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Auteur Sujet :

L'extrême gauche

n°7218076
le cardina​l
Allez en paix !
Posté le 15-12-2005 à 16:49:54  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Dion a écrit :

Et pkoi voir a une seule generation ? Tu essayes de deplacer le probleme dans le temps sans le resoudre...


 
Et bien Hephaestos, tu touches du doigt la réalité du capitalisme !  ;)  
Quand je pense que tu disais que l'homme était naturellement mesquin et mauvais, tu devais penser à Dion !

mood
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Posté le 15-12-2005 à 16:49:54  profilanswer
 

n°7218206
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 15-12-2005 à 17:00:18  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

Ok, alors quid de la maison des arrière-grand-parents ?
 
Je te propose un truc :
 
A ta mort, tu lègues à tes enfants tous tes biens, moins ce que tu as touché en héritage et dons divers lors de ta vie... Pas mal, non ?


 
Et donc, pour les lignées de pauvres, dans le cas ou il a hérité de la barraque de son pêre et qu'il a réussi a subsister toute sa vie en ayant de quoi juste se nourrir et se loger, tu vas lui prendre son ancienne baraque a ses fils ??
 
Bizarre :whistle:
 
Puis même, ce serait un amplificateur de la réussite par rapport aux autes [:spamafote]

n°7218339
le cardina​l
Allez en paix !
Posté le 15-12-2005 à 17:14:07  profilanswer
 

Maouuu a écrit :

Et donc, pour les lignées de pauvres, dans le cas ou il a hérité de la barraque de son pêre et qu'il a réussi a subsister toute sa vie en ayant de quoi juste se nourrir et se loger, tu vas lui prendre son ancienne baraque a ses fils ??
 
Bizarre :whistle:
 
Puis même, ce serait un amplificateur de la réussite par rapport aux autes [:spamafote]


 
Rassure toi, Maouu, dans les lignées de pauvres, on hérite de rien sauf de dettes !

n°7218347
Profil sup​primé
Posté le 15-12-2005 à 17:14:58  answer
 

hephaestos a écrit :

On ne souhaite appauvrir personne, simplement je ne vois pas pourquoi tu bénéficierait du travail de tes arrière grand-parents plutot que Ichem Boulkobra, jeune homme de 31 ans qui vit à Oran avec sa femme et ses 3 enfants.


 
Par solidarité familiale intergénérationnelle. [:airforceone]
 
Des parents ne travaillent pas seulement pour eux, mais aussi pour leurs enfants (il me suffit de regarder mon père pour m'en rendre compte) et leurs petits-enfants (etc.).
 
Les parents travaillent pour aider leurs enfants, et c'est un sentiment normal, humain.
 
Si on devait interdire à des parents d'aider leurs enfants, je crois que ce serait ressenti comme profondémment injuste et inhumain.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-12-2005 à 17:16:49
n°7218367
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-12-2005 à 17:17:15  profilanswer
 

Il ne s'agit pas d'interdire mais d'éviter de créer des inégalités.
 
Si tu donnes à tout le monde la même chance de réussite (vraiment, pas comme aujourd'hui), ça change toute la donne ;)


---------------
Idéaliste pragmatique gauchiste cherche camarades pour fonder un parti
n°7218858
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 15-12-2005 à 18:17:01  profilanswer
 

le cardinal a écrit :

Rassure toi, Maouu, dans les lignées de pauvres, on hérite de rien sauf de dettes !


 
 
C'est sur qu'avec ce système, ce sera le cas :D

n°7219822
le cardina​l
Allez en paix !
Posté le 15-12-2005 à 20:34:06  profilanswer
 

Maouuu a écrit :

C'est sur qu'avec ce système, ce sera le cas :D


 
Mais non ! Pas de propriété, pas d'emprunt ! Pas d'emprunt, pas de dettes !  :D

n°7220412
grimorg198​4
Virtus
Posté le 15-12-2005 à 21:38:21  profilanswer
 

faut tout tuer

n°7220426
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 15-12-2005 à 21:39:52  profilanswer
 

le cardinal a écrit :

Mais non ! Pas de propriété, pas d'emprunt ! Pas d'emprunt, pas de dettes !  :D


 
Et même pas de toits :D

n°7220435
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 15-12-2005 à 21:41:01  profilanswer
 

Dion a écrit :

Et pkoi voir a une seule generation ? Tu essayes de deplacer le probleme dans le temps sans le resoudre...


 
Ah parce que tu estimes avoir souffert de l'absence de tes grand-parents quand ils économisaient les sous permettant de te bâtir une villa sur la cote ??
 
 

le cardinal a écrit :

Et bien Hephaestos, tu touches du doigt la réalité du capitalisme !  ;)  
Quand je pense que tu disais que l'homme était naturellement mesquin et mauvais, tu devais penser à Dion !


 
S'il te plait, même quand c'est pour être d'accord avec moi, évite ce genre de phrases.

Message cité 1 fois
Message édité par hephaestos le 15-12-2005 à 21:45:33
mood
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Posté le 15-12-2005 à 21:41:01  profilanswer
 

n°7220452
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 15-12-2005 à 21:42:51  profilanswer
 


 
C'est parti :o
 
(anti anti flood pour Hephaestos)

Message cité 1 fois
Message édité par Maouuu le 15-12-2005 à 21:43:09
n°7220464
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 15-12-2005 à 21:44:46  profilanswer
 


 
La question que je pose c'est : en quoi serait-ce, précisément, injuste ?
 
