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Rishi Sunak est le nouveau PM britannique, combien de temps va-t'il tenir ?




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Auteur Sujet :

[UE/Europe] L'avenir par le renoncement moral, politique, stratégique

n°5122099
wave
Posté le 22-03-2005 à 00:49:13  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

starone a écrit :


Si le nouveau traité n’est pas adopté

• Le plein emploi, le progrès et la justice sociale, la diversité culturelle etc … ne figurent pas au titre des objectifs de l’Union inscrits dans le Traité. L’Union demeure basée sur l’objectif d’une concurrence non faussée, comme c’est le cas depuis le traité de Rome en 1957.  
 

Avec le nouveau traité

• Les objectifs de l’Union incluent désormais :
- le plein emploi,
-  le progrès et la justice sociale,
- le combat contre l’exclusion sociale,
- la lutte contre les discriminations,
- l’égalité entre les femmes et les hommes,
- la cohésion  territoriale,
- le développement durable,
- la diversité culturelle et linguistique,
- la paix, la solidarité entre les peuples


On n'atteind pas un objectif en utilisant un moyen qui ne permet que de s'en éloigner. Ni en définissant des objectifs difficilement compatibles.
-zero chomage est impossible à faire cohabiter avec un SMIC et un RMI, on fait quoi? Ah oui, il faut suivre la concurrence 3 fois moins chère, ça aide à faire le meilleur choix entre les 2.
-diversité linguisique, ça va contre le libre échange et le plein emploi: on privilégie quoi? on apprend tous l'anglais en 1ère langue ou on garde la barrière de la langue qui gêne les échanges de biens et bloque les échanges de travailleurs?
-le développement durable, très bien, c'est sans doute une des + grandes utilités potentielles de l'europe. Mais en faisant tout pour délocaliser, on fait du développement durable de transports routiers, ou ferroviaires (mais superflus quand-même) dans les meilleur des cas...
De toutes façons c'est contraire à la croissance, alors ça passera après.
Si le but est d'uniformiser les richesses, on n'a AUCUN intérêt à délocaliser les ouvriers. Si on ouvre la concurrence le + possible, c'est POUR délocaliser, donc dans le but de ne pas uniformiser les richesses.
 
bref, vu dent.

mood
Publicité
Posté le 22-03-2005 à 00:49:13  profilanswer
 

n°5122133
Profil sup​primé
Posté le 22-03-2005 à 00:54:31  answer
 

Svenn a écrit :


 
Choisis ton camp  :o


La Suisse :o On m'offre 2500€/mois, un bureau de 25 m², un G5 neuf, des crédits de photocopie, des séminaires partout en Europe, et si je veux un bouquin je demande que la bibliothèque l'achète :D

n°5122152
wave
Posté le 22-03-2005 à 00:58:43  profilanswer
 


compare EDF au système américain. :whistle:  
pour ce qui est de l'école privée, j'avoue que ça me pose pas trop de problème: un riche qui paye ses impots et ne prend pas de place à l'école publique, ça gêne personne. Sauf si on considère qu'il est trop riche pour ce qu'il apporte à la société, mais c'est un autre débat :D

n°5122164
korrigan73
Membré
Posté le 22-03-2005 à 01:00:54  profilanswer
 


ce que tu appelles le dynamisme et l'innovation, j'appelle ca la rentabilité et le profit.
non les services publics offrent generalement le meilleur des services...


---------------
El predicator du topic foot
n°5122213
Profil sup​primé
Posté le 22-03-2005 à 01:11:41  answer
 

Bon, on peut arrêter le HS là ? Le public est mieux que le privé, et basta. On parle de la Constitution là :D

n°5122278
MerlinPan
Posté le 22-03-2005 à 01:24:02  profilanswer
 

starone a écrit :

Le traité constitutionnel est-il le plus progressiste des traités européens ?
 
Par rapport aux traités antérieurs, tout ce qui est nouveau est positif et il n’y a aucun recul à déplorer. Certes, le traité n’est pas « idéal », mais un traité européen est toujours le fruit d’une négociation entre Etats membres. Le traité constitutionnel a le soutien de l’unanimité des partis socialistes et sociaux-démocrates européens, comme le soutien de la Confédération européenne des syndicats. Tous les syndicats des pays entrants votent pour le traité car ils y voient un point d’appui pour faire avancer leurs droits sociaux.
 
Faux, Ce n'est pas un traité comme les autre : C'est une Constitution.  
Autrement dit le texte de référence qui doit cadrer la politique et auquel aucune loi et aucune mesure ne peut s'opposer. Or c'est la Constitution la plus verrouillé qu'on puisse imaginer : elle a une ligne politique.

 
 
Le traité constitutionnel est-il le plus démocratique des traités européens ?  

-   Extension des pouvoirs du Parlement européen. (co-législateur à égalité avec le Conseil européen dans 80 domaines, pouvoirs budgétaires égaux à ceux du Conseil).
 
Certe mais contrairement à e qu'avait souhaité Giscard, le parlement n'aura pas le dernier mot sur toute les dépense de l'Union ... Ca reste le Conseil. Bien mais peu mieux faire.
 
-   Droit de contrôle sur les législations européennes accordé aux parlements nationaux pour faire respecter les compétences des Etats membres.
Faux :
Cette mesure qui pour la première fois dans le fonctionnement des institutions européennes attribue un rôle aux Parlements nationaux, n'est "démocratique" qu'en apparence car elle ne fait que les cantonner dans leur nouveau rôle de "corps intermédiaires".
On notera que l'avis ne doit pas porter sur le fonds du projet législatif, mais uniquement sur la répartition des rôles dans sa mise en oeuvre. Et qui plus est l'avis en question s'il provoque le réexamen du projet risque de n'avoir aucune incidence puisque :
 
"À l'issue de ce réexamen, la Commission ou, le cas échéant, le groupe d'États membres, le Parlement européen, la Cour de justice, la Banque centrale européenne ou la Banque européenne d'investissement, si le projet d'acte législatif européen émane d'eux, peut décider, soit de maintenir le projet, soit de le modifier, soit de le retirer. " (ARTICLE 7)

-   Election du président de la Commission par le Parlement européen en fonction du résultat des élections européennes.
-   responsabilité de l’euro est confiée à un gouvernement économique et ne relève plus seulement de la Banque centrale européenne.
Certe mais uniquement dans le cadre défini par la présente constitution dont les principe directeur (de la politique économique) sont : "prix stable, finance publique et monétaire saine et balance des paiement stable" (article III-177) Bref tout est dit sur la politique qui devra être mené pour est en conformité avec la constitution.
Quand je dit que la ligne politique ne doit pas être définie dans la constitution ....

 
-   Nomination d’un ministre européen des Affaires étrangères qui exprimera la parole commune des Européens sur la scène internationale.
 
En réalité ce sera délicat :
Le président du Conseil européen assure la représentation extérieure de l'union, en principe uniquement en matière de politique étrangère et sécurité commune (I-22-2)
De l'autre coté , le président de la commission représente l'union sur tout les autre domaines (I-26-1)
Enfin là dessus viens un ministre des affaire étrangère ...
Il pourra arrivé que tout ce beau monde soit en opposition car il ne procède pas de la même légitimité

 
-   Application de la majorité qualifiée dans 20 nouveaux domaines.
-   Introduction de mécanismes de démocratie participative avec le droit de pétition reconnu aux citoyens de l’Union pour faire voter une loi européenne.
 
Faux ou plutot vrai mais sous la forme d'un appat sans impact réel :
La il va y avoir de belle deception : la pétition a pour effet d'inviter la commission a faire une proposition dans les domaine où elle dispose de l'initiative. --> la commision n'est pas tenue de donner suite à cette pétition.

 

Le traité constitutionnel est-il le plus social des traités européens ?

-   Force juridique donnée à la Charte européenne des droits fondamentaux,
Seul petit soucis le texte met sous forme juridique bien d'autres chose ... la libre concurence par exemple;
De plus  : La Charte ne s'adresse pas aux citoyens mais aux institutions
de l'Union et aux Etat, quand ils mettent en oeuvre le droit communautaire (II-111-1)
-> La charte ne crée aucun droit nouveau pour le citoyen
 

 
-   Reconnaissance des partenaires sociaux à travers l’instauration d’un sommet social annuel pour la croissance et l’emploi,
Relativisé car celle-ci s'effectue en "prenant en compte la diversité des système nationaux" ... Normal me direz-vous ? Certe mais du coup la porté est très limité.
Le sommet social annuel existe depuis des années et il n'a pas produit de résultat probant ... Bref ce n'est pas une avancée.

-   Introduction, dans les objectifs de l’Union, de l’économie sociale de marché, du plein emploi, du progrès et de la justice sociale, de la lutte contre l’exclusion sociale, de l’égalité femmes-hommes, du développement durable etc.
 
Voyons l'article :
Dans la définition et la mise en oeuvre des politiques et actions visées à la présente partie, l'Union prend en compte les exigences liées à la promotion d'un niveau d'emploi élevé, à la garantie d'une protection sociale adéquate, à la lutte contre l'exclusion sociale ainsi qu'à un niveau élevé d'éducation, de formation et de protection de la santé humaine.
promotion d'un niveau d'emploi élevé : ca veut dire quoi élévé ?  10% de chomage en France, c'est élevé ?
à la garantie d'une protection sociale adéquate : Ca veut dire quoi adéquate ? ca dépend à qui vous posé la question ... posez la au MEDEF pour voir ...
à la lutte contre l'exclusion sociale : bonne idée, on fait comment déjà actuellement (RMI et souspe populaire ?)
ainsi qu'à un niveau élevé d'éducation, de formation et de protection de la santé humaine. : Ca c'est bien ... enfin on peut toujours demander ce que veut dire élevé ...
 

 
-   Institution d’une clause sociale qui garantira, y compris par les tribunaux, une protection sociale adéquate, la lutte contre l’exclusion, un niveau élevé d’éducation et de formation, la protection de la santé.
 
cf ma réponse au dessus.
Pour remarque : Un léger re-équilibrage était intervenu à Amsterdam. Dans l'ensemble ce texte ne fait qu'avaliser cet état de fait sans proposer d'avancer majeure.

 
Le traité constitutionnel reconnaît-il les services publics ?  

Pour la première fois est reconnue une base juridique pour les services publics. Les Etats membres pourront financer leurs services publics en dérogation aux règles de la concurrence. La défense des services publics, c’est d’abord une politique de l’Etat, un choix de solidarité territoriale et un engagement budgétaire pour assurer leur présence.
 
Rien de bien nouveau ...
 
 
Le traité permettra-t-il une Europe plus forte face aux Etats-Unis ?
L’Europe s’est construite d’abord autour d’un marché commun puis d’une monnaie unique. Elle est une puissance économique incontestable ; elle n’est pas une puissance politique. Son élargissement à 25 exige de la doter de mécanismes de décisions plus clairs et plus simples, au moment où la réélection de Bush confirme la volonté des Etats-Unis de décider seuls du sort du Monde. Dire « non » aujourd’hui, c’est paralyser durablement la construction européenne et briser le lien qui nous unit à la gauche européenne.
 
