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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°19428560
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 07-08-2009 à 12:02:26  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

_Makaveli_ a écrit :


 
Encore une fois, que qqun gagne plus que moi, ça me choque absolument pas.
Mais on peut quand même se poser la question de savoir a partir de quel montant cela devient indécent et contre productif vis à vis de la société.


 
Oh oui on peut, la liberté d'expression est une valeur que je défends avec beaucoup d'ardeur, contrairement à la vision des bolchéviques, dailleurs zmed vient d'en faire encore une fois la triste démonstration  [:bouliyaanisqatsi]


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
mood
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Posté le 07-08-2009 à 12:02:26  profilanswer
 

n°19428592
Profil sup​primé
Posté le 07-08-2009 à 12:05:14  answer
 

peaceful a écrit :

 

Oh oui on peut, la liberté d'expression est une valeur que je défends avec beaucoup d'ardeur, contrairement à la vision des bolchéviques, dailleurs zmed vient d'en faire encore une fois la triste démonstration  [:bouliyaanisqatsi]

 

Je veux bien discuter avec des gens responsables, pas avec des individus qui visiblement ont perdus tous sens des réalités et qui en plus prennent les autres pour des cons  :o  


Message édité par Profil supprimé le 07-08-2009 à 12:05:49
n°19428644
Camelot2
Posté le 07-08-2009 à 12:09:34  profilanswer
 

roscocoltran a écrit :


 
Le monsieur veut démontrer son fait en faisant sortir un million de clients dans la rue. [:dawa]


 
Le monsieur essaye de te faire comprendre le principe de "risque de liquidité".
 
Et c'est pas gagner.

n°19428651
La Monne
Tu dois rompre.
Posté le 07-08-2009 à 12:09:52  profilanswer
 


Hé oh, tu vas te calmer ?


---------------
Lu et approuvé.
n°19428682
thekilgore
Mode et rats tueurs
Posté le 07-08-2009 à 12:11:47  profilanswer
 

La Monne a écrit :


Hé oh, tu vas te calmer ?


 
 [:eikonogen]  

n°19428695
poilagratt​er
Posté le 07-08-2009 à 12:12:42  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Oh oui on peut, la liberté d'expression est une valeur que je défends avec beaucoup d'ardeur, contrairement à la vision des bolchéviques, dailleurs zmed vient d'en faire encore une fois la triste démonstration  [:bouliyaanisqatsi]


 :heink: La liberté d'expression permet de noyer le poisson sous un flot de blabla pseudo scientifique, très utile  à votre propagande.


Message édité par poilagratter le 07-08-2009 à 12:13:18

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19428711
python
Posté le 07-08-2009 à 12:14:00  profilanswer
 


 
N'empêche ça doit être un "feeling" immense d'avoir baisé le marché et d'avoir en retour des émoluments incroyables!  
 

n°19428712
Profil sup​primé
Posté le 07-08-2009 à 12:14:01  answer
 

La Monne a écrit :


Hé oh, tu vas te calmer ?


 
 :jap:  
 
Mais j'ai la rage quand je lis ce certain peuvent écrire  :D

n°19428716
poilagratt​er
Posté le 07-08-2009 à 12:14:14  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Le monsieur essaye de te faire comprendre le principe de "risque de liquidité".
 
Et c'est pas gagner.


risque qui n'existerait pas dans un autre système...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19428737
Profil sup​primé
Posté le 07-08-2009 à 12:15:49  answer
 

python a écrit :


 
N'empêche ça doit être un "feeling" immense d'avoir baisé le marché et d'avoir en retour des émoluments incroyables!  
 


 
Et en toute légalité  :pfff:  :pfff:

mood
Publicité
Posté le 07-08-2009 à 12:15:49  profilanswer
 

n°19428753
poilagratt​er
Posté le 07-08-2009 à 12:16:49  profilanswer
 


Ben oui! ce sont eux qui ont fait les lois :D


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19428775
python
Posté le 07-08-2009 à 12:18:39  profilanswer
 


 
Même la rome Antique avait plus de perversion qu'aujourd'hui.  
 
Tu peux arrêter d'être aigri face au système et faire du trading et gagner toi aussi.  

n°19428778
Camelot2
Posté le 07-08-2009 à 12:18:48  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

L'assureur assure un risque réel et définit. ça se tient.
 
Vu les garanties qu'il prends, le risque du banquier est quasi nul.
En dernier ressort c'est la collectivité qui assure.
A l'heure qu'il est les banquiers devraient tous etre à poil. L'état prenant le controle des banques.  
Sauf que les banquiers n'assument pas le risque qu'ils ont fait prendre aux autres, et continuent de se goinffrer.
A la Bastille, oui...


 
Ha? L'assureur assure un risque réel et défini? Tiens donc...
 
Les risques pris en charge par les assureurs sont aussi réels et définis que les risques pris en charge par les banquiers.
 
Malgré les garanties qu'il prend, le banquier a toujours un risque. Le fait de demander des garanties pour le prêt ne le met pas à l'abri du risque de liquidité, de taux, de volatilité, de marché, de...
Ce type de garantie joue principalement sur le risque de défaut qui doit de toute façon faire l'objet de modélisation et d'estimation.  
 
Tu sembles volontairement oublié les banques qui font faillite ( ça existe, si si), qui sont rachetées/reprises, qui doivent effectuer une augmentation de capital pour se financer, ou des ventes d'actifs, ou ect...
 
L'Etat est, avec les banques centrales, le dernier filet de secours. S'il est actionné, c'est que le système est au bord de l'effondrement et qu'il n'y a pas d'autres alternatives.
 
A l'heure qu'il est, certains banquiers sont à poil ( haaaa...lehman...kauphting...fortis...) et d'autres non.
 
La nationalisation aurait pu être une solution mais elle n'aurait été que temporaire. L'Etat n'a pas vocation à gérer une banque. Dixit le ministre des finances belge.
 
 
 
 
 

n°19428800
Camelot2
Posté le 07-08-2009 à 12:20:18  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


risque qui n'existerait pas dans un autre système...


 
Tu préconises un système sans liquidité?  
 
Le retour au troc.
 
Et encore, il existera là aussi un risque de liquidité.  :D  

n°19428850
Profil sup​primé
Posté le 07-08-2009 à 12:24:14  answer
 

python a écrit :


 
Même la rome Antique avait plus de perversion qu'aujourd'hui.  
 
Tu peux arrêter d'être aigri face au système et faire du trading et gagner toi aussi.  