Il existe des raisons tout à fait valable pour que l'héritage soit une bonne chose, simplement il faut se rendre à l'évidence : la transmisison héréditaire de la richesse n'est pas intrinséquement bonne moralement.

n°7220475
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 15-12-2005 à 21:46:01  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

La question que je pose c'est : en quoi serait-ce, précisément, injuste ?
 
Il existe des raisons tout à fait valable pour que l'héritage soit une bonne chose, simplement il faut se rendre à l'évidence : la transmisison héréditaire de la richesse n'est pas intrinséquement bonne moralement.


 
 
Hop la, tu as sauté ma question :o

n°7220479
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 15-12-2005 à 21:46:20  profilanswer
 

Maouuu a écrit :


(anti anti flood pour Hephaestos)


 
 
C'est gentil :)
 
Qu'est-ce que c'est pénible cette fonction (vous noterez que j'essaie quand même de mettre un peu d'ordre quand j'ai fini :D)

n°7220497
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 15-12-2005 à 21:47:49  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

C'est gentil :)
 
Qu'est-ce que c'est pénible cette fonction (vous noterez que j'essaie quand même de mettre un peu d'ordre quand j'ai fini :D)


 
 
Disons que j'ai vu que tu étais bien motivé a poster ce soir :D
 
SInon, c'est clair que c'est chiant cette fonction


Message édité par Maouuu le 15-12-2005 à 21:48:13
n°7220536
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 15-12-2005 à 21:52:23  profilanswer
 


Maouuu a écrit :

Hop la, tu as sauté ma question :o


 
Damned, il insiste le bougre...
 

Maouuu a écrit :

Et donc, pour les lignées de pauvres, dans le cas ou il a hérité de la barraque de son pêre et qu'il a réussi a subsister toute sa vie en ayant de quoi juste se nourrir et se loger, tu vas lui prendre son ancienne baraque a ses fils ??
 
Bizarre :whistle:


 
Rien n'empêche de mettre un seuil en deça duquel tout passe sans que l'Etat ne prenne rien, c'est léger de critiquer un système quand il est si simple de se débarasser des cas génants. C'est d'autant plus léger que tu réponds comme si j'étais le premier ministre : il y a trés peu de chances qu'une telle proposition soit jamais mise en oeuvre.
 
 

Maouuu a écrit :

Puis même, ce serait un amplificateur de la réussite par rapport aux autes [:spamafote]


 
C'est mon coté libéral qui ressort, j'apprécie l'idée que chacun ait ce qu'il mérite. Amplifier la réussite, ça ne me choque pas plus que ça, si ça ne signifie pas amplifier aussi l'exclusion. Il y a plein de moyen de profiter de cette amplification, qui constitue une carotte de plus pour faire faire plein de choses utiles aux citoyens :)

n°7220547
le cardina​l
Allez en paix !
Posté le 15-12-2005 à 21:54:16  profilanswer
 

hephaestos a écrit :


S'il te plait, même quand c'est pour être d'accord avec moi, évite ce genre de phrases.


Désolé, Hephaestos, je n'irais pas jusqu'à dire que je suis d'accord avec toi ! Dion est le produit d'une propagande idéologique forcenée, mais au fond de lui même, sous ses couches de blessures et de peurs, je suis sûr que se cache un homme fragile qui ne demande qu'à être bon et solidaire !

n°7220566
le cardina​l
Allez en paix !
Posté le 15-12-2005 à 21:56:11  profilanswer
 

Maouuu a écrit :

Et même pas de toits :D


L'amour, l'eau fraîche ! Avec le communisme, il ne pleut jamais et il ne fait jamais froid !  :D  C'est pas comme avec le Capitalisme et son maudit effet de serre !

n°7220574
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 15-12-2005 à 21:57:09  profilanswer
 

le cardinal a écrit :

Désolé, Hephaestos, je n'irais pas jusqu'à dire que je suis d'accord avec toi ! Dion est le produit d'une propagande idéologique forcenée, mais au fond de lui même, sous ses couches de blessures et de peurs, je suis sûr que se cache un homme fragile qui ne demande qu'à être bon et solidaire !


 
 
C'est une femme :o :whistle:
 
De plus, comment juger quelqu'un sur juste cette altercation ??

n°7220582
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 15-12-2005 à 21:58:04  profilanswer
 

le cardinal a écrit :

L'amour, l'eau fraîche ! Avec le communisme, il ne pleut jamais et il ne fait jamais froid !  :D  C'est pas comme avec le Capitalisme et son maudit effet de serre !


 
Ok, tu me refile l'amour (une femme bien sur :o), je te refile le reste :o :D

n°7220651
le cardina​l
Allez en paix !
Posté le 15-12-2005 à 22:06:18  profilanswer
 

Maouuu a écrit :

Ok, tu me refile l'amour (une femme bien sur :o), je te refile le reste :o :D


 
T'es trop vénal, Maouuu, même l'amour tu le négocies sur un marché d'échange ? Brise ta carapace de peurs et de blessures, Maouuu, et ouvre ton coeur...  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Et demain, on fera le même exercice avec ton cerveau ! Tu verras, on va faire quelque chose de bien de toi !  :D

n°7220739
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 15-12-2005 à 22:15:28  profilanswer
 

le cardinal a écrit :

T'es trop vénal, Maouuu, même l'amour tu le négocies sur un marché d'échange ? Brise ta carapace de peurs et de blessures, Maouuu, et ouvre ton coeur...  
 