Ce texte risque surtout de paralyser l'Europe en mettant directement dans sa constitution une ligne politique difficilement adaptable (toute les procédures de révision necessite l'unanimité à un moment) ... Bref, on va faire un truc bien verrouillé et après pour bougé ce sera tout sauf évident. Voter oui, c'est paralyser durablement l'europe (sytème peu souple). A bon on a des liens avec la gauche européenne ? ... bon admettons (je suis plutot centriste et donc peu concerné) ... et cela t'oblige à voter comme les autres ? (je vois le syndrome du mouton ressurgir ...)
 

 
Le traité constitutionnel donne-t-il la priorité à l’emploi ?
 
Pour la première fois, le plein emploi est un objectif clair et affiché. La « Constitution européenne » crée, en face de la Banque Centrale Européenne (BCE), un gouvernement économique ; le premier à se plaindre de cette évolution a été Jean-Claude Trichet, gouverneur de la BCE. C’est bon signe... Les pays non-membres de l’Euro ne pourront pas bloquer les initiatives des 12 de la zone Euro.
 
Le plein emploi ? C'est écrit où ??????? donne l'article ... Merci et tu n'a aucune chance de le donner car le plein emploi n'est jamais évoqué.
Tout au plus :
"promotion d'un niveau d'emploi élevé" : ca veut dire quoi élévé ?  10% de chomage en France, c'est élevé ?
Petite remarque en passant sur la BCE :
(III-118)
Dans l'exercice des pouvoirs et dans l'accomplissement des missions et des devoirs qui leur ont été conférés par la Constitution et le statut du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne, ni la Banque centrale européenne, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions des institutions, organes ou organismes de l'Union, des gouvernements des États membres ou de tout autre organisme. Les institutions, organes ou organismes de l'Union ainsi que les gouvernements des États membres s'engagent à respecter ce principe et à ne pas chercher à influencer les membres des organes de décision de la Banque centrale européenne ou des banques centrales nationales dans l'accomplissement de leurs missions.
 
--> C'est CLAIR

 
Le traité constitutionnel reconnaît-il le caractère laïque de l’Europe ?  
Comme l’a confirmé notre conseil constitutionnel, le traité autorise chaque Etat à appliquer ses propres lois. La loi sur les signes religieux à l’école ne pourra pas, par exemple, être remise en cause. Le sort qui a été réservé récemment au commissaire Butiglione témoigne bien de cet état d’esprit et de cette vigilance des Européens.
 
C'est marqué où ??????? (merci de préciser les articles)
 
 
Le traité constitutionnel est-il révisable ?
 
-   Le traité constitutionnel est un traité comme les autres. Du traité de Rome au traité de Nice, c’est la règle de l’unanimité qui s’est toujours appliquée. Jamais elle n’a empêché l’Europe de progresser par bonds successifs.
-   Si le traité constitutionnel était repoussé, c’est le traité de Nice qui s’appliquerait et c’est à l’unanimité qu’il devrait être renégocié dans des conditions bien plus défavorables.
-   Le traité constitutionnel introduit des dispositions nouvelles qui rendront la révision plus facile que par le passé.
 
Ah bon ???? Le traité établissant une Constitution contient son mode de révision. Et j'invite tout le monde à vérifier : Toutes les procédure de révision demande à un moment l'unanimité(y compris la procédure simplifié) .
--> Pour la souplesse : c'est raté ....

 
Le traité constitutionnel permet-il de mener une politique de gauche ?
 
Les partisans du « non » prétendent, à tort, que le traité constitutionnel serait un « carcan » qui interdirait la conduite d’une politique de gauche. Rien n’est plus faux. Pas une ligne, pas un mot qui interdise à un gouvernement ou à l’Union européenne de conduire une politique de gauche. Les gouvernements nationaux qui ont le courage de conduire une politique de changement ne sont pas entravés par l’Union européenne.
 
Ben tiens, essaie de soutenir une entreprise : c'est anticonstitutionnel ... tu ne le pourra plus
 
 
L’Europe n’a pas empêché le gouvernement Jospin de voter la CMU, les 35 heures, l’APA, etc.
 
Ce n'était pas dans une Constitution
 
Demain, si la gauche européenne remporte les élections, elle disposera, avec ce traité, de plus de moyens pour agir.
 
Illusion quand tu nous tiens ....
 
 


 
Ah j'oubliais : je n'aurais pas beaucoups de temps pour répondre car je bosse (les vacances sont finie ... :(
Enfin pour moi je ne vois toujours pas ce qu'une ligne politique peut bien faire dans une constitution ... Ce n'est pas sa place.


Message édité par MerlinPan le 22-03-2005 à 01:32:57
n°5122295
wave
Posté le 22-03-2005 à 01:26:31  profilanswer
 

Svenn a écrit :

C'est justement à ce genre de pratique que fait référence le traité quand il parle de "concurrence non faussée". De quoi s'occupe le Commissaire européen à la concurrence ? De lutter contre le monopole de Microsoft, les ententes sur les mobiles ... Et ce n'est qu'un petit exemple !


C'est très efficace, après des années de procédures, j'ai toujours les mêmes logiciels inclus dans mon windows :D
C'est même tellement efficace qu'aux US, au nom du même principe de libre concurrence, ils finissent par assouplir les lois antitrust.
Pourtant au début, ils avaient fait ces lois avec les mêmes bonnes intentions que les technocrates européens.
 
Pour les mobiles aussi, je sais pas s'il y a eu quelquechose contre les ententes, mais ça reste depuis des années "on veut une rente de 30€ par mois si tu veux un abonnement (le téléphone est inclus dans le prix, tu peux l'offrir à quelqu'un si ça t'intéresse pas mais on a des accords avec les fabricants). Si tu doubles la rente, tu peux téléphoner à volonté, on s'en fout ça coute rien les appels, c'est pas ça que tu payes :D"


Message édité par wave le 22-03-2005 à 01:30:09
n°5122383
Profil sup​primé
Posté le 22-03-2005 à 01:48:40  answer
 


pas le courage de répondre sur le fond (l'est 1h30 quand meme :)) mais tu as l'air de partir du principe que de toute facon, le prochain texte sera pire, que l'europe va partir à droite de façon certaine et qu'on ferait mieux d'accepter ce traité plutot qu'un prochain.
 
C'est pas un peu pessimiste? Pourquoi le prochain ne serait-il pas plus à gauche? Ni moi, ni toi n'en savons rien... Certains ont envie de tenter le pari qu'il sera meilleur, d'autres non. Et ca ne fait pas d'eux de plus mauvais européens pour autant.
 
edit: raccourci + oups, j'avais 7 pages de retard  :whistle:
 
Re edit: pour situer, je suis contre cette constitution, pour l'europe (apparament, tu as du mal à saisir qu'on puisse être les deux) et les posts à rallonge de don quidocte me font braire.


Message édité par Profil supprimé le 22-03-2005 à 01:57:23
n°5122395
Don Quidoc​te
Tu n'as rien à dire.Tais-toi !
Posté le 22-03-2005 à 01:52:07  profilanswer
 

Il faut mettre fin à la CEE et passer à la CCE: la Communauté Coopérative Européenne, fondée sur une économie non plus capitaliste mais coopérative, et une gestion démocratique de l'économie, des entreprises et du partage des richesses et du travail.
Les médias capitalistes passent leur temps à manipuler les peuples de l'Europe entière, faisant de la pub pour les pourriticiens menteurs qui promettent un avenir meilleur aux électeurs mais une fois élus ne votent que des lois dictées par les multinationales. C'est le règne de la pensée capitaliste unique, comme en URSS règnait la pensée socialiste unique.
Donc dire que l'Europe est à droite et que cette constitution est ce qu'on peut espérer de mieux est un mensonge. Le capitalisme est à droite. Les médias capitalistes sont à droite. Donc les politiciens marketés par les médias capitalistes sont plus facilement élus, pour ensuite servir les multinationales.
Mais les peuples ne sont pas du côté des multinationales et de leurs projets politiques, économiques, sociaux, environnementaux, génétiques.
Ceux qui ont rédigé cette constitution n'ont pas consulté la base: le peuple, avant de rédiger une constitution fondée sur les besoins et les demandes du peuple. Ils ont consulté les patrons les plus puissants d'Europe, qui trouvent toujours porte ouverte à Bruxelles. Contrairement à toi, citoyen européen: tu n'es rien.
 
 
Pour découvrir les coulisses du pouvoir à Bruxelles et à Strasbourg, rien de tel que ce livre:
http://atheles.org/agone/europeinc
 
En attendant, un article de quelqu'un qui l'a lu:
 
 UN MONDE SOUS INFLUENCE
Qui dirige l’Europe ?
 
décembre 2003, Henri
 
 
 
L’année 2004, qui s’annonce, sera une année européenne : élections, Constitution, élargissement, nouvelle Commission... Mais qui la dirige réellement ? Les chefs d’Etat, les commissaires, le parlement ? Ou, en fait, des hommes de l’ombre : les présidents des plus grandes multinationales européennes, regroupés sous une association : la Table ronde des industriels européens (ERT, son sigle en anglais).
 
Article paru dans Angles d’Attac, n°51, décembre 2003/janvier 2004, p.5-7. Un tableau reprenant les membres de l’ERT n’est pas repris ici. On peut le trouver sur le site de l’ERT : ERT
 
Un monde sous influence
Qui dirige l’Europe ?
 
L’année 2004, qui s’annonce, sera une année européenne.
 
D’abord, il y a le projet de constitution, élaboré par la Convention européenne (1), qui devra être approuvé.
 
Ensuite, dix pays de l’Est vont adhérer à l’Union : Chypre, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la Slovaquie, la Slovénie et la Tchéquie.
 
Puis, il y aura des élections en juin prochain, afin de choisir un nouveau parlement dont les pouvoirs sont à peine accrus depuis le dernier appel aux urnes.
 
Enfin, la Commission sera renouvelée, sans doute durant l’été.
 
Il est certain que les responsables européens espèrent voir le visage de l’Union changer, de sorte que les habitants du continent sentent de plus en plus que l’Europe est leur véritable pays. Comme l’affirmait un rapport, écrit par Robert Cox, ancien fonctionnaire européen, et par Keith Richardson, dont nous reparlerons dans l’article : « L’Union européenne est en danger. (...) Que manque-t-il à l’Europe ? Il lui manque le soutien de son opinion publique. Malgré ses discours, l’Union européenne n’a jamais été une Europe des citoyens. Ce n’était peut-être pas important hier, mais ce l’est aujourd’hui parce que ses activités affectent de plus en plus la vie quotidienne de tout un chacun » (2).
 
Un club de 45 multinationales
 
Ce qui risque de ne pas changer, c’est la domination presque sans partage du monde des affaires sur la politique européenne. En cette matière, la Table ronde des industriels européens (en anglais European Roundtable, d’où le sigle ERT) est l’organe le plus présent et le plus influent.
 
Créé en 1983 - il vient donc de fêter ses vingt ans d’existence -, l’ERT regroupe entre 45 et 50 directeurs de grandes multinationales européennes (voir tableau 1). C’est le gratin du patronat du continent. Rares sont les grandes entreprises qui ne sont pas représentées à un moment ou à un autre dans ce cénacle. Les seuls secteurs importants qui manquent sont les branches financières. De là, le nom d’ailleurs de Table ronde des industriels (et non des entrepreneurs ou des patrons) européens.
 
