuite on te fait utiliser les mathématiques à partir des modélisations et des théories, et ça pourrait n'avoir aucun rapport avec le "réel", ce serait pareil.


C'est effectivement le cas, on n'insiste pas assez sur l'aspect historique de la physique par manque de temps. Cela dit je peux t'assurer que c'est 10000x pire en économie.

 

Rien que ce matin j'ai une droit en macro à la transformation d'une corrélation sur un graphique ( donc d'une observation empirique ) en "Faits" énoncés comme de quasi théorèmes  :lol:
C'était à propos du rapport de l'ouverture commerciale d'un pays et de sa prospérité et cela m'a fait justement bien rire car justement le cours précédent le prof nous avait sorti un tableau du Maddison comparant l'évolution des richesses des ensembles géographiques depuis l'an mille où l'on pouvait voir que entre 1000 et 1500 la Chine a complètement stagné bien qu'elle commerçait bcp alors que l'Europe avait commencé à décoller avant même la conquête du nouveau monde.
Bref comment faire abstraction des guerres, de la religion, des orientations politiques, de la culture et des mentalités etc ... et résumer le tout en "ouverture commerciale".

 
vandepj0 a écrit :


Cette méthode amène à penser que ce que nous apprenons est LA vérité, le savoir juste, et pas des théories globalement bien applicables dans un cadre donné.


Euh là c'est toi qui le dit.
Un atome existe. Après peut être qu'on ne peut pas se le représenter parfaitement à l'heure actuelle ou qu'on ne fait qu'approximer certaines de ses caractéristiques, on n'en est pas moins en présence de quelque chose de réel.
Quant aux calculs on a beau dire ce que l'on veut, l'expérience montre que c'est un peu plus que des " corrélations".

 

Message cité 2 fois
Message édité par boblion le 16-09-2009 à 10:13:38
n°19867328
Betcour
Building better worlds
Posté le 16-09-2009 à 10:28:35  profilanswer
 

el muchacho a écrit :

Sauf que là, c'est à grande échelle, et on sait ce que ça donne, quand la spéculation porte sur des milliards (marché de 500 Mds de $ d'après les estimations).


Les assureurs du monde entier spéculent sur la vie et la mort de leurs clients quand ils souscrivent une assurance décès, automobile ou responsabilité civile, ou une rente viagère.
Ce risque est parfois externalisé via un réassureur. Que cette réassurance aille sur le marché plutôt que soit négociée de gré à gré ne présente pas une grosse différence.


Message édité par Betcour le 16-09-2009 à 10:29:30

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°19867351
Betcour
Building better worlds
Posté le 16-09-2009 à 10:30:55  profilanswer
 

le_noob a écrit :

Non c'est une mesure qui ne permet tout simplement pas de montrer des inégalités s'il y en avait.


Ca mesure les inégalités entre le dernier décile, le plus riche, et la population.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°19867367
vandepj0
Posté le 16-09-2009 à 10:32:12  profilanswer
 

boblion a écrit :


Euh là c'est toi qui le dit.
Un atome existe. Après peut être qu'on ne peut pas se le représenter parfaitement à l'heure actuelle ou qu'on ne fait qu'approximer certaines de ses caractéristiques, on n'en est pas moins en présence de quelque chose de réel.
Quant aux calculs on a beau dire ce que l'on veut, l'expérience montre que c'est un peu plus que des " corrélations".  
 


 
Comme disait el muchacho, une pomme a 99,999...999% de chances de subir une accélération rectiligne vers le centre de la terre. Mais il pourrait se passer autre chose, ce qui veut dire que la confiance dans la "prédiction" est très très forte, mais cela n'est pas pour autant une vérité absolue.  
 
Si quelqu'un te démontre qu'une montée des taux d'intérêts de la banque centrale de 1% a 90% de chances de provoquer une baisse de l'investissement productif de 7 à 9% et une baisse de 0.5 à 1 point de l'inflation, c'est tout aussi scientifique. Simplement, l'intervalle de confiance est bien moins important que celui de la mécanique newtonienne dans un référentiel plutôt galiléen.

n°19867440
boblion
Posté le 16-09-2009 à 10:39:30  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
Comme disait el muchacho, une pomme a 99,999...999% de chances de subir une accélération rectiligne vers le centre de la terre. Mais il pourrait se passer autre chose, ce qui veut dire que la confiance dans la "prédiction" est très très forte, mais cela n'est pas pour autant une vérité absolue.  
 
Si quelqu'un te démontre qu'une montée des taux d'intérêts de la banque centrale de 1% a 90% de chances de provoquer une baisse de l'investissement productif de 7 à 9% et une baisse de 0.5 à 1 point de l'inflation, c'est tout aussi scientifique. Simplement, l'intervalle de confiance est bien moins important que celui de la mécanique newtonienne dans un référentiel plutôt galiléen.