Et demain, on fera le même exercice avec ton cerveau ! Tu verras, on va faire quelque chose de bien de toi !  :D


 
 
 
[:ddr555] :lol:
 
Mais mon cerveau, on y touche pas :o :D
 

n°7221065
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 15-12-2005 à 22:51:59  profilanswer
 

theredled a écrit :

Bien sur que si, la liberté a un sens, c'est l'absence de contrainte, c'est un concept. Dans l'absolu, elle signifie la maitrise totale de tout.
Par contre le bonheur lui, ne veut rien dire concrètement (ou beaucoup trop de choses différentes).


 
Je reviens un peu sur cette question, et je réfute toute accusation de hors-sujet, car Spinoza a montré qu'il ne pouvait y avoir qu'une substance ; par conséquent rien n'est hors-sujet :o (j'ai assez souffert de mon passage sur le topic philo, désolé... :) )
 
La liberté est l'absence de contrainte, certes. C'est donc, pour moi, une chimère qui non seulement n'existe pas dans l'absolu, mais n'existe même pas partiellement. Car je suis matérialiste (je ne crois pas qu'il existe autre chose que la matière, en particulier je ne crois pas que la conscience -ou l'âme- se situe en dehors de l'univers matériel) et rationaliste (je crois que l'univers obéit aux lois de la physique, et que ces lois sont immuables). Partant de là, il n'existe à mon sens pas de libre-arbitre, tout n'est que contrainte.
 
Qu'est-ce que ça change ? pas grand chose, car si la liberté n'existe pas, il existe un sentiment indiscutable de liberté et de libre-arbitre. La liberté est donc une illusion, et tu reconnaitras avec moi que quand l'illusion est visuelle, auditive, tactile, odorante et gustative, le plus simple c'est de faire comme si elle était réelle.
 
Ca change également que quand tu me dis que la liberté est une chose plus concrête que le bonheur, j'ai du mal à te rejoindre. Ni l'un ni l'autre n'ont une réalité ailleurs que dans notre conscience. Tous deux sont des sentiments subjectifs, et tous deux sont présents chez tous les êtres humains : il n'y a aucun problème à discuter du bonheur, je trouve exagérée ta réaction d'appréhension à discuter d'une chose que tu dis propre à chacun. C'est justement l'un des rares sujets à propos desquels il est trés facile de communiques avec n'importe quel être humain tout autours du globe.
 
Par ailleurs, j'ai beaucoup de mal à dissocier bonheur et liberté : j'ai beau essayer, je n'imagine pas être heureux sans me sentir libre (puisque être libre est impossible), et je n'imagine pas me sentir libre sans être heureux. Je suis donc, en plus d'être matérialiste et rationaliste, un libéral.

n°7221097
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-12-2005 à 22:55:34  profilanswer
 

Sur ce point je suis obligé de réagir.  
 
les hommes sont libres.
Mais etre libre ce n'est pas pouvoir faire ce que l'on veut , c'est vouloir faire ce que l'on peut .
L'homme pense forcément subjectivement , par une interprétation.
Mais il peut douter , et justement il est alors engagé à la fois par son jugement et par la maniere dont il interroge ce jugement.
Il est donc responsable et libre de sa maniere d'interpreter , de son éthique de vie , de sa maniere d'agir.  
 
Mais je suis d'accord pour dire qu'il existe des déterminants sociaux extremements puissants , des dominations et des conditionnements .
Mais le fait qu'il existe une corrélation ( un déterminant ) , entre l'origine social et les comportements, ne veut pas dire qu'il existe une causalité ( un déterminisme )


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°7221128
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 15-12-2005 à 22:58:42  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

Sur ce point je suis obligé de réagir.  
 
les hommes sont libres.
Mais etre libre ce n'est pas pouvoir faire ce que l'on veut , c'est vouloir faire ce que l'on peut .
L'homme pense forcément subjectivement , par une interprétation.
Mais il peut douter , et justement il est alors engagé à la fois par son jugement et par la maniere dont il interroge ce jugement.
Il est donc responsable et libre de sa maniere d'interpreter , de son éthique de vie , de sa maniere d'agir.  
 
Mais je suis d'accord pour dire qu'il existe des déterminants sociaux extremements puissants , des dominations et des conditionnements .
Mais le fait qu'il existe une corrélation ( un déterminant ) , entre l'origine social et les comportements, ne veut pas dire qu'il existe une causalité ( un déterminisme )


 
Puis-je savoir où est-ce que tu situes l'origine de l'absence de déterminisme ?
 
J'éclaircis ma question : s'il existe un libre-arbitre, il existe un esprit indépendant des lois déterministes de la physique. Serais tu dualiste ?

Message cité 1 fois
Message édité par hephaestos le 15-12-2005 à 23:00:00
n°7221169
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-12-2005 à 23:03:43  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

Puis-je savoir où est-ce que tu situes l'origine de l'absence de déterminisme ?


