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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°18575563
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 23-05-2009 à 21:16:34  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
tous les libéraux te diront qu'il n'y a pas de libéralisme, que l'hyper-libéralisme actuel des gouvernements n'est qu'une attitude.  
de toutes façons on ne peut pas dissocier la fed du super capitalisme libéral, ce sont ses grands prêtres qui dirigent la fed et toutes les banques, et les politiques sont à leurs bottes. les uns financent les campagnes de seconds, qui protègent les premiers en échange de promesses de bons résultats éco. on voit ce qu'il en est, mais l'alliance tient toujours, tant que personne ne les jette dehors. ça viendra forcément, de façon démocratique, quand les gens auront compris qu'on les abuse et que le système ne peut plus fonctionner sur une base "les entreprises ont tous les droits quand il s'agit de gagner de l'argent".


---------------
du vide, j'en ai plein !
mood
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Posté le 23-05-2009 à 21:16:34  profilanswer
 

n°18575604
Profil sup​primé
Posté le 23-05-2009 à 21:20:39  answer
 

Ni l'un, ni l'autre. Le libéralisme n'était pas "le meme" partout dans le monde, et c'est une crise mondiale. Y'a pas que la FED, y'a le meme probleme en France et partout ailleur. C'est pas juste le libéralisme... le probleme majeur, c'est qu'on vient de voir que le systeme dominant dans le monde, a toutes ses variantes pres, ne marche pas.
 
Et qu'on n'en connait pas d'autre qui marche. Enfin si y'en a une autre, mais elle a quelques "petits soucis" : la dictature militaire expansionniste. Celle la elle a prouvé qu'elle marche, mais pas tres longtemps :D
Il est urgent de trouver un autre systeme, qui va marcher (au moins le temps qu'on en trouve un autre qui marche mieux).  
 
Apres je te soupçonne de venir troller vu tes questions et ton pseudo ;)

n°18575812
worldchang​e
Posté le 23-05-2009 à 21:43:40  profilanswer
 


S'interroger sur les causes de la crise, c'est troller ?  
 
C'est sûr qu'il est plus facile dire "ouais le système est pourri à la base, abandonnons-le et retournons vivre comme les hippies", mais ce n'est pas mon opinion.  
 
Le fait est qu'il y a encore débat, certains libéraux affirmant que la crise est entièrement dûe aux taux de la Fed et des organismes étatiques type Freddie Mac et Fannie Mae.  

n°18575894
Profil sup​primé
Posté le 23-05-2009 à 21:52:06  answer
 

worldchange a écrit :

Quelles sont les vraies causes de la crise ? La politique monétaire de la FED, ou un manque de régulation du libéralisme ? (je parle des vraies causes, les origines de la crise je les connais).


 
LA vrai cause, c'est que le crédit qui est une arnaque monstrueuse !!

n°18575919
Profil sup​primé
Posté le 23-05-2009 à 21:54:58  answer
 

Soumettre des questions fermées et orientées sur un sujet politique, avec comme pseudo "worldchange" , et jouer la victime avec la même méthode et une question tres manichéenne, ca s'apparente beaucoup a un troll oui.

 

La forme y est, très clairement. Et ca fait deux fois que tu postes sur le thème de "les libéraux et les US sont la cause de tous les maux". Alors que c'est de la faute de tout le monde. Le fond commence a y être aussi, du coup.

 

tu admettras quand même que si c'est une coïncidence, elle est rudement fortuite.

 


edit : et zmed, par sa réaction, permet de valider tout ca :D

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 23-05-2009 à 21:55:36
n°18575946
Profil sup​primé
Posté le 23-05-2009 à 21:59:08  answer
 

 

C'est exactement ca, on a trouvé notre coupable unique, qu'est ce que c'est beau. "C'est de la faute des autres!!!" Ca faisait longtemps. Note qu'a travers le temps on a toujours su désigner des boucs émissaires. C'est humain. Un coup ce sont les juifs, un autre ce sont les tziganes, les arabes, les noirs, les homos, les riches, les pauvres, les vieux, les mineurs. Mais ca marche aussi avec "les fonctionnaires, les bandits, les assureurs, les commerciaux, les ouvriers, les patrons" etc ... mais admettre que c'est au moins autant de sa faute que de celle des autres, ca, c'est autre chose ...

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 23-05-2009 à 21:59:49
n°18576000
Nicodonald
Posté le 23-05-2009 à 22:05:47  profilanswer
 


 
Et certains on fait des études poussées pour ne pas se rendre compte de ça :d

n°18576044
Camelot2
Posté le 23-05-2009 à 22:12:16  profilanswer
 


 
Je disconviens respectueusement.
 
Remettre en cause le système en se basant uniquement sur les abus et les dérives qu'il produit ne me parait pas la meilleure approche qui soit.
 
On connait les faiblesses du système actuel. On connait sa propension à créer des bulles, à les faire pêter et à en recréer une nouvelle au-dessus. Bulle spéculative, immobilière, du crédit...On trouve toujours un domaine pour aller plus vite que l'économie réelle. La prochaine sera peut-être sur les matières premières ( ha non, déjà fait avec le pétrole...mais ça va repartir, ne vous inquiétez pas), sur l'énergie verte et les quota co2, sur...ect...
On connait la propension du système à inciter trop fortement à la prise de risque sans retour de baton. Les traders risquant, au pire, de se faire virer...et au mieux, de toucher des bonus dépassant l'entendement.
 
Ces deux aspects sont fortement liés. En encourageant des prises de risques importantes qui amènent un rendement à deux chiffres, on se décale de l'évolution de l'économie réelle et de sa croissance véritable. On crée une bulle...et les derniers à en sortir se prenne tout dans la tronche.
 
Ce que nos amis n'avaient pas prévu, ou volontairement ignoré, est la possibilité que cette bulle se répercute de manière très forte sur l'économie réelle et sur des domaines qui n'avaient, apparemment, rien à voir avec les subprimes.  
 
Faut-il pour autant remettre en cause les principes du système?
 
Dans l'état actuel des choses, je ne vois aucune alternative au système capitaliste. Son plus grand avantage ( et sa plus grande faiblesse) réside dans la liberté qu'il offre: liberté d'entreprendre/libre échange/droit à la propriété. Et cela lui permet de cadrer au mieux avec le comportement humain. Ses pires côtés (recherche du profit immédiat, société de consommation à outrance, concurrence déloyal et délocalisations (+néo-colonialisme)) et ses meilleurs (R&D, communication accrue, échanges commerciaux et/ou culturels au niveau mondial, développement global du niveau de vie).
 
