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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°17791201
eol melwas​ul
Sujet du Roi
Posté le 12-03-2009 à 08:42:06  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
En résumé, que dit Timothy?


---------------
Salutations aux messager du Roi, tombé sous les verrous.
mood
Publicité
Posté le 12-03-2009 à 08:42:06  profilanswer
 

n°17791266
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 12-03-2009 à 09:00:49  profilanswer
 

qu'il faut mettre plus sur la table maintenant


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°17791275
eol melwas​ul
Sujet du Roi
Posté le 12-03-2009 à 09:02:22  profilanswer
 

Il faudrait envisager de remettre a plat les bilans comptables de Banques pour éviter de perdre encore des centaines de milliards.
A chaque plan de relance, on découvre des pertes supplémentaires et on en refait un. Ca ne va pas continuer comme ça éternellement non!


---------------
Salutations aux messager du Roi, tombé sous les verrous.
n°17791374
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 12-03-2009 à 09:19:29  profilanswer
 

non mais faut éponger les dettes privées et ca, il n'y a que la dette publique qui puisse le faire.

 

et si les banques ne sont pas fiable pour placer son épargne, les états le sont davantage

 

et vu le ratio de dette privée on va avoir le coktail : inflation + hausse de la fiscalité + chomage

Message cité 1 fois
Message édité par Magicpanda le 12-03-2009 à 09:20:06

---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°17791478
markesz
Destination danger
Posté le 12-03-2009 à 09:38:09  profilanswer
 

Demander une baisse des prix et une hausse des salaires risque d'être utopique. :whistle:


---------------
Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout.
n°17792064
power600
Toujours grognon
Posté le 12-03-2009 à 10:39:21  profilanswer
 

eol melwasul a écrit :


Les riches sont moins riches dans un monde capitaliste. :ouch:  :ouch:  
Mais c'est vachement bien la crise. [:agkklr]  
Elle réduit les inégalités. [:angefox]


Ils sont pas à quelques milliards près hein.
Il vont garder les Vayron et non pas se contenter de modestes Ferrari, simplement les Falcon voleront moins pendant quelques temps.
Les jeunes ne se révolteront jamais et payeront sans broncher pour les conneries des financiers qui ne manqueront pas de se féliciter de la sortie de la crise.
 

Magicpanda a écrit :

non mais faut éponger les dettes privées et ca, il n'y a que la dette publique qui puisse le faire.
 
et si les banques ne sont pas fiable pour placer son épargne, les états le sont davantage
 
et vu le ratio de dette privée on va avoir le coktail : inflation + hausse de la fiscalité + chomage


Et qui va éponger la dette publique?  :ange:  :D


Message édité par power600 le 12-03-2009 à 10:42:39

---------------
Tiens? Y a une signature, là.
n°17792115
BiBi_PoK
Roi des fok
Posté le 12-03-2009 à 10:44:27  profilanswer
 

markesz a écrit :

Demander une baisse des prix et une hausse des salaires risque d'être utopique. :whistle:


 
il faut se serrer la ceinture [:aloy]
l'augmentation des marges des entreprises, la diminutions des charges patronale et de salaires n'a jamais été plus necessaire qu'aujourd'hui pour soutenir les performances records des entreprises afin de redonner confiance dans les investisseurs/actionnaires.  [:abdegilmobstuv]

n°17792220
ph75
Posté le 12-03-2009 à 10:53:01  profilanswer
 

eol melwasul a écrit :

Il faudrait envisager de remettre a plat les bilans comptables de Banques pour éviter de perdre encore des centaines de milliards.

Je pense qu'on va vers une nationalisation, car tant que les Etats ne mettront pas le nez dans le c...., on ne saura jamais l'étendu des casseroles ...

n°17792249
eol melwas​ul
Sujet du Roi
Posté le 12-03-2009 à 10:54:47  profilanswer
 

Que tous les Etat nationalisent leur Banques, fasse le bilan comptable, ensuite au prochain G20, on reconstruit un ensemble de règles comptables pour éviter cela.....au moins jusqu'a la prochaine crise.


---------------
Salutations aux messager du Roi, tombé sous les verrous.
n°17792446
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 12-03-2009 à 11:12:13  profilanswer
 

eol melwasul a écrit :

Que tous les Etat nationalisent leur Banques, fasse le bilan comptable, ensuite au prochain G20, on reconstruit un ensemble de règles comptables pour éviter cela.....au moins jusqu'a la prochaine crise.

 

Non mais le problème c'est pas que les banques planquent les cadavres sous le tapis, on a dépassé cette étape, elles ont compris que c'était pas dans leur intérêt. le problème c'est que la situation évolue, et que les dépréciations se font au rythme de la dégradation de la situation économique.

 

Autrement dit pour schématiser, par rapport aux prévisions économiques actuelles, si on dégrade les prévisions, les banques vont devoir passer plus de dépreciations, si on les améliore, elles devront en passer moins (voire pas).

 

Mais bon, quand on est un geek, on réfléchit par rapport à son référentiel: reboot et c'est parti pour les windowsiens, /etc/init.d/bilan restart pour les linuxiens, les possesseur de mac n'ont pas accès au bilan  :o

 


Message cité 2 fois
Message édité par peaceful le 12-03-2009 à 11:13:02

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
mood
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Posté le 12-03-2009 à 11:12:13  profilanswer
 

n°17792478
Hrolf
Posté le 12-03-2009 à 11:15:37  profilanswer
 

peaceful a écrit :

Mais bon, quand on est un geek, on réfléchit par rapport à son référentiel: reboot et c'est parti pour les windowsiens, /etc/init.d/bilan restart pour les linuxiens, les possesseur de mac n'ont pas accès au bilan  :o


 
On reboot jamais un truc sans savoir avant ce qui a merdé et de l'avoir corrigé  :non:  
 
