DEMANDEUR :
Monsieur Gugus, né XXXX à XXX, de nationalité XXX, XXX , demeurant XXX.
DEFENDEURS :
La Société CASTORAMA NIORT, exerçant sous l'enseigne CASTORAMA, Société par actions simplifiée à associé unique, 10 rue Robert Turgot 79000 NIORT, représentée par Monsieur XXX, directeur du magasin CASTORAMA Niort.
ET :
La Société BERTO PAYS DE LOIRE, exerçant sous l’enseigne BERTO, Société par actions simplifiée, 10 rue de Milan – ZA de l’Ebaupin 44470 THOUARE SUR LOIRE, représentée par Madame XXX, directrice BERTO PAYS DE LOIRE.
EXPLICATIONS DU LITIGE
Le 21 février 2015, je commande à CASTORAMA 35 m² de carrelage destiné à la terrasse de ma maison XXX moyennant le prix de 443,10 €, auquel s’ajoute 62,30 € de frais de livraison (Pièce n° 1).
Le 6 mars 2015, le carrelage est livré comme convenu.
En juillet 2015, après que d'autres travaux de gros œuvres soient terminés, la pose de la terrasse commence.
C'est à ce moment-là, en posant le carrelage, que je m’aperçois que celui-ci comporte deux références différentes : les bains (couleur et taille des carreaux) sont différents.
Je prends alors contact avec CASTORAMA Niort qui reconnaît son erreur et qui échange le carrelage de mauvaise référence avec ce qui lui reste comme stock de carrelage de la bonne référence (Réf. F48). A cette occasion et à titre de geste commercial, CASTORAMA Niort m’accorde un chèque-cadeau de 110 €.
CASTORAMA Niort précise que si la quantité était insuffisante pour réaliser toute la terrasse avec le carrelage de la bonne référence, il s'engageait, pour réparer l'erreur de livraison, à une dépose complète de la terrasse et à la fourniture d'une même référence à leur charge.
En définitive, le carrelage supplémentaire fourni par CASTORAMA Niort ne suffira pas pour réaliser l'intégralité de la terrasse, de sorte que j’ai été obligé de faire la trappe d'accès au compteur d'eau avec un carreau du bain différent.
Toujours en possession du carrelage livré en février 2015 et qui n'a pas été utilisé puisqu'il s'agissait de la mauvaise référence, CASTORAMA Niort envoie une société sous-traitante, la société BERTO PAYS DE LOIRE, société par actions simplifiée, inscrite au Registre du commerce et des sociétés de NANTES sous le numéro 429 927 643 et ayant son siège social Zone Artisanale de l'Ebaupin – 10, rue de Milan – 44470 THOUARE-SUR-LOIRE, pour récupérer cette marchandise.
Le manutentionnaire se présentera à mon domicile une première fois et refusera de charger la marchandise sous prétexte qu’il devait venir équipé d’un diable pour transporter celle-ci. Un nouveau rendez-vous est convenu pour le vendredi 17 juillet 2015.
Malheureusement, le 17 juillet 2015, lors de la manutention du carrelage à récupérer, le salarié fait tomber la marchandise sur la terrasse venant d'être posée. Un carreau, situé juste devant la porte d'entrée, sera écaillé et fissuré (Pièce n°1 bis).
Je prends aussitôt contact avec CASTORAMA Niort pour les informer de la situation et définir la marche à suivre. N’ayant pas de réponse précise, je décide de faire remplir un constat au livreur, lequel est rédigé en ces termes : « Je, soussigné XXX, chauffeur chez BERTO, ai écaillé 1 carreau sur la terrasse en récupération du carrelage de CASTORAMA » (Pièce n° 2). Nous apprenons à cette occasion que celui-ci est un sous-traitant de CASTORAMA Niort, malgré son uniforme Castorama et le camion Castorama.
Le même jour, j’envoie un mail à CASTORAMA Niort pour les informer de l'incident, y joignant la reconnaissance de Monsieur XXX et des photographies du carrelage endommagé (Pièce n° 3).