 
 
Dans le fait qu'il soit impossible de démontrer statistiquement une causalité entre deux comportements sociaux ( mais on peut montrer une corrélation et en estimer l'intensité )
 
Par ailleurs , si il y avait un réel determinisme hyper rigide , la domination ne pourrait pas s'exercer parce qu'elle serait trop visible , trop scandaleuse.
La violence symbolique est une maniere de faire intérioriser les déterminants et leur action ( c'est la "sensation de liberté" dont tu parles ) .  
Mais dans le meme temps , il existe toujours un " champ des possibles " qui est une sorte de variable d'ajustement.
D'accord ce champ est limité ( d'ou ma définition de la liberté ) mais il fait des individus des etres responsables et de la démocratie un systeme plus viable que les autres.
 
Je ne crois pas au determinisme physique , parce que cela signifierait que les comportements sociaux seraient tout à fait modélisables à la perfection , qu'on pourrait, par la sociologie , prévoir l'avenir avec certitude.
 
Or , jusqu'a preuve du contraire , ce reve de sociologue est aujourd'hui impossible malgré la puissance des modèles utilisés  
 

Message cité 1 fois
Message édité par Magicpanda le 15-12-2005 à 23:06:11

---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°7221202
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 15-12-2005 à 23:08:14  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

Dans le fait qu'il soit impossible de démontrer statistiquement une causalité entre deux comportements sociaux ( mais on peut montrer une corrélation et en estimer l'intensité )
 
Par ailleurs , si il y avait un réel determinisme hyper rigide , la domination ne pourrait pas s'exercer parce qu'elle serait trop visible , trop scandaleuse.
La violence symbolique est une maniere de faire intérioriser les déterminants et leur action ( c'est la "sensation de liberté" dont tu parles ) .  
Mais dans le meme temps , il existe toujours un " champ des possibles " qui est une sorte de variable d'ajustement.
D'accord ce champ est limité ( d'ou ma définition de la liberté ) mais il fait des individus des etres responsables et de la démocratie un systeme plus viable que les autres.
 
Je ne crois pas au determinisme physique , parce que cela signifierait que les comportements sociaux seraient tout à fait modélisables à la perfection , qu'on pourrait, par la sociologie , prévoir l'avenir avec certitude.
 
Or , jusqu'a preuve du contraire , ce reve de sociologue est aujourd'hui impossible malgré la puissance des modèles utilisés


 
Prévoir, c'est en théorie possible (trés loin de l'être en pratique), non pas grace à la sociologie mais grace à la physique, ou alors on se résigne au dualisme cartésien.
 
Le "champ des possibles" dont tu parles n'a aucune existence autre que dans les consciences humaines (sauf, encore une fois, si tu as des éléments que je n'ai pas).
 
/edit : et je réitère, au cas où tu l'ais raté :
 
 
J'éclaircis ma question : s'il existe un libre-arbitre, il existe un esprit indépendant des lois déterministes de la physique. Serais tu dualiste ?

Message cité 1 fois
Message édité par hephaestos le 15-12-2005 à 23:09:00
n°7221267
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-12-2005 à 23:14:55  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

Prévoir, c'est en théorie possible (trés loin de l'être en pratique), non pas grace à la sociologie mais grace à la physique, ou alors on se résigne au dualisme cartésien.
 
Le "champ des possibles" dont tu parles n'a aucune existence autre que dans les consciences humaines (sauf, encore une fois, si tu as des éléments que je n'ai pas).


 
 
Pourquoi grace à la physique ? ( là ya un truc qui m'échappe :p )
 
je suis un existensialiste , je n'envisage pas à la dualité du corps et de l'esprit , mais la phénoménologie :o


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°7221316
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-12-2005 à 23:20:24  profilanswer
 

Citation :

"Il y a (...) deux vues classiques. L'une consiste à traiter l'homme comme le résultat des influences physiques, physiologiques et sociologiques qui le détermineraient du dehors et feraient de lui une chose entre les choses. L'autre consiste à reconnaître dans l'homme, en tant qu'il est esprit et construit la représentation des causes mêmes qui sont censées agit sur lui, une liberté acosmique. D'un côté l'homme est une partie du monde, de l'autre il est conscience constituante du monde. Aucune de ces deux vues n'est satisfaisante. À la première on opposera toujours (... ) que, si l'homme était une chose entre les choses, il ne saurait en connaître aucune, puisqu'il serait, comme cette chaise ou comme cette table, enfermé dans ses limites, présent en un certain lieu de l'espace et donc incapable de se les représenter tous. Il faut lui recon-naître une manière d'être très particulière, l'être intentionnel, qui consiste à viser toutes choses et à ne demeurer en aucune. Mais si l'on voulait conclure de là que, par notre fond, nous sommes esprit absolu, on ren-drait incompréhensibles nos attaches corporelles et sociales, notre insertion dans le monde, on renoncerait à la condition humaine. "


 
Merleau Ponty
 

Citation :