Et quand je dis corriger c'est pas rajouter un processeur et de la ram par ce que mon applis Java qu'ilitse 1 personne 1à minutes par jour prends 100% de processeurs et 8Go de ram en permanence ...
Hors j'ai vaguement l'impression que c'est ce qu'on fait avec les banques en ce moment  :pfff:


---------------
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques !
n°17792628
deumilcat
Posté le 12-03-2009 à 11:27:59  profilanswer
 

CAMPEDEL a écrit :


Tu penses à quoi ?
Des pays africains débarquant en Espagne et rejouant la conquête des Maures ?  
Désolé, mais je ne te suis pas.
Un recrudescence du terrorisme dans nos pays, oui.
Une guerre par invasion, non.
Et puis d'abord, avec quoi viendrait-ils sur les cotes européennes ?
Ce n'est pas pour me moquer, mais ils n'ont que quelques bâtiments militaires et une flotille de pêche. Franchement, pour envahir des pays comme les notres.  :(  


 
c est pas comme si y avait personne au Sud avec suffisamment les nerfs contre nous...  
 
pi tiens pour continuer mon point Goodwin, je donnerais cher pour voyager dans le temps
 jusqu en 1935 et demander a des francais de l epoque ce qu ils pensaient d une eventuelle invasion de l Allemagne
(j imagine: "nan 14-18 c etait la der des der, et puis y a la zone demilitarisée sur le Rhein là et on a desarmé l Allemagne
ils sont en slip et en plus ils sont en crise économique donc c est pas pour me moquer hein mais à part deux trois camions et un lance pierre..  D ailleurs heureusement qu ils peuvent pas attaquer parce qu on a un peu laché la pression nous ici. C est bien simple s ils annexaient la tchécoslovaquie on serait obligés de les laisser faire et si ils nous envahissaient en passant par la Belgique ca prendrait meme pas deux mois qu on devrait capituler. Heureusement ca n arrivera pas" )
 
Quand je vois que nos sous marins arrivent meme pas a ne pas se rentrer dans la gueule au beau milieu de l océan et que nos bidasses font pas la difference entre balles a blanc et balles réelles pendant des  kermesses, je donne pas cher de notre peau d autant que les talibans ont montré leur talent a faire bcp avec peu quand nous on sait juste se faire prendre en embuscade avec le gars des transmissions tatoué sur le front "shootez moi en premier pour empecher les renforts"
 

Citation :


Pour moi, ce qu'il y a à craindre, c'est très clairement des révolutions islamistes, c'est à dire l'émergeance de nouveaux Afghanistan, avec tout son cortège de régressions et d'obscurantisme.


 
ben oui justement c est bien ce que je vois aussi notamment en afrique du fait de la crise
Une fois que c est fait combien de temps ils leur faudraient avant de se faire une petite Reconquista?
Qu on ne s y trompe pas je ne fais aucune parano ni xenophobie et a vrai dire je pense qu on l'aurait pas volé,
avec notre attitude de forteresse Hortefeu-esque imprenable qui cptdt se gene pas pour aller foutre la merde chez eux.
Tout ce qui manque c est un soutien massif d une  population desesperée (hop la crise)  et un soutien nucléaire (Pakistan, bientot Iran peut etre..)
 

Citation :


Chercher à se prémunir d'une invasion militaire d'africains débarquant sur nos cotes me semble à l'inverse surréaliste.
Ce d'autant plus que je pense que l'unité européenne ne sera pas longue à faire et que des troupes seraient envoyé par tout le monde pour soutenir le pays attaqué. Même si nous ne nous apprécions pas toujours politiquement, au gré des dirigeants en place, tu imagines l'Allemagne, l'Angleterre, la France, etc., répondre "démerdez-vous" à l'Espagne envahi par une force étrangère et hostile ?
 


 
ah mais la question n est pas de savoir si l Espagne sera assistée par le reste de l Europe. Bien sur qu elle le sera manquerait plus que ca... Et j ai pas dit que l invasion réussirait , mais que ca pourrait arriver

Message cité 2 fois
Message édité par deumilcat le 12-03-2009 à 11:29:04
n°17792658
Betcour
Building better worlds
Posté le 12-03-2009 à 11:30:35  profilanswer
 

peaceful a écrit :

Non mais le problème c'est pas que les banques planquent les cadavres sous le tapis, on a dépassé cette étape, elles ont compris que c'était pas dans leur intérêt. le problème c'est que la situation évolue, et que les dépréciations se font au rythme de la dégradation de la situation économique.


+1
Le fond du problème c'est les nouvelles normes comptables et le "mark to market". Plus les marchés baisses et plus les banques doivent passer des dépréciations d'actifs en pertes. Et plus elles font de pertes et plus les marchés baisses. C'est un cercle vicieux qu'il est aisé de corriger: supprimer ce système et revenir aux normes comptables "à l'ancienne" (utilisé en France y'a encore quelques années).


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°17792659
lesamerica​ins
so unfair
Posté le 12-03-2009 à 11:30:35  profilanswer
 

Alt-A nous voilà
 
piqué sur le topic Immo
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

http://www.economist.com/finance/d [...] d=13061713
 

Citation :

Pousses-toi, Subprime
 
Aujourd’hui, des américains plus aisés sont en défaut de paiement sur leurs prêts.
 
