CR Marathon de Paris 2015
L'avant-course.
Bonne prépa avec gros kilométrage. Par rapport à l'an dernier (2h40'51-3'49/km), j'ai fait autant de km mais suis quelques secondes plus rapide il me semble. Plan du club avec pas mal d'émulations, mais je mets le format Hansons pour le weekend (séance tempo AS42 et SL environ 20" plus lente).
En revanche point noir, j'ai abandonné 1'10 sur le semi de Paris ce qui me fait douter un peu, sur le 10 de Vincennes j'égale mon PR (enfin là c'est du FFA @alvas
). Bref pas de progès significatif.
Au final je décide de partir avec un collègue en 3'45 (~2h38). C'est ce que j'vais fait l'an dernier, avant de ralentir après le 30e. L'objectif est de tenir le rythme le plus longtemps possible et de passer sous les 2h40 (voire sous les 2h39 si je suis super en forme). Je fais d'ailleurs mon bracelet Asics sur une base 3'46/km (~2h39).
J'ai aussi bien reconnu la fin du parcours, et connais quasiment chaque faux-plat des 12 derniers km, donc j'espère bien gérer cette partie.
Après avoir cogité tout le samedi sur la nécessité ou non d'une casquette, plus une partie de la nuit, je décide d'en prendre une. La nuit se passe bien, réveil à 4h pour mon déjeuner (encore des pâtes!
) et vrai réveil à 7h15.
J'arrive à 7h50 aux vestiaires, dépose mon sac et retrouve ma cogip à 20m de là. La discussion part sur les gels et je me rends compte que j'ai oublié mes gels dans mon sac à dos
. Retour au vestiaire où je récupère mes précieux, et retour dans le groupe de ma cogip. Là ça parle météo, et je me rends comtpe que j'ai oublié ma casquette au vestiaire
². Je la récupère par terre là où j'ai déposé mon sac, et rejoins ma cogip (x3)!
On s'échauffe comme d'hab dans les rues adjacentes, et entrée dans le sas 10min avant le départ. Au final c'est beaucoup moins le bordel qu'au semi où le sas était déjà blindé.
Pas trop de stress, la météo s'annonce bonne et l'ambiance est là.
Et c'est parti!
KM 0 à 5:
Je lance mon chrono en franchissant la ligne de départ, mais quelque chose me gêne. Je regarde mes pieds: et merde je me suis pris les pieds dans un poncho blanc
Vu le monde impossible de s'arrêter pour l'enlever, je fais quelques pas avec et en me baissant réussis miraculeusement à le récupérer sans chuter
Bon je me retrouve avec un poncho dans les mains ce qui n'étais pas prévu au programme et ai quelques scrupules à le balancer par terre et inflinger ma peine à quelq'un d'autre. Seul problème je suis en milieu de chaussée... Résultat je cours 400m avec le poncho à la main, et le bazarde au final derrière une voiture de photographes garée au milieu des champs.
Je surveille mon chrono, et suis mon collègue. Ca part un peu vite mais je dis que c'est normal au début.
Passage au km 5 en 18'33 (3'43).
KM 5 à 10:
Premier ravito qui se passe bien, je commence mes gels tranquillement. J'essaie d'être raisonnable sur l'eau, m'étant fixé 20cl comme objectif. Bon apparemment les bouteilles étaient de 33cl et non 50cl j'aurais pu en prendre plus
Je commence aussi à m'asperger d'eau dès le premier stand d'épongeage, craignant la chaleur.
La montée de Daumesnil se passe bien, la redescente aussi je suis mon collègue et on remonte doucement des coureurs pour se replacer.
Passage au km 10 en 37'01 (sur les 5 derniers: 18'28-3'42/km).