Un système capitaliste sans autorité de régulation est voué à un comportement cyclique ponctué de crises qui "remettent les compteurs à zéro".
 
Pourquoi les départements de gestion de risque et ALM des banques passent-ils toujours après le management au niveau décisionnel?
 
Cette simple question aurait du sérieusement alerter les pouvoirs publics et les autorités de régulation concernées.
 
Les banques n'ayant pas touché aux produits dérivés et s'étant axé sur leur métier principal ( crédit/épargne + gestion de portefeuille + émission de différents produits bancaires basiques (bons de caisse, compte à terme,...) ont particulièrement bien résisté. (Delta Lloyds en Belgique notamment)
Une gestion de risque avec pouvoir décisionnel aurait refusé d'investir dans un produit inconnu offrant un rendement important.
 
Commençons déjà par offrir aux pouvoirs publics les outils nécessaires à la régulation du système.
 
 
 
Le changement de système me parait, de mon point de vue, une position risquée et cela sur plusieurs points.
 
1.On ne connait absolument pas les effets pervers que va provoquer ce nouveau système, quelqu'il soit.
2.On ne peut absolument pas prédire si ces effets pervers seront moins important que ceux produit par le système actuel.
3.La période de transition entre les deux systèmes.
 
A l'inverse, on connait assez fort bien le système actuel vu qu'il fonctionne depuis quelques dizaines d'années.  Et depuis 1989-1990 sans opposant véritable.  Je reste convaincu qu'il offre les meilleures perspectives d'avenir et la plus grande capacité d'adaptation face à la nouvelle donne qui se profile ( épuisément des ressources naturelles)...s'il est régulé correctement.
Et ça, c'est pas gagné.
 
 

n°18576111
worldchang​e
Posté le 23-05-2009 à 22:20:22  profilanswer
 


Euh... il a quoi, mon pseudo ? Encore, si c'était newworldorder ou une connerie comme ça je comprendrais que tu t'interroges, mais là non.  
 
Worldchange, texto ça fait "changement mondial", et oui effectivement nous vivons et nous apprêtons à vivre un changement mondial d'une importance sans précédent.  
 
 
Chapeau [:implosion du tibia]
 
C'est précisément le contraire que j'essaie de dire depuis trois ans, que la crise est peut-être aussi due à l'Etat et pas seulement au système libéral, hein

Message cité 1 fois
Message édité par worldchange le 23-05-2009 à 22:20:58
n°18576145
Profil sup​primé
Posté le 23-05-2009 à 22:24:00  answer
 


 
Sais tu au moins de koi tu parles  :o

mood
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Posté le 23-05-2009 à 22:24:00  profilanswer
 

n°18576699
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 23-05-2009 à 23:09:44  profilanswer
 


 
Meuh non il y connait rien la preuve il a oublié les banquiers [:mullet]


---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°18576740
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 23-05-2009 à 23:12:56  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Je disconviens respectueusement.
 
Remettre en cause le système en se basant uniquement sur les abus et les dérives qu'il produit ne me parait pas la meilleure approche qui soit.
 
On connait les faiblesses du système actuel. On connait sa propension à créer des bulles, à les faire pêter et à en recréer une nouvelle au-dessus. Bulle spéculative, immobilière, du crédit...On trouve toujours un domaine pour aller plus vite que l'économie réelle. La prochaine sera peut-être sur les matières premières ( ha non, déjà fait avec le pétrole...mais ça va repartir, ne vous inquiétez pas), sur l'énergie verte et les quota co2, sur...ect...
On connait la propension du système à inciter trop fortement à la prise de risque sans retour de baton. Les traders risquant, au pire, de se faire virer...et au mieux, de toucher des bonus dépassant l'entendement.
 
Ces deux aspects sont fortement liés. En encourageant des prises de risques importantes qui amènent un rendement à deux chiffres, on se décale de l'évolution de l'économie réelle et de sa croissance véritable. On crée une bulle...et les derniers à en sortir se prenne tout dans la tronche.
 
Ce que nos amis n'avaient pas prévu, ou volontairement ignoré, est la possibilité que cette bulle se répercute de manière très forte sur l'économie réelle et sur des domaines qui n'avaient, apparemment, rien à voir avec les subprimes.  
 
Faut-il pour autant remettre en cause les principes du système?
 
Dans l'état actuel des choses, je ne vois aucune alternative au système capitaliste. Son plus grand avantage ( et sa plus grande faiblesse) réside dans la liberté qu'il offre: liberté d'entreprendre/libre échange/droit à la propriété. Et cela lui permet de cadrer au mieux avec le comportement humain. Ses pires côtés (recherche du profit immédiat, société de consommation à outrance, concurrence déloyal et délocalisations (+néo-colonialisme)) et ses meilleurs (R&D, communication accrue, échanges commerciaux et/ou culturels au niveau mondial, développement global du niveau de vie).
 
Un système capitaliste sans autorité de régulation est voué à un comportement cyclique ponctué de crises qui "remettent les compteurs à zéro".
 
Pourquoi les départements de gestion de risque et ALM des banques passent-ils toujours après le management au niveau décisionnel?
 
Cette simple question aurait du sérieusement alerter les pouvoirs publics et les autorités de régulation concernées.
 
Les banques n'ayant pas touché aux produits dérivés et s'étant axé sur leur métier principal ( crédit/épargne + gestion de portefeuille + émission de différents produits bancaires basiques (bons de caisse, compte à terme,...) ont particulièrement bien résisté. (Delta Lloyds en Belgique notamment)
Une gestion de risque avec pouvoir décisionnel aurait refusé d'investir dans un produit inconnu offrant un rendement important.
 
Commençons déjà par offrir aux pouvoirs publics les outils nécessaires à la régulation du système.
 
 
 
Le changement de système me parait, de mon point de vue, une position risquée et cela sur plusieurs points.
 
1.On ne connait absolument pas les effets pervers que va provoquer ce nouveau système, quelqu'il soit.
2.On ne peut absolument pas prédire si ces effets pervers seront moins important que ceux produit par le système actuel.
3.La période de transition entre les deux systèmes.
 