L’époque où ce qui empêchait les banquiers de dormir était les hypothèques subprimes est depuis longtemps révolue – uniquement à cause des explosions en chaine à tous les niveaux dans la finance. En termes de toxicité, cependant, les subprimes n’ont eu aucun équivalent. Jusqu'à aujourd’hui, peut-être. Même si les marchés de crédits, particulièrement les marchés de crédit d’entreprise (corporate-debt), montrent quelques signes d’amélioration, la situation des prêts hypothécaires consentis aux Américains supposés plus aisés se dégrade à un rythme effroyable.
Particulièrement inquiétants sont les prêts hypothécaires “Alt-A”, proposés aux emprunteurs coincés entre le grade subprime et prime. Ce marché à été présenté comme un moyen d’étendre l’accès à la propriété à ceux qui, comme les travailleurs indépendants, ont une bonne solvabilité mais des revenus fluctuants. Ses fournisseurs se sont spécialisés dans des offres de prêts accompagnés de minces brochures et de pratiques exotiques comme les hypothèques à amortissement négatif, qui permet aux emprunteurs de payer moins que les intérêts, la différence étant ajoutée au capital restant dû.
 
Que les Alt-A aient des problèmes n’est certes pas une surprise. L’été dernier, par exemple, ils ont participé à mettre à bas IndyMac, une banque californienne. Mais la vitesse à laquelle ces prêts se sont dégradés ces derniers mois, et la réaction des agences de notations, furent saisissantes. Les impayés ont explosé dans les derniers mois de 2008. Ils ont même augmenté fortement pour les prêts contractés en 2005, avant même que la dégradation des notes devienne aussi fréquente (voir graphique).
 
 
 
Les agences de notation courent pour tenter de rattraper cette réalité morose. Moody’s, qui l’été dernier à publié une étude très optimiste sur les Alt-A, a récemment quadruplé ses projections de pertes sur les titres adossés sur te tels prêts. Un flot continu de dégradation de cotations qui est devenu une véritable inondation ces dernières semaines, avec des milliers de tranches Alt-A buvant la tasse. Les chutes ont été inhabituellement brutales : sur les 59 milliards de $ de sécurités notées AAA entre le 29 Janvier et le 2 Février dernier, un surprenant 91% d’entre eux ont été directement changés en « Junk », d’après Laurie Goodman de Amherst Securities. En termes de notations, Alt-A fait pire que les subprimes.
 
Pour Moody, c’est “sans précédent”. Ce qui a le mérite d’être clair. L’agence s’attend maintenant à des pertes pour les titrisations Alt-A 2006-07 de l’ordre de 20%, comparé à une moyenne historique nettement en dessous des 1%. Comme un affreux écho du fiasco sur les CDOs (collateralised-debt obligations), les créanciers du bas de la structure peuvent s’attendre à des dépréciations totales de ces actifs, tandis que la vaste majorité des créanciers prioritaires (senior holders) ne sera pas à l’abri de substantielles pertes.
 
Les sommes en jeu sont désespérément importantes. Dans le pire des cas, les pertes portant sur les 600 milliards de $ de dettes Alt-A titrisées encore à payer pourraient s’élever à 150 milliards de $, admet David Watts de CreditSights, une entreprise de recherche. Des analystes de Goldman Sachs estiment possible des pertes sur les 1.3 trillions du marché total des dettes Alt-A – incluant les crédits titrisés aussi bien que non-titrisés – de l’ordre de 600 milliards, presque autant que les pertes attendues sur le marché des subprimes. Ajoutez à cela les option-ARM, un genre particulièrement virulent de prêt a taux variables, beaucoup d’entre eux étant de même essence que les Alt-A, et le chiffre potentiel atteint les 1 trillion.
 
Une part du problème provient du fait que les Alt-A sont apparus a la toute fin du boom du crédit fin 2006 et début 2007. A l’époque, les subprime avaient déjà mauvaise réputation. C’est alors que Wall-Street a mis au point une combine : il prit des emprunteurs qui auraient dû en temps normal être subprime et les a maquillés en «mid-prime ». Beaucoup de ces prêts étaient condamnés d’avance. D’après la Bank for International Settlements, un incroyable 40% des prêts hypothécaires contractés au cours du premier trimestre 2007 étaient des prêts «interest-only» ou à amortissement négatif.
 
En théorie, la baisse des taux d’intérêts durant l’année passée devrait amortir le « choc de remboursement » subi par les emprunteurs dont les prêts furent réajustés de taux d’appel bas à des taux plus élevés. Mais le prix de l’immobilier a chuté si abruptement que peut-être la moitié de tous les emprunteurs Alt-A sont en negative-equity ; pour beaucoup d’entre eux, abandonner leur bien semble être la meilleure option. De plus, les emprunteurs option-ARM qui ne s’attendaient pas à devoir repayer le principal avant 2015 ou plus tard pourraient maintenant être contraints à le faire dès cette année, car ils atteignent des plafonds qui déclenchent le remboursement prématurément. Les efforts du gouvernement pour contenir les saisies devraient aider ces malheureux, bien qu’ils devraient faire bien peu pour les détenteurs de bons adossés à des hypothèques, qui eux pourraient faire face à des pertes plus importante du fait des « cramdowns », c'est-à-dire quand les cours spécialisées dans les faillites imposent une réduction du capital restant dû.
 
Alt-Aaaaaargh
 
La douleur sera ressentie par toute l’industrie de la finance. Les sociétés d’assurance, qui ont absorbé un important mais inconnu nombre de créances remplies de Alt-A, seront désormais poussées à vendre dans la mesure où elles n’ont pas le droit de détenir des titres notés en dessous de « investment grade ». Les banques ont déjà vendu une part importante de leurs actions Alt-A aux hedges funds et autres compagnies d’asset-management, souvent avec d’importantes décotes. L’exposition de UBS à baissé de 26.6 milliards de $ à tout juste 2.3 milliards, par exemple. Mais d’autres banques européennes n’ont pas été aussi zélées. ING, une banque hollandaise, détient toujours 27.7 milliards d’euros de dette Alt-A. Les banques américaines sont assises sur peut-être 800 milliards de $ de ces titres.
 