Par mail du 20 juillet 2015, je contacte la société BERTO, sous-traitant de CASTORAMA Niort, pour lui faire part des dommages causés par son employé sur ma terrasse.
Le même jour, le Groupe BERTO me répond par mail qu'un dossier a été ouvert sous la référence 201507170162 et qu'il m’appartient de déclarer le sinistre à mon assurance qui devra chiffrer le montant du préjudice (Pièce n° 4).
Par mail du 28 juillet 2015, CASTORAMA Niort m’indique avoir pris contact avec tous les magasins du groupe pour retrouver un carrelage de la même référence F48 et être dans l'attente des réponses (Pièce n° 5). Par mail du 10 octobre 2015, CASTORAMA Niort me confirme par écrit qu'il n'existe plus de stock sur le bain spécifique recherché (Pièce n° 5 bis).
Le 27 août 2015, je déclare le sinistre à mon assureur, la MACIF, y joignant un devis pour la pose du carrelage établi le 30 juillet 2015 par l'EIRL ANTONIO CARVALHO et pour un montant de 2 508 € TTC ainsi qu'un devis établi par CASTORAMA Niort pour la fourniture du carrelage extérieur pour un montant de 521,50 € TTC (Pièce n° 6).
Le 14 septembre 2015, la MACIF désigne TEXA EXPERTISES pour procéder à au chiffrage des dommages, laquelle convoque les différentes parties, moi-même, CASTORAMA NIORT ainsi que BERTO afin de procéder à l’expertise contradictoire le 6 octobre 2015 (Pièce n° 7).
Le mardi 6 octobre, CASTORAMA Niort et la société BERTO PAYS DE LOIRE n'ont pas jugé utile de faire le déplacement et n'étaient donc pas représentés.
A l'issue de cette expertise, compte tenu de l'impossibilité de retrouver un carreau identique, il est apparu nécessaire à l’expert de changer l'intégralité du carrelage, pour un montant estimé à 3 029,50 € (Pièce n° 8).
J’en informe immédiatement par mail l‘ensemble des parties concernées (Pièce n°9).
Le 15 octobre 2015, je recevais une convocation pour une nouvelle expertise de la société BASTAT-FROUIN EXPERTISES mandatée par la société BERTO PAYS DE LOIRE pour le 16 octobre 2016 (Pièce n° 10).
Devant des délais aussi courts, mon expert ne pourra pas se présenter. Ainsi cette expertise se déroulera en la présence de mon épouse, ainsi que Madame XXX de la société CASTORAMA Niort.
Nous n’obtiendrons jamais copie de cette expertise. Suite à mes différents appels téléphoniques auprès de l’assurance de BERTO PAYS DE LOIRE, je finirais par obtenir un mail le 07 décembre 2015 m’indiquant le détail du chiffrage. L’expert de la société BASTAT-FROUIN EXPERTISES a évalué le préjudice à 2 524,48 € HT puis a appliqué une dépréciation de 500 € en raison de la dalle de couleur différente, soit un prix HT de 2 024,48 € et un prix TTC de 2 429,50 € (Pièce n° 11).
Je conteste évidemment ce raisonnement puisque si j’ai été contraint de mettre une dalle de couleur différente au niveau de la trappe du compteur d'eau, c'est bien parce que CASTORAMA Niort s'est trompé dans les références de la marchandise livrée et qu’il n’y avait plus suffisamment de marchandise.
Il convient donc de retenir la somme de 2 524,48 € HT, soit 3 029,36 € TTC, donc une estimation très proche de celle proposée par l'Expert de la MACIF, pour rappel 3 029,50€.
En tout état de cause les deux Experts des assurances ont jugé nécessaire de remplacer l'intégralité de la terrasse.
Entre temps, la MACIF indiquait à CASTORAMA par courriers du 9 octobre 2015 (Pièce n°12), du 19 janvier 2016 (Pièce n°13) et du 10 février 2016 (Pièce n°14) et à la société BERTO PAYS DE LOIRE par courriers du 09 octobre 2015 (Pièce n°15), du 16 novembre (Pièce n°16) et du 08 décembre (Pièce n°17) que leur responsabilité était engagée et demandait par conséquent le règlement de la somme de 3 029,50 €. Ces différents courriers sont restés sans réponses.