Le tableau 2 donne une idée de la participation des multinationales européennes à l’ERT, en classant par secteur celles qui ont envoyé un délégué et celles qui ne l’ont jamais fait.
 
On peut voir assez rapidement qu’une partie non négligeable des entreprises européennes, notamment dans les secteurs clés comme l’aéronautique, l’automobile, la chimie, l’électronique, le pétrole et les télécoms, font ou ont fait partie de l’ERT. Celui-ci représente le grand patronat européen, ce qu’on appelait jadis le grand capital.
 
La construction européenne sous l’égide de l’ERT
 
Malgré l’ampleur croissante que prennent les activités financières dans l’économie, c’est l’ERT qui va jouer un rôle déterminant auprès des décideurs européens.
 
Ainsi, Wisse Dekker, alors président de Philips, trace, dès 1984, les grandes lignes pour un nouveau plan pour l’Europe : le grand marché unique. La construction européenne est, à ce moment, en panne. Jacques Delors, le nouveau président de la Commission, va reprendre presque tel quel ce projet et en faire l’instrument majeur du redémarrage du processus d’intégration. D’abord, on commence par l’économique et le politique suivra, tel est le raisonnement des responsables européens.
 
Ensuite, l’ERT va impulser la création de la monnaie unique. En 1989, Wisse Dekker explique la conception politique qui se cache derrière cette initiative : « Beaucoup de dirigeants de firmes européennes s’accordent pour dire que, sans une union monétaire qui fonctionne avec un seul système bancaire et une seule devise, les gains économiques réels (du grand marché - ndlr) vont s’évaporer. Ces matières sont, toutefois, chargées de dangers politiques. La coordination des politiques économiques exige une structure monétaire centralisée, impliquant l’abandon d’une position de souveraineté nationale absolue au profit d’une structure fédérale » (3).
 
Pour faire fonctionner ce qui va devenir l’euro il faut la coordination des politiques économiques. D’où la nécessité d’avoir une structure fédérale. Il faut donc avancer dans la construction européenne : coupler le grand marché par un organe politique, que certains n’hésitent pas à appeler un Etat fédéral au niveau de l’Union.
 
L’ERT derrière le processus de Lisbonne
 
L’influence de l’ERT ne s’arrête pas là. Ainsi, le nouveau gouvernement belge, issu des élections de mai 2003, annonce fièrement que sa priorité est la création d’emplois. En Allemagne et en France, les autorités retardent l’âge de mise en retraite des salariés. Toutes ces initiatives cadrent en fait dans ce qu’on nomme le processus de Lisbonne, à savoir les orientations qui ont été adoptées au sommet européen de Lisbonne en mars 2000.
 
L’ERT avoue son adhésion entière et complète à ces décisions. Et, pour cause, il a été à son origine également. Depuis sa création, il a publié des rapports montrant qu’il fallait traiter de façon prioritaire du problème de l’emploi. En réalité, c’est une astuce pour justifier une politique en faveur de la compétitivité des entreprises. L’ERT est tellement présent pour la rédaction du livre blanc sur l’emploi, la croissance et la compétitivité que Delors est obligé de le remercier, lors de la présentation à la presse de ce document, en décembre 1993 (4).
 
Un an plus tard, les dirigeants des multinationales soufflent dans l’oreille du président de la Commission de créer un organe d’analyse de la compétition internationale. Mais le chancelier allemand Helmut Köhl n’est pas favorable à une nouvelle structure. C’est pourquoi l’ERT change son projet en une organisation consultative.
 
C’est la création du Groupe consultatif sur la compétitivité (GCC) en 1995. Il est composé de responsables des affaires, dont plusieurs membres de l’ERT, d’universitaires, mais également de trois syndicalistes. Il rédige deux rapports par an, chaque fois un peu avant la tenue d’un sommet européen (ceux de juin et de décembre). Sa durée doit porter sur deux ans. Mais, en 1997, les dirigeants européens décident de prolonger son existence pour deux nouvelles années.
 
Derrière l’emploi, la politique de soutien aux multinationales
 
Les rapports du GCC subissent l’influence décisive de l’ERT. En 1997, le premier document issu de second groupe établit la dépendance de la question de l’emploi à celle de la compétitivité des entreprises : « Le GCC considère qu’il n’est pas, pour les pays de l’Union européenne, de priorité plus élevée que la création d’emplois et la réduction du chômage. Il est convaincu que la seule voie qui permette d’atteindre effectivement et durablement cet objectif est celle de la compétitivité. Avoir l’ambition de jouer à nouveau les premiers rôles dans l’économie mondiale est pour l’Europe la recette du succès dans la lutte pour l’emploi » (5).
 
Pour créer des emplois, il faut défendre les entreprises (et donc leur profit). C’est avec une telle politique que, depuis vingt ans, les détenteurs de capitaux sont devenus plus riches, tandis qu’une bonne partie de la population a perdu son boulot ou doit travailler de façon plus intensive pour un salaire moindre.
 
Mais le GCC va plus loin. Il veut s’attaquer aux chômeurs pour qu’ils acceptent n’importe quel emploi : « Les indemnités de chômage et les prestations sociales qui y sont liées, si on tient compte des interactions avec le système fiscal, finissent souvent par fournir à certains chômeurs un revenu suffisant qui les dissuade de travailler (piège du chômage) ou les empêche de travailler davantage lorsqu’ils ont un emploi à temps partiel ou mal payé (piège de la pauvreté) » (6).
 
Ce ne sont pas les emplois qui sont mal rémunérés, ce sont les indemnités qui sont trop élevées. Voilà le message de l’ERT et du GCC. On comprend pourquoi le ministre socialiste flamand Frank Vandenbroucke veut absolument suivre les chômeurs à la trace pour les obliger à travailler même si le travail ne leur convient pas ou si c’est payé insuffisamment.
 
Il n’y a pas que le chômage qui est mis sur la sellette. Le système de pension doit être revu pour permettre l’éclosion, le développement et l’essor des fonds de pension : « En premier lieu, le GCC recommande aux autorités des Etats membres et de l’Union européenne ainsi qu’au secteur financier européen de stimuler le développement au niveau de l’Union européenne d’un secteur des fonds de pension efficace et d’envergure mondiale. (...) A terme, l’intégration des marchés des capitaux débouchera sur un système de pensions paneuropéen » (7).
 
Ce système permettrait de financer les petites entreprises dans le secteur des technologies et, ainsi, rivaliser avec les Etats-Unis. C’est l’essence du message de l’ERT et de la GCC. Il sera repris tel quel au sommet européen de Lisbonne. Priorité à l’emploi ? Dans ce cadre, les salariés sont les soldats d’une guerre économique entre les grandes puissances. La priorité à l’emploi, présenté à grands fracas, n’est qu’un leurre.
 
Encore plus révélatrice, cette citation reprise du quatrième rapport du second groupe du GCC : « Ce sont les marchés boursiers qui, par leur dynamisme, amorcent la création d’emplois, en alimentant l’expansion et soutenant la croissance des économies » (8).
 
Le patronat derrière le processus de Lisbonne
 
Rappelons que ces documents ont été approuvés par des représentants des travailleurs au sein de cet organe. Keith Richardson, secrétaire général de l’ERT de 1988 à 1998, en explique l’importance : « le fait qu’ils aient signé les rapports du GCC donne (aux rapports) un supplément de poids » (9).
 
Ces rapports trouveront le suivi attendu dans les conclusions du sommet européen de mars 2000. Dès lors, il n’était plus nécessaire de continuer l’expérience du groupe consultatif. Son mandat n’est pas renouvelé en 1999.
 
Depuis lors, les organisations patronales font du processus de Lisbonne, avec l’élargissement à l’Est, le point le plus important de la construction européenne. Morris Tabaksblat, patron de Reed Elsevier, membre de l’ERT et ancien président de celle-ci, précise : « L’ordre du jour de Lisbonne a établi un équilibre entre les questions économiques et sociales, reconnu l’importance de l’entrepreneuriat. Cela doit être maintenu. Sans entrepreneurs et gens qui prennent des risques, il n’y a pas de croissance, ni d’emploi. Lisbonne était une déclaration politique impliquant un engagement socio-économique. L’industrie européenne a besoin que cet engagement soit honoré » (10).
 
Une autre Europe est possible !
 
L’Europe, dans sa forme et sa conception actuelle, est une construction à l’avantage des multinationales et de la finance. Modelée par des organisations comme l’ERT, elle intervient dans la vie de tous les jours. C’est en son nom que l’âge de la pension est relevé, que la flexibilité est appliquée partout, que le travail de nuit est considéré comme normal, que les salaires sont maintenus à la baisse, que la sécurité sociale, cet acquis fondamental des travailleurs, est progressivement démantelée, que les services publics sont privatisés... On pourrait dire que c’est une Europe libérale, s’il n’y avait pas tellement de responsables des partis socialistes qui avaient forgé son cours.
 
Sans nul doute, il faudrait une autre Europe. Une autre Europe est possible, scandent les manifestants aux différents sommets européens. Une Europe fondée sur de véritables droits pour les simples citoyens, sur une solidarité au niveau international, sur le maintien de la paix. Une Europe qui s’oppose radicalement à celle érigée par l’ERT.
 
Henri Houben
 
(1) Voir les articles d’Angles d’Attac sur la Convention européenne, notamment Laetitia Sedou, « Union européenne : où sont les droits des citoyens ? », Angles d’Attac, juillet/août 2003, p.10-11. (2) Les Amis de l’Europe : « Prélude au débat 2001-2004 : A quoi sert l’Union européenne ? », septembre 2001, p.8. Rappelons que les deux vice-présidents de la Convention, Jean-Luc Dehaene et Giulano D’Amato, sont membres des Amis de l’Europe. (3) Wisse Dekker, « The American Responses to Europe 1992 », European Affairs, n°2, 1989, p.106. (4) Observatoire de l’Europe industrielle, Europe Inc., éditions Agone, Marseille, 2000, p.44. (5) Second Groupe consultatif sur la compétitivité, La compétitivité pour l’emploi, premier rapport au président de la Commission et aux chefs d’Etat ou de gouvernement, novembre 1997. (6) Second Groupe consultatif sur la compétitivité, La compétitivité pour l’emploi, premier rapport au président de la Commission et aux chefs d’Etat ou de gouvernement, novembre 1997. (7) Second Groupe consultatif sur la compétitivité, Les marchés des capitaux et la compétitivité, deuxième rapport au président de la Commission et aux chefs d’Etat ou de gouvernement dans le cadre du conseil européen de Cardiff, 1998. (8) Second Groupe consultatif sur la compétitivité, Pour une compétitivité durable, quatrième rapport au président de la Commission et aux chefs d’Etat ou de gouvernement, septembre 1999. (9) Observatoire de l’Europe industrielle, op. cit., p.60. (10) Morris Tabaksblat, « The Maastricht Inheritance », discours prononcé à l’European Connection Conference, à l’occasion du dixième anniversaire de la signature du Traité de Maastricht, 5 février 2002.

n°5122432
INplement
Posté le 22-03-2005 à 02:07:20  profilanswer
 

Don Quidocte a écrit :

Il faut mettre fin à la CEE et passer à la CCE: la Communauté Coopérative Européenne, fondée sur une économie non plus capitaliste mais coopérative, et une gestion démocratique de l'économie, des entreprises et du partage des richesses et du travail.
Les médias capitalistes passent leur temps à manipuler les peuples de l'Europe entière, faisant de la pub pour les pourriticiens menteurs qui promettent un avenir meilleur aux électeurs mais une fois élus ne votent que des lois dictées par les multinationales. C'est le règne de la pensée capitaliste unique, comme en URSS règnait la pensée socialiste unique.
Donc dire que l'Europe est à droite et que cette constitution est ce qu'on peut espérer de mieux est un mensonge. Le capitalisme est à droite. Les médias capitalistes sont à droite. Donc les politiciens marketés par les médias capitalistes sont plus facilement élus, pour ensuite servir les multinationales.
Mais les peuples ne sont pas du côté des multinationales et de leurs projets politiques, économiques, sociaux, environnementaux, génétiques.
Ceux qui ont rédigé cette constitution n'ont pas consulté la base: le peuple, avant de rédiger une constitution fondée sur les besoins et les demandes du peuple. Ils ont consulté les patrons les plus puissants d'Europe, qui trouvent toujours porte ouverte à Bruxelles. Contrairement à toi, citoyen européen: tu n'es rien.
 