« Si l’homme est ce qu’il est, la mauvaise foi est à tout jamais impossible et la franchise cesse d’être son idéal pour devenir son être : mais l’homme est - il ce qu’il est et, de manière générale, comment peut - on être ce qu’on est, lorsqu’on est comme conscience d’être ? Si la franchise, ou sincérité, est une valeur universelle, il va de soi que sa maxime : il faut être ce qu’on est ne sert pas uniquement de principe régulateur pour les jugements et les concepts par lesquels j’exprime ce que je suis. Elle pose non pas simplement un idéal du connaître mais un idéal d’être, elle nous propose une adéquation absolue de l’être avec lui-même comme prototype d’être. En ce sens il faut nous faire être comme nous sommes. Mais que sommes - nous donc si nous avons l’obligation constante de nous faire être ce que nous sommes, si nous sommes sur le mode du devoir être ce que nous sommes ? Considérons ce garçon de café. Il a le geste vif et appuyé, un peu trop précis, un peu trop rapide, il vient vers les consommateurs d’un pas un peu trop vif, il s’incline avec un peu trop d’empressement, sa voix, ses yeux expriment un intérêt un peu trop plein de sollicitude pour la commande du client, enfin le voilà qui revient, en essayant d’imiter dans sa démarche la rigueur inflexible d’on ne sait quel automate, tout en portant son plateau avec une sorte de témérité de funambule, en le mettant dans un équilibre perpétuellement instable et perpétuellement rompu, qu’il rétablit perpétuellement d’un mouvement léger du bras et de la main. Toute sa conduite nous semble un jeu. Il s’applique à enchaîner ses mouvements comme s’ils étaient des mécanismes se commandant les uns les autres, sa mimique et sa voix même semblent des mécanismes : il se donne la prestesse et la rapidité impitoyable des choses. Il joue, il s’amuse. Mais à quoi donc joue - t - il ? Il ne faut pas l’observer longtemps pour s’en rendre compte : il joue à être garçon de café. »


 
Jean Paul SARTRE, L'être et le néant.
 
 
 
 
Voila pour reprendre en gros ma vision de la chose :o
 
 
   1.  la contingence de l'Être humain. l'Être humain n'est pas un Être nécessaire; chacun de nous pourrait ne pas être. "L'homme est là, comme ça, sans raison; il est de trop".
 
   2. L'impuissance de la raison. La raison ne suffit pas à l'homme pour l'éclairer sur sa destinée: il lui faut se conduire aussi d'après son âme profonde, qui est ce que Pascal appelle le coeur.
 
   3. Le bondissement de l'être humain. L'existentialisme n'est pas une philosophie de la quiétude; il invite l'homme à faire sa vie par l'effort, en dépassant, transcendant à chaque instant son état actuel.
 
   4. La fragilité de l'être humain. Je suis toujours exposé à me perdre, à me détruire en tant qu'être humain, parce que je n'existe comme tel que par mon effort, D'où un sentiment d'angoisse.
 
   5. L'aliénation. L'homme qui se perd est aliéné de lui-même; il n'a plus la maîtrise, ni la possession de soi.
 
   6. La finitude et l'urgence de la mort. Il faut réagir vivement contre notre tendance à nous dissimuler cette vérité primordiale que notre vie va la mort.
 
   7. La solitude et le secret. Tout être humain a tendance à se sentir solitaire, impénétrable aux autres.
 
   8. Le néant.  L' homme est être-du-néant.
 
   9. Le thème de la conversion personnelle. L'homme ne doit pas vivre au jour le jour dans l'insouciance de sa destinée, il doit accéder a une vie vraiment personnelle et consciente.  
 
  10. Le thème de l'engagement L'homme est liberté; pour faire Sa vie il doit opter, choisir, s'engager par rapport à sa destinée et par rapport aux autres.
 
  11. Le thème de l'autre. L'homme constate qu'en réalité il n'est pas seul; il y a d'autres personnes avec qui il doit vivre.
 
  12. La vie exposée. L'homme doit agir, oser, jouer sa vie, sous le regard inévitable des autres.
 
 
 
 
    Ceci n'est pas du tout incompatible avec le socialisme ( il te suffira de lire le texte de Jean Jaurès en signature ), c'est pour ca que je ne suis pas d'extreme gauche , et que je conteste qu'on se prétende plus à gauche que moi , je suis pour l'évolution réelle des conditions d'existence , pas pour les manifestations incantatoires d'un club qui ferait 2 % des suffrages ..


Message édité par Magicpanda le 15-12-2005 à 23:47:47

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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°7221565
le cardina​l
Allez en paix !
Posté le 15-12-2005 à 23:56:12  profilanswer
 

Maouuu a écrit :

[:ddr555] :lol:
 
Mais mon cerveau, on y touche pas :o :D


 
Tss ! Tss ! Ne dis pas ce genre de chose, on pourrait te croire !  :D

n°7223313
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 16-12-2005 à 10:12:19  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

Pourquoi grace à la physique ? ( là ya un truc qui m'échappe :p )
 
Je suis un existentialiste , je n'envisage pas à la dualité du corps et de l'esprit , mais la phénoménologie :o


 
 
En réalité, je ne comprends pas en quoi tu contredis ce que j'affirme.
 
Je croyais que c'était le déterminisme que tu réfutais, chose possible uniquement si l'on accepte l'indépendance au moins partielle de l'esprit avec l'univers et ses lois, que je nomme lois de la physique, et que tu peux appeler autrement, mais qui dans tous les cas sont, en l’état actuel de nos connaissance, causales et déterministes.
 
Ainsi, notre conscience, si elle n’est pas notre cerveau, est entièrement incluse dans ce cerveau, elle est le fruit de phénomènes physiques déterministes consistant en l’interaction de particules élémentaires.
 
 
En disant cela, je ne dis pas que l’esprit ou la liberté n’existent pas, je dis qu’ils sont une illusion. Tu préfères dire qu’ils sont du domaine de la phénoménologie, quelle différence ? Quand je dis que la liberté est un sentiment (et qu’en ce sens elle n’est pas plus concrète que le bonheur), tu m’opposes le fait qu’elle est propre à chacun. En quoi est-ce contradictoire ?
 

n°7223714
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 16-12-2005 à 11:19:02  profilanswer
 

le cardinal a écrit :

Tss ! Tss ! Ne dis pas ce genre de chose, on pourrait te croire !  :D


 
 
Bah, je ne me considère pas comme quelqu'un d'égoîste ni de vénal :p

n°7224001
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 16-12-2005 à 11:57:49  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

En réalité, je ne comprends pas en quoi tu contredis ce que j'affirme.
 