 
Mais je veux pas devenir un voyou de la haute finance  !!! :o  
 
Je veux simplement vivre convenablement, et surtout  sans baiser quelqu'un d'autre.  Et c'est pas parce que tu vas trouver pire dans le passé que cela peut excuser le présent , bien au contraire . Cela veut simplement dire que l'on a rien appris du passé.  Pour des gens dit civilisés, ça fait tache.  [:beckaman007]  

n°19428861
Profil sup​primé
Posté le 07-08-2009 à 12:25:19  answer
 

python a écrit :


 
Même la rome Antique avait plus de perversion qu'aujourd'hui.  
 
Tu peux arrêter d'être aigri face au système et faire du trading et gagner toi aussi.  


 
On peut pas être aigri face au système tout en chiant sur ce genre de comportement délétère pour la communauté, tout en ne jalousant pas ces gens ?

n°19428906
power600
Toujours grognon
Posté le 07-08-2009 à 12:30:26  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
très bon guesstimate, et je vais dire que c'est du bol :o
 
disons que 10% des 160,000 se répartissent le milliard, ça fait 17000 personnes (chiffre exact :o )  et donc  en moyenne 58,000 euros par personne (parmi les 10%)
 
Maintenant deuxième question, cette rémunération est-elle scandaleuse?
 
 


Ouaip.  :p  
Elle l'est d'autant plus quand ils font des conneries ils n'ont pas de malus, eux.  Et c'est l'actionnaire qui voit alors ses bénefs réduits, une honte  :fou:  
Ils ne servent à rien puisque quelques ordinateurs les remplaceraient avantageusement en achetant et revendant dans la milliseconde.  
Faudrait virer tout ça, fermer les salles de marché qu'un simple local informatique remplacerait facilement  et  que les sommes scandaleusement bloquées pour les bonus de ces parasites aillent directement dans la poche des actionnaires.  :jap:  
Les tradères c'est trop cher, on en viendra tous à bout  :jap:  :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par power600 le 07-08-2009 à 12:32:00

---------------
Tiens? Y a une signature, là.
n°19428980
poilagratt​er
Posté le 07-08-2009 à 12:38:17  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Ha? L'assureur assure un risque réel et défini? Tiens donc...
 
Les risques pris en charge par les assureurs sont aussi réels et définis que les risques pris en charge par les banquiers.  


Pourquoi les banquiers ne provisionnent ils pas le risque, s'ils en prennent tant, mais dilapident leurs rentrée de fric sous forme de dividendes et bonus?  Etrange, non?


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19428995
poilagratt​er
Posté le 07-08-2009 à 12:40:10  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Tu préconises un système sans liquidité?  
 
Le retour au troc.
 
Et encore, il existera là aussi un risque de liquidité.  :D  


Si tu as si peu d'imagination pour n'envisager qu'un retour au troc, ça va etre dur de discuter...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19429007
python
Posté le 07-08-2009 à 12:41:43  profilanswer
 

power600 a écrit :


Ouaip.  :p  
Elle l'est d'autant plus quand ils font des conneries ils n'ont pas de malus, eux.  Et c'est l'actionnaire qui voit alors ses bénefs réduits, une honte  :fou:  
Ils ne servent à rien puisque quelques ordinateurs les remplaceraient avantageusement en achetant et revendant dans la milliseconde.  
Faudrait virer tout ça, fermer les salles de marché qu'un simple local informatique remplacerait facilement  et  que les sommes scandaleusement bloquées pour les bonus de ces parasites aillent directement dans la poche des actionnaires.  :jap:  
Les tradères c'est trop cher, on en viendra tous à bout  :jap:  :jap:


 
Mais bientôt les bonus seront en dizaines de millions d'euros pour les 10 meilleurs traders, de quoi assurer sa génération pour l'éternité. :o
 
J'ai commencé à lire le Hull, tous les bouquins sur les options, les swaps et les futures et tous les bouquins sur le risque financier.  

n°19429015
Profil sup​primé
Posté le 07-08-2009 à 12:44:01  answer
 

Citation :

Crise : Pourquoi rien n’a changé ?
http://www.agoravox.fr/tribune-lib [...] ange-59834
 
Après plusieurs mois de silence et d’observation, j’ai décidé de synthétiser dans un article unique les raisons qui m’amènent à penser que, même le nez dans le mur, rien n’arrêtera la cupidité profonde d’une minorité qui définie le système.
 
La mécanique est trop forte, les contre-pouvoirs trop minces, les défis à relever trop importants.
 
Il ne s’agit pas de résignation, mais de lucidité : en l’état actuel des choses, ce que certains dénomment comme étant la crise ne sera qu’une occasion ratée de changer radicalement de cap avant qu’il ne soit trop tard. Le syndrôme du Titanic : c’est bien de cela dont il s’agit.
 
I. Une crise pour rien
 
Déclenchée dès 2007 puis révélée au grand jour suite à la faillite de la banque d’affaire Lehman Brothers, la crise issue du délire des prêts hypothécaires Subprimes, n’a finalement eu aucune conséquence majeure de modification des pratiques au sommet des hiérarchies.
 
Le G20 n’a acté d’aucune décision déterminante. Les banques, après avoir bénéficié du renflouement sympathique d’Etats dont les dettes ont explosé, n’ont absolument pas changé leurs pratiques. La distribution de Bonus continue, mais pire encore, le système bancaire s’est sans aucun doute renforcé de nouvelles protections pour manier des masses financières colossales au détriment de l’économie réelle.
 
Sur le terrain, bien sûr, les activités économiques "traditionnelles", dont les plus fragiles c’est à dire les activités industrielles, ont trinqué. Les directions ont profité du prétexte pour délester du personnel et délocaliser. Les conséquences, après quelques mois "tampons", ont été dès début 2009 une forte remontée du chômage, une récession et un effort des finances publiques d’autant plus important en dépenses que les rentrées d’argent ont été moindres.
 
Le bilan est sans appel : pour l’Etat français, le déficit annuel est passé de 42G€ en 2007 à 75G€ en 2008 et une estimation avoisinant les 110G€ en 2009, soit près du triplement en moins de 2 ans.
 
Parallèlement, les institutions bancaires, non contentes d’avoir été sauvées d’une faillite causée par leur avidité sans limites, peuvent aujourd’hui se congratuler d’avoir obtenue une bouée de sauvetage sans contre-partie aucune : ni régulation, ni modification des gouvernances, ni changements des règles du jeu. Et cela, à l’ensemble de l’échelle Européenne, voire au delà.
 
Le cas de l’Islande, plus encore que le cas Irlandais, est symptomatique d’un Titanic qui, en plein naufrage, se croit encore insubmersible.
 
