Beijaflore.... comment dire.... heuuuu
ça doit faire un peu plus de deux ans que j'use mes pantalons de costard sur les sièges du pavillon Bourdan... les fois ou j'ai un rendez-vous avec ma GDC (Gestionnaire de Carrière).
Je crois connaitre un peu la maison, du moins d'un point de vue "consultant".
Il y a des point positifs, d'autres qui le sont moins. Je vais essayer de vous dresser ce petit portrait, en restant le plus objectif possible.
- Le côté Elite - Qualité - Top niveau...
C'est vrai que l'image de marque du Cabinet compte beaucoup.
Les commerciaux comme les consultants sont les ambassadeurs du cabinet.
La qualité du travail accompli, les heures qu'on ne compte pas, la recherche de l'Excellence... ça plait énormément (flaterie ?) :
- à la fois au consultant lors de son embauche et pendant les rappels des valeurs d'entreprise au moment des kick-off / garden party.
- à la fois au client, car il s'entoure de précieux collaborateur pour mener à bien son projet.
- mais aussi pour les investisseurs, car chez Beijaflore, on embauche du X-Mines-Sup'Telecom-ESSEC-IAE à tour de bras (j'en fais trop là ?:D)
Je dois admettre que le Pavillon Bourdan, il en surprend plus d'un.
Il fait partie intégrante de la stratégie "plein les yeux" de la boite...
- L'embauche - le suivi de carrière - la formation
J'ai été embauché avec un certain nombre de promesses
Par exemple :
- "chez Beijaflore, nous recrutons sur un profil, mais pas sur un projet ou une mission". Vrai ! c'est exactement mon cas, et la période à laquelle je suis rentré n'était pas la plus favorable... Beaucoup de "client" cherchaient plutôt à réduire leur budget de prestation externe.
Celà dit, j'ai passé mes entretiens client pendant mon préavis et je suis arrivé le jour J de mon embauche chez le client.
- "chez Beijaflore, le consultant ne passe jamais plus d'un an, voire 18 mois, chez le client.... sinon il risque de tomber dans la routine etc..."
A ce jour je suis toujours en poste chez mon "client". C'est vrai que la mission était interessante la première année, et est devenue beaucoup plus routinière ensuite. J'y ai trouvé un certain confort, mais les entretiens "Gestion de Carrière" n'ont rien fait pour remettre en cause cet état de fait. J'y reviendrai plus loin...
- "chez Beijaflore, nous avons une politique de formation très active et chaque consultant a droit a sa formation pour se tenir "up to date" afin d'être plus efficace chez le client."
Ce n'est pas toujours vrai. Les budget formation sont ultra serrés.
La refacturation au client, même si celui-ci exprime le besoin, est parfois mal négociée...
J'ai pour ma part attendu 20 mois pour avoir ma première vraie formation. Elle a eu lieu le soir, 2 fois par semaine pendant 3h, sur 3 semaine je crois... Le cours (excellent) était donné par une consultante / formatrice de la filiale e-Center.
Le suivi de carrière :
La, rien à dire... le GDC est très charmant. Il écoute parfaitement les requêtes du consultant, prend plein de note, rédige des tonnes de rapport pour sa hierarchie.
Malheureusement, le charme se rompt rapidement lorsque l'on constate 2 choses :
- Le GdC récite par coeur sont bla-bla "maison" pour tenir informé le consultant des évolution du Cabinet. Au début c'est agaçant, après ça devient comique...
- Il n'a aucun pouvoir de décision sur le plan de formation du consultant : C'est la direction commerciale qui décide d'attribuer ce budget (ou pas) au consultant.
- La mission, les commerciaux... le meilleur pour la fin !
Pour ma première mission je dois avouer que je n'ai pas été déçu.
L'équipe commerciale a trouvé exactement ce que je recherchais... de ce côté là, rien à redire.
Ce qui m'a fait un peu grincer, ce sont les préparatifs de ces entretiens clients, 10 min avant le rdv, dans la voiture.
Il fallait, à l'époque, à tout prix réviser l'entretien comme une pièce de théâtre... "Ce sont les process"... m'a-t-on dit.
Au premier entretien, j'ai joué le jeu... et j'ai un peu perdu mes moyens. (bafouille, hésitation...) Ils m'avaient tellement encombé l'esprit que je suis arrivé devant le client avec moins d'assurance.
au second entretien, j'ai envoyé bouler l'un des deux commerciaux, et l'entretien s'est bien passé. J'ai pu le mener à ma manière...
Le suivi commercial :
J'ai connu la période faste (nb : avant Beija..) des déjeuners offert par le commercial, une à deux fois l'an, avec les consultants en mission chez un même client... Là, c'est negatif. A peine un café... et encore.
Le suivi a toujours été assez sommaire, sauf en période de grande prospection, où l'ont doit carrément épauler le commercial pour trouver des mission coûte que coûte....
Les commerciaux j'en ai vu défilé pas mal, et bien sur, le consultant est souvent le dernier prévenu en cas de "départ". Le client, je n'en parle même pas...
Et la suite ? embauche, première mission (longue) et quid de la suite ? bah oui, dans un cabinet de conseil, le but est aussi de changer de mission, sinon autant signer chez un grand compte. Là c'est une autre histoire, que je vous conterai plus tard...