Alors que la valeur des titres hypothécaires a chuté, les banques ont du vendre leurs avoirs, subissant des pertes « non-réalisées » qui ont érodé le montant de leur capital. De nouvelles vagues de dépréciations augmenteraient d’autant la pression à la baisse sur les prix. Ces dépréciations attaquent le capital également d’une autre manière, car les dettes de niveau « junk » portent une lourde pénalité de risque ; les banques doivent en effet mettre de coté cinq fois plus de capital qu’elles devraient le faire pour d’excellentes valeurs. Dégrader les notes affecte également les prévisions de bénéfices, en poussant les banques à admettre que les pertes classifiées comme temporaires sont désormais permanentes.
 
Les plus fragiles d’entre elles pourraient désormais avoir besoin de lever des capitaux frais (note de WI : HSBC ?). Si elles ont de la chance, les banques pourront transférer une part du risque aux gouvernements par des garanties d’actifs ou des « bad banks » qui assumeraient ces actifs nocifs. Le gouvernement hollandais a accepté d’assumer le risque de la plupart des valeurs Alt-A de ING, et l’exposition de 11.4 milliards de $ de Citigroup aux bonds Alt-A tombe sous la garantie qui est partie intégrante du plan de sauvetage de Novembre dernier.
 
Ce que le contribuable obtiendra en retour est loin d’être clair. Les officiels sont encore en pleine lutte pour savoir comment évaluer les hypothèques dépréciées. Estimer la valeur des prêts Alt-A peut être particulièrement difficile car ils sont terriblement hétérogènes, à cause d’un large assortiment d’options de remboursement. Les banques les moins rigoureuses détiennent certains actifs à environ 60 cents par dollar. Ceux de Morgan Stanley sont cotés à la moitié de ce montant. Son cours a rebondi récemment, en partie dans l’espoir que le groupe sera dans la mesure de comptabiliser (write-up) ces actifs une fois que le gouvernement aura dévoilé son plan de sauvetage.
 
Les plus grands perdants dans cette affaire de Alt-A sont les agences gouvernementales d’hypothèques, Fannie Mae et Freddie Mac. Ils ont se sont aventurés sur le marché en 2006-2007, flairant les bonnes affaires dans les états les plus enfiévrés d’immobilier comme la Californie et l’Arizona, confortés par des versement d’acomptes de 20%. Lorsque la baisse des prix de l’immobilier à dépassé ce montant, ils se sont retrouvés à détenir les premières pertes, les emprunteurs ayant emprunté avec un tel acompte n’ayant pas besoin de contracter une assurance hypothécaire.
 
Aussi gangrenés que les Alt-A paraissent, le pire est peut-être encore à venir. Alors que le chômage aux Etats-Unis se dirige vers les 8%, même les prêts les plus garantis se dégraderont. Les banquiers deviennent de plus en plus anxieux au sujet des 1.1 trillions de $ de prêts hypotécaires et valeurs « prime », dont ils détiennent personnellement la majeure partie, assumant qu’ils sont à l’épreuve des flammes.
 
Ceux-ci sont estimés dans leurs comptes à une valeur « beaucoup plus optimiste » que les hypothèques moins bien notés, d’après l’un d’entre eux. Quelques 70% des valeurs « prime » finiront tôt ou tard par voir leur note dégradée, d’après un « downgrade-o-meter » publié par JPMorgan Chase. Ainsi que l’explique Guy Cecala de la newsletter Inside Mortgage Finance : « La première vague de la tempête des hypothèques étaient les subprime. Maintenant nous sommes frappés par les Alt-A. Mais une plus grosse vague se profile à l’horizon, et elle englobe tous les types de prêts.»




---------------
c'est nous lesamericains
n°17792681
lesamerica​ins
so unfair
Posté le 12-03-2009 à 11:32:45  profilanswer
 

reste à savoir s'il reste (encore) quelques centaines de miyards pour re-re-re-renflouer banques et assurances


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c'est nous lesamericains
n°17792707
Emile Zulu
Posté le 12-03-2009 à 11:34:36  profilanswer
 

deumilcat a écrit :


 
ah mais la question n est pas de savoir si l Espagne sera assistée par le reste de l Europe. Bien sur qu elle le sera manquerait plus que ca... Et j ai pas dit que l invasion réussirait , mais que ca pourrait arriver


et tous les nains blanc se battront avec des nains noirs. et les viets seront du coté des noirs...  [:weedsmoker]  
 
http://www.darkhorizons.com/assets/0005/6209/inbruges_small.jpg

n°17792727
Profil sup​primé
Posté le 12-03-2009 à 11:36:11  answer
 

Olalala le vieux troll sur les Talibans=Nazis qui vont nous envahir  [:al zheimer]  
 
 

Citation :

Le fond du problème c'est les nouvelles normes comptables et le "mark to market". Plus les marchés baisses et plus les banques doivent passer des dépréciations d'actifs en pertes. Et plus elles font de pertes et plus les marchés baisses. C'est un cercle vicieux qu'il est aisé de corriger: supprimer ce système et revenir aux normes comptables "à l'ancienne" (utilisé en France y'a encore quelques années).


 
Et qui peut "supprimer ce système" ? [:transparency]

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 12-03-2009 à 11:36:25
n°17792784
deumilcat
Posté le 12-03-2009 à 11:40:57  profilanswer
 

CAMPEDEL a écrit :


 
Le Pakistan est un pays déjà un peu plus sérieux.
Si cela se passe, je ne voudrais pas être indien.  :(  
Car c'est l'Inde qui sera envahi, pas l'Europe en traversant l'Iran, puis la Turquie, pour déboucher dans les Balkans. S'ils voulaient faire ça, les satellites les auraient repéré avant qu'il aient traversé la frontière irano-pakistanaise.
 