Le fameux modèle Islandais, construit sur du virtuel (la croissance du pays - comme d’autres - n’était générée que par les bénéfices issues des transactions boursières, donc sur de la valeur "financière" sans réelle connexion avec une activité concrète de production ou de service) a été balayé en quelques mois, révélant alors les connivences, cooptations et délits en tous genres tels que les emprunts sans conditions octroyés aux cadres dirigeants et personnalités des grandes institutions financières ou publiques du pays.
 
Une sorte de départ chapeau d’initiés, à la Forgeard ou Madoff, en sachant pertinemment que le bateau allait sombrer et qu’il faudrait des dizaines d’années avant de retrouver le chemin de leurs pillages. Une société Islandaise surendettée sur plusieurs générations au bénéfices d’une minorité qui est finalement parti avec les coffres-forts du pays, mais aussi des Anglais, bien mal leur ayant pris de croire dans un système aussi fictif (ce que l’on appelle du reste un superbe vecteur de contagion de la crise).
 
Le bilan est là aussi sans appel, avec des récessions à deux chiffres et autres révoltes qui se réveillent parmi ceux qui vont payer pour ces excès.
 
Face à ces réalités, on aurait pu s’attendre à des prises de position fortes pour freiner puis stopper les délires à l’œuvre. Non content d’avoir adoubé ce système, la gouvernance mondiale démontre son incapacité totale à affronter le monde de l’argent.
 
Pire encore, elle s’y soumet, posant alors les États comme les puits sans fond où l’on peut s’endetter pour financer les "excentricités folles" d’une minorité qui abuse à ne plus s’en rassasier de règles du jeu inexistantes là où elles devraient être les plus coercitives.
 
Le Congrès Américain comme beaucoup d’autres institutions, privées ou publiques, sont vampirisées par l’argent : plus les dettes des Etats augmentent, plus les prêteurs sont en position de force, même s’il s’agit de prêteurs renfloués à grands renforts d’argent public. Goldman Sachs, la Fed, la BCE : tous se tiennent pour maintenir le pillage à l’ordre du jour.
 
Les banques et les banquiers tiennent ce monde par la peau des couilles, c’est pourtant clair.
 
Le G20 n’a rien apporté, si ce n’est la confirmation qu’il est impossible, seul, d’imposer à des banques multinationales de respecter des règles. Pire encore, ceux-là mêmes qui seraient censés leur en donner, jouent leur carte de carrière et visent des places de prestige pour bénéficier des subsides des lois qu’ils auront créées et dont ils connaîtront les failles.
 
Dommage en effet que l’économie réelle soit sacrifiée sur l’autel de la finance et de la cupidité sans fin.
 
En France, rien n’a changé également, si ce n’est en pire, puisqu’au lieu de tirer des enseignements sur ce qui constitue une alerte avant crash, il a été décidé de maintenir des règles type bouclier fiscal, niches fiscales mais en plus de les compléter avec d’autres mécanismes encore plus inégalitaires comme la loi Scellier, l’investissement dans les PME pour liquider l’ISF etc... le tout permettant à moins de 1% des plus riches de voir arriver un chèque d’environ 350K€ de la part des impôts au mois de septembre. On aura ensuite beau jeu de vous raconter qu’une hausse de 5€ des prestations vieillesses c’est beaucoup...
 
Le politique est lui-même en otage : aujourd’hui il n’a plus aucune prise sur des institutions qui pèsent à elles seules autant que leur PIB et peuvent l’évincer à tout instant. La cupidité à un prix : la dépendance au milieu de l’argent.
 
Dans cette gestion économique de haut vol (c’est le cas de le dire), on s’est même demandé comment ne pas abuser encore un peu plus, du cadeau de la TVA aux restaurateurs en passant par le report de dettes passées à Bruxelles sur le dos des contribuables ou même encore à la vente à prix d’or des bijoux de famille (autoroutes, immeubles, entreprises publiques) : tout y passe !
 
Bien entendu, le train du vie du régime, comme avant 1789, lui reste royal et somptuaire : maintenant qu’il sait comment endormir la plèbe (cela s’appelle les médias) il peut continuer à "dépenser sans compter".
 
Tout repose donc sur les 45% de contribuables imposables et sur la TVA. Autant prévenir d’emblée : la crise, ce sont sur ces 2 facteurs qu’elle va se payer plein pot, surtout qu’en 2010, les chômeurs d’aujourd’hui seront en fin de droit et que "l’embellie de la reprise" est une fiction pour maintenir les esprits dans l’espoir.
 
Les seules reprises à attendre, sont celles des excès financiers (qui généreront des reprises de taux de croissance... ) et celles des impôts. Et autant vous dire que la suppression de la TP sur le volet investissement ne va pas alléger la facture des ménages qui, concrètement, perdent chaque année en pouvoir d’achat (ce qui les sauve actuellement étant l’entraide familiale et les transmissions de patrimoine).
 
 
 
II. Un système d’inégalités croissantes
 
Dans ce panorama réjouissant, les défis à relever sont immenses.
 
L’environnement, en soit, est déjà un défi colossale que nous serons sans doute jamais à même de relever tant l’indexation du taux de croissance est lié au rythme de bétonnement de la planète. Une contradiction qu’il sera difficile de résoudre sans véritablement se pencher sur le but de nos vies : consommer sans compter ou bien vivre avec d’autres valeurs plus humaines et plus qualitatives que la course au score sur un compte en banque ?
 
La lutte contre les inégalités, est un défi encore plus colossal à mon sens, et tout aussi important.
 
Du point de vu des élites, noyées dans des sommes d’argent générant toujours plus de rentes, se pencher sur les inégalités revient à mettre le nez dans la masse informe de prolétaires qui, puisqu’ils ne sont pas arrivées à être riches, doivent bien d’une façon ou d’une autre mériter leur médiocre train de vie. On omettra dans l’analyse de préciser que le fait de payer la majorité dans des canaux de rémunérations compris (en France) entre 1000 et 3000€/nets/mois conduit mécaniquement - en plus de prestations sociales qui tirent les classes moyennes vers le bas - à comprimer une majorité des citoyens dans une masse de "médiocres", masse comprimant encore plus bas les classes en difficultés qui ne subsistent que par d’autres voies de rémunération.
 
Bref, une minorité contrôle totalement la redistribution des richesses et ne souhaite pas les partager, le tout en habillant ce choix de "compétitivité", "mérite" et autres justifications de bon aloi.

Effectivement, ils ont raison : quand un trader ou bien un "avocat de cabinet conseil" réalise en un mois ce qu’un salarié de base (cadre ou pas d’ailleurs) gagne en une vie, on imagine très bien qu’il y a une justification rationnelle et raisonnée...
 
