GL912 | Citation :
Selon le journal Haaretz, l'Administration civile de Judée Samarie aurait tracé des plans pour la construction de milliers d'unités de logement à l'est de la ligne verte. Il s'agirait en majorité de l'extension de localités dans le Goush Etsion et dans la région de Maale Adoumim.
(Guysen.International.News)
|
Citation :
La police et des unité spéciales israéliennes occupent le quartier d’Al Halissa à Haïfa afin d’expulser des familles arabes.
A l'aube du mardi 24 février, la police israélienne et des unités spéciales ont encerclé le quartier d’Al Halissa dans la ville de Haïfa. Le but de l'opération est l'expulsion d’un nombre de familles arabes de leurs maisons, sous prétexte que ces familles n'ont pas payé de loyer depuis plus de 40 ans
Des affrontements entre les habitants du quartier et les forces des unités spéciales ont eu lieu, quand les membres de ces unités ont frappé violement la famille Abou Shamla et ont expulsé tous les membres de cette famille des leurs deux maisons.
Le quartier Al Halissa, habité à 95% par des Arabes, a assisté ce matin à une nouvelle occupation. Plusieurs bus appartenant à la société "IJD" ont servi à transporter des centaines de membres de la police et des unités spéciales israéliennes dans le quartier, où ils ont immédiatement fermé toutes les issues, afin de préparer l'expulsion des familles arabes.
Les policiers ont frappé violement les membres de la famille : Monsieur Khadr Abou Shamla, sa femme Fatima et leurs enfants. M.Abou Shamla étant cardiaque, il a été victime d'un malaise cardiaque, mais cela n'a pas empêché la police d'arrêter toute la famille.
L'intervention musclée a eu lieu à l'aube, alors que toute la famille dormait. Les deux maisons ont été vidées de leurs mobiliers et tous les membres de la famille ont été conduits au poste de police.
Il faut signaler que ce n'est pas la première fois que les habitants de ces maisons sont traités de la sorte. Il y a 5 ans les services de démolition de la commune de Haïfa avaient tenté de démolir ces maisons et de violents affrontements entre les forces policières et les habitants arabes du quartier avaient fini par dissuader la police d'expulser les familles et de démolir leurs maisons. Une tente a été dressée sur les lieux pour contester ces abus.
Ce mardi, après s’en être pris à la famille Abou Shamla, la police a tenté de vider une 3ème maison dans le même quartier, mais les voisins et les habitants de tout le quartier se sont regroupés, créant un climat de tension, ce qui a empêché sans doute la progression de cet opération policière. Maître Walid Khamis, membre du bureau politique du parti du "Rassemblement National et Démocratique", est aussi intervenu après avoir pu pénétrer dans le quartier encerclé en passant par les chemins d'Al Tafafia dans le secteur de la vallée de Roushima.
Arabs48 a appris aussi que des rassemblements d'habitants du quartier ont fait suite à des appels à la solidarité intracommunautaires dans toute la ville de Haïfa. Les forces policières ont fini par se retirer et renoncer à la poursuite des expulsions contre un accord sur le paiement d'une amende, et la restitution des meubles qu'ils ont confisqués dans les deux maisons.
Ces familles habitent les maisons du quartier depuis plus de 40 ans , et voilà qu'un homme d'affaires de Tel-Aviv appelé "Galanti" est apparu en prétendant qu’un ensemble de maisons dans ce quartier lui appartiennent, et que tous ceux qui y habitent lui doivent 40 ans de loyers.
Par exemple, cet homme réclame à la Famille Abou Shamla une somme de 100.000 shekels!(équivalent de 18.700 euros)
Cet homme d'affaires a fait appel aux tribunaux en prétendant qu'il a les preuves qu'il est le propriétaire de 70 maisons dans ce quartier, réclamant aux habitant les loyers dûs.
Le feu vert de l'occupation et l'encerclement du quartier ont été donnés par le maire de la commune de Haïfa, afin de faciliter l'expulsion des familles de leurs maisons. Pour précision, la vice-maire de la commune d’Haïfa n'est autre que la vice-présidente du parti "Iisrael baytinou"(Israël est notre maison), le parti dont son président, Advigor Liebermann, a pour slogan l'épuration ethnique des quartiers mixtes.
Dans un entretien accordé à Arab 48, Maitre Khamis a déclaré que le problème n'est pas les soi-disant dettes, mais la décision politique, en complicité avec le maire de la ville, d’expulser les familles. Ce qui nous confirme ce fait, c’est la mobilisation de près de 1000 policiers et membres des unités spéciales pour cette opération. C’est là un acte de vengeance contre la famille Abou Shamla qui a mené une résistance farouche il y a 5 ans contre l'opération de démolition qui avait visé leur maison après avoir fait une petite modification à leur habitation.