A l'inverse, on connait assez fort bien le système actuel vu qu'il fonctionne depuis quelques dizaines d'années.  Et depuis 1989-1990 sans opposant véritable.  Je reste convaincu qu'il offre les meilleures perspectives d'avenir et la plus grande capacité d'adaptation face à la nouvelle donne qui se profile ( épuisément des ressources naturelles)...s'il est régulé correctement.
Et ça, c'est pas gagné.
 
 


 
On est d'accord : la dictature stalinienne et les dérives comme les abérations du système par plannification pendant la période de l'URSS n'est pas une remise en cause du communisme  :jap:


---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°18576809
Profil sup​primé
Posté le 23-05-2009 à 23:19:05  answer
 

Sire Jeans a écrit :


 
Meuh non il y connait rien la preuve il a oublié les banquiers [:mullet]


 
 :lol:  :lol:  :lol:  

n°18576883
Camelot2
Posté le 23-05-2009 à 23:25:38  profilanswer
 

Citation :

On est d'accord : la dictature stalinienne et les dérives comme les abérations du système par plannification pendant la période de l'URSS n'est pas une remise en cause du communisme


 
Je l'attendais celle-là  :D  
 
En soi, non.
Même si...Même si le système communiste pose un sérieux problème de liberté de manière intrinsèque. Et que les tentatives d'application ont souvent tourné au drame. Seul Cuba semble s'en sortir mais peut-on encore parler de régime communiste?
 
Est-il possible de mettre en place un régime communiste sans passer par la case "dictature communiste"? Est-il possible qu'un tel système pousse à la R&D?
 
Pour l'instant, l'histoire a montré que non.
 
Les seules expériences "communistes" réussies le sont au niveau local (kibboutz notamment). La oui, il y a moyen de mettre  en commun les outils de production tout en ne tombant pas dans les travers connus par l'URSS.
Mais un système communiste global  :sweat: .
 
 

n°18576923
Profil sup​primé
Posté le 23-05-2009 à 23:29:40  answer
 

Camelot2 a écrit :

Citation :

On est d'accord : la dictature stalinienne et les dérives comme les abérations du système par plannification pendant la période de l'URSS n'est pas une remise en cause du communisme


 
Je l'attendais celle-là  :D  
 
En soi, non.
Même si...Même si le système communiste pose un sérieux problème de liberté de manière intrinsèque. Et que les tentatives d'application ont souvent tourné au drame. Seul Cuba semble s'en sortir mais peut-on encore parler de régime communiste?
 
Est-il possible de mettre en place un régime communiste sans passer par la case "dictature communiste"? Est-il possible qu'un tel système pousse à la R&D?
 
Pour l'instant, l'histoire a montré que non.
 
Les seules expériences "communistes" réussies le sont au niveau local (kibboutz notamment). La oui, il y a moyen de mettre  en commun les outils de production tout en ne tombant pas dans les travers connus par l'URSS.
Mais un système communiste global  :sweat: .
 
 


 
je crois que tu vas devoir revoir ta leçon   :o  
 

Citation :

Le capitalisme boit la tasse, Marx surnage  
 

A la mi-mars, à l' université Birkbeck, à Londres,s’est tenu un colloque intitulé «L’idée du communisme». Les orateurs se voyaient soumis à une condition que le philosophe Alain Badiou, l’un des organisateurs, décrit ainsi dans son dernier livre, L’Hypothèse communiste (1) : «Quelle que soit leur approche,ils avaient à soutenir que le mot "communisme" peut et doit retrouver aujourd’hui une valeur positive.» De grands noms de la philosophie contemporaine avaient répondu à l’appel : le français Jacques Rancière, l’italien Toni Negri, l’américain Michaël Hardt, le slovène Slavoj Zizek. Même le Financial Times a éprouvé le besoin d’annoncer la rencontre, non sans cacher sa désapprobation. D’ailleurs, quelques semaines plus tard, le quotidien de la City publiait une analyse du prix Nobel de l’économie Amartya Sen commençant par une citation… de Lénine !
 
Discrédité par l’expérience soviétique et ses suites chinoise, albanaise ou coréenne, le communisme est de retour. On pourrait l’appeler Marx 2.0. Ou encore : Communistes, saison 2. Le scénario reste à écrire, mais certaines scènes sont déjà en cours de tournage. Toutes, du reste, ne sont pas convaincantes. Les ventes du Capital progressent, mais les niveaux restent raisonnables : 6 000 exemplaires en un an pour l’édition Folio.

Internet. L’autocollant «Rêve générale», qui a fait un tabac lors des dernières manifestations contre la crise ou le culte persistant de Che Guevara (posters) apparaissent d’abord comme une façon de jouer avec la mythologie révolutionnaire. Plus significatifs sont la multiplication des discussions sur Internet. Y compris là où on ne les attendrait pas, comme ces 175 contributions au débat «Retour du communisme» lancé par le site developpez.com, qui se veut «club des professionnels de l’informatique». De même, inconnus du grand public il y a dix ans, des philosophes comme Jacques Rancière, Toni Négri ou Alain Badiou, tous nourris de marxisme, sont désormais sollicités régulièrement par les médias.
 
En fait, c’est la réalité économique elle-même qui change et semble se charger d’apporter une confirmation posthume aux postulats communistes. La nationalisation massive du secteur bancaire aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, les aides au secteur automobile des deux côtés de l’Atlantique ou encore la timide amorce d’encadrement des revenus des grands patrons sont venus invalider le credo reagano-thatchérien selon lequel «l’Etat n’est pas la solution, c’est le problème». Symétriquement, jadis vénéré, le marché apparaît désormais comme une source de dérèglements. «Les privatisations tous azimuts, celles du vivant, du savoir, poussent les gens vers le communisme. Il y a une perte brutale de légitimité du mythe libéral», se réjouit Daniel Bensaïd, philosophe, militant du NPA et auteur d’un Marx illustré par Charb (La Découverte).
 
Paradoxalement, certains experts de la finance ont également replongé dans les œuvres pour mieux comprendre comment le capitalisme avait pu à ce point se fourvoyer. Dès 2002, The Economist publiait un dossier sur l’auteur du Capital. Jacques Attali, ancien sherpa de François Mitterrand, lui a consacré en 2005 une biographie détaillée. «Marx a vu venir la mondialisation, souligne-t-il aujourd’hui. Il fut le théoricien du capitalisme, non du socialisme.» Même Alain Minc, conseiller de plusieurs PDG français, aime citer Marx et, en octobre dernier, s’exclamait, sur RTL : «Je suis le dernier marxiste français, à certains égards !»
 