 
Pour découvrir les coulisses du pouvoir à Bruxelles et à Strasbourg, rien de tel que ce livre:
http://atheles.org/agone/europeinc
 
En attendant, un article de quelqu'un qui l'a lu:
 
 UN MONDE SOUS INFLUENCE
Qui dirige l’Europe ?
 
décembre 2003, Henri
 
 
 
L’année 2004, qui s’annonce, sera une année européenne : élections, Constitution, élargissement, nouvelle Commission... Mais qui la dirige réellement ? Les chefs d’Etat, les commissaires, le parlement ? Ou, en fait, des hommes de l’ombre : les présidents des plus grandes multinationales européennes, regroupés sous une association : la Table ronde des industriels européens (ERT, son sigle en anglais).
 
Article paru dans Angles d’Attac, n°51, décembre 2003/janvier 2004, p.5-7. Un tableau reprenant les membres de l’ERT n’est pas repris ici. On peut le trouver sur le site de l’ERT : ERT
 
Un monde sous influence
Qui dirige l’Europe ?
 
L’année 2004, qui s’annonce, sera une année européenne.
 
D’abord, il y a le projet de constitution, élaboré par la Convention européenne (1), qui devra être approuvé.
 
Ensuite, dix pays de l’Est vont adhérer à l’Union : Chypre, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, la Slovaquie, la Slovénie et la Tchéquie.
 
Puis, il y aura des élections en juin prochain, afin de choisir un nouveau parlement dont les pouvoirs sont à peine accrus depuis le dernier appel aux urnes.
 
Enfin, la Commission sera renouvelée, sans doute durant l’été.
 
Il est certain que les responsables européens espèrent voir le visage de l’Union changer, de sorte que les habitants du continent sentent de plus en plus que l’Europe est leur véritable pays. Comme l’affirmait un rapport, écrit par Robert Cox, ancien fonctionnaire européen, et par Keith Richardson, dont nous reparlerons dans l’article : « L’Union européenne est en danger. (...) Que manque-t-il à l’Europe ? Il lui manque le soutien de son opinion publique. Malgré ses discours, l’Union européenne n’a jamais été une Europe des citoyens. Ce n’était peut-être pas important hier, mais ce l’est aujourd’hui parce que ses activités affectent de plus en plus la vie quotidienne de tout un chacun » (2).
 
Un club de 45 multinationales
 
Ce qui risque de ne pas changer, c’est la domination presque sans partage du monde des affaires sur la politique européenne. En cette matière, la Table ronde des industriels européens (en anglais European Roundtable, d’où le sigle ERT) est l’organe le plus présent et le plus influent.
 
Créé en 1983 - il vient donc de fêter ses vingt ans d’existence -, l’ERT regroupe entre 45 et 50 directeurs de grandes multinationales européennes (voir tableau 1). C’est le gratin du patronat du continent. Rares sont les grandes entreprises qui ne sont pas représentées à un moment ou à un autre dans ce cénacle. Les seuls secteurs importants qui manquent sont les branches financières. De là, le nom d’ailleurs de Table ronde des industriels (et non des entrepreneurs ou des patrons) européens.
 
Le tableau 2 donne une idée de la participation des multinationales européennes à l’ERT, en classant par secteur celles qui ont envoyé un délégué et celles qui ne l’ont jamais fait.
 
On peut voir assez rapidement qu’une partie non négligeable des entreprises européennes, notamment dans les secteurs clés comme l’aéronautique, l’automobile, la chimie, l’électronique, le pétrole et les télécoms, font ou ont fait partie de l’ERT. Celui-ci représente le grand patronat européen, ce qu’on appelait jadis le grand capital.
 
La construction européenne sous l’égide de l’ERT
 
Malgré l’ampleur croissante que prennent les activités financières dans l’économie, c’est l’ERT qui va jouer un rôle déterminant auprès des décideurs européens.
 
Ainsi, Wisse Dekker, alors président de Philips, trace, dès 1984, les grandes lignes pour un nouveau plan pour l’Europe : le grand marché unique. La construction européenne est, à ce moment, en panne. Jacques Delors, le nouveau président de la Commission, va reprendre presque tel quel ce projet et en faire l’instrument majeur du redémarrage du processus d’intégration. D’abord, on commence par l’économique et le politique suivra, tel est le raisonnement des responsables européens.
 
Ensuite, l’ERT va impulser la création de la monnaie unique. En 1989, Wisse Dekker explique la conception politique qui se cache derrière cette initiative : « Beaucoup de dirigeants de firmes européennes s’accordent pour dire que, sans une union monétaire qui fonctionne avec un seul système bancaire et une seule devise, les gains économiques réels (du grand marché - ndlr) vont s’évaporer. Ces matières sont, toutefois, chargées de dangers politiques. La coordination des politiques économiques exige une structure monétaire centralisée, impliquant l’abandon d’une position de souveraineté nationale absolue au profit d’une structure fédérale » (3).
 
Pour faire fonctionner ce qui va devenir l’euro il faut la coordination des politiques économiques. D’où la nécessité d’avoir une structure fédérale. Il faut donc avancer dans la construction européenne : coupler le grand marché par un organe politique, que certains n’hésitent pas à appeler un Etat fédéral au niveau de l’Union.
 
L’ERT derrière le processus de Lisbonne
 
L’influence de l’ERT ne s’arrête pas là. Ainsi, le nouveau gouvernement belge, issu des élections de mai 2003, annonce fièrement que sa priorité est la création d’emplois. En Allemagne et en France, les autorités retardent l’âge de mise en retraite des salariés. Toutes ces initiatives cadrent en fait dans ce qu’on nomme le processus de Lisbonne, à savoir les orientations qui ont été adoptées au sommet européen de Lisbonne en mars 2000.
 
L’ERT avoue son adhésion entière et complète à ces décisions. Et, pour cause, il a été à son origine également. Depuis sa création, il a publié des rapports montrant qu’il fallait traiter de façon prioritaire du problème de l’emploi. En réalité, c’est une astuce pour justifier une politique en faveur de la compétitivité des entreprises. L’ERT est tellement présent pour la rédaction du livre blanc sur l’emploi, la croissance et la compétitivité que Delors est obligé de le remercier, lors de la présentation à la presse de ce document, en décembre 1993 (4).
 
Un an plus tard, les dirigeants des multinationales soufflent dans l’oreille du président de la Commission de créer un organe d’analyse de la compétition internationale. Mais le chancelier allemand Helmut Köhl n’est pas favorable à une nouvelle structure. C’est pourquoi l’ERT change son projet en une organisation consultative.
 
C’est la création du Groupe consultatif sur la compétitivité (GCC) en 1995. Il est composé de responsables des affaires, dont plusieurs membres de l’ERT, d’universitaires, mais également de trois syndicalistes. Il rédige deux rapports par an, chaque fois un peu avant la tenue d’un sommet européen (ceux de juin et de décembre). Sa durée doit porter sur deux ans. Mais, en 1997, les dirigeants européens décident de prolonger son existence pour deux nouvelles années.
 
Derrière l’emploi, la politique de soutien aux multinationales
 
Les rapports du GCC subissent l’influence décisive de l’ERT. En 1997, le premier document issu de second groupe établit la dépendance de la question de l’emploi à celle de la compétitivité des entreprises : « Le GCC considère qu’il n’est pas, pour les pays de l’Union européenne, de priorité plus élevée que la création d’emplois et la réduction du chômage. Il est convaincu que la seule voie qui permette d’atteindre effectivement et durablement cet objectif est celle de la compétitivité. Avoir l’ambition de jouer à nouveau les premiers rôles dans l’économie mondiale est pour l’Europe la recette du succès dans la lutte pour l’emploi » (5).
 
Pour créer des emplois, il faut défendre les entreprises (et donc leur profit). C’est avec une telle politique que, depuis vingt ans, les détenteurs de capitaux sont devenus plus riches, tandis qu’une bonne partie de la population a perdu son boulot ou doit travailler de façon plus intensive pour un salaire moindre.
 
Mais le GCC va plus loin. Il veut s’attaquer aux chômeurs pour qu’ils acceptent n’importe quel emploi : « Les indemnités de chômage et les prestations sociales qui y sont liées, si on tient compte des interactions avec le système fiscal, finissent souvent par fournir à certains chômeurs un revenu suffisant qui les dissuade de travailler (piège du chômage) ou les empêche de travailler davantage lorsqu’ils ont un emploi à temps partiel ou mal payé (piège de la pauvreté) » (6).
 
Ce ne sont pas les emplois qui sont mal rémunérés, ce sont les indemnités qui sont trop élevées. Voilà le message de l’ERT et du GCC. On comprend pourquoi le ministre socialiste flamand Frank Vandenbroucke veut absolument suivre les chômeurs à la trace pour les obliger à travailler même si le travail ne leur convient pas ou si c’est payé insuffisamment.
 
Il n’y a pas que le chômage qui est mis sur la sellette. Le système de pension doit être revu pour permettre l’éclosion, le développement et l’essor des fonds de pension : « En premier lieu, le GCC recommande aux autorités des Etats membres et de l’Union européenne ainsi qu’au secteur financier européen de stimuler le développement au niveau de l’Union européenne d’un secteur des fonds de pension efficace et d’envergure mondiale. (...) A terme, l’intégration des marchés des capitaux débouchera sur un système de pensions paneuropéen » (7).
 
Ce système permettrait de financer les petites entreprises dans le secteur des technologies et, ainsi, rivaliser avec les Etats-Unis. C’est l’essence du message de l’ERT et de la GCC. Il sera repris tel quel au sommet européen de Lisbonne. Priorité à l’emploi ? Dans ce cadre, les salariés sont les soldats d’une guerre économique entre les grandes puissances. La priorité à l’emploi, présenté à grands fracas, n’est qu’un leurre.
 
Encore plus révélatrice, cette citation reprise du quatrième rapport du second groupe du GCC : « Ce sont les marchés boursiers qui, par leur dynamisme, amorcent la création d’emplois, en alimentant l’expansion et soutenant la croissance des économies » (8).
 