Ce principe, purement délirant, revient à devoir se poser une question clé : puisqu’il n’existe actuellement aucune règle mathématique liant effort/mérite et rémunération, ne serait-il pas grand temps de lisser les écarts et donc d’appliquer des mécanismes de compression des hautes rémunérations pour une meilleure redistribution ? Celle-là même permettant ensuite de réinjecter les crédits dans le système, générant croissance et hausse du niveau de vie globale ?
 
Malheureusement ce concept est aujourd’hui écrasé.
 
Les mécanismes de concentration à l’œuvre sont beaucoup trop puissants pour être arrêtés sans une convergence forte de plusieurs autorités nationales, elles-mêmes de plus en plus dépendantes lors de leur élection des jeux de pouvoir à l’œuvre, autant dire que cela semble compromis.
 
Par ailleurs, l’individualisation des sociétés, conséquence directe de l’égoïsme parfois arrogant des plus aisés et du renfermement sur soi afin de se protéger d’un système prédateur, conduit à ne plus savoir croire dans un mouvement collectif de rééquilibrage de la donne.
 
En d’autres termes, l’immense majorité des citoyens vit avec des moyens extrêmement limités qui ne donnent pas le droit à l’erreur et ne sait plus comment revendiquer son droit à exprimer ses difficultés. La crise du PS provient d’ailleurs de cette incapacité à relayer les cris et attentes des moins aisés et classes moyennes autour d’idées fortes constituant un projet fédérateur.
 
Les citoyens se retrouvent alors face à eux-mêmes, conscient ou non de ces réalités, payant pour les erreurs des autres parce qu’ils n’ont pas le choix, subissant parce qu’ils en ont pris l’habitude, les assauts répétés d’une gouvernance cherchant à rogner sur les progrès du passé. Autrefois les gens se battaient pour avoir mieux, maintenant ils se battent pour conserver ce qu’ils ont acquis.
 
Loin de moi l’idée de défendre les "acquis sociaux", faut-il encore savoir de quels acquis il s’agit et à qui ils profitent. Car si les raids actuellement menés sur les plus faibles peuvent satisfaire certains esprits libéraux, il serait bon également, en toute libéralité, de briser les acquis de position, de rente, de lignée ou de pouvoir que certains s’arrogent comme étant un dû inaliénable. En clair, il semble vital de commencer là où les plus gros excès en volume sont commis.
 
En quelques décennies, plus que jamais auparavant, les inégalités se sont creusées et accrues au point de conduire la société, en France et ailleurs, à se rapprocher d’un modèle d’Ancien Régime où l’élite détient tout et détermine tout au détriment d’une masse incapable de prendre son destin en main ou de comprendre sa piètre condition. La seule chose qui ait changée entre temps, étant les avancées technologiques et sociologiques permettant de consoler le plus pauvre de sa condition parce qu’il détient un écran plat et quelques jours de congés par an (quand il lui reste un emploi).
 
 
 
III. Les banques et le politique d’abord

Le système peut changer, reste à savoir qui le veut et qui peut conduire ce changement.

 
A l’heure actuelle, certains leviers cruciaux me semblent incontournables si l’on souhaite réellement agir pour la majorité. Reste à savoir s’il est encore possible d’agir, si les rapports de force à l’œuvre ne conduisent pas, inéluctablement, à l’impasse de pouvoir oligarques hard ou light, qui détermineront avec les moyens dont ils disposent, toujours des règles du jeu favorisant leur "monde".
 
Cela peut sembler abstrait, mais ceci est très réel.
 
La privatisation de l’éducation, la détermination de filières d’élites, la cooptation, le langage, le cercle de relations, la consécration autour de valeurs communes, le mépris des plus faibles, la soumission au plus fort... toutes ces caractéristiques conduisent une partie de la société à s’auto-sélectionner pour reproduire, encore et encore, un modèle de domination qui consiste à exploiter la faiblesse des autres, plus nombreux mais moins organisés, pour en tirer un bénéfice de situation.
 
Là où une génération pouvait jadis l’assurer à sa lignée (droit du sang), les générations au pouvoir cherchent, quel qu’en soit le prix, à rétablir cette souveraineté par d’autres biais.
 
Parallèlement, la recherche du bouc-émissaire, la sanction de la faute, la poursuite de l’excès mineure, l’évincement de toutes classes ou catégories rebelles, constituent le pendant visible d’une stratégie clairement établie dont l’objectif est de "chasser et compliquer" la vie du faible pour mieux consacrer l’énergie du fort à concentrer toujours plus de richesses.
 
La loi "HADOPI" en est un parfait exemple : on chasse le "pirate" parce qu’il porte atteinte à la rente de situation de majors, le tout sous un habillage médiatique de "juste rémunération des artistes". Mais qu’en pensent-ils eux ? Est-ce que leur rémunération est toujours "juste" ?
 
La remontée du "niveau de l’eau" par la hausse vertigineuse de tarifs comme celui du gaz ou de l’électricité est également une conséquence d’une stratégie de "rente" qui s’appuie sur le fait de faire payer aux "captifs" les prises de risques notamment pour des rachats d’actifs ou d’activités douteuses dont le bénéfice ne sera jamais redistribué à ceux qui paient in fine.
 
Ce "transfert du risque" est tout aussi lisible via des dispositions qui renforcent les "forts" comme Bouygues ou Vinci sur les marchés de travaux et affaiblissent les faibles, en leur faisant assumer via sous-traitance ou "statut d’auto-entrepreneur" les risques sur les délais ou sur les accidents de chantier.
 
Cet échantillon de disposition, parmi tout un éventail, n’est qu’un extrait dont la conséquence finale est de conduire à l’accroissement des inégalités, le renforcement des forts et l’affaiblissement des moyens et des faibles.
 
Au niveau mondial, la finance procède de même, jouissant à n’en plus pouvoir de sa position pour "presser le citron" jusqu’au bout, quitte à demander au serveur d’autres citrons même s’ils n’existent pas.
 
Ces réalités sont lisibles, compréhensibles, visibles.
 
Si on veut les voir, si on veut les affronter, on peut le faire.
 
Les outils existent, ils sont principalement d’ordre public, mais ils peuvent aussi être privés si le principe de concurrence n’est pas biaisé pour devenir entente.
 
Les leviers les plus forts résident dans la fiscalité, dans le rétablissement d’un impôt sur les revenus progressif et non émietté, dans l’affectation des impôts locaux à des échelons dotés de compétences claires, dans la répartition des efforts rationnelle entres les entreprises et les particuliers, mais aussi entre les entreprises en effectuant le même travail de rétablissement de progressivité de l’impôt pour les entreprises.
 