Lors d’un passage au magasin CASTORAMA Niort début décembre, je fais part de mon agacement à Madame XXX ainsi qu’à Monsieur XXX sur l’absence de réponses de la société Castorama. Ces derniers m’indiquent que mon dossier est traité au service juridique au siège et qu’ils ne sont pas en mesure de m’indiquer le nom d’un interlocuteur ni les coordonnées du service en question, ni la référence interne de mon dossier.
A titre commercial, ils ne seront en mesure que de me proposer une réduction de 15% lors d’un passage en caisse.
En définitive, ce n'est que le 7 janvier 2016 que l'assurance de la Société BERTO PAYS DE LOIRE, HELVETIA ASSURANCES, finira par répondre en indiquant que la responsabilité de la Société BERTO PAYS DE LOIRE ne pouvait être recherchée et que CASTORAMA Niort endossait une responsabilité exclusive dans la réalisation de ce dommage (Pièce n° 18).
HELVETIA ASSURANCES n'a jamais répondu aux sollicitations de la MACIF quant aux conditions générales et particulières d'exploitation conclues avec CASTORAMA Niort (Pièces n° 19 et 20).
Compte tenu du silence observé par CASTORAMA Niort et la société BERTO PAYS DE LOIRE, je les informe de mon intention de porter notre litige devant le Tribunal. La MACIF prendra contact avec HELVETIA ASSURANCES afin de leur faire part de cette volonté. Ces derniers répondront par mail du 18 mars 2016 et du 31 mars 2016 à la MACIF en rejetant une dernière fois la responsabilité sur CASTORAMA Niort (Pièce n°21).
De mon côté, j’ai contacté CASTORAMA Niort par mail le 16 mars 2016 pour leur indiquer ma volonté de porter notre litige devant le Tribunal (Pièce n° 21 bis).
Suite à ce mail et une conversation téléphonique, CASTORAMA Niort me confirme par mail le 21 mars avoir déclaré notre sinistre à leur courtier gestionnaire de sinistres MARSH, ouvert sous la référence 15.008007 (Pièce n° 22).
Le jour même, je décide de contacter MARSH afin qu’il me communique l’état du dossier et qu’il m’explique les étapes à venir. J’ai, alors été très surpris d’apprendre que le dossier avait été ouvert le jour même et qu’ils en prenaient tout juste connaissance le 21 mars 2016.
Je communique ces nouveaux éléments à mon assureur et nous convenons d’attendre les réponses de MARSH en espérant une résolution amiable.
Après avoir pris connaissance du dossier, le courtier gestionnaire de sinistres MARSH rejettera à deux reprises la responsabilité sur la société BERTO PAYS DE LOIRE, car ces derniers avaient reconnu leur responsabilité lors du constat amiable établi le 17 juillet 2015 avec le salarié de BERTO (Pièce n°23).
Aussi, compte tenu du rejet de responsabilité entre CASTORAMA Niort et la Société BERTO PAYS DE LOIRE, je n'ai d'autres choix que de saisir la Justice pour obtenir une juste indemnisation de mon préjudice.
Je demande en réparation :
– la somme de 3 029,50 € au titre de la réfection complète de ma terrasse,
– la somme de 651 € pour l'ensemble de mon préjudice.
En effet, j’ai passé beaucoup de temps (4 jours) pour gérer ce litige, envoyé de nombreux courriers, me rendre aux expertises pendant mes heures de travail, me rendre au magasin, choisir un nouveau carrelage, etc. sans compter le stress engendré par cette situation (Pièce n°24).
En dernier lieu, comme il serait inéquitable de me faire supporter les frais que j’ai engagés pour la défense de mes intérêts légitimes, il y a lieu de condamner le DEFENDEUR à me régler ces frais au titre de l'article 700 du Code de Procédure Civile, ainsi qu'aux entiers dépens de l'instance.