Le patronat derrière le processus de Lisbonne
 
Rappelons que ces documents ont été approuvés par des représentants des travailleurs au sein de cet organe. Keith Richardson, secrétaire général de l’ERT de 1988 à 1998, en explique l’importance : « le fait qu’ils aient signé les rapports du GCC donne (aux rapports) un supplément de poids » (9).
 
Ces rapports trouveront le suivi attendu dans les conclusions du sommet européen de mars 2000. Dès lors, il n’était plus nécessaire de continuer l’expérience du groupe consultatif. Son mandat n’est pas renouvelé en 1999.
 
Depuis lors, les organisations patronales font du processus de Lisbonne, avec l’élargissement à l’Est, le point le plus important de la construction européenne. Morris Tabaksblat, patron de Reed Elsevier, membre de l’ERT et ancien président de celle-ci, précise : « L’ordre du jour de Lisbonne a établi un équilibre entre les questions économiques et sociales, reconnu l’importance de l’entrepreneuriat. Cela doit être maintenu. Sans entrepreneurs et gens qui prennent des risques, il n’y a pas de croissance, ni d’emploi. Lisbonne était une déclaration politique impliquant un engagement socio-économique. L’industrie européenne a besoin que cet engagement soit honoré » (10).
 
Une autre Europe est possible !
 
L’Europe, dans sa forme et sa conception actuelle, est une construction à l’avantage des multinationales et de la finance. Modelée par des organisations comme l’ERT, elle intervient dans la vie de tous les jours. C’est en son nom que l’âge de la pension est relevé, que la flexibilité est appliquée partout, que le travail de nuit est considéré comme normal, que les salaires sont maintenus à la baisse, que la sécurité sociale, cet acquis fondamental des travailleurs, est progressivement démantelée, que les services publics sont privatisés... On pourrait dire que c’est une Europe libérale, s’il n’y avait pas tellement de responsables des partis socialistes qui avaient forgé son cours.
 
Sans nul doute, il faudrait une autre Europe. Une autre Europe est possible, scandent les manifestants aux différents sommets européens. Une Europe fondée sur de véritables droits pour les simples citoyens, sur une solidarité au niveau international, sur le maintien de la paix. Une Europe qui s’oppose radicalement à celle érigée par l’ERT.
 
Henri Houben
 
(1) Voir les articles d’Angles d’Attac sur la Convention européenne, notamment Laetitia Sedou, « Union européenne : où sont les droits des citoyens ? », Angles d’Attac, juillet/août 2003, p.10-11. (2) Les Amis de l’Europe : « Prélude au débat 2001-2004 : A quoi sert l’Union européenne ? », septembre 2001, p.8. Rappelons que les deux vice-présidents de la Convention, Jean-Luc Dehaene et Giulano D’Amato, sont membres des Amis de l’Europe. (3) Wisse Dekker, « The American Responses to Europe 1992 », European Affairs, n°2, 1989, p.106. (4) Observatoire de l’Europe industrielle, Europe Inc., éditions Agone, Marseille, 2000, p.44. (5) Second Groupe consultatif sur la compétitivité, La compétitivité pour l’emploi, premier rapport au président de la Commission et aux chefs d’Etat ou de gouvernement, novembre 1997. (6) Second Groupe consultatif sur la compétitivité, La compétitivité pour l’emploi, premier rapport au président de la Commission et aux chefs d’Etat ou de gouvernement, novembre 1997. (7) Second Groupe consultatif sur la compétitivité, Les marchés des capitaux et la compétitivité, deuxième rapport au président de la Commission et aux chefs d’Etat ou de gouvernement dans le cadre du conseil européen de Cardiff, 1998. (8) Second Groupe consultatif sur la compétitivité, Pour une compétitivité durable, quatrième rapport au président de la Commission et aux chefs d’Etat ou de gouvernement, septembre 1999. (9) Observatoire de l’Europe industrielle, op. cit., p.60. (10) Morris Tabaksblat, « The Maastricht Inheritance », discours prononcé à l’European Connection Conference, à l’occasion du dixième anniversaire de la signature du Traité de Maastricht, 5 février 2002.


sa pue la corruption a plein nez sthistoire...


Message édité par INplement le 22-03-2005 à 02:07:45
mood
Publicité
Posté le 22-03-2005 à 02:07:20  profilanswer
 

n°5122445
INplement
Posté le 22-03-2005 à 02:11:28  profilanswer
 

JohnSmith a écrit :

Y a un article dans Politis (je le retrouve plus) ou ils expliquent qu'ils ont demandé le texte.. mais ils l'attendent depuis pas mal de temps... il semblerait qu'il y ait quelques problemes d'intendance (volontaires ?)
 
EDIT : hey PSYCMATIC j'ai mis ton TAG  [:aras qui rit]  
ca déchire :D
rejoignez nous !!!!!!!!!!


Moi Aussi Copainggg !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!![:anakin skywalker]


Message édité par INplement le 22-03-2005 à 02:17:11
n°5122468
Francko511
Vive la liberté!
Posté le 22-03-2005 à 02:19:18  profilanswer
 

Psycmatic a écrit :

Pour ceux qui ont des doutes sur la valeur du NON ou sont sensibles au catastrophisme des pro-oui, voila des bonnes raisons qui vont remettre les pendules à l'heure. Dix minutes suffiront pour convertir tout indécis en adepte du NON pour le referendum du 29 mai. Pour info l'emission est "les enjeux interantionaux" du 18 mars 2005 sur France Culture. Cependant pour etre de l'avoir tjs à disposition , j'ai fait un mp3 qui se trouve ici : http://pikture.free.fr/FC/Enjeux%2 [...] 05%20-.mp3


 
 
Inquietant  :sweat:  
En gros le 13 janvier 2005 le parlement européen a adopté une résolution qui fait la part belle au USA.
L'union veut mettre au point une assemblé transatlantique.
 
En gros on va être les chiens chiens des USA.
 
Comme je l'ai dit il y a quelque page precedente les USA on gagner de fait l'europe (c'est a dire grace au pays membre qui sont tous pro-américain) mais en plus il vont mettre au point une assemblé transatlantique ou americain et européen prendront des décisions ensemblent.
 
 :sweat:


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Les allemands attaqueront sans doute encore. Que chacun travaille et veille pour obtenir le même succès qu'hier... Courage, on les aura!
n°5122521
Francko511
Vive la liberté!
Posté le 22-03-2005 à 02:41:13  profilanswer
 

A propos de la futur union americano-européenne
http://www.diploweb.com/forum/hillard2.htm


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Les allemands attaqueront sans doute encore. Que chacun travaille et veille pour obtenir le même succès qu'hier... Courage, on les aura!
n°5122545
korrigan73
Membré
Posté le 22-03-2005 à 02:49:42  profilanswer
 

le parlement europeen est une saloperie:
trouvé sur le site du parlement europeen dans le resumé des textes ADOPTéS par le parlement le 13 janv 2005:
 
7.  considère que le dialogue transatlantique des  
législateurs doit prendre toute sa dimension; qu'il convient de mettre en place immédiatement un système d'alerte rapide entre les deux parties et que les échanges interparlementaires existants devraient être graduellement transformés en une "Assemblée transatlantique" de fait;
 
8.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission et aux parlements des États membres, ainsi qu'au Président et au Congrès des États-Unis d'Amérique.
 
ils viennent de devoiler leur jeu et de tomber les masques...
merci psycmatik pour le lien sur le mp3 qui m'a permis de trouver ca.


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El predicator du topic foot
n°5122565
Gurney_Hal​leck
dévisage des figures
Posté le 22-03-2005 à 02:59:52  profilanswer
 

Mais vraiment c'est de pire en pire :lol:
 
Le mot pathetique revient plusieurs fois pour vous decrire. Et bien, ca fera une fois de plus.
 
Vous etes pathetiques.


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Mon blog
n°5122569
Francko511
Vive la liberté!
Posté le 22-03-2005 à 03:01:46  profilanswer
 

Gurney_Halleck a écrit :

Mais vraiment c'est de pire en pire :lol:
 
Le mot pathetique revient plusieurs fois pour vous decrire. Et bien, ca fera une fois de plus.
 
Vous etes pathetiques.


 
Pourquoi?


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Les allemands attaqueront sans doute encore. Que chacun travaille et veille pour obtenir le même succès qu'hier... Courage, on les aura!
n°5122578
Gurney_Hal​leck
dévisage des figures
Posté le 22-03-2005 à 03:05:25  profilanswer
 


 
Vous vous jetez sur n'importe quoi et exhibez ce n'importe quoi en hurlant :
C'EST LA PREUVE QUE L'EUROPE :
- S'EST VENDUE AUX USA
- EST ULTRA LIBERALE
- VEUT LA MORT DE TOUS LES PAUVRES
 
et je sais pas quoi d'autres encore comme conneries.
 
Je vous vois bien, les yeux injectes de sang, la bave aux levres, alimentes par la haine viscerale que vous vouez a l'europe et aux etats-unis.
 
Bref, pathetique. Et un brin hysterique. Non, completement hysterique en fait.
 
Edit : ortho
 
Edit : et autant wave ou merlinpan, et dans une moindre mesure moonboots arrivent a m'ebranler dans mes convictions, car ils apportent des arguments solides et etayes, autant toi, psyco, yanng, korrigan, don quidocte/B&B, carou et j'en oublie, me remettent direct dans les rails du Oui.


Message édité par Gurney_Halleck le 22-03-2005 à 03:10:50

---------------
Mon blog
n°5122593
Francko511
Vive la liberté!
Posté le 22-03-2005 à 03:10:07  profilanswer
 

Excuse nous de dire la vérité.
 
Il faut arrêter de mentir au peuple en lui racontant des conneries,
d'Europe qui va tenir tête au US.
 
Je ne serais pas aussi énervé si on ne nous répétait pas à longueur de journée "grâce à l'Europe on va avoir une vrai politique face au américain"
 
Mais il faut bien faire plaisir au beauf de service j'imagine?
 
Il faut dire la vérité au gens ou tout simplement ne pas sortir l'argument de l'Europe politique.
 
Point barre.


---------------
Les allemands attaqueront sans doute encore. Que chacun travaille et veille pour obtenir le même succès qu'hier... Courage, on les aura!
n°5122601
Gurney_Hal​leck
dévisage des figures
Posté le 22-03-2005 à 03:13:21  profilanswer
 

Francko511 a écrit :

Excuse nous de dire la vérité.
 
Il faut arrêter de mentir au peuple en lui racontant des conneries,
d'Europe qui va tenir tête au US.
 
Je ne serais pas aussi énervé si on ne nous répétait pas à longueur de journée "grâce à l'Europe on va avoir une vrai politique face au américain"
 
Mais il faut bien faire plaisir au beauf de service j'imagine?
 
Il faut dire la vérité au gens ou tout simplement ne pas sortir l'argument de l'Europe politique.
 
Point barre.


 
 
La verite ? Mais quelle verite ?
 
Le truc que korrigan agite en hurlant a la mort, c'est rien d'autre qu'un truc de felicitation a Bush pour sa reelection. Comme Chirac, Schroeder, etc... ont du en envoyer. C'est plus de la politique, c'est de la diplomatie.
 