La différence entre 90% et 99,9999999999999999999% est énorme [:cosmoschtroumpf]
 
Dans un cas la proba est quasi nulle dans l'autre non.

n°19867483
vandepj0
Posté le 16-09-2009 à 10:43:43  profilanswer
 

boblion a écrit :


C'est effectivement le cas, on n'insiste pas assez sur l'aspect historique de la physique par manque de temps. Cela dit je peux t'assurer que c'est 10000x pire en économie.


C'est sûr que déjà pour la physique, c'est un peu dommage de limiter ça à des maths.  
 
Pour l'économie, c'est catastrophique, car il y a beaucoup de concepts et de modélisation à comprendre et à assimiler (y compris leurs limites) avant de percevoir l'intérêt d'utiliser des modèles mathématiques pour en déduire des résultats exploitable.  

boblion a écrit :


Rien que ce matin j'ai une droit en macro à la transformation d'une corrélation sur un graphique ( donc d'une observation empirique ) en "Faits" énoncés comme de quasi théorèmes  :lol:  
C'était à propos du rapport de l'ouverture commerciale d'un pays et de sa prospérité et cela m'a fait justement bien rire car justement le cours précédent le prof nous avait sorti un tableau du Maddison comparant l'évolution des richesses des ensembles géographiques depuis l'an mille où l'on pouvait voir que entre 1000 et 1500 la Chine a complètement stagné bien qu'elle commerçait bcp alors que l'Europe avait commencé à décoller avant même la conquête du nouveau monde.


La théorie, c'est que passer d'une situation d'autarcie à une situation d'ouverture entre deux pays permet de spécialiser les ressources de ces pays sur là ils sont comparativement les plus productifs. Ainsi, on peut maximiser la production pour la même quantité d'effort à fournir et donc l'ouverture génère un gain en efficience globale du système.
 
Mais il ne faut pas confondre ls gain de productivité global du système de deux pays que tu tires au moment de l'ouverture (à un instant t) et l'augmentation de ta productivité dans le temps, qui est elle une conséquence des progrès dans les méthodes de production.
 
Du coup, il n'y a pas de contradiction dans ce qu'on te raconte.

n°19867508
vandepj0
Posté le 16-09-2009 à 10:45:55  profilanswer
 

boblion a écrit :


La différence entre 90% et 99,9999999999999999999% est énorme [:cosmoschtroumpf]
 
Dans un cas la proba est quasi nulle dans l'autre non.


 
Oui petit scarabée, mais ce n'est pas parce que plus difficile est le chemin que l'emprunter il ne faut.

n°19867832
boblion
Posté le 16-09-2009 à 11:13:17  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


La théorie, c'est que passer d'une situation d'autarcie à une situation d'ouverture entre deux pays permet de spécialiser les ressources de ces pays sur là ils sont comparativement les plus productifs. Ainsi, on peut maximiser la production pour la même quantité d'effort à fournir et donc l'ouverture génère un gain en efficience globale du système.


Honnêtement Ricardo au Moyen Age ça devait être assez limité. Le pinard, les épices et ?

 

Les découvertes technologiques, la culture, les progrès de l'Education ( premières universités ) et les mentalités ( poids de la religion aussi bien dans les idées que l'économie en tant que grand propriétaire de terres à travers l'Europe ) ont du influencer bien plus que les spécialisations des prods sur cette période.  [:cosmoschtroumpf]
 

 
vandepj0 a écrit :


Mais il ne faut pas confondre ls gain de productivité global du système de deux pays que tu tires au moment de l'ouverture (à un instant t) et l'augmentation de ta productivité dans le temps, qui est elle une conséquence des progrès dans les méthodes de production.
Du coup, il n'y a pas de contradiction dans ce qu'on te raconte.


Beh ouais mais cela signifie que la corrélation précédente n'est pas toujours valable. Un pays autarcique développé sera plus riche qu'un avec des néanderthaliens faisant dans le commerce international de cuissots de mammouths. Donc il faudrait énoncer ces "faits" avec plus de subtilité ce qui n'est pas le cas

  
vandepj0 a écrit :

 

Oui petit scarabée, mais ce n'est pas parce que plus difficile est le chemin que l'emprunter il ne faut.

 

J'ai juste dit qu'il fallait être conscient des imperfections et des implications politiques/idéologiques/morales que l'on retrouve dans l'éco ( et dans les sciences sociales/humaines ) et que donc cela demandait de faire preuve d'un peu d'humilité et de laisser aux matheux et aux physiciens le caractère très tranché de leurs affirmations.

 

C'est en substance ce que je dis depuis le début. Pas qu'il ne faut pas étudier l'économie.

