strobo My words are made of silence | lolotte_reunionaizzz a écrit :
merci pour vos reponses je comprend mieux..je suis encore tte débutante ! encore une question bete elle aussi, mais je voudrais savoir s'il y a vraiment une réelle part de mental dans la course, car quand une fois j'ai courru ( pour la premiere fois ) un 3km800 sur un relais marathon, on m'avait mise derniere relayeuse, et j'ai galeré mais incroyable,! enfin bref jai mis honettement 1demi heure pour recuperer et je me suis jurée d'aretter de courir..bizarement je me retrouve aujourdui a anticiper dimanche, ou je dois courrir un 3km100 cross( pour les championnat de la reunion, mais je vise rien) et je voulais savoir si vous avez quelques conseils pour m'aider a ne pas abandonner trop vite.. c'est tres naiif mais tellement réel !! peut etre estce parce que je suis debutante mais a mon dernier cross j'ai abandonné et jen ai honte, simplement peut etre que le mental n'y es pas encore, estce que c'est avec l'experience qu"on arrive a se forger l'esprit dans la course..? alors parfois je me demande si je suis vraiment faite pour sa, la competition...pourtant j'adore la course, mais quand je suis en compet c'est comme si je me rend compte que je suis incapable de le faire, je suis tellement fatiguée dans mon effort et j'arrive pas a gerer.alors voila si vous etes courreur depuis des lustres peut etre que vous pourriez me donner quelques conseils pour arriver a m'en sortir le jour des competitions...merci beaucoup
|
Tu ne devrais pas souffrir en course. Si tel est le cas, c'est que tu pars bien trop vite. La clé de la réussite est de trouver la bonne vitesse qui est nécessairement plus élevée que celle pratiquée à l'entraînement, mais qui te permet d'être à l'aise pendant la course. Cela veut dire que tu dois être à l'aise dans ta respiration et dans tes sensations, avec l'impression que tu pourras tenir sur la distance pratiquée.
C'est un "art" et cela demande un peu d'expérience mais le mental est effectivement très important dans cette démarche, sans parler de l'adrénaline de chaque course. Pour ma part, je me demande toujours comment je parviens à tenir à 175 puls/mn sur 10km alors que j'aurais certainement bcp de mal à le faire à l'entraînement. A l'entraînement, la motivation, le mental ne sont pas les mêmes et le corps ne s'habitue pas à cette "violence" qu'on lui impose en compét.
En clair, la première chose à travailler est la tenue de l'effort à l'entraînement. Si tu pars pour 1h de course à pied, alors fais une 1h de course à pied sans t'arrêter. Il ne faut pas hésiter à continuer même quand ça commence à faire un peu mal ou qu'on ressent de la fatigue, sinon on finit par s'habituer à s'arrêter dès que ça commence à coincer.
De la même façon, à la fin d'une séance un peu longue, tu peux t'habituer à faire les 5 dernières minutes à rythme plus élevé, juste pour intégrer le fait que "quand y'en a plus, y'en a encore", qui est capital.
Globalement, le corps s'habitue bien à l'effort. Mais ce qu'il ne supporte pas, c'est l'effort brusque et violent, et à froid. Partir trop vite est une erreur fatale car pas récupérable. C'est comme pour une voiture. Un conducteur raisonnable, même avec une grosse cylindrée allemande, ne s'amuserait pas à partir à bloc dès les premiers kilomètres sous peine d'abimer le moteur.
Si tu pars prudemment, ce que tu vas perdre au début sera très largement compensé sur la fin. Le corps sera habitué à l'effort, le rythme cardiaque se stabilisera (le corps s'habitue à tout!) et tu pourras peut être même acceléré. Je croyais que c'était impossible avant, mais avec l'expérience, je fais mes semi-marathons en négative split (2ième moitié plus rapide que la première partie) et ce en appliquant la méthode du "partir prudemment" et je termine mes courses toujours très vite, avec une impression de facilité et d'avoir fait une bonne course. C'est l'essentiel après tout, même si on ne finit pas premier.
|