La verite ?
 
Mais on croit rever. Vous etes completement decerebres ou quoi ? ca vous arrive de lire et de comprendre ce que vous copier/coller ?
 
Putain, redescendez sur Terre.


---------------
Mon blog
n°5122607
Francko511
Vive la liberté!
Posté le 22-03-2005 à 03:18:18  profilanswer
 

Gurney_Halleck a écrit :

La verite ? Mais quelle verite ?
 
Le truc que korrigan agite en hurlant a la mort, c'est rien d'autre qu'un truc de felicitation a Bush pour sa reelection. Comme Chirac, Schroeder, etc... ont du en envoyer. C'est plus de la politique, c'est de la diplomatie.
 
La verite ?
 
Mais on croit rever. Vous etes completement decerebres ou quoi ? ca vous arrive de lire et de comprendre ce que vous copier/coller ?
 
Putain, redescendez sur Terre.


 
Euh tu a lu au moins?
Ta écouté l'interview?
Essaye au moins de lire le début de cette article (de l'auteur du livre)
http://www.diploweb.com/forum/hillard2.htm
 
Et quand tu dis que c'est des félicitations,
 
7.  considère que le dialogue transatlantique des  
législateurs doit prendre toute sa dimension; qu'il convient de mettre en place immédiatement un système d'alerte rapide entre les deux parties
et que les échanges interparlementaires existants devraient être graduellement transformés en une "Assemblée transatlantique" de fait;
 
8.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission et aux parlements des États membres, ainsi qu'au Président et au Congrès des États-Unis d'Amérique.
 
c'est des félicitations ça?
 
Et le pire c'est qu'il y a pas que ça, il y a entre autre toute la politique régional de l'UE qui sert les interets americains (politique de régionalisation applaudi par Clinton et d'ailleurs).


Message édité par Francko511 le 22-03-2005 à 03:19:23

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Les allemands attaqueront sans doute encore. Que chacun travaille et veille pour obtenir le même succès qu'hier... Courage, on les aura!
n°5122612
show
Posté le 22-03-2005 à 03:22:28  profilanswer
 

Francko511 a écrit :

Excuse nous de dire la vérité.
 
Il faut arrêter de mentir au peuple en lui racontant des conneries,
d'Europe qui va tenir tête au US.
 
Je ne serais pas aussi énervé si on ne nous répétait pas à longueur de journée "grâce à l'Europe on va avoir une vrai politique face au américain"
 
Mais il faut bien faire plaisir au beauf de service j'imagine?
 
Il faut dire la vérité au gens ou tout simplement ne pas sortir l'argument de l'Europe politique.
 
Point barre.


mais depuis Maastricht c'est comme ça... à l'époque c'est mitteux et son équipe de pseudo-utopistes qui nous vendaient cette Europe fantastique: "les usa mais en mieux"... les slogans étaient:
l'euro va concurrencer le $, les états unis vont trouver un concurrent de taille blablabla :pt1cable:
 
le pire dans toute cette affaire c'est que même des personnes comme moi (plutôt atlantistes) constatent cette évidence depuis belle lurette! mais à chaque fois, les dirigeants font en sorte de cacher leur jeu en flouant les masses; pour ça, il suffit de leur donner ce qu'elles attendent... du rêve:
-"europe sociale"
-"non à la guerre en irak"
-"non à l'ultra-libéralisme"
-"Kyoto"
etc... on a même eu droit à Chirac défenseur d'une taxe sur les transactions financières [:rofl] c'est vraiment le digne successeur de mitterand
 
tout ce manège est écoeurant
mais je voterai oui même si ça me fait mal au coeur de donner l'impression que j'adhère à la façon actuelle de construire l'europe


Message édité par show le 22-03-2005 à 03:25:55
n°5122616
Gurney_Hal​leck
dévisage des figures
Posté le 22-03-2005 à 03:24:47  profilanswer
 

Je te laisse lire le texte en entier, pas seulement les 2 articles que Korrigan - fin ananlyste devant l'Eternel - a pris soin de quoter. (et encore, je vois meme pas qu'est-ce qu'il a voulu montrer en citant ca. Mais bon, je suis un atlantiste ultra capitaliste mouton menteur, ca doit etre pour ca).
 
C'est un discours de bienvenue, dans lequel le PE exprime ses souhaits pour les 4 ans a venir. Ca va pas plus loin. Tu noteras l'emploi du subjonctif, d'ailleurs.


---------------
Mon blog
n°5122619
Francko511
Vive la liberté!
Posté le 22-03-2005 à 03:31:53  profilanswer
 

show a écrit :

mais depuis Maastricht c'est comme ça... à l'époque c'est mitteux et son équipe de pseudo-utopistes qui nous vendaient cette Europe fantastique: "les usa mais en mieux"... les slogans étaient:
l'euro va concurrencer le $, les états unis vont trouver un concurrent de taille blablabla :pt1cable:
 
le pire dans toute cette affaire c'est que même des personnes comme moi (plutôt atlantistes) constatent cette évidence depuis belle lurette! mais à chaque fois, les dirigeants font en sorte de cacher leur jeu en flouant les masses; pour ça, il suffit de leur donner ce qu'elles attendent... du rêve:
-"europe sociale"
-"non à la guerre en irak"
-"non à l'ultra-libéralisme"
-"Kyoto"
etc... on a même eu droit à Chirac défenseur d'une taxe sur les transactions financières [:rofl] c'est vraiment le digne successeur de mitterand
 
tout ce manège est écoeurant
mais je voterai oui même si ça me fait mal au coeur de donner l'impression que j'adhère à la façon actuelle de construire l'europe


 
 
Ca a toujours était leur fond de commerce "grace a l'europe les amerloque nous ferons plus chier mdam"
Pathetique il on se discours depuis 50 ans.
 
Ah oui pour Gurney je ne suis absolument pas anti-americain.
Je considere juste que les politiques n'ont pas le droit de mentir au peuple avec leur fausse Europe politique.


---------------
Les allemands attaqueront sans doute encore. Que chacun travaille et veille pour obtenir le même succès qu'hier... Courage, on les aura!
n°5122621
wave
Posté le 22-03-2005 à 03:36:39  profilanswer
 

Le serveur américain times.windows.com tente de nous manipuler: on est manifestement vendredi vu la tournure du topic, pourtant il persiste à régler nos PC sur 'mardi'  :o

n°5122622
show
Posté le 22-03-2005 à 03:37:49  profilanswer
 

le Non sera un message clair adressé a l'Europe
et c'est pour ça que j'espère que le oui ne l'emportera pas haut la main... moi je me fiche que le projet européen soit plus porté sur le libéralisme que sur le socialisme (ou l'inverse) même si j'ai des idées précises qui m'incitent à préfèrer une europe à une autre
en revanche l'hypocrisie me révulse et je n'aime pas constater un manque de cohérence entre des faits et des annonces
 
les français de droite ou de gauche ne demandent qu'à être européens! ça ne fait aucun doute... mais personnellement, si je n'avais pas la possibilité de lire quelques quotidiens nationaux et de me tenir au courant de l'actualité européenne grâce à diverses sources, je ne comprendrais pas les enjeux européens; les politiques brouillent trop les pistes et finiront par perdre à force de jouer à ce petit jeu
 
les français ne sont plus des veaux!


Message édité par show le 22-03-2005 à 03:42:06
n°5122623
Gurney_Hal​leck
dévisage des figures
Posté le 22-03-2005 à 03:38:04  profilanswer
 

Francko511 a écrit :

Ca a toujours était leur fond de commerce "grace a l'europe les amerloque nous ferons plus chier mdam"
Pathetique il on se discours depuis 50 ans.
 
Ah oui pour Gurney je ne suis absolument pas anti-americain.
Je considere juste que les politiques n'ont pas le droit de mentir au peuple avec leur fausse Europe politique.


 
 
L'Europe politique est a construire. Y a pas marque dans le traite que des son adoption, tous les pays de l'UE enverrons chier les US. Elle respecte les plus atlantistes comme les plus europeens.
 
Le reste est a construire. Ce traite ne penche ni dans un sens, ni dans un autre. Elle reste a construire ! Mais elle jette les bases d'une politique etrangere commune, meme s'il est evident qu'elle sera timide au debut.
 
Ca reste a CONSTRUIRE bon sang.
 
Encore une fois, ca prouve que vous avez une conception bizarre de l'europe : oui a l'europe, si c'est le petit toutou de la France. Vous avez la meme attitude envers l'Europe que les USA envers le monde.
 
Bref, pathetique++


---------------
Mon blog
n°5122625
Gurney_Hal​leck
dévisage des figures
Posté le 22-03-2005 à 03:40:21  profilanswer
 

@show : j'ai edite puis supprime mon message, car j'ai confondu et mal lu ton post.
Merci de supprime le tiens, car mon post etait erronne a la base.


---------------
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n°5122628
Francko511
Vive la liberté!
Posté le 22-03-2005 à 03:43:46  profilanswer
 

Gurney_Halleck a écrit :

Je te laisse lire le texte en entier, pas seulement les 2 articles que Korrigan - fin ananlyste devant l'Eternel - a pris soin de quoter. (et encore, je vois meme pas qu'est-ce qu'il a voulu montrer en citant ca. Mais bon, je suis un atlantiste ultra capitaliste mouton menteur, ca doit etre pour ca).
 
C'est un discours de bienvenue, dans lequel le PE exprime ses souhaits pour les 4 ans a venir. Ca va pas plus loin. Tu noteras l'emploi du subjonctif, d'ailleurs.


 
C'est marrant moi je vois que les européens veulent crée une nouvelle assemblé, et qu'il y travaille avec les americains.
 
Sinon a propos de l'article un court extrait (qui parle je le rappelle de la politique regionaliste de l'UE qui rend service au americain)
 

  • 6. Une Europe fragmentée au service des Etats-Unis


La classe politique américaine est largement au courant du processus de fragmentation régional du continent européen. Ce fait fut manifesté officiellement par le Président Clinton le 2 juin 2000 lorsqu’il reçut la plus haute distinction eurofédéraliste : le Prix Charlemagne. [...] Au cours de son discours, le Président Clinton a rappelé la nécessité d’une relation transatlantique étroite en soulignant les mutations profondes de l’Europe.
 
Le Président américain a dit en effet ceci : « L’unité de l’Europe est en train d’engendrer quelque chose de véritablement neuf sous le soleil : des institutions communes plus vastes que l’Etat-nation parallèlement à la délégation de l’autorité démocratique aux échelons inférieurs. L’Ecosse et le Pays de Galles ont leurs propres parlements. L’Irlande du Nord, dont ma famille tire son origine, a retrouvé son nouveau gouvernement. L’Europe est pleine de vie et résonne à nouveau des noms d’anciennes régions dont on reparle - la Catalogne, le Piémont, la Lombardie, la Silésie, la Transylvanie, etc - non pas au nom d’un quelconque séparatisme, mais dans un élan de saine fierté et de respect de la tradition. La souveraineté nationale est enrichie de voix régionales pleines de vie qui font de l’Europe un lieu garantissant mieux l’existence de la diversité
 
Dans cette affaire, les Etats-Unis ont tout intérêt à voir l’émergence politique des régions traitant directement avec Bruxelles, mais aussi avec tous les lobbies anglo-saxons, sans passer par les Etats nationaux.
 