«Biens communs». Relire Marx pour analyser le capitalisme ou pour l’abattre ? Pour comprendre le monde ou le transformer ? Aussi vieille que le communisme, l’ambiguïté ressurgit, intacte et inévitable. Mais, que l’objectif soit militant ou purement intellectuel, le retour de l’idée communiste a pour immense vertu de réintroduire dans le débat politique l’idée que tout n’est pas privatisable, qu’il existe des «biens communs». Dans le monde anglo-saxon, commons est devenu un terme usuel pour désigner les biens et services qui devraient être accessibles à tous : médicaments, logiciels, musique, savoir universitaire, mais aussi eau, santé, éducation. Accessible, donc, d’une façon ou d’une autre, gratuit : «L’avenir du mot communisme, pour moi, c’est la gratuité», résume Jacques Attali. D’ores et déjà, des sociologues ont forgé l’expression de «communisme cognitif» à propos du partage des savoirs sur Internet.
 
Un feu de paille ? Animateur de l’émission Ce soir ou jamais, sur France 3, Frédéric Taddéï a organisé plusieurs débats autour de la critique du capitalisme. «On assiste à la montée en puissance des antilibéraux et des marxistes. J’ai été journaliste à Actuel et, de Jean-François Bizot, j’ai appris qu’il faut surveiller les contestataires, de quelque bord qu’ils soient. Car c’est d’eux que viennent les idées de demain.»


 
http://www.liberation.fr/politique [...] rx-surnage


Message édité par Profil supprimé le 23-05-2009 à 23:30:52
n°18577367
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 24-05-2009 à 00:13:32  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Citation :

On est d'accord : la dictature stalinienne et les dérives comme les abérations du système par plannification pendant la période de l'URSS n'est pas une remise en cause du communisme


 
Je l'attendais celle-là  :D  
 
En soi, non.
Même si...Même si le système communiste pose un sérieux problème de liberté de manière intrinsèque. Et que les tentatives d'application ont souvent tourné au drame. Seul Cuba semble s'en sortir mais peut-on encore parler de régime communiste?
 
Est-il possible de mettre en place un régime communiste sans passer par la case "dictature communiste"? Est-il possible qu'un tel système pousse à la R&D?
 
Pour l'instant, l'histoire a montré que non.

Les seules expériences "communistes" réussies le sont au niveau local (kibboutz notamment). La oui, il y a moyen de mettre  en commun les outils de production tout en ne tombant pas dans les travers connus par l'URSS.
Mais un système communiste global  :sweat: .
 
 


 
Tu remarqueras que ce que je remet en cause n'est pas la pensée libérale mais tout simplement la démarche intellectuelle de ton post pour ne pas la discréditer ;)
En revanche je trouves ta question très pertinante.


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( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°18577504
warzouz
alias NazgûL
Posté le 24-05-2009 à 00:25:54  profilanswer
 

En même temps, on n'est pas obligé de tomber de Charybde en Scylla... Entre les extrêmes, il y a quand même une large marge...


---------------
Le but de l'homme moderne sur cette terre est à l'évidence de s'agiter sans réfléchir dans tous les sens, afin de pouvoir dire fièrement, à l'heure de sa mort : "Je n'ai pas perdu mon temps." - Pierre Desproges
n°18577650
worldchang​e
Posté le 24-05-2009 à 00:42:43  profilanswer
 

L'URSS a échoué à cause de situations aberrantes (plans quinquennaux quantitatifs et non qualitatifs, erreurs dans les prévisions, etc.)  
 
Pensez-vous qu'avec les moyens scientifiques actuels (société de l'information, Internet, outils de mesure et d'audit plus précis...) il soit possible de mettre en place une économie de planification viable ?

Message cité 3 fois
Message édité par worldchange le 24-05-2009 à 00:43:04
n°18577876
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 24-05-2009 à 01:06:17  profilanswer
 

worldchange a écrit :

C'est précisément le contraire que j'essaie de dire depuis trois ans, que la crise est peut-être aussi due à l'Etat et pas seulement au système libéral, hein

ou comment dire une bétise. l'état EST un système libéral, imparfait, et heureusement. alors trop d'état ou trop de libéralisme c'est dire à moitié vide ou à moitié plein...
l'état n'est pas libéral ou anti-libéral par nature, pour le moment il est noyauté par les pro-libéraux alias riches bourgeois, comme il a pu l'être par les socialistes avant guerre ou les nationalistes pendant.
 

Camelot2 a écrit :

Je disconviens respectueusement.
...
 
Commençons déjà par offrir aux pouvoirs publics les outils nécessaires à la régulation du système.
 
Le changement de système me parait, de mon point de vue, une position risquée et cela sur plusieurs points.
 
1.On ne connait absolument pas les effets pervers que va provoquer ce nouveau système, quelqu'il soit.
2.On ne peut absolument pas prédire si ces effets pervers seront moins important que ceux produit par le système actuel.
3.La période de transition entre les deux systèmes.
 
A l'inverse, on connait assez fort bien le système actuel vu qu'il fonctionne depuis quelques dizaines d'années.  Et depuis 1989-1990 sans opposant véritable.  Je reste convaincu qu'il offre les meilleures perspectives d'avenir et la plus grande capacité d'adaptation face à la nouvelle donne qui se profile ( épuisément des ressources naturelles)...s'il est régulé correctement.
Et ça, c'est pas gagné.

je pense qu'aucun système "pur" n'est viable à long terme, il faut de l'initiative privée, il faut de l'encadrement d'état, il faut des libertés individuelles et des limitations collectives, mais il faut aussi ne pas s'enfermer dans un cadre définitif qui éclatera forcément un jour.
on peut rêver de révolution, libérale, communiste, écologiste, mais tout se passera au mieux si elle se fait en douceur, réfléchie d'abord, mise en place progressivement, de façon a éliminer les effets pervers.
 

warzouz a écrit :

En même temps, on n'est pas obligé de tomber de Charybde en Scylla... Entre les extrêmes, il y a quand même une large marge...

tout à fait, surtout si on ne s'accroche pas à une idéologie toute faite pour gouverner avec pragmatisme. la gauche OU la droite, ce système ridicule qui empêche à dénigrer des idées intelligentes parce que "ceux d'en face" l'ont mise dans leur programme avant...
vivement une 6ème république multi-partis et la nomination de ministres selon le poids de leur parti dans l'électorat.