Message cité 1 fois
Message édité par boblion le 16-09-2009 à 11:16:29
n°19867882
Camelot2
Posté le 16-09-2009 à 11:16:57  profilanswer
 

el muchacho a écrit :


Il y a tout autant risque d'emballement que pour l'immobilier, par définition, parce que c'est de la spéculation. Et la spéculation, ce sont des phénomènes de masse, quels que soient les schémas existants pour limiter les risques, sauf régulations sérieuses (par un règlement). Il faut arrêter de croire à l'autorégulation des marchés, ça n'existe pas. On peut trouver X raisons pour lesquelles un titre peut s'effondrer, comme je l'ai déjà dit. Un vaccin contre le sida, un traitement contre la leucémie, etc, le niveau de vie qui augmente et hop, la durée de vie moyenne dans un pays qui augmente de 5 ans. Heureusement, il y a des guerres, des famines, des dictatures, des Républicains pour garder des dividendes rondelets en fin d'année.


 
Gni?
 
Mais tu confonds tout et n'importe quoi.
 
Tu as d'un côté le sous-jacent, le "pari" qui serait, si j'ai bien compris, le risque de mortalité ( et, plus généralement, le risque de sinistre).
 
Chaque tranche du produit serait donc exposé à ce risque, les plus "risquées" recevant un return plus important si le mec clamse/ne clamse pas mais ne recevant rien si le mec ne clamse pas/clamse.
Du moins, si on reprend le principe des produits titrisés de crédit.
Mais il y a d'autres manière de faire, comme copier la réassurance: c-a-d léguer une partie du sinistre en échange d'une partie de la prime.
 
Cependant, l'avantage du "découpage" consiste à pouvoir mettre sur le marché des produits avec des expositions aux risques allant de AAA à C.
 
La spéculation va être totalement décorrélé du risque de mortalité. Le spéculateur ne pourra pas influencer la mort de personnes ( à moins que tu nous sortes le grand complot mondial visant à supprimer 95% de l'humanité)
 
C'est CA la grande différence avec le risque de défaut qui lui est totalement dépendant de l'environnement économique et donc sujet aux bulles spéculatives.
 
Il reste la question du pricing de telles produits et de l'évaluation de leur exposition au sinistre. Mais ce sera un marché bien moins "volatile" vu le sous-jacent.  
 
Contrairement à tes conneries précédemment décrites, les tables de mortalité ne font pas des sauts de "5 ans" lorsqu'un vaccin sort.
Tu n'y connais strictement rien mais tu te permets de balancer des affirmations incohérentes ( la guerre va leur donner des dividendes...) sans même te rendre compte que l'assurance-vie est un marché concernant principalement les pays industrialisés où la guerre est, ma foi, assez réduite en terme de taux de mortalité.
 
 
 

n°19867895
vandepj0
Posté le 16-09-2009 à 11:18:15  profilanswer
 

boblion a écrit :


Honnêtement Ricardo au Moyen Age ça devait être assez limité. Le pinard, les épices et ?


La céramique, le bois, le mobilier, les bijoux, les textiles...

boblion a écrit :


Beh ouais mais cela signifie que la corrélation précédente n'est pas toujours valable. Un pays autarcique développé sera plus riche qu'un des néanderthaliens faisant dans le commerce international de cuissots de mammouths. Donc il faudrait énoncer ces "faits" avec plus de subtilité ce qui n'est pas le cas  


Il vaut mieux être le Néanderthalien qui commerce que le Néanderthalien qui ne commerce pas.

n°19867944
boblion
Posté le 16-09-2009 à 11:21:58  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


La céramique, le bois, le mobilier, les bijoux, les textiles...


Un facteur parmi tant d'autres. Et certainement pas le plus important pour la période concernée [:spamafote]

 
vandepj0 a écrit :


Il vaut mieux être le Néanderthalien qui commerce que le Néanderthalien qui ne commerce pas.


Certes.

Message cité 1 fois
Message édité par boblion le 16-09-2009 à 11:22:09
n°19868100
vandepj0
Posté le 16-09-2009 à 11:32:12  profilanswer
 

boblion a écrit :


Un facteur parmi tant d'autres. Et certainement pas le plus important pour la période concernée [:spamafote]
 


 
C'est sûr que quand 90% de la population est occupée à produire le logement et la bouffe, et que le logement ne passe pas les frontières et que le coût de transport de la bouffe est prohibitif, l'impact du commerce international sur le bien-être de la population est proche du néant.
 
Par contre, avec la révolution industrielle, l'intérêt devient réel.

n°19869279
lfcclb
Posté le 16-09-2009 à 13:16:13  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


 
En fait, une partie du problème vient du fait qu'en France on apprends les sciences physiques comme on apprend les mathématiques: on ne se pose pas la question de la modélisation, de la description du réel, de l'origine des théories et de leurs implications.  
 