 


 
les satellites on voit leur efficacité rien que pour nettoyer l afghanistan  hein :sarcastic:  
et l Irak (quoiqu en Irak c est different je pense que les US y entretienne le bordel ambiant  
pour avoir une bonne raison de rester et continuer a  pomper le petrole gratos)

n°17792800
as253
Loucheur averti
Posté le 12-03-2009 à 11:41:54  profilanswer
 


 
l'IASB  :sarcastic:  

n°17792830
Betcour
Building better worlds
Posté le 12-03-2009 à 11:44:43  profilanswer
 


L'état. En France on est passé à ces normes 2005-2006 dans un but de standardisation. Suffit de décrèter qu'on revient à l'ancien système (ça serait mieux si c'était coordonné internationalement évidemment).
 
L'autre problème de ce système c'est que quand les marchés montent ça fait aussi des bénéfices virtuels, par le mécanisme inverse: les boîtes enregistrent des plus-values alors même qu'elles n'ont rien vendu et pas touché un centime.
 
Le plus "drôle" c'est que quand la crise sera finie, ces boîtes qui ont passées des dizaines des milliards de pertes risquent donc de passer des dizaines de milliards de bénéfices du jour au lendemain, par le simple jeu de la remontée des marchés.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°17792832
deumilcat
Posté le 12-03-2009 à 11:44:51  profilanswer
 

eol melwasul a écrit :

Il faudrait envisager de remettre a plat les bilans comptables de Banques pour éviter de perdre encore des centaines de milliards.
A chaque plan de relance, on découvre des pertes supplémentaires et on en refait un. Ca ne va pas continuer comme ça éternellement non!


 
 
le seul moyen de remettre a plat le bilans des banques c est de les nationaliser
Moi perso une caverne ou j ai vu un ours j y remets plus les pieds j attends qu on m en creuse une autre

n°17792838
Profil sup​primé
Posté le 12-03-2009 à 11:45:23  answer
 

Certes.  

Citation :

L'IASB est un organisme privé qui a été fondé en 1973 par les instituts d'experts-comptables de neuf pays avec pour principaux objectifs d'établir des normes comptables acceptables au plan international, de promouvoir leur utilisation et plus généralement, de travailler pour harmoniser les pratiques comptables et la présentation des comptes sur le plan international. Il est composé de 14 membres indépendants.


 
http://www.vernimmen.net/html/glos [...] board.html
 
 

n°17792858
deumilcat
Posté le 12-03-2009 à 11:46:55  profilanswer
 

Betcour a écrit :


+1
Le fond du problème c'est les nouvelles normes comptables et le "mark to market". Plus les marchés baisses et plus les banques doivent passer des dépréciations d'actifs en pertes. Et plus elles font de pertes et plus les marchés baisses. C'est un cercle vicieux qu'il est aisé de corriger: supprimer ce système et revenir aux normes comptables "à l'ancienne" (utilisé en France y'a encore quelques années).


 
+1

n°17792872
deumilcat
Posté le 12-03-2009 à 11:48:16  profilanswer
 


 
 
QUOTED/  
 
Sinon je veux bien que tu me dises en quoi les talibans sont differents des nazis ca m interesse

Message cité 2 fois
Message édité par deumilcat le 12-03-2009 à 11:52:55
n°17792887
deumilcat
Posté le 12-03-2009 à 11:49:19  profilanswer
 

Betcour a écrit :


L'état. En France on est passé à ces normes 2005-2006 dans un but de standardisation. Suffit de décrèter qu'on revient à l'ancien système (ça serait mieux si c'était coordonné internationalement évidemment).
 
L'autre problème de ce système c'est que quand les marchés montent ça fait aussi des bénéfices virtuels, par le mécanisme inverse: les boîtes enregistrent des plus-values alors même qu'elles n'ont rien vendu et pas touché un centime.
 
Le plus "drôle" c'est que quand la crise sera finie, ces boîtes qui ont passées des dizaines des milliards de pertes risquent donc de passer des dizaines de milliards de bénéfices du jour au lendemain, par le simple jeu de la remontée des marchés.


 
bah comme ca ils pourront les rembourser aux Etats  :ange:  

n°17792906
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 12-03-2009 à 11:50:32  profilanswer
 

lesamericains a écrit :

reste à savoir s'il reste (encore) quelques centaines de miyards pour re-re-re-renflouer banques et assurances


 
les miyards yen a autant qu'on veut, on imprime, mais on perd de l'influence de sa monnaie simplement (comme au zimbabwe )


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°17792907
Betcour
Building better worlds
Posté le 12-03-2009 à 11:50:36  profilanswer
 

deumilcat a écrit :

bah comme ca ils pourront les rembourser aux Etats  :ange:


C'est même pas sûr, ce sont des bénéfices purement virtuels et comptable, côté trésorerie ça changera rien.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°17792924
viniw
geek repenti
Posté le 12-03-2009 à 11:52:35  profilanswer
 

Betcour a écrit :


+1
Le fond du problème c'est les nouvelles normes comptables et le "mark to market". Plus les marchés baisses et plus les banques doivent passer des dépréciations d'actifs en pertes. Et plus elles font de pertes et plus les marchés baisses. C'est un cercle vicieux qu'il est aisé de corriger: supprimer ce système et revenir aux normes comptables "à l'ancienne" (utilisé en France y'a encore quelques années).


 
 Je suis pas sur que cela se fasse ni Obama qui a parler de "promouvoir" la transparence, ni sarko qui a rien dit a part "au boulot feignasse ! "
n'ont réellement critiquer l'attitude des Banques, peut etres quand on on sera au dessus des 30% de chomeurs, quand il y a aura des revoltes qui exploserons partout peu êtres remeterons ils vraiment en cause le systeme.
 en attendant je m'attend a des déclaration de bonne volontée.


Message édité par viniw le 12-03-2009 à 11:54:14
n°17792945
Profil sup​primé
Posté le 12-03-2009 à 11:54:03  answer
 

Betcour a écrit :


L'état. En France on est passé à ces normes 2005-2006 dans un but de standardisation. Suffit de décrèter qu'on revient à l'ancien système (ça serait mieux si c'était coordonné internationalement évidemment).
 