Il a ajouté que ce qui s'est produit est le résultat d'une décision politique qui converge avec la politique qui vise les Arabes dans les villes mixtes, et qui les considère comme un danger démographique. Ce qui confirme ceci, c'est la transformation d'une affaire civile (allégation de dettes) en une affaire d'occupation de tout un quartier habité par des familles arabes depuis plus de 40 ans.
L'encerclement du quartier et les tentatives d'expulsions font partie intégrante d'une politique gouvernementale et communale, surtout quand on constate que le maire et d’adjointe au maire de la ville ont eux-mêmes donné le feu vert de l'opération!
Il ajoute:" On a pu protéger quelques familles de l'expulsion, mais l'affaire est loin d'être terminée. Nous allons dresser une tente de contestation en face des maisons menacés, au même endroit qu'il y a 5 ans! Ce qu'il faut, c'est faire de cette affaire un combat de l’ensemble de la population arabe, et que le "Haut Comité de Suivi des Affaires Arabes en Palestine 48" et toutes les forces et partis politiques nationaux prennent tout de suite position et assument immédiatement leur rôle. Une assemblé extraordinaire au plus vite serait nécessaire pour s'opposer à ces politiques".
Il a résumé que ce qui se passe aujourd'hui à Halissa, se passera demain ailleurs, et sur ces données il faut une intensification de la lutte afin de contrer avec fermeté ce genre de politique.
Le secrétaire général du parti politique Rassemblement National et Démocratique, Awad Abdel Jalil, a déclaré à Arab48 qu'il est clair que les institutions israéliennes ont pris la décision de renforcer leurs agressions contre les citoyens arabes et d’appliquer la théorie de Liebermann, "le racisme à visage découvert", dans sa haine envers la présence des Arabes.
Il a ajouté: «On a toujours dit que Liebermann n'est que l'expression brute du racisme israélien officiel dont nous souffrons au quotidien et dans tous les domaines, les plus dangereux étant quand cela touche le logement et les terres. Les déclarations faites à propos d'un nombre énorme d'habitations menacées de démolition dans la vallée d’Aara, dans des régions comme Allad ou encore Al Ramla ou le Negev (Nakab), et bien d'autres, sont proches d'une déclaration de guerre contre l’existence et les terres des citoyens palestiniens dans ce pays.
Ce comportement sauvage de l'Etat hébreu contre la population autochtone, menace une explosion populaire de grande ampleur d’un jour à l'autre. La question est : est ce que les autorités israéliennes le planifient? Croient-elles qu’elles vaincront lors de ces prochains affrontements, c'est-à-dire faire taire, réprimer ou obliger les arabes à se soumettre à ces injustices dont ils sont victimes? Ils goutent à l'enfer tous les jours! c'est pour cela qu'on est obligé en tant que partis politiques ou forces populaires compétentes de se pencher sur cet affaire et d'user de tous nos réseaux militants, populaires et internationaux."
|
http://www.ism-france.org/news/art [...] et=Racisme
Citation :
Un colon casse la jambe d’une Palestinienne à coups de pierre
Lundi 23 février, une quarantaine de colons ont essayé d’entrer en force dans une propriété palestinienne à Sheikh Jarrah. Pendant l’attaque, ils ont agressé et casé une jambe à la propriétaire de la maison, Wahiba Abu-Jibneha.
Vers 18h30, un groupe de colons, après la prière à la synagogue voisine, ont essayé de pénétrer sur une terre palestinienne pour aller à certaines grottes appartenant à la famille Abu-Jibneha.
C’était la deuxième fois dans la journée que les colons essayaient de pénétrer dans la propriété.
Lorsqu’ils sont arrivés à l’entrée des grottes, ils ont commencé à faire tomber un grillage installé par la famille palestinienne pour protéger sa propriété. Wahiba Abu Jibneha est sortie de chez elle pour prendre des photos de l’incident pour les remettre à la police.
Elle a alors été attaquée, et jetée par terre. Un colon l’a frappée alors avec une grosse pierre, lui cassant la jambe au dessous du genou. Entendant les cris, son mari a affronté les colons qui l’ont menacé avec une arme à feu. Wahiba est actuellement à l’hôpital.
La famille a téléphoné à la police israélienne, qui a conseillé au mari de laisser les colons prier. Lorsque la police a fini par arriver, les colons s’étaient dispersés sans avoir été identifié ni interrogé. Selon la famille et les habitants palestiniens, c’est une réaction habituelle de la police.
La propriété soi-disant « contestée » appartient à la famille Abu-Jibneha depuis plus de 400 ans. En 2000, le Comité israélien Nahlat Shimon, qui s’occupe des dossiers des colons, a lancé un appel auprès des tribunaux pour revendiquer les droits de propriété des propriétaires palestiniens. L’affaire a été jugée en décembre 2008, avec la victoire de la famille Abu-Jibneha.