Je croyais que c'était le déterminisme que tu réfutais, chose possible uniquement si l'on accepte l'indépendance au moins partielle de l'esprit avec l'univers et ses lois, que je nomme lois de la physique, et que tu peux appeler autrement, mais qui dans tous les cas sont, en l’état actuel de nos connaissance, causales et déterministes.
 
Ainsi, notre conscience, si elle n’est pas notre cerveau, est entièrement incluse dans ce cerveau, elle est le fruit de phénomènes physiques déterministes consistant en l’interaction de particules élémentaires.
 
 
En disant cela, je ne dis pas que l’esprit ou la liberté n’existent pas, je dis qu’ils sont une illusion. Tu préfères dire qu’ils sont du domaine de la phénoménologie, quelle différence ? Quand je dis que la liberté est un sentiment (et qu’en ce sens elle n’est pas plus concrète que le bonheur), tu m’opposes le fait qu’elle est propre à chacun. En quoi est-ce contradictoire ?


 
 
Je pense que le fait qu'elle soit un sentiment n'en fait pas moins une réalité.
Ce n'est pas une réalité matérielle , mais elle existe subjectivement . Le fait que la liberté soit une illusion n'enlève pas à sa réalité , meme si c'est une réalité virtuelle.
Baudrillard montre bien qu'on ne sait plus faire et défaire la distinction entre le réel et le virtuel ( ne serait ce que par les techniques qu'on utilise : sommes nous en train de discuter réellement alors que nous utilisons un processus de virtualité ? ).
La réalité est donc faite à la fois de virtuel et de réel , l'illusion est moins réelle que la table mais n'a pas une moindre réalité.
 
 
Dire qu'on ne peut contruire théoriquement un modèle de prévision parfait découle d'une extrapolation qui ne me satisfait pas , dans la mesure où elle refuse de facto la complexité

Message cité 1 fois
Message édité par Magicpanda le 16-12-2005 à 12:07:00

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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°7224017
theredled
● REC
Posté le 16-12-2005 à 11:59:23  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

Je reviens un peu sur cette question, et je réfute toute accusation de hors-sujet, car Spinoza a montré qu'il ne pouvait y avoir qu'une substance ; par conséquent rien n'est hors-sujet :o (j'ai assez souffert de mon passage sur le topic philo, désolé... :) )
 
La liberté est l'absence de contrainte, certes. C'est donc, pour moi, une chimère qui non seulement n'existe pas dans l'absolu, mais n'existe même pas partiellement. Car je suis matérialiste (je ne crois pas qu'il existe autre chose que la matière, en particulier je ne crois pas que la conscience -ou l'âme- se situe en dehors de l'univers matériel) et rationaliste (je crois que l'univers obéit aux lois de la physique, et que ces lois sont immuables). Partant de là, il n'existe à mon sens pas de libre-arbitre, tout n'est que contrainte.
 
Qu'est-ce que ça change ? pas grand chose, car si la liberté n'existe pas, il existe un sentiment indiscutable de liberté et de libre-arbitre. La liberté est donc une illusion, et tu reconnaitras avec moi que quand l'illusion est visuelle, auditive, tactile, odorante et gustative, le plus simple c'est de faire comme si elle était réelle.
 
Ca change également que quand tu me dis que la liberté est une chose plus concrête que le bonheur, j'ai du mal à te rejoindre. Ni l'un ni l'autre n'ont une réalité ailleurs que dans notre conscience. Tous deux sont des sentiments subjectifs, et tous deux sont présents chez tous les êtres humains : il n'y a aucun problème à discuter du bonheur, je trouve exagérée ta réaction d'appréhension à discuter d'une chose que tu dis propre à chacun. C'est justement l'un des rares sujets à propos desquels il est trés facile de communiques avec n'importe quel être humain tout autours du globe.
 
Par ailleurs, j'ai beaucoup de mal à dissocier bonheur et liberté : j'ai beau essayer, je n'imagine pas être heureux sans me sentir libre (puisque être libre est impossible), et je n'imagine pas me sentir libre sans être heureux. Je suis donc, en plus d'être matérialiste et rationaliste, un libéral.


 
La liberté, pour moi, est un sens où aller, évidemment personne ne peut dire "je suis libre" ou même "dans tel domaine, je suis libre", à moins de vouloir dire "je me SENS libre".
Mais par ex, dans une famille, si un taboo est levé, non seulement ses membres se sentent plus libres (dans le cas où ça ne dérange personne), mais en plus ils SONT plus libres, car un sujet inabordable avant, et certains d'osait peut-être même pas penser, est a présent mis à découvert.
Etre LIBRE, ce n'est pas possible, être PLUS libre, pour moi si. Donc la liberté a un sens et n'est pas qu'un sentiment.
 
C'est peut-être même le fait d'être PLUS libre qui fait que les gens se sentent libres. En fait ils se sentent plus libres, libérés en fait, plutôt que libres.
 