On t'apprend dès le départ les modélisations, en les prenant pour acquises, et ensuite on te fait utiliser les mathématiques à partir des modélisations et des théories, et ça pourrait n'avoir aucun rapport avec le "réel", ce serait pareil.
 
Cette méthode amène à penser que ce que nous apprenons est LA vérité, le savoir juste, et pas des théories globalement bien applicables dans un cadre donné.
 


 

vandepj0 a écrit :


 
A une certaine échelle, on peut aussi approximer le comportement des êtres humains comme étant des particules homogènes, et valider que cette approximation est valable avec un intervalle de confiance raisonnable.  
Et dans les modèles économiques, justement l'homo oeconomicus essaie de maximiser sa satisfaction en fonction des moyens dont il dispose.  
 
Ensuite, ce que les économistes arrivent à décrire sont les implications théoriques d'un changement de paramètre dans un système, pour expliquer et pour aider à anticiper. Par exemple, si j'augmente les taux d'intérêt, qu'est ce qui se passe? Si j'imprime de la monnaie? Quelle est l'évolution probable de la concurrence dans un marché avec de fortes barrières à l'entrée? D'où viennent les rentes? Comment se constitue l'équilibre entre rémunération du travail et du capital dans le partage de la valeur ajoutée?
 
A la plupart de ces questions, les économistes sont capables de répondre avec un niveau de fiabilité relativement bon. Ce n'est pas parce que le niveau de fiabilité de la réponse est inférieur à celui obtenu en physique (qui n'est pas 100% non plus, comme tu le dis justement) qu'il faut pour autant dénigrer la science en question.  
 
Et il ne faut pas confondre l'économiste (i.e. le scientifique) qui va s'attacher à modéliser, formuler des hypothèses, des théories, tenter de les confronter à la réalité, le mathématicien financier, qui va tenter de mettre en place des modèles prédictifs sur les marchés d'actions pour gagner du pognon, et le guignol, qui va parler à la télé en racontant de la merde et en prenant le titre d'économiste simplement parce que son métier consiste à observer les cours de bourse...
 
Pour finir, même les mathématiciens de la finance tant décriés ici ont souvent un niveau en physique, et notamment en physique statistique et quantique, plus proche du doctorat que de la licence...


 
c'est quoi ça ? les mecs qui font les modèles pour les banques ? ou les théoriciens des mathématiques financières ? Dans les 2 cas je suis plus que perplexe sur le niveau demandé en maths et physique... Niveau prépa semble largement suffisant !
 
Sinon intéressant votre discussion sur l'épistémologie, sciences dures/sciences molles tout ça ! Il faut quand même reconnaître qu'on juge l'économie et les économistes à leurs capacités prédictives qui ont été largement mises à mal récemment. La question qui se pose est est-ce un biais ou est-ce un argument qui tend à démontrer qu'on n'a pas affaire à une science ?

n°19870033
vandepj0
Posté le 16-09-2009 à 14:08:19  profilanswer
 

lfcclb a écrit :


 
c'est quoi ça ? les mecs qui font les modèles pour les banques ? ou les théoriciens des mathématiques financières ? Dans les 2 cas je suis plus que perplexe sur le niveau demandé en maths et physique... Niveau prépa semble largement suffisant !
 
Sinon intéressant votre discussion sur l'épistémologie, sciences dures/sciences molles tout ça ! Il faut quand même reconnaître qu'on juge l'économie et les économistes à leurs capacités prédictives qui ont été largement mises à mal récemment. La question qui se pose est est-ce un biais ou est-ce un argument qui tend à démontrer qu'on n'a pas affaire à une science ?


Pour mettre au point des modèles quantitatifs permettant de "prévoir" l'évolution des marchés ou pour réaliser des modèles de pricing de produits structurés permettant à la banque de gagner des sous, notamment en prenant en compte les paramètres de la psychologie des marché, il me semble qu'il faut de sérieuses compétences mathématiques et statistiques, qui dépassent celles que tu peux avoir en prépa.
 
Sinon, les gens qui font des prévisions sur les marchés ne sont pas le plus souvent des économistes au sens scientifique, ce sont plutôt des analystes.  
 
Les économistes vont plutôt se borner à dire qu'ils constatent des mouvements préoccupants (augmentation de la M3, décorrélation du prix des actifs en regard des revenus, partage de la valeur ajoutée), que cela pourrait engendrer une crise, vont essayer d'analyser les sources des problèmes (défaut de consommation et excès d'épargne, bulle spéculative à résorber...), etc...  
 
Le mec qui te fait une prédiction sur le niveau du CAC à la fin de l'année, tu peux être certain que ce n'est pas un économiste.

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