Le processus de démantèlement des Etats est bien engagé puisque le journaliste Peter M. Huber de Die Welt n’a pas hésité à donner comme titre à son article, commentant le projet de constitution de Valéry Giscard d’Estaing, « la destitution des Etats-nations »
 

  • 7. Un partenariat transatlantique mieux réglé


Malgré les différents violents qui ont pu exister des deux côtés de l’Atlantique, il est utile de rappeler que le très emblématique ministre des Affaires étrangères d’Allemagne, Joschka Fischer, prône un renforcement du lien transatlantique.
[...]
il n’en reste pas moins qu’il se dégage une volonté affirmée de la part de Berlin d’aboutir à un resserrement du lien transatlantique.
 
Les propos d’un Joschka Fischer sont particulièrement significatifs à ce sujet : « Pour nous Européens, l’objectif est clair : nous voulons une Union européenne économiquement et politiquement intégrée qui, en partenariat avec les Etats-Unis, garantisse à l’Europe sa stabilité intérieure et apporte une contribution substantielle au développement de la paix et de la justice dans le monde. Nous voulons un partenariat étroit avec une présence durable de l’Amérique en Europe. L’Union de l’Europe et le partenariat entre l’Europe et l’Amérique ne sont pas des processus opposés, mais complémentaires et cumulatifs. Plus d’Europe est la condition préalable du partenariat de l’avenir »
 

  • Think tanks


Cette affirmation relaie les volontés exprimées au sein des Think tanks  germaniques
 
Ces Think tanks  allemands pèsent lourds dans le paysage politique outre-Rhin pour deux raisons. D’abord, ils travaillent en étroite liaison avec des Think tanks américains, en particulier le German Marshall Fund. Ensuite, les résultats de leurs travaux décidés en amont se retrouvent, sauf exceptions, en aval dans les décisions du gouvernement Schröder.
 

  • « USA-UE : recommandations stratégiques pour une nouvelle alliance globale »


C’est sous le titre « USA-UE : recommandations stratégiques pour une nouvelle alliance globale » que ce séminaire a débattu des relations transatlantiques.
 
il n’y a pas d’autre alternative qu’une alliance transatlantique. Le diagnostic est posé et la thérapie doit commencer. Qui veut positivement changer le monde, doit utiliser le potentiel transatlantique. Le partenariat transatlantique reste la force décisive qui façonne la politique mondiale »
 
Telle est la conclusion de ces experts réunis au sein de deux groupes : « Sécurité » et « Economie, Commerce et finance »
[...]
 
Fait particulièrement révélateur, les représentants lors de ce séminaire ont bien fait comprendre à Jean-claude Trichet, gouverneur de la Banque de France et prochain président désigné de la Banque centrale européenne (la BCE), que « l’Europe a la chance de se positionner en tant qu’acteur global sérieux uniquement comme partenaire et non comme rivale des Etats-Unis ». A bon entendeur ... salut !
 

  • Le renforcement de la coopération entre les Américains et les Européens


Au cours de ces débats, les différents experts se sont tous finalement engagés dans la même voie, celle du renforcement de la coopération entre les Américains et les Européens
[...]
 

  • Conclusion


Finalement, nous assistons à la volonté de mettre en place un pilier américain et un pilier européen unis sur des principes communs. En réalité, nous devrions plutôt dire un pilier européen assujetti à l’Imperium américain car dans cette affaire les Etats-Unis et leurs alliés anglais restent les maîtres-d’œuvre d’une vision planétaire. Pour la réalisation de cette politique, on comprend donc mieux la nécessité pour l’Europe d’amoindrir le rôle des Etats et de favoriser l’émergence des régions au profit d’une autorité supranationale dont la légitimité, dans les affaires internationales, trouve déjà sa racine dans l’article 6 du projet de Constitution de Valéry Giscard d’Estaing : « L’Union est dotée de la personnalité juridique ».
 
L’Allemagne, à l’origine des textes fondateurs de la construction européenne (charte des langues régionales ou minoritaires, convention-cadre pour la protection des minorités, chartes de l’autonomie locale et régionale, convention-cadre sur la coopération transfrontalière, aménagement du territoire dans le cadre de la CEMAT, projet de Code civil européen unique sous la direction du juriste Christian von Bar), est en mesure d’atteindre un niveau lui permettant de jouer un rôle majeur.
 
Cependant, l’histoire nous enseigne que sur Terre rien n’est acquis, rien n’est éternel. Minée par une démographie suicidaire, comme partout en Europe, l’Allemagne connaît de graves difficultés économiques. Certes, elle souffre d’une trop grande rigidité dans son organisation économique à laquelle le gouvernement Schröder tente de remédier. Cependant, aucune politique aussi subtile soit-elle, s’appuyant sur des rêves de partenariats mondiaux, ne peut perdurer si les décès l’emportent sur les naissances. L’hiver démographique qui touche toute l’Europe lui interdit à plus ou moins long terme toute « politique puissance », à moins d’un réveil brutal de l’instinct de survie. Enfin, le partenariat germano-anglo-saxon qui semble s’affermir doit affronter la réalité du terrain et les menaces qui ne manquent pas : le terrorisme islamique, une Russie aux problèmes économiques, sociaux, démographiques, de santé etc.  ... Les divorces font partie de la vie humaine. Tout le problème est de savoir si les élites de ces deux mondes sauront s’entendre dans la répartition des rôles et tenir le choc afin d’aller jusqu’au bout de cet idéal prométhéen.
 
Pierre Hillard

 
http://www.diploweb.com/forum/hillard2.htm
 
Vive l'Union Européenne qui permettra a l'europe d'avoir une politique et blablabla


Message édité par Francko511 le 22-03-2005 à 03:47:30

---------------
Les allemands attaqueront sans doute encore. Que chacun travaille et veille pour obtenir le même succès qu'hier... Courage, on les aura!
n°5122629
Francko511
Vive la liberté!
Posté le 22-03-2005 à 03:45:54  profilanswer
 

Citation :

L'Europe politique est a construire. Y a pas marque dans le traite que des son adoption, tous les pays de l'UE enverrons chier les US. Elle respecte les plus atlantistes comme les plus europeens.


 
En réalité je parle pas spécialement du traité mais de l'Union Européenne telle qu'elle se construit aujourd'hui.
 

Citation :

Le reste est a construire. Ce traite ne penche ni dans un sens, ni dans un autre. Elle reste a construire !


 
Le traité oui mais pas l'Union Européenne et pas les états de l'union qui je le rappelle sont tous pro US.


---------------
Les allemands attaqueront sans doute encore. Que chacun travaille et veille pour obtenir le même succès qu'hier... Courage, on les aura!
n°5122635
wave
Posté le 22-03-2005 à 03:53:37  profilanswer
 

Francko511 a écrit :

C'est marrant moi je vois que les européens veulent crée une nouvelle assemblé, et qu'il y travaille avec les americains.
 
Sinon a propos de l'article un court extrait (qui parle je le rappelle de la politique regionaliste de l'UE qui rend service au americain)
 

  • 6. Une Europe fragmentée au service des Etats-Unis


La classe politique américaine est largement au courant du processus de fragmentation régional du continent européen. Ce fait fut manifesté officiellement par le Président Clinton le 2 juin 2000 lorsqu’il reçut la plus haute distinction eurofédéraliste : le Prix Charlemagne. [...] Au cours de son discours, le Président Clinton a rappelé la nécessité d’une relation transatlantique étroite en soulignant les mutations profondes de l’Europe.
 
Le Président américain a dit en effet ceci : « L’unité de l’Europe est en train d’engendrer quelque chose de véritablement neuf sous le soleil : des institutions communes plus vastes que l’Etat-nation parallèlement à la délégation de l’autorité démocratique aux échelons inférieurs. L’Ecosse et le Pays de Galles ont leurs propres parlements. L’Irlande du Nord, dont ma famille tire son origine, a retrouvé son nouveau gouvernement. L’Europe est pleine de vie et résonne à nouveau des noms d’anciennes régions dont on reparle - la Catalogne, le Piémont, la Lombardie, la Silésie, la Transylvanie, etc - non pas au nom d’un quelconque séparatisme, mais dans un élan de saine fierté et de respect de la tradition. La souveraineté nationale est enrichie de voix régionales pleines de vie qui font de l’Europe un lieu garantissant mieux l’existence de la diversité
 
Dans cette affaire, les Etats-Unis ont tout intérêt à voir l’émergence politique des régions traitant directement avec Bruxelles, mais aussi avec tous les lobbies anglo-saxons, sans passer par les Etats nationaux.
 
Le processus de démantèlement des Etats est bien engagé puisque le journaliste Peter M. Huber de Die Welt n’a pas hésité à donner comme titre à son article, commentant le projet de constitution de Valéry Giscard d’Estaing, « la destitution des Etats-nations »
 

  • 7. Un partenariat transatlantique mieux réglé


Malgré les différents violents qui ont pu exister des deux côtés de l’Atlantique, il est utile de rappeler que le très emblématique ministre des Affaires étrangères d’Allemagne, Joschka Fischer, prône un renforcement du lien transatlantique.
[...]
il n’en reste pas moins qu’il se dégage une volonté affirmée de la part de Berlin d’aboutir à un resserrement du lien transatlantique.
 
Les propos d’un Joschka Fischer sont particulièrement significatifs à ce sujet : « Pour nous Européens, l’objectif est clair : nous voulons une Union européenne économiquement et politiquement intégrée qui, en partenariat avec les Etats-Unis, garantisse à l’Europe sa stabilité intérieure et apporte une contribution substantielle au développement de la paix et de la justice dans le monde. Nous voulons un partenariat étroit avec une présence durable de l’Amérique en Europe. L’Union de l’Europe et le partenariat entre l’Europe et l’Amérique ne sont pas des processus opposés, mais complémentaires et cumulatifs. Plus d’Europe est la condition préalable du partenariat de l’avenir »
 

  • Think tanks


Cette affirmation relaie les volontés exprimées au sein des Think tanks  germaniques
 
Ces Think tanks  allemands pèsent lourds dans le paysage politique outre-Rhin pour deux raisons. D’abord, ils travaillent en étroite liaison avec des Think tanks américains, en particulier le German Marshall Fund. Ensuite, les résultats de leurs travaux décidés en amont se retrouvent, sauf exceptions, en aval dans les décisions du gouvernement Schröder.
 

  • « USA-UE : recommandations stratégiques pour une nouvelle alliance globale »


C’est sous le titre « USA-UE : recommandations stratégiques pour une nouvelle alliance globale » que ce séminaire a débattu des relations transatlantiques.
 
il n’y a pas d’autre alternative qu’une alliance transatlantique. Le diagnostic est posé et la thérapie doit commencer. Qui veut positivement changer le monde, doit utiliser le potentiel transatlantique. Le partenariat transatlantique reste la force décisive qui façonne la politique mondiale »
 
Telle est la conclusion de ces experts réunis au sein de deux groupes : « Sécurité » et « Economie, Commerce et finance »
[...]
 