Quand au bonheur, ce n'est pas parce que c'est l'un des rares sujets sur lesquels on peut discuter avec tout le monde qu'il est plus concret. Et si on peut en discuter avec tout le monde, c'est plus parce que c'est un sentiment qu'on aime faire partager non ? Et surtout, parfois la discussion vient justement d'une différence de point de vue, c'est intéressant de voir que le bonheur des autres n'est pas le sien... Enfin bref, moi je n'arrive pas à voir une autre défintion du bonheur qu'un sentiment, justement. Ce n'est même pas un concept pour moi.
 
En parlant de la liberté comme sentiment, je suis d'accord que bonheur et liberté vont ensemble. Mais pour moi la liberté est plus (autre chose ?) qu'un sentiment.
 
edit : Je rajouterais que si, la liberté partielle existe. Si telle personne s'osait pas prononcer le mot "sexe" pas ex et que suite à qqch, elle le peut, alors dans le domaine "prononcer le mot sexe", elle EST libre.
Et aussi je dirais qu'une liberté réelle dans un domaine quel qu'il soit peut OU PAS être suivie d'un sentiment de liberté.
Donc je suis pas d'accord :D

Message cité 1 fois
Message édité par theredled le 16-12-2005 à 12:09:35

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Contes de fées en yaourt --- --- zed, souviens-toi de ma dernière lettre. --- Rate ta musique
n°7224069
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 16-12-2005 à 12:05:52  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

Je pense que le fait qu'elle soit un sentiment n'en fait pas moins une réalité.
Ce n'est pas une réalité matérielle , mais elle existe subjectivement . Le fait que la liberté soit une illusion n'enlève pas à sa réalité , meme si c'est une réalité virtuelle.


 
Mais justement, c'est précisément ce que je dis, c'est pour ça que je ne comprend pas ton désaccord.
 
Ce que je conteste, c'est que la liberté soit une chose plus concrète que, par exemple, le bonheur.

n°7224090
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 16-12-2005 à 12:07:46  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

Mais justement, c'est précisément ce que je dis, c'est pour ça que je ne comprend pas ton désaccord.
 
Ce que je conteste, c'est que la liberté soit une chose plus concrète que, par exemple, le bonheur.


 
 
D'accord , la liberté n'est ni plus ni moins concrète que le bonheur , ce qui ne permet pas de dire qu'elle n'a aucune valeur et aucune influence  :jap:
Donc il n'y pas de determinisme , si malgré sa non réalité matérielle , la liberté impact réellement sur la conduite de l'agent dans le systeme :)

Message cité 1 fois
Message édité par Magicpanda le 16-12-2005 à 12:09:41

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n°7224151
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 16-12-2005 à 12:16:13  profilanswer
 

theredled a écrit :

La liberté, pour moi, est un sens où aller, évidemment personne ne peut dire "je suis libre" ou même "dans tel domaine, je suis libre", à moins de vouloir dire "je me SENS libre".
Mais par ex, dans une famille, si un taboo est levé, non seulement ses membres se sentent plus libres (dans le cas où ça ne dérange personne), mais en plus ils SONT plus libres, car un sujet inabordable avant, et certains d'osait peut-être même pas penser, est a présent mis à découvert.
Etre LIBRE, ce n'est pas possible, être PLUS libre, pour moi si. Donc la liberté a un sens et n'est pas qu'un sentiment.


 
Prenons un exemple : suis-je libre de sortir dans la rue dans 30 secondes et de crier à tue-tête "Je suis libre !!!" ?
 
- A mon avis, je le suis.
 
Dans les faits, que va-t-il se passer ? des neurones vont communiquer, des électrons vont interragir, ces neurones et ces électrons étant la cause de ce sentiment que j'ai d'être, qu'on appelle conscience. Ces interractions sont-elles causées par un évènement autre que l'état dans lequel se trouvait l'univers il y a 30 secondes ? dans l'état actuel de nos connaissances, tout porte à croire que non. Je vais donc, de manière inaltérable, décider dans les secondes à venir si je sors crier ma liberté ou si je ne le fais pas.
 
Quelle que soit la décision que je vais prendre, elle aura été le fruit de l'évolution déterministe de ce qui fait ma conscience. Il n'y a pas (toujours en l'état actuel de nos connaissance) d'âme dissociée du corps, qui ait un pouvoir sur lui même marginalement indépendant des lois de l'univers matériel. La décision qui sera prise est en réalité la seule qu'il soit possible de prendre. C'est en ce sens que la liberté n'existe pas.
 
Ce qui est certain en revanche, c'est que dans mon expérience (dans mon esprit, ma conscience), j'ai vécu les différents choix qui s'offraient à moi, j'ai donc en effet pris une décision libre, et tout se passe comme si je l'étais.
 
Finalement, la liberté est donc une réalité phénoménologique, une réalité de l'expérience du vécu. Au même titre que le bonheur.
 
A ce propos, penses-tu vraiment que ce qui rend heureux les autres êtres humains est fonciérement différent de ce qui te rend heureux ?

n°7224184
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 16-12-2005 à 12:20:00  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


Donc il n'y pas de determinisme , si malgré sa non réalité matérielle , la liberté impact réellement sur la conduite de l'agent dans le systeme :)


 
Je ne comprends pas ce raisonnement. Le fait de se sentir libre ou non est une indication de ce qui se passe matériellement dans ce qui est le siège de notre conscience, en ce sens la liberté influe sur ce qui se passe.
 