L'autre problème de ce système c'est que quand les marchés montent ça fait aussi des bénéfices virtuels, par le mécanisme inverse: les boîtes enregistrent des plus-values alors même qu'elles n'ont rien vendu et pas touché un centime.
 
Le plus "drôle" c'est que quand la crise sera finie, ces boîtes qui ont passées des dizaines des milliards de pertes risquent donc de passer des dizaines de milliards de bénéfices du jour au lendemain, par le simple jeu de la remontée des marchés.


 
 
Comme quoi si l'Etat n'encadre pas et ne botte pas le cul au système financier il se vautre !  :lol:  Autant pour les libéraux et leur haine du "méchant-Etat-étouffant-l'initiative-individuelle"  :p    
 
Mais.... pourquoi tout le monde a-t-il laissé ce système pourri s'instaurer sans rien dire ?? Guérir c'est bien, prévenir c'est mieux. Comme tu le souligne, des entreprise peuvent perdre de l'argent ou en gagner sans que cela ait un rapport avec leur activité réelle. Un tel système ne peut que mener à la catastrophe.

n°17793005
LooSHA
D'abord !
Posté le 12-03-2009 à 11:58:13  profilanswer
 

deumilcat a écrit :

Sinon je veux bien que tu me dises en quoi les talibans sont differents des nazis ca m interesse


C'est pourtant évident :
 
http://www.rugreview.com/afgwar/h1a.jpg http://www1.istockphoto.com/file_thumbview_approve/621971/2/istockphoto_621971_nazi_military_hat.jpg
 
 
 
Sinon, les fantasmes sur les invasions :sleep:


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°17793057
Betcour
Building better worlds
Posté le 12-03-2009 à 12:03:03  profilanswer
 


Y'a aucun botage en la matière et ça ne gène en rien les libéraux : le libéralisme a toujours reposé sur un état qui fixe des règles, un état juge mais pas partie. Fixer des normes comptables rentre en plein dans ce rôle.
 

Citation :

Mais.... pourquoi tout le monde a-t-il laissé ce système pourri s'instaurer sans rien dire ?? Guérir c'est bien, prévenir c'est mieux. Comme tu le souligne, des entreprise peuvent perdre de l'argent ou en gagner sans que cela ait un rapport avec leur activité réelle. Un tel système ne peut que mener à la catastrophe.


Parce que l'ancien système a aussi ses défauts: une banque peut être gavée de subprime et prétendre que tout va bien en considérant que ces titres valent toujours autant que leur prix d'achat (même si normalement les commissaires aux comptes sont censés veiller un minimum). Y'a pas de système comptable parfait, le nouveau est d'une certaine façon plus carré mais finalement on voit qu'il a plus d'effets pervers, et qu'il reflète moins la vrai activité de l'entreprise.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°17793599
freeza01
Posté le 12-03-2009 à 12:54:54  profilanswer
 

pas trop présent aujourd'hui, mais je tenais à signaler que d'autres sources que Le Monde corroborent la crise des cartes de crédit à venir en USA:
 
ceci
 
http://online.wsj.com/article/SB12 [...] 78113.html
 
et cela
 
http://online.wsj.com/article/SB12 [...] 97023.html


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°17793668
deumilcat
Posté le 12-03-2009 à 13:00:49  profilanswer
 

LooSHA a écrit :


C'est pourtant évident :
 
http://www.rugreview.com/afgwar/h1a.jpg http://www1.istockphoto.com/file_t [...] ry_hat.jpg
 
 
 
Sinon, les fantasmes sur les invasions :sleep:


 
oui ca m aurait etonné que tu sois d accord pour anticiper qqchose qui n est pas encore arrivé toi  :o

n°17793676
deumilcat
Posté le 12-03-2009 à 13:02:05  profilanswer
 


 
parce que ceux qui ont tenté de prevenir on leur a répondu:  
"sinon tes fantasmes sur les banques qui vont ruiner le monde entier  :sleep: "
 
 
 
ou "Il s'est fait bourré le mou par les médias contrôlés par des journalistes qui sont de gauche à 94 % "
   
http://forum.hardware.fr/hfr/Discu [...] 9018_1.htm
 
 

Message cité 1 fois
Message édité par deumilcat le 12-03-2009 à 13:04:50
n°17793682
Profil sup​primé
Posté le 12-03-2009 à 13:02:18  answer
 

Betcour a écrit :


 
Parce que l'ancien système a aussi ses défauts: une banque peut être gavée de subprime et prétendre que tout va bien en considérant que ces titres valent toujours autant que leur prix d'achat (même si normalement les commissaires aux comptes sont censés veiller un minimum). Y'a pas de système comptable parfait, le nouveau est d'une certaine façon plus carré mais finalement on voit qu'il a plus d'effets pervers, et qu'il reflète moins la vrai activité de l'entreprise.


 
Pas d'accord. On ne peut pas se masturber avec la valorisation boursière et dans le même temps regretter que les dépréciations de valeur aient des conséquences comptables. Le problème c'est un système de valorisation complètement délirant parce qu'essentiellement spéculatif, pas cette norme comptable qui colle par principe à l'évolution des actifs dans le temps.

n°17793696
freeza01
Posté le 12-03-2009 à 13:03:22  profilanswer
 

http://www.lexpress.fr/actualite/e [...] 46102.html

 
Citation :

 

   * Page : 1 sur 2
    * »

 

Rien n'y fait : l'économie mondiale continue de s'effondrer. Désormais, les experts hésitent même à se prononcer sur l'ampleur et la durée de la récession. Pourtant, certains scénarios se précisent. Pas tous noirs. L'analyse de L'Express.