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du vide, j'en ai plein !
n°18577881
viniw
geek repenti
Posté le 24-05-2009 à 01:06:56  profilanswer
 

:/ c'est l'explication officiel, sous Staline il y avait aussi les plans quinquennaux cela fonctionnait. Dans les années 30 alors que l'occident était dans une recession grave L'URSS a connu son plus grand boom économique. J'incriminerai plutôt le niveau de corruption sans precedent, gorbatchev n'as pas autorisé la vente directe de la production des paysans, pour introduire du capitalisme, mais pour asphixier, le marché noir.

n°18577994
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 24-05-2009 à 01:15:54  profilanswer
 

worldchange a écrit :

L'URSS a échoué à cause de situations aberrantes (plans quinquennaux quantitatifs et non qualitatifs, erreurs dans les prévisions, etc.)  
 
Pensez-vous qu'avec les moyens scientifiques actuels (société de l'information, Internet, outils de mesure et d'audit plus précis...) il soit possible de mettre en place une économie de planification viable ?


 
Comme le dit warzouz on n'est pas non plus obligé de passer de la peste au choléra. La planification est peut être une option qui devient envisageable par la force des choses puisqu'on ne connait pas grand chose d'autres comme système alternatif ou alors c'est peu enviable (le cervage ça vous tente vous ?) mais avec notre bagage historique et notre contexte technique plus avancé qu'auparavant on a moins de chance de tomber dans les travers d'un système tout aussi fou que celui qui est en train de se (rerere)recasser la gueule. De toute façon c'est une question accessoire qui n'est pas la première a se poser.
 
Finalement, ce n'est pas la question de savoir quel système mettre en place maintenant, ce qui revient juste à choisir un système POUR le système, mais plutôt pour quoi faire ? Quel monde on veut avoir aussi bien à l'échelle local ou national que global ? Qu'est ce qu'on doit bâtir pour nous, qui existons déjà et que nous confierons à la descendence ? Quand on saura vraiment ce qu'on veut alors on sera capable de choisir et mettre en place un système fiable.


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( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°18578291
Profil sup​primé
Posté le 24-05-2009 à 01:45:50  answer
 

Camelot2 a écrit :


Même si...Même si le système communiste pose un sérieux problème de liberté de manière intrinsèque. Et que les tentatives d'application ont souvent tourné au drame. Seul Cuba semble s'en sortir mais peut-on encore parler de régime communiste?


 
Cuba est une dictature corrompue jusqu'a la moelle, sous couvert de communisme.
 

worldchange a écrit :

L'URSS a échoué à cause de situations aberrantes (plans quinquennaux quantitatifs et non qualitatifs, erreurs dans les prévisions, etc.)  
 
Pensez-vous qu'avec les moyens scientifiques actuels (société de l'information, Internet, outils de mesure et d'audit plus précis...) il soit possible de mettre en place une économie de planification viable ?


 
Non. Tu ne peux pas aller contre la nature humaine de toujours vouloir plus que son voisin tout en travaillant moins que lui.  
 
D'autre part, tu oublies un facteur déterminant : l'évolution dans le temps. Si tu mets tout le monde a égalité, il n'y a plus d'évolution, tu figes.  
 
Et enfin, a l'heure actuelle, tu prends un avion et tu es a l'autre bout du monde dans la journée. Idem pour un colis. La différence se fait la aujourd'hui, il est totalement impensable de ne pas avoir une régulation internationale, supérieure a tous les états. Le probleme étant que les chefs d'états sont tous des arrivistes bouffés par la soif de pouvoir, et que les seuls qui accepteraient cette entité supra nationale seraient ceux qui feront tout pour y siéger. donc la encore, probleme.
 
 
il faut arreter de dire "tiens et si on essayait d'appliquer un truc qui a déja pas marché ?" . Ca marchait pas hier, ca remarchera pas aujourd'hui, exactement pour les memes raisons, et il y en aura peut etre d'autres qui se seront rajoutées par dessus. Et ca s'applique vraiment a tout ... z'avez jamais eu de petite amie qui est devenue une ex, puis de nouveau une petite amie avant séparation définitive ? c'est tout simplement pareil, il suffit de remplacer petite amie par "systeme économique". Idem pour l'argent.
 

n°18578545
Nokiwiazer​ty
L'émotion empêche l'action !
Posté le 24-05-2009 à 02:14:42  profilanswer
 

worldchange a écrit :

L'URSS a échoué à cause de situations aberrantes (plans quinquennaux quantitatifs et non qualitatifs, erreurs dans les prévisions, etc.)  
 
Pensez-vous qu'avec les moyens scientifiques actuels (société de l'information, Internet, outils de mesure et d'audit plus précis...) il soit possible de mettre en place une économie de planification viable ?


 
L'URSS n'a pas échoue, ce sont les Hommes qui l'ont diriges qui en ont eut marre de continuer, marre de soutenir des petits pays parasites en leurs fournissant les Gaz/Pétrole/Bois/Or etc... a des prix symboliques sans en retirer aucun avantage ( c'est quoi l'avantage d'avoir le soutien de la Georgie, ou des Pays baltes ou même de la Roumaine/moldavie ??) renseignes toi un peu mieux, la fin de l'URSS a étés programmes calmement, le changement de drapeau & Co c'est fait par vote etc...  nuance !!


---------------
Xbox 360 sur Paris
n°18579274
le_sauveur
Posté le 24-05-2009 à 05:23:06  profilanswer
 

Marre de continuer? nom de Zeus un coco pur et dur.
 
Le système était pourris d'avance, le communisme selon marx devait s'installer naturellement quand une société aurait atteint l'apogée économique, scientifique et culturel, on en était trèèèèès loin en Russie..
et on en est toujours très loin...
 
Ce n'est pas un système qui doit se faire par la force ou la politique mais un truc qui viendra peut-être un jour naturellement, d'ici la faut trouver un mode de société qui nous permet d'avancer, de bien vivre et non de stagner et de survivre.


Message édité par le_sauveur le 24-05-2009 à 05:25:50
n°18579493
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 24-05-2009 à 09:30:31  profilanswer
 

By Courtney Schlisserman
 

Citation :

May 24 (Bloomberg) -- Orders for durable goods and home sales probably rose in April as the worst U.S. recession in at least half a century started to loosen its grip, economists said before reports this week.
 