Mais l'on n'a pas besoin de définir le concept de liberté pour comprendre et prévoir le déroulement de l'univers, y compris le comportement des hommes : on peut simplement s'attacher à prévoir le comportement de la matière qui le constitue, cela mènera à un résultat que l'on n'a aucune raison de croire différent de la réalité.

n°7224295
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 16-12-2005 à 12:32:50  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

Je ne comprends pas ce raisonnement. Le fait de se sentir libre ou non est une indication de ce qui se passe matériellement dans ce qui est le siège de notre conscience, en ce sens la liberté influe sur ce qui se passe.
 
Mais l'on n'a pas besoin de définir le concept de liberté pour comprendre et prévoir le déroulement de l'univers, y compris le comportement des hommes : on peut simplement s'attacher à prévoir le comportement de la matière qui le constitue, cela mènera à un résultat que l'on n'a aucune raison de croire différent de la réalité.


 
Justement on ne peut pas :D
 
la physique est un projet , pas une vérité révélée. Elle est basée sur des axiomes fragiles et une logique qui se veut totale et inaliénable.
Malgré ces points de départs discutables , elle est dans l'incapacité de décrire de facon parfaite et absolue un phénomène , et ce par essence .
 
La modélisation du comportement de la matiere est hyper hasardeuse , de sorte qu'elle doit établir de facon probabiliste , des états de l'évolution possible.
 
Une probabilité veut dire qu'il y a une alternative donc un choix , ( meme si ce choix est biaisé , influencé , il existe )


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°7224512
theredled
● REC
Posté le 16-12-2005 à 13:00:02  profilanswer
 

hephaestos a écrit :


Quelle que soit la décision que je vais prendre, elle aura été le fruit de l'évolution déterministe de ce qui fait ma conscience. Il n'y a pas (toujours en l'état actuel de nos connaissance) d'âme dissociée du corps, qui ait un pouvoir sur lui même marginalement indépendant des lois de l'univers matériel. La décision qui sera prise est en réalité la seule qu'il soit possible de prendre. C'est en ce sens que la liberté n'existe pas.
 
Ce qui est certain en revanche, c'est que dans mon expérience (dans mon esprit, ma conscience), j'ai vécu les différents choix qui s'offraient à moi, j'ai donc en effet pris une décision libre, et tout se passe comme si je l'étais.


Oui je suis tout à fait d'accord. Mais je ne vois pas le poids politique de ton raisonnement...
edit : si en fait, mais ça ne me semble pas aller dans le sens du libéralisme justement (chaque homme est maître de son destin etc)...
 

hephaestos a écrit :


Finalement, la liberté est donc une réalité phénoménologique, une réalité de l'expérience du vécu. Au même titre que le bonheur.
 
A ce propos, penses-tu vraiment que ce qui rend heureux les autres êtres humains est fonciérement différent de ce qui te rend heureux ?


Déja, je ne sais pas ce qui me rend heureux, vu que je n'estime pas l'être vraiment, et que ce que je crois pouvoir faire mon bonheur peut-etre ne le fera pas.
Maintenant non, il doit bien y avoir des points communs entre les bonheurs des uns et des autres, ne serait-ce que la notion d'épanouissement, d'équilibre (dans le non-équilibre parfois). Enfin je sais pas trop ce que c'est et si ça existe donc bon... Pour moi vivre fortement est plus un but que le "bonheur" en tout cas. Je sais pas.

Message cité 1 fois
Message édité par theredled le 16-12-2005 à 13:03:32

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Contes de fées en yaourt --- --- zed, souviens-toi de ma dernière lettre. --- Rate ta musique
n°7225473
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 16-12-2005 à 14:45:26  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

Justement on ne peut pas :D
 
la physique est un projet , pas une vérité révélée.


 
Faute de mieux...
 

Magicpanda a écrit :

Elle est basée sur des axiomes fragiles...


 
Qu'il est sain de considérer comme vrais tant que l'on n'a pas d'indice laissant penser le contraire...
 

Magicpanda a écrit :

... et une logique qui se veut totale et inaliénable.


 
 

Magicpanda a écrit :

Malgré ces points de départs discutables , elle est dans l'incapacité de décrire de facon parfaite et absolue un phénomène , et ce par essence.


 
Tu m'en diras tant. Peux tu m'expliquer d'où tu tires cette affirmation pour le moins étonante ?
 

Magicpanda a écrit :

La modélisation du comportement de la matiere est hyper hasardeuse , de sorte qu'elle doit établir de facon probabiliste, des états de l'évolution possible.
 
Une probabilité veut dire qu'il y a une alternative donc un choix , ( meme si ce choix est biaisé , influencé , il existe )


 
Est-ce à dire que tu es de ceux qui placent le libre-arbitre dans l'aspect probabiliste de la physique quantique ?
 
Etant données les connaissance que l'on a de la conscience et du fonctionnement du cerveau (voir Dennett, La Conscience Expliquée), et de la physique quantique, cette position est pour le moins bancale, pour ne pas dire farfelue.
 
Il n'est nul besoin de faire appel aux aspects non déterministes de la physique quantique pour expliquer le fonctionnement du cerveau et le comportement humain. A ce titre, je maintiens ce que j'ai dit : il est tout à fait possible, au moins en théorie, de prévoir les comportements humains en ne faisant appel qu'aux mécanismes physiques connus actuellement.


Message édité par hephaestos le 16-12-2005 à 14:45:48
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