Il faut pour cela casser, briser, effacer des règles sédimentées dans le temps dont les plus puissants usent et abusent pour se soustraire à l’impôt, voire pour en bénéficier.
 
D’autres leviers, organisationnels et légaux, comme l’organisation du travail, la répartition des bénéfices, les règles de rémunération des organes de direction, tout cela peut et doit être réécrit.
 
Les banques doivent elles aussi avoir des comptes à rendre et être sous contrôle d’une autorité supranationale, d’individus qui ne pourront pas aller vendre leurs services à ces mêmes firmes qu’ils auront ou iront contrôler. Il semble plus que jamais nécessaire d’abattre les cloisons opaques qui entourent le monde de la finance, des banques et des assurances. Les Etats eux-mêmes en étant dépendant des établissements bancaires ont signé en bas à droite l’hégémonie d’un système qui vampirise toutes les ressources pour la satisfaction de la cupidité de certains.
 
Les Bonus en sont la face émergée, mais qu’y a-t-il encore d’autre à découvrir ? Des retraites chapeaux en passant par les prêts à taux nuls non échéancés ? Qui sait ?
 
On vit dans un système où le détail est contrôlé mais où l’essentiel est laissé hors de porté du regard.

 
 
IV. Les règles du jeu doivent changer
 
L’environnement ne doit plus venir également en support publicitaire d’opportunité, mais doit être pensé en amont et mis en priorité pour tous les projets. Cela signifie également de ne plus céder à tous les lobbies en place, et notamment celui du pétrole, alors même que les ressources seront nécessairement consumées plus vites que prévues.
 
Là où le gouvernement s’attelle à amonceler de nouvelles "réformes" inégalitaires, il est vital de faire le ménage juridique sur des piles de lois dont on sait que la profusion conduit à un libéralisme sans contre-pouvoir. L’idée de liberté n’est pas contradictoire avec celle d’égalité. Elle ne doit pas néanmoins occulter que toute liberté a des limites, et qu’il n’existe pas de libertés pour 6 milliards d’individus sans règles à respecter.
 
Je ne suis pas optimiste pour l’avenir proche car l’aveuglement et l’incompétence sont bien trop ancrés au pouvoir pour que le monde puisse changer avant qu’une crise, bien pire, ne déferle.
 
Je ne suis pas optimiste parce que les systèmes sont verrouillés de l’intérieur, que les techniques à disposition des pouvoirs en place et de l’ordre établi ne permettent plus de dialoguer sans engager le rapport de force, que l’influence des égoïsmes et de la médiocrité tend à refouler toute intellectualité et esprit collectif des sphères de décisions.
 
Je pense enfin que les hommes se trompent en mettant l’argent au dessus de tout le reste.
 
En oubliant de placer l’homme au centre du jeu (ce que l’on appelle l’humanisme) nous allons, forcément, droit vers des crises bien plus graves.
 
Il paraît que nous ne savons réagir qu’une fois le nez dans le caca : faut-il encore qu’il soit encore possible d’infléchir les cours du destin. Autrefois l’aristocratie avait encore le mérite d’être cultivé : aujourd’hui les milliardaires sont des imbéciles aux dents longues et à la progéniture sans repères... autant dire qu’il sera difficile d’infléchir les tendances à l’œuvre à court terme.
 
Néanmoins, nous avons toujours la possibilité, à moyen ou long terme de réagir.
 
Les outils existent, les gens existent, les idéaux sont là et n’ont pas encore été réalisés.
 
Plus concrètement, plutôt que de laisser une jeunesse livrée à elle même et au chômage, nous avons aussi la possibilité de la former, de lui proposer des fonctions et perspectives gratifiantes. Nous avons la possibilité de donner aux "séniors" la possibilité d’exprimer leur expérience pour la mettre au service du progrès collectif. Nous avons aussi la possibilité de ne plus tout accepter en fermant les yeux et en espérant, dans le secret dans nos sphères individuels, que demain sera moins pire qu’aujourd’hui.
 
Si nous cessons de nous détester, montés les uns contres autres à se regarder les avantages et autres privilèges, si nous levons les yeux pour constater que nous avons trop longtemps détourné notre regard de l’essentiel, à savoir la qualité de vie, peut-être que nous pourrons espérer améliorer notre quotidien. Je sais, certains ne croient pas dans ce type de discours mièvre et sympathique. Ils préfèrent consommer leur réalité finalement pas si mal et se contempler dans leur réussite propre qui finalement se fiche bien de la détresse du voisin, ou même de la grand-mère qui crève lors d’une canicule. Bien sûr, rien ne les oblige à penser qu’ils puissent espérer vivre mieux en essayant, un instant, de ne plus courir sans arrêts dans le jeu qui consume leur vie pour produire des euros.
 
Mais pour ma part, je pense que l’humanité arrive à un tournant de son existence : non seulement parce que son poids sur Terre devient un danger pour elle-même, mais également parce que les modèles que nous poursuivons nous conduisent irrémédiablement à des crises, plus dures, plus injustes, plus inégales et plus violentes qu’on ne l’imagine.
 
Certains diront alors, qu’ils ne savaient pas. Pourtant ils savent, et en jouent dans la course à l’immédiateté.



 
Un regard amer mais lucide  :jap:

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 07-08-2009 à 14:12:08
n°19429017
helmuth
Posté le 07-08-2009 à 12:44:23  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Source
 
Bon allez disons 2 à 3 fois moins, le principe est le même  :o

Citation :

Ecarts de salaire, difficultés d’intégration
 
Le gouvernement français reconnaît au docteur Joseph Bakar la responsabilité de donner la vie, mais ne lui octroie que 2 400 euros brut par mois, soit moitié moins que ses collègues français ou de l’Union européenne. De plus, les heures effectuées au-delà des 35 heures, appelées plages additionnelles, lui sont payées 70 euros, contre  200 pour ses collègues chirurgiens français ou originaires de l’UE.


 
Tout ceci grâce au lobby de vos amis les médecins :o
 

Citation :

Sans ces médecins étrangers, le système de santé français serait en faillite. Mais un médecin étranger qui arrive en France, c’est aussi un médecin qui quitte son pays.
Les pays d’origine souffrent de l’expatriation de leurs personnels de santé. Pour l’Afrique, déjà mal en point, cette hémorragie est dramatique. Il y aurait plus de médecins béninois dans la seule région parisienne que dans tout le Bénin. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il manquerait quatre millions et demi de personnel dans les pays du Sud.
 
En France,  en attendant que le numérus clausus soit relevé pour pallier cette pénurie, le recours à ces spécialistes étrangers ne peut pourtant que s’accélérer.