KM 10 à 15:
37min??? Mais c'est beaucoup trop rapide!! Du coup j'essaie de freiner un peu quitte à me faire décrocher, car j'ai peur de payer plus tard mon rythme élevé. Mon collègue s'éloigne un peu, je fais attenton à ne pas trop me cramer dans les montées, surtout celle de l'hippodrome, mais tiens bien le rythme dans les redescentes. Je commence à sentir un peu mes mollets, le gauche en haut et le droit en bas. J'avais bien dit qu'il ne fallait pas partir si vite! Bon j'espère que ça va tenir...
Passage au km 15 en 55'47 (sur les 5 derniers: 18'46-3'45/km).
KM 15 à 20:
J'essaie de rester relâcher, et ça passe pas trop mal. C'est le retour sur l'avenue de Gravelle qui me rappelle de douloureux souvenirs d'il y a 1 mois ( j'étais à la même vitesse mais dans l'autre sens!) mais c'est plus facile aujourd'hui (ah bon?). Toujours une bonne ambiance porte de Charenton qui me booste. Je ne fais pas trop attention à la descente ensuite mais je dois gagner quelques secondes du coup pas trop de pression dans la remontée. J'ai toujours l'impression d'être un peu en limite vu ce qu'il reste à courir, mais j'espère pouvoir continuer. Je commence à me vider les bouteilles d'eau sur la tête pour rester au froid.
Passage au km 20 en 1h14'17 (sur les 5 derniers: 18'30-3'42/km).
KM 20 à 25:
C'est l'heure de déballer mon 2e gel (ce sont des gros gels qui me font plusieurs ravito). Le semi se passe en 1h18'26, soit 1'30 d'avance sur le sub 2h40. Après un calcul (plus ou moins) rapide, je me dis que si je garde mon avance jusqu'au 32e, je pourrai descendre jusqu'à 3'55/km tout en passant sous les 2h40. Du coup je garde espoir.
J'ai tout de même l'impresson de ne pas être au mieux avenue Daumesnil, les mollets tirent toujours un peu mais je vois notre coach au 22e ce qui me remotive. Toujours une bonne ambiance à Bastille, je me relâche dans les quelques faux plats descendants pour me tranquilliser. Le rythme est toujours régulier, les places sont assez stables depuis une dizaine de km. Je sais qu'alvas doit être au 25e, donc ça me donne un mini objectif à court terme.
Passage au km 25 en 1h32'55 (sur les 5 derniers: 18'38-3'44/km).
KM 25 à 30:
Tiens voilà alvas!
Je lui arrache un peu la main mais ça me remotive pour la suite! Là commence la partie que j'ai pas mal bossé: je sais qu'il y a 5 remontées de tunnel, donc je les compte progressivement pour me prouver qu'il en reste peu. J'ai l'avantage d'avoir un petit matelas d'avance, donc je ne me mets pas torp de pression dans les montées mais en fait je crois que je tiens plutôt bien le rythme. Toujours un peu l'impression d'être limite les jambes sont un peu douloureuse mais ça passe toujours. En revanche mon GPS refuse de me localiser en sortie du tunnel du Louvre, du coup je fais 2 km en suivant les autres. Il se reconnecte miraculeusement au 27ekm, mais m'enlève 1km au passage (celui du tunnel?). Bon je n'ai pas trop de malchance, il rebippe pile sur les km, il indique juste 1km de moins
Tiens au fait ion ne prend pas le tunnel du Trocadéro? Cool, toujours un de gagné! Je rattrape mon collègue que j'avais en ligne de mire depuis le début au 29e et le dépasse, et c'en est enfin fini des tunnels! Je commence à trouver que je ne suis pas si mal que ça pour qqn aux 2/3 d'un marathon...
Passage au km 30 en 1h51'42 (sur les 5 derniers: 18'47-3'45/km).