Bookings for goods meant to last several years increased 0.4 percent, the second gain in three months, according to the median forecast in a Bloomberg News survey ahead of a Commerce Department report May 28. Combined sales of new and existing homes likely advanced to a 5.02 million annual rate from a 4.93 million pace in March, other figures may show.

 
“Evidence that the 16-month recession is coming to an end continues to build,” said David Resler, chief economist at Nomura Securities International Inc. in New York. “Home sales and building activity seem to be stabilizing and manufacturing surveys point to smaller production cuts and smaller job losses.”
 
An increase in orders for durable goods would follow a 0.8 percent drop in March. The Commerce Department’s report may also show bookings excluding transportation equipment fell 0.3 percent last month, according to the Bloomberg survey.
 
Boeing Co., which saw a gain in bookings last month that probably contributed to the increase nationally, is among companies trying to make it easier for customers to get credit. Its financing arm may tap debt markets for as much as $800 million this year to help clients fund purchases, Chief Financial Officer James Bell said last week.
 
Cancellations at Boeing, the second-largest commercial- plane maker and defense contractor, have paralleled new orders this year. The Chicago-based company is cutting 10,000 jobs and reducing or postponing production of some models next year.
 
Automakers continue to struggle. Chrysler LLC this month idled its 22 U.S. plants after filing for bankruptcy. General Motors Corp. also has cut output as a bankruptcy deadline looms.

Sales of existing houses, which account for more than 90 percent of the market, rose 2 percent in April to a 4.66 million annual rate from a 4.57 million pace the prior month, according to the survey median. The National Association of Realtors’ report is due May 27.
 
A day later, Commerce Department figures may show new-home sales increased 1.1 percent to a 360,000 annual rate, the most this year, the survey showed.
 
Toll Brothers Inc., the largest U.S. builder of luxury homes, said last week signs were beginning to emerge that the worst was over. The Horsham, Pennsylvania-based company said fiscal second-quarter revenue fell 51 percent from the same period last year as banks cut lending and demand sagged.
 
Deposits from buyers per community rose in seven of the past nine weeks compared with last year, Chief Executive Officer Robert Toll said on a May 20 conference call with analysts. The increase made him “slightly more optimistic,” Toll said.
 
“We believe the U.S. government’s forceful intervention in the capital markets has begun to restore some confidence that the financial system is on the road to stabilization,” Toll said.
 
A report tomorrow may show the decline in home prices that began almost three years ago is moderating. Property values in 20 of the largest metropolitan areas probably dropped 18.4 percent in March from the same month last year compared with an 18.6 percent decline in February, economist project figures from S&P/Case-Shiller will show.
 
The rebound in stocks and easing of the housing slump are helping to make Americans less pessimistic. The Conference Board’s gauge of consumer confidence, also due tomorrow, may rise to 43 for May, a six-month high, from 39.2 last month.
 
Finally, revised data from the Commerce Department on May 29 may show the U.S. economy contracted in the first quarter less than initially estimated, reflecting a smaller decline in inventories and a narrower trade gap.


 
le début de la sortie pour l'économie ? pas pour le chomage ;)


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°18579539
flo850
moi je
Posté le 24-05-2009 à 09:48:23  profilanswer
 

j'ai un peu de mal avec les indicateurs qui ne prennent en compte que le nombre de vente, et pas le prix


---------------

n°18579875
Camelot2
Posté le 24-05-2009 à 11:37:11  profilanswer
 

Citation :

je crois que tu vas devoir revoir ta leçon   :o  


 
Je vois mal en quoi cet article remet en cause mon commentaire.
 
Pour en revenir à mon approche.
 
Analyser un système du seul point de vue de ces dérives ne me parait pas correct intellectuellement.  
Si je prends le raisonnement inverse, le capitalisme est un système magnifique qui marche 9 années sur 10 tout en se plantant régulièrement à la 10ème.
 
La véritable question réside dans les possibilités que le système a de s'améliorer et de corriger ces dérives.
 
Quand je parle de "système capitaliste", je parle d'un système se basant sur les principes du capitalisme. Sur la notion de propriété privé, de libre échange, de capital et d'intérêts.
La social-démocratie, par exemple, reste dans le cadre du capitalisme.
 
Il est tout à fait possible d'encadrer fortement le système capitaliste tout en restant dans son cadre.
 
Pour être actuellement en plein dans le système bancaire ( ALM plus particulièrement), je peux témoigner qu'une autorité de régulation aux pouvoirs coercitifs aurait pu éviter en grande partie que la crise se propage de cette manière à des établissements au demeurant "sain" et, surtout, "too big to fail".
 
 
J'ai toujours eu du mal à saisir ces discours où l'argument principal n'était pas l'optimalité d'un système mais l'idéologie sous-jacente à celui-ci.
Or, l'optimalité dans le cadre du système capitaliste est loin d'être atteinte.
Dès lors, proposer de changer de système sans même réfléchir à améliorer l'actuel ( sous prétexte qu'il est intrinsèquement mauvais...) me laisse de marbre.
 
 
Alors oui, on peut réfléchir à ce que l'on veut pour la société future...Mais la consommation à outrance est-elle une conséquence inévitable du capitalisme? N'est-il pas possible, par le biais d'une autorité de régulation, d'imposer des taxes proportionnels à la différence d'énergie engendrée par la délocalisation et le transport de tel ou tel production?
Donner la liberté d'entreprendre ne signifie pas d'entreprendre tout et n'importe quoi. Et si l'on désire entreprendre n'importe quoi ( par exemple, délocaliser le nettoyage des crevettes de la mer du Nord au Maroc), l'autorité de régulation se doit, sur base d'une politique établie par la société, de pénaliser un comportement non-optimal du point de vue de la société.
 
L'optimalité avec contraintes, ça existe.

n°18580039
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 24-05-2009 à 12:04:12  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Citation :

je crois que tu vas devoir revoir ta leçon   :o  


 
Je vois mal en quoi cet article remet en cause mon commentaire.
 
Pour en revenir à mon approche.
 
Analyser un système du seul point de vue de ces dérives ne me parait pas correct intellectuellement.  
Si je prends le raisonnement inverse, le capitalisme est un système magnifique qui marche 9 années sur 10 tout en se plantant régulièrement à la 10ème.
 
La véritable question réside dans les possibilités que le système a de s'améliorer et de corriger ces dérives.
 