 

Sale temps pour les conjoncturistes ! Face à l'extrême complexité de la crise, la prévision relève de plus en plus de l'exploit. Ces dernières semaines, la brutalité du décrochage de l'économie mondiale a conduit la plupart des experts à réviser drastiquement leurs estimations. A commencer par le Fonds monétaire international : en août 2008, il prévoyait 4 % de croissance. En novembre, il a revu son diagnostic à 2,2 %, puis à 0,5 % en janvier dernier (- 1,6 % aux Etats-Unis, - 2 % dans la zone euro, - 1,9 % pour la France). Et son directeur général, Dominique Strauss-Kahn, anticipe déjà un nouvel ajustement, qui porterait ce chiffre à zéro...
Crise: la leçon finlandaise
Le monde peut-il tirer des enseignements de la résolution de la crise financière finlandaise de 1991? La réponse en cliquant ici.

 

Dans sa plongée vers les abysses, l'économie mondiale semble, depuis le début de l'année, avoir franchi un nouveau palier. Dans les pays riches, la récession est désormais actée. Et l'hypothèse d'un rebond rapide a été noyée sous un torrent de mauvaises nouvelles. En provenance des Etats-Unis, tout d'abord, où l'élection de Barack Obama n'est pas parvenue à redonner confiance à la communauté financière. Depuis janvier, le principal indice boursier new-yorkais, le Dow Jones, a perdu près du quart de sa valeur, pour revenir à son niveau de 1997.

 

Malgré les sommes colossales mises sur la table (plus de 2 000 milliards de dollars), le plan de sauvetage bancaire de Timothy Geithner, le secrétaire d'Etat au Trésor, n'a guère convaincu. Et beaucoup désespèrent d'un système financier qui n'en finit pas de se déliter : début mars, l'assureur AIG, en perdition depuis des mois, a annoncé les plus grosses pertes trimestrielles de l'Histoire : 62 milliards de dollars, soit 450 000 dollars envolés chaque minute !

 

De plus en plus d'économistes - parmi lesquels les stars Nouriel Roubini et Paul Krugman - jugent désormais que la nationalisation temporaire est le seul moyen de mettre fin à l'interminable agonie des banques. Et d'éviter ainsi un scénario « à la japonaise », qui s'était traduit dans l'archipel par une décennie de marasme. Le temps presse, en effet, tant la dislocation de l'économie américaine est rapide : l'activité et les investissements sont en chute libre, tandis que la job machine s'est complètement arrêtée, détruisant plus de 2 millions d'emplois en trois mois.

 

Une autre illusion est en train de se dissiper : la croyance en un « découplage », qui permettrait aux pays émergents de prendre le relais des Etats-Unis pour tirer la croissance mondiale. Or ces pays sont à présent frappés à leur tour : soit par la contraction du commerce mondial, comme la Chine, soit par la chute du cours des matières premières, à l'image du Brésil ou de l'Argentine, soit par la fuite des capitaux en provenance des pays riches, à l'instar des Etats d'Europe de l'Est (voir page 68). Soit, comme la Russie, par les trois à la fois !

 

Certains pays, l'empire du Milieu notamment, ne sont pas encore trop gravement touchés, même si le ralentissement représente, déjà, une menace pour la stabilité politique. D'autres, comme les pays d'Europe de l'Est, ont littéralement dévissé, sans parvenir pour autant à obtenir de l'Union européenne, comme le réclamait la Hongrie, un grand plan d'aide à la région.

 

Les gouvernements ont évitéle piège de l'inertie

 

Faut-il, dès lors, s'attendre au pire ? « La plupart des grands Etats ont pris des mesures rapides et de grande envergure, afin d'éviter que l'on n'entre dans une spirale déflationniste », analyse Laurence Boone, chef économiste chez Barclays Capital. Plans de relance massifs, aux Etats-Unis surtout, plans de sauvetage bancaire, baisses des taux d'intérêt des banques centrales : les gouvernements ont évité le piège de l'inertie qui, en 1929, avait conduit à la Grande Dépression. Sauf explosion sociale ou grave régression protectionniste, le scénario le plus noir devrait donc être évité. Mais la crise actuelle - à la fois bancaire, immobilière et boursière - n'en est pas moins la plus sévère depuis la Seconde Guerre mondiale. « Aucun plan de relance ne permettra de l'éviter », a reconnu le Premier ministre, François Fillon. « Ce sera une récession bien plus profonde et plus longue que ce que prévoyait le FMI en janvier, à tous les niveaux », a annoncé, début mars, Klaus Schmidt-Hebbel, l'économiste en chef de l'OCDE.

 

Reste à savoir combien de temps le malade demeurera alité et dans quel état il se relèvera à l'issue de sa convalescence. L'histoire des crises bancaires montre qu'elles réclament généralement une purge longue et douloureuse. Le bulletin de santé du système financier américain, situé à l'épicentre de la crise, n'est guère plus réjouissant : perclus de dettes (son endettement est passé de 22 % à 117 % du PIB entre 1981 et 2008), il est aussi miné par des actifs toxiques très complexes, ce qui ralentit d'autant l'indispensable travail de tri entre le bon grain et l'ivraie. « Du fait de la dégradation de la situation économique, toute une série de crédits jugés de bonne qualité, des prêts immobiliers ou des prêts aux entreprises, vont de fait devenir toxiques, ajoute le patron d'un grand établissement financier hexagonal. Au final, si les autorités ne font pas d'erreurs, il faudra au bas mot de douze à quinze mois pour nettoyer tout cela. »

 

Se passer de la drogue dure du crédit facile

 