 
Ah bah du coup, ils sont pas tout gentils tout mignons les médecins, entre ceux qui quittent leur pays pour les €€€ et ceux qui acceptent de recruter des étrangers pour les payer 3 fois moins.. ça alors des médecins attirés par le pognon, je tombe de haut :o
 
Enfin la différence c'est quand même que le banquier il prête pas serment  [:willow_00]  
 
Quant au niveau de "qualification des médecins" il est difficile à comparer à celui des traders, vu que la fonction n'est absolument pas la même. Dailleurs cela est visible quand tu regarde les modes de sélection de préparation au concours respectifs des ingé et des médecins.
 
ça me rappelle la petite boutade bien connue entre taupins et  P1 de médecine. Si tu leur demande d'apprendre le bottin téléphonique par cœur, le taupin te demande "pourquoi?", le P1 "pour quand ?"  :D
 
Faut croire qu'on valorise plus la capacité de réflexion que celle d'apprentissage par cœur :o
 
PS: j'aime beaucoup les médecins, je force le trait (à peine) volontairement.
 


 
Ma femme est PH échelon 4/12 et gagne environ 4500€ net sur 12 mois dans le publique.
 
Je suis clodo de base praticien attaché à 2037€ net par mois sur 12 mois dans le publique.
 
En brut:
 
- Praticien hospitalier à temps plein : de 4016 € au 1er échelon à 7294 € au 13ème échelon
- Praticien hospitalier temps partiel : de 2417 € au 1er échelon à 4389 au 13ème échelon
- Praticien attaché : de 2467 € au 1er échelon à 4480 € au 12ème échelon
- Assistant généraliste des hôpitaux : de 2224 € en 1ère et 2ème année à 2788 € en 5ème et 6ème année
- Assistant spécialiste : de 2561 € en 1ère année à 3151 € en 6ème année
- Assistant associé spécialiste : de 2435 € en 1ère année à 2994 € en 6ème année
- interne  : 1344 € en 1ère année, 1498 € en 2ème année et 2078 € de la 3ème à la 5ème année
- Faisant fonction d’interne ( FFI ) : 1238 €
Primes et indemnités d’un médecin hospitalier
- Indemnités d’engagement de service public exclusif (PH T. Plein) 479,76 € par mois
- Indemnités pour activité exercée sur plusieurs établissements (PH T. Plein, PH T. Partiel, Praticiens attachés, Assistants, PAC)  
409,27 € par mois
- Assistants : prime unique d’engagement pour 2 ans 5244,94 €
 prime d’engagement unique pour 4 ans 10489,87 €
- indemnité sujétion particulière pour les internes ou FFI : 365,35 € mensuel
- étudiant effectuant une année de recherche : 1946 €
 
Je vois pas très bien comment on peut arriver à 89000€ par an dans le publique en moyenne sachant que le PH dernier échelon est à 86000€ brut :D  
 
Ca doit être dans le privé  :o

n°19429029
power600
Toujours grognon
Posté le 07-08-2009 à 12:45:37  profilanswer
 

python a écrit :


 
Mais bientôt les bonus seront en dizaines de millions d'euros pour les 10 meilleurs traders, de quoi assurer sa génération pour l'éternité. :o
 
J'ai commencé à lire le Hull, tous les bouquins sur les options, les swaps et les futures et tous les bouquins sur le risque financier.  


 :non:  
Ceux là seront remplacés par un seul ordinateur, chaque centime économisé en suppression de bonus et salaires compte  :o


---------------
Tiens? Y a une signature, là.
n°19429191
Camelot2
Posté le 07-08-2009 à 13:06:03  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Pourquoi les banquiers ne provisionnent ils pas le risque, s'ils en prennent tant, mais dilapident leurs rentrée de fric sous forme de dividendes et bonus?  Etrange, non?


 
 :??:  
 
Qu'est-ce que tu entends par provisionner le risque?
 
Une banque avec une gestion de risque performante se couvre.  
 
Une banque sans gestion de risque ne le connaît pas (son risque) et ne se couvre pas. Au moindre pépin, elle se retrouve avec une perte sur les bras qui peut amener à une crise de liquidité si elle n'arrive pas à se re-financer.
 
Une banque avec gestion de risque performante peut sans problème verser des dividendes.  
 
Je suis personnellement contre le système de bonus concernant les traders.
 
Essaye d'expliquer un peu mieux tes propos car là, ils ne veulent rien dire.
 

Citation :


Si tu as si peu d'imagination pour n'envisager qu'un retour au troc, ça va etre dur de discuter...


 
J'ai hâte de voir ta proposition pour établir un système qui supprime tout risque alors que le risque est inhérent à l'incertitude sur le futur.
 
Tu supprimes le futur?  :)  

n°19429205
freeza01
Posté le 07-08-2009 à 13:07:23  profilanswer
 

http://www.lemonde.fr/economie/art [...] _3234.html
 
Crise économique : où sont les signes de la reprise ?
LEMONDE.FR | 06.08.09 | 17h47  •  Mis à jour le 06.08.09 | 18h11  
 
[...]
------------------------
 
 
 
 la très bonne nouvelle du jour :
 
http://www.lemonde.fr/la-crise-fin [...] id=1202394
 
Pertes colossales pour Fannie Mae
LEMONDE.FR avec AFP | 07.08.09 | 06h28  •  Mis à jour le 07.08.09 | 08h29
 
 
Une des premières victimes de la crise financière, l'organisme américain de refinancement immobilier Fannie Mae, a subi une perte nette de 14,8 milliards de dollars au deuxième trimestre. Une perte qui l'a contraint à réclamer jeudi 6 août 10,7 milliards supplémentaires à l'Etat fédéral.
 
Le groupe a expliqué avoir été victime d'une montée des impayés parmi les emprunteurs hypothécaires américains et la poursuite d'une situation très difficile sur le marché immobilier. La société, qui a été placée l'an dernier sous tutelle des pouvoirs publics pour échapper à la faillite, avait déjà perdu 23,2 milliards de dollars au trimestre précédent.
 
Cette mise sous tutelle, et celle de Freddie Mac, l'alter ego de Fannie Mae, avait été suivie de peu le 15 septembre 2008 par la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers, à l'origine de la crise financière actuelle. Après la mise sous tutelle de "Fannie et Freddie", le Trésor avait ouvert une ligne de crédit de 200 milliards de dollars pour chacun d'entre eux, sur laquelle les sociétés peuvent puiser pour maintenir leur valeur d'actifs supérieure à leur passif.
 