Quand je parle de "système capitaliste", je parle d'un système se basant sur les principes du capitalisme. Sur la notion de propriété privé, de libre échange, de capital et d'intérêts.
La social-démocratie, par exemple, reste dans le cadre du capitalisme.
 
Il est tout à fait possible d'encadrer fortement le système capitaliste tout en restant dans son cadre.
 
Pour être actuellement en plein dans le système bancaire ( ALM plus particulièrement), je peux témoigner qu'une autorité de régulation aux pouvoirs coercitifs aurait pu éviter en grande partie que la crise se propage de cette manière à des établissements au demeurant "sain" et, surtout, "too big to fail".
 
 
J'ai toujours eu du mal à saisir ces discours où l'argument principal n'était pas l'optimalité d'un système mais l'idéologie sous-jacente à celui-ci.
Or, l'optimalité dans le cadre du système capitaliste est loin d'être atteinte.
Dès lors, proposer de changer de système sans même réfléchir à améliorer l'actuel ( sous prétexte qu'il est intrinsèquement mauvais...) me laisse de marbre.
 
 
Alors oui, on peut réfléchir à ce que l'on veut pour la société future...Mais la consommation à outrance est-elle une conséquence inévitable du capitalisme? N'est-il pas possible, par le biais d'une autorité de régulation, d'imposer des taxes proportionnels à la différence d'énergie engendrée par la délocalisation et le transport de tel ou tel production?
Donner la liberté d'entreprendre ne signifie pas d'entreprendre tout et n'importe quoi. Et si l'on désire entreprendre n'importe quoi ( par exemple, délocaliser le nettoyage des crevettes de la mer du Nord au Maroc), l'autorité de régulation se doit, sur base d'une politique établie par la société, de pénaliser un comportement non-optimal du point de vue de la société.
 
L'optimalité avec contraintes, ça existe.


 
Moi c'est la recherche de cet "optimal" qui me laisse perplexe [:blinkgt]
Parce que ça veut dire deux choses en même temps selon le système dans lequel on l'utilise : pour le capitalisme c'est "profit" optimal et pour le collectivisme c'est "rendement" optimal


---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°18580774
Leg9
Fire walk with me
Posté le 24-05-2009 à 13:49:14  profilanswer
 

worldchange a écrit :

Ma vraie question est : l'endettement excessif est-il dû à la politique monétaire débonnaire de la FED à partir des années 80, ou du libéralisme en tant que tel ?

Il est du à un système qui privilégiait la minimisation des coûts et la maximisation du profit, en plaçant en première variable d'ajustement les salaires.
 
Est ce que ce manque créé a ensuite été comblé par une politique favorisant l'emprunt, ou au contraire cette politique a rendu possible le glissement vers ce genre de pratiques, c'est un peu l'oeuf et la poule.


---------------
If I could start again, a million miles away, I would keep myself, I would find a way... "Loreleï's dead ; Heaven is about to fuzz."
n°18580803
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 24-05-2009 à 13:52:45  profilanswer
 

Leg9 a écrit :

Il est du à un système qui privilégiait la minimisation des coûts et la maximisation du profit, en plaçant en première variable d'ajustement les salaires.
 
Est ce que ce manque créé a ensuite été comblé par une politique favorisant l'emprunt, ou au contraire cette politique a rendu possible le glissement vers ce genre de pratiques, c'est un peu l'oeuf et la poule.


 
Pourquoi le salaire est-il la première variable d'ajustement?


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°18581488
Camelot2
Posté le 24-05-2009 à 14:54:01  profilanswer
 

Citation :

Parce que ça veut dire deux choses en même temps selon le système dans lequel on l'utilise : pour le capitalisme c'est "profit" optimal et pour le collectivisme c'est "rendement" optimal


 
Je désapprouve respectueusement.
 
Le profit optimal est généralement obtenu par le rendement optimal.
 
Le rendement est le rapport entre ce qu'on fait rentrer dans le processus et ce qu'on fait en sortir (en terme d'énergie généralement).
 
 En terme de coût ( et donc, de profit), il faut réduire au maximum ce qu'on fait rentrer (matières premières, salaires, entretien des outils, rendement interne des outils, ect...) tout en maximisant ce que l'on fait sortir (sophistication du produit, quantité de produit, avantages par rapport aux concurrents, ect...). On voit donc que la partie "rendement" est comprise dans l'optimisation du profit mais n'est pas la seule variable.
Je dirais donc que max(rendement) est inclus dans max(profit). Dans un monde parfait.
 
Le problème est que la minimisation du cout sans contraintes entrainent forcément la tentation de délocaliser, de rogner sur la sécurité des machines et de ceux qui l'utilisent, d'utiliser des matières premières de moins bonne qualité.
Et la maximisation du produit de sortie peut engendrer des effets pervers au niveau de la politique marketing (monopole sur certains domaines, réduction volontaire de la durée de vie pour pousser au rachat, ect...).
 
D'ou, présence de l'autorité de régulation:
-Matières premières: critère de qualité/sécurité; contrôle de l'obtention de matières premières et de sa provenance.
-Salaires: politique salariale ( 35h/congés payés/salaire minimum)
-Entretien & sécurité: contrôle de la sécurité par organisme indépendant.
-Ect...
 
Le seul facteur où la régulation n'a aucun sens se situe dans la partie R&D (rendement du processus) et c'est, normalement, à ce niveau que la concurrence se fait. Celui arrivant à faire le même produit avec moins de matières premières (ou des matières premières différentes et moins polluantes par exemple) pouvant pratiquer une politique marketing plus avantageuse...
 
 
Il s'agit donc bien, pour une entreprise, une société, un particulier de maximiser son profit sous les contraintes imposés par l'Etat. Et sous les contraintes imposés par ses concurrents.
C'est un processus dynamique qui doit, normalement, pousser à la R&D et améliorer la qualité et réduire les couts sous contraintes.  
 
 
Bien entendu, il s'agit d'un monde parfait de bisounours où les entreprises ne se mettent jamais d'accord entre elles pour les tarifs, les salaires..où la concurrence joue sainement son rôle et où l'Etat a assez de pouvoirs coercitifs pour que ses contraintes soient effectives.
 
Mais l'idée est là.
 
 
La question que l'on peut se poser, c'est pourquoi ne pas remplacer max(profit) par max(mesure_bonheur_général) ou max(mesure_efficacité_général). Ou par tout autre objectif différent.
 