Fait particulièrement révélateur, les représentants lors de ce séminaire ont bien fait comprendre à Jean-claude Trichet, gouverneur de la Banque de France et prochain président désigné de la Banque centrale européenne (la BCE), que « l’Europe a la chance de se positionner en tant qu’acteur global sérieux uniquement comme partenaire et non comme rivale des Etats-Unis ». A bon entendeur ... salut !
 

  • Le renforcement de la coopération entre les Américains et les Européens


Au cours de ces débats, les différents experts se sont tous finalement engagés dans la même voie, celle du renforcement de la coopération entre les Américains et les Européens
[...]
 

  • Conclusion


Finalement, nous assistons à la volonté de mettre en place un pilier américain et un pilier européen unis sur des principes communs. En réalité, nous devrions plutôt dire un pilier européen assujetti à l’Imperium américain car dans cette affaire les Etats-Unis et leurs alliés anglais restent les maîtres-d’œuvre d’une vision planétaire. Pour la réalisation de cette politique, on comprend donc mieux la nécessité pour l’Europe d’amoindrir le rôle des Etats et de favoriser l’émergence des régions au profit d’une autorité supranationale dont la légitimité, dans les affaires internationales, trouve déjà sa racine dans l’article 6 du projet de Constitution de Valéry Giscard d’Estaing : « L’Union est dotée de la personnalité juridique ».
 
L’Allemagne, à l’origine des textes fondateurs de la construction européenne (charte des langues régionales ou minoritaires, convention-cadre pour la protection des minorités, chartes de l’autonomie locale et régionale, convention-cadre sur la coopération transfrontalière, aménagement du territoire dans le cadre de la CEMAT, projet de Code civil européen unique sous la direction du juriste Christian von Bar), est en mesure d’atteindre un niveau lui permettant de jouer un rôle majeur.
 
Cependant, l’histoire nous enseigne que sur Terre rien n’est acquis, rien n’est éternel. Minée par une démographie suicidaire, comme partout en Europe, l’Allemagne connaît de graves difficultés économiques. Certes, elle souffre d’une trop grande rigidité dans son organisation économique à laquelle le gouvernement Schröder tente de remédier. Cependant, aucune politique aussi subtile soit-elle, s’appuyant sur des rêves de partenariats mondiaux, ne peut perdurer si les décès l’emportent sur les naissances. L’hiver démographique qui touche toute l’Europe lui interdit à plus ou moins long terme toute « politique puissance », à moins d’un réveil brutal de l’instinct de survie. Enfin, le partenariat germano-anglo-saxon qui semble s’affermir doit affronter la réalité du terrain et les menaces qui ne manquent pas : le terrorisme islamique, une Russie aux problèmes économiques, sociaux, démographiques, de santé etc.  ... Les divorces font partie de la vie humaine. Tout le problème est de savoir si les élites de ces deux mondes sauront s’entendre dans la répartition des rôles et tenir le choc afin d’aller jusqu’au bout de cet idéal prométhéen.
 
Pierre Hillard

 
http://www.diploweb.com/forum/hillard2.htm
 
Vive l'Union Européenne qui permettra a l'europe d'avoir une politique et blablabla


euh, à partir du moment où l'europe prend du pouvoir, les Etats en perdent, je vois pas ce qu'il y a d'étonnant.
Ensuite, être pro-US, ça veut dire quoi?
autant un petit pays peut avoir des intérêts personnels à se plier à leur volonté, autant l'inverse (Etats-Unis qui commandent une europe politique + grande qu'eux) me parait difficile :D

n°5122668
Gurney_Hal​leck
dévisage des figures
Posté le 22-03-2005 à 04:08:22  profilanswer
 

Psycmatic : entre avoir un minimum de sens critique et voir un complot des que y a un truc qui t'emmerde, vraiment...
 
M'enfin, ta rethorique est bien connue : c'est celle des extremes, droite comme gauche, le credo du tous pourris sauf moi, je vais vous sauver.
 
Heureusement que tu es la pour nous montrer la voie !
 
Edit: et qu'un gars d'un parti d'extreme gauche me fasse une lecon sur le "realisme" et le "sens critique", desole, mais  [:schumacher]  
Enfin, vaut mieux lire ca qu'estre aveugle.


Message édité par Gurney_Halleck le 22-03-2005 à 04:11:08

---------------
Mon blog
n°5122671
show
Posté le 22-03-2005 à 04:09:33  profilanswer
 

personnellement ce n'est pas le partenariat transatlantique qui me gêne mais sa mise en place quelque peu cavalière...
 
j'ai franchement l'impression qu'on en est réduit à assister à la projection d'un mauvais téléfilm
 
si je n'avais pas la possibilité de porter un regard critique sur le "scénario", je voterai "non" par  rebellion ou "oui" par naïveté
 
le fait est que je voterai "oui" car la constitution me convient... mais je n'apprécie vraiment pas de voir que tout se trâme d'une façon aussi peu orthodoxe
 
la constitution n'en est pas une
les masses se nourrissent d'anti-americanisme primaire mais sont prêtes à adhérer à un projet hautement susceptible  de déboucher sur un partenariat avancé avec les états unis (projet méritant un oeil attentif contrairement à des évènements dont la presse s'est gargarisée et qui ne présentaient aucun intérêt...)
 
ce n'est pas dans mon habitude mais j'ai peur car il y a de quoi avoir peur lorsque son propre camp s'embarque dans des délires qui, par définition, ne suivent aucune logique

n°5122679
INplement
Posté le 22-03-2005 à 04:11:54  profilanswer
 

http://www.punishmentpark.com/nny/propagande/cerveau.png
 
 :jap:

n°5122684
INplement
Posté le 22-03-2005 à 04:13:01  profilanswer
 

Psycmatic a écrit :

C'est drole dés qu'on denonces les derives mafieuses et criminels du pouvoirs on est soit paranoiaque, soit d'extreme gauche.
Vive la penssée unique!
c'est la nouvelle mode , coller des etiquettes sur les gens ...
Mais tu as raison, fait confiance à la grande presse qui appartient à de grands groupes financier marchand d'armes, regarde TF1, vote "oui" à la Constitution et soit un bon petit mouton...beee
Oui, Ayez confiance et faite nous confiance, dormez tranquille nous veyerons sur vous.tout est sous control, pas de panique. Les complots sa n'existe que dans les films,  
tous le monde il est beau il est gentil.
ne te pose pas de question inutile.. abrutis toi devant la télé , ne t'interresse pas aux sujet compliqués, tous n'est que plaisir,  rammasse les miettes de pains qu'on te jette, et tait toi..
:
Si pour toi la vérité se resume a la version officiel,
Libre a toi de garder tes illusions.
Il suffit d'etre realiste, d'avoir un minimum de sens critique, de mefiance pour se rendre compte qu'on nous prend pour des gogos a longeur de journée...


http://www.punishmentpark.com/nny/propagande/cerveau.png
 :jap:


Message édité par INplement le 22-03-2005 à 04:15:24
n°5122871
printf
Baston !
Posté le 22-03-2005 à 07:24:07  profilanswer
 

Psycmatic a écrit :

C'est drole dés qu'on denonces les derives mafieuses et criminels du pouvoirs on est soit paranoiaque, soit d'extreme gauche.
Vive la penssée unique!
c'est la nouvelle mode , coller des etiquettes sur les gens ...
Mais tu as raison, fait confiance à la grande presse qui appartient à de grands groupes financier marchand d'armes, regarde TF1, vote "oui" à la Constitution et soit un bon petit mouton...beee
Oui, Ayez confiance et faite nous confiance, dormez tranquille nous veyerons sur vous.tout est sous control, pas de panique. Les complots sa n'existe que dans les films,  
tous le monde il est beau il est gentil.
ne te pose pas de question inutile.. abrutis toi devant la télé , ne t'interresse pas aux sujet compliqués, tous n'est que plaisir,  rammasse les miettes de pains qu'on te jette, et tait toi..
 
Si pour toi la vérité se resume a la version officiel,
Libre a toi de garder tes illusions.
Il suffit d'etre realiste, d'avoir un minimum de sens critique, de mefiance pour se rendre compte qu'on nous prend pour des gogos a longeur de journée...


 
Tu m'a l'air d'en coller pas mal des étiquettes [:paysan]
 
 
(cela dit, ce n'est que mon avis de mouton abruti par TF1 dirigé par le MEDEF des ultra néo libéraux [:aloy])


---------------
Un matin je me lèverai et il fera beau.
n°5122925
panda44
Posté le 22-03-2005 à 07:55:51  profilanswer
 

Psycmatic a écrit :

Pour en revenir a la constitution et le traitement de la campagne dans les medias , j'ai remarqué une petite difference de traitement entre le oui et le non.  


Ce que j'ai remarqué, c'est que l'on parle toujours "du risque du NON".
 
Et pourquoi les journaleux ne pourraient pas dire : "les risques du OUI"  :sol:

n°5122962
Profil sup​primé
Posté le 22-03-2005 à 08:18:39  answer
 


Non, je pars du principe que celui-ci est plus à gauche que Nice, et que de toute manière que l'on vote oui ou non on nous proposera un nouveau atexte dans les cinq ans. S'il est plus à droite que l'actuel je voterai alors non, sinon je voterai oui.
 
Bon, si on pouvait mettre Psycmatic dehors qu'on discute entre gens sérieux ce serait un plus :sleep:


Message édité par Profil supprimé le 22-03-2005 à 08:23:32
n°5122983
dobeliou
Posté le 22-03-2005 à 08:27:58  profilanswer
 

Francko511 a écrit :

Excuse nous de dire la vérité.
 
Il faut arrêter de mentir au peuple en lui racontant des conneries,
d'Europe qui va tenir tête au US.

 
Je ne serais pas aussi énervé si on ne nous répétait pas à longueur de journée "grâce à l'Europe on va avoir une vrai politique face au américain"
 
Mais il faut bien faire plaisir au beauf de service j'imagine?
 
Il faut dire la vérité au gens ou tout simplement ne pas sortir l'argument de l'Europe politique.
 
Point barre.


 
honnetement, meme si c'etait vrai, cest certainement pas qqchose qui maurait fait voter oui... jen ai rien a battre perso [:spamafote]


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Topic Cosplay@JV Reborn
n°5122984
dobeliou
Posté le 22-03-2005 à 08:28:03  profilanswer
 

panda44 a écrit :

Ce que j'ai remarqué, c'est que l'on parle toujours "du risque du NON".
 
Et pourquoi les journaleux ne pourraient pas dire : "les risques du OUI"  :sol:


oui les défenseurs du oui dans les médias ne parlent pas du tout de la constitution, cest vraiment étrange, ils se contentent de critiquer les défenseurs du non...


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Topic Cosplay@JV Reborn
n°5122986
Profil sup​primé
Posté le 22-03-2005 à 08:28:39  answer
 

dobeliou a écrit :

oui les défenseurs du oui dans les médias ne parlent pas du tout de la constitution, cest vraiment étrange, ils se contentent de critiquer les défenseurs du non...


Non ça c'est nawak.

n°5122988
dobeliou
Posté le 22-03-2005 à 08:30:18  profilanswer
 

ben je l'ai constaté... a la TV toujours hein


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Topic Cosplay@JV Reborn
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