LE GOUVERNEMENT RÉFLÉCHIRAIT À UNE SCISSION
 
Depuis le début de l'année, Fannie Mae aura donc dû faire appel à cette facilité à hauteur de 45,9 milliard de dollars : 16,2 milliards en février, 19 milliards en mai et maintenant 10,7 milliards. Le coût de son sauvetage pour les finances publiques dépasse donc désormais celui des grandes banques commerciales Citigroup et Bank of America (45 milliards chacune).
Fannie Mae a prévenu que la facture finale serait bien plus lourde encore.
 
De surcroît, l'établissement va devoir réintégrer dans ses comptes, à compter du 1er janvier, une "majorité substantielle" de ses placements hasardeux, jusqu'ici disposés dans des structures hors bilan. Le groupe n'a pas tenté de chiffrer l'impact sur ses résultats de cette décision. Selon le quotidien Washington Post, le gouvernement américain réfléchirait à une scission de Fannie Mae (et de Freddie Mac), en deux établissements : une "bonne" banque reprenant ses activités traditionnelles de refinancement et une "bad bank" chargée d'administrer ses actifs invendables.
 
Libérés de leurs actifs toxiques, les deux poids lourds de la finance américaine, longtemps piliers du marché immobilier, pourraient venir soulager un marché du crédit toujours faible. A eux deux, Freddie Mac et Fannie Mae garantissent plus de 40 % de l'encours des prêts immobiliers accordés aux Etats-Unis.
 
-----------------------------------------------------------------
 
 
Chronique
Banques : la bouée des marchés financiers pourrait finir par couler
LE MONDE | 06.08.09 | 14h55
 
 
i les banques d'investissement continuent d'essuyer les quolibets de l'homme de la rue, elles devraient maintenant recevoir les compliments des connaisseurs. Au deuxième trimestre, elles ont réussi à supporter la charge induite par les provisions toujours plus lourdes passées par les banques commerciales. On observe là un renversement de situation par rapport à 2008 et les résultats que viennent de publier BNP Paribas, la Société générale et Unicredit l'illustrent bien.
 
Ces banques françaises et italienne ont suivi la même évolution que leurs consoeurs américaines et britanniques. Entre le deuxième trimestre 2009 et le deuxième trimestre 2008, le bénéfice net d'Unicredit a chuté de 74 %, tandis que le montant des provisions était multiplié par quatre. Mais elle a produit un bénéfice opérationnel de 1,2 milliard d'euros, grâce aux revenus engrangés sur les marchés financiers.
 
Le scénario est le même pour BNP Paribas et la Société générale. Si le chiffre d'affaires réalisé par BNP Paribas sur les marchés des matières premières et de la dette a régressé de 33 % par rapport au trimestre précédent, le premier trimestre a à lui seul fait mieux que l'année 2007 toute entière. Ces gains ont même été suffisants pour compenser la hausse du volume des provisions décidées dans le groupe. Pour la Société générale, les incidents de remboursement sur les prêts progressent toujours. Ils concernent maintenant 4,2 % de l'encours, mais, là encore, les revenus de l'activité sur les titres ont fait plus que les compenser.
 
La pratique parallèle de la banque d'affaires et de la banque commerciale a toujours été considérée comme la meilleure manière de tirer tous les avantages du modèle originate and distribute ("initier et distribuer" ), dans lequel l'établissement qui a accordé le crédit le transfère ensuite à d'autres acteurs financiers. Les établissements de crédit peuvent aussi arguer de la diversification pour s'opposer à une séparation des métiers de la banque à la manière de la loi Glass-Steagall.
 
Mais le dynamisme des marchés mobiliers pourrait ne pas durer. La concurrence va reprendre. Les entreprises solvables émettent à nouveau des emprunts, et la tension induite par les taux d'intérêt des bons du Trésor américain s'atténue. Les facteurs qui favorisent le défaut de remboursement des crédits vont persister, eux. Le chômage et les défaillances des petites entreprises ne cessent de croître en Europe de l'Ouest. L'Europe de l'Est affronte de grandes difficultés, et les éventuelles mesures de dévaluation de la monnaie qui y seraient prises pourraient avoir des répercussions à l'Ouest.
 
Les banques comptent aujourd'hui sur les revenus qu'elles récoltent sur les marchés de titres. Ils ne les soutiendront peut-être plus très longtemps.
 
(Traduction de Christine Lahuec)
Jeffrey Goldfarb


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°19429248
poilagratt​er
Posté le 07-08-2009 à 13:11:39  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

J'ai hâte de voir ta proposition pour établir un système qui supprime tout risque alors que le risque est inhérent à l'incertitude sur le futur.
 
Tu supprimes le futur?  :)  


Une seule banque solidaire, risque mutualisé couvert par la collectivité.  
Ensuite il y a 36 manières d'organiser ça, mais c'est pas le bon topic.
Se référer aux travaux de Maurice Allais.


Message édité par poilagratter le 07-08-2009 à 13:15:35

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19429335
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 07-08-2009 à 13:20:06  profilanswer
 

helmuth a écrit :


Je vois pas très bien comment on peut arriver à 89000€ par an dans le publique en moyenne sachant que le PH dernier échelon est à 86000€ brut :D  
 
Ca doit être dans le privé  :o


 
Les heures Sup ? 200€/h
 
Sinon écrire à France24 directement :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°19429342
Camelot2
Posté le 07-08-2009 à 13:20:33  profilanswer
 

Tu veux dire une banque mondiale?  :D  
 
Et elle sera toujours soumise aux différents risques.
 
Ce n'est pas le système qui crée le risque...c'est l'incertitude sur le futur. C'est assez incroyable de nier un postulat aussi évident.
 
Sans compter que ton idée revient à faire reposer sur la collectivité l'ensemble des risques. L'aléa moral sera d'autant plus important dans le chef de cette banque "solidaire" unique.
 
Je n'ose imaginer la concentration de pouvoir pour les dirigeants de cette banque.

n°19429356
Profil sup​primé
Posté le 07-08-2009 à 13:21:44  answer
 

Camelot2 a écrit :

  

J'ai hâte de voir ta proposition pour établir un système qui supprime tout risque alors que le risque est inhérent à l'incertitude sur le futur.

 

Tu supprimes le futur?  :)

 

ben supprime la spéculation et tu aura suprimé 90% du risque.

 

La spéculation aujourd'hui, alors que l'argent n'est adossé a rien, et a mon avis une folie.

 

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 07-08-2009 à 13:27:44
n°19429387
Profil sup​primé
Posté le 07-08-2009 à 13:25:25  answer
 

Camelot2 a écrit :

Tu veux dire une banque mondiale?  :D

 

Et elle sera toujours soumise aux différents risques.