Et après ? La croissance finira bien par repartir, et avec elle l'emploi et l'investissement. « Le comportement du consommateur américain ainsi que la résistance de l'économie chinoise détermineront en grande partie l'ampleur du rebond », estime Laurence Boone. Longtemps dopée au crédit facile, la croissance mondiale devra se passer de cette drogue dure, qui avait largement contribué à la porter à des sommets inédits (plus de 4 % par an entre 2003 et 2007). Régulateurs plus scrupuleux, autorités monétaires plus strictes, consommateurs plus précautionneux et banquiers plus prudents : à la sortie du tunnel, la formule 1 se sera sans nul doute muée en berline familiale. « Quoi qu'il advienne, on ne reviendra pas au statu quo ante, estime Karine Berger, directrice des études économiques chez Euler Hermes SFAC. Le monde, après la crise, sera différent de ce qu'il était avant. »

 

Pour les pays les plus dépendants du crédit, il faudra trouver d'autres manières de tirer la croissance et de solvabiliser des classes populaires aux salaires tirés vers le bas par la compétition internationale. En Europe, le Royaume-Uni, l'Irlande et l'Espagne sont les premiers concernés. Les pays exportateurs, comme l'Allemagne et le Japon, qui ont très fortement décroché, pourraient repartir plus rapidement. Et la France ? Dans un article récent, le Financial Timesinvitait Gordon Brown à s'inspirer du modèle hexagonal, pour inventer une « version britannique du gaullisme ». Pour peu que les mesures nécessaires soient prises, la France a en effet un grand nombre d'atouts à faire valoir (forte natalité, indépendance énergétique...). A condition, bien sûr, qu'elle ne cède pas, d'ici là, à ses penchants mélancoliques.

 

]Encore trop optimiste à mon goût [:dupdup17]

Message cité 2 fois
Message édité par freeza01 le 12-03-2009 à 13:03:40

---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°17793777
deumilcat
Posté le 12-03-2009 à 13:13:28  profilanswer
 

freeza01 a écrit :

http://www.lexpress.fr/actualite/e [...] 46102.html
 
[quote]
 
    * Page : 1 sur 2
    * »
 
Rien n'y fait : l'économie mondiale continue de s'effondrer. Désormais, les experts hésitent même à se prononcer sur l'ampleur et la durée de la récession. Pourtant, certains scénarios se précisent. Pas tous noirs. L'analyse de L'Express.
 
quote]
 
]Encore trop optimiste à mon goût [:dupdup17]


 
nan mais ils sont tous cons ou quoi , qu est ce qu elle a de compliquée cette crise?
 
diagnostic:
l economie est en panne car elle etait financée par des banques auquel les epargnants  
ne veulent plus confier leur fric car les profits financiers a venir sont incertains voire potentiellement faillitaires
 
solution: Que l Etat emprunte directement aux epargnants et prete a l economie a leurs places
 
Quand un tuyau est bouché on continue pas de foutre du liquide dedans en le regardant deborder
on change de tuyau c est pourtant pas sorcier ..  
 
Bordel ils vont laisser le monde cramer combien de temps avant de piger?


Message édité par deumilcat le 12-03-2009 à 13:15:49
n°17793800
freeza01
Posté le 12-03-2009 à 13:16:32  profilanswer
 

En tout cas, des nouvelles de Lagarde:
 
http://www.lesindiscrets.com/artic [...] ndome.html
 
[:rofl] [:rofl]
 
Non, en fait c'est pas drôle :( c'est même pathétique [:prozac]


---------------
L'humanité est surévaluée|De la joie et de la bonne humeur, par un cancéreux.|.
n°17793812
Betcour
Building better worlds
Posté le 12-03-2009 à 13:17:10  profilanswer
 


Non, le problème c'est bien la norme. Passer des dépréciations en perte ça se faisait déjà, c'est pas pour rien qu'on a inventé les provisions. Valoriser aux prix du marché des trucs pour lesquels y'a absolument aucun projet de cession (et donc aucune PV/MV réelle à l'horizon) transforme le bilan des boîtes en portefeuille de boursicoteur.

 

C'est comme si demain matin les impôts venaient te demander une taxe sur la plus value de ta maison parce qu'elle vaut théoriquement plus cher. Alors même que tu as prévu d'y passer tes 50 prochaines années.

Message cité 1 fois
Message édité par Betcour le 12-03-2009 à 13:18:42

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°17793861
freewind
Soliste en MAJEUR
Posté le 12-03-2009 à 13:22:21  profilanswer
 


Ca fait au moins 10ans que je dis que les US sont dans "la merde à crédit" et que le marché ne se régule pas (la main invisible est une connerie bien pratique pour modéliser tranquille ... un peu comme l'hypothèse de rationalité....)....bref..
L'économie est une science humaine....bcp l'ont oublié à vouloir tout formaliser à tout prix (le nombre de lettres grecques dans un article d'éco est un critère implicite de qualité....math math math.....). Depuis toujours je me tue à répéter que l'activité économique est HUMAINE, c'est pas de la mécanique des fluides. Ca fait des années que je pisse dans un violon, résultat: aujourd'hui c'est à mon tour de jouir.

Message cité 1 fois
Message édité par freewind le 12-03-2009 à 13:22:44

---------------
La vie humaine pourrait être définie comme un calcul où quelque chose de vrai est faux.
n°17793863
deumilcat
Posté le 12-03-2009 à 13:22:43  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Non, le problème c'est bien la norme. Passer des dépréciations en perte ça se faisait déjà, c'est pas pour rien qu'on a inventé les provisions. Valoriser aux prix du marché des trucs pour lesquels y'a absolument aucun projet de cession (et donc aucune PV/MV réelle à l'horizon) transforme le bilan des boîtes en portefeuille de boursicoteur.
 
C'est comme si demain matin les impôts venaient te demander une taxe sur la plus value de ta maison parce qu'elle vaut théoriquement plus cher. Alors même que tu as prévu d'y passer tes 50 prochaines années.


 
jsutement ils veulent arreter cette norme maintenant que ca fait baisser leur cote (marché a la baisse)  :sarcastic:

mood
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