Cependant, les colons du secteur continuent de revendiquer les grottes comme lieux saints juifs, et n’ont cessé d’attaquer la terre de la famille depuis que l’affaire est close.
|
http://www.ism-france.org/news/art [...] e%20colons
Citation :
Les Forces d’Occupation Israélienne tirent sur des agriculteurs palestiniens et des internationaux à Khoza'a
9 heures, le 24 Février 2009, Khoza'a, Khan Younis, Bande de Gaza: Ce matin, les Forces d’Occupation Israélienne ont tiré sur des agriculteurs palestiniens et des militants des droits de l'homme dans le village de Khoza'a, près de Khan Younis. Les agriculteurs et les militants tentaient de travailler sur un terrain situé à 300 m de la «Ligne verte».
Aujourd'hui, nous avons accompagné des agriculteurs qui voulaient ramasser des pois sur leurs terres. Les agriculteurs étaient en majorité des hommes et des femmes âgés avec de leurs fils. Les agriculteurs s’étaient déployés sur toute la zone.
Nous n’étions dans les champs que depuis cinq minutes quand les FOI ont commencé à tirer. Les tirs provenaient des 4 jeeps de l’armée israélienne et d’un hummer. Les tirs étaient très proches, et c’étaient des tirs de tireurs d'élite.
Une dame âgée était tellement paralysée par la peur qu'elle ne pouvait pas sortir du champ et nous avons du aller la chercher. Bien que la majorité des agriculteurs aient quitté le secteur, certains disent qu'ils retourneront travailler dans le champ un peu plus tard dans la journée. Mais ils ont peur que les soldats israéliens continuent de viser ces agriculteurs. - Eva Bartlett (Canada) - International Solidarity Movement
J'ai deux enfants. Je dois retourner dans mes champs pour y travailler aujourd'hui. C'est notre vie, que pouvons-nous faire? - Mohammad Abu Jela, fermier à Khoza'a.
Depuis le 27 Janvier 2009, les Forces d’Occupation Israélienne ont tiré sur quatre agriculteurs palestiniens alors qu'ils travaillaient dans leurs champs à 700 m de la «Ligne verte».
Le 18 Février, l’ouvrier agricole, Mohammad Ibrahim, 20 ans, a reçu une balle dans la jambe droite alors qu’il tentait de quitter le secteur avec des militants internationaux après avoir travaillé dans les champs sous les yeux des soldats israéliens.
Le 18 Janvier, Maher Abu-Rajileh, 24 ans, du village de Khoza'a a été tué par des soldats israéliens alors qu'il travaillait sur son terrain situé à 400 mètres de la Ligne Verte.
Le 20 Janvier, des soldats israéliens ont tiré sur Waleed al-Astal, 42 ans, d'Al Qarara (près de Khan Younis) et l’ont blessé au pied droit.
Le 27 Janvier, Anwar al-Buraim a été tué d'une balle dans la nuque.
|
http://www.ism-france.org/news/art [...] temoignage
Citation :
Un Palestinien centenaire attaqué par un chien de l’armée israélienne
Le 20 février à 2h du matin, les forces israéliennes ont envahi la ville de Tamoun, située dans la région de Tubas, au nord de la Cisjordanie occupe. Une cinquantaine de soldats, dans sept jeeps, ont encerclé deux maisons, tirant des bombes soniques et à balles réelles avant d’entrer dans les maisons en fracturant les portes.
Au cours de l’invasion, un chien d’attaque de l’armée a mordu au visage Salem Fadel Bani Odeh, 100 ans, alors qu’il était couché. Deux hommes, Na’el Odeh Bani Odeh, 23 ans, Muhamad Mustafa Bani Odeh, 25 ans, ont été arrêtés par les forces israéliennes d’occupation. Les vitres d’une voiture garée dans le voisinage ont été brisées par les tirs de l’armée.
Salem Fadel Bani Odeh a été réveillé par les bombes soniques et les tirs à balles réelles. Les soldats ont enfoncé la porte de sa maison qui ont ordonné à tous de sortir. Mais Salem, qui est partiellement paralysé et cloué au lit, n’a pu bouger.
Alors que les soldats fouillaient la maison, un chien de l’armée a sauté sur le lit et a commencé à le mordre au visage et à la poitrine. Bien qu’au moins 10 soldats aient été dans la pièce, ils n’ont rien fait pour arrêter l’attaque et le chien a continué à mordre Salem au visage.
Enfin, après plus d’une demi-heure, les soldats ont stoppé le chien et ont appelé une ambulance.
Salem a été transporté à l’hôpital Rafidia, à Naplouse, où il est dans un état moyen ; une partie d’une de ses oreilles a été arrachée et il a des morsures au visage, à la poitrine et à l’épaule droite.
Selon le Ha’aretz, l’armée israélienne a admis que l’incident avait eu lieu.
|
http://www.ism-france.org/news/art [...] Incursions
|