KM 30 à 35:
Quasiment 2min d'avance sur un rythme de 2h40, je me dis que ça commence à faire un bon matelas. Si je tiens encore 5km je pourrai finir à plus de 4'/km! (je m'occupe bien, hein?). Bon la course continue quand même, on attaque enfin la montée de Mirabeau. Je la connais bien et sais qu'elle est longue mais pas si méchante. J'ai la chance d'avoir toujours du monde avec moi à ma vitesse, donc même si on commence à pas mal doubler je ne force pas trop. Porte Molitor, je profite de la redescente pour relancer un peu. L'aller de RG est toujours aussi long, mais je me retrouve un peu seul sur le retour. Là ça commence à être dur, je sais qu'il faut passer la butte du 35e et après ça sera presque fini, mais le faux plat au retour est difficile. Je commence à avoir aussi des mini crampes d'1/2 secondes dans les jambes, j'oublie toujours que ça existe. Un peu de stress, mais ça passe vite à chaque fois. Je sais qu'un collègue est placé au 35e, donc ça me pousse à continuer même si je suis un peu seul.
Passage au km 35 en 2h10'20 (sur les 5 derniers: 18'38-3'44/km).
KM 35 à 40:
La fameuse montée de l'allée des fortifications, celle où j'ai toujours eu du mal. Je l'ai bien répétée à l'entraînement, je sais qu'elle est longue mais que c'est la dernière difficulté, donc j'essaie de bien la gérer et surtout de relancer progressivement arrivé en haut. Ca passe plutôt bien et je réaccélère le long de l'hippodrome. Le passage entre les lacs est un peu dur, avec les pavés qui tapent et les jambes qui durcissent. Je me fais doubler de temps en temps par des coureurs, que je rattrape ensuite, donc ça m'aide à garder le rythme. On double pas mal de monde et ça motive. On attaque les 2 grandes lignes droites, je sais qu'après c'est presque fini et essaie de relativiser ce qu'il reste ("allez, juste un 5000!" "un 3000, t'en fais plein à l'entraînement!" ). Je n'ai aucun souvenir de la petite remontée de l'avenue de Lognchamp, c'est qu'elle doit donc bien se passer
Je me dis que le sub 2h39 sent bon, mais je ne réalise pas trop mon temps sinon. Je fais des calculs un peu pessimistes (4'/km et 1' pour les 200m, alors que je garde toujours les 3'45/km). Les coureurs sont très éparpillés, donc moins de monde à doubler mais ça donne toujours des objectifs.
Passage au km 40 en 2h29'07 (sur les 5 derniers: 18'47-3'45/km).
Finish
Il ne reste que 2km, trois fois rien. Comme tous les ans j'ai un peu de mal (enfin relativement
) autour du 41e, cette fichue remontée au niveau du lac. J'ai du mal à relancer dans le 42e, mais la vue de la porte Dauphine me remotive finalement. Je réussis enfin à accélérer dans le rond-point, et donne tous sur les derniers 200m (c'est long 200m!). La ligne d'arivée est franchie, je m'effondre un peu car je n'ai plus du tout d'énergie, j'ai vraiment tout donné. Les 2,2km en 8'09 (3'42/km).
Finish en 2h37'16 (2h37'30 en officiel),et 96e!
Je réalise à peine mon temps, je ne pensais pas pouvoir du tout passer sous les 2h38, même à 3km de l'arrivée! Super content évidemment.
Au final j'ai été super régulier, 1h18'26 et 1h18'50 sur les 2 semis. J'ai eu l'impression d'être toujours sur la corde raide, mais avec une bonne endurance je ne suis jamais passé de l'autre côté. Le site de jp me confirme que j'ai bien optimisé mon endurance, 19,2 de VMA mais -5 d'IE.
Je me dis que ma prépa a bien fonctionné. Tant pis pour les 10km et semi de prépa, j'aurais bien aimé battre mes PR mais le but était de passer le marathon, donc objectif rempli.
Je pense que le bon kilométrage a payé, et j'aime toujours autant les tempo run d'as42 qui permettent de bien préparer sa course.
#CRMDP2015