Ce n'est pas le système qui crée le risque...c'est l'incertitude sur le futur. C'est assez incroyable de nier un postulat aussi évident.

 

Sans compter que ton idée revient à faire reposer sur la collectivité l'ensemble des risques. L'aléa moral sera d'autant plus important dans le chef de cette banque "solidaire" unique.

 

Je n'ose imaginer la concentration de pouvoir pour les dirigeants de cette banque.

 

Dans ce cas là, la vie est un risque  :o

 

On prend tous des risques, personne n'est l'abri a du futur, mais doit on saigner ses clients uniquement sur le fait que l'avenir est inconnu  :o

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 07-08-2009 à 13:27:17
n°19429392
Camelot2
Posté le 07-08-2009 à 13:25:38  profilanswer
 


 
Tiens donc? Et tu tires d'où ton chiffre?
 
Confusion entre spéculation et risques.
 
Un grand n'importe quoi.

n°19429405
Camelot2
Posté le 07-08-2009 à 13:27:04  profilanswer
 


 
Au moins, tu as compris que le risque était inévitable dans tout investissement, dans toute décision.
 
Je te fais un cours sur l'aversion au risque maintenant?
 

n°19429410
poilagratt​er
Posté le 07-08-2009 à 13:27:49  profilanswer
 


Ben si on peut faire du fric avec ça, et que c'est mieux que le loto, pourquoi pas? ;)


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19429428
Camelot2
Posté le 07-08-2009 à 13:29:15  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Ben si on peut faire du fric avec ça, et que c'est mieux que le loto, pourquoi pas? ;)


 
Va dire cela aux assureurs, car c'est exactement comme cela qu'ils "saignent leurs clients".
 
 
 

n°19429435
poilagratt​er
Posté le 07-08-2009 à 13:30:28  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Au moins, tu as compris que le risque était inévitable dans tout investissement, dans toute décision.
 
Je te fais un cours sur l'aversion au risque maintenant?
 


J'aime bien ta technique de noyage de poisson.
On prend le problème par un tout petit bout très "technique", et on tente des arguments sulfureux pour engluer l'interlocuteur dans de la glose.
Bien essayé. :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 07-08-2009 à 13:31:56

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°19429479
Badcow
Posté le 07-08-2009 à 13:34:50  profilanswer
 


 
Il restera encore les aléa climatiques, les guerres, les catastrophes naturelles... a la base, c'est de là que vient "le risque".


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°19429495
Hrolf
Posté le 07-08-2009 à 13:36:05  profilanswer
 

peaceful a écrit :

Après si tu veux laisser le coté PMU de côté, tu vas très vite en arriver à la conclusion, que le salaire dans notre société est fixé en fonction de la demande des entreprises, de l'offre disponible, et de l'importance qu'il occupe dans la motivation du salarié dans une branche donné.  
Le type de travail dans la finance comparé à d'autre métiers qualifiés (comme médecin qui sauve des vies) requiert une motivation forte, qui ne peut être apportée par le sens de ton travail, son intérêt, sa crétivité, ou l'utilité immédiate que tu peux percevoir.


 
Foutaises, la seul chose qui fait ton salaire c'est le "gain" d'argent que tu rapporte à l'entreprise.
 
L'offre et le demande son des notions qui ne font varier les salaires que sur un corps de métier restreint pour dans l'ensemble des sociétés.
 
Je le sais pour faire parti d'un des métiers qui est en grave déficit de personnes, j'ai un salaire qui est meilleurs que les autres métiers de la même branche, mais je reste un "coût" et pas un "gain" comme les traders et les meilleurs experts touchent en gros la prime que tu juge "pas excessive" des traders.
 
Mais la finance c'est du gain d'argent pas un coût ça rapporte des sous dans la tirelire à court terme qui est la seul et unique façon de compter de la bourse actuelle.
 
Moi contrairement à toi je pense que l'âge d'or de la finance touche à sa fin, par ce qu'a force de faire des conneries ils vont en faire une tellement irréparable qu'on va les enfermer dans un carcan extrêmement serré ou ils n'auront plus aucune marge de manœuvre.
 
C'est exactement ce qui c'est passé avec les "usurier" et les "orfèvres" qui détenaient les clefs du commerce il y a quelques siècles de ça, et c'est aussi ce qui c'est passé avec les Templiers un peu avant.
 
Quelques que soient leurs conneries pour l'instant ils n'ont encore rien commis d'irréparable, mais vu le courbe de puissance des krash ça va pas durer très longtemps ...


---------------
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques !
n°19429499
voor0ck
Bois, Eau, Feu, Métal et Terre
Posté le 07-08-2009 à 13:36:14  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Ce n'est pas le système qui crée le risque...c'est l'incertitude sur le futur. C'est assez incroyable de nier un postulat aussi évident.


 
Si le truc c'est de parier sur le futur, il ne faut pas engager des traders mais des marabouts ou des Mme Irma.


Message édité par voor0ck le 07-08-2009 à 13:38:39

---------------
L'invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l'attaque. Sun Tzu.
n°19429500
cordelius
Disciplus Simplex
Posté le 07-08-2009 à 13:36:15  profilanswer
 

De toute manière, la spéculation doit disparaitre  [:obvious]


---------------
"On est en 2032, ça donne 2-0-3-2, c'est le 21ème siècle quoi. Et j'ai le regret de vous annoncer que le monde est maintenant peuplé de couilles molles, c'est un remake de la petite maison dans la prairie joué par une bande de pédales en robe longue"
n°19429515
Profil sup​primé
Posté le 07-08-2009 à 13:37:41  answer
 

Camelot2 a écrit :



Au moins, tu as compris que le risque était inévitable dans tout investissement,
dans toute décision.

 

Je te fais un cours sur l'aversion au risque maintenant?

 


 

:non:

 

Moi j'appelle pas le futur ou l'avenir un risque.  Les banquiers escrocs qui veulent  un gagner sur tout appelle ça un risque. Et pourquoi l'artisan plombier n'augmenterait pas ses prix vu qu'il a un risque de pas arriver chez le client a cause des accidents de la route, l'argument peut largement etre etayer par les innombrables statiques routières, cette exemple peut être multiplier a l'infini.

 

Bon moi je vais demandé une rallonge a mon patron vu que je suis pas sur de me réveiller demain  :o  

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 07-08-2009 à 13:38:34
n°19429525
Hrolf
Posté le 07-08-2009 à 13:38:29  profilanswer
 


 
 
 
Non mais vous parlez à Python la hein !


---------------
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques !
mood
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