Peut-être parce que, pour l'instant, l'objectif premier d'un être humain se situe au niveau de son portefeuille et l'idée que "l'argent ne fait pas le bonheur mais y contribue fortement" reste largement ancré dans la population.
C'est un débat de société mais celui-ci ne remettra pas en cause les principes de liberté d'entreprendre et de libre-échange. L'objectif ( qui dépend fortement de l'état d'esprit de la population concernée) et les contraintes changeront en fonction des résultats d'un tel débat.
Les moyens mis à disposition, le cadre capitaliste, n'auront pas forcément besoin de changer.

n°18581531
warzouz
alias NazgûL
Posté le 24-05-2009 à 14:59:43  profilanswer
 

Sire Jeans a écrit :


 
Moi c'est la recherche de cet "optimal" qui me laisse perplexe [:blinkgt]
Parce que ça veut dire deux choses en même temps selon le système dans lequel on l'utilise : pour le capitalisme c'est "profit" optimal et pour le collectivisme c'est "rendement" optimal


Non, l'objectif du capitalisme est "l'optimisation des ressources" (matières première, ressources humaines).


---------------
Le but de l'homme moderne sur cette terre est à l'évidence de s'agiter sans réfléchir dans tous les sens, afin de pouvoir dire fièrement, à l'heure de sa mort : "Je n'ai pas perdu mon temps." - Pierre Desproges
n°18581536
dje33
Posté le 24-05-2009 à 15:00:31  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Pourquoi le salaire est-il la première variable d'ajustement?


Quand une entreprise veut faire des économies elle vire les gens (ou n'embauche pas face a une hausse d'activité)
elle joue en premier sur ça.

n°18581572
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 24-05-2009 à 15:04:39  profilanswer
 

dje33 a écrit :


Quand une entreprise veut faire des économies elle vire les gens (ou n'embauche pas face a une hausse d'activité)
elle joue en premier sur ça.


 
oui, mais la question c'est justment pourquoi peut-elle se le permettre ? :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°18581605
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 24-05-2009 à 15:08:45  profilanswer
 

dje33 a écrit :


Quand une entreprise veut faire des économies elle vire les gens (ou n'embauche pas face a une hausse d'activité)
elle joue en premier sur ça.


 
et donc c'est justement pas le salaire la variable d'ajustement.
 
comme le salaire est rigide à la baisse, on licencie


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°18581633
python
Posté le 24-05-2009 à 15:11:29  profilanswer
 


 
Si tu peux. Si le système de justice est cohérent, très sévère et pro-actif, tu peux sévir contre ceux qui s'essayeraient de devenir des brebis égarées.

n°18581736
python
Posté le 24-05-2009 à 15:25:10  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
oui, mais la question c'est justment pourquoi peut-elle se le permettre ? :o


 
1ère hypothèse :
 
parce qu'en soi les gens (les administrateurs) qui dirigent l'économie se basent sur des modèles informatiques désuets car le monde change sans cesse  
 
Changer des variables ne suffit pas, l'ordinateur est une machine qui ne réfléchit pas.  
 
2e hypothèse :
 
On part du principe que les intrants (main-d'oeuvre et salaire) est largement supérieure aux besoins actuels du système.  Dans l'équation du profits, les entreprises croient qu'ils ont besoin de moins de travailleurs pour atteintre le même rendement que s'il y avait le plein emploi. [:gratgrat]
 
3e hypothèse :
 
Comme dit précédemment, on part du principe que le marché se base sur des consommations constantes avec peu de baisses brutales pour fonctionner.  Le marché de gros est celui qui a le plus souffert de ce principe.  Quand tu achètes des meubles pour ta maison, tu en achètes une seule fois dans ta vie.  La clientèle est constamment cyclique.  :/
 
4e hypothèse :
 
Les contraintes de rendement exigés par les actionnaires et les administrateurs pour détourner les bénéfices non répartis en bonus pour leur propre tête de pipe entraîne un contrainte non négligeable sur la demande du marché car les salaires sont détournés vers du bois mort qui ne dépense pas d'argent (l'argent dors dans des comptes bancaires en vue de la retraite).  La partie monétaire des intrants qui se retrouvent dans les extrants est retirée constamment par les patrons comme s'il s'agissait d'un sablier étroit dans lequel coule l'argent dans le mauvais sens.  L'équation économique est alors brisée.  :o


Message édité par python le 24-05-2009 à 17:25:02
n°18581991
poilagratt​er
Posté le 24-05-2009 à 15:54:50  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


...
Peut-être parce que, pour l'instant, l'objectif premier d'un être humain se situe au niveau de son portefeuille et l'idée que "l'argent ne fait pas le bonheur mais y contribue fortement" reste largement ancré dans la population.
...


C'est vrai dans notre système économique actuel, ou sans fric tu crève.
 
Dans l'absolu me semble qu'une majorité aspire simplement a la tranquilité pour réaliser une vie toute simple, (j'ai pas dit stupide, ça n'a rien à voir).   Ils se foutent du fric du moment qu'ils en ont suffisament pour vivre simplement, s'ils ont la sécurité du lendemain.
 
Il est aussi exact que le désir de péter plus haut que le voisin est quasi génétique chez certains.  
Tirons en justement profit en leur faisant faire le boulot emmerdant pour les autres (avec comme motivation et récompense la plus grosse...   )  
Faut prendre ça en compte pour définir le système...  (Mais surtout pas laisser ces derniers en décider!)


Message édité par poilagratter le 24-05-2009 à 15:58:42

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°18582037
uxam
Posté le 24-05-2009 à 16:02:46  profilanswer
 

python a écrit :


 
Si tu peux. Si le système de justice est cohérent, très sévère et pro-actif, tu peux sévir contre ceux qui s'essayeraient de devenir des brebis égarées.


tu peux meme les tuer  [:vague nocturne]

n°18583951
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 24-05-2009 à 19:55:23  profilanswer
 

warzouz a écrit :


Non, l'objectif du capitalisme est "l'optimisation des ressources" (matières première, ressources humaines).


 
 [:delarue]  
 
C'est une blague ??  [:delarue3]


---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°18583988
sligor
Posté le 24-05-2009 à 19:59:21  profilanswer
 

Sire Jeans a écrit :


 
 [:delarue]  
 
C'est une blague ??  [:delarue3]


optimisation